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  1. Hier
  2. Bonsoir, oui, se faire embaucher en collectivité territoriale aujourd'hui c'est difficile, mais pas uniquement pour la filière culturelle! Des reçu-collés, il yen an aussi dans la filière administrative! Concernant ton parcours, tes envies, ce qui se passera ensuite: si tu es admise aux concours état tu passeras nécessairement par la case enssib: 6 mois pour bib, 18 mois pour con's admise en territo: 18 mois à l'INET pour con's des cours, de stages, l'occasion de te créer ton réseau. Dans ma promo de con's terr, il y avait 4 enseignants, dont 1 prof de collège-stagiaires: toutes et tous ont trouvé un poste et sans omission ni modification sur leur CV, donc c'est possible! Pour bib terr, là effectivement ça se corse: peu de postes aux concours, peu de postes proposés, donc c'est rude mais faisable. Atypique, je le suis un peu parce que pour tout dire, le jour où l'on m'a proposé un poste de chef de projet chez un éditeur de progiciel, bin j'ai démissionné pour y aller! Fallait voir la tête de la RH quand je suis venue donner en main propre ma démission! En entretien, sur mon CV, j'ai toujours été claire sur mon parcours, ça ne m'a pas porté préjudice, au contraire. Je n'ai qu'une chose à dire: si vraiment les bib t'intéressent, fonce, passe les concours. Si ça se trouve tu sera reçue en état, et si c'est en territo, bin tu chercheras rt tu trouvera parce que les gens motivés sont préférés -et de loin!- à ceux qui rentrent par hasard parce qu'il y avait de la lumière. Ferris a raison on en a un paquet de titulaire suite à une série de contrats aidés (TUC, CES/CEC, CEJ, CUI, CAE...) alors la fraîcheur et la motivation, ça fait du bien! Bon courage!
  3. j'ai eu d'autres retours me disant qu'on ne recrutait pas de bac+5 en catégorie C. Alors quoi? Il est interdit de se tromper de voie, il faudrait savoir à 20 ans ce qu'on veut faire? Je croyais savoir et je me suis trompée. Il n'y a pas que le salaire qui compte, je ne me suis pas tournée vers les bibliothèques par hasard! Pourquoi tant de haine du professeur? Si, on recrute du C à bac plus 4 ou 5. En contractuelle au départ, souvent sur des postes de type remplacements maternité, congés maladie, etc..C'est un pied à l'étrier. (Sans doute plus rapide en BM qu'en BMVR dont le mode de fonctionnement est assez lourd) . Ensuite, même si le marché de l'emploi s'affaiblit chez nous, particulièrement chez les cadres, la titularisation devient possible. Dans mon réseau on a recruté deux personnes l'an passé, pour un départ et un congé longue maladie. En recrutement direct. (du C sans concours). Les réseaux intercommunaux, s'ils veulent se développer, recrutent, contrairement à ce qu'on pense souvent, et veillent au moins à maintenir leurs effectifs. Par contre pas à grade égal : si un A s'en va, on évitera si possible de le remplacer par un A....Ce qui n'est pas très nouveau mais augmente. Ce qui te pose un double problème, et là je suis d'accord avec OlivierH : 1) On est dans le recrutement, devenu hélas traditionnel de sur-diplômés pour des postes statutairement décrits comme postes d'exécution. Mais deux bémols sont à apporter : d'abord, les missions qui vont être de fait, confiées à ces agents vont souvent bien au delà des tâches d'exécution. C'est tout l'intérêt des recruteurs : avoir des gens à fort potentiel et leur confier des tâches plus vastes sans souci. Ton bac +5 te donne quand même un éventail d'action autrement plus solide qu'un brevet des collèges, non ? Et ils le savent très bien. Et tu peux ainsi te retrouver assez rapidement à la tête d'une annexe dans un réseau par exemple. 2) C'est vrai que c'est repartir en bas de la grille, et avec des chances d'y rester assez longtemps. Les missions peuvent devenir intéressantes, voire passionnantes (Une de nos dernières recrutées "en remplacement" s'est retrouvée en direct à diriger seule et à temps complet une structure desservant un canton de 4000h environ, avec des bénévoles et le soutien du réseau tout de même), mais le salaire est ce qu'il est : tu démarres à 1522.96 bruts et 20 ans après (si tu ne montes pas en grade, mais c'est théorique, en fait tu grimperas) tu te retrouves à 1719.77 bruts. Jette un coup d'oeil la-dessus http://www.emploitheque.org/grille-indiciaire-territoriale-Adjoint-du-patrimoine-13 Devenir B ou A par cette voie là est assez utopique, à moins que tu n'aies beaucoup de temps devant toi. Qu'est ce qui compte le plus, la carrière, liée au grade, ou l'emploi réel, non lié au grade ? C'est toi qui a la réponse. Et, tu le dis toi-même : il n'y a pas que le salaire qui compte. Ce qui est déjà une (bonne) réponse. Et, toujours d'accord avec OlivierH, devenir bibliothécaire par concours externe sans expérience, est effectivement une vaste hypocrisie. Maintenant, puisque tu as préparé tes concours, passe-les, ce serait dommage. Personne n'a de haine des profs (sauf