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giroflée

Travailler avec les politiques

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giroflée
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Bonjour !

Comment dire, je ne sais plus, j'en ai un peu assez, je suis fatiguée... Travailler avec des politiques relève de la gageure pour moi, je ne possède aucune des qualités requises pour les manier. Ni la diplomatie, ni la patience, ni l'habileté, ni la pugnacité. Et la pédagogie, mon seul atout, s'avère inefficace. Je vous explique la situation : Les élus de la commune rurale pour laquelle je travaille sont allergiques à la culture dite "intello" et répètent à l'envi que la population est constituée de familles et de personnes âgées "simples" (d'esprit?). Ils refusent catégoriquement l'idée de rencontre, avec un temps de parole, un moment d'échange avec les auteurs-illustrateurs de leur festival local, au motif que seules les dédicaces intéressent les publics. Ils ne veulent pas entendre parler de jeux vidéo. J'argumente, cite des exemples, donne des chiffres, c'est toujours niet. Ils refusent le distinguo entre artiste professionnel et artiste amateur. Ils se braquent dès que l'on parle de missions, de qualité, d'exigence. Ils disent que le sens de l'adjectif "culturel" est variable, personnel, subjectif. Qu'une expo en partenariat avec le FRAC "vaut" autant qu'une expo collective de l'association locale de loisirs créatifs. Que les écrivains publiés à compte d'auteurs ont autant le droit de figurer sur les rayonnages que les "autres" publiés chez Gallimard ou ailleurs. Qu'ils ne financent pas les associations, et donc pas ma participation au congrès annuel de l'ABF. Que ne pas avoir d'espace pro dans un nouvel équipement n'est en aucun cas un problème, qu'il faudra s'adapter, trouver un mode de fonctionnement différent. Qu'un espace "tisanerie" pour l'équipe ou des toilettes dédiées sont tout aussi inutiles. Que 2,5 équivalents temps plein suffisent pour un bâtiment sur 3 niveaux et d'une surface de 700m2. Que le fait que deux agents de l'équipe ne soient pas qualifiés n'importe pas. Etc. Je ne sais comment faire face à ce genre de discours. J'argumente auprès du DGS, mais il ne joue pas son rôle de relais, les élus sont inaccessibles, et leurs décisions tombent brutalement et sèchement comme des couperets. Cela me déstabilise. Je prends les refus de manière personnelle. Je ne me sens pas "adaptée" à ces personnels politiques qui détiennent le pouvoir décisionnel et ne tiennent pas compte des avis des professionnels qu'ils recrutent. Comment argumenteriez-vous cher(e)s collègues face à ces assertions somme toute peut-être banales? Vivez-vous cela en vos collectivités? Un stage sur le sujet, programmé par l'INSET de Montpellier et prévu à l'automne m'aidera peut-être. Je me démène mais vais de déception en frustration. A tel point que je songe à poser un congé dispo, ou même carrément me reconvertir après 6 mois à peine sur place... Merci d'avance de vos réponses et bonne soirée !

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giroflée
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Louve

Bonsoir Giroflée,

 

les élus ont bien souvent à l'esprit les électeurs, donc il faut qu'ils soient persuadés que les électeurs trouveront un intérêt dans ce qui est proposé car un électeur content, il vote!

La particularité de la territoriale est qu'il faut êtr armée de patience, qu'il s'agisse des équipes, des collègues des autres services et de nos élus le temps est toujours très long même si l'on voudrait que cela aille plus vite (dit celle qui grommelle régulièrement quand elle doit se ralentir car elle a trop vite!).

 

Tu es dans une commune rurale alors je conseille de te rapprocher de ta BD qui pourra t'aider et te soutenir, c'est son rôle en tous les cas.

 

Essaie de faire bouger les lignes doucement, pour ne pas les effrayer, trouve le bon angle qui les intéressera, et touchera un public large, essaie de travailler avec eux en entendant et comprenant leur avis. Oui, ils ont leur idée de la culture, ils n'ont pas tort quand ils te disent que "'l'adjectif "culturel" est variable, personnel, subjectif", il te faut leur soumettre des propositions qui réunissent à la fois la culture populaire (au sens noble du terme) et la culture un peu plus académique.

Deux exemples parlant selon moi:

- le réseau des bibliothèques de Dunkerque avec son festival "Fais pas ton mauvais genre"

- le Musée des Beaux Arts de Calais : en 2017 une expo sur "Le baiser dans l'art de Rodin à nos jours"  avec un partenariat avec la médiathèque "Le baiser dans la littérature" et cette année une expo "Jane et Serge".

 

Du populaire et du pointu, cet équilibre si difficile à trouver pour allier les deux.

 

Je sais, c'est long, certains jours sont plus difficiles que d'autres mais petit à petit, doucement mais sûrement on avance.

Bon courage!

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Ferris
Le 14/05/2018 à 20:17, giroflée a dit :

Ni la diplomatie, ni la patience, ni l'habileté, ni la pugnacité

 

Alors, effectivement, ça va être difficile...

 

Le 14/05/2018 à 20:17, giroflée a dit :

allergiques à la culture dite "intello" et répètent à l'envi que la population est constituée de familles et de personnes âgées "simples"

 

Ne caricature pas trop. Ils ont peut-être raison. En zone rurale et avec un public âgé, tu dois savoir faire une bonne place à la littérature dite "populaire" dans ta poldoc.

 

Le 14/05/2018 à 20:17, giroflée a dit :

Qu'une expo en partenariat avec le FRAC "vaut" autant qu'une expo collective de l'association locale de loisirs créatifs

Oui, elle vaut "autant". Elle fait une place importante au partenariat local, à l'associatif, à des choses proches des gens et qui leur parlent. A bien réfléchir, elle vaut peut-être davantage....

 

Le 14/05/2018 à 20:17, giroflée a dit :

Qu'ils ne financent pas les associations, et donc pas ma participation au congrès annuel de l'ABF

 

C'est logique, à condition toutefois qu'ils te laissent y participer, même à tes frais. Cela peut même figurer dans ton compte formation.

 

Le 14/05/2018 à 20:17, giroflée a dit :

Que ne pas avoir d'espace pro dans un nouvel équipement n'est en aucun cas un problème, qu'il faudra s'adapter, trouver un mode de fonctionnement différent. Qu'un espace "tisanerie" pour l'équipe ou des toilettes dédiées sont tout aussi inutiles. Que 2,5 équivalents temps plein suffisent pour un bâtiment sur 3 niveaux et d'une surface de 700m2. Que le fait que deux agents de l'équipe ne soient pas qualifiés n'importe pas.

 

Là c'est toi qui a raison,sur chaque point. Et tu ne dois pas "lâcher" la-dessus. Il s'agit des conditions de travail.

 

Le 14/05/2018 à 20:17, giroflée a dit :

J'argumente auprès du DGS, mais il ne joue pas son rôle de relais,

 

Si mais dans un seul sens, il relaye les souhaits des élus auprès de toi, mais ne prendra pas ta défense. C'est prioritairement un larbin carriériste, comme tous les DGS. Il connait parfaitement l'opinion des élus sur la bibliothèque et ne prendra pas le risque de ne pas aller dans leur sens. Il faut donc te battre pour avoir des réunions et des contacts directs avec au moins un élu à la culture. Un truc comme les jeux vidéo par exemple, s'ils comprennent à quel point ça peut booster la fréquentation, ils suivront. Sauf que ça coûte des sous. Et actuellement c'est qui sous-tend, en arrière-plan , tous les débats. Ils ne le disent pas franchement. Et ça fausse tout.

