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  1. Hier
  2. Déçu ? Tu rigoles ! J'adore les vieilles surtout avec ton avatar tout de fourrure, de cuir et de prédation dans la nuit sylvestre et boréale ...(C'est fou comme on peut être méchant dès qu'on fait dans la poésie de supermarché). Je t'ai lu, entendu, compris, j'ai retrouvé dans tes indignations et tes colères mes fondamentaux et mes idéaux de jeunesse. Alors peu importe la fourrure...
  3. En vrai, un poil plus jeune: à l'époque mes parents n'ont pas voulu laisser partir leur fille mineure, sac au dos au fin fond de l'Allemagne! Je suis donc partie un peu plus tard... Il paraît que l'indignation est le propre de la jeunesse, je suis restée jeune! Pas trop déçu?
  4. 18 ans à la chute du Mur, ça te fait 47 piges en gros. Je te voyais plus jeune....
  5. Créer un réseau c'est d'abord poser un projet de service. Sur cinq ans au moins. Et si un projet de navette en fait partie, il définit les obligations de chacune structure, les coûts inhérents et l'investissement personnel des agents de la Centrale et de la BDP (dont l'apport en livres, expos etc... va aussi passer ensuite en navette locale, il ne faut pas l'oublier.). Cela définit un calendrier et des heures de passages adaptés à chacun. Nous avons opté pour un passage hebdomadaire du mercredi matin car il incluait ainsi les petites structures type point-lecture ouvertes le mercredi et samedi. Les horaires sont précis. Départ de la Centrale à 9h30, passage à 10h15 chez untel etc...( 11 structures en tout) et retour à la Centrale vers 12h30. C'est contractualisé, pas question de dépassements horaires. Récemment l'interco a décidé de remplacer la navette interne (conduite par une bibliothécaire) par le recours à un prestataire de service. Le calcul est simple : entre le coût du temps de travail (y compris préparation) d'un agent et le coût prestation d'un chauffeur, c'est le prestataire qui a gagné. Par contre pas question pour les structures desservies de ne pas être au rendez-vous à l'heure dite. Inconvénient notamment pour les structures bénévoles dont la conception des horaires est parfois un peu flottante. Autre inconvénient, que je trouve majeur : un bibliothécaire pouvait lors de ses passages transporter de l'information, se tenir au courant des problèmes des uns et des autres, apporter des réponse etc...Bref il était le "fil rouge" du réseau, un lien essentiel. Aujourd'hui, nous avons affaire à un chauffeur, bonjour/au revoir, c'est tout. C'est à mon avis une très très grosse erreur que des "réunions" mensuelles ou autres ne peuvent remplacer. Oui, tu es de fait chef de réseau. Et tu le seras, que tu le veuilles ou non. A toi de savoir limiter ou encadrer cette notion d'autonomie qui est héritée de temps anciens et qui n'est plus de mise. C'est une des choses les plus difficiles à faire passer. Tu bouleverses des habitudes, tu crées de fait, tu essaies de faire comprendre du moins, qu'il y a désormais une interdépendance indispensable entre les uns et les autres, qu'il est devenu impensable de ne pas savoir ce qui se passe ailleurs et que, oui, il y a, pour faire tenir tout ça, un coordinateur, dont la voix est décisive. Ceci dit tu peux confier cette tâche à une de tes agents, mais choisis-la bien car son "relationnel" sera décisif.
  6. Justement parce que je ne souhaite pas que les bibliothèques soient l'apanage de mécènes, que je veux éviter la bibliothèque avec sur son fronton "financée par Google, Facebook" ou autre joyeux sponsors plus ou moins douteux ou sulfureux; je suis pour une loi que nous défendrions, que nous contribuerions à écrire. Nous avons le choix entre nous plaindre, regarder la déliquescence s'installer ou nous retrousser les manches. Ce sera loin d'être simple mais si nous ne tentons rien, nous ne saurons pas ce que cela aurait pu donner. Je rejoins les propos de Ferris sur les pays de l'est qui avaient de gros défauts indéniables mais on ne peut nier que pour les bibliothèques ils avaient bien maillé le territoire. Mon choc à moi c'est quand à la chute du mur, toute jeunette de 18 ans, je suis allée voir de plus près en ex-RDA... J'ai véritablement compris à ce moment là que chez nous tout n'était pas si sympa. Favorisée par mon grade, peut-être. J'ai présenté le concours en me disant qu'avec de nouvelles responsabilités, je pourrai faire bouger les lignes. Par contre mon territoire, il est loin d'être favorisé. Entre le taux de chômage, le taux de jeunes sortis du système sans aucun diplômes, le taux de ménages vivant uniquement grâce aux aides sociales, nous sommes loin, très loin de la richesse! Mais on fait quand même, on tente, on teste, on avance. Je travaille avec les musées, la politique de la ville... et ça aide!
