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Autrement

recrutement sans concours dans la FPT

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Babarette
Posté(e) (modifié)
Il y a 7 heures, Louve a dit :

Pour en revenir à Barbarette: oui, il faut une capacité à encadrer et là on parle d'adultes pas d'enfants ou d'adolescents. Oui, actuellement, c'est compliqué dans certains établissements scolaires mais croire que ce sera simple et facile de diriger une équipe est un leurre. Tu as intérêt à être au carré au niveau des règles notamment au niveau du personnel parce que le jour où ça merdera, on ne te fera pas de cadeau et, au delà de cette question purement égoïste, j'estime qu'il est du rôle d'un chef de se préoccuper des ses agents. 

 

Je te remercie, j'ai compris et je n'ai jamais eu l'intention de ne pas me préoccuper de mes (j'espère futurs) agents. Avoir un mauvais chef, je sais ce que c'est (quelqu'un qui a passé le concours pour pouvoir se planquer dans son bureau et qui crache copieusement à la face de l'équipe, j'ai vu). Je n'ai jamais dit qu'encadrer une équipe était simple. 

Et je n'ai pas fait que prof dans ma vie, j'ai déjà encadré une équipe. 

Modifié par Babarette

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Ferris
il y a 28 minutes, Babarette a dit :

J'ai attendu la fin de mon contrat d'une année, ne pouvant démissionner pour la simple raison que j'avais besoin de manger, et je me suis barrée pour faire autre chose. 

 

Alors là, je dis non. La comparaison s'arrête là ! Je ne me suis pas "barré pour faire autre chose" ou "pour manger". J'ai lucidement envisagé ce que pourrait être une carrière dans l'enseignement ,et mon année en CDI (un remplacement maternité) m'a fait découvrir tout doucement une autre réalité, qui, au fond, était très proche de celle d'une bibliothèque, sauf qu'à l'époque les CDI c'était n'importe quoi (je crois que le concours de documentaliste n'a été créé que vers 94), on y mettait les adjoints d'enseignement, des pions, bref des non-titulaires (je n'étais pas titulaire), bref des bouche-trous et des enseignants titulaires qui "avaient des problèmes" comme on disait pudiquement,  et les moyens étaient plus que misérables. Mais le contact avec les mômes était différent de celui qu'on a en classe, l'organisation du lieu, les fichiers à créer etc...m’intéressaient.

J'avais toujours le statut étudiant (j'étais censé préparer l'agreg) et je me suis inscrit en préparation du CAFB (oui, à l'époque ça s'appelait comme ça). Tu aurais pu aussi reprendre le statut étudiant et bouffer avec tes petites économies et des petits boulots et faire un DUT par exemple, ce que j'ai fait, et ça n'a pas été la fête tous les jours, tu peux me croire.

 

Tu te rends compte des énormités que tu profères ? Alors ce qui compterait en matière de motivation c'est d'avoir passé moins de temps qu'un autre dans un poste ? c'est le premier "qui se barre" qui a gagné le pompon ? Je ne me suis pas enfui en courant, j'ai pesé le pour et le contre. Faut dire que je n'avais aucun problème avec les mômes, simplement avec la routine, l'encroûtement et la "culture prof".

 

Heureusement que j'ai bien choisi parce qu'en 1981 la gauche titularisait tous les maîtres auxiliaires. J'ai quitté l'EN en septembre 1980. Juste à temps. Sinon, j'aurais pu me laisser tenter par la vie facile, les vacances et tout le tralala.

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Babarette

Oh ben pardon d'avoir voulu pouvoir payer mon loyer hein! 

Je n'ai pas fait un DUT, mais j'ai suivi une formation (non diplômante, certes) et ai passé cinq concours. Ça va niveau motivation, de passer un an à préparer les concours d'arrache-pied, de subir le stress lié aux concours cinq fois? Non, ça ne te va pas? Je reste juste celle qui a été prof? Mais toi aussi, peu importe les raisons pour lesquelles j'ai arrêté! Toi, tu pouvais être documentaliste, pas moi: quitte à me reconvertir, je me suis reconvertie complètement. J'ai fait des stages, j'en fais un actuellement, je ne me contente pas d'envoyer des CV. 