 

Le 14/05/2018 à 20:17, giroflée a dit :

Ils se braquent dès que l'on parle de missions, de qualité, d'exigence

 

C'est toi qui te braque. Comme te le dit Louve, avance doucement, lâche du lest sur certains points, fais bouger les lignes. On a tous connu ça, plus ou moins, surtout en zone rurale.

 

Courage :hug:

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B. Majour
Posté(e) (modifié)

Bonjour Giroflée

 

Tu sais que tu peux éditer un message déjà tapé, pour corriger les coquilles. (il suffit de cliquer sur Editer en bas, en dessous de ses propres messages)

 

Bien. Vu ta situation, je comprends un peu ton découragement.

Tu ne le sais peut-être pas, mais la principale vertu d'un bibliothécaire, c'est la patience. Il faut prendre le temps du temps.

 

Tu penses être malheureuse, mais je peux te garantir que bien des collègues ont dû reconstruire trois fois leur argumentaire pour convaincre les élus... Pour certains, sur plusieurs mandatures. Pas loin de 10 années.

Oui, tu lis bien : sur 10 années.

Le temps en bibliothèque, c'est du long.

 

Pour le reste, ce ne sont pas des assertions banales. Tu as leur point de vue sur la culture. Côté pratique et festif, sans prise de tête.

Et avec un manque évident de prise en compte des moyens et des responsabilités.

 

2,5 sur trois étages, on fait comment s'il y a un absent dans l'équipe. (maladie, congé, formation : on fait comment ?)

Tu as trois étages, et tu n'as pas d'espace pro... tant mieux, tu auras tout un étage d'espace pro.:wink:

Ou alors tu peux en délimiter un avec des étagères (je l'ai vu faire en BU). Un mur d'étagères, deux plots avec un cordon (comme ceux pour protéger les oeuvres d'art), et tu modules l'espace dont tu as besoin.

C'est encore mieux si tu as des étagères sur roulettes.

 

Ils veulent un fonctionnement différent, tu peux en imposer un.

 

C'est pareil pour le reste.

Si tu veux permettre un échange entre le public et les auteurs, tu le programmes dans les termes : "échanges et discussions avant dédicaces". Ou même tu le camoufles dans les termes rencontres d'auteurs avec dédicaces. Dans le terme rencontres, tu y mets ce que tu veux.

Si tu veux mettre des jeux vidéos en rayons, tu mets des jeux vidéos pour savoir si ça accroche ou pas, c'est une expérience, un test.

Ta BDP peut t'en fournir, ou des collègues environnant peuvent t'en prêter pour un test.

 

A te lire, je te vois beaucoup "chercher des arguments pour convaincre", "faire de la pédagogie"... Mais à quel moment tu décides ?

A quel moment tu tranches et tu agis comme une directrice en charge de sa structure ?

Pourquoi tu demandes l'avis des élus pour les dédicaces, pour les jeux vidéos, et pour une partie du reste ?

Pour les sous ?

 

Mais pour les conditions de travail ?

Qui va être responsable de la personne âgée qui tombe au troisième étage et qui reste pendant longtemps sans personne pour la secourir.

Qui va être responsable du morpion de trois ans attiré par le chuintement de la cafetière et qui se la renverse sur lui.

Qui va le porter toute sa vie.                                                                                    

Autant de raisons de sécurité pour s'approprier oups ! ferme le troisième étage ! faute d'avoir un agent par plateau. (ou alors il te faut des caméras de surveillance, et même là ça peut être insuffisant, une personne tombée derrière un rayonnage tu ne la vois pas)

 

Idem pour l'espace pro.

Je ne sais pas combien tu reçois de cartons de livres/fournitures par année, mais sans espace pro, il faut bien les entreposer quelque part.

Rien que pour ça, un espace pro est indispensable. Idem pour les éléments d'étagère en surplus, et pour tout le matériel de couverture, et même le PQ. Sympa le PQ sur les étagères du hall. Etc. Ou alors il te faut des placards profonds. (bien utiles pour installer un mur délimitant un espace)

Tous les services ont un espace pro. Rien que pour les archives, il en faut un.

En mairie, ils le savent. => Tout le monde en a un en milieu rural, ça s'appelle un garage ou un abri jardin.

Sans espace pro à la bibliothèque, tu n'auras pas le choix, tes archives iront en mairie... commence déjà à prévoir le déplacement et la quantité annuelle.

On ne t'accorde pas ce dont tu as besoin, alors tu prévois ce qui va arriver. Et ce sera forcément déplaisant.

Le coût des caméras, ça se chiffre.

Le PQ sur les étagères du hall, les cartons dans l'entrée, ça fait moche au niveau esthétique (et je le sais pour les cartons, mais sans espace pro, on fonctionne différemment n'est-ce pas)

 

Pour la tisanerie, n'hésite pas à regarder en mairie, et dans les autres services s'il y en a une... et de t'étonner singulièrement qu'il y en ait une. Pourquoi à la mairie, pourquoi pour les autres services et pourquoi pas pour ton équipe ?

 

Au bout d'un moment, le directeur d'établissement doit dire ce qui se fera et ce qui ne se fera pas suivant les moyens alloués.

Si tes agents ne sont pas formés, alors ils devront être formés... parce qu'un jour tu seras absente, et ils devront se débrouiller pour tout gérer tout seul.

Et si ça signifie des jours de fermeture de la bibliothèque pendant qu'ils iront en formation, parce qu'assumer trois étages à toi toute seule je n'y crois pas, alors ça signifiera que la bibliothèque sera fermée ces jours de formation.

 

Sinon, j'ai un peu/beaucoup de mal à comprendre que tes élus soient inaccessibles... et que tu n'en profites pas !

Quand je lis simple = "pas prise de tête", je lis "mes élus ne veulent pas se prendre la tête" avec la bibliothèque... hé, mais c'est chouette ça, je vais me prendre la tête à leur place !

=> Ils me donnent carte blanche.

 

Tu es en train de te désespérer alors qu'ils te donnent carte blanche.

 

Alors prends la main.

Sers-toi de ta BDP pour les jeux vidéos, pour programmer les rencontres auteurs avec dédicaces. (les termes de la rencontre, c'est toi qui les remplis)

Tu n'es pas forcée de pleurer après un budget... que tu n'obtiendras pas. Parce que si c'est ça que tu cherches avec tes arguments, alors tu vas déprimer sévère. "Simple" dans l'esprit des élus, ça veut dire peu coûteuse. (ça rejoint ce que dit Ferris)

 

Et si tu veux savoir si

Le 14/05/2018 à 20:17, giroflée a dit :

Vivez-vous cela en vos collectivités?

 

Oui, on le vit au quotidien.

Pas de sous.

Et parfois même pas de budget pour l'année, dans une commune proche de chez moi.

 

Alors on se débrouille. Et quelque part, oui, une exposition d'association locale, ça vaut autant qu'une exposition FRAC. Au plan purement comptable des expositions, c'est la même chose. + 1 animation.

