Yucca

Taux de rotation

15 messages dans ce sujet

Bonjour à tous,

 

Je n'ai pas trouvé de sujet parlant de taux de rotation (ou alors je sais pas chercher....)

J'aurai aimer savoir quel était le taux de rotation de vos documentaires (livres ou dvd) ?

Est ce que vous faites des stats globales ou selon les "matières" ?

 

merci

à bientôt

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Bonsoir Yucca

 

Un petit rappel des définitions sur  http://www.enssib.fr/content/formule-du-taux-de-rotation

 

Sinon, moi je pratique dans un premier temps par support, pour avoir des chiffres utilisables par les élus. Et dans un deuxième temps par Dewey et PCDM pour affiner en interne la politique d'acquisition à venir et surtout voir s'il n'y a pas de mouvement important dans un domaine particulier.

 

Attention à bien partir d'un calcul fait sur fonds après désherbage. Quand je calcule mon taux de rotation je pars du réel emprunté sur un fonds réel au sens d'actif. Si on y inclus des fonds dormants sur fonds non désherbés depuis trop longtemps, cela fausse tout. Quelque part on peut dire que ce ratio est lié aussi au taux de renouvellement des collections et aux critères de  désherbage (qui sont différents selon les domaines Dewey).

 

Ceci dit ce type de ratio ne prend son sens que sur plusieurs années comparatives, avec un public homogène et une poldoc qui ne change pas trop souvent. Un taux élevé est en général signe qu'il y a dysfonctionnement (offre trop inférieure à la demande). Pour les taux dits "bas" (1 ou 1.5 etc...) on ne peut guère en tirer de conclusions sauf s'il y a eu un "effort très particulier d'acquisition (ou de mise en valeur, raffraichissement etc...) sur un domaine et que le taux reste identique.

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Bonjour Yucca

 

Même en cherchant sur Google

www.agorabib.fr  "taux de rotation" documentaire

on ne trouve pas vraiment ce que tu cherches, donc le sujet n'existe pas. Tu as bien cherché.

 

Pour la doc, je fais un taux global et je compare ensuite les gros secteurs Dewey, ou "matières".

La doc, ça reste quand même particulier à gérer.

 

Tu as des secteurs évidents et appréciés des enfants : dinosaures, animaux, dessins.

D'autres utiles aux classes.

Et puis les lanternes classiques : poésie, histoire, théâtre, fonds local, qui ont du mal.

 

Tu cherches à l'utiliser pour quoi ce taux de rotation ?

  Bernard

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 Bonjour et merci pour vos reponses,

 

Je m'occupe de documentaires mais seulement adultes. J'ai des stats des années precedentes mais finalement même si ça fluctue un peu je voudrais avoir une idée du taux de rotation "idéal" pour les docs. Quand on presente ses chiffres et qu'on passe apres la jeunesse ou les romans, avec un taux de ratation de 1 on fait pitié. Donc j'aurai aimé avoir des points de comparaison.

 

Merci pour votre aide

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Attention à ne jamais tomber dans ce piège : il faut faire comprendre aux élus que le taux de sorties d'un fonds documentaires n'est pas comparable avec les taux fiction.. D'ailleurs les critères de désherbage sont différents aussi. Un roman pas sorti depuis 3 ans, poubelle. Par contre un ouvrage de référence sur l'impressionnisme, sorti 5 fois en 10 ans, est légitime en rayons.

 

On compare les docs avec les docs et la fiction avec la fiction. Idem pour les supports : il ne te viendrait pas à l'idée de comparer des sorties de DVD et des sorties de romans. Eh bien c'est pareil.

 

Idem enfin pour les secteurs. Une fiction jeunesse sortira beaucoup plus qu'une fiction adulte. Donc bien différencier. Par contre un amalgame peut être fait, avec prudence entre les docs jeunesse et les docs adultes. Le secteur musique doit être mis à part, il ne peut pas être amalgamé avec le reste.

 

Idem pour la presse, qui a été un des secteurs les plus sabrés par les bibliothèques suite aux baisses budgétaires. Un détail à ne pas oublier pour les élus : les sorties de periodiques ne tiennent pas compte des lectures sur place, qui représentent souvent l'essentiel de l'usage. Donc donner un ratio prêts/fonds à ce niveau est complètement bidon.

