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Aurem

Journée type d'un bibliothécaire territorial

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Ferris
Il y a 2 heures, Louve a dit :

Nous avons, il faut bien le dire, quelques difficultés à revenir sur nos échecs; quelques réticences à reconnaître que nos choix peuvent être quidés par le souci du quantitatif et non du qualitatif, à dire que si nous avons organisé telle activité c'était pour attirer du monde, faire gonfler les stats car c'est ce qui nous permet de proposer autre chose pour lequel le public sera moins nombreux; que c'était stratégique.

 

Oui, dire qu'on veut "faire du chiffre" est toujours un de nos grands tabous. Et pourtant les deux seuls marqueurs qui rendent légitimes une bibliothèque sont la fréquentation (y compris des non-emprunteurs) et les prêts. Et quand on s'est rendu compte, assez vite, que les opérations d'animation (autour du livre) n'amenaient finalement pas grand-monde, il faut le reconnaître, même si cela n'enlevait rien à leur qualité, on s'est tourné vers des opérations beaucoup plus juteuses, toutes sortes d'ateliers notamment et d'activités dignes de centres de loisirs. Exit les soirées poésie, ou certaines couteuses venues d'auteur.

Le problème c'est que certes on faisait le plein (avec les classes c'est pas difficile, sauf qu'on touche toujours la mème tranche d'âge), en plus de faire plaisir aux élus, mais que ça n'amenait pas de nouveau lectorat. One shot réussi mais pas de suite. Alors on a arrêté de comptabiliser. Sous prétexte que le "qualitatif" ça ne se mesure pas. Comment comptabiliser les gens venus voir une expo ?

Etonnant aussi de voir que les stats du SLL (ex DLL) ne demandaient jamais rien concernant les animations. Donc pas de stats officielles la-dessus. Donc la stratégie d'attractivité n'a plus de but réel à long terme. Le principal c'est de faire du monde et du bruit avec n'importe quoi. Peu importe que ça fabrique ou fidélise ou non du lectorat. Peu importe que les prêts et la fréquentation quotidienne baissent. De cette stratégie (je fais du chiffre d'un côté, ce qui me permet d'organiser des choses moins porteuses d'un autre côté) il ne reste plus que le côté marketing. Et là il n'y a plus de limites. Seul argument avancé : oui, mais je fais connaître la bibliothèque. Tu parles Charles, à des gens qui habitent le coin depuis 40 ans  et qui n'ont jamais pris leur carte de lecteur ? C'est une animation pouet-pouet en soirée qui va leur donner l'envie de le faire ?

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