Ferris

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  1. j'ai eu d'autres retours me disant qu'on ne recrutait pas de bac+5 en catégorie C. Alors quoi? Il est interdit de se tromper de voie, il faudrait savoir à 20 ans ce qu'on veut faire? Je croyais savoir et je me suis trompée. Il n'y a pas que le salaire qui compte, je ne me suis pas tournée vers les bibliothèques par hasard! Pourquoi tant de haine du professeur? Si, on recrute du C à bac plus 4 ou 5. En contractuelle au départ, souvent sur des postes de type remplacements maternité, congés maladie, etc..C'est un pied à l'étrier. (Sans doute plus rapide en BM qu'en BMVR dont le mode de fonctionnement est assez lourd) . Ensuite, même si le marché de l'emploi s'affaiblit chez nous, particulièrement chez les cadres, la titularisation devient possible. Dans mon réseau on a recruté deux personnes l'an passé, pour un départ et un congé longue maladie. En recrutement direct. (du C sans concours). Les réseaux intercommunaux, s'ils veulent se développer, recrutent, contrairement à ce qu'on pense souvent, et veillent au moins à maintenir leurs effectifs. Par contre pas à grade égal : si un A s'en va, on évitera si possible de le remplacer par un A....Ce qui n'est pas très nouveau mais augmente. Ce qui te pose un double problème, et là je suis d'accord avec OlivierH : 1) On est dans le recrutement, devenu hélas traditionnel de sur-diplômés pour des postes statutairement décrits comme postes d'exécution. Mais deux bémols sont à apporter : d'abord, les missions qui vont être de fait, confiées à ces agents vont souvent bien au delà des tâches d'exécution. C'est tout l'intérêt des recruteurs : avoir des gens à fort potentiel et leur confier des tâches plus vastes sans souci. Ton bac +5 te donne quand même un éventail d'action autrement plus solide qu'un brevet des collèges, non ? Et ils le savent très bien. Et tu peux ainsi te retrouver assez rapidement à la tête d'une annexe dans un réseau par exemple. 2) C'est vrai que c'est repartir en bas de la grille, et avec des chances d'y rester assez longtemps. Les missions peuvent devenir intéressantes, voire passionnantes (Une de nos dernières recrutées "en remplacement" s'est retrouvée en direct à diriger seule et à temps complet une structure desservant un canton de 4000h environ, avec des bénévoles et le soutien du réseau tout de même), mais le salaire est ce qu'il est : tu démarres à 1522.96 bruts et 20 ans après (si tu ne montes pas en grade, mais c'est théorique, en fait tu grimperas) tu te retrouves à 1719.77 bruts. Jette un coup d'oeil la-dessus http://www.emploitheque.org/grille-indiciaire-territoriale-Adjoint-du-patrimoine-13 Devenir B ou A par cette voie là est assez utopique, à moins que tu n'aies beaucoup de temps devant toi. Qu'est ce qui compte le plus, la carrière, liée au grade, ou l'emploi réel, non lié au grade ? C'est toi qui a la réponse. Et, tu le dis toi-même : il n'y a pas que le salaire qui compte. Ce qui est déjà une (bonne) réponse. Et, toujours d'accord avec OlivierH, devenir bibliothécaire par concours externe sans expérience, est effectivement une vaste hypocrisie. Maintenant, puisque tu as préparé tes concours, passe-les, ce serait dommage. Personne n'a de haine des profs (sauf accessoirement leurs élèves... ). Simplement, dans une profession comme la nôtre qui cherche depuis toujours à affirmer son professionnalisme, voire son existence, notamment à travers des parcours types du genre licence ou DEUG + DUT métiers du livre, dont on peut se demander s'ils ont encore le sens qu'ils avaient dans les années 90, l'arrivée actuelle et massive de profils atypiques sur le marché agace certains parce que ça pose la question de la fameuse "motivation". Tu comprends, si on met sur le même niveau la motivation de la courageuse et méritante jeune fille qui a galéré en DUT + Concours et celle de la vilaine prof décrocheuse "qui s'est trompée" de motivation, y a pas photo. Sauf que tout ça, ces histoires de motivation, c'est aussi bourré l'hypocrisies, de tabous qui bouffent aux mites une profession qui se cherche et s'accroche aux branches. La profession est par définition aussi bourrée de gens qui se sont trompés au départ, notamment en cherchant un boulot peinard souvent décrit comme une sinécure où on attend le client en bouquinant, et en cherchant aussi un statut de fonctionnaire. Si je te disais le nombre d"emplois-jeunes" qu'on a systématiquement titularisés au bout de leur 5 ans, et qui n'avaient strictement aucune motivation particulière, ni pour ce métier ni pour un autre, on aurait de quoi rigoler à propos des motivations . Et ils sont toujours là. Heureusement que les atypiques, ils apportent aussi de l'air neuf la-dedans. Mais c'est un autre débat. Passe tes concours, c'est toujours une bonne expérience, continue tes formations de terrain, (tu as déja deux stages, augmente-moi tout ça), fais-toi connaître dans les réseaux de ta région, pose ta candidature de "remplaçante tout-terrain" partout (et d'abord dans ton CDG) revois régulièrement ton CV en insistant sur ces expériences et accroche-toi à ta branche. Des atypiques qui ont réussi, il y en a sur ce forum. Faudrait qu'ils s'expriment un peu aussi...
