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Amethyste

Emploi du temps et horaires d'un bibliothécaire

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Epsy
Le 11/01/2018 à 20:26, Paugo a dit :

Dans les 2 structures, j'ai toujours vu les cadres A rester à toutes les fermetures et être présents très tôt les matins...très rarement ils finissent leur journée au plus tôt...ils sont bien au delà des 39h/semaine!!

J'ai oublié de préciser également que le matin il m'arrive très souvent d'arriver le plus tôt possible pour préparer la venue d'une classe, une réunion, pouvoir faire du travail interne en vue d'une journée de service public qui s'annonce chargée...

 

Je confirme ça : les A avec lesquels je travaille sont tenu(e)s de rester jusqu'à la fermeture (il y a 3 A "chez nous" donc ils s'organisent entre eux). J'arrive parfois avant eux le matin en revanche mais là on va dire que ça relève davantage de mes propres choix, arrivant moi-même assez tôt (le bonheur de la médiathèque vide et silencieuse, sans usagers... et sans collègues :D Indescriptible. Et ça même si c'est pour s'occuper de la boite de retour et ranger les docts de la journée de la veille). Et s'il y a un(e) A qui part en nous laissant qu'entre B/C, même en s'excusant, tu peux être sûr(e) qu'on le remarque (surtout si c'est le.la même).

 

De la même manière, il y a souvent un A lors des animations en soirée : même si ce n'est pas systématique, c'est quand même très souvent le cas. Et c'est eux qui sont un peu comme la variable d'ajustement si personne ne souhaite faire telle animation ce soir-là (une obligation de soirée par an par agent sur la sacro sainte fiche de poste. Mais il y a plus de soirées que d'agents, le reste c'est donc sur la bonne volonté). Ces soirées sont théoriquement récupérables y compris pour les A, mais ont souvent du mal à les récupérer vu les plannings et font souvent une croix dessus. 

 

Les samedis. Je suis toujours un peu perplexe en lisant les "droit à un samedi /2" "droit à un samedi/3" dans le mois, que ce soit ici ou dans les offres de recrutement. J'ai toujours conçu mon boulot = du mardi au samedi, même si ça fait râler mes proches. J'utilise souvent l'argument de Louve sur ce point : on est loin d'être les seuls dans ce cas-là il me semble, c'est dingue les gens/services qui restent bloqués là-dessus. Et même là, où je travaille certains dimanches, on nous incite fortement à nous le faire payer plutôt que de le récupérer sur un samedi (parce que pour le A qui fait les plannings, c'est la m...). En tout cas, les congés le samedi sont exceptionnels, sauf s'ils sont compris dans une semaine complète de congés.

 

Sinon, pour revenir à la question de départ d'Aurem : les A sont souvent appelés à aller à tel rdv, telle inauguration, tel truc chiant avec les élus / services de la ville / partenaires. Et le fait que ce rdv ait lieu le lundi ne les choquent pas le moins du monde, même si tu as travaillé tout le samedi précédent. Idem si c'est une réunion à 20h. Je ne connais que de loin ces contraintes, mais en tout cas il semble qu'il faille s'adapter aux contraintes horaires d'ouverture de la bib et aux horaires des divers services de la ville et aux disponibilités des uns et des autres. D'où le travail hors horaires d'ouverture.

 

Ha et je rebondis également sur les ouvertures en "service réduit" : peut-être que ça convient très bien à Aurem (en tant qu'usager) parce qu'Aurem doit aussi avoir les clés pour utiliser les services de la médiathèque sans trop avoir à passer par le personnel. Mais les médiathèques accueillent un public très diversifié et ceux qui rament à faire telle ou telle tâche sont très, (mais très) nombreux. On ne l'affiche pas chez nous, mais entre midi et deux, nous sommes en équipe restreinte. Heureusement qu'il y a moins de public, sinon on n'y arriverait pas. Et ça arrive régulièrement que nous soyons tout de même obligés de leur demander de revenir à 14h si le besoin prend trop de temps (le dernier, datant de... cette semaine, ce qui prouve bien que c'est régulier : une dame devant envoyer un email à un service de l'Etat, ne se souvenant plus de ses identifiants et de ses mots de passe de boite mail, ayant de gros soucis orthographique voire illettrisme. Impossible de l'accompagner de A à Z, il n'y aurait eu personne à l'accueil pendant 45 mns minimum).

 

Epsy.