Maintenant, si tu montres aux élus qu'il est plus facile de faire venir des journalistes sur une exposition FRAC, et qu'il y aura un article dans le journal, ils regarderont ta demande d'une autre façon, parce que tu touches à l'essentiel du travail des élus : faire connaître leur action ! faire connaître leur ville !

 

Si tes arguments, aussi béton soient-ils, ne partent pas de ce principe, tu n'as pas une réponse sèche et brutale, tu as une réponse banale : non.

Non, ça n'entre pas dans nos objectifs.

 

Ta pédagogie ne sert à rien si tu n'entres pas dans l'objectif de ta cible, si tu ne comprends pas ses besoins réels.

 

Tu peux apporter autant de chiffres que tu veux, citer des exemples, si tu n'apportes pas les articles des journaux municipaux des autres communes, ou même des journaux locaux, pour appuyer ce que tu racontes alors ton argumentaire ne vaudra pas tripettes. Parce que les chiffres des bibliothécaires ne sont pas les chiffres ou les expressions des élus. Quand un élu rencontre un autre élu, ils se racontent des histoires d'élus. Et les journaux municipaux ce sont des histoires d'élus.

 

Non, tes élus ne financeront pas ton déplacement au congrès ABF, mais ils pourraient être tentés de financer la représentante de la commune/du département qui se rend au congrès.

Une photo des représentants des communes ou département, publiée dans le journal "Bibliothèques", ça pourrait aider à ouvrir un peu plus les cordons de la bourse... pour des journées professionnelles, il faut le rappeler.  (ok, ça tient sans doute du rêve, là, mais va savoir Charles)

 

Ton angle d'approche n'est pas le bon ?

Alors chevauche "leur" angle d'approche.

Mets-toi à leur place.

Et tu comprendras beaucoup mieux d'où viennent leurs refus. (en quoi ça aide la commune ? en quoi ça aide notre action sur la commune ?)

 

Et souviens-toi que les élus ne sont qu'un des partenaires potentiels.

BDP, collègues environnants, associations, même centre de loisirs peuvent t'épauler pour une activité jeux vidéos à la bibliothèque ponctuelle. (même pour les personnes "âgées", il y a aussi des associations jeux vidéos qui interviennent en maison de retraite)

 

Tes moyens d'agir sont multiples.

Les élus ne sont pas ton unique voie. (pour le congrès ABF, tu peux obtenir une bourse si tu es membre de l'ABF. Même à 2 par région, elles ne sont pas toutes utilisées. Tu peux utiliser le co-voiturage, loger chez l'habitant bibliothécaire. Un peu d'action, quelques coups de fils, quelques contacts, l'achat d'une spécialité de chez toi, et hop).

 

Si la porte te semble fermée, passe par la fenêtre.  :D

 

Contrairement à ce que tu penses, tu n'es pas aussi désarmée qu'il y paraît.

Mais tu as le droit à ton coup de blues printanier, c'est assez normal pour une plante vivace comme la Giroflée. :thumbsup:

 

Giroflée : Voici une plante qui fera le bonheur des endroits du jardin ou d’habitude rien ne pousse.

 

Prends un peu de ton engrais favori et étends tes racines.

 

Bon courage bis

  Bernard

 

Modifié par B. Majour

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Babarette
Le 14/05/2018 à 20:17, giroflée a dit :

Que ne pas avoir d'espace pro dans un nouvel équipement n'est en aucun cas un problème, qu'il faudra s'adapter, trouver un mode de fonctionnement différent. Qu'un espace "tisanerie" pour l'équipe ou des toilettes dédiées sont tout aussi inutiles

 

Qu'on me tire de l'erreur si je me fourvoie, mais il me semble fort que c'est obligatoire: c'est la loi. 

 

 

En ce qui concerne ce que tu dis des auteurs auto-publiés qui valent autant que ceux publiés chez Gallimard: oui, ils ont tout autant leur place en bibliothèque. Bon, bien sûr, il est absolument impossible d'acheter tous les ouvrages publiés à compte d'auteur, et il y a des chances pour qu'ils soient moins demandés que le dernier Gallimard, mais en soi, ils ne sont pas à exclure d'emblée. 

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Ferris

En fait, pour les sanitaires, les obligations en matière de sanitaires pour le personnel relèvent plutôt du code du travail 

les textes n'évoquent pas le fait que les sanitaires du personnel doivent être séparés de ceux dédiés au public.

voir https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=BD33481985683294539F333BF9BE6C71.tpdjo03v_1?idSectionTA=LEGISCTA000006187836&cidTexte=LEGITEXT000006072050&dateTexte=20020117

 

D'autres textes vont plus loin

L'employeur est tenu de mettre à la disposition de ses salariés, les moyens lui permettant d'assurer leur propreté individuelle, notamment des vestiaires, des lavabos, des cabinets d'aisance, et le cas échéant, des douches (1).

Pour satisfaire à cette obligation, il doit veiller à ce que les vestiaires collectifs et les lavabos soient (2) :

installés dans un local spécial de surface convenable ;

isolés des locaux de travail et de stockage ;

placés à proximité du passage des travailleurs ;

tenus en état constant de propreté.

Si l'établissement comprend du personnel mixte, l'employeur doit prévoir des installations séparées pour les travailleurs masculins et féminins (3).

Si l'entreprise n'a d'autre choix que d'installer les vestiaires et les lavabos dans des locaux séparés, la communication entre ceux-ci doit pouvoir s'effectuer sans traverser les locaux de travail ou de stockage et sans passer par l'extérieur. (https://www.juritravail.com/Actualite/Vetements-travail/Id/254334 )

 

Mais là encore il s'agit du privé. La collectivité, à travers le CT doit pouvoir définir des règles propres à la collectivité. Pour ce qui est des vestiaires et des toilettes par exemple, c'est devenu une obligation chez nous. Mais pour de qui est d'un local entièrement dédié (a moins que des agents soient obligés d'y prendre leurs repas) c'est à négocier dans chaque collectivité. Le plus souvent on reste au plus proche des obligations du code du travail, mais ce n'est pas une obligation.

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giroflée
Posté(e) (modifié)

Bonsoir à vous,

J'ai lu attentivement vos réponses, récits et conseils, un grand merci !

Pour être plus précise, la médiathèque dont il est question est une belle structure, ambitieuse architecturalement. Mais on s'achemine vers le modèle "coquille vide".

Depuis 7 mois que j'ai été recrutée, je travaille d'arrache-pied dans l'objectif de préparer son ouverture. A mon arrivée, le bâtiment était quasiment terminé, donc il était trop tard pour apporter des modifications au projet bâti.

Quand j'ai vu qu'aucun espace pro n'avait été prévu, que la seule et unique réserve était distante des collections et ne faisait que 5m2, que la médiathèque était sur 3 niveaux, avec des ouvertures multiples, que les 2.5 ETP était définitifs, et non négociables, etc., je suis immédiatement montée au créneau auprès du DGS et de l'élu à la culture. Et j'en ai parlé ouvertement aux agents des autres services qui voulaient savoir (un projet pareil, dans une petite commune, c'est au centre de toutes les conversations). Et aux collègues de la médiathèque départementale (qui avaient été tenus à distance) : ils étaient horrifiés. Mal m'en a pris. Cela a été très mal vécu par le maire et son adjoint à la culture, qui ont considéré cela comme des plaintes, des caprices de diva, des critiques et même une véritable trahison. Le "coup" de la BDP est vraiment mal passé, surtout quand la responsable a demandé un RDV auprès du maire et a mis le sujet de l'espace pro sur la table. Le maire était furieux contre moi. J'étais passée à l'ennemi.

