Ferris

Membre
  • Compteur de contenus

    4 195
  • Inscription

  • Dernière visite

2 abonnés

À propos de Ferris

  • Rang
    Orignal

Identité

  • Genre
    Homme
  • Profession
    Bibliothécaire
  • Localisation
    Au cul des vaches

Visiteurs récents du profil

4 824 visualisations du profil
  1. Réponse à ta question Bibas sur http://www.enssib.fr/content/bibas-de-classe-normale-ou-bibas-de-classe-superieure Je te conseille de t'inscrire sur le service Questions? Réponses de l'enssib. Il n'est pas spécifiquement réservé aux bibliothécaires.
  2. Oui, en théorie, mais en interne 85,71% des admis sont déjà des professionnels des bibliothèques ...
  3. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : Concours de Bibliothécaire d’État 2017 : 30 postes (externe 16 postes / interne 14 postes). + 4 postes en externe pour le concours ville de Paris. À la date de clôture des inscriptions, 2 240 candidats se sont inscrits à l’externe, 542 à l’interne. Pour le concours externe, le nombre de candidats est en légère hausse par rapport à 2016 (+5,11%). Ceci dit le taux d’absentéisme est de 67%. Pour le concours externe, le pourcentage d’inscrits du niveau maîtrise et master est le plus élevé (54,46% des inscrits), suivi du niveau licence (31,25% des inscrits). Les taux étaient respectivement de 71,18% et de 30,45% en 2016. Le meilleur taux de réussite est au niveau master (75%), le niveau licence obtenant 10% d’admis. Pour le concours interne, les taux de réussite sont équivalents pour le niveau licence et le niveau Maîtrise – Master : 35,71% (37,5% en 2016). 14,28% sont titulaires d’un DEA / DESS, 14,28% d’un diplôme de niveau II ou d’un autre diplôme. Pour le concours externe, parmi les lauréats, la catégorie des enseignants titulaires de l’éducation nationale représente 3 admis (15%). Pour le concours interne, les bibliothécaires assistants spécialisés (assistants des bibliothèques et bibliothécaires adjoints spécialisés ou assistants de conservation) représentent la catégorie la plus importante, là encore comme les années précédentes, (54,24% des inscrits, 67,41% des présents, 74,50% des admissibles et 85,71% des admis (12 lauréats) Tu as tout ça sous forme de tableaux et bien d'autres choses sur le rapport de jury : http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid118332/rapport-jury-concours-recrutement-bibliothecaires-examen-professionnalise-reserve.html A toi de voir .
  4. Olivier raison. Si tu parcourais le forum tu verrais que nombre d'entre nous se plaignent de l'incompréhension des DSI vis à vis de nos besoins particuliers. Chez nous le service s'occupe essentiellement de la maintenance d'environ 300 postes, écoles comprises, en collaboration (difficile) avec les prestataires des logiciels propres de chaque service, et encore plus difficile avec les besoins personnels de chaque service. Ils n'en peuvent plus et ne sont ni assez nombreux ni parfois assez formés pour faire face. La solution apparaît de plus en plus évidente en ce qui concerne les bibliothèques : se démerder le plus possible par nous-mêmes. Et donc recruter, sans doute à un niveau un peu supérieur à ce qu'on faisait autrefois. Ce qui veut dire, fini les petits bidouilleurs géniaux sans formation ou de niveau 1, il faut viser plus haut. Ne serait-ce aussi que pour être reconnu par son DSI comme un interlocuteur valable. Cette démarche est en route, elle est inéluctable. Le problème, inhérent à cette solution, c'est qu'on risque de taper dans un vivier de personnels formés pour qui les bibliothèques ne veulent pas dire grand-chose et ne représentent pas l'avenir professionnel qu'ils visent. De grosses structures peuvent se permettre de recruter à ce niveau (c'est le cas des BMVR, comme Olivier), et à un niveau A pour coller au profil d'ingénieur, mais les autres sont obligées de fabriquer des profils de postes polyvalents : à la fois bibliothéconomiques et informatiques et de taper sur du B. En attendant, ton profil semble idéal pour la majorité des moyennes structures. Ton produit est parfaitement vendable, si je puis dire. Il faut miser la-dessus et savoir bien décrypter les offres de postes. Car dans ce domaine ni les DRH ni les directeurs de bibs ne savent parfaitement définir un profil : s'ils visent trop haut dans la demande personne ne se présentera, s'ils visent trop bas, ils ne pourront satisfaire leurs besoins. D'où des définitions de missions qui laissent parfois songeur...
