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Moody

Placer certaines cotes sur la 4ème de couv ?

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Moody

Bonjour,


Nous sommes en pleine création de fonds pour une nouvelle bib dans notre réseau.  Il s'agit d'un petit équipement, 180/200 m².


Nous envisageons de ranger en bacs un maximum de fictions : BD/mangas (classées par collections derrière intercalaires), albums jeunesse voir romans jeunesse.


S'il nous est apparu évident de ne pas positionner les cotes sur la tranche du livre, nous nous interrogeons sur la possibilité de placer les cotes en haut de la 4ème de couv plutôt que sur la couv (romans, mangas, et petits albums sont déjà visuellement encombrés par le code-barres). 


Notre réflexion est la suivante : pour ce type de documents, la cote sert davantage au bibliothécaire qu'au public, pour la recherche notamment (réservations dispo en rayon, docs à rendre à une navette ou pour un échange BDP). 


Est-ce que certains d'entre vous ont déjà pu expérimenter ça ? Avantages, inconvénients avérés ou imaginés ?


Peut être est-ce totalement idiot, mais avant de se lancer dans un sens ou un autre, nous aimerions votre avis !


Merci.


 


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fabula

Je crois que j'aurais plutôt fait l'inverse c'est à dire mettre le code barres sur la 4ème de couv et la cote sur la couv. : elle a davantage besoin d'être visible que le code barres. C'est vrai qu'elle sert surtout aux bibliothécaires mais justement c'est dommage, les lecteurs doivent être sensibilisés au classement des bibliothèques, autant qu'ils voient la cote !


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Ferris

D'accord avec Fabula, mais pas tout à fait pour les mêmes raisons. La BDP met d'ailleurs certains codes-barres sur la 4° de couv pour des ouvrages jeunesse (et pour ne pas risquer que ça bippe deux fois, ils mettent ça sur l'ISBN pour le cacher, ce qui n'est pas bête, on a parfois ce problème pour les périodiques). Nous on place la cote en 1ere de couv. en haut à droite, mais ce n'est pas seulement une cote (très simplifiée d'ailleurs), c'est aussi un visuel couleur (et pictos pour certains albums thématiques. La cote est imprimée par titreuse sur des rubans de couleurs différentes, les cotes pictogrammes (pour les genres, un sapin pour noel etc...) sont imprimées sur planches d'étiquettes de couleur passées au copieur. Nous utilisons très peu la cote auteur pour les albums mais juste une lettre (A, AD, C...) et le nom/tome de la série pour les Bd.


 


Pour les romans "première lecture" on commence à utiliser la cote traditionnelle, mais on conserve un sous-classement par série qui reste plus parlant pour les plus jeunes et on garde un classement type bac, de face. Pour les documentaires on utilise les deux systèmes : cote au dos (dewey simplifiée) pour les sujets rangés verticalement et cote de face pour les classements en bacs, toujours avec un système de couleurs (en gros la marguerite, qui est d'ailleurs utilisée dans les BCD et certains CDI, ça permet d'être raccord avec les écoles. tu en as ici https://www.google.fr/search?q=marguerite+dewey+%C3%A0+imprimer&rlz=1C1CHFX_frFR547FR547&es_sm=93&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ei=bFRPUpbcDvH20gWs5IC4Cw&ved=0CDEQsAQ&biw=1024&bih=444&dpr=1 )


 


Je ne te cache pas que les rubans de couleurs pour titreuse  reviennent un peu cher cher mais ça donne un résultat propre et surtout c'est très rapide. le gain de temps est évident, et le systeme permet un rangement très rapide en bac, car nous ne nous préoccupons pas d’être plus précis ; A c'est album, AB c'est album bébés lecteurs, AD c'est album documentaire etc, avec couleurs et pictos si nécessaire. Les cotes sont reprises en gros sur la façade du bac concerné. Esthétiquement c'est pas moche du tout, mais c'est vrai qu'il faut choisir entre la préservation de l'esthétique de la couv et un mode facilité de classement. Attention toutefois à ne pas multiplier couleurs et pictos ou a chercher à toute force à genrer chaque album. On risque de tomber dans une complexité plus grande que l’alphabétique. Le mieux est parfois l’ennemi du bien (disait le Bien...).


 


L'aspect pédagogique qui consiste à habituer très tôt l'enfant à un classement alphabétique ne nous parait pas appropriée, notamment jusqu'à 6 ans, voire plus. Pour les BD et romans c'est différent. On a eu des échanges intéressants la-dessus sur http://www.agorabib.fr/index.php/topic/394-classification-des-romans-jeunesse/


 


Dans ta problématique, ce qui est intéressant c'est que tu as la chance de démarrer un fonds. Mais c'est aussi un risque si un jour tu veux changer de système (la recotation "par dessus" de centaines d'albums est une épouvantable galère...). Le risque de la liberté de choix...