  2. Effectivement le bénévolat peut te donner une plus-value. Passer par les BDP pour avoir le meilleur accès à ce genre de parcours. A la fois par le fait d'avoir acquis une expérience de terrain, ce qui valorise toujours une candidature, et par le parcours de la VAE (http://www.onisep.fr/Cap-vers-l-emploi/La-validation-des-acquis-de-l-experience/Qu-est-ce-que-la-validation-des-acquis-de-l-experience-VAE ). Sauf que je crois qu'il faut 3 ans de bénévolat pour avoir la validation http://www.associations.gouv.fr/la-validation-des-acquis-de-l-experience-professionnelle-vae.html . Tu peux aussi, en étant bénévole, devenir auxiliaire de bibliothèque, par les formations ABF. Le site ABF explique très bien tout ça, idem pour la VAE : https://www.abf.asso.fr/5/149/20/ABF/formation-d-auxiliaire-de-bibliotheque. Effectivement les trous sur les CV c'est pas l'idéal. Mais tu n'étais pas prof titulaire, je suppose ?
  3. Tout dépend de ce que tu cherches. Si tu présentes un CV de A, avec ou sans obtention du concours, il te sera plus difficile de postuler à une mission de C ou B. Les postes de A sont très rares en plus... Par ailleurs l'obtention d'un concours, du moins dans la territoriale, ne veut pas dire recrutement. Lors de la réussite à un concours de la Fonction Publique Territoriale, le lauréat n’est pas affecté automatiquement à un poste. En effet, compte tenu du principe de « libre administration » des collectivités territoriales, la réussite à un concours territorial ne vaut pas recrutement. Elle permet au lauréat d’être inscrit (au centre de gestion)sur une liste d’aptitude valable 2 ans, renouvelable 2 fois pour 1 année sous certaines conditions . Et les communes sont censées recruter dans ce vivier là en priorité (1 poste sur 3 , les premiers recrutements se faisant , surtout pour ce type de poste, en promotion interne). Aussi, afin d’éviter au maximum que les lauréats, motivés et actifs dans leur recherche d’emploi auprès d’une collectivité perdent le bénéfice de leur concours, comme les reçus-collés dont tu parles, il appartient aux Centres de Gestion d’ouvrir les concours pour un nombre de postes adapté aux besoins prévisionnels de recrutement recensés auprès des collectivités locales. Bref, pour faire court, si le maire du bout du monde qui t'a acceptée sur un poste de C n'a pas besoin d'un cadre A, tu dégages (tu es remerciée comme tu dis) ou tu es stagiairisée sur un poste de C, ou tu continues en contractuelle. Et trois ans après tu perds le bénefice de ton concours... Dans la FPE (Etat) le concours vaut recrutement, mais tu ne choisis pas ton poste. Et les métiers diffèrent un peu. Tu as des chances de te retrouver dans une BU région parisienne par exemple. Tiens, lis ces questionnements d'une collègue pour savoir s'il est judicieux ou non de passer le concours de cadre A. http://www.agorabib.fr/topic/2888-employabilité-bibliothécaire-territorial-catégorie-a-externe/ D'une façon générale, essaie de lire les messages, malheureusement très dispersés, sur le forum, qui parlent des recrutements, des parcours, des détachements, des entretiens, des CV, des profs comme toi etc...il y a beaucoup de topics la-dessus. Tu sais, La Territoriale, c'est très particulier, surtout pour quelqu'un qui vient de la fonction publique d’état. Pour la mobilité, à moins de rester sur Paris grande couronne si tu y es déja, vaut mieux avoir un véhicule. Si tu te retrouves au fin fond de la Creuse, habitant à 30 bornes de ta bibliothèque, sans trains ni cars, ce n'est pas la peine de parler de mobilité. D'ailleurs si tu l'omets sur ton CV, tu peux être sure qu'on te posera la question lors de l'entretien. Moi je fais mes 40 bornes par jour depuis que je suis en zone rurale. Auparavant j'étais sur les Yvelines, no problème. Y avait des trains pour partout toutes les 30 minutes, c'est te dire... Pour les DOM-TOM, je déconnais, excuse-moi, c'était pour tester tes limites de mobilité... De toutes façons là il te faut le permis bateau ou le brevet de pilote. (Non, je déconne encore...)