  5. T'as raison, creuse Sinon, je me souviens d'un jeune collègue qui a quitté la profession assez vite et a été recruté par une société de logiciels pour bibliothèques. Il parait qu'ils recrutent chez nous, du fait que personne ne connait si bien nos besoins que nous-mêmes. Il était sur une plate-forme de réponses en direct. A ma connaissance il n'avait pas de bagage particulier en informatique mais tripotait assez bien le machin...
  6. Dans ce cas là, si le grade est à niveau, pourquoi pas ? Mais attention au flou des définitions de tâches qu'on trouve souvent sur les profils de poste. La gestion du quotidien va te prendre pas mal de temps, d'où la nécessité effectivement de former mieux les bénévoles et d'organiser au mieux leur planning de travail, de façon à ce qu'elles puissent assumer davantage de tâches différentes. Et tout sera encore différent si le fonctionnement est en réseau interro d'une part, et d'autre part si la Bdp est très active sur le secteur. Au global le risque c'est qu'il y ait un décalage trop important entre ton rôle (unique) d'interlocuteur de ces différents partenaires, ton rôle formateur, ton rôle d'organisation d’événements, ton rôle dans le projet de rénovation de la structure, et d'un autre côté le quotidien. Mais c'est un beau challenge. Moi je prendrais ! Et puis comme tu dis, à quarante balais faut mettre le paquet. Il est grand temps de passer du couteau suisse au couteau de chasse ! Donc, tu fonces ! Ton argumentaire principal va être la notion de challenge, de défi, de projet long terme, mets le paquet la-dessus en valorisant ton rôle ancien de volante. Renseigne-toi le mieux possible sur le coin, son associatif etc..et sur l'aspect touristique qui est très important car ton événementiel va en dépendre. Mais ne mets surtout pas en avant ton besoin de changement d'air. Ne laisse pas croire non plus que tu es une solitaire qui aime bien maîtriser tout toute seule, mais au contraire que tu adores manager et organiser en collectif. Vu que tu va encadrer et former du bénévole et du saisonnier (en région touristique c'est logique), il faut montrer que ça te plait. Evidemment la question piège, tu la connais : mais qu'est-ce qu'elle vient foutre ici ? Est-ce qu'elle restera ? Qu'est-ce qui peut l'attirer chez nous ? Toujours méfiants la-dessus les élus. A toi de bien négocier le virage. De toutes façons il faut bien admettre que tu seras amenée à démontrer que la région à des atouts intéressants sur le plan culturel, vie associative etc...(donc tu te renseignes à fond) pour bien montrer que ce ne sont pas les petits zoiseaux qui t''attirent Bonne chance Lucienne, et tient nous au courant, les parcours atypiques sont toujours intéressants à suivre.
  7. Les bibliothèques et, plus largement les services culturels des collectivités, recherchent de plus en plus ce genre de compétences. Chez nous on vient de recruter un "chargé de communication digitale". En fait, derrière ce titre ronflant il fait des photos d’événements, les met sur le site, sur les différentes pages concernées, avec un petit article, et il tient ça à jour en collaboration avec le service communication. D'après ce que j'ai compris, son cursus de départ est assez basique (informatique niveau 1) et il a fait ensuite des stages plus spécialisés via le CNFPT et autres, payés par ses collectivités précédentes.
  8. Mais Yucca, la Dewey n'est pas un monument, et elle a toujours été très discutable, tout le monde est d'accord la-dessus.Et on peut opérer des regroupements (sans forcément tomber dans le thématique total) à volonté. Aucune norme, aucune loi sur les bibliothèques, rien ne t'empêche de rapprocher des fonds au moment où tu catalogues. Ton exemple de Pierre Rahbi est excellent, le tout étant d'instaurer une cohérence. Si tu le classes en 630 tu prends plus de risque de dispersion pour le public (630 représentant plus pour le public le jardinage, l'élevage etc...que l'écologie, ) qu'en le classant en 304. D'ailleurs (ne le répète pas...), j'ai pratiquement classé toute l'écologie en 300, par petites touches. Le problème c'est que trop de choses peuvent se classer en 300. Le risque est donc d'avoir à terme une classe 300 pléthorique (au moins de 300 à 306, après tu as la 320/330 qui est problématique aussi, puis de 340 à 390 ça se tasse, et ça roule à peu près avec quand même le gros morceau des 360). Mais dans une petite structure tu peux te permettre beaucoup de choses avant que ton fonds société ne ressemble à un immense fouillis. Tu peux même créer des cotes 300 supplémentaires. Fonce Yucca !