  7. Effectivement, il y a de l'égarement, et du lourd ! Depuis quand on pourrait se permettre d'attaquer quelqu'un sur son avatar. Derrière lequel se cache il est vrai une "favorisée", par son territoire et par son grade. Et alors ? Elle a dans ses participations sur ce forum donné assez de preuves de son implication dans la lecture publique, au sens plein du terme, au sens "cœur de métier". Et les conservateurs qui s'expriment aussi librement, jusqu'à prendre le temps de répondre à des questions hyper-basiques, je n'en connais pas beaucoup. Un peu de respect, s'il te plait. La situation belge est une des pires en termes de subventions et d'encadrement par la loi. Mais c'est la plus égalitaire qui soit. Et c'est pour cela que je la cite, volontairement. Les exemples scandinaves m'insupportent car ils ne sont pas transposables. Je vais essayer de relancer un collègue belge avec lequel j'ai eu des relations quelques temps, pour qu'il nous explique les choses à sa façon. Ceci dit, le contexte administratif français est très différent. Chez nous, très probablement, ce qu'une loi imposera sera délégué aux (nouvelles) régions. On peut par exemple penser aux missions des DRAC (bien que la DRAC soit un service déconcentré de l'état et non décentralisé). La Loi est avant tout une garantie d'égalité de traitement entre les territoires. En situation budgétaire faible, certains territoires seront perdants par rapport à leur situation actuelle. Et alors ? Au profit d'autres, plus nombreux et moins dotés. Nous ne demandons rien d'autre. Et je te signale que la "norme" des 007 m2 (appelée norme James Bond par les DRAC elles-mêmes, par dérision) n'est non seulement pas appliquée mais n'est même plus considérée comme valable, notamment depuis les intercos. C'est un procès d'intention. Une Loi ne peut pas n'avoir aucune portée pratique. C'est un non sens. Elle définira des normes qui s'appliqueront à tous. Et , contrairement à ce que tu dis , elle protégera les personnels, et le pluralisme contre l'arbitraire et l'obscurantisme. Les personnels formés et professionnels, pas les autres. Sinon la sanction, car qui dit loi dit sanction, coupera tout. Les bibliothèques n'ont jamais été aussi "en vue" qu'aujourd'hui. il faut en profiter pour rendre enfin normatifs les textes de pure "recommandation" dont nous nous réclamons en pure perte car ils n''ont aucune valeur légale. Eh oui, on y inclura sans doutes des normes d'horaires d'ouverture, de professionnels par habitants desservis etc.... et plein d'autres choses qui pourront déplaire à certains aujourd'hui. C'est le prix à payer pour avoir un véritable service de lecture public au niveau national, et pas régi par le mille-feuilles actuel, BDP en tête avec pour résultat des inégalités territoriales impensables. Je me souviens (passer ce chapitre pour ceux qui n'aiment pas les anciens combattants), quand j'étais en région parisienne, nous étions jumelés avec une ville polonaise. Les années 80/90, pour situer. Et déja j'avais eu un grand choc : la bibliothécaire polonaise faisait partie de la délégation ! Vous imaginez ça chez nous ? Mon deuxième choc c'est quand elle m'a parlé (en un franco-anglais douteux mais bon....) de son étonnement face à la disparité de nos situations locales. Elle avait bossé le sujet. Et, bien entendu elle était un peu bouffée au mythe (pas aux mites) de la France, pays des Lumières etc...Et donc d'autant plus étonnée de ce qu'elle découvrait. Elle venait visiter l'Eden, chercher un modèle, et elle découvrait les Catacombes. C'est quelque chose qui m'est resté. Nous étions un modèle rêvé. Et elle se réveillait. J'avais presque honte. Fin de la séquence Tonton Ferris raconte. On écrira : il n'était pas du métier, il a fait ce qu'il a pu avec les moyens de l'époque. Et il s'en est très bien contenté. J'arrête car je vois que Louve vient de répondre....
  8. Tout bibliothécaire à la recherche de subsides connaît les règles de la DGD. Certaines collectivités ont obtenu des financements puis ont délaissé l'objet et parfois il y a des coquilles vides, ou des embryons de bibliothèque: on s'est contenté du minimum... Si nous reprenons le cas de Limoges: la ville avait été grandement dotée car cette bibliothèque avait vocation à mailler le territoire et non uniquement la ville. Aujourd'hui, cela n'importe plus... Pour l'efficacité de l'incitatif on repassera, même si je reconnais que durant de longues années, la gratuité a été de mise. Le passage au payant n'en est que plus amer Quand à mon rapport au fétichisme en général, à la fourrure et autres, il ne me semble pas qu'il soit utile dans ce débat.