  4. Bonjour, L'ENSSIB forme les élèves fonctionnaires. Donc les lauréats des concours de bibliothécaire et conservateur d'Etat . Vu ce que tu vises actuellement et si cela marche , tu peux tenter l'ENSSIB, qui propose aussi des formations accessibles sans concours.http://www.enssib.fr/content/comment-entre-t-lenssib Vu le type de poste que tu recherches par concours A et A+, tu as très peu de chances de troiuver sans experience ce type de poste. Par ailleurs c'est un peu contradictoire avec ta formule : Si, vraiment, je postule partout, même dans le plus paumé des bleds, ce que je suis prête à faire, y a-t-il vraiment un risque qu'on me refuse toute demande? Je suis prête à déménager à l'autre bout de la France. Ce type de recherche, vu ta disponibilité geographique (qui est un très gros atout, assez rare, crois-moi !) peut aboutir à condition que tu vises des fonctions de categorie C ou B, dans une optique contractuelle au départ. Et donc de revoir tout ça à la baisse, y compris peut-être ton CV. En tous cas, je ne connais pas de conservateur officiant dans un bled paumé Sinon, je te propose la longue et passionnante lecture des expériences des personnes dans ton cas sur le forum :http://www.agorabib.fr/topic/1933-lauréats-sans-expérience-reçus-collés-et-sac-despoir/ Aucun profil n'est rédhibitoire. Et de plus en plus sont atypiques. Même si c'est vrai que de plus en plus de profs en décrochage postulent chez nous, ce qui peut agacer le recruteur. Tout dépend aussi de ce que tu vises et du temps que tu vas t'accorder pour y arriver. Actuellement, si je voulais plaisanter, je dirais qu'à formation de terrain équivalente (tes stages par exemple), une ancienne vendeuse en librairie a plus de chances que toi de décrocher un poste tout-terrain tel que tu le décris. Oui, je sais, c'est pas drôle. Passe le permis et n'oublie pas que la France c'est aussi les DOM-TOM. Voir http://www.enssib.fr/content/bonjour-je-suis-bibliothecaire-et-je-souhaiterais-dans-les-annees-venir-demander-une Bonne chance Babarette.
  5. Chez nous c'est par thèmes ou genres littéraires, adultes ou enfants, sur papier. Mais ce sont des "sélections". Enfin officiellement parce qu'en réalité on met parfois, pour certains thèmes, la totalité des ouvrages du thème. Jamais on n'a employé le mot bibliographie, compliqué pour le public et qui suggère une sorte d'exhaustivité et de notion "d'ouvrages de référence" qui ne correspond pas du tout à ce qu'on propose. Pas plus qu'on utilise filmographie ou discographie. Pour l'actu, en fait on sort un bon vieux "bulletin des nouveautés", pour la fiction. De toutes façons toutes les nouveautés se retrouvent sur l'onglet nouveautés du catalogue en ligne, mais ça oblige les gens à cocher préalablement pas mal de filtres et ils ne le font pas. Du coup ils se retrouvent avec 600 nouveautés (on est en réseau) classées par ordre chronologique de "mise en nouveautés" et ils abandonnent. On n'a pas un bon logiciel pour ce truc. On sort parfois une liste de livres afférents à une expo mais ce n'est pas systématique. Et puis on a remarqué que la majorité des publics aime emporter son bulletin des nouveautés romans de "sa" bibliothèque de rattachement (ou de proximité) et le lire et cocher chez eux, tranquillement. Alors on continue. C'est plus cher en papier, mais tout mettre en accès numérique si personne ne l'utilise, franchement ...
