Louve

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  1. oh mais c'est une très bonne idée le bibliothécaire qui guide une file (espérons là importante!) d'électeurs!
  2. Il me semble que le souci principal évoqué par superbigoud est bien le maintien de l'ouverture au public de la médiathèque en même temps que la tenue du bureau de vote. Parce que sinon organiser un bureau de vote dans une médiathèque fermée, c'est plutôt simple! Ok il y aura de la manutention: bâchage des livres, revues, DVD (quoiqu'en dise Ferris, on n'est pas certains que les crucifix et autres icônes de l'école catholique n'ont pas été cachés...) qui pourraient influencer, déplacement de certains meubles pour installer les isoloirs, table de vote... mais bon pas plus que pour d'autres activités, non? Bref autant de réponses, solutions que de territoires et de lieux!
  3. Honnêtement, je connais peu de bibliothèques qui aient suffisamment de m2 pour organiser à la fois l'accueil du public et la tenue d'un bureau de vote! On est donc bien d'accord que cela semble plus que périlleux cette histoire mais il faut des faits objectifs, tangibles à présenter pour dire non. Par contre si vous avez la chance d'être dans une bibliothèque qui dispose de deux entrées distinctes, avec la rampe qui va bien pour les personnes à mobilité réduite (et les poussettes, faut pas les oublier non plus! ;-)), d'avoir une grande salle à part, ou alors un espace tel que vous pouvez recréer sans problèmes un bureau de vote, il sera difficile de refuser!
  4. Bonjour, Ferris a très bien rappelé les règles en vigueur en France pour garantir que chaque électeur vote en son âme et conscience. On pourrait donc opposer le maintien de l'ouverture de la bibliothèque en même temps que la tenue du bureau de vote; Cependant, avant d'aller râler auprès de la tutelle, du maire, de la préfecture pour cette nouveauté qui semble bien loin des missions premières d'une bibliothèque (encore que dans d'autres pays cela se pratique...), je préconise de creuser un peu plus: où sera situé le bureau de vote? au cœur des collections? dans une salle à part? quelle sera l'accessibilité de ce bureau de vote? entrée séparée? organisée de telle sorte que les électeurs ne soient pas obligés de traverser tooooouuuute la bibliothèque pour y entrer? Dans le cas contraire, effectivement il va falloir cacher tous les titres qui pourraient avoir une influence sur le vote... sécurité du lieu: vu l'actualité, vu l'enjeu de cette élection la question de la sécurité des personnes n'est pas à négliger présence de vigiles? cordon de sécurité? une réunion de concertation sur le lieu , les modalités... est-elle prévue avec les collègues de la collectivité en charge de l'organisation des élections?
  5. Sollicitée par ActuaLitté, réponse de la SCELF: https://www.actualitte.com/article/amp/monde-edition/taxer-les-lectures-a-voix-haute-en-france-des-precisions-a-apporter/70261 Honnêtement, je suis un poil méfiante et attends de voir. Étonnant qu'autant de bibliothécaires aient mal compris le courrier, si tel est le cas, il faut urgemment que nous suivions tous des cours de compréhension de textes ! Et, il y a ce passage: "Les lectures par les bibliothèques : contrairement à que vous suggérez encore, aucune démarche n'a été effectuée par la SCELF depuis sa rencontre avec l'Association des Bibliothèques de France, le 7 novembre dernier, rencontre qui s'est déroulée dans une atmosphère très cordiale. Cette question fait actuellement l'objet d'une réflexion approfondie au sein de la SCELF, l'objectif étant de parvenir à définir les termes d'une solution qui respecte l'ensemble des intérêts en présence" Préciser "l'atmosphère cordiale" ça me fait sourire, si les bibliothécaires utilisaient des modes de revendications violents, bruyants, musclés... ça se saurait ! Rappelons aussi que cette rencontre s'est tenue après que l'ABF, prévenue par nombre de bibliothécaires (à juste titre!) inquiets, ait sollicité la SCELF. La SCELF ne dit pas que les bibliothèques ne paieront jamais mais qu'une réflexion est en cours. Je pense qu'ils ont du mal à faire une croix sur cette possibilité (pas si avantageuse) de faire rentrer de l'argent dans les caisses. Restons vigilants... Encore que, vu l'époque, peut-être que nos priorités seront de maintenir des bibliothèques...