  9. C'est faisable mais il faut savoir que les petites bibliothèques de village (on va dire 2000 hab ou moins pour rester dans les normes) fonctionnent souvent avec des adjoints, voire des contractuels, assistés de bénévoles. C'est l'expérience que j'en ai dans mon département rural. Les recrutements se passent donc en local le plus souvent (recrutement direct, sans concours, avec pas mal de copinages, réseaux Bdp et tout et tout...). Je ne connais pas ton grade mais on ne recrutera pas facilement un cadre B ou A pour une structure de ce genre. Quant à ton expérience en grande structure urbaine, sans doute spécialisée dans un secteur, elle ne pèsera pas lourd face justement à la polyvalence nécessaire dans ce type de structure. A la limite ton expérience des fonctionnements en Réseau peut être un atout à mettre en avant. Mais on risque de te proposer des tâches de type coordination, avec une mobilité sur plusieurs structures, qui finalement ne sera pas ce que tu cherches vraiment. Ceci dit tu peux toujours tenter le coup. Mais ta présentation est trop vague pour t'en dire davantage. Moi aussi, venant de la région parisienne, j'ai cherché et trouvé mon paradis de verdure, d'arbres, de vaches, de fêtes de villages et tout et tout. Mais attention, la verdure c'est pas un avenir professionnel. Au mieux c'est un style de vie, au pire c'est juste une illusion d'optique...
  10. Ton raisonnement ne tient que par la réservation individuelle. Or le problème, c'est que les réservations individuelles ne représentent que très peu de prêts (entre 3 et 4% chez nous en gros) et portent souvent sur les mêmes ouvrages. Ce qui pose deux problèmes : 1) un ouvrage de type best-seller, qui est toujours réservé (listes d'attentes de réservataires), le type d'ouvrage dont on dit toujours q'ils font partie des 20% des fonds produisant 80% des prêts, ne sera quasiment jamais vu sur les présentoirs à nouveautés par la grande majorité des publics (donc mauvaise image de marque de la structure), parce qu'aussitôt rentré il part en attente dans la caisse "navette", où il peut dormir pendant une semaine si par exemple tu n'as qu'une navette hebdo. Idem à l’arrivée dans la structure réceptrice : on va le mettre de côté pour le lecteur réservataire, qu'on va prévenir par mail et qui aura par exemple une semaine de délai pour venir le chercher. Et ainsi de suite. J'ai calculé un jour qu'un ouvrage toujours en réservation et donc en transit, sortirait finalement 30% de moins (sur une année budgétaire) qu'un ouvrage présent en structure, à cause de tous ces délais d'immobilisation et de transit. D'où l'intérêt, au moins pour ces ouvrages d'en avoir plusieurs (voir donc à adapter la politique d'acquisition en réseau en acceptant l'idée de doubler ou tripler certains achats), ou/et de limiter les délais, de limiter le nombre de réservataires ou, tout simplement d'interdire la réservation des nouveautés pendant un temps donné (et là tes réservations vont chuter sèchement...) Tout cela n'est pas simple...mais ce sont des questions incontournables dans une constitution de réseau. 