  9. Smilodon fatalis

    Discours d'inauguration du congrès ABF 2018

    "Le fétichisme de la loi, très peu pour moi", j'ose espérer que ce dédain pour le fétichisme, pardon, la fétichisation, ne vaut que pour la loi, parce qu'avec votre pseudonyme et votre avatar tout de fourrure, de cuir et de prédation dans la nuit sylvestre et boréale ... Mais je m'égare: 1) s'il y a un Belge francophone ici, qu'il parle ou se taise à jamais, une fois! 2) Je ne doute pas des difficultés dont vous faites état, je doute qu'une loi y remédie, je crains qu'elle ne les aggrave éventuellement. Je présume que dans le contexte économique et politique français il y aurait de préférence une loi ronflante sans moyen et sans portée pratique, sans recours, ou même une mauvaise loi, une loi a minima, ou une loi qui entérinerait des régressions comme par exemple l'extension du bénévolat ou le recours à des solutions comme celle de Marquette les Lille. Les lois sur les musées ont été évoquées. Considérons aussi les lois successives sur l'archéologie préventive qui ont laissé de côté la grave question de la dévolution du patrimoine archéologique issu des fouilles, celle du financement et des obligations en matière de publication et celle du statut de l'ensemble du personnel (filière tronquée)et qui, loin de généraliser les services territoriaux d'archéologie, ont organisé la présence d'opérateurs privés concurrents de ceux-ci. Pensons aux lois scolaires qui ont mis les communes à contribution pour le financement de l'école privée. Imaginons ce que donnerait une loi sur le patrimoine inspirée par S. Bern, dont on observe déjà les prémisses et qu'on peut aussi déduire des tendances dominantes de l'époque : fonds publics accrus pour les châtelains, renvoi du patrimoine public à la charité (défiscalisée). Nous ne pèserions pas lourd et moins que d'autres dans la rédaction de la loi. Le ministère de la culture s'en fout, il est aux lobbies du secteur, en particulier celui des ayant droits, ce que le ministère de l'agriculture est à la FNSEA. C'est dans ce sens qu'il se démène dans les institutions européennes. Il ne protégera jamais ni les personnels, ni le pluralisme contre l'arbitraire et l'obscurantisme. Une loi favorable sur la lecture publique ou sur les bibliothèques, surtout en France où la tradition est absente, ne peut voir le jour que dans un contexte exceptionnel d'ambition sociale, et plus large, genre élan collectif de 1981, ou mieux, libération en 1945. En Belgique même (je parle sous le contrôle de notre camarades wallon muet), la loi Destrée fondatrice n'est que secondairement le produit d'un intérêt pour les bibliothèques: elle est un front secondaire de la loi sur l'instruction publique (dont Destrée était ministre) et du Kulturkampf entre l'Etat et l'Eglise, accessoirement entre l'Etat dominé par les francophones et les curés flamands. Les textes suivants l'ont plutôt détricotée par souci d'économie, ont été pris parce qu'il fallait bien prendre en compte l'évolution de l'Etat belge vers la fédéralisation, et n'ont pas apporté beaucoup plus que ce qui avait été acquis en 1921 dans un contexte d'ardente nécessité politique. Ce contexte exceptionnel n'est pas là, bien au contraire. A contrario, je crois que le critère de surface du concours particulier (0,07m²/habitant), qui n'est pas dans une loi, qui est très discret et inconnu en dehors de la profession, a plus fait pour le développement des bibliothèques que toute autre chose (en dehors, peut-être, de la création des entités intercommunales), y compris pour leur professionnalisation, parce qu'il a fonctionné dans la durée, parce qu'il est incitatif et adossé à des moyens, qui en plus sont soustraits aux appétits et aux clientèles du ministère parce qu'ils sont ancré dans les lois de décentralisations. Il n'a pu le détourner que marginalement à des fins d'affichage (extension des ouvertures). Je crois que disposer d'un corpus de normes techniques adossé à des moyens pérennes est une voie plus efficace et moins risquée. Et que c'est plus à notre portée d'y contribuer et de le faire valider. Et je ne parle même pas de l'étripage interne à la profession que provoquerait la nécessaire recherche d'un dépassement de la formule BDP, sauf à graver dans marbre, à la (francophone) belge, des dispositifs obsolètes. Ceci dit, ça ne résoudra pas magiquement les problèmes que vous évoquez. Ni notre problème personnel avec la fourrure et le cuir.
  10. Le fétichisme de l aloi, très peu pour moi, cependant je ne peux ignorer que les bibliothèques en France souffrent, beaucoup. Je ne peux ignorer qu'elles sont encore trop souvent le fait du potentat local, voire même du bibliothécaire local, de l'érudit local, de ces gens qui vont proposer parce que ça leur plaît , c'est joli sans nécessairement prendre en compte le territoire. Prenons l'exemple de Limoges: après des décennies de gratuité, les bibliothèques sont désormais payantes pour les non limougeots (51€...), parce que tout de même offrir un service gratuit à ces gens qui ne sont pas de la commune, quelle gabegie! Vérifier si ces non limougeots consomment à Limoges, travaillent à Limoges... n'a pas été fait et de toutes façons ça ne compte pas... Version service public de "Pas de bras, pas de chocolat..." Ils sont d'ailleurs allés plus loin à Limoges: il a été fait appel aux dons des habitants pour enrichir les collections! Dans la mesure où rien n'oblige les collectivités locales au niveau lecture publique si ce n'est de faire appel à leur bon sens, à leur écoute, c'est tout le travail de plaidoyer et d'avocacy qui entre en jeu. Et bien vous savez quoi? J'aimerai pouvoir faire un peu moins de plaidoyer et plus de bibliothéconomie, parce que devoir expliquer, réexpliquer la nécessité d'une bibliothèque digne de ce nom, devoirs sortir les crocs pour aller chercher le flouze, la thune, l'oseille, négocier avec les collègues des autre services qui eux ont des contraintes (au musée, nous devons être x personnes pour ouvrir, les collections doivent être gérées ainsi, pas le choix. donc le personnel il me le faut...), c'est fatiguant. Je réfléchis à l'épitaphe que l'on fera écrire sur la pierre tombale qui sera agrémentée de la superbe couronne mortuaire choisie par le Père Majour.
