Louve

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  1. @Nausicaa Comme dit Ferris, le service question/réponses de l'enssib sera à même de répondre. Concernant les nominations, en état, que ce soit BIBAS ou Bib, la majeure partie des postes (pour ne pas dire la quasi totalité), est en région parisienne. Donc mobilité à envisager...
  2. Ca me semble compliqué de démissionner avant d'avoir réussi un concours! Et je ne suis pas sûre que l'on puisse démissionner suite à la réussite à un concours! En territo, ce n'est simple pour personne, y compris les con's! Il faut accepter d'être mobile. J'ai eu la chance de pouvoir choisir mon poste et de commencer dès la fin de la scolarité; cette chance je l'ai provoquée car j'ai acceptée de quitter une région, une ville où je serai vraiment restée avec plaisir et j'avais commencé à candidater avant la fin de formation. Certains camarades de promo ont cherché beaucoup plus longtemps (1 an et demi sans poste ça fait long...), prof ou pas prof... Et puis le boulot de con's ce n'est pas celui d'adjoint ou d'assistant; la question est aussi de savoir ce que l'on veut faire...
  3. Bonjour, Je rejoins OlivierH et Ferris: une reconversion n'est jamais simple, en bibliothèque, actuellement encore moins! Les faits: Titulaire du CAPES avec 20 ans d'ancienneté, ç'est un sacré gap par rapport à un poste d'adjoint du patrimoine (C) ou d'assistant de conservation (B)... Il faut le prendre en compte! Une baisse de salaire aussi importante n'est pas anodine! Surtout si l'on ajoute les contraintes du métier: travail pendant les vacances scolaires, en fin de journée... Pour rappel en territo, c'est 25 jours de congé annuel (5 semaines donc), plus des RTT si on travaille plus de 35h/semaine, et parfois dans certaines collectivités de scongés dit "traditionnels" mais ceux-ci tendent à disparaître, la cour des comptes n'appréciant pas franchement... Bref, au niveau vie de famille ce peut être un grand chamboulement pour qui a eu l'habitude d'un autre rythme de travail... Les profs qui réussissent le concours: effectivement, cela arrive (ce n'est pas la majorité) mais si je prends le cas des conservateurs, en territo, certains ont mis du temps à trouver un poste à l'issue de la scolarité. Sur la liste d'aptitude con's certains cherchent un poste depuis plus de 3 ans maintenant... D'autres ont été nommés récemment après avoir cherché pendant 2 ans...Bib, c'est pareil... Restent les concours état. Certes on est sûr d'avoir un poste à la sortie mais à côté de chez soi, c'est vraiment perle rare! En sortie de concours la majorité des postes sont à Paris, très peu en province... Donc sans mobilité géographique, cela va être très vite compliqué... Les recrutements: honnêtement, en ce moment la tendance n'est pas au beau fixe, il n'est qu'à regarder les annonces d'emploi pour réaliser qu'elles sont plutôt peu nombreuses (cap-territorial, rendez-vous emploi public, emploi territorial). En résumé: c'est possible, loin d'être simple mais possible à condition d'être mobile, d'accepter de perdre en salaire, de changer son organisation... A chacun de voir s'il est prêt à cela...
