Marcel

Censure : le retour !

155 messages dans ce sujet

Je ne comprends pas non plus. Je ne remettais pas en question quoi que ce soit. Simplement, partant de ta phrase "Sauf que ce n'est en aucun cas la question de la censure qui était en jugement mais le devoir de réserve duquel serait sortie la collègue.", je précisais, au vu des dernières nouvelles que le devoir de réserve n'était pas en cause non plus, d'après le TA, c'est tout.

 

Quant à la censure on est bien d'accord que c'est hors sujet dans ce cas précis, c'est à dire le contexte juridique d'un tribunal administratif, même si, pour nous, cela constitue effectivement le fond des choses, et ce depuis au moins deux décennies.

 

Mais tu connais la solution. Tous les comités d'éthique du monde pourront toujours s'agiter, tant que le principe constitutionnel de libre administration des collectivités locales s'appliquera et que les bibliothèques ne dépendront pas d'une loi, la seule règle valable sera celle du Prince...

Mais on peut se réjouir que des collègues continuent, avec les risques qu'elles encourent, d'agiter la sphère médiatique sur ces phénomène récurrents, et parfois très discrets. Sauf que, par la force des choses, sauf cas de jugement rendu public, ce qui n'est pas si fréquent, nous en sommes réduits à ne prendre connaissance des choses que par la presse. Qui n'est que ce qu'elle est....

 

Au total je crois que nous sommes d'accord, il y a eu emmèlage de pinceaux.....:)

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On est d'accord en effet.

Accessoirement, l'ABF a interpellé les candidats à l'élection présidentielle sur la question de la censure. Les réponses parvenues jusqu'ici la dénoncent, bien sûr... mais sans législation, on n'avancera pas beaucoup.

Le maire de La Madeleine fera bel et bien appel en tout cas.

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Oui. Mais il perdra.

 

Il me vient une question. L'ABF ne peut pas "se battre" sur le seul terrain des bibliothèques, ce qui supposerait en plus d'avoir la capacité juridique de "se saisir" tout d'abord, de toutes les affaires relatives à l'homophobie, le racisme, etc....

Mais par contre les associations de lutte abondent, telles SOS homophobie (mais aussi la lesbophobie, la biphobie et la transphobie...) et plus de 70 organisations contre la xénophobie (http://www.humanite.fr/70-organisations-contre-la-xenophobie-526269), idem pour la censure (SOS Censure etc...), il y en a des pages et des pages et sur tous sujets, Y compris la Ligue des Droits de l'Homme.

Sans compter les textes légaux (https://www.senat.fr/lc/lc129/lc129_mono.html ) sur lesquelles ces associations s'appuient pour agir, y compris en justice.

Mais surtout, elles ont une énorme capacité de médiatisation.

 

Ne serait-il pas possible de prendre contact avec ces associations et de "passer un deal" avec elles pour qu'elles interviennent directement contre un maire etc...dans des cas précis et vérifiés. Elles en ont les moyens, sans courir les risques que court un fonctionnaire, d'une part, et d'autre part elles peuvent porter le débat sur la place publique (comme dans les années des mairies FN d'ailleurs) des faits sans les amalgamer avec une action syndicale locale en cours.

 

Certes, sous la lutte, il y a le militantisme évident et partisan de ces associations. L'amalgame serait alors d'une autre nature...

Mais cette piste est-elle sérieusement explorée ?

 

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Pour ça, il faut des éléments tangibles. Et l'ABF ne peut dévoiler les confidences que peuvent lui faire les collègues et transmettre à ces associations sans preuve écrite... Et quand il y a preuve,la divulguer peut mettre les collègues en fâcheuse posture (devoir de réserve). Le serpent se mord la queue. Tres prise de tête, pas encore trouvé la solution ...

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Oui. Mais il  est assez anormal qu'une association bien-pensante, alertée naturellement par un honnête citoyen, puisse venir "constater" l'état des collection ou la présence de tel ou tel ouvrage dans une bibliothèque, se saisir de la chose et la médiatiser à outrance, jusqu'à faire trembler un maire dans ses chaussettes, et que l'inverse ne soit pas possible.

 

Certes, pour les uns il s'agirait de constater la présence d'ouvrages, alors que pour les autres il faudrait constater une absence d'ouvrage, due à une censure, ce qu'il n'est possible de savoir que par un témoignage de collègue censuré.

 

D'où la nécessite d'avoir des chartes des collections précises et affichées dans les locaux, et, éventuellement s'appuyer sur une association locale de lecteurs, type "les amis de la bibliothèque de..".Pas un truc paritaire évidemment. Quoique là aussi il y a du pour et du contre, car ce peut être une façon de faire entrer le loup dans la bergerie. Je manque d'infos sur ce type de montage, hors cadre de bibliothèques associatives ou adossées à une association, ou de BDP qui créent ce genre d'association pour des raisons pratiques.

 

On peut se demander d'ailleurs quel est le rôle déontologique des BDP au niveau des territoires qu'elles supervisent. Par ailleurs, si j'emprunte un livre "mal-pensant" en BDP (ils y sont, j'ai vérifié au niveau des albums jeunesse), et que le maire censure sa présence en bibliothèque, d'une certaine façon c'est la BDP qu'il censure. Et là, quid ?

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