 

Et tu as raison de poser le problème car sortir un seul taux général est totalement bidon, tes docs faisant baisser le taux réel sectorisé. Et pour l'élu moyen, c'est le global qui compte. Et il ne lui faut pas trop de chiffres. Donc faire l'effort de bien différencier au minimum fiction et docs. S'il peut ingurgiter davantage de chiffres, n'hésite pas. En période de baisse budgétaire l'élu a vite fait de porter des jugements hâtifs.

 

Il n'y a pas de taux de rotation idéal, ni pour les docs ni pour les autres, et il n'y en aura jamais. Seules tes comparaisons internes sur plusieurs années te permettront d'évaluer la pertinence de tes acquisitions pour chaque domaine du savoir.

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oui c'est ça, c'est pas vraiment comparable.

Mais justement, ce que j'aurai voulu, c'est connaitre les taux de rotation des autres, dans les mêmes domaines.

Par ce qu'en effet, si un taux de rotation en technologie par exemple atteint 0,5 sur l'année, moi je trouve ça bien.

et comme mes prédécesseurs n'avaient pas les mêmes bases de calcul (me demandez pas comment il faisait, mais les chiffres ne veulent rien dire...)

 

merci

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Tu ne peux te comparer qu'à toi-même. Les publics sont trop différents d'une bib à l'autre, sans parler des taux d'acquisition des fonds, des taux de renouvellement, de la périodicité des désherbages, y compris dans des villes équivalentes en population. Sans parler des bibliothèques de villes universitaires, des villes balnéaires et j'en passe, notamment aussi le nombre de bibliothèques dans un territoire donné, les bibs en réseau avec des poldocs complémentaires ou non etc...

Globalement tu es dans la moyenne, je suppose, si je me réfère à mes chiffres : entre 0.5 pour ce que Poissenot appelle la "culture froide" (philosophie, religions, histoire, beaux arts etc...) et 2.5 pour la "culture chaude" (loisirs créatifs, cuisine, jardinage, livres pratiques en général étant en tête). C'est d'ailleurs un regroupement catégoriel que tu peux aussi choisir pour présenter tes chiffres documentaires, si tu ne veux pas lasser les élus en déclinant toute la Dewey. Bien sur en interne tu détailleras.

Ceci dit les taux de rotation auront de moins en moins de sens, en comparatif, dans l'avenir, dans la mesure où tes publics se tourneront de plus en plus vers la doc en ligne. Et toi même en tiendra compte dans tes acquisitions (moindres et plus ciblées) et ton désherbage (plus resserré sur les durées de conservation ), ce qui équilibrera les choses en partie.

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Bonjour Yucca

 

Par ce qu'en effet, si un taux de rotation en technologie par exemple atteint 0,5 sur l'année, moi je trouve ça bien.

 

"C’est bon, ou pas ?

Venons-en à la question qui taraude tant de collègues : ce TxR, c’est la honte, ou c’est la gloire ? Ben on ne peut pas dire !! Tout simplement parce que le TxR n’est pas fait pour ça. Le nombre obtenu dans une bibliothèque lambda est un raccourci qui pourrait s’exprimer ainsi : « résumé lapidaire de l’activité d’emprunt portant sur une collection particulière dans un environnement social et culturel donné, et selon la politique voulue par cette bibliothèque » : on ne peut pas comparer la situation d’une banlieue chic avec 70 % des adultes ayant fait des études supérieures, et une cité ghettoïsée, comme on ne peut pas comparer une bibliothèque qui ouvre 10 h par semaine et une autre qui ouvre 50 h, ou encore une bibliothèque bien située et un établissement excentré, ou enfin une ville qui fait payer cher le doit d’emprunter et une qui s’offre gratuitement. Bref, c’est un indicateur profondément contextualisé, et il n’existe pas de TxR moyen pour les bibliothèques (heureusement, d’ailleurs : si vous en voyez un, c’est une escroquerie intellectuelle !)"

https://bccn.wordpress.com/2008/08/04/evaluation-et-statistiques-les-taux-de-rotation/

 

Donc, pour continuer sur la lancée de Bertrand Callenge.

Ton 0,5 est catastrophique si tu as un lycée technologique dans ton proche voisinage, il est excellent si tu ne reçois que les clubs du troisième âge.

 

Il faudrait aussi voir ce que tu mets dans ton rayon technologie.

 

Je suis testeur opportuniste, j'ai glissé des documentaires jeunesse (BDP) dans les albums parce que c'est le lieu d'excellence pour être vu par des jeunes. Leur taux de rotation est passé de zéro (sur 6 mois) à 8 emprunts (sur les 6 derniers mois). Soit bien meilleur qu'en rayons documentation.