  6. Bon, bin ce n'est pas terminé cette histoire... https://www.actualitte.com/article/amp/monde-edition/la-scelf-prepare-les-enfants-a-ne-jamais-aimer-les-livres-ni-la-lecture/70124 La bonne nouvelle : la SCELF a été interpellée par ceux qu'elle est censée défendre. Il m'est avis que nombre d'auteurs, illustrateurs, éditeurs n'étaient pas au courant... Je me dis que, peut-être, le fait que j'ai évoqué ce courrier et les conséquences désastreuses qu'aurait son application, auprès d'éditeurs et d'auteurs de ma connaissance a pu jouer. Le colibri c'est joli et ça fait beaucoup malgré sa petite taille!
  7. Wep! Cependant il aurait pu s'appeler Grosnichons, Anus, Labite ou Meurdesoif et avoir le même type de réaction ! Le nom ne fait pas l'homme! C'est quoi ces préjugés cher Ferris ? Non mais!
  8. Bonne nouvelle de la journée, même si rien n'est terminé : http://www.livreshebdo.fr/article/la-bibliothecaire-suspendue-pour-avoir-defendu-un-livre-sur-lhomoparentalite-obtient Le droit a une temporalité longue. Je souhaite que notre collègue soit bien entourée parce que cela doit être lourd...
  9. Entièrement d'accord ! Mon inquiétude du jour : dans quelques semaines auront lieu des élections importantes et selon la personne élue à la présidentielle, celles à la législative, la démarche ne sera pas la même... Sinon, mon poste je l'ai choisi, poste basé dans un territoire quelque peu compliqué. Tous les jours j'affiche ma formation, mes compétences, mon expérience parce dans ce territoire se présenter en tant que professionnelle avant tout est ce qui me permet d'être entendue, écoutée, comprise. Et je peux vous dire que de me positionner de cette façon m'aide parce que j'ai plusieurs fois serré les fesses vu que j'avançais (j'avance encore) sur un fil et que le matelas de sécurité ne me semble pas efficace à 100%... Dans ce genre de contexte, tenir le cap, ça demande de l'énergie...
  10. Oh mais rien n'est facile dans ce travail! ;-) Entre le collège persuadé d'être un intellectuel de haute volée et tellement supérieur à la populace, l'autre qui menace de rendre son tablier parce que je lui demande de faire un point sur les différentes maisons/éditions de new romance/érotisme (parce que les lecteurs ont exprimé le besoin de s'y retrouver), celle qui trouve que ce serait vachement mieux d'ouvrir de 9h à 12h et de 14h à 17h, les gens n'ont qu'à se démerder pour venir quand on est ouvert... Ceux qui trouvent que payer un intervenant qualifié, compétent pour mener un atelier d'écriture, ce n'est pas utile. Des exemples, j'en ai un paquet! Comme toi j'affirme le fait de n'être pas auteur, illustrateur, libraire, prof.... Nous sommes des bibliothécaires au service de la population et notre travail c'est de faire le lien, de donner à tous la possibilité de se faire une idée, une opinion, de trouver les intervenants qui feront écho chez nos publics, de veiller à ce que chacun trouve son compte. Nous y arrivons doucement : le partenariat avec la librairie, 9 mois de travail en amont (pas en continu je te rassure!) parce que si je voulais que ça fonctionne, il fallait bien que les collègues soient convaincus. J'insiste aussi sur la formation, la loi, la réglementation. Nous ne sommes pas le village d'irréductibles Gaulois, nous faisons partie d'un tout qui s'appelle la collectivité et quand un projet est bordé, carré, argumenté, explicité, les élus nous suivent plus facilement. Et finalement, même s'il m'arrive de ronchonner, ça me plaît bien que nous ayons encore tant d'évolutions à mener, de savoir que rien n'est figé. L'avenir est entre nos mains.