accessoirement leurs élèves... ). Simplement, dans une profession comme la nôtre qui cherche depuis toujours à affirmer son professionnalisme, voire son existence, notamment à travers des parcours types du genre licence ou DEUG + DUT métiers du livre, dont on peut se demander s'ils ont encore le sens qu'ils avaient dans les années 90, l'arrivée actuelle et massive de profils atypiques sur le marché agace certains parce que ça pose la question de la fameuse "motivation". Tu comprends, si on met sur le même niveau la motivation de la courageuse et méritante jeune fille qui a galéré en DUT + Concours et celle de la vilaine prof décrocheuse "qui s'est trompée" de motivation, y a pas photo. Sauf que tout ça, ces histoires de motivation, c'est aussi bourré l'hypocrisies, de tabous qui bouffent aux mites une profession qui se cherche et s'accroche aux branches. La profession est par définition aussi bourrée de gens qui se sont trompés au départ, notamment en cherchant un boulot peinard souvent décrit comme une sinécure où on attend le client en bouquinant, et en cherchant aussi un statut de fonctionnaire. Si je te disais le nombre d"emplois-jeunes" qu'on a systématiquement titularisés au bout de leur 5 ans, et qui n'avaient strictement aucune motivation particulière, ni pour ce métier ni pour un autre, on aurait de quoi rigoler à propos des motivations . Et ils sont toujours là. Heureusement que les atypiques, ils apportent aussi de l'air neuf la-dedans. Mais c'est un autre débat. Passe tes concours, c'est toujours une bonne expérience, continue tes formations de terrain, (tu as déja deux stages, augmente-moi tout ça), fais-toi connaître dans les réseaux de ta région, pose ta candidature de "remplaçante tout-terrain" partout (et d'abord dans ton CDG) revois régulièrement ton CV en insistant sur ces expériences et accroche-toi à ta branche. Des atypiques qui ont réussi, il y en a sur ce forum. Faudrait qu'ils s'expriment un peu aussi...
  4. Je comprends vos questions et indignations. J'essaye de vous brosser un tableau honnête du marché de l'emploi dans ce secteur. Au début du siècle, il y a eu de gros programmes de construction de bibliotheques, ça recrutait à tout va pour les faire fonctionner. Mais ce temps est révolu, on remplace à peine les departs en retraite. Les bibliothécaires vieillissent, et l'entrée dans le métier est de fait beaucoup plus sélective qu'il y a 20 ans. Je travaille dans une grosse bibliothèque, 110 agents. BMVR. Depuis mon arrivée en 2012, on a recrute un agent en B en pur externe. La deuxième arrive en juin. Il y a eu deux nominations en B suite à réussite au concours interne, pour des agents déjà en poste, et une promotion interne. Les recrutés en B ont soit une vraie expérience en C, soit en B dans une autre collectivité. Dans le cadre d'emploi des bibliothécaires, je suis le dernier vrai externe arrivé (enfin issu du concours interne, ex B d'une autre collectivité). Il y a eu une promotion interne de B en A depuis. On est 5 bibliothecaires en tout. Je n'ai jamais eu connaissance d'un lauréat pur externe en A directement recrute sans aucune experience. Le recrutement en C se fait généralement de la maniere suivante : les candidats sont d'abord vacataires, et payés à l'heure pour faire du service public. Les plus tenaces finissent par intégrer un pool de remplaçants, contractuels. Ils sont alors employés de maniere plus ou moins continue pour remplacer les congés (maternité, maladie...).. Au bout de trois à cinq ans à ce régime, il finissent par être stagiaires au bas de la categorie C Une part significative d'entre eux est diplômée d'un DUT "métiers du livre". Voilà la concurrence. Je ne pense pas qu'une telle haine existe. Il y aura potentiellement une question la-dessus dans les xoncours et entretiens, mais rien qui ne soit indefendable si on a préparé un peu la chose. Sur qui est engagé : voir plus haut. Quant à laisser ouvert notamment le concours de bibliothecaire en externe, c'est en effet une question qui se pose.
  5. C'est un peu déprimant.... Je ne me sens pas de repasser un concours différent, je viens de passer un an dans les concours de bibliothécaire, je n'ai pas envie d'avoir travaillé si dur en vain. Je ne connais pas les autres concours, et je ne cherche pas simplement à me planquer dans un boulot réputé plus "tranquille". Merci pour les conseils en tout cas, j'ai eu d'autres retours me disant qu'on ne recrutait pas de bac+5 en catégorie C. Alors quoi? Il est interdit de se tromper de voie, il faudrait savoir à 20 ans ce qu'on veut faire? Je croyais savoir et je me suis trompée. Il n'y a pas que le salaire qui compte, je ne me suis pas tournée vers les bibliothèques par hasard! Pourquoi tant de haine du professeur? Qui est engagé, si ce ne sont pas les lauréats du concours? Et pourquoi faire des concours si c'est pour ne pas engager les lauréats? Autant ne proposer que des postes en interne, ce serait plus honnête.