D'abord, ils sont vus de face, donc attire mieux. Ils sont sur un lieu de plus haute fréquentation, donc sorte mieux. CQFD. (On en tire la conclusion => squatte des présentoirs jeunesse, demande à ce que certains de tes rayonnages soient placés à l'entrée ou dans les zones passantes, ouvre une boîtes à bonbons ou sucettes dans tes rayonnages, réserve les chocolats pour les adultes. :ahappy:)

 

Si tu veux tailler la nique à tes collègues, en particulier dans les romans, demande-leur le taux de rotation des documents de plus de 500 pages. Là aussi, ça taille sa misère.

 

Dois-je te parler du temps de lecture des documents ?

En documentation, ce n'est pas de la détente, il faut s'accrocher, réfléchir, et prendre du temps, y revenir.

Une BD, c'est torché en 20 minutes, ramené la fois suivante ou le jour suivant.

 

Le taux de rotation prend en compte tous ces éléments. Et ils sont nombreux.

Si la population cherche une bibliothèque de détente, le taux de rotation de la documentation hors détente (cf. les éléments chauds cités par Ferris) va être bas. Ce qui est logique.

Tu pourras faire ce que tu veux, il restera bas.

 

Le taux de rotation de tes collègues te taillera toujours la misère.

C'est d'autant plus vrai si tu es dans une zone touristique.

Le taux de rotation sur les secteurs indique ce fait.

 

Bon.

Le taux de rotation, ce n'est pas un chiffre que l'on balance au collègue pour montrer son efficacité, ou son inefficacité d'acquéreur. Le taux de rotation, c'est juste un outil.

 

Si tu veux vraiment t'en servir (et éventuellement pour te comparer aux autres), tu dois le calculer sur les livres acquis l'année précédente, voire sur deux ans. Là, ça indique si tes choix ont été pertinents ou pas.

Quel est ton taux de rotation sur les documents acquis en 2015-2016 ?

Meilleur que le taux de rotation de la branche Dewey concernée ?

Si oui, ça veut dire que tu as fait de bons choix, et c'est la seule chose qui importe vraiment.

Et ça, on peut le rapporter en réunion.

 

 

Pour finir, il faudrait également regarder quelle part de budget t'est accordé.

 

Petit exemple,

Si en jeunesse, on offre un budget de 10 000 euros… et que le montant des livres prêtés est de 30 000 euros. Le rapport est de 1 euro investi permet 3 euros d'économies au lecteur. (1 pour 3)

 

Si à toi on accorde  seulement 1000 euros, et que malgré ça tu arrives à prêter 5000 euros de documentaires dans l'année. Alors le rapport est de 1 euro investi économise 5 euros pour les lecteurs. (1 pour 5)

Bilan, tu es bien meilleure que tes collègues dans tes choix, même avec un taux de rotation inférieur.

 

Car c'est très facile d'avoir un mauvais taux de rotation en documentation, il suffit de ne pas investir ou pas suffisamment. Et tout est dit.

 

 

Et comme le dit Ferris, dans son infini clairvoyance, accueille avec danse et fanfare la documentation en ligne. Trépigne, réclame-la !

Une page de doc consultée, une simple page de dictionnaire  te vaudra un prêt, lorsque tes collègues ne pourront pas comptabiliser l'œuvre tant qu'elle n'est pas lue/vue  jusqu'au bout.

Là, ton taux de rotation va leur exploser les jambières, les rotules et les orteils.

 

Ce sera très faux cul, mais la juste revanche de la bibliothécaire fonds documentaires. :tongue:

  Bernard

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Quelques réponses ENSSIB à consulter tout de même sur le véritable sujet qui est finalement, non pas le taux de rotation, qui n'est qu'un outil, mais l'évaluation de ton fonds documentaire et la pertinence de tes acquisitions

 

http://www.enssib.fr/content/evaluation-dun-fonds-documentaire

http://www.enssib.fr/content/pourquoi-evaluer-la-consultation-sur-place-en-bibliotheque-universitaire

http://www.enssib.fr/content/recommandations-quant-lutilisation-optimale-dune-collection-et-taux-de-rotation

http://www.enssib.fr/content/evaluation-dune-collection-taux-de-rotation-age-median

 

A noter qu'il existe une norme iso permettant d'évaluer la consultation sur place, qui n'est pas valable que pour les BU et peut être elargi à la presse.