  11. Merci Ferris! J'aime quand tu mets les pieds dans le plat! Tu as très bien exprimé ce que je pense! J'ajoute qu'il n'y a pas que les collections qui posent soucis! Il y a aussi chez nombre de bibliothécaires ce sentiment d'être "supérieur", d'être à part, parfois même d'être contre les autres (entendre la collectivité, parfois même les usagers) par principe. J'ai pris mon poste il y a très exactement 2 ans et 8 mois. Je rends compte à ma hiérarchie, à mes élus. Je leur fais valider les projets y compris ceux pour lesquels on m'avait dit " pffff ça ne passera jamais". La contrepartie est qu'il faut écrire, formaliser. J'accepte d'étudier les propositions de chacun à partir du moment où c'est construit, argumenté. Je souhaite que les usagers puissent participer. Ça avance doucement mais ça avance. Nous achetons désormais des Harlequins qui sont très empruntés et par beaucoup d'usagers différents. J'ai demandé à ce que le règlement soit revu car, alors que nous sommes en prêts/retours totalement automatisés, les enfants pouvaient emprunter en adultes donc "on est obligé d'avoir des collections "décentes". Ou comment se mettre en difficulté face à un parent mécontent. Hier matin c'était notre 1er rendez-vous "échange autour des coups de coeur et coups de griffe". Laisser les lecteurs dire qu'ils n'ont pas aimé, misère ça n'a pas été simple à faire entendre, comprendre. Enfin, bref, en partenariat avec la librairie locale, nous avons créé un macaron qui sera collé sur le livre par le lecteur lui-même, macaron qu'il peut accompagner d'un marque-page avec sa critique et que nous laisserons dans le livre. Macaron et marque-page qu'utilisera aussi la librairie puisque ces rendez-vous se dérouleront alternativement à la bib et à la librairie. Une des participantes à déclaré " bon, je vais être franche, je ne venais plus à la médiathèque car j'avais le sentiment que l'on gênait, que l'on était jugé. J'ai senti un changement alors je vais reprendre ma carte". Étonnement, surprise de mes collègues. Quant à moi je suis ravie car cette dame s'est senti autorisée à donner son avis. Quant à l'ABF, effectivement j'aimerai un peu plus de radicalité, moins de "Bisounours", que l'on réfléchisse vraiment à notre profession. Et oui, ça me fiche de l'eczéma que dans nombre de bibliothèques il n'y ait que des bénévoles. Et non, selon moi la réflexion " il vaut mieux des bénévoles que pas de bib" n'est pas tenable, ni entendable. Comme le fait de dire en creux que passer par le bénévolat fera de vous un bon professionnel. Posons-nous avant tout en professionnels, avec des procédures, des écrits, et moins en militants. Et là y'a du boulot !
  12. Je rejoins Ferris sur les postures des bibliothécaires, je suis toujours effarée par la violence de certains vis à vis des lecteurs : " Oh là, t'en a encore une qui m'a demandé des Harlequins" Ou encore " du Musso, du Levy, je vais vomir" Sans compter " moi vivante, jamais un Martine n'intégrera les collections". "S'ils veulent cette merde ils n'ont qu'à se l'acheter" C'est oublier que nous sommes payés pour être au service de la population, pour mettre en oeuvre une commande politique. Alors oui, parfois ça pique, ça grince, c'est compliqué. Une de nos forces dans ces cas-là est d'avoir fait validé par les élus le projet de la bibliothèque du règlement à la charte des collections. Une de nos forces est de nous présenter en tout 1er lieu comme des professionnels au même titre que les collègues des autres services (espaces verts, services techniques, écoles...). Il est possible de le faire en gardant une éthique, en restant droit dans ses bottes et surtout en étant cohérent. Si on hurle à la censure, il faut prouver que nous n'en faisons pas nous-mêmes... Il faut aussi être au clair sur ce que nous voulons. Personnellement je ne suis pas convaincue par les points lecture, petites bibliothèques qui ne fonctionnent qu'avec des bénévoles et des horaires minimum. C'est accepter que la bibliothèque n'est pas importante, qu'elle peut se contenter de peu ce que nous n'accepterions pas pour un musée, une piscine... Je dis régulièrement à mon équipe que nous sommes des professionnels, que nous travaillons pour les publics, que nous ne sommes pas là pour édifier le peuple, que nous devons nous intéresser à tous. Alors oui ça demande du travail, oui nous allons parfois travailler sur des sujets qui ne sont pas notre tasse de thé, ce qui prime ce sont les publics dans toute leur diversité.