2) Le livre est "virtuellement" présent et disponible et donc "y a qu'à le réserver, chère madame" (la possibilité d'emprunter est tout aussi virtuelle). Excuse-moi Yucca, mais pour moi , expérience aidant, c'est de la fausse équité territoriale. Pour moi c'est une hypocrisie. En temps normal il n' y a pas 10% des gens qui vont sur le catalogue "virtuel". Et on ignore combien y trouvent réellement quelque chose. Quant à réserver.... D'ailleurs la plupart du temps c'est nous qui effectuons la réservation de notre poste d'accueil. Très peu de réservataires et en plus ce sont toujours les mêmes personnes qui utilisent ce service et en bénéficient. Tant mieux pour eux, mais c'est clairement au détriment de la majorité du lectorat. Et je considère que ce n'est pas une véritable circulation des fonds. Et qu'il y a une majorité de perdants dans cette histoire. L'immense majorité du lectorat veut pouvoir voir et toucher, feuilleter les livres. C'est comme ça. Alors oser leur dire que grâce à un écran, chez nous ou de chez eux, ils "ont accès à l'ensemble des ouvrages du réseau", est une énormité. Ceci dit, je te rassure, c'est le discours des élus et des technocrates du réseau chez nous aussi. Et s'il est plus facile de réserver le dernier Musso, parce qu'on connait le produit, c'est plus difficile de réserver un album ou un documentaire sans l'avoir vu, comparé et feuilleté. Et les gens qui n'ont pas internet ? Et qui font l'effort de se déplacer chaque semaine dans leur bibliothèque de proximité pour constater que les incontournables n'y sont jamais car toujours "en transit" ? On en fait quoi ? Quant aux ouvrages qui ne sortent pas, je préfère leur offrir une possibilité de sortie réelle en les déplaçant physiquement plutôt que de faire semblant de croire que tout le monde les a potentiellement visualisé en virtuel sur l'opac et que donc c'est que personne n'en veut. L'illusion techniciste nous éloigne des gens et du véritable service public. Comme je le disais ailleurs, ne commençons pas à croire à nos propres illusions.
  11. Plusieurs métiers dans une vie ? Oui. Voir http://tempsreel.nouvelobs.com/bien-bien/20151102.OBS8720/ils-ont-plusieurs-metiers-slasher-mode-d-emploi.html 16% des actifs jonglent entre deux métiers, soit tout de même plus de 4 millions de personnes. Maintenant, regarde bien les profils, les âges, les niveaux d'études à la base etc...et cherche l'arnaque dans ce discours la mode et ces chiffres impressionnants. Ok, j'ai eu l'idée, tu as le brevet. Donc on partage les bénéfices. Après on créera notre boite si tu veux....
  12. J'ai bien précisé que je divergeais de la citation de la collègue sur ce point. Le contact avec le public est ma priorité y compris avec les enfants. Mais pas pour faire des marionnettes ou chanter des comptines avec de soi-disant "bébés lecteurs", concept pré-fabriqué sur lequel il y aurait beaucoup à dire. D'une façon générale je me méfie des collègues qui s'investissent trop dans ces groupes d'enfants, classes et autres. Ce sont des "publics captifs", qui viennent avec leurs accompagnateurs, lesquels sont venus bénéficier d'une prestation bien définie. L'enfant qui vient seul ou avec ses parents, est un vrai public. D'accord avec les lourdeurs et lenteurs administratives, les travaux de gestion et de planification, d'autant plus présentes en tant que cadre. Quand on a la direction d'une structure et d'une équipe et qu'on rend des comptes aux élus en permanence, qu'on passe son temps à faire des argumentaires tarabiscotés pour obtenir la moindre bricole, et qu'on fait le bilan du temps qu'on a passé à jouer au comptable, au manager, au réparateur de copieur, à rappeler des fournisseur, à serrer des paluches d'élus, à assister à des réunions inutiles de chefs de service où tout le monde se contrefout de ce que fait l'autre etc...tout ça au détriment de l'accueil du public, on a vite fait de choisir ses priorités. Et de savoir pourquoi on se bat.