  6. Dans votre situation, je miserais tout en effet sur les concours d'Etat. La territoriale ne vous recrutera pas, sauf énorme coup de bol. En tout cas en categorie A, voire B. Je préfère être franc. Viser un poste d'adjoint du patrimoine (C), après une formation ABF., c'est possible. Je connais au moins un cas d'une enseignante de lettres démissionnaire à la quarantaine qui a fait ça. Mais cela vaut-il réellement le coup ? Repartir en bas de la grille C, vraiment décourageante, pour faire des tâches d'exécution sur des horaires pénibles ? ( oui j'ai travaillé ce week-end :-) ) En plus, ce cas est exceptionnel, la majorité des diplômés de l'ABF ne travailleront jamais en bibliotheque. Posez-vous la question : n'y a-t-il vraiment pas mieux à faire ? Par exemple, les autres ministères proposent plein de concours de catégorie B, très accessibles aux professeurs et pas moins bien payés, voire mieux.
  7. Merci pour les liens ! J'étais professeur stagiaire. Je me demande d'ailleurs s'il faut être précise à ce sujet, s'il ne vaut pas mieux laisser entendre que j'étais contractuelle. Je pense que je vais repasser les concours de la fonction publique d'état, puis, si je n'ai rien, faire cette formation de l'ABF et demander un VAE, ça me semble le plus sage. En tout cas, merci pour ces réponses précises et éclairées, ça m'est bien utile !
  8. Effectivement le bénévolat peut te donner une plus-value. Passer par les BDP pour avoir le meilleur accès à ce genre de parcours. A la fois par le fait d'avoir acquis une expérience de terrain, ce qui valorise toujours une candidature, et par le parcours de la VAE (http://www.onisep.fr/Cap-vers-l-emploi/La-validation-des-acquis-de-l-experience/Qu-est-ce-que-la-validation-des-acquis-de-l-experience-VAE ). Sauf que je crois qu'il faut 3 ans de bénévolat pour avoir la validation http://www.associations.gouv.fr/la-validation-des-acquis-de-l-experience-professionnelle-vae.html . Tu peux aussi, en étant bénévole, devenir auxiliaire de bibliothèque, par les formations ABF. Le site ABF explique très bien tout ça, idem pour la VAE : https://www.abf.asso.fr/5/149/20/ABF/formation-d-auxiliaire-de-bibliotheque. Effectivement les trous sur les CV c'est pas l'idéal. Mais tu n'étais pas prof titulaire, je suppose ?
  9. Là où j'ai fait mon premier stage, j'ai réalisé une bibliographie : il s'agissait de dire au public d'un théâtre ce qu'il y avait dans les fonds au sujet de l'auteur de la pièce, pour faire venir les spectateurs à la bibliothèque. Elle a été imprimée et distribuée aux spectateurs.
  10. D'accord, merci. Non, je ne suis pas sur Paris. Je suis déçue, parce que j'ai préparé les concours du A, je préfère éventuellement les repasser pour réussir ceux d'Etat plutôt que d'abandonner. Bien entendu, si j'ai le concours de bibliothécaire territorial (je ne crois pas du tout à conservateur), j'irai me proposer pour être bénévole afin d'avoir de l'expérience. Est-ce que ça, ça peut être valorisé? Mais je ne me vois pas ne pas mettre sur mon CV que j'ai été prof, il faut bien que je dise que j'ai travaillé puisque c'est le cas, sinon, je n'ai aucune chance d'avoir un poste... et on va me demander ce que je fais depuis la fin de ma licence, si mon CV est vide. A la limite, ça ne me dérange pas d'être prise sur un poste de C, encore faut-il qu'on veuille de moi...