J'en ai plus que marre de tes petites leçons. Je fais ce que je veux de mon pognon, personne n'a à me reprocher mon parcours. 

A la fin, tu me gonfles très sérieusement, et je reste polie. Qu'est-ce que j'aurais dû faire? Rester dans un métier que je hais et finir à la morgue au bout de trois ans? Ben non, pardon de préserver ma santé. 

  • Triste 1

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Ferris

Fin de transmission, je ne te capte plus, plus de réseau. Bonne route. :faceless:

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Ferris
Posté(e) (modifié)
Il y a 22 heures, B. Majour a dit :

Pour le reste Ferris estime que beaucoup de gens n'ont pas leur place en bibliothèque : bénévoles, bédépistes, Bernard, Babarette. En fait, tout ce qui commence par B. :D

 

Tu oublies Bête à concours....et Bénéficiaires d'un coup de piston.:P

Ah, j'oubliais : Bibliothécaire d'occasion (peu servi, affaire à saisir, prix à débattre)

Modifié par Ferris

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Vasistas
Le 26/06/2018 à 12:34, Ferris a dit :

 

Mais où as-tu vu que je prônais l'autogestion. ?! Surtout pas. Simplement je pense que, notamment quand on est dans de petites équipes (moins de 10), et que l'on est soi-même en situation d'accueil public, que l'on partage totalement le vécu de ses agents, on n'a pas besoin de tout ce fatras de langage et de méthodes dites managériales, qui implique en plus de très fréquentes réunions et de pertes de temps. Ce qui est bon pour une grosse équipe, qui plus est éclatée sur plusieurs sites, ne l'est pas dans d'autres situations.

 

Quelques exemples à hurler de rire :

Pour tirer le meilleur de leurs collaborateurs, les managers doivent agir avec doigté et éviter certains propos et attitudes qui peuvent causer bien des dégâts. Manager peut s'avérer épanouissant et gratifiant. Mais au quotidien, c'est un véritable exercice d'équilibriste qui ne s'improvise pas. Il faut osciller en permanence entre fermeté, exigence, dialogue et petites concessions.

C'est ça, oscillons en permanence...les equipes adorent ça les chefs qui changent d'avis toutes les cinq minutes.

 

Les 12 erreurs à ne pas commettre :

La mise en concurrence

L'absence de feedback

Le manque d'écoute

Le mode ami-ami

Le désintérêt pour la vie privée

L'hyper autonomie

Le flicage permanent

L'appropriation des succès

L'absence de félicitations

Le manque de soutien

L'excès de process

Le management par la terreur

 

Et puis il faut choisir ton mode de management : (ils en ont inventé 4, qui se contredisent évidemment)

1 Le management directif 

2 Le management persuasif 

3 Le management participatif 

4 Le management délégatif 

 

 

 

Bonjour, 

Je rebondis ici, ayant eu une formation Management des cadres intermédiaires (que je traduirais par " Comment bien communiquer avec son équipe " finalement ) , il manque une 5eme catégorie, c'est le management adaptatif. Celui qui utilise les 4 autres style selon l'agent, selon le projet, selon l'enjeu. 

V.

 

 

  • Merci 1

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Ferris

Honnêtement, entre nous, on le répètera pas c'est promis, toi qui a fait une formation spécifique, peux-tu nous affirmer que tu mets réellement en pratique ce qui t'a été enseigné ? Attention je ne parle pas de la qualité intrinsèque du stage, mais de son applicabilité sur le terrain.

Tu me diras que c'est une question qu'on peut se poser après toutes les formations théoriques, mais bon, c'est pour savoir....

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Louve

J'ai suivi ce type de formation. Certes, on ne peut pas tout appliquer et il y a une question de bon sens et de personnalité, mais il y a des techniques que l'on peut appendre tout comme en animation.