A ma décharge, j'arrivais dans cette commune, je me sentais seule, je me heurtais à de l'incompréhension, du rejet et de l'indifférence, donc je me suis rapprochée de la BDP et je me suis montrée certainement maladroite car trop spontanée.

Face à la violence du maire ("mais à quoi ça sert un espace pro, qu'est-ce que vous allez y faire???"), la seule issue a été de jouer aux chaises musicales : le local carrelé d'entretien (aveugle, sans fenêtre aucune) devenait l'espace pro. Cela faisait 35m2 de gagnés. Et le local poubelle (8m2) devenait le local d'entretien. Mais pas moyen de créer une ouverture, de rendre l'espace un peu agréable.

Un bureau de direction était prévu, de 13,5m2, trop étroit pour 3 agents. Que faire à part y inviter les 2 agents de l'équipe à se l'approprier pour y boire un thé ou déposer leurs manteaux quand la médiathèque sera ouverte aux publics... Que faire d'autre? J'ai eu beau tourner et retourner le plan, les espaces dans tous les sens, il n'y avait pas moyen d'adoucir les problèmes, de rendre le projet fonctionnel.

Le budget alloué au fonds initial et au mobilier, contre toute attente, a été satisfaisant. Mes estimations et propositions ont fait hurler au début, puis le budget a finalement été voté et j'ai eu carte blanche. Fonds diversifié. Beau mobilier sur roulettes. Cartes d'adhérents flambant neuves. Numérique. Boîte extérieure de retour 24H/24. Etc.

Ce qui n'est pas passé, ce sont les jeux vidéo. "Non, hors de question, on ne veut pas transformer la médiathèque en garderie!!!". J'ai bien sûr apporté des articles mettant en lumière tout le bénéfice du jeu vidéo en bibliothèque. Mais pour l'instant c'est non.

Vu que j'étais livrée à moi-même (oui, c'est très bien, je sais, mais ça a ses limites), j'ai sollicité des rencontres, des réunions avec l'élu à la culture. Pas possible. Il a son entreprise et pas de temps à me consacrer. Attention, ce n'est toutefois pas de la liberté qui est accordée : il est du genre à te laisser courir avec une laisse longue. Puis à tirer brutalement dessus quitte à t'étrangler si tu pars dans une direction qui ne lui convient pas. J'ai demandé à ce qu'un cap soit fixé, là encore, rien. Et je sens bien la méfiance voire la défiance que je suscite.

On approche de l'ouverture, prévue pour dans quelques petits mois. Je ne suis pas à l'aise. Je ne sais pas si je ne vais pas quitter le navire face à tant d'avaries.

Bonne soirée !

 

 

Modifié par giroflée

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Ferris

Ton seul vrai gros problème c'est 3 niveaux et 2.5 ETP; Effectivement ce n'est pas tenable à terme et cela t'obligera à des prouesses en termes de planning, de qualité d'accueil, d'équilibrage travail interne/travail public etc...Galère garantie et permanente. Normalement ils ne devraient pas avoir de subventions DRAC pour ce projet. Quant aux subventions du Département, tu me dis que la BDP a été tenue à l'écart....ce n'est surement pas pour rien.

Effectivement, tu es "passée à l'ennemi", parce qu'ils considèrent que les normes de subventionnement sont trop contraignantes et ont probablement décidé d'y renoncer.

Tout le reste, nous l'avons tous plus ou moins vécu, cela reste une question de diplomatie et de négociable et cela ne justifie pas la fuite. A moins qu'en plus le budget de fonctionnement soit misérable (attention, les bibs en création ont parfois des budgets d'investissement très conséquents mais ensuite c'est la misère en fonctionnement).

D'un autre côté, n'oublie jamais qu'après une année de fonctionnement, si tes résultats sont bons, que le public "cause" en bien de ce projet, cela peut influencer leurs futures décisions. Souvent des élus timorés, ne voulant pas trop investir dans du lourd (notamment au niveau du recrutement), sont impressionnés par de premiers résultats qu'ils n'attendaient pas et changent leur fusil d'épaule. Je l'ai vécu en début de carrière en région parisienne.

Donc baisse ta garde, fais de bons résultats, sache les mettre en valeur, appuie-toi sur la population (choix d'horaires etc...) et vois ce que ça donne. Et puis quitter le navire avant de savoir s'il flotte, franchement c'est con. Surtout vu l'investissement personnel que tu y as déja mis Et puis ça fera pas propre sur ton CV. Penses-y aussi.

Pour l'instant tu n'as pas assez d'éléments et de recul pour décider de partir ou de rester. Si au bout d'un an de fonctionnement ils ne bougent pas, c'est que tu as affaire à une bibliothèque "alibi culturel à vocation électorale", et là, effectivement, l'avenir est sombre.

 

En attendant, tu t'accroches !:hug:

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B. Majour
Il y a 15 heures, giroflée a dit :

Et aux collègues de la médiathèque départementale (qui avaient été tenus à distance) : ils étaient horrifiés. Mal m'en a pris. Cela a été très mal vécu par le maire et son adjoint à la culture, qui ont considéré cela comme des plaintes, des caprices de diva, des critiques et même une véritable trahison. Le "coup" de la BDP est vraiment mal passé, surtout quand la responsable a demandé un RDV auprès du maire et a mis le sujet de l'espace pro sur la table. Le maire était furieux contre moi. J'étais passée à l'ennemi.

 

Bonjour Giroflée

 

Eh bien tu as fait ton travail de professionnel, c'est normal.

Le coup de la BDP passe toujours très mal. Introduction d'éléments étrangers à la commune, ça ne plaît jamais.

Surtout lorsqu'il s'agit de relever les manquements des élus qui, non, ne peuvent pas tout prévoir, surtout s'ils se basent uniquement sur les architectes (qui visent uniquement le côté architectural, le côté pratique, ma foi). Autant de gens qui n'ont aucune notion du travail des bibliothécaires.

 

Pour éviter de jouer à la diva, tu aurais dû demander : mais où est ma cuisine ?

Il y a la salle à manger, mais où est la cuisine ? (ton espace pro)

 

Ce qui laisse à supposer que l'architecte est un homme.

Encore que, 35 m2 pour le local entretien ? C'est énorme ! (ça en fait des rouleaux de papier toilettes:frantics:)

Mais c'est un bon espace pour une réserve.

 

Il y a 15 heures, giroflée a dit :

Ce qui n'est pas passé, ce sont les jeux vidéo.

 

Eh bien mets ce projet de côté pour l'instant. Tu pourras le réintroduire plus tard, avec la demande des enfants, ou la présentation de tablettes numériques avec des jeux vidéos instructifs. Ou une séance Wii.

Il n'y a pas d'urgence.