  11. Smilodon fatalis

    Discours d'inauguration du congrès ABF 2018

    "Tout le monde devra financer, comme tout le monde finance les écoles et autres obligations communales. Parce que la loi est là." Pas forcément, il y a des lois qui ne font que définir des compétences en termes plus ou moins généraux. Je ne voudrais pas simplifier en étant trop bref, les dispositions fédérales et provinciales belges appelleraient un bilan assez nuancé et elles ont une longue histoire : la première, dite loi Destrée, remonte à 1921, le texte principal organisant le "service public de la lecture" de la Communauté française date de 1978 (décret Dehousse), il a été revu à la baisse en 1991, perdant notamment au passage de principe de la gratuité d'accès, et encore en 2009, mais je crois qu'on peut le décrire à partir de deux principes : 1) il hiérarchise les bibliothèques et les reconnait (ou pas) selon certains critères normatifs, notamment la professionnalisation. La hiérarchie est un peu compliquée et il y a eu de façon évidente des aberrations dans l'organisation, qui est peut-être aussi un peu figée dans un état antérieur de la situation 2) surtout, et c'est probablement ce qui est à l'origine de ses effets positifs (au fil d'une longue durée), la reconnaissance de principe et l'assignation à un niveau dans la hiérarchie du réseau est associée à un cofinancement pérenne du pouvoir central (la communauté française, soit la région de langue officielle française (Wallonie) et la région bilingue de Bruxelles-Capitale pour la culture). Je vous laisse juge du caractère réaliste ou pas de ces dispositions en France à moyen terme ... 3) et c'est là aussi que le bat blesse, parce que les moyens (et les résultats) ont rarement été au rendez vous dans la communauté française. La Flandre a moins encadré, mais elle a financé à peu près trois fois plus par habitant pour son homologue francophone. A contrario, l'Allemagne a peu financé par au dessus (Etat fédéral ou Land), a peu réglementé, mais s'est donnée un arsenal de recommandations techniques (Bibliotheksplan 1973) issu d'une synthèse des expertises dans un cadre parlementaire qui a eu un effet durable et décisif. Je crois que certains ici fétichisent un peu la loi et vouent une confiance excessive à l'Etat central.
  12. bonjour à vous, je souhaiterai engager pour la création de notre navette interco au sein de notre réseau une démarche collaborative. vous allez me dire qui dit réseau dit forcement collaboration ! certes mais pour le moment je dirai que la collaboration se borne un peu à : ce que je propose es ce validé ou non par les différentes équipes du réseau; j'aimerai qu'elles mettent un peu plus "les mains dans le cambouis". Pour rappel je coordonne un réseau de 12 bibliothèques avec une très grande majorité d'équipes de bénévoles en autonomie et j'ai l'impression depuis quelques temps que je suis en train de devenir une sorte de chef du reseau et ce n'est pas du tout mon ambition ! je souhaiterai donc savoir si certains d'entre vous ont ce genre d'expériences et si oui si vous auriez des conseils à me donner? Merci bien d'avance
  13. Smilodon fatalis

    Belfort en souffrance

    Ce jour dans la version en ligne de Politis, article en accès libre: "Des écrivains alertent sur l'avenir de la bibliothèque de Belfort" "Suite à une baisse de budget, qui risque de fragiliser la bibliothèque municipale de Belfort, des auteurs adressent une lettre ouverte au maire et aux élus de la ville." https://www.politis.fr/articles/2018/06/des-ecrivains-alertent-sur-lavenir-de-la-bibliotheque-de-belfort-39030/
  14. Tu sais Ferris, en tant que bénévoles, dans notre équipe, on s'est toujours battus pour qu'un professionnel prenne les choses en main pour obtenir une bibliothèque "digne de ce nom". Sauf que les petites structures, ça n'intéresse pas les pros. (et le serpent se mord la queue) Une loi obligerait les élus, et leur rappellerait gentiment, mais fermement, qu'une bibliothèque ça possède des fonctions essentielles dans une démocratie. On peut avoir des bénévoles et des associations, sans que ça gêne, du moment qu'il y a des professionnels pour les encadrer, leur assigner des tâches spécifiques et les former. Oui, une loi, c'est contraignant par certains côtés. Si des citoyens veulent une bibliothèque, les élus ne peuvent plus s'asseoir sur un silence retentissant. Et les professionnels seront aussi obligés de répondre à cette demande... partout sur le territoire. (pas avec des quotas, mais avec des distances raisonnables... et que tout le monde devra financer. Pas moyens de se défiler par un "digne de ce nom", donc on le file à une association pas chère... Tout le monde devra financer, comme tout le monde finance les écoles et autres obligations communales. Parce que la loi est là.) Montre-moi où ça coince dans les archives et dans les musées, en France. On devrait avoir quelques échos depuis le temps. Et être capable de corriger les défauts dans notre propre loi bibliothèque. Autant que notre "retard" serve à quelque chose. Affrontons les fausses peurs, Ferris. Montre-moi ce que nous allons perdre exactement.