  4. Suis-je heureuse dans mon poste? Oui, la plupart du temps. Je l'ai choisi ce métier, le poste que j'occupe également, c'est déjà beaucoup! Après, comme dans tout métier, il y a des avantages et des inconvénients. Commencons par le moins rigolo: au regard de la charge de travail, je ne suis pas payée autant que dans d'autres métiers, filières! gérer un réseau, c'est gérer de l'humain: les équipes, les usagers, les élus... Et ce n'est pas tous les jours une sinécure, loin s'en faut! qui dit bibliothèque, dit en adéquation avec les attentes et besoins des publics, des usagers donc je travaille en partie quand les gens peuvent venir soit le samedi, le week-end, le soir... FPT donc 25 jours de CA, plus 22 jours de RTT (207 jours travaillés à 7h45 soit, 38h45/semaine) certains jours, j'aimerai avancer plus rapidement mais les projets, les évolutions, cela prend du temps. Ce qui est sympa: les jours ne se ressemblent pas ce métier me donne l'occasion de rencontrer des auteurs, des artistes, de provoquer les rencontres entre ces artistes et les publics et ça c'est vraiment chouette vu le contexte, il nous faut inventer, innover, adapter, la bibliothèque est un organisme vivant en constante évolution, donc pas d'ennui! gérer l'appel d'offres du papier toilettes, celui des documents, une rénovation c'est un tout. C'est intéressant avoir affaire à de l'humain, en fait la gestion d'équipe est ce qui me plaît le plus dans cette histoire! travailler avec les différents services de la collectivité, soit les espaces verts, les finances, les RH, la politique de la ville, les musées, la com... Parce que seuls, nous ne sommes rien. Vraiment intéressant même si parfois ça grince un peu Voilà, à chaud. Ce qui est certain, c'est que je suis loin d'un poste tranquille, d'une routine.
  5. Bonsoir, J'ai été assistante de bibliothèque puis chef de projet chez un éditeur de progiciel documentaire;informatiser, réinformatiser des bib de toutes tailles, de toutes formes, tripatouiller les bases de données, c'était un vrai bonheur! Retrour en bib, passage du concours de con's, aujourd'hui directrice de réseau mais il n'est pas dit que je ferai ça toute ma vie! Aujourd'hui je dirige l'équivalent d'une PME, donc je me dis que je pourrai faire valoir mes talents de gestionnaire, de manageuse, dans une librairie, une société de services.... Je verrai, ce qui est sûr c'est que je me projette vraiment très peu dans l'enseignement.
  6. Ah!! Mais bien sûr! C'est bien pour cela que cette année nous avons lancé une grande opération Le baiser dans la littérature de l'Antiquité à nos jours! Avec: une bibliographie sélective, 6 chapitres: les initiateurs: romans et nouvelles / Les initiateurs: poésies et contes / L'amour et plus si affinités / Dangereuses liaisons: new romance /Dangereuses liaisons: érotisme made in France / Pour aller au fonds des choses des conférences: Belinda Cannone, Octavie Delavaux, Daniel Schick une séance de contes libertins et coquins un atelier d'écriture mené par Amandine Dhée un quizz musical et de films: deviner le titre de films avec des baisers cultissimes!!!!!! Et oui, cher Ferris, nous l'avons fait mais point de calendriers, pour le moment...
  7. Pour le budget d'acquisition, oui je n'ai pas à me plaindre! Par contre j'ai d'autres soucis au niveau investissements, rénovation, développement... Alors je priorise, je hiérarchise, j'invente, je bidouille! Je fais tout pour que la bibliothèque devienne IN-CON-TOUR-NABLE! Les collections y participent mais pas qu'elles!
  8. Pas toujours, tout dépend des publics de la bibliothèque, de l'ambiance du moment, des envies des usagers... Certains titres sont recommandés à la fois par Closer et d'autres... Quand à Causette, leur avis compte mais nous ne partons pas du principe qu'ils/elles ont forcément raison dans leurs propositions! Bref, on en revient toujours au même depuis le début: la collection est là pour les usagers, il est absolument nécessaire qu'ils puissent s'y retrouver. Nos missions sont bien d'inclure est de proposer, pas d'exclure. Les choix de documents participent à l'exclusion ou l'inclusion, donc soyons attentifs et vigilants... @ Ferris: en fait dans le dernier appel d'offres, j'ai précisé quelles étaient nos attentes par rapport aux offices: petites maisons d'éditions, niveau des documents (pas de documents de niveau universitaire) et justement une attente en terme de qualité et de découverte. Nous avions été clairs dans nos demandes et dans le mémoire technique leur avions demandé de nous fournir un exemple d'office. L'office sans aucun retour correspond aux meilleures ventes: toutes les semaines (sans aucune sélection ni censure), nous recevons les titres entrant dans le classement des 200 meilleures ventes chez Edistat, hors livres scolaires, codes, livres de coloriage, livres accompagnés d'objets, rééditions. Ils arrivent le mercredi, sont présenté dans un rayon dédié le samedi à 10h. Le spectre des 200 meilleures ventes est en fait très large: y sont présents des documents édités chez Harlequin, Actes Sud, Viviane Hamy, Toussaint Louverture, Equateur... Chacun se côtoient, les publics aussi! Les résultats sont très positifs!