 

Il y a 15 heures, giroflée a dit :

On approche de l'ouverture, prévue pour dans quelques petits mois. Je ne suis pas à l'aise.

 

Qui peut être à l'aise à l'approche d'une ouverture ?

 

Hum, je me pose la question sur ton : dois-je quitter ou pas ?

 

D'abord, il te faudra retrouver un poste. Peut-être pas évident.

Ensuite, tu risques de vivre cette histoire comme un échec personnel. Et les prochains élus pourront toujours te demander : mais pourquoi êtes-vous partie en cours de route ?

Ce qui fera de toi une personne peu fiable, qui renonce facilement devant le moindre petit problème (pour eux ce sera toujours un "petit" problème)

Si tu ne peux pas t'entendre avec tes élus du moment, pourras-tu t'entendre avec les prochains ?

C'est toujours le doute qu'ils auront.

 

Comme le dit Ferris, laisse venir et accroche-toi.

 

Et puis, tant que tu le tiens, demande-lui comment on organise son espace pro au milieu des collections.

Les meubles qu'il faut, l'espace nécessaire. Ferris est un maître dans ce domaine.

 

Pour le reste

Lâche un peu la pression. => tout ne doit pas être parfait à 150 %.

Ok, tu es une fleur diva, mais prends soin de toi. Si tu veux durer, un petit pas chaque jour. Et une fleur à ton bureau. :flowers:

 

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Ferris
il y a une heure, B. Majour a dit :

demande-lui comment on organise son espace pro au milieu des collections.

Les meubles qu'il faut, l'espace nécessaire. Ferris est un maître dans ce domaine.

 

Disons que c'est un choix (que d'autres ont fait aussi) qui a beaucoup d'avantages sur le plan de l'accueil. Tu as toujours tout ton personnel en situation d'accueil, y compris toi, bien entendu. Et si tu n'es pas dans un espace trop sectorisé, même avec 2.5 ETP (quoique là, en cas de congé, RTT etc...on est très limite), tu as toujours quelqu'un dans un secteur. Pas de secteur sans accueil. L'accueil c'est d'abord un être humain dans un espace. Et pas seulement un poste Opac...

Le principe est simple : 90% du travail interne se fait sur un retour de bureau ou en arrière de ton bureau d'accueil. Compter en plus un chariot et une armoirette pour chaque bureau. Utiliser si possible des banques avec réhausse (sauf en secteur jeunesse). Cela prend évidemment beaucoup plus de place dans l'espace public (compter environ 2 tiers de plus en surface de pose et travail). Naturellement prêts et retours se font à chaque bureau, ce qui divise cette tâche entre tous. Cela evite la lassitude (notamment tenir la permanence à un bureau dédié uniquement aux retours, tâche ingrate, peu de contacts, gros stockage, verif documents, pré-rangement chariots , etc...).

Les stocks de matériel d'équipement sont divisés pour que chaque bureau soit autonome à ce niveau.

On n'imagine pas la quantité de travail qui peut être faite avec ce type d'aménagement "entre deux lecteurs".

 

Maintenant je ne suis pas certain que ce que tu appelles espace pro se limite à un espace de travail interne, mais aussi à un lieu de repos (reunions, vestiaires, toilettes, pause café etc...) qui est une autre problématique.

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giroflée
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Merci Ferris. Oui, le travail interne aura lieu aux banques d'accueil et de prêt.

Initialement, je n'étais pas favorable aux banques de prêt "à l'ancienne", hyper volumineuses, mais j'ai bien été contrainte d'opter pour ce type de mobilier lors de la rédaction de l'appel d'offre. J'ai fait ajouter aussi des caissons sous les banques, et un petit meuble derrière.

Ce que j'appelle "espace pro", c'est un espace dévolu à l'équipement, aux photocopies, à la préparation matérielle des animations, au stockage des fournitures, etc. Je le distingue bien de l'espace de vie (absent ici) et de détente. Quand j'en ai parlé là aussi au maire, il m'a soufflé dans les bronches en hurlant là encore "mais pour quoi faire, il n'y a personne qui va manger dans les locaux!!!". J'ai dit "moi, tous les jours, et peut-être aussi, éventuellement, des intervenants ou collègues". Aucune réponse si ce n'est un regard furieux très explicite.

C'est ce comportement violent, cette impossibilité à dialoguer qui me font m'interroger sur une mission dans la durée. Le maire et son adjoint à la culture me perçoivent comme une traitresse doublée d'une emmerdeuse. "Je crache dans la soupe". Et cette situation prend la forme d'une impasse.

Un autre exemple : à la médiathèque, il y a une mezzanine qui aurait été idéale pour les bureaux de l'équipe. Un espace ouvert, lumineux, de 45m2, qui aurait permis de travailler ensemble aux heures de fermeture, d'exercer une surveillance sur l'espace jeunesse, ou du moins de monter et descendre facilement. L' escalier qui y conduit n'est pas accessible aux personnes à mobilité réduite, donc cela me paraissait opportun d'utiliser ce beau plateau à cette fin. Retoquée encore, avec la même énergie colérique. "Jamais je ne vous donnerai cet espace, c'est hors de question". Quand tu entends ça, tu hallucines.

D'où mes plaintes à la médiathèque départementale et à la DRAC (les problèmes ont été parfaitement repérés, mais les subventions ont quand même été allouées, car le territoire, déjà mal doté en équipements culturels, aurait été pénalisé). D'où les "remontrances" (euphémisme...) que j'ai dû subir dans le bureau du maire, avec son adjoint, à cause de mon "attitude inadmissible". Et d'où mon malaise... :-(

 

Modifié par giroflée

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Ferris

Pour ce qui est de manger sur place, ce qui est fréquent pour les collègues ayant une pause meridienne de 45 mn par exemple, et pour les bibs qui restent ouvertes entre midi et 14 h, et pour les fins de soirées animations avec les intervenants ) le code du travail (donc chez nous le CT et les CHSCT) , voilà les textes :

 

 L'obligation de l'employeur varie avec l'effectif de l'entreprise.

- dans les établissements dans lesquels le nombre de salariés souhaitant prendre habituellement leur repas sur les lieux de travail est au moins égal à 25, l’employeur, après avis du CHSCT ou à défaut des délégués du personnel, doit mettre à leur disposition un local de restauration pourvu de sièges et de tables en nombre suffisant et comportant un robinet d’eau potable, fraîche et chaude pour 10 usagers, un moyen de conservation ou de réfrigération des aliments et des boissons et d’une installation permettant de réchauffer les plats (article R. 4228-22 du code du travail).

- lorsque le nombre de salariés souhaitant prendre habituellement leur repas est inférieur à 25, l’employeur doit simplement mettre à leur disposition un emplacement permettant de se restaurer dans de bonnes conditions de santé et de sécurité.

Par dérogation à la règle du code du travail selon laquelle il est interdit aux salariés de prendre leur repas dans les
locaux affectés au travail (art R.4228-19), l’emplacement de restauration peut, sur autorisation de l’inspection du travail, et après avis du médecin du travail, être aménagé dans les locaux de travail , dès lors que l’activité de ces locaux ne comporte pas l’emploi de substances ou de préparations dangereuses (R.4228-23). Par exemple il est interdit de manger devant son ordinateur....d'où la nécessité d'avoir un autre emplacement.