  11. La dernière semaine
  12. Tout dépend de ce que tu cherches. Si tu présentes un CV de A, avec ou sans obtention du concours, il te sera plus difficile de postuler à une mission de C ou B. Les postes de A sont très rares en plus... Par ailleurs l'obtention d'un concours, du moins dans la territoriale, ne veut pas dire recrutement. Lors de la réussite à un concours de la Fonction Publique Territoriale, le lauréat n’est pas affecté automatiquement à un poste. En effet, compte tenu du principe de « libre administration » des collectivités territoriales, la réussite à un concours territorial ne vaut pas recrutement. Elle permet au lauréat d’être inscrit (au centre de gestion)sur une liste d’aptitude valable 2 ans, renouvelable 2 fois pour 1 année sous certaines conditions . Et les communes sont censées recruter dans ce vivier là en priorité (1 poste sur 3 , les premiers recrutements se faisant , surtout pour ce type de poste, en promotion interne). Aussi, afin d’éviter au maximum que les lauréats, motivés et actifs dans leur recherche d’emploi auprès d’une collectivité perdent le bénéfice de leur concours, comme les reçus-collés dont tu parles, il appartient aux Centres de Gestion d’ouvrir les concours pour un nombre de postes adapté aux besoins prévisionnels de recrutement recensés auprès des collectivités locales. Bref, pour faire court, si le maire du bout du monde qui t'a acceptée sur un poste de C n'a pas besoin d'un cadre A, tu dégages (tu es remerciée comme tu dis) ou tu es stagiairisée sur un poste de C, ou tu continues en contractuelle. Et trois ans après tu perds le bénefice de ton concours... Dans la FPE (Etat) le concours vaut recrutement, mais tu ne choisis pas ton poste. Et les métiers diffèrent un peu. Tu as des chances de te retrouver dans une BU région parisienne par exemple. Tiens, lis ces questionnements d'une collègue pour savoir s'il est judicieux ou non de passer le concours de cadre A. http://www.agorabib.fr/topic/2888-employabilité-bibliothécaire-territorial-catégorie-a-externe/ D'une façon générale, essaie de lire les messages, malheureusement très dispersés, sur le forum, qui parlent des recrutements, des parcours, des détachements, des entretiens, des CV, des profs comme toi etc...il y a beaucoup de topics la-dessus. Tu sais, La Territoriale, c'est très particulier, surtout pour quelqu'un qui vient de la fonction publique d’état. Pour la mobilité, à moins de rester sur Paris grande couronne si tu y es déja, vaut mieux avoir un véhicule. Si tu te retrouves au fin fond de la Creuse, habitant à 30 bornes de ta bibliothèque, sans trains ni cars, ce n'est pas la peine de parler de mobilité. D'ailleurs si tu l'omets sur ton CV, tu peux être sure qu'on te posera la question lors de l'entretien. Moi je fais mes 40 bornes par jour depuis que je suis en zone rurale. Auparavant j'étais sur les Yvelines, no problème. Y avait des trains pour partout toutes les 30 minutes, c'est te dire... Pour les DOM-TOM, je déconnais, excuse-moi, c'était pour tester tes limites de mobilité... De toutes façons là il te faut le permis bateau ou le brevet de pilote. (Non, je déconne encore...)
  13. Merci Ferris. Qu'appelles-tu "revoir son CV à la baisse"? Je suis mobile, mais pas au point de vouloir postuler dans les DOM-TOM. En revanche, je veux bien accepter des postes de C ou de B, surtout que je sais que les métiers sont intéressants. Donc, même en ayant le concours et en étant mobile, je peux être remerciée? Est-ce que je n'ai aucune chance d'avoir un poste si je n'ai pas le permis, même à Paris, où il faut être fou pour rouler en voiture? Je sais aussi qu'on peut entrer à l'ENSSIB sans concours, mais sans avoir de poste à la clé bien sûr. Ça permettrait au moins d'avoir une formation.
  14. Bonjour, L'ENSSIB forme les élèves fonctionnaires. Donc les lauréats des concours de bibliothécaire et conservateur d'Etat . Vu ce que tu vises actuellement et si cela marche , tu peux tenter l'ENSSIB, qui propose aussi des formations accessibles sans concours.http://www.enssib.fr/content/comment-entre-t-lenssib Vu le type de poste que tu recherches par concours A et A+, tu as très peu de chances de troiuver sans experience ce type de poste. Par ailleurs c'est un peu contradictoire avec ta formule : Si, vraiment, je postule partout, même dans le plus paumé des bleds, ce que je suis prête à faire, y a-t-il vraiment un risque qu'on me refuse toute demande? Je suis prête à déménager à l'autre bout de la France. Ce type de recherche, vu ta disponibilité geographique (qui est un très gros atout, assez rare, crois-moi !) peut aboutir à condition que tu vises des fonctions de categorie C ou B, dans une optique contractuelle au départ. Et donc de revoir tout ça à la baisse, y compris peut-être ton CV. En tous cas, je ne connais pas de conservateur officiant dans un bled paumé Sinon, je te propose la longue et passionnante lecture des expériences des personnes dans ton cas sur le forum :http://www.agorabib.fr/topic/1933-lauréats-sans-expérience-reçus-collés-et-sac-despoir/ Aucun profil n'est rédhibitoire. Et de plus en plus sont atypiques. Même si c'est vrai que de plus en plus de profs en décrochage postulent chez nous, ce qui peut agacer le recruteur. Tout dépend aussi de ce que tu vises et du temps que tu vas t'accorder pour y arriver. Actuellement, si je voulais plaisanter, je dirais qu'à formation de terrain équivalente (tes stages par exemple), une ancienne vendeuse en librairie a plus de chances que toi de décrocher un poste tout-terrain tel que tu le décris. Oui, je sais, c'est pas drôle. Passe le permis et n'oublie pas que la France c'est aussi les DOM-TOM. Voir http://www.enssib.fr/content/bonjour-je-suis-bibliothecaire-et-je-souhaiterais-dans-les-annees-venir-demander-une Bonne chance Babarette.