  15. B. Majour

    Entretien de recrutement en secteur musique

    Je pense, je sens Non. Tu sais. Si tu ne sais pas, tu n'es pas encore dans la place. Voyons voir si tu sais vraiment. Alors "rapidement". Donne-nous trois bonnes raisons pour travailler dans cette médiathèque. Pas une médiathèque hypothétique, celle pour laquelle tu postules, celle qui est inscrite dans un territoire, celle qui a un passé et des animations musicales. Celle qui a un fonds musical. Tu dis : je pense que j'en serais (conditionnel ! . Grrrr) capable de m'y investir à fond. Donne-nous trois façons de t'investir à fond dans le domaine musical. Je sens que j'ai les capacités nécessaires pour apporter. Donne-nous tes trois capacités principales pour remplir cette tâche. Là, tu auras déjà neuf raisons d'être présente à cet entretien. Tu peux les compléter par trois projets que tu as, que je pourrais te poser avec la question suivante : Vous allez avoir quatre mois devant vous, qu'allez-vous faire de ce temps ? 12 raisons. Une treizième. Pourquoi discothécaire et pas jardinière devant la bibliothèque ? Parce la jardinière aussi elle peut dire (et moi pareil, c'est dire) : "car je pense que je serais réellement capable de m'y investir à fond et je sens que j'ai les capacités nécessaires pour apporter ma passion et mon enthousiasme à cette médiathèque." Un poste de discothécaire me fait envie Fais un mindmap. Dans le rond central un poste de discothécaire me fait envie, et en étoile toutes les raisons de ton envie. Et ensuite, pour chaque raison, une preuve et ce que tu veux en faire dans la médiathèque. Exemple, tu aimes la musique, laquelle, pourquoi... et pour quoi faire (qu'est-ce que tu vas en faire par rapport au public.) Tu ne penseras plus, tu ne sentiras plus, tu sauras. Et ça fera une énorme différence dans ta candidature, parce que tu auras un projet. Tu seras déjà en place. Et pas d'excuses : Depuis de nombreuses années maintenant. Tu sais pourquoi. Reviens-y plusieurs fois si nécessaire. Formalise et deviens unique. Bernard
  16. Pour la municipalité, le constat est simple : la bibliothèque mériterait un investissement important pour être une médiathèque municipale digne de ce nom, (http://www.lavoixdunord.fr/399359/article/2018-06-18/la-bibliotheque-municipale-va-devenir-associative). Merci Louve pour la citation. Ben une loi c'est juste ce qui permettrait à toutes les bibliothèques de devenir "digne de ce nom". Sans bénévoles ni association, mon cher Bernard (qui joue très bien les équilibristes, mais on sent qu'il manque de pratique dans cet exercice ). Il suffirait de respecter certains quotas. Mais l'expression "vaut mieux ça que rien" serait bannie à tout jamais de notre discours. Ceci dit ne nous illusionnons pas, c'est contraignant pour les autorités mais nous y perdrons effectivement beaucoup d'indépendance. Jetez un coup d'oeil sur le système belge (Wallonie), très très encadré, et vous verrez que l'égalité se paye assez cher. Personne n'est riche, mais il n'y a pas de pauvres. http://www.bibliotheques.be/index.php?id=9230 C'est peut-être là aussi que ça coince chez nous....
  17. Ah, nostalgie quand tu nous tiens. Tu t'imagines, avoir des pros dans chaque bibliothèque par obligation de la loi... quelle horreur ! Et puis il faudrait leur faire de la place à ces nouveaux, écouter leur avis, en tenir éventuellement compte. Mais ne vous inquiétez pas, soyez cools et tranquilles, ils ne viendront pas du monde des bibliothèques. Dormez au chaud sur vos deux oreilles, il n'y a pas le feu en la demeure. On ne bascule pas, tel le Titanic, vers le monde de l'animation, du numérique ou du jeu à tout crin. Non, non, le train passe, continuez à bouffer vos bonnes vieilles glaces à l'ancienne sur le quai. Pas d'inquiétude, l'avenir vous tend les bras. En attendant, pour la couronne mortuaire, je penche pour du noir profond.
  18. ou comment revenir aux bibliothèques d'antan...