 

Il est precisé, pour le service public L'emplacement peut être aménagé dans les locaux affectés au travail uniquement si ces locaux ne comportent pas l'emploi ou le stockage de substances ou de mélanges dangereux. L'employeur doit faire une déclaration auprès de :'inspection du travail et/ou le médecin du travail (par exemple, par lettre RAR).Sans réponse dans un délai de 2 mois, la demande de dérogation de l'employeur est acceptée.L'employeur doit faire nettoyer le local ou l'emplacement de restauration et leurs équipements après chaque repas. (https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1731 )

 

En tous cas bravo pour avoir choisi le travail interne sur temps/espace public.:flowers:

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B. Majour
Il y a 21 heures, giroflée a dit :

Ce que j'appelle "espace pro", c'est un espace dévolu à l'équipement,

 

L'équipement, il me semble que Ferris pratique ça direct en banque d'accueil.

J'ai essayé plusieurs fois, mais mettre les documents par terre lorsque les clients arrivent, ce n'est pas top. En particulier quand on est la phase couverture avec le collant.

Il faut quelle taille de bureau pour arriver à cette prouesse et surtout quel espace de rangement derrière soi ?

 

Il y a 21 heures, giroflée a dit :

Le maire et son adjoint à la culture me perçoivent comme une traitresse doublée d'une emmerdeuse. "Je crache dans la soupe".

 

Forcément, tu les empêches d'être tranquilles sur leur nuage. Tu n'es pas sympa.

 

C'est comme pour la mezzanine, tiens. Autant, on peut comprendre que l'accessibilité ne se fasse pas pour des raisons de coût dans un bâtiment ancien, autant dans un bâtiment neuf, c'est manifestement illégal. (A se demander si un réel emmerdeur ne pourrait pas porter plainte contre l'architecte qui n'a pas prévu cette accessibilité)

 

https://www.info-accessibilite-batiment.com/la-reglementation-accessibilite-erp-a-la-loupe/

Non-respect des règles et sanctions :

Une amende de 45 000€ est prévue pour les utilisateurs du sol, les bénéficiaires des travaux, les architectes, les entreprises ou personnes exécutant les travaux en méconnaissance des exigences imposées en matière d’accessibilité ou d’inexécution des travaux imposés par les autorisations délivrées dans les délais impartis. S’il y a récidive, une peine d’emprisonnement de six mois peut être decidée (article L152-4 du code de la construction et de l’habitat).

Le non-respect des dispositions de l’article L111-7 du code de la construction et de l’habitat par une personne morale peut donner lieu à une amende cinq fois supérieure (art 131-38 du code pénal), assortie d’une peine complémentaire d’affichage et/ou d’interdiction d’exercer une ou des activité(s) professionnelle(s).

 

A rappeler

http://www.batiweb.com/actualites/vie-pratique/prm-et-accessibilite-handicapes-definition-et-reglementation-30-11-2017-31624.html

Les personnes à mobilités réduites sont aussi les personnes âgées et les femmes enceintes.

Cela ne concerne pas seulement les personnes ayant un handicap moteur ou sensoriel, mais aussi les femmes enceintes ou les personnes âgées par exemple.

 

Si on regarde un peu plus loin. (on en apprend tous les jours)

 

Depuis le 30 septembre 2017, les ERP doivent mettre à disposition un registre public d'accessibilité. Ce registre précise  « les dispositions prises pour permettre à tous, notamment aux personnes handicapées, quel que soit leur handicap, de bénéficier des prestations en vue desquelles cet établissement a été conçu » (décret n° 2017-431 du 28 mars 2017).

Ce registre regroupe :

- les prestations fournies dans l'ERP ;

- la liste des pièces administratives et techniques relatives à l'accessibilité de l'établissement aux personnes handicapées ;

- le descriptif des actions de formation des personnels en charge d’accueillir les personnes handicapées et leurs justificatifs.

Les sanctions prévues en cas de non-accessibilité du bâtiment

L'article 43 de la loi du 11 février 2005 prévoit des sanctions lourdes pour les différents acteurs du cadre du bâti

- 45 000 € d'amende

- 75 000 € d'amende et 6 mois d'emprisonnement en cas de récidive

En plus de ces sanctions, l’interdiction d’exercer à titre définitif ou pour une durée de 5 ans voire plus peut être prononcée.

 

En tant que professionnel, recevant une nouvelle structure dans les mains, il faut obtenir ce document avant l'ouverture pour vérifier sa conformité accessibilité.

Si un espace n'est pas accessible à tous, il reste deux choix pour cet espace. Le rendre disponible seulement à l'équipe (et même là, si un membre de l'équipe est handicapé, ça peut poser problème), ou alors s'assurer que le même service est disponible dans le reste des espaces accessibles. Un tantinet gênant s'il s'agit de collections.

 

En plus, ça fera vraiment désordre s'il y a un fauteuil roulant lors de l'inauguration et que le maire fasse visiter la mezzanine, et la personne sur le fauteuil roulant de gueuler : "et moi, je fais comment ?"

Quelle aubaine pour les journalistes.

 

Oui, le professionnel qui fait son travail et imagine le pire est un emmerdeur. :wink:

 

Petit complément sur le sujet

https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F32873

Attestation d'accessibilité.

Lorsqu'un établissement est aux normes, le propriétaire doit envoyer une attestation d'accessibilité :

au préfet de département ;

à la commission pour l'accessibilité de la commune où est implanté l'établissement.

Dans le cas des ERP de 5e catégorie, une simple attestation sur l'honneur suffit.

Des auto-diagnostics existent pour savoir si l'ERP est conforme aux normes.

 

Pour les établissements ayant fait l'objet d'un permis de construire, une attestation finale de vérification de l'accessibilité est obligatoire. Établie par un contrôleur technique (ou un architecte indépendant), elle doit être jointe à la déclaration attestant l'achèvement et la conformité des travaux (DAACT).

 

Est-ce qu'un directeur d'établissement peut ouvrir sa structure tant qu'il n'a pas ce document en main ?

Tant que la mise en sécurité des usagers PRM n'est pas garantie ?

 

Si on veut se couvrir en cas d'accident probable (il y a toujours des mamies casse-cou) , a-t-on vraiment le choix ?

 

 

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Ferris
Le 25/05/2018 à 18:47, giroflée a dit :

ce que j'appelle "espace pro", c'est un espace dévolu à l'équipement, aux photocopies, à la préparation matérielle des animations, au stockage des fournitures,

 

Je t'invite à regarder la vidéo de la Bib de Condé sur Noireau https://www.youtube.com/watch?v=W9jDSZNrByg, pour laquelle j'ai une tendresse particulière et que je cite souvent. Tous les bureaux sont situés en espace public, dont une énorme banque avec rehausse. Et pourtant ils ont reçu le Prix de l'Accueil Livres Hebdo en 2011. Par ailleurs c'est un monument d'ingéniosité en matière d'occupation de l'espace et des précurseurs en matière de 3° lieu et d'apport social, la bib intégrant le musée local et l'office de tourisme et autres services. Le copieur est situé au milieu de l'espace ados je crois. Sans surveillance particulière etc...C'est une mentalité qui a présidé à ce choix.