http://www.enssib.fr/content/pourquoi-evaluer-la-consultation-sur-place-en-bibliotheque-universitaire

http://www.enssib.fr/content/comment-calculer-du-taux-de-consultation-dun-document

Extrait : 

Norme ISO 11620:2008(F) sur les indicateurs de performance des bibliothèques.
Cette norme décrit ainsi l'indicateur de consultation sur place par personne :
"Le nombre de documents de la bibliothèque consultés sur place au cours d'une année, divisé par la population à desservir".
Plus loin, quelques indications sont données, comme "demander aux usagers de ne pas ranger les documents consultés sur place", ou "certains documents ...peuvent avoir été consultés par plusieurs personnes avant leur remise en rayon ; d’autres documents peuvent avoir été sortis des rayons, mais sans avoir réellement servis".
C'est donc moins l'usage qui est pris en compte, que le déplacement du document hors de son rayon de rangement.

 

La dernière phrase montre aussi bien la pertinence de ce type d'évaluation que la vaste arnaque que tu peux organiser pour booster ta stat annuelle, déja par le fait d'ajouter la consultation sur place à la stat de prêt et ensuite en en étendant la définition au simple objet déplacé ou déclassé. Tout dépend de ce que tu veux faire : en mettre plein la vue à certaines personnes ou te créer un outil personnel d'évaluation.

Ou les deux car l'un n'empêche pas l'autre :hyper:

 

Un détail sur l'environnement scolaire : la présence d'un lycée, généraliste ou spécialisé (technologie, agricole) voire d'un collège, n'a plus la même importance qu'il y a 20 ans. En effet les CDI en général sont de plus en plus riches et bien pourvus. Et la fréquentation des bibliothèques s'en ressent énormément. Et dans tous les domaines. Dans les trois collèges de mon réseau, il y a un fonds Bd et un fonds romans jeunesse qui ont fait baisser la stat de ces documents. Il est important de les visiter de façon à voir quelle complémentarité on peut mettre en place ou non. L'aide aux devoirs a de même chuté énormément en BM. J'ai connu l'époque où les CDI étaient inexistants, symboliques et tenus par des non professionnels (en général des profs en rupture etc...) et où la BM suppléait totalement, tant sur les acquisitions que sur la fréquentation. Aujourd'hui ce n'est en principe plus le cas, mais il est important d'aller les voir de plus près.

 

Quant aux fonds spécialisés, tu dois fixer un niveau à partir duquel une BM n'est plus concernée (thèses universitaires certes mais tu peux descendre plus bas, en fonction de ton environnement) et le faire mentionner dans ta charte des acquisitions a chapitre des exclusions.

 

Un mot aussi sur les fonds dits locaux ou régionaux, qui ont un taux de rotation bien spécifique en général et peuvent dans certaines régions peser assez lourd (imaginons le sujet du vin dans le Bordelais par exemple) en termes d'acquisitions mais aussi de sorties. . Définition : le fonds local d’une bibliothèque se définit comme « un ensemble cohérent et complet de documents sur un sujet spécifique : la localité et la région que la bibliothèque dessert ».
Il existe un débat à propos de la différence entre fonds local et fonds régional mais, « que l’on parle de fonds local ou de fonds régional, la seule définition […] par laquelle il soit possible de les identifier est une définition géographique ». Le fonds local est « l'enracinement de la bibliothèque dans la ville et le terroir qui l'entoure ». (Enssib)

 

Chez nous on a décidé d'acquérir systématiquement tous les ouvrages au moins au niveau du département. Soit qu'ils parlent du département ou que l'action d'un roman s'y situe. Certains collègues étendent même la chose aux auteurs habitant le département, même si leurs ouvrages parlent d'autre chose. Il faut y ajouter les revues d'histoire locale, les parutions à compte d'auteur etc...Et ne pas hésiter à créer un lot spécifique dans ton marché. Nous ne désherbons pas ce fonds.