  15. Bonjour, Actuellement en préparation des quatre concours de catégorie A (bibliothécaire d'état, bibliothécaire territorial, conservateur d'état et conservateur territorial), je commence à craindre de faire partie des "reçus-collés". En effet, je viens de l'enseignement, que j'ai quitté parce que... c'était invivable, vraiment. Je sais, grâce à la préparation que j'ai suivie cette année, qu'un ancien prof, ça n'est pas très vendeur. J'ai néanmoins fait deux stages en bibliothèque, l'un en bibliothèque d'état, l'autre en bibliothèque territoriale, pour ne pas débarquer de nulle part si je réussissais les concours. Mes loisirs tournent autour de la culture: livres, presse, BD, cinéma, théâtre... rien de très original en réalité : je sais qu'être fan de jeux vidéo, par exemple, est un atout, mais je joue vraiment très peu. Ma question est la suivante : comment valoriser ce parcours très commun, pas particulièrement attrayant? Autres questions : est-il possible de connaître le pourcentage de reçus/collés aux concours de la fonction publique territoriale? Si, vraiment, je postule partout, même dans le plus paumé des bleds, ce que je suis prête à faire, y a-t-il vraiment un risque qu'on me refuse toute demande? Je suis prête à déménager à l'autre bout de la France. Est-ce qu'étudier à l'ENSSIB serait un atout? J'en ai eu des échos assez peu enthousiastes, mais ça reste quand même une école de formation aux métiers des bibliothèques... J'ai eu une préparation au concours qui m'a apporté des connaissances professionnelles, est-ce que je peux en tirer parti? Encore un autre boulet que je traîne: je n'ai pas le permis. Mon profil est-il rédhibitoire? Merci de vos réponses!
  16. Bonjour à tous ! Je relance ce topic un peu ancien mais terriblement d'actualité ! Je me présente, Léa, je suis étudiante en DUT AS Métiers du livre, option bibliothèques à l’IUT Bordeaux-Montaigne. J’écris actuellement un mémoire sur les « médiathèques à l’heure du développement durable ». J'ai mis en place un petit questionnaire pour découvrir les médiathèques qui organisent des actions en faveur du développement durable (les projets et les limites qu'elles rencontrent). Même si vous ne vous sentez pas concerné par la problématique, votre avis m'intéresse ! Il est un peu long (8 min.) mais si vous avez des questions ou des remarques, n’hésitez pas écrire sur le forum (ou à me contacter par email sur chappat.lea@gmail.com). Je donne mon avis ! Débuter le questionnaire. Merci à tous pour vos réponses !
  17. Chez nous c'est par thèmes ou genres littéraires, adultes ou enfants, sur papier. Mais ce sont des "sélections". Enfin officiellement parce qu'en réalité on met parfois, pour certains thèmes, la totalité des ouvrages du thème. Jamais on n'a employé le mot bibliographie, compliqué pour le public et qui suggère une sorte d'exhaustivité et de notion "d'ouvrages de référence" qui ne correspond pas du tout à ce qu'on propose. Pas plus qu'on utilise filmographie ou discographie. Pour l'actu, en fait on sort un bon vieux "bulletin des nouveautés", pour la fiction. De toutes façons toutes les nouveautés se retrouvent sur l'onglet nouveautés du catalogue en ligne, mais ça oblige les gens à cocher préalablement pas mal de filtres et ils ne le font pas. Du coup ils se retrouvent avec 600 nouveautés (on est en réseau) classées par ordre chronologique de "mise en nouveautés" et ils abandonnent. On n'a pas un bon logiciel pour ce truc. On sort parfois une liste de livres afférents à une expo mais ce n'est pas systématique. Et puis on a remarqué que la majorité des publics aime emporter son bulletin des nouveautés romans de "sa" bibliothèque de rattachement (ou de proximité) et le lire et cocher chez eux, tranquillement. Alors on continue. C'est plus cher en papier, mais tout mettre en accès numérique si personne ne l'utilise, franchement ...