  9. Livres-Hebdo, c'est bien mais ce n'est pas suffisant! Des critiques ou des recommandations de livres, CD, DVD, sont présentes dans nombre de revues: Télérama, les Inrocks, Libé, Closer (si!si!si!), Voici (et oui!), Femmes Actu, Causette, Alernatives économiques, Le Monde, Psycho, etc. Donc ne pas hésiter à voir ce qu'ils conseillent ou déconseillent, ça nous permet de sentir les tendances, d'affiner nos propositions par rapport à notre public. Concernant les offices: la bibliothèque est cliente, logiquement elle donne des critères au libraire pour qu'il prépare ses offices. Chez nous c'est ainsi que cela se passe, et nous sommes vigilants sur le contenu des offices pour que justement ils nous permettent d'avoir le choix. D'ailleurs, nous sélectionnons dans les offices, nous ne prenons pas tout, clause indiquée clairement dans l'appel d'offres. En plus des offices: régulièrement, achats directs en librairie, présentation de documents par nos fournisseurs (CVS, ADAV, ABRAKADABRA, BDNET). Les collections sont chaque année analysées, le plan de développement revu, affiné. Les règles sont claires; on essaie d'avoir un spectre le plus large possible pour quel a collection ne ressemble pas à une personne. Pour tendre le plus possible vers cet objectif: des gestionnaires de domaines d'acquisition, soutenu par des acquéreurs de domaine. Et bien entendu un responsable de la pol doc qui gère le tout. Ah, et aussi : un document acquis c'est un document désherbé. Gros boulot, mais nos collections sont de bonne tenue, les publics s'y retrouvent.
  10. @ Barbarette, Retour d'expérience, dans le réseau dont j'ai la charge/responsabilité: seuls les documents avec une interdiction légale sont paramétrés. Pour les autres chacun peut emprunter ce qu'il souhaite, où il le souhaite, qu'il ait une carte enfant ou une carte adulte. Avant de dire "oui, mais légalement, ce système où un enfant peut emprunter en adulte, est-ce bien raisonnable, gnagnagni, gnagnagna...": c'est légal! nous n'avons ni dérives, ni hurlements pas de soucis puisque les responsables légaux du mineur sont avertis de notre fonctionnement, à eux de vérifier ce que leurs chères têtes blondes/rousses/brunes/vertes/arc-en-ciel empruntent pas de soucis, ni de cris d'orfraie, la règle étant clairement énoncé et explicité dès le départ J'en reviens à ce que j'ai déjà dit: plutôt que de se prendre la tête, le chou, sur ce_qui_pourrait_arriver et alors on prévoit la parapluie, que dis-je! la parasol! Et encore il pourrait être trop petit ce parasol... sans compter que là on s'approche franchement de la masturbation intellectuelle.. Bref plutôt que le trifouillage de cervelle, pensons à la médiation, au positif. C'est ce que je fais, et ça marche! Bin oui, faudrait voir à arrêter de voir le mal partout. Et bin, si! Selon la taille de la bibliothèque/médiathèque1 où l'on travaille, selon le budget, selon la politique documentaire, on peut très bien de pas être abonné à Charlie. C'était le cas dans une des bibs où j'ai travaillé. C'est de la sélection tout simplement. La neutralité, l'exhaustivité , ce n'est pas possible à mettre en place dans une bib mais bon sang de bonsoir, les acquisitions elles se font en fonction DU PUBLIC, de ses besoins, ses attentes, ses demandes, et non en fonction de ce que le -thécaire pense que "c'est bien pour le public et puis parce que quand même, on est là pour le guider". On en revient au pluralisme. Louve_adepte de Closer, Biba, XXI, Vincent Borel & cie 1- et pas de réflexion graveleuse sur le fait que la taille ça compte! ou pas! Je sens bien que sur ce coup Ferris pourrait réagir!