  13. Bonjour ! Dans la série ce_que_jattends_de_labf: Une étude objective et factuelle sur les recettes engendrées par les bénévoles. En effet une bib qui tourne avec des bénévoles fait des économies indéniables en terme de masse salariale. Masse salariale qui est un des leviers d'économies pour nombre de collectivité. Interpeller, interroger le CNFPT et les CDG sur les concours: je suis extrêmement choquée de voir que selon les CDG organisateurs, l'application des textes n'est pas la même (cf. diplômes acceptés), pire que le déroulé des épreuves n'est pas le même non plus (plusieurs cas sur le groupe public vous avez passé un concours) L'ABF n'est pas un syndicat mais ce serait bien d'intervenir au niveau de la rémunération, de l'égalité d'accès. Je ne comprends toujours pas pourquoi le concours de conservateur territorial est le seul à exiger 7 ans de services public pour le concours interne contre 4 pour les autres concours quelle que soit la filière ! Reposer la question des horaires d'ouverture et de leur adéquation avec les publics. Une donnée intéressante : le nombre de collègues des autres services (finances, rh, techniques...) fréquentant une bibliothèque. Belle journée !
  14. Bonjour ! Avons-nous des éléments de réponse sur la position de la SCELF ? Rien depuis la rencontre du 14 novembre et je crains que la SCELF laisse trainer l'affaire pour mieux y revenir plus tard... J'ose espérer que je suis un peu trop pessimiste... Mais force est de constater qu'il y a eu un test de la part de la SCELF : tentons pour voir qui paiera et quelles seront les réactions puis nous reajusterons notre méthode pour finir par réussir à faire payer....
  15. Bonjour! Alors, ce qui me ferait vraiment plaisir c'est qu'on parle de nos difficultés, des complications diverses et variées que l'on rencontre dans nos établissements...Oui, il y a des endroits où c'est joli, où il y a de l'argent, du personnel, tout ça tout ça Mais quid de toutes ces bibs qui rament pour boucler le budget, qui sont obligées d'aller chercher les subsides avec les dents, qui doivent dire, redire, re-re-dire qu'un progiciel métier c'est pas juste pour faire joli: ON EN A BESOIN! Que non, Mr Michu à la bib en reclassement ça pas être possible, que Mme Zouzou qui ne peut travailler au contact du public , la nommer en section jeunesse, c'est pas l'idée du siècle, que les bénévoles, oui, mais pourquoi vous ne faites pas appel à eux pour les centres de loisirs, crèches, seniors, espaces verts... Et puis il faudrait aussi remettre un peu de transparence et d'honnêteté: la ville qui ne déclare aucun poste vacant (adjoint, assistant, bibliothécaire), en jurant ses grands dieux que non, non, non on n'en en pas (et parfois c'est vrai) mais qui en fait attend que Machinette ou Machin décroche un concours pour le nommer... Ca peut durer longtemps ce petit jeu... Trèèèèèèsss longtemps.... Et toutes ces bibs qui ont la même équipe depuis plus de 20 ans, parce tout de même une des caractéristiques de la territoriale c'est "on ne bouge pas! surtout pas!" La non-mobilité extrême ce n'est pas très bon tout de même. Qu'aujourd'hui c'est compliqué quand même. Alors oui, il y a de supers -thécaires, des supers idées, et on arrive à faire mais pas toujours dans le joie et la sérénité...