  6. Il n'y a pas de "discours usé sur l'ABF" sinon celui qu'elle tient sur elle-même. 1) Il y a une réalité de perception qui change, comme le vécu des personnels, et les récentes interpellations faites à l'Association sur son action et sa représentativité par "la base" le prouvent, qu'elles soient justifiées ou non. Le "discours usé" serait éventuellement celui des réponses apportées à cette "base" par l'association elle-même. Depuis 2015, Lyon, Toulouse, Marseille, Paris, Grenoble, Clermont-ferrand, Rouen, Rennes, Dijon, Le Grans Auch etc...y compris des BU, ont connu des mouvements de grève. Un témoignage : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1632168-bibliothecaire-je-suis-en-greve-je-refuse-de-travailler-dans-une-usine-culturelle.html Et 2 articles d'Archimag la-dessus : http://www.archimag.com/bibliotheque-edition/2015/06/19/grèves-bibliothèques-généralisent-france http://www.archimag.com/bibliotheque-edition/2015/06/15/bibliothèques-seront-elles-fusibles-crise-économique 2) Il y a aussi une réalité chiffrée dont on parle bien peu. Idem pour le "renouvellement des adhérents". En 1987 on pouvait lire ceci dans une étude ABF (dont la methodologie est interessante par ailleurs http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/41563-travail-sur-le-fichier-des-adherents-de-l-abf.pdf ) :" Chaque année l'A.B.F. enregistre un nombre important de nouvelles adhésions. Mais au lieu d'augmenter les effectifs, ces nouveaux membres ne viennent guère que compléter les vides laissés par le départ d'autres membres." En 2015 on peut lire ceci dans Actualitté https://www.actualitte.com/article/monde-edition/une-campagne-d-adhesion-de-l-abf-pour-casser-les-idees-recues/53783: Pour l'année 2014, l'association fait part d'un chiffre de 2610 adhérents, dont 721 nouveaux inscrits dans l'année. Le nombre est en hausse depuis plusieurs années, mais encore loin des niveaux du début des années 2000, plus proche des 3500 adhérents. Pour y remédier, l'association espère rassembler plus de personnel des bibliothèques spécialisées ou universitaires, et « casser » une image très liée aux bibliothèques de lecture publique. Je ne sais ce qu'a donné cette tentative d'enrayer la chute par un trèèès large ratissage et cette volonté affichée de se voir moins perçue comme "liée aux bibliothèques publiques" (!) tout en tenant un discours qui semble avoir fait long feu : Mais nous voulons aussi nous adresser, par exemple, aux agents de catégorie C, qui ont l'impression que l'ABF n'est pas faite pour eux. Ceci dit cette campagne de 2014 (illustrée par les super dessins de Bibliopathe) a du porter ses fruits puisque l'association affiche sur son site 3000 adhérents fin 2016. Mais, la précision importante est donnée clairement : 3000 adhérents : professionnels des bibliothèques ou concernés par le livre et l’univers numérique ainsi que les différents supports de culture et d’information (libraires, éditeurs, prestataires de services…), établissements ou collectivités (bibliothèques, centres de documentation, municipalités…) Effectivement la largeur du râteau est impressionnante. Les chiffres moins. On aurait du rajouter "les lecteurs", vu qu'ils sont très concernés. Mais qu'en pensent les agents des "bibliothèques municipales". Ils sont en train de s'exprimer justement, face à des réalités de terrain de plus en plus brutales, particulièrement dans les intercos et métropoles. Donc on verra bien... D'ailleurs, comme dit la Présidente en conclusion "Ce qu'en fera la nouvelle génération... c'est la suite du parcours !" Ben tiens, tiens Simone, passe-moi la savonnette, faut que je me lave les mains....