  19. Ben non, juste des bénévoles ! C'est toujours ce que j'ai dit, le pro en bibliothèque, c'est un accessoire.
  20. Bonjour, Je dois très prochainement passer un entretien de recrutement pour travailler dans le secteur musique d'une médiathèque, pour un remplacement de 4 mois. S'agissant de mon premier entretien pour un poste en médiathèque, je me demande comment cela va se passer et quel type de questions seraient susceptibles de m'être posées ? Pour vous présenter rapidement mon parcours, je suis actuellement étudiante en DUT Métiers du Livre Spécialité bibliothèques, médiathèques, patrimoine (en année spéciale), et je viens de terminer mes examens (je dois passer ma soutenance de mémoire dans quelques jours d'ailleurs). Ce qui fait que je n'ai pas encore les résultats de mon DUT (qui n'arriveront que mi-juillet). Avant le DUT, j'ai obtenu une licence de Lettres Modernes, et j'ai un bac STG Mercatique. J'ai été bénévole dans une bibliothèque associative pendant 5 ans, j'ai effectué plusieurs stages en médiathèques et bibliothèques (en tout, 6 stages, allant de 15 jours à 5 semaines). Et par conséquent, arrivant à la fin de mes études, comme je le disais au début, cet entretien est le premier qui me permettrait d'obtenir (je l'espère) mon premier poste en médiathèque. Pour vous parler rapidement de l'annonce (qui a été diffusée sur le site emploi-territorial.fr, et par lequel j'ai postulé), il s'agit d'un remplacement de 4 mois. Je serais amené à faire de l'accueil de public, du rangement, de l'équipement, ... En somme, j’exercerai différentes tâches du métier, mais je serais plus particulièrement affecté au secteur musique afin de gérer les collections et participer à la médiation du fonds (entre autre). Depuis de nombreuses années maintenant, un poste de discothécaire me fait envie, car je pense que je serais réellement capable de m'y investir à fond et je sens que j'ai les capacités nécessaires pour apporter ma passion et mon enthousiasme à cette médiathèque. Par conséquent, étant très motivée par ce poste, et voulant réussir au mieux mon entretien, j'aimerais que vous m'éclairiez un peu sur le déroulement d'un entretien en bibliothèque, et plus particulièrement en discothèque, afin que je puisse me vendre au mieux et décrocher mon premier poste ! Merci par avance pour vos réponses Mandy
  21. La dernière semaine
  22. dernière info du jour: http://www.lavoixdunord.fr/399359/article/2018-06-18/la-bibliotheque-municipale-va-devenir-associative Non mais, c'est vrai quoi, pas besoin de loi...
  23. En fait, au delà de la fatigue du congrès, s'ajoute celle du quotidien où je bataille sévèrement pour la lecture publique dans ma collectivité parce que contrairement aux archives et aux musées, point de loi qui oblige et ça, même si j'aime les défis, je le REGRETTE! Oui, je hurle! Non mais quoi, ce n'est pas comme si tout était rose au pays des bibliothèques, comme si les budgets n'étaient pas en baisse, comme si les postes n'étaient pas remplacés, comme si on ne savait pas trop à quoi sont utiles les bibliothèques aujourd'hui... Je continue la liste? Ah oui, c'est vrai, notre indépendance, notre sacro-sainte indépendance, notre militantisme, chevillé au corps, aux lunettes, au chignon... Les musées, avec une loi, arrivent à proposer, arrivent à travailler et nous bibliothèques en serions empêchées??? Non mais allo! Travaillons sur une proposition de loi, et pas dans 10 ans, MAINTENANT!!!!! Merde! Ras la truffe! Là, c'est la merde, et il n'est plus là le temps des tergiversations.