Par contre croire qu'il suffit d'appliquer et c'est la catastrophe assurée!

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Ferris

Donc finalement quand je te disais :

Et toi, tu utilises quoi ? Je parie pour le "persuasif" avec une pointe discrête  de "directif" et un soupçon de délégatif, pour pimenter le tout. 

 

et que tu répondais :

Effectivement c'est un mélange, sauf qu'en fait je ne me suis pas appuyée sur les "méthodes de management", j'ai fait appel à mon bon sens, mon intuition et mon expérience

 

On peut considérer que tu utilisais la 5° solution , dite "adaptative" de Vasistas, la principale variable d'ajustement étant ta propre perception des choses.

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Vasistas

Il y a eu un test pour savoir quel genre de cheffe j'étais, et clairement j'étais pas du genre suiveuse, et ça m'a surprise. Je ne m'etais jamais rendu compte de cette évidence ! Une difficulté à accorder de la place à certaines initiatives. Bref. 

J'y repense encore aujourd'hui, et je rectifie si besoin ! 

Ce qui a été efficace , c'est le retour dans l'équipe . Je leur ai fait une restitution de la formation et leur ai exposé mon profil. Nous avons ri (!) et cela à servi de levier par moment. 

Concrètement c'est communiquer sur les méthodes de communication qui a fait le plus de bien à l'équipe.

Voilà pour ce ma tranche d'expérience, puisqu'on est entre nous. 

  • J'aime 1

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Louve
il y a 14 minutes, Ferris a dit :

On peut considérer que tu utilisais la 5° solution , dite "adaptative" de Vasistas, la principale variable d'ajustement étant ta propre perception des choses.

 

Exactement !

Mes formations datent un peu, à l'époque, ils ne parlaient pas de la solution "adaptative". Je ne dois pas être là seule à fonctionner ainsi (même si j'ai un côté un poil autoritaire), ce qui explique certainement cette nouvelle solution.

  • J'aime 1

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Ferris
Il y a 2 heures, Vasistas a dit :

communiquer sur les méthodes de communication qui a fait le plus de bien à l'équipe.

 

D'abord; merci de ta participation à ce sujet. Mais au fond, ce qui me tracasse un peu (à mon niveau, proche de la retraite c'est étrange mais je suis curieux de tout et je le resterai), c'est que j'ai tout de suite éprouvé une antipathie pour ces règles assez stéréotypées, et je me suis simplement fié à mes intuitions, et au ressenti de l'équipe, les deux n'étant pas forcément en harmonie à chaque fois. En gros j'ai rejeté le package en bloc. Et j'ai fait au mieux, comme on dit. Avec des erreurs probablement énormes mais toujours avec cette situation de pris entre marteau et enclume.

 

Je me dis parfois, en lisant les posts actuels et connaissant les variables inhérentes aux équipes telles qu'elles ont été constituées depuis 15 ans en gros, comment être un "bon manager" (pas seulement du point de vue des RH, mais pour soi-même, puisque c'est nous qui assumons ensuite), quelle méthodes utilisent les chefs de services qui sont amenés à proposer des horaires le dimanche matin, ou des extensions tardives en fin de journée, voire encore des mobilités assez énormes dans des réseaux ou métropoles, par manque d'efectifs. Parce que c'est dans le projet de service, ou une exigence des élus, peu importe au fond. Nous sommes en première ligne. Comme d'habitude.

 

Comment on fait passer ça, alors qu'on sait que la grande majorité des agents y est opposée ? Et que cela créera inévitablement des situations inégalitaires, des gagnants et des perdants, et à terme une baisse de la qualité du service ?

 

Soyons concrets. Je n'ai pas de réponse validable par les doxas du management et ce n'est pas une question piège. Simplement pour savoir à quel point j'ai pu, peut-être, être stupide à un moment donné. A mon âge on n'a plus rien à perdre mais toujours envie de savoir et de comprendre

 

Merci à vous deux.

 

 

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