  7. Tu as des tapis en laine ou en coton mais c'est plus cher que le polypro ou le sisal, et surtout plus difficile à nettoyer. Vois d'abord avec la femme de ménage car il faudra le faire chaque jour ou après chaque animation sinon c'est un nid à bactéries pas possible. Et le shampoing à sec, c'est cher aussi. Prends pas de l'uni, on voit tout de suite les taches. http://www.benuta.fr/?&mkwid=srE5vozp0_dc&pcrid=162191663915&pkw=%2Btapis&pmt=b&gclid=COuG89bZjtQCFQ46GwodZqMPrw Nous on a un peu ça, en laine, mais on le roule après chaque animation http://www.benuta.fr/tapis-en-laine-dip-dye-bleu-3.html . En 2m sur 3, avec des coussins autour, ça te fait un espace bébés lecteurs ou heure du conte assez sympa.
  8. Y a pas de bibli-miracle. Surtout dans les petites, qu'ont pas de sous ni de personnels, mais le miracle c'est toi qui doit le réussir. C'est un vrai challenge. Et c'est finalement beaucoup plus valorisant, quand ça marche, que d'être bloqué dans les tâches routinières d'une grosse structure. Lis ce que je répondais à une collègue en 2013 la-dessus http://www.agorabib.fr/topic/192-question-de-management/#comment-1978 Suffirait donc de montrer qu'on en veut et qu'on s'en donnera les moyens ? Ben oui, finalement c'est un bon résumé des entretiens réussis. T'as un produit à vendre, toi, ta disponibilité, quelques projets, pas trop. Les élus sont peu compatibles avec le jargon bibliothéconomique. Parfois les enthousiastes qui vident leur sacoche de projets, de rêves, d'envies et de diplômes sur la table, ça les indispose. Ce qu'ils veulent, c'est te connaître toi, d'abord. Pourquoi tu as choisi leur commune, est-ce que tu comptes rester, est-ce que tu as une idée bien claire des moyens que tu auras pour bosser, est-ce que toi, parisienne de culture estudiantine, tu as une idée claire de ce qu'est un tout-public rural ? Ils ont des doutes et les aisselles qui suintent. Donc tu les rassures, tu les charmes, t'étales pas ta science de documentaliste dont ils se foutent éperdument, et surtout, tu te renseignes à fond sur le terrain, LEUR terrain, ses associations, ses partenariats possibles etc...A la fin de l'entretien tu es compatible. Ou non. Bon, pour le corsage, faut éviter le dégrafage évidemment. Ou éviter le corsage, carrément. Ceci dit, en été, si l’ambiance est cordiale, il n'est pas interdit de défaire un bouton de plus, ou deux, à un joli chemisier. Et de te pencher légèrement vers Monsieur le Maire à certains moments pour appuyer une partie de ton discours, souriante et rougissante comme tu le fais déja. Et s'il rougit et sourit aussi, c'est gagné. Evidemment tout doit rester dans le stylé, la légèreté, l'aisance, l'élégance parisienne. On appelle ça une démarche positive vers la convivialité. Et tu l'auras ton CDD de 6 mois
  9. Tu sais, Alice, les CV atypiques et surtout les sur-diplômés (chez les DRH on dit plutôt "vous êtes sur-qualifiée pour le poste", ce qui n'est pourtant pas la même chose) il y en aura bientôt plus que des "normaux". C'est quoi un CV "normal" pour un parcours "normal" de bibliothécaire ? On est tous des atypiques. Moi pareil, j'ai commencé par prof d'histoire, puis en vacataire en CDI, puis Bibliothécaire-homme à tout faire. J'ai aimé. Je suis resté. Prends Nanard (pas trop longtemps, il va s'incruster), il est passé d'informaticien à bibliothécaire en se faufilant par la petite porte de l'associatif. Et t'en a plein comme ça... Bon, vu ce que tu vises, c'est vrai que tu devrais peut-être supprimer de ton CV ton doctorat qu'il est même pas fini, bouh ! Sauf que ça fait un vide temporel dans ta chrono. Et ils aiment pas trop ça, les recruteurs. Chef, on a une Margotton qui cherche à caler sa diagonale du vide entre ses trous temporels, on fait quoi pour l'entretien ? On la prend, mais on sort le canon à plasma, on sait jamais... Et puis il n'y a plus de véritable définition d'une bibliothèque. Tout dépend maintenant de ce