Toi tu le fais un peu contrainte et forcée, comme tu le dis. J'espère que cette vidéo te permettra d'aborder ce système "intégré" de façon plus positive.

 

Autre question : je ne connais pas tes possibilités en surface, mais je reste stupéfait que tu puisses envisager de réquisitionner tranquillement 45m2 d'espace pour en faire un lieu d'équipement pour un personnel se résumant à 2.5 ETP. Moi j'en ferai autre chose, tu peux me croire. Priorité au public et à l'élargissement des services.:yes:

 

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Louve
il y a 44 minutes, Ferris a dit :

Je t'invite à regarder la vidéo de la Bib de Condé sur Noireau https://www.youtube.com/watch?v=W9jDSZNrByg, pour laquelle j'ai une tendresse particulière et que je cite souvent. Tous les bureaux sont situés en espace public, dont une énorme banque avec rehausse. Et pourtant ils ont reçu le Prix de l'Accueil Livres Hebdo en 2011. 

 

Très Cher Ferris, l'exemple de Condé-sur-Noireau , pour intéressant qu'il soit, n'est pas nécessairement adaptable ni transposable partout. 

Selon les territoires,  selon les tailles, ne pas proposer de bureaux professionnels en dehors des espaces public n'est pas une solution confortable et pertinente. 

 

Pour en revenir au dialogue avec le politiques; ils sont décisionnaires, ils ont le pouvoir, ils faut pouvoir travailler avec eux. Sache qu'il y a la règle, et l'application de la règle, tu vas nécessairement avaler des couleuvres y compris au niveau de la DRAC qui va parfois , au nom  du sacro -saint "vaut mieux une bibliothèque peu, voire très peu, performante que pas de bibliothèque" laisser passer des projets qui -personnellement- me font blêmir.

Tu vas pouvoir recruter des bénévoles, la filière en est très gourmande (38 000  titulaires / 82 000 bénévoles...)

 

 

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Ferris
Il y a 1 heure, Louve a dit :

Très Cher Ferris, l'exemple de Condé-sur-Noireau , pour intéressant qu'il soit, n'est pas nécessairement adaptable ni transposable partout. 

Selon les territoires,  selon les tailles, ne pas proposer de bureaux professionnels en dehors des espaces public n'est pas une solution confortable et pertinente. 

 

Je ne propose jamais de recette toute faite qui serait transposable partout. Il est évident que les éléments contextuels jouent. C'est une évidence que je ne mentionne même plus. Mais dans cet exemple ce qui est intéressant c'est qu'il s'agit d'un choix, pas d'une obligation faute de moyens. Le confort et la pertinence que tu cites sont deux critères tous contextes, donc "hors sol" et contradictoires avec ta première assertion. La-bas, leurs critères de pertinence et de confort sont différents, c'est tout. Et recevoir le prix de l'accueil avec ce type de banques et de positionnement n'est pas anodin. Il s'agit de recenser les "possibles", pas autre chose.

 

D'accord avec toi sur les DRAC et les Départements qui baissent leur culotte pour les raisons que tu cites, et se mettent finalement au service des politiques locaux. Je l'ai vécu. Pour eux la solution "bénévoles" rend manifestement tout "possible". Ces institutions ont souvent élargi leur champs des possibles jusqu'au nuisible. Particulièrement en zone rurale.

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Louve
il y a 10 minutes, Ferris a dit :

Je ne propose jamais de recette toute faite qui serait transposable partout. Il est évident que les éléments contextuels jouent. C'est une évidence que je ne mentionne même plus

 

Comme disait Talleyrand  « Si cela va sans le dire, cela ira encore mieux en le disant. »! :hyper:

Je sais que toi tu ne donnes pas de recettes toutes  faites mais en ces temps agités, plein d'injonctions plutôt péremptoires, il me semble important de le préciser.

 

Blague à part, le prix Livres Hebdo est intéressant mais il manque selon moi un retour d'expérience. Des bib ont reçu des prix, mais une fois le prix accordé on n'y revient pas: qu'est ce que ça a apporté? y'a t-il eu un effet longue traîne? leurs choix ont-ils été pertinent dans la durée?...

 

 

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Ferris
Posté(e) (modifié)
il y a une heure, Louve a dit :

Blague à part, le prix Livres Hebdo est intéressant mais il manque selon moi un retour d'expérience. Des bib ont reçu des prix, mais une fois le prix accordé on n'y revient pas: qu'est ce que ça a apporté? y'a t-il eu un effet longue traîne? leurs choix ont-ils été pertinent dans la durée?...

 

Bon évidemment si tu cites Charles-Maurice...

 

Comme je disais un jour que l'on avait créé 500 bibliotheque dans la décennie 80/90, quelqu'un, je crois que c'est Isalabib, m'avait répondu fort justement en gros "oui, mais il faudrait savoir ce qu'elles sont devenues". Je citais pour Giroflée les bibliothèques créées comme alibi culturel à vocation electorale, et dieu sait qu'il y en a et qu'il y en aura encore davantage par ces temps de disette.

 

Ceci dit les Prix livres hebdo (critiquables par ailleurs quand on voit la composition des jurys...) ne sont pas décernés à des bibliothèques qui viennent de mettre un truc en place rien que pour avoir le prix. C'est le cas pour Condé sur Noireau. Qui par ailleurs a encore amélioré son fonctionnement.

 

Une image intéressante d'un espace de prêt unique avec à gauche de l'équipement de BD et à droite le prêt. On remarque les surfaces importantes en arrière. Cela intéressera Giroflée et le petit Majour du fond de la classe qui se demande avec une mauvaise foi évidente comment on peut faire sans poser les livres par terre...:ike: 

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/info/un-prix-pour-la-mediatheque-de-conde-sur-noireau--71476694.html

Modifié par Ferris

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B. Majour
il y a 9 minutes, Ferris a dit :

le petit Majour du fond de la classe qui se demande avec une mauvaise foi évidente comment on peut faire sans poser les livres par terre

 

Quel scandale, taxer un révérend de mauvaise foi. Mauvaise vésicule biliaire, certes, mais mauvaise fois. :hmm:

 

Bon, grâce à la photo, je me rends compte qu'il me manque un bon mètre, mètre 50 de banque d'accueil, et un chariot juste derrière moi.

 

Parce que, à regarder la vidéo de Condé-sur-Noireau, j'ai plutôt le bureau de la directrice... comme banque d'accueil. (à 3:22)

Et si tu re-regardes la banque d'accueil en début de la vidéo. C'est bien chargé.

La mienne est pas mal non plus, et pas un seul tiroir sous le bureau.

 

Voilà pourquoi mon interrogation stomacale sur la taille de ton bureau. Et l'organisation des placards/tiroirs autour.

 

Parce que Louve ne se trompe pas trop. Suivant la surface dont tu disposes, l'agencement des lieux et la disposition des poteaux de soutènement, le manque de réserve ou d'espace de stockage, il se fait sentir cruel.

 

Donc, après six bibliothèques, t'a forcément trouvé un optimum.

Partage ton bon pain de connaissance avec les zouailles que nous sommes. (Bon sang, Ferris, regarde ce que tu me fais écrire avec tes révérences !)

 

Allez, terminons par une citation de Talleyrand.

“Là où tant d'hommes ont échoué, une femme peut réussir.”