  18. Les médiathèques et les bibliographies... Entre le numérique et le papier, qu'elle sont vos pratiques des bibliographies ? - Avez-vous trouvé un autre nom ? Le mot même n'est pas facile à s'approprier par le public. - Bibliographies jeunesse : faites-vous des bibliogr d'actualité jeunesse ? Seulement par thème ? Par âge ? - Est-ce une bonne idée de faire une version papier (plus courte) et une version numérique (plus longue) d'une même bibliogr ? Dites moi vos expériences (ou donnez-moi le lien si le sujet est déjà traité
  19. Il n'y a pas de "discours usé sur l'ABF" sinon celui qu'elle tient sur elle-même. 1) Il y a une réalité de perception qui change, comme le vécu des personnels, et les récentes interpellations faites à l'Association sur son action et sa représentativité par "la base" le prouvent, qu'elles soient justifiées ou non. Le "discours usé" serait éventuellement celui des réponses apportées à cette "base" par l'association elle-même. Depuis 2015, Lyon, Toulouse, Marseille, Paris, Grenoble, Clermont-ferrand, Rouen, Rennes, Dijon, Le Grans Auch etc...y compris des BU, ont connu des mouvements de grève. Un témoignage : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1632168-bibliothecaire-je-suis-en-greve-je-refuse-de-travailler-dans-une-usine-culturelle.html Et 2 articles d'Archimag la-dessus : http://www.archimag.com/bibliotheque-edition/2015/06/19/grèves-bibliothèques-généralisent-france http://www.archimag.com/bibliotheque-edition/2015/06/15/bibliothèques-seront-elles-fusibles-crise-économique 2) Il y a aussi une réalité chiffrée dont on parle bien peu. Idem pour le "renouvellement des adhérents". En 1987 on pouvait lire ceci dans une étude ABF (dont la methodologie est interessante par ailleurs http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/41563-travail-sur-le-fichier-des-adherents-de-l-abf.pdf ) :" Chaque année l'A.B.F. enregistre un nombre important de nouvelles adhésions. Mais au lieu d'augmenter les effectifs, ces nouveaux membres ne viennent guère que compléter les vides laissés par le départ d'autres membres." En 2015 on peut lire ceci dans Actualitté https://www.actualitte.com/article/monde-edition/une-campagne-d-adhesion-de-l-abf-pour-casser-les-idees-recues/53783: Pour l'année 2014, l'association fait part d'un chiffre de 2610 adhérents, dont 721 nouveaux inscrits dans l'année. Le nombre est en hausse depuis plusieurs années, mais encore loin des niveaux du début des années 2000, plus proche des 3500 adhérents. Pour y remédier, l'association espère rassembler plus de personnel des bibliothèques spécialisées ou universitaires, et « casser » une image très liée aux bibliothèques de lecture publique. Je ne sais ce qu'a donné cette tentative d'enrayer la chute par un trèèès large ratissage et cette volonté affichée de se voir moins perçue comme "liée aux bibliothèques publiques" (!) tout en tenant un discours qui semble avoir fait long feu : Mais nous voulons aussi nous adresser, par exemple, aux agents de catégorie C, qui ont l'impression que l'ABF n'est pas faite pour eux. Ceci dit cette campagne de 2014 (illustrée par les super dessins de Bibliopathe) a du porter ses fruits puisque l'association affiche sur son site 3000 adhérents fin 2016. Mais, la précision importante est donnée clairement : 3000 adhérents : professionnels des bibliothèques ou concernés par le livre et l’univers numérique ainsi que les différents supports de culture et d’information (libraires, éditeurs, prestataires de services…), établissements ou collectivités (bibliothèques, centres de documentation, municipalités…) Effectivement la largeur du râteau est impressionnante. Les chiffres moins. On aurait du rajouter "les lecteurs", vu qu'ils sont très concernés. Mais qu'en pensent les agents des "bibliothèques municipales". Ils sont en train de s'exprimer justement, face à des réalités de terrain de plus en plus brutales, particulièrement dans les intercos et métropoles. Donc on verra bien... D'ailleurs, comme dit la Présidente en conclusion "Ce qu'en fera la nouvelle génération... c'est la suite du parcours !" Ben tiens, tiens Simone, passe-moi la savonnette, faut que je me lave les mains....
  20. Salut les gars bon, je ne me sens pas par cette chaleur l'énergie de faire un long discours pour défendre encore une fois l'ABF (je la garde pour un plaidoyer des bibliothèques à l'extérieur de la profession), mais je préciserai deux choses: - les statuts ont bel et bien été changés en 2006, ce qui semble relativement récent au vu de l'ancienneté de l'asso - Ferris, ta remarque sur l'enssib et les commissions montre ta méconnaissance du sujet: les membres de celles-ci ne viennent que très rarement du cursus enssib. Et on ne peut nier leur dynamisme et leur participation à l'évolution du métier et aux réflexions internes (RH, jeux vidéo, labenbib, international, jeunesse etc). Bref, sortons un peu de ce discours usé sur l'ABF, usé car quand on voit le renouvellement de ses adhérents (qui sont de plus en plus jeunes) et le dynamisme de bon nombre d'entre eux, je me dis, encore et toujours, que le meilleur moyen pour faire bouger une association, c'est d'y participer... et que ça fonctionne. J'ai moi-même constaté l'évolution au fil de ces années. Ce qu'en fera la nouvelle génération... c'est la suite du parcours !
  21. Tu as des tapis en laine ou en coton mais c'est plus cher que le polypro ou le sisal, et surtout plus difficile à nettoyer. Vois d'abord avec la femme de ménage car il faudra le faire chaque jour ou après chaque animation sinon c'est un nid à bactéries pas possible. Et le shampoing à sec, c'est cher aussi. Prends pas de l'uni, on voit tout de suite les taches. http://www.benuta.fr/?&mkwid=srE5vozp0_dc&pcrid=162191663915&pkw=%2Btapis&pmt=b&gclid=COuG89bZjtQCFQ46GwodZqMPrw Nous on a un peu ça, en laine, mais on le roule après chaque animation http://www.benuta.fr/tapis-en-laine-dip-dye-bleu-3.html . En 2m sur 3, avec des coussins autour, ça te fait un espace bébés lecteurs ou heure du conte assez sympa.