 


Si tu es maître du fonds, c'est OK, mais si tu dois y intégrer des fonds extérieurs (BDP, Réseau...), attention à la cohérence, ça peut énormément limiter ton choix de départ. A moins de créer un bac "albums BDP"... :D


 


Attention aussi, pour les stats et suivis de rotation des fonds, à ce que tes systèmes puissent se retrouver en critères de tri sut tes champs exemplaire. Pour le visuel couleur et pictos, c'est pas évident, je le reconnais. Tu peux utiliser les champs locaux de la notice (champs 900), mais tout dépend ensuite des choix de tri et de filtres que te propose ton SIGB.


 


Bref, ça fait plein de choses à prendre en compte. La signalétique c'est majeur, on le sait tous par expérience, et c'est probablement ce qu'il y a de plus compliqué à inventer. Surtout la signalétique jeunesse.


 


Bonne chance Moody ! :)


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Litanajapou

@Moody: Ton sujet est intéressant.


Je me permets juste une parenthèse (tu vas me trouver tatillonne, c'est une déformation professionnelle) mais le terme exacte de ce que tu appelles une tranche est le dos du livre.


L'objet-livre : en voici les différentes parties :


.Schema-livre_s.jpg


 


 


 


Lors de mon ancien poste, j'ai du créer et gérer la bib seule. Comme c'était une création, il n'y avait pas d'ancienne bib donc j'ai du créer le fond entier de livre et notamment les cotes et l'emplacement. Etant seule, je voulais que l'organisation des documents soit le plus facile pour moi donc comme la BDP me prétait des documents, je me calais comme eux (ou presque) donc le code barre, je le mettais au même endroit qu'eux. Pour l'emplacement de la cote, c'est en fonction du rangement: soit tes livres sont sur une étagère donc cote sur le dos du livre, soit dans des bacs, donc cote en haut de la 1ère de couv' (soit à gauche, soit à droite).


 


Par contre, je ne suis pas d'accord avec toi sur le fait que la cote ne sert qu'aux bibliothècaires. Dans mon poste actuel (je travaille dans une bib jeunesse), nous accueillons les classes (grande section maternelle jusqu'au CM2) et dès la grande section maternelle, on leur explique, qu'un livre n'arrive pas par hasard dans un bac, qu'il a une adresse comme lui, qu'un livre mal rangé est un livre perdu et que pour s'y retrouver, on a mis des cotes. Ils savent que la 1ère lettre sur l'album est la 1ère lettre de l'auteur et que les A se rangent avec les A... Arrivés en CM2, les  gamins savent faire la différence entre une fiction et un documentaire, que pour les fictions c'est en fonction de l'auteur et que pour les documentaires, c'est Dewey. Comme je leur dit, on ne mélange pas la vache avec les mathématiques ou les volcans. Ils savent qu'il y a les 100 cases du savoir. Ce qui est amusant c'est que par la suite, ils expliquent tout ça à leur parents!!


 


Et puis si je reprends ce que tu dis, que la cote, c'est pour vous, il faudrait que tu m'expliques comment tu fais pour repérer un livre avec la cote quand elle est sur la 4 ème de couverture!! C'est pas pratique. Je pense qu'il faut que tu réfléchisses à un système, un équipement qui vous parle à vous, à ton équipe pour que soit simple pour vous, pour tous les jours, pour retrouver les livres, pour les ranger.


 


J'espère t'avoir un peu aider.


En tout cas, bon courage!!


Modifié par Litanajapou

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fabula

Bien sur, les jeunes enfants n'ont pas besoin d'être sensibilisés au classement alphabétique mais enfin, je trouve bien, même s'ils ne la comprennent pas forcément, que la cote soit sur la couv. Par contre, pour les albums, je n'ai que 3 types : albums, albums doc et petite enfance, pas de picto ni de code couleurs. Si je devais créer un fonds aujourd'hui, je mettrais simplement une lettre sur la cote des albums, la 1ère du nom de l'auteur : une cote simplifiée au maximum. Pour les revues je suis d'accord, les 2 code-barres se confondent parfois, par contre, pour les livres, je ne cacherais pas l'ISBN avec le code-barres document : je me sers très régulièrement des ISBN  !


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Litanajapou

"Bien sur, les jeunes enfants n'ont pas besoin d'être sensibilisés au classement alphabétique".


 


Pourquoi? Pourquoi les jeunes enfants ne peuvent pas être sensibilisés au classement? Alors bien sûr, le ptit bébé qui marche à quatre pattes en a rien à cirer de ces ptites lettres sur la 1ère de couv' mais à force, en grandissant, il reconnait les lettres et il sait que les livres ont une place.