  11. Bon, comme d'habitude, Ferris ont bien détaillé, bien expliqué. J'ajoute mon -en,fin mes!- cailloux à l'édifice: concernant les automates de prêt: si tu paramètres correctement ton système, un môme de 10 ans ne pourra jamais emprunter un film interdit aux moins de 16 ans. Quand je parle d'interdiction, on est bien d'accord qu'il s'agit des interdictions légales. Je ne crée pas d'interdiction de bibliothécaire! ne pas oublier que le bandeau bien visible "interdit aux moins de 16 ans" risque d'attirer des ados gonflés d'hormones et que rien ne les empêchera de lire sur place... Un principe de base: ne pas anticiper le pire car c 'est avec ces "et si, il se passe ça? et si on me gronde? et si y'en a un qui se fait mal",etc,etc que l'on infantilise tout le monde, que l'on ne fait plus rien par crainte. Et puis franchement, statistiquement, il y a moins de problème que tout ce qui est prévu dans nombre de règlements intérieurs de bibliothèque....
  12. Tellement vrai! J'ajoute même que tu peux donner l'âge de la bibliothécaire à la tête du rayon! Le problème des bibliothécaires "miltants" est que leur militantisme prend parfois des allures de dogme et là ça devient gênant car, juste à fleur d'eau pointe l'idée que le bibliothécaire est "au-dessus", "meilleur, "supérieur". Ce qui n'est jamais très bon. Ce qui me fait tiquer, c'est aussi cette réflexion: c'est suffisant, plein de préjugés. Les préjugés, les a priori ce n'est pas le meilleur moyen pour les rencontres. Louve_adepte_des_a posteriori
  13. Bonjour Barbarette, Comme l'a très bien rappelé Ferris, sachant qu'il n'y a pas pas de lois sur les bibliothèques, que pour les Bibliothèques Municipales, les patrons ce sont les élus,une seule solution pour que tout se passe au mieux: la charte des collections! Une charte qui permet de donner une ligne claire, une charte signée, comprise, appropriée par les élus car ainsi ils pourront mieux répondre quand Mme Michu viendra se plaindre que les affreux bibliothécaires ont acheté tel document, que M. J_en_veux_à_la_terre_entière voudrait bien qu'on ait un document qui explique commet éradiquer ses voisins... Cette charte abordera aussi clairement la question des dons et des pilons. Des dons pour pouvoir très facilement refuser l'offre généreuse de vieux roudoudous dont on ne ne servirait pas pour démarrer un feu tellement ils sont imprégnés d'humidité et moisis; des pilons pour éviter les cris d'orfraie quand on jette nos vieux roudoudous. La politique documentaire s'appuiera sur cette charte; cette politique documentaire -pour être efficiente- s'appuiera sur différents outils , indicateurs dont (liste bien , bien loin de l'exhaustivité!) : plan de développement des collections, publics cible, analyse des collections: taux de rotation, taux de fonds actif fonds documentaire en résonnance, cohérence avec l'environnement... Notre métier de bibliothécaire c'est de donner accès à l'information, si nous n'avons pas , on réroriente, on téléphone même à la bib A parce qu'eux ont le document convoité, si on le peut , on le fait mettre de côté, mieux encore, on le fait venir! Proposons une collection la plus large possible , pas tant en terme de nombre mais de contenus. Ne cherchons pas à édifier les foules, proposons des documents, des rencontres pour que chacun se construise sa pensée, ses idées en tout liberté.
  14. Tout pareil.... Le syndrome du balancier sans doutes...
  15. le nouveau Bibliothèque(s) est arrivé! 2 articles qui r(é/ai)sonnent vraiment: Lire au Havre, la lecture et les bibliothèques , par Edouard Philippe Neutralité en bibliothèque? par Lionel Maurel et Dominique Lahary