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Louve
il y a 5 minutes, Epsy a dit :

Sinon, pour revenir à la question de départ d'Aurem : les A sont souvent appelés à aller à tel rdv, telle inauguration, tel truc chiant avec les élus / services de la ville / partenaires. Et le fait que ce rdv ait lieu le lundi ne les choquent pas le moins du monde, même si tu as travaillé tout le samedi précédent. Idem si c'est une réunion à 20h. Je ne connais que de loin ces contraintes, mais en tout cas il semble qu'il faille s'adapter aux contraintes horaires d'ouverture de la bib et aux horaires des divers services de la ville et aux disponibilités des uns et des autres. D'où le travail hors horaires d'ouverture.

 

Oh que oui!

Et ces moments là sont nécessaires car l'informel, bien souvent, permet de faire passer des infos de remettre sur le tapis un projet. Et puis il faut être visible.

Sans oublier les rendez-vous avec le service des marchés pour être sûre que nous sommes sur la même longueur d'onde (priorité au service et s'assurer que ce  n'est pas le moins-disant au niveau prix qui le remportera).

 

Et pour les soirées, oui, un cadre est systématiquement présent et la majeure partie du temps j'y suis aussi.

 

il y a 10 minutes, Epsy a dit :

Les samedis. Je suis toujours un peu perplexe en lisant les "droit à un samedi /2" "droit à un samedi/3" dans le mois, que ce soit ici ou dans les offres de recrutement.

 

Itou!

C'est pour cela que désormais je dis systématiquement: embaucher des contrats précaires qui travailleront le samedi pour votre confort, c'est non.

Vous percevez la NBI accueil, c'est pour accueillir le public, et le public vient quand il ne travaille pas.

Vous vous plaignez des non-remplacements de poste? Comment voulez-vous convaincre le maire de votre utilité si on prouve qu'une bibliothèque fonctionne avec des services limités, restreints?

Et enfin: je comprends que cela ne vous convient  pas; n'hésitez pas à postuler sur d'autres postes tels que agent d'accueil à l'hôtel de ville, au musée, à la piscine... postulez aux archives, en BU.

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Ferris
Il y a 3 heures, Louve a dit :

les A sont souvent appelés à aller à tel rdv, telle inauguration, tel truc chiant avec les élus / services de la ville / partenaires. Et le fait que ce rdv ait lieu le lundi ne les choquent pas le moins du monde, même si tu as travaillé tout le samedi précédent. Idem si c'est une réunion à 20h. (...)

 

C'est une nécessité de service pour les cadres décideurs (les B aussi), et pas seulement en bibliothèque. Et en échange ils ont l'IFTS. Son montant varie selon le corps et le grade de l'agent et selon le supplément de travail fourni et l'importance des sujétions auxquels l'agent est appelé à faire face dans l'exercice de ses fonctions. Le montant moyen pour un bibliothécaire est de 1078 euros environ, mais ça peut aller jusqu'à 8 fois le taux de base de ta catégorie. Certains considèrent que ça les rend corvéables à merci, d'autres qu'ils sont plutôt gagnants à tous les coups si la collectivité n'abuse pas dans les trucs style réunion le lundi ou les soirs etc...A un taux de 4 ou 5 ça devient deja assez juteux. Au taux de 8 c'est plus une prime c'est un salaire...:D 

Donc, derrière l'image du cadre A dévoué et omniprésent, il y a aussi le fonctionnaire qui compte ses sous mais pour qui l'IFTS constitue une obligation de présence. 

Priorité au service nous dit Louve. Et je ne doute pas un seul instant de sa motivation. Mais soyons honnêtes jusqu'au bout aussi....

 

Il y a 3 heures, Epsy a dit :

les A avec lesquels je travaille sont tenu(e)s de rester jusqu'à la fermeture (il y a 3 A "chez nous" donc ils s'organisent entre eux).

 

Intéressant. J'aimerais savoir s'ils touchent tous les trois l'IFTS au même taux... :baby:

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Louve
il y a 9 minutes, Ferris a dit :

Priorité au service nous dit Louve. Et je ne doute pas un seul instant de sa motivation. Mais soyons honnêtes jusqu'au bout aussi....

 

 

je suis malheureusement dans une collectivité qui ne chouchoute pas ses cadres (certains jours, je me dis que je suis maso... m'enfin c'est un autre sujet) et dans mon cas, pas de RIFSEEP ni d'IFTS.

Je perçois tout de même la NBI direction et la prime de conservateur à taux plein mais rien de plus.

Et pour les heures: obligation de faire 7h48/jour et tout ce qui est fait avant 9h ou après 18h n'est pas compté donc pas récupéré ni payé! Au nom de "l'exemplarité et par respect pour les agents".