qu'on y fait et propose. L'usage a remplacé la définition d'origine, ce qui a considérablement étendu nos missions. Et l'usage dépend aussi des usagers et de leur demande. "Arrêtons de parler de « la » bibliothèque : la réalité de l’institution réside dans les capacités actives de médiation des bibliothécaires ! " (Lire les billets de B. Calenge, un de nos vrais "grands" récemment disparu sur https://bccn.wordpress.com/). Ce qui, dans ton cas pose bien la question : il ne s'agit pas de savoir si ta bibliothèque est une vraie ou une fausse, mais de définir si ce que tu y fais est bien un boulot de médiatrice. Deux formules importantes dans ton texte : ne pas faire seule et service public. Si tu ne quittes pas ça de vue, avec tous les développements que ça implique, tu as tes chances. Y a pas longtemps j'ai balancé à une "collègue" genre j'ai une grosse tête et je veux que ça se voie, qu'au fond mon métier, en fin de vie (ben oui, j'approche de la fin), c'est de rendre service et de faire plaisir. Et que ça me suffisait bien. Suffoquée l'intello, qu'un cadre A fin de carrière puisse résumer son bô métier à cette formule d'animateur de plage. Et pourtant c'est bien ce que je pense et vis....Mais c'est vrai que ce n'était pas son métier que je résumais, seulement le mien Tout ça pour te dire que c'est toi qui définiras ton métier, pas les gribouillis sur ta feuille de paye, comme le dit si bien la charmante Epsy (bon, là je smilise ou pas ?) Ne pas faire seule. Ben oui, l'esprit d'équipe, tout ça.....Regarde Nanard, il est dans une petite bib de rien du tout, bien rurale et tout, où il joue à la marchande, mais pour pas être tout seul à jouer, il a un monté élevage de bénévoles. Et du coup ça fonctionne
  10. On ne change pas les statuts, on crée des commissions. Hi hi : Tu connais la phrase de Clémenceau : Quand on veut enterrer un problème on crée une commission. Il ne s'agit pas de changer de missions, il s'agit de changer de ton, voire de langage, et de point de vue sur l'évolution des choses, afin de pouvoir apparaître aux yeux de la profession dans son ensemble et sa diversité comme enfin crédible, tout en restant un interlocuteur valable pour les instances existant au niveau national. Mais en pesant davantage. Tout le pari est là d'ailleurs. De ces commissions, dont la représentativité sera de toutes façons mise en doute si j'en crois les discours actuels, émergeront au mieux de nouvelles boites à outils. C'est bien mais c'est tout. Et on ne manque ni de commissions ni de boites à outils. N'en jetez plus, la cour est pleine. Je ne comprends rien à ton histoire de vertus cardinales de l'ENSSIB. J'ai du rater un épisode. Mais il y en a une qui me vient à l'esprit : l'ENSSIB forme majoritairement des gens que l'on retrouve dans ces fameuses commissions.
  11. Tu as raison, mon bon Bernard, ne changeons rien. D'ailleurs ça a tellement bien marché jusqu'ici, depuis 1906, qu'on ne voit pas pourquoi modifier quoi que ce soit. Ceci dit, changer les statuts n'a jamais voulu dire dans mon esprit "devenir un syndicat de défense des personnels", ni aller faire le zozo à banderoles dès qu'une annexe de quartier ferme ses volets. Y a déja des gens pour ça.... Quand les "personnels" considéreront qu'ils ne sont plus représentés par l'ABF, on en reparlera.... Bon, eh bien je m'ennuie encore plus....
  12. Y a pas de suite, c'est encore ma connexion qui m'a lâché lâchement. C'est toujours comme ça quand je fais un post du boulot. Habitué, je récupère mais il me bouffe les smileys (important pour Epsy) et les italiques. Et comme je ne suis pas retourné vérifier... Margotton passe à l'action, ça sonne comme une chanson. C'est bien. Ceci dit, je m'emmerde de plus en plus sur le forum, c'est mou, ça sonne creux, ça se répète, ça sent le locataire qui fait ses cartons, l'appartement témoin. Bon, pour un nouveau venu, ça peut encore faire illusion, mais sinon, c'est plus ça.