  22. Bonjour, Pour équiper les espaces jeunesse de nos médiathèques, je suis à la recherche d'une alternative à l'achat de tapis en polypropylène pour des raisons écologiques, hygiéniques et d'entretien, tout en souhaitant conserver le côté convivial et chaleureux des tapis. J'ai testé plusieurs autres produits, mais aucun n'est satisfaisant: tapis en cisal peu confortables, tapis en mousse peu esthétiques... Pourriez-vous me faire part de vos expériences à ce sujet, si vous en avez ? En vous remerciant Cordialement Saskia77
  23. Bonjour, Pour équiper les espaces jeunesse de nos médiathèques, je suis à la recherche d'une alternative à l'achat de tapis en polypropylène pour des raisons écologiques, hygiéniques et d'entretien, tout en souhaitant conserver le côté convivial et chaleureux des tapis. J'ai testé plusieurs autres produits, mais aucun n'est satisfaisant: tapis en cisal peu confortables, tapis en mousse peu esthétiques... Pourriez-vous me faire part de vos expériences à ce sujet, si vous en avez ? En vous remerciant Cordialement Saskia77
  24. Merci beaucoup ! J'ai mes résultats et je suis première sur liste complémentaire ! J'espère que ça passera et qu'il y aura un poste pour moi. Je vais quand même prendre contact avec les SCD dès que les postes seront publiés (sait-on jamais...). Peut-on connaître les désistements s'il y en a ? Comment ?
  25. Y a pas de bibli-miracle. Surtout dans les petites, qu'ont pas de sous ni de personnels, mais le miracle c'est toi qui doit le réussir. C'est un vrai challenge. Et c'est finalement beaucoup plus valorisant, quand ça marche, que d'être bloqué dans les tâches routinières d'une grosse structure. Lis ce que je répondais à une collègue en 2013 la-dessus http://www.agorabib.fr/topic/192-question-de-management/#comment-1978 Suffirait donc de montrer qu'on en veut et qu'on s'en donnera les moyens ? Ben oui, finalement c'est un bon résumé des entretiens réussis. T'as un produit à vendre, toi, ta disponibilité, quelques projets, pas trop. Les élus sont peu compatibles avec le jargon bibliothéconomique. Parfois les enthousiastes qui vident leur sacoche de projets, de rêves, d'envies et de diplômes sur la table, ça les indispose. Ce qu'ils veulent, c'est te connaître toi, d'abord. Pourquoi tu as choisi leur commune, est-ce que tu comptes rester, est-ce que tu as une idée bien claire des moyens que tu auras pour bosser, est-ce que toi, parisienne de culture estudiantine, tu as une idée claire de ce qu'est un tout-public rural ? Ils ont des doutes et les aisselles qui suintent. Donc tu les rassures, tu les charmes, t'étales pas ta science de documentaliste dont ils se foutent éperdument, et surtout, tu te renseignes à fond sur le terrain, LEUR terrain, ses associations, ses partenariats possibles etc...A la fin de l'entretien tu es compatible. Ou non. Bon, pour le corsage, faut éviter le dégrafage évidemment. Ou éviter le corsage, carrément. Ceci dit, en été, si l’ambiance est cordiale, il n'est pas interdit de défaire un bouton de plus, ou deux, à un joli chemisier. Et de te pencher légèrement vers Monsieur le Maire à certains moments pour appuyer une partie de ton discours, souriante et rougissante comme tu le fais déja. Et s'il rougit et sourit aussi, c'est gagné. Evidemment tout doit rester dans le stylé, la légèreté, l'aisance, l'élégance parisienne. On appelle ça une démarche positive vers la convivialité. Et tu l'auras ton CDD de 6 mois
  26. Oh là là que de choses rassurantes, merci Ferris ! Je vois très bien le genre , c'est un sport très pratiqué parmi les chercheurs en littérature, et je m'y suis pas mal frotté, pas toujours avec succès... parmi les dizaines de raisons d'arrêter cette thèse c'était aussi ça : devoir sans cesse rivaliser (donc être seule) avec des têtes qui se la jouent (moi j'ai fait l'ENS, et toi t'es d'où?), et qui sont incapables de faire rentrer dans les cases de "ce qui est sérieux" des études transversales, sur des livres sans poussière dessus (si ça n'a pas 100ans ça ne mérite pas une thèse, on n'en sait pas encore la valeur). Bref, être un ovni j'ai l'habitude (pendant mon master danse, j'ai bossé d'abord sur la sculpture et ensuite sur les livres, et en doctorat je bossais sur la danse... bah oui quoi, ce qui est riche, c'est d'être le cul entre deux chaises, si c'est chacun chez soi c'est pas drôle ) Mais puisqu'ovni je ne suis pas tant que ça, quel soulagement ! Suffirait donc de montrer qu'on en veut et qu'on s'en donnera les moyens ? Du coup je suis d'autant plus impatiente de trouver cette bibli-miracle ! Pour l'instant dans ma bibli, peu de médiation possible, les utilisateurs du lieu viennent piocher de l'inspiration pour leurs travaux, souvent les profs les envoient pendant le cours (j'entre en courant je sors 25 livres à la minute