 

Tu as une bonne fiche la dessus : http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/64678-gerer-et-entretenir-un-fonds-local-en-bibliotheque-municipale.pdf 

Le sujet a été aussi abordé sur Agorahttp://www.agorabib.fr/topic/2857-désherbage-fonds-local/

 

Ferris

Sagesse infinie du Monde connu

 

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Bonjour Yucca,

 

Comme ta demande concerne des "recommandations" ou des normes, je peux t'inviter à consulter les recommandations de la CLP (association suisse des bibliothèques) : http://www.sabclp.ch/images/valeurs_de_reference_tableau.pdf

Toutes les normes disponibles ici (payant) : http://www.sabclp.ch/fr/prixmembre/mitgliederf/rlgmgf.htm

Le Québec a aussi ses normes, mais pas sur le taux de rotations (uniquement taux de "rafraichissement"): http://asted.org/wp-content/uploads/2017/01/BiblioAujourdhui_LignesDirectricesBPQ_2011.pdf

 

Bien sûr, comme dit plus haut, il est important de comparer les données relatives à un segment par rapport au type de doc (fiction ou doc), par rapport à l'ensemble des collections, en comparant avec les objectifs stratégiques et opérationnels, par rapport à ta bibliothèque et son éventuel réseau. Des taux de rotation seuls ne veulent rien dire...

Il convient aussi de comparer avec d'autres indicateurs. Par exemple, pour chaque indice ou groupements d'indices, et pour chacune des bibliothèques de mon réseau, je calcule:

- nombre de docs

-Nouveaux docs

- Taux de renouvellement (idéal entre 7 et 12% ; et encore à analyser par domaine (tu n'aurais jamais les mêmes entre l'histoire et la santé, ne serait-ce qu'à cause de la production éditoriale)

- Nombre de prêts

- Facteur de représentativité. (% prêts / % documents)

- Taux de rotation

-Taux de fonds actif (merci M. Calenge : Nombre d'exemplaires différents prêtés l'année n /  nombre de documents)

- Ancienneté moyenne

 

Je fais un code couleur (vert / rouge) pour :

- Taux de renouvellement : > 12.5% (vert)  et < 7.5% (rouge)

-Facteur de représentativité >1 (vert) et <0.5 (rouge)

- Tous les autres indicateurs: 25% des valeurs les plus élevées en vert, 25% des plus basses en rouge

-Ancienneté: en jaune si c'est supérieur à la moyenne  

 

Je lis donc toutes ces données "en ligne" en comparant avec l'année n-1 et à mes objectifs annuels.  

 

Bien sûr, attention à la consultation sur place, si tu as des durées de prêt différentes, aux missions des bib...

 

Une analyse quantitative ne saurait être dissociée d'une analyse qualitative.

 

Sur ce, je me sauve, j'ai une séance poldoc jeunesse... :-)

 

Je suis dispo pour toute question complémentaire.  Mais une photo en PJ pour compléter.

 

 

 

outil_poldoc.PNG

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Bonjour à tous,

 

Merci pour ces précisions.

 

Je comprends, encore une fois, que la comparaison est difficile tellement les paramètres sont nombreux, mais c'est aussi pour savoir simplement si c'est bien ou pas. Parce que si vous avez  un élu à qui vous présentez un bilan et qui vous demande "est ce que vous pensez que c'est un bon résultat ?" il faut savoir répondre. Surtout si, pour les années précédentes, vous n'avez pas de stats à comparer .

 

Mais si on considère que 0,5 veut dire que la moitié de la collection est sortie au moins une fois, pour une partie de documentaire qui relève certes du loisir, mais pointu, alors moi je trouve ça bien. D'autant que, sans que ce soit caricatural, la technologie relève de discipline plutôt masculine, qui ne sont pas les adhérents les plus fréquents.

 

Pour ce qui est des stats juste sur les documents récemment acheté, je n'ai pas cette possibilité de calcul

 

Allez, moi je suis fière de mon 0.5 et je travaille à l'amélioration

 

à plus

 

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Attention toutefois à avoir un fonds correct au départ. Si tu as 10 bouquins de poésie en tout et 20 sorties annuelles (et peut-être du même titre, par exemple parce qu'il est au programme des collèges etc...), tu as un bon taux, mais un fonds minable. Qu'est-ce que tu vas faire ? Te reposer sur tes lauriers ou améliorer l'offre ?

 

Un truc que je ne comprends pas, c'est quand tu dis que tu n'as pas de stats pour comparer, alors que tu disais precedemment " J'ai des stats des années précédentes".

Et puis ton prédécesseur avait le même logiciel, je suppose, donc en principe tu as toutes les données disponibles, à recalculer évidemment s'il ne l'a pas fait par écrit.

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Oui j'ai des stats mais c'est difficile à expliquer mais elles ne sont pas cohérentes. C'est comme si on parlait pas de la même chose.