  13. Chaque concours donne lieu à l'établissement d'une liste d'aptitude, d'une portée nationale, classant par ordre alphabétique les candidats déclarés admis par le jury. Donc tu peux postuler partout en France. Le mieux, à part les sites habituels bien sur (biblioemploi etc...) et si tu es très mobile, c'est d'aller sur le site du FNCDG dont la bourse d'emploi regroupe toutes les offres d'emploi cumulées de tous les CDG, classés par region, filières etc.. http://emploi.fncdg.com/ . Mais : Un candidat déclaré apte ne peut être inscrit que sur une seule liste d'aptitude d'un concours pour un même grade. Le candidat doit donc choisir sur laquelle il souhaite être inscrit (exemple : Monsieur Y, lauréat du concours d'adjoint organisé par le CDG 29 est déjà lauréat de ce concours organisé par le CDG 50. Il doit donc choisir sur quelle liste d'aptitude il veut s'inscrire). Tu retrouves ça sur pratiquement tous les sites de CDG. http://www.cdg29.bzh/sites/default/files/fond_documentaire/fiche_nouveaute_listes_aptitude.pdf C'est vrai que ça peut paraître contradictoire, mais je suppose que c'est juste une histoire de paperasse. Ton concours ayant une valeur nationale et non locale, changer de liste après une réponse favorable d'une collectivité n'est pas un problème. A voir en appelant tout simplement le secrétariat de ton CDG actuel, qui t'expliquera comment se fait le changement. En tous cas cela ne t'empêche en aucun cas de postuler partout. Attention : tu ne "postules pas dans un CDG", un CDG ne recrute pas. Tu postules, par toi-même, dans une collectivité. Comme quand tu postulais en candidate libre pour des CDD, aucune différence pour la méthode de recherche. Sauf que là tu postules sur un emploi permanent correspondant à ton grade et déclaré vacant par une collectivité, dans le but d'être titularisée. Les CDG recensent les postes déclarés vacants par les collectivités (qui sont obligées de déclarer une vacance de poste et une procédure de recrutement à leur CDG) et mettent à disposition des élus locaux les listes d'aptitude. Une fois le concours passé, Ils ont juste un boulot de passerelle et de suivi des lauréats. C'est le vivier des collectivités. Ne panique pas. Fais l'effort de téléphoner à ton CDG pour savoir comment ça se passe et tu seras rassurée. Si obtenir un concours national à Lille t'empêchait de postuler à Bordeaux et d'y être recrutée, je rentre dans les ordres et je me fais moine. Je sais que la France est en train de changer, mais à ce point...
  14. J'aime mon métier mais les raisons pour lesquelles je l'ai choisi, il y a plus de 35 ans maintenant, ne sont peut-être plus d'actualité. La façon dont mon métier évolue ne me plait pas du tout. Du coup, si je devais faire un choix maintenant, avec les critères actuels qui définissent cette profession, je choisirais probablement une autre voie. Les désillusions, comme dit Paugo, finissent par peser lourd avec le temps. Et, malgré tout, quoiqu'en dise Louve, une certaine routine finit toujours par s'installer. Agaçante au début, confortable au milieu, et pesante à la fin. Je voudrais citer une ex-collègue qui s'exprimait ainsi sur son blog il y a peu. Et je partage tellement son ressenti que je ne trouverais pas mieux à dire que de la citer. Je n'ai même pas atteint la quarantaine que je suis déjà un dinosaure pour les bibliothèques publiques. Pourquoi ? Je n'aime pas travailler avec les enfants. Je n'aime pas faire les visites d'exposition pour les classes. Je n'aime pas organiser des jeux de piste. Je n'aime pas faire de la décoration ou des ateliers manuels. Je n'aime pas jouer les gendarmes tous les mercredis après-midi, quand les meutes de mômes occupent la médiathèque, en figure libre, sans filet et sans aucun adulte responsable d'eux. De plus, je ne suis pas animatrice culturelle. Il y en a. Ils adorent créer des événements, des happenings, mettre en valeur l'art et la création sous toutes leurs formes, attirer du monde avec du bruit et des petits fours. Ils font ça très bien. C'est leur métier, pas le mien. Le mien, c'est de faire de la médiation documentaire, de préférence pour les publics adultes. Tous les types, tous les supports de documents, numérique, papier, vidéo, audio. Tous les genres : documentaire, littéraire. De mettre les gens en relation avec les ressources dont ils ont envie ou besoin. Effectivement, on est tous devenus des "animateurs culturels". Voire des animateurs tout court. J'ai une petite divergence avec elle à ce niveau c'est que j'ai aussi fait de l'animation pendant 20 ans, en plus. Et j'ai un très bon contact avec les mômes. Mais dans l'animation tout court. Dans mon métier c'est différent. Je ne mélange pas les missions. Si j'entrais aujourd'hui dans la "carrière" j'aurais trop peur de finir à animateur à Disneyworld. C'est déjà ce à quoi me font penser de jeunes collègues...