 


De plus, dans la structure où je suis, on a classé les albums en 2 catégories: pour les touts-petits et pour les plus grands. Les touts-petits ont en plus de la cote, une gommette jaune. On explique au CP, qu'ils peuvent les emprunter car quand on débute dans la lecture c'est plus facile pour eux mais aussi ils savent comment les ranger.

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Ferris

Effectivement, comme dit Nathalie, la cote ne sert pas qu'aux bibliothécaires, mais il peut arriver qu'elle échappe aux lecteurs. Ceux qui ont rangé un fonds après une journée de gros passages savent de quoi je parle...y compris en secteur adulte. La grande question reste : est-ce qu'il en font exprès (je m'en-foutisme) ou est-ce qu'ils ne comprennent vraiment pas (perplexité) ? Personne n'aura évidemment jamais la moindre réponse à cela, c'est devenu une tarte  à la crème. Néanmoins nous devons toujours nous interroger sur l'apparente simplicité de nos systèmes (pour nous) et leur possible complexité réellement perçue (pour eux)


 


Je ne sais pas si le but est de "sensibiliser" ou non les enfants à l'alphabetique auteur ou à la Dewey, ce que je sais c'est que pour une population adolescente ou adulte,en gros entre 12 et 92 ans,  il y a une homogeneité de "niveau" (entendez niveau de compréhension). Alors que pour la jeunesse, en dessous de 10 ans, on s'adresse à toutes sortes de niveaux, pratiquement autant que par année d'âge, et que nous ne pouvons évidement pas trouver des signalétiques quasiment personnalisées pour chaque niveau. Donc , pour rester compréhensible par tous, (y compris les mamans, qui accompagnent systématiquement les enfants jusque vers les 6-7 ans) nous avons préféré adopter un système simple basé davantage sur le visuel que sur l'écrit ou le chiffre. Une couleur suscite une réaction identique et directe, alors que le chiffre et les lettres mettent en route une compréhension après déchiffrage du sens. D'un côté on a un automatisme visuel, de l'autre une "analyse" du sens de ce qui est proposé. (Je m'excuse de m'exprimer aussi mal, mais je n'ai pas fait d'études de psycho...)


 


La transition se fait assez naturellement avec les romans de première lecture par le seul fait que l'enfant maîtrise alors les autres types plus classiques de repères, d'autant plus qu'il les vit aussi en classe. Ceci dit nous ne prétendons pas détenir la vérité, c'est uniquement basé sur l'expérience.


 


Si les CNDP ont choisi d'associer des couleurs aux cotes documentaires, et que nombre de BCD ont suivi, c'est qu'ils y ont vu l'intérêt d'associer à des niveaux de compréhension différents une recherche qui serait néanmoins productive pour tous : celui qui comprend le décimal et celui qui ne comprend pour l'instant que les couleurs arriveront approximativement au même résultat, et c'est ce qui compte: ne pas risquer d'exclure un gamin de la compréhension d'un système de classement. Nous avons adapté cette démarche pour la fiction, en l'améliorant (ou en la complexifiant, chacun son avis la-dessus) par des pictogrammes.


 


La question est : est-ce que A PON (pour un album de Ponti) est réellement aussi simple que nous le pensons ?


 


Ce serait intéressant d'avoir l'opinion d'un psychologue spécialisé dans l'enfance sur nos différents systèmes: démarche pédagogique ou démarche intuitive ?


Modifié par Ferris

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Litanajapou

Je suis entièrement d'accord avec toi Ferris sur le fait de simplifier et oui, aussi les adultes ont du mal à comprendre qu'il existe un classement. Pour les albums nous aussi on simplifie, on ne met que la 1ère lettre de l'auteur.


 


C'est juste que je rebondissais sur ce que disait Fabula et  Moody.


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fabula

La suite de "les jeunes enfants n'ont pas besoin d'être sensibilisés au classement alphabétique", c'était quand même : "je trouve bien, même s'ils ne la comprennent pas forcément, que la cote soit sur la couv" ! Donc, je ne suis peut-être pas allée au fond de ma pensée : même si on n'explique pas clairement à tous les enfants le système de classement, s'ils prennent l'habitude de voir une cote sur la couv. des albums, d'eux-mêmes ils comprennent, qu'il y a un "truc" ! Par exemple que dans un même bac, tous les albums ont une lettre A sur une petite étiquette ! Je suis évidemment d'accord qu'on peut expliquer à des maternelle comment ça se passe mais très franchement, un enfant de moyenne section n'arrive jamais en demandant "un livre de Corentin de s'il vous plait", ils fonctionnent davantage à l'instinct, à l'illustration, en grandissant, à nous aussi de les sensibiliser à la notion d'auteur, leur apprendre que s'ils ont aimé tel ou tel livre, ils en trouveront d'autres du même auteur et où etc mais très franchement, je ne le fais pas avant le primaire.