  24. Pour ou contre, telle n’est pas la question Étonnamment, dans les réseaux professionnels, beaucoup se sont fait un avis sur l’opportunité ou non d’une loi, et l’évoquent souvent d’un air parfaitement entendu. Cependant, on peut chercher à poser véritablement la synthèse des arguments évoqués par les défenseurs et les adversaires d’un tel projet. De l’opportunité d’une loi À travers différentes interventions favorables à une loi, les principaux arguments qui se dégagent sont les suivants : - la loi représente une protection contre des élus jugés trop interventionnistes (les turbulences rencontrées notamment dans les bibliothèques d’Orange et de Marignane en sont les conséquences) ; - les différences considérables de niveau entre les collectivités nécessitent l’accompagnement d’un État régulateur, dont les soutiens financiers pallieraient les insuffisances des plus démunis ; - la qualification des personnels, pour être assurée, devrait être inscrite dans la loi [...] Pour une stratégie du contournement Il convient de constater, au terme de notre réflexion, qu’une loi nouvelle n’est manifestement pas l’outil juridique le mieux adapté aujourd’hui aux difficultés et aux dysfonctionnements que les bibliothèques peuvent rencontrer dans leur environnement. Des textes déjà existants, tels les décrets, les arrêtés, les codes, les circulaires, les chartes, les manifestes mais aussi les politiques d’incitation ou de dissuasion, financière ou autre, constituent des cadres réglementaires qui permettent aujourd’hui d’agir de façon satisfaisante. http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2011-02-0006-001 Loi Belge « (…) pour l’État, il n’y a pas de mauvais livres, (…) l’État n’aurait pas à choisir les livres des bibliothèques publiques. Car, messieurs, il est bien évident que pour chacun de nous, il y a de mauvais livres, mais il est évident aussi que ce ne sont pas les mêmes. La qualité que nous attribuons à un livre correspond à notre tendance et dépend donc de l’esprit de parti. Si nous voulons éviter celui-ci, nous devons renoncer à l’immixtion de l’État dans le choix des livres et constituer des bibliothèques non pas selon les préférences du pouvoir, mais au gré des gens qui les fréquentent, c’est-à-dire répondre aux demandes des lecteurs ». Les intentions politiques du ministre ne sont pas neutres, mais il trouve le moyen de les faire partager par le plus grand nombre des députés, en indiquant une voie qui se veut pragmatique et efficace. Les critères du ministre sont clairs : « (…) L’école doit se compléter par la bibliothèque publique. (…) Le projet s’inspire des mêmes idées que la loi scolaire ; l’État ne demandera pas aux bibliothèques si elles sont catholiques, libérales ou socialistes, mais seulement si elles sont installées dans un local accessible à tous, si elles sont vraiment publiques et gratuites, si elles correspondent à un besoin attesté par un nombre minimum de livres lus ou prêtés, si elles acceptent l’inspection de l’État pour le contrôle de ces conditions. Les livres seront choisis par les demandes des assidus de la bibliothèque, et non d’après les voeux de l’administration centrale du ministère. (…) En tout cas, j’aurai indiqué une voie (…) » www.institut-destree.org/files/files/IDI_Education-permanente/2011/EP_A13_PaulDelforge_Loi_Destree_1921.pdf Les livres seront choisis par d’après les demandes des assidus de la bibliothèque, et non d’après les voeux... des bibliothécaires. Loi Danoise Elle fut révisée bien des fois depuis. La loi actuellement en vigueur, mais dont la modification dans le sens d'une plus grande autonomie des établissements est en cours, date de 1965; elle stipule que : - chaque commune doit disposer d'une bibliothèque publique, - l'utilisation de la bibliothèque communale est gratuite, - le prêt est consenti librement à toute personne, déclarée à l'état civil danois, dans toutes les bibliothèques du pays, - le fonds obligatoire des bibliothèques comprend livres et matériel audio-visuel pour enfants et pour adultes, - l'État verse aux communes une subvention annuelle pour le fonctionnement des bibliothèques qui s'élève environ à 30 % des dépenses totales de la commune en faveur des bibliothèques publiques et scolaires. http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-1974-07-0361-003 On risque d'imposer la gratuité pour tous par la loi. La gratuité obligatoire, pour tous ! Il y a des fonds obligatoires à constituer. (je ne te raconte pas les BDP qui ont prévu de vidanger, supprimer, enterrer leur fonds ) Merde, on va nous apprendre comment travailler. En plus, un chieur va pouvoir venir nous réclamer tout ce qui est inscrit dans la loi. Tant que rien n'est obligatoire, chacun peut s'amuser dans son coin. C'est trop cool de faire sa tambouille sans contrainte ! Dans le contexte de la décentralisation, Jean Gattegno rappelait à une assemblée de bibliothécaires, lors d’un discours en 1987, après un début un peu provocateur : « Je tiens […] à faire part de quelques réflexions : la première d’entre elles, c’est que les communes comme les départements sont libres d’administrer comme ils l’entendent leurs bibliothèques et qu’il ne faut pas attendre une quelconque remise en cause de ce principe intangible. http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2011-02-0006-001 Tellement libres, qu'ils sont libres de les fermer, à volonté. C'est déjà le cas en Angleterre, avec les mêmes ondulations déjà présentes en France. Mais c'est pas grave. De toute façon, on lit ça sur l'ENSSIB http://www.enssib.fr/le-dictionnaire/loi-sur-les-bibliotheques Dans un dictionnaire des idées reçues, l’entrée "Loi sur les bibliothèques" (en France) se présenterait ainsi : "Nécessaire et inatteignable". Possible dans 21 pays européens, impossible chez ces blaireaux de français. M'enfin. Ben moi je veux pas => j'exige une Loi sur les bibliothèques. Les musées en ont une. Les archives en ont une. Tout ça en France... ils sont figés dans les archives ou dans les musées??? A l'étranger, figés les bibliothécaires ? Qui est vraiment "figés" et passéistes dans cette histoire ? Et que quelqu'un recolle ses bras à Louve, elle ne peut plus s'exprimer. Taper avec le nez, c'est fatiguant et pas rapide !
  25. Ferris

    Carte professionnelle pour les musées?