Je rame pour que ça change.

Modifié par Louve

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Ferris

Si par prime de conservateur à taux plein, il s'agit de l'ISCB, c'est normal que tu ne touches rien d'autre car Il n’est pas possible de cumuler cette prime avec un autre régime indemnitaire pour compenser des travaux complémentaires. Par ailleurs cette indemnité, a taux plein, est d'environ 8000 euros, taux inchangé depuis 2011. Si on y ajoute tes 30 points de NBI Direction, Tu m'excuseras de ne pas pleurer, je n'ai plus de mouchoirs...et au prix que ça coûte...

Par contre  en cas de versement du montant maximum à l'un des agents, les taux des autres bénéficiaires sont d'autant réduits. Heureusement que tu es la seule concernée.:D

 

Un petit coup d'oeil : http://www.cdg14.fr/fr/remuneration/elements-facultatifs-de-la-remuneration/tableaux-recapitulatifs-des-primes/fichiers/PRIMES FILIERE CULTURELLE SECTEUR PATRIMOINE_4_1635.pdf

 

Qui parlait de bouffer des nouilles tous les soirs ?:D

Modifié par Ferris

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Louve
il y a 2 minutes, Ferris a dit :

Si par prime de conservateur à taux plein, il s'agit de l'ISCB, c'est normal que tu ne touches rien d'autre car Il n’est pas possible de cumuler cette prime avec un autre régime indemnitaire pour compenser des travaux complémentaires. Par ailleurs cette indemnité, a taux plein, est d'environ 8000 euros, taux inchangé depuis 2011. Si on y ajoute tes 30 points de NBI Direction, Tu m'excuseras de ne pas pleurer, je n'ai plus de mouchoirs...et au prix que ça coûte...

 

Certes, et je ne me plains pas. Mais dans ma collectivité le régime indemnitaire est plus favorable.

Et c'est bien pour cela que je perçois l'ISCB.

Je gagne bien ma vie, c'est un fait. Mais en regard, je bosse.

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Epsy
il y a une heure, Ferris a dit :

Intéressant. J'aimerais savoir s'ils touchent tous les trois l'IFTS au même taux...

 

Aucune idée...

 

Ce que je sais en revanche c'est que personnellement je ne touche pas la NBI, et ce même si dans les faits je fais plus de 50% de service public. Donc ce n'est pas un argument que l'on pourrait m'opposer. Mais j'avoue ne pas m'être penchée sur ce bord... que sont les primes, tout ce que je sais c'est qu'il y a une inégalité très forte entre les "anciens d'avant la fusion" et les "nouveaux" (évidemment, je fais partie de la seconde catégorie comme vous l'avez compris ;-) ), avec des primes qui étaient accordées du temps où le personnel était communal, puis supprimées pour les nouveaux agents intercommunaux (le but étant qu'à terme nous en ayons - tous - moins). Breeeef.

 

Epsy.

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Louve
il y a 14 minutes, Epsy a dit :

tout ce que je sais c'est qu'il y a une inégalité très forte entre les "anciens d'avant la fusion" et les "nouveaux"

 

c'est surtout ça le problème.

Et il est beaucoup plus fréquent qu'on ne le pense

 

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Ferris

C'est exact. Particulièrement en zone rurale, les élus locaux pouvaient être particulièrement genereux, avec de grosses disparités locales certes et tout aussi injustes, mais souvent compensées par des avantages en nature, des avantages horaires, une "compréhension", voire une complicité, qui consistait souvent à fermer les yeux sur certaines pratiques,etc...tendance d'autant plus renforcée par le manque d'encadrement. Bernard parlait de structures où le manque d'encadrement (et donc aussi de references (car le DGS est aussi là pour informer les élus de ce qui est légal ou pas...) amenait ls fonctionnaires à se retrouver avec des élus comme décideurs directs...

 

Chez nous depuis la fusion, c'est ce qui est le plus mal vécu : tout est devenu cadré et égalitaire, l'élu local lui-même est cadré aussi par l'interco et le Conseil communautaire impose clairement un retour à des comportements plus statutaires. Pour les primes on est allé assez vite vers des taux moyens. Globalement beaucoup y ont perdu.

 

Par ailleurs si on prend la question des promotions et des inscriptions au tableau d'avancement, Il ne peut être prononcé que dans la limite d'un ratio déterminé par application d'un taux de promotion à l'effectif des fonctionnaires pouvant être promus. Or ce taux est fixé par l'assemblée délibérante de la collectivité et non plus par communes.

Modifié par Ferris

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