que je range là où ça rentre, et une fois sur dix, je sors de la bibliothèque avec le livre sous le bras sans rien dire à personne "ah bon, il faut dire quand on emprunte un livre ?" ). J'ai tenté quelques poussées vers le monde culturel, j'affiche les événements en rapport avec leurs études, j'ai même essayé de monter une visite guidée d'une expo, mais j'ai très peu de répondant. La rentrée prochaine sera j'espère une opportunité de repartir sur d'autres modes de fonctionnement, avec une formation à la recherche documentaire (donc aussi au rangement des livres) pour tous les étudiants, et pourquoi pas un blog, j'ai l'été pour voir ce que ça peut donner, et pour convaincre l'équipe administrative et pédagogique que mon rôle pourrait aussi être pédagogique, pas juste du gardiennage d'étagères (pour l'instant je termine le catalogage, mais j'aurai fini avant l'été... ensuite je pourrai me consacrer à faire vivre le fonds, et à développer l'attractivité et l'utilité de la bibliothèque). du coup je garde cette idée sous le coude, atelier tricot ça pourrait presque même déjà se faire dans ma bibliothèque, après tout, il y a des étudiants en mode dans mon école... (mais ils ont déjà des cours de tricot avec des "vrais" profs), j'ai déjà des notes sur des médiations possibles, j'imagine des ateliers d'écriture, de gravure, et bien sûr des littératures performées...bref. ça me manque de lancer l'impulsion chez un groupe pour faire des choses ensemble. J'espère que je retrouverai ça quelque part. tu crois que je me ferais bien voir si j'entre en levant la main en signe vulcain et que je dis "paix et prospérité" ? j'ai jamais tenté en entretien... pour l'instant je rougis et je souris beaucoup, mais ça a l'air de marcher quand même. (le premier qui me suggère de dégrafer mon corsage à la vue du chat de la mairie, je lui lance des torpilles à photons !)
  27. Tu sais, Alice, les CV atypiques et surtout les sur-diplômés (chez les DRH on dit plutôt "vous êtes sur-qualifiée pour le poste", ce qui n'est pourtant pas la même chose) il y en aura bientôt plus que des "normaux". C'est quoi un CV "normal" pour un parcours "normal" de bibliothécaire ? On est tous des atypiques. Moi pareil, j'ai commencé par prof d'histoire, puis en vacataire en CDI, puis Bibliothécaire-homme à tout faire. J'ai aimé. Je suis resté. Prends Nanard (pas trop longtemps, il va s'incruster), il est passé d'informaticien à bibliothécaire en se faufilant par la petite porte de l'associatif. Et t'en a plein comme ça... Bon, vu ce que tu vises, c'est vrai que tu devrais peut-être supprimer de ton CV ton doctorat qu'il est même pas fini, bouh ! Sauf que ça fait un vide temporel dans ta chrono. Et ils aiment pas trop ça, les recruteurs. Chef, on a une Margotton qui cherche à caler sa diagonale du vide entre ses trous temporels, on fait quoi pour l'entretien ? On la prend, mais on sort le canon à plasma, on sait jamais... Et puis il n'y a plus de véritable définition d'une bibliothèque. Tout dépend maintenant de ce qu'on y fait et propose. L'usage a remplacé la définition d'origine, ce qui a considérablement étendu nos missions. Et l'usage dépend aussi des usagers et de leur demande. "Arrêtons de parler de « la » bibliothèque : la réalité de l’institution réside dans les capacités actives de médiation des bibliothécaires ! " (Lire les billets de B. Calenge, un de nos vrais "grands" récemment disparu sur https://bccn.wordpress.com/). Ce qui, dans ton cas pose bien la question : il ne s'agit pas de savoir si ta bibliothèque est une vraie ou une fausse, mais de définir si ce que tu y fais est bien un boulot de médiatrice. Deux formules importantes dans ton texte : ne pas faire seule et service public. Si tu ne quittes pas ça de vue, avec tous les développements que ça implique, tu as tes chances. Y a pas longtemps j'ai balancé à une "collègue" genre j'ai une grosse tête et je veux que ça se voie, qu'au fond mon métier, en fin de vie (ben oui, j'approche de la fin), c'est de rendre service et de faire plaisir. Et que ça me suffisait bien. Suffoquée l'intello, qu'un cadre A fin de carrière puisse résumer son bô métier à cette formule d'animateur de plage. Et pourtant c'est bien ce que je pense et vis....Mais c'est vrai que ce n'était pas son métier que je résumais, seulement le mien Tout ça pour te dire que c'est toi qui définiras ton métier, pas les gribouillis sur ta feuille de paye, comme le dit si bien la charmante Epsy (bon, là je smilise ou pas ?) Ne pas faire seule. Ben oui, l'esprit d'équipe, tout ça.....Regarde Nanard, il est dans une petite bib de rien du tout, bien rurale et tout, où il joue à la marchande, mais pour pas être tout seul à jouer, il a un monté élevage de bénévoles. Et du coup ça fonctionne
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