  13. Merci de ton témoignage. Chaque collectivité fait ce qu'elle veut en CT. Nous, on n'a pas de "journées du Maire" (on appelait ça comme ça avant), pas de jours d'ancienneté ni jours exceptionnels. Ta situation n'est pas unique. Mais tout ça s'apparente en fait a un régime indemnitaire "en nature". Ce n'est pas statutaire mais, c'est le fait du Prince. Les petits cadeaux locaux. Rien d'illégal en fait, audit ou non. Maintenant c'est aussi à partir d'exemples comme ça, soigneusement sélectionnés, effectivement le plus souvent sur de grosses communes, que de "braves personnes" conspuent les fonctionnaires qui feignassent "et ne "font même pas les 35h" (propos largement entendus pendant la campagne récente). On est tous mis dans le même sac. Et ça c'est dommageable. Pas besoin d'audit, le mal est fait depuis longtemps. Et avec le concours des syndicats, en plus. Mais cette fois, c'est annoncé, l'heure de l'addition est arrivée....
  14. Bonjour Tartine , euh, pardon, Alice, Voilà un texte qui me plait, m'emballe, m'attire, c'est pas tous les jours qu'on voit ça. On a envie de la mieux connaître la Becassine pas du tout bécasse, l'horrible transfuge du privé, la neo-rurale qui fuit les pollutions parisiennes, de creuser sa motivation, d'explorer ses particularité, de l'aider à franchir son Rubicon, et aussi, disons-le, à travers elle, de se payer un petit coup de nostalgie, parce que, quelque part, elle nous parle aussi de nous, un jour... la recherche c’est être curieux et apprendre sans cesse où et comment chercher. Bref, cette démarche-là elle me semble importante en bibliothèque voir cruciale. De plus en plus d'accord avec toi sur ce plan au fil des ans. Rien de pire qu'un littéraire "pur" (ça existe ?) pour diriger une bibliothèque. C'est une plaie. ça risque de ne pas coller, catégorie A qui veut bosser dans une petite structure rurale sans expérience de management et en espérant le contact avec le public) Effectivement c'est plutôt mal barré, elle a du nez la Titine, elle a pas encore exploré la grotte rurale jusqu'au bout mais elle en a déja humé l'odeur sur le pas de la porte... Et je cherche une (petite, moyenne, jolie, sympathique, colorée, pauvre, accueillante, douce, parfumée, lumineuse, pliée, reliée, potagère, ludique, équipée, peuplée, tranquille, rayer les mentions inutiles…ou pas) bibliothèque pour m’accueillir hors de Paris que je ne supporte plus, une bibliothèque où activer la culture et la lecture, faire des trucs, s’amuser un peu, voir plein de gens différents Alien. Encore une martienne chercheuse de Graal. Alice au pays des merveilles Mais pas trop quand même : des bibliothèques rurales, et ça fait peur et ça fait envie. T'as raison. J'ai fait tout comme toi : Le côté Paris ville maudite, et que vivent les potagers, les pauvres et voir des vieux, pour reprendre tes termes champêtres, ça tu l'auras, c'est sûr. Moi c'était les arbres, l'herbe verte, le bon air et le rural chaleureux. Tu verras, on s'en lasse. A moins d'avoir des cotés plus porteurs. Parce que le rural chaleureux, il est surtout rural.... En attendant continue le tricot, ça met dans l'ambiance (ben voui, si t'as pas lu, je t'informe : dans les bibs qui se croient 3° lieu on fait des ateliers tricot maintenant ), et surtout interviens le plus possible sur ce p....de b.....de forum de m.....! Des gens comme toi, ça ne peut que lui faire du bien. Surtout tout de suite, je le sens décrépit, en baisse, faiblard. Même le Nanard des banlieues bordelaises se fait rare et court (ce qui est rare). Allez, tiens, j'ai envie de te remercier pour ton texte. J'aime les gens qui font long (sauf Nanard, qui fait juste lourd ). A l'ère des textos, des interventions comme les tiennes ,ça se fête, donc : Bienvenue !
  15. Je viens d'avoir un retour perso sur un entretien (de recrutement mais qu'on peut sans doute étendre aux oraux de concours) qu'un candidate à jugé raté (elle a été refusée, à son avis pour cette raison) parce que son portable (qui n'était pas en mode vibreur) a sonné pendant l'entretien , et qu'elle a augmenté le problème en répondant (après s'être excusée). C'est peut-être con de souligner cet aspect, mais on ne sait jamais. ETEIGNEZ VOS PORTABLES ! Et en cas d'oubli, laissez sonner et ne répondez pas, vous diminuerez ainsi la portée du problème.