  15. Autant pour moi Yucca et mes excuses, tu as totalement raison. Je ne connais pas ton logiciel mais avec le mien (Orphée.net), effectivement, on ne peut effectivement connaitre le fonds que pour ce qu'il est au moment de la demande. Ceci dit, si ton prédécesseur ne donnait pas par écrit chaque année son fonds doc, au minimum par Dewey et par support, ou que tu n'as pas pu bénéficier de ses bilans annuels écrits, je me demande ce que valaient ses bilans. Parce que le fonds, à un instant T, en général en fin d'année, sert pour les récolements, le désherbage, la rotation, le taux d'accroissement , de renouvellement etc....(et aussi pour un réaménagement des locaux, aussi bizarre que ça puisse paraître, car changer un secteur Dewey de place peut considérablement modifier son attractivité, je l'ai expérimenté, et ça marche !) Evidemment tu peux peut-être le calculer en partie par le nombre d'acquisitions annuelles,ce qui te donnera quand même quelque chose car si les chiffres d'acquisitions et de renouvellement (important en fonds doc) fluctuent beaucoup, sur 5 ans par exemple, c'est qu'il a du y avoir une raison. Et cette raison tu la retrouveras dans les prêts sur la même durée. Ce qui peut te donner une idée de l'évaluation de ton fonds doc, de sa pertinence, de son renouvellement, ce qui, comme je te le disais plus haute, est plus important que les taux de rotation (dont tu as bien compris qu'on pouvait en tirer des conclusions peu fiables, et c'est peu dire). Ceci dit, c'est du boulot. Moi je peux avoir toutes mes données en comparatif pendant 13 ans. Du coup, ayant toujours créé mes structures à partir de zéro, je n'ai jamais eu le problème "d’hériter" d'un fonds et de données antérieures. Je suis mon bébé jusqu'à sa majorité, avec un carnet de santé à jour Tu sais, je serais toi, je considérerais qu'en l'absence de données fiables et suivies, mon année de démarrage statistique est l'année N. La tienne, et avec tes critères, pour lesquels tu t'engages en termes de suivi. Et j'en ferais part aux élus, ou à mon chef de service. Je suis persuadé qu'ils comprendront. Evidemment cela revient à critiquer implicitement le professionnalisme de tes prédécesseurs, mais bon... D'un autre côté tu es responsable d'un secteur et non d'une structure. Donc je suppose que tous les secteurs de ta bib font leur bilan avec les mêmes bases, critères etc...As-tu la liberté de manoeuvre pour dire que toi tu souhaites faire autrement, ou repartir sur de nouvelles bases, je n'en sais rien. Mais encore une fois (tu vas dire que je me répète ...et tu auras raison) ne te polarises pas sur ces taux de rotation. Ton vrai boulot c'est d'évaluer la pertinence de ton fonds par rapport à tes publics et d'y adapter une bonne politique d'acquisition. Et ce n'est pas le taux de rotation qui te donnera les solutions. Un taux de rotation c'est bon pour faire la nique aux collègues ou impressionner les élus. Tu as vu comment on peut les calculer pour arnaquer tout le monde. Tu le dis toi-même : Et sur des petites collections, il suffit de 10 titres de plus ou de moins ça change la donne. Pas grave. Faut bien se faire plaisir et se valoriser de temps en temps, surtout si tu as des collègues qui te dévalorisent niveau sorties. Ce qui est grave c''est si tu commences à t'arnaquer toi-même en te polarisant sur ces données, en te mettant à y croire dur comme fer et à en faire une base de travail. Tu sais, en 35 ans de carrière, je suis passé par là aussi. J'ai accumulé des données statistiques tellement complexes qu'elles étaient indigestibles par tout autre que moi, Dans ces données il y avait des trucs douteux (que vaut un taux de rotation sans désherbage annuel ?), ou inutilisables en termes d'outils (sur les lecteurs, leur CSP etc...), d'autres qui étaient spécifiquement réservées aux élus (chiffres globalisant tous les secteurs et du coup ne voulant plus rien dire) et j'en passe. Jusqu'au jour où j'ai compris que quelques données fiables, simples, et surtout bien suivies suffisaient amplement à tracer la route. Le pire, c'est pas de dire des conneries, c'est de commencer à y croire soi-même. Et je parle de moi, rassure-toi