Avec le logiciel je peuc connaitre les prets entre telles et telles dates mais je n'ai pas le fonds je n'ai que le fonds actuel. Et sur des petites collections, il suffit de 10 titres de plus ou de moins ça change la donne

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Autant pour moi Yucca et mes excuses, tu as totalement raison. Je ne connais pas ton logiciel mais avec le mien (Orphée.net), effectivement, on ne peut effectivement connaitre le fonds que pour ce qu'il est au moment de la demande. Ceci dit, si ton prédécesseur ne donnait pas par écrit chaque année son fonds doc, au minimum par Dewey et par support, ou que tu n'as pas pu bénéficier de ses bilans annuels écrits, je me demande ce que valaient ses bilans. Parce que le fonds, à un instant T, en général en fin d'année, sert pour les récolements, le désherbage, la rotation, le taux d'accroissement , de renouvellement etc....(et aussi pour un réaménagement des locaux, aussi bizarre que ça puisse paraître, car changer un secteur Dewey de place peut considérablement modifier son attractivité, je l'ai expérimenté, et ça marche !)

 

Evidemment tu peux peut-être le calculer en partie par le nombre d'acquisitions annuelles,ce qui te donnera quand même quelque chose car si les chiffres d'acquisitions et de renouvellement (important en fonds doc) fluctuent beaucoup, sur 5 ans par exemple, c'est qu'il a du y avoir une raison. Et cette raison tu la retrouveras dans les prêts sur la même durée. Ce qui peut te donner une idée de l'évaluation de ton fonds doc, de sa pertinence, de son renouvellement, ce qui, comme je te le disais plus haute, est plus important que les taux de rotation (dont tu as bien compris qu'on pouvait en tirer des conclusions peu fiables, et c'est peu dire). Ceci dit, c'est du boulot.

 

Moi je peux avoir toutes mes données en comparatif pendant 13 ans. Du coup, ayant toujours créé mes structures à partir de zéro, je n'ai jamais eu le problème "d’hériter" d'un fonds et de données antérieures. Je suis mon bébé jusqu'à sa majorité, avec un carnet de santé à jour :)

 

Tu sais, je serais toi, je considérerais qu'en l'absence de données fiables et suivies, mon année de démarrage statistique est l'année N. La tienne, et avec tes critères, pour lesquels tu t'engages en termes de suivi. Et j'en ferais part aux élus, ou à mon chef de service. Je suis persuadé qu'ils comprendront. Evidemment cela revient à critiquer implicitement le professionnalisme de tes prédécesseurs, mais bon...

 

D'un autre côté tu es responsable d'un secteur et non d'une structure. Donc je suppose que tous les secteurs de ta bib font leur bilan avec les mêmes bases, critères etc...As-tu la liberté de manoeuvre pour dire que toi tu souhaites faire autrement, ou repartir sur de nouvelles bases, je n'en sais rien.

 

Mais encore une fois (tu vas dire que je me répète :wink:...et tu auras raison) ne te polarises pas sur ces taux de rotation. Ton vrai boulot c'est d'évaluer la pertinence de ton fonds par rapport à tes publics et d'y adapter une bonne politique d'acquisition. Et ce n'est pas le taux de rotation qui te donnera les solutions.

 

Un taux de rotation c'est bon pour faire la nique aux collègues ou impressionner les élus. Tu as vu comment on peut les calculer pour arnaquer tout le monde. Tu le dis toi-même : Et sur des petites collections, il suffit de 10 titres de plus ou de moins ça change la donne.

Pas grave. Faut bien se faire plaisir et se valoriser de temps en temps, surtout si tu as des collègues qui te dévalorisent niveau sorties. Ce qui est grave c''est si tu commences à t'arnaquer toi-même en te polarisant sur ces données, en te mettant à y croire dur comme fer et à en faire une base de travail.

 

Tu sais, en 35 ans de carrière, je suis passé par là aussi. J'ai accumulé des données statistiques tellement complexes qu'elles étaient indigestibles par tout autre que moi, Dans ces données il y avait des trucs douteux (que vaut un taux de rotation sans désherbage annuel ?), ou inutilisables en termes d'outils (sur les lecteurs, leur CSP etc...), d'autres qui étaient spécifiquement réservées aux élus (chiffres globalisant tous les secteurs et du coup ne voulant plus rien dire) et j'en passe. Jusqu'au jour où j'ai compris que quelques données fiables, simples, et surtout bien suivies suffisaient amplement à tracer la route.

 

Le pire, c'est pas de dire des conneries, c'est de commencer à y croire soi-même. Et je parle de moi, rassure-toi :D

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