    En tant que personnel de bibliothèque disposez-vous d’une carte permettant de rentrer gratuitement dans les musées ? NON ! Position citoyenne développée en janvier 2017 sur http://www.agorabib.fr/topic/2948-et-vous-comment-voulez-vous-contribuer-à-la-vie-de-labf/?page=2 Refusons les avantages, bénéfices, complaisances, exclusivités, exemptions, faveurs, injustices, passe-droits, prérogatives, primautés, priorités, obtenus individuellement ou collectivement, en payant ou en jouant de sa qualité de ceci ou de cela. Je ne passerai pas mon droit de faire la queue, car c'est un droit. C'est quand même effarant que l'on accepte de faire la queue au supermarché, parce que là on est tous égaux devant l’œil de la caissière, pour jouer des coudes et arguer de sa profession ou de sa qualité de membre d'une association X de trous du cul quand il s'agit de visiter un monument. Alors, ça gueule comme des veaux à l'abattoir quand ça se fait passer devant en recrutement par la petite nièce du député-maire, mais ça sort sa carte professionnelle, ça brandit son grade, et ça sortirait le reste s'il le fallait, pour passer devant l'abruti touristique, le con fini qui paie plein pôt et en plus s'enfile des heures à piétiner sous la pluie pour s'esbaudir devant les splendeurs républicaines, ce ravi de la crèche qui, en plus, n'y comprendra rien, vu qu'il n'est pas du métier, lui. C'est effarant le nombre de tordus inutiles, de parasites incultes, qui ont le culot de freiner notre ardeur professionnelle. Nous, on s'esbaudit pas, on s’émerveille pas niaisement, on se cultive, on s'imprègne, on fusionne avec le socle historique de notre bô métier, y a quand même une nuance. Que la populace laisse la place. Y a des fois où je me dis que si on obligeait les bibliothécaires à payer leur cotisation dans leur propre bibliothèque, y en a qui ne s'inscriraient pas.
  26. Ferris

    recrutement sans concours dans la FPT

    Non, l'avertissement, le blâme, et l'exclusion temporaire de fonctions jusqu'à 3 jours sont des sanctions du premier groupe. Pas besoin de commission paritaire. Ton avis, celui du DGS/DRH et l'approbation du Maire suffisent. Elles sont inscrites au dossier de l'agent mais effacées automatiquement du dossier au bout de 3 ans si aucune autre sanction n'est intervenue pendant cette période. Ceci dit je suis globalement d'accord avec toi. Le statut n'est pas là pour protéger à vie des planqués de toutes sortes et provenances qui ne recherchent qu'une place dans la FP. Les bibliothèques en sont un des refuges majoritaires, on y trouve de tout, et plus encore à l'époque des contrats aidés type emplois-jeunes, des cas sociaux qu'on place là faute de pouvoir les placer ailleurs, des petits copains etc... Et on sait parfaitement quels dégâts ça peut faire dans des équipes. Les braves gens me répondront que ces pratiquent existent aussi dans le privé. Non, du moins pas à ce point là, parce que dans le privé, on se doit d'être efficace, voire performant et de donner une valeur ajoutée à son travail. Et au lieu d'une fiche de poste fourre-tout dont tout le monde se fiche, on a un contrat de travail, avec des objectifs. Ceci dit les échelles de sanctions, le recours en commission paritaire, la possibilité de se pourvoir devant le Tribunal administratif etc....sont autant de protections qui disparaitront en même temps que le statut.
  27. Caramel

    recrutement sans concours dans la FPT

    Moi personnellement, ça me réjouira toujours, je ne tiens pas à rouvrir le débat mais le concours n'a tellement plus de sens au 21e siècle, on cherche des compétences, pas de qualités, des gens se donnent la peine d'obtenir des masters en métier du livre en se spécialisant dans les bibliothèques et on se retrouve sur des postes de direction de réseaux sans problème particulier, en ayant parfois les mêmes profs et globalement le même contenu de formation que les ENSSIB / INET et tout le toutim, Et on se retrouve à plancher sur des concours qui coûte 2000 € par personne en organisation pour embaucher 25 pelés qu'il faut former derrière et qui ont le concours parce qu'ils ont mieux su plancher sur les enjeux de l'agriculture dans le monde ou le cinéma italien des années 30, Pour moi les concours sont une aberration et le statut de fonctionnaire, je l'avoue tout autant. Pour avoir encadrer des personnes qui correspondait en bien des points à des caricatures qu'on entend parfois, je regrettais bien le sacro statut qui n'autorise même pas un directeur d'établissement à prononcer le mot avertissement à l'encontre d'un collaborateur parce que avertissement c'est une sanction administrative qui doit être prononcée en commission paritaire... Donc allons y gaiement dans les coûts de canifs et les petits pas, arrêtons l'hypocrisie des gens irrécupérables et dont il est impossible de se débarrasser. Je ne parle même pas de la dimension sociale de quelqu'un qu'on garde par pitié, je parle des gens vraiment nocifs et nuisibles dans les équipes. A la limite, les postes de direction sont les plus faciles à faire sauter, il suffit d'une pression conjointe élus / équipe pour que quelqu'un de sain d'esprit aille voir ailleurs. C'est un avis qui n'engage que moi à titre personnel bien entendu, légèrement teinté d'amertume vous l'aurez compris mais néanmoins convaincu
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