 

Donc, ne désespère pas Giroflée. Tu y arriveras.

C'est comme ça tu y arriveras.

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Ferris
Posté(e) (modifié)
Il y a 1 heure, B. Majour a dit :

Quel scandale, taxer un révérend de mauvaise foi. Mauvaise vésicule biliaire, certes, mais mauvaise fois.

 

Et encore tu as eu de la chance. Talleyrand, qui était (entre autres) Evêque d'Autun, s'était quand même fait traiter par Napoléon de "merde dans un bas de soie"...:D

 

Il y a 1 heure, B. Majour a dit :

Parce que, à regarder la vidéo de Condé-sur-Noireau, j'ai plutôt le bureau de la directrice... comme banque d'accueil. (à 3:22)

Et si tu re-regardes la banque d'accueil en début de la vidéo. C'est bien chargé.

 

Non. Les deux photos sont de 2011. En tout tout début tu as une banque d'accueil avec rehausse, énorme, on voit à peine les agents derrière. A mon avis c'est l'accueil adulte. Sur le journal je pense qu'on est en banque  jeunesse. Puis il y a le bureau de la directrice, tout petit. A mon avis elle ne fait pas d'équipement. Mais elle est là. Pas planquée. C'est l'essentiel. Une belle femme par ailleurs, mais on sent bien qu'il ne faut pas lui chier dans les bottes. Normal, Il faut du caractère pour imposer un modèle différent des platitudes organisationnelles d'une profession embourbée dans ses normes d'espaces différenciés. Ici on fait plutôt du prêt, si tu veux couvrir tu vas plutôt là, si tu veux  déballer ton colis, c'est plutôt la-bas, ...et gnagnagna! 

 

Ben mon bureau il est un peu comme celui du journal, sauf que les deux parties sont égales et forment angle droit. Mais cette photo donne bien en ressenti l'idée de la place nécessaire. Surtout si on veut faire de la couverture, qui est la tâche interne qui bouffe le plus de place.

 

Il y a 1 heure, B. Majour a dit :

Giroflée. Tu y arriveras.

 

C'est vrai, Giroflée, t'es chiante à force. Puisqu'on te le dit tous: TU Y ARRIVERAS ! C'est écrit dessus, t'es obligée !:heart:

Modifié par Ferris

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Louve
il y a 9 minutes, Ferris a dit :

Pas planquée. C'est l'essentiel.

 

Oh que oui!

Ne pas se planquer!

Mon leitmotiv!

 

On se planque de moins en moins

chez moi! Et ma bobine, tout le monde la connaît!

 

Il y a 3 heures, Ferris a dit :

Bon évidemment si tu cites Charles-Maurice...

 

Je l'aime bien moi Charles-Maurice... :ahappy:

 

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giroflée
Posté(e) (modifié)

Bonsoir,

Il y a 8 heures, Ferris a dit :

Je ne connais pas tes possibilités en surface, mais je reste stupéfait que tu puisses envisager de réquisitionner tranquillement 45m2 d'espace pour en faire un lieu d'équipement pour un personnel se résumant à 2.5 ETP. Moi j'en ferai autre chose, tu peux me croire. Priorité au public et à l'élargissement des services.:yes:

 

Moi j'aime bien la possibilité de travailler ensemble, de se mettre à plusieurs autour d'une grande table et d'une activité manuelle commune, de sortir le massicot, le cutter et la planche de découpe format XXL pour y préparer des animations dessus, d'y poser l'expo que l'on vient de louer, des cartons en attente, d'équiper les documents sans avoir à pousser du coude la pile de papiers qui nous gênent, d'étaler les photocopies que l'on vient de faire, de saisir facilement les fournitures stockées dans l'armoire, que ce soit la recharge du blanc correcteur qui vient de tomber en rade ou les rouleaux de papier WC en vue de les transformer en hiboux, etc. etc. Bref de vivre sans entraves le côté manuel du métier, à la manière d'un atelier où l'on viendrait bricoler, fabriquer, et cela dans une ambiance différente.

La mezzanine de 45m2 n'est pas accessible aux personnes à mobilité réduite, elle surplombe l'espace jeunesse et ferait à mes yeux un beau bureau ouvert et partagé car avec une surface totale de 700m2, les publics de la petite commune auront parfaitement de quoi se mouvoir, se rencontrer, lire, voir un film, jouer, s'asseoir, roupiller...

Enfin bon, je dis roupiller, mais des usages pareils, la mairie n'en veut pas. Pas plus que voir des gens qui boivent un café ("il y a des bars pour ça"), ni des personnels qui font de la veille informationnelle ("on ne va pas vous payer pour regarder internet, vous rigolez! C'est ça que vous appelez service interne?").

Quoi qu'il en soit, je vous remercie de vos encouragements. Je sais, je me décourage aussi vite que je m'emballe. Les choses peuvent changer. Il faut être patient. Mais quand le maire te demande de venir dans son bureau pour le retrouver lui et l'élu à la culture, et que tu te fais hurler dessus sans pouvoir en placer une, que l'on te jette à la figure que tu es une traitresse au jeu trouble ayant failli faire capoter le soutien de la DRAC, et tant d'autres amabilités ponctuées de "non, ça on ne le fera pas" ou sa variante "non, c'est hors de question, ça on n'en veut pas", ben tu te dis que tu te fais du mal inutilement en bossant pour cette collectivité.

Modifié par giroflée

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Louve
il y a 16 minutes, giroflée a dit :

que l'on te jette à la figure que tu es une traitresse au jeu trouble ayant failli faire capoter le soutien de la DRAC, et tant d'autres amabilités ponctuées de "non, ça on ne le fera pas" ou sa variante "non, c'est hors de question, ça on n'en veut pas",

 

à la DRAC de prendre ses responsabilités.

Si celle-ci accepte de fermer les yeux et de s'aplatir, là c'est un souci mais qui n'est pas de ton fait.

 

Ferris et Bernard ont raison, tu y arriveras!

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B. Majour
Il y a 20 heures, giroflée a dit :

tant d'autres amabilités ponctuées de "non, ça on ne le fera pas" ou sa variante "non, c'est hors de question, ça on n'en veut pas",

 

Ah, mais c'est là qu'intervient tout ton savoir sur le déroulé du temps bibliothéconomique .

 

non, ça on ne le fera pas... aujourd'hui.

non, c'est hors de question, ça on n'en veut pas... aujourd'hui.

 

Tu as planté des graines, il faut le temps que ça germe.

 

Et peut-être que tes élus réagissent de manière aussi agressive, parce qu'ils sont angoissés.

Cette ouverture de bibliothèque doit représenter beaucoup pour eux. Combien d'années d'investissement ?

Un projet où les autres élus les attendent au tournant, et pas seulement ceux de l'opposition... ceux des villages alentours sont aussi de la partie.

Pas toujours facile la vie d'un élu.

 

Et toi, t'es au milieu, à subir le vent et les rafales. (plus facile de t'engueuler toi, que d'engueuler les autres élus ou l'architecte, ou même ça permet de masquer qu'on a commis un "oubli")

Ne prends pas tout pour toi.

 

Je dirais même plus : ne prends rien pour toi, souvent les élus ont d'autres raisons, plus globales et malheureusement plus politiques de faire certains choix.

 

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