Modifié par fabula
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Ferris

Mais oui, on est d'accord. C'est le sens qu'on accorde au mot "cote" qui diffère. Que pour nous "A" soit une cote c'est notre problème, pour eux c'est un visuel, une image, une forme, ce que tu veux, mais effectivement repérable et mémorisable sans réflexion particulière. Ce qui fait tout de même une sacrée différence avec trois lettres, surtout en dessous de 6 ans. Que quelques temps après, par leur évolution propre, ils comprenent que A ça veut dire Album et qu'un album diffère des autres livres par ceci et cela, ça viendra naturellement parce qu'ils seront passés en grande section et tout et tout. Et qu'ensuite il y a un monsieur qui a ecrit le livre, et que ce monsieur a un nom et que etc....ça se fera tranquillement. Comme tu le dis très bien : dès le début "il y a un truc" en plus que nous avons mis sur la couv. D'abord ils le voient, ensuite ils en comprendront le sens etc...


 


Dis, tu pourrais finir tes mots dans tes posts, même si tu es partie pisser, c'est une question de correction pour ceux qui te lisent ! :tongue: 


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Ferris

J'ai l'impression qu'on s'est télescopé...Quand j'ai commencé à écrire, ton post s'arrêtait sur "un enfant de moyenne section n'arrive jamais en deman " Et finalement, beauté des choses, tu dis "à nous aussi de les sensibiliser à la notion d'auteur," au moment où je dis "il y a un monsieur qui a ecrit le livre, et que ce monsieur a un nom". Génial, non ? :) 


 


J'espère que tout ça va aider Moody à prendre une décision....


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fabula

mais oui Ferris, c'est génial ! en fait je crois, depuis quelques temps que nos messages se croisent, que nous avons en commun quelques idées sur notre métier, même si nous n'avons pas toujours la même façon de les formuler !


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fabula

Ferris : en fait, c'est dans l'exaltation du moment que je fais une fausse manip' et le message s'envoie tout seul ! :D


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Ferris

Je savais bien que tu étais une exaltée du moment :D  "Quelques idées en commun " ? Tu plaisantes, nous sommes carrément fusionnels :hug:

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Moody

ce topic devient brûlant dans un sens très positif  :tongue:


pour ma part, j'indiquais bien "la cote sert davantage au bibliothécaire qu'au public", et pour répondre à Litanajapou, j'ai délibérément utilisé le terme "tranche" pour éviter toute confusion à ceux qui ne sont pas aussi "tatillons" que toi  :wink: 


Ici ni couleurs, ni pictos, nous avons fait le choix au niveau du réseau d'adopter à 100% le plan de cotation de la BDP, y compris des cotes Dewey validées, pour faciliter l'intégration des "deux" fonds, ceux de la BDP représentant facilement 50% dans le milieu rural où nous sommes.


Comme l'un de vous l'a remarqué, la BDP par contre ne met pas de cotes sur les couvs, donc on aura toujours des difficultés à retrouver un titre réclamé s'il est dans un bac, mais bon, on ne va pas tout mettre sur des étagères hein ? C'est dommage que ce ne soient pas les BDP qui adoptent des pratiques en phase avec les bibs ouvertes au public, mais bon... je sais que certaines y viennent progressivement, notamment au niveau des BD. Et même si c'est plus facile pour eux, dommage qu'on doive retrouver sur les albums non pas seulement l'auteur, mais aussi en ce qui nous concerne la 1ère lettre du titre. Si on ajoute à ça le "J" de jeunesse, on se retrouve avec des cotes à 4 rangs, d'où la place.


Vos remarques m'orientent tout de même vers un maintien de la cote sur la couverture. Je suis en train de me dire que mon logiciel (qui génère automatiquement des planches de cotes ce qui est un gain de temps considérable), doit me permettre de sortir la cote sur une seule ligne, avec des espaces, j'aurais ainsi une simple petite bande plutôt qu'un gros carré, me reste juste à trouver la planche de cotes au format adéquat, si elle existe !


Merci à tous pour vos lumières !


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Ferris

C'est un vrai problème cette histoire de cohérence avec les cotes de BDP, surtout quand ce fonds représente jusqu'à 50% du total. Mais tu as raison, à ce niveau, il n'y a pas à hésiter : la cohérence d'abord. Tant que les BDP ne rangeront pas leurs propres ouvrages dans des bacs, elles ne coteront pas de face, c'est un peu normal. Chez nous ils mettent un 741.5 sur certaines BD, et "BD" sur d'autres, et sur d'autres encore rien du tout. En fait, la raison est toute simple : des milliers d'ouvrages, des années d'acquisition, des acquéreurs très nombreux et changeants, des modifications de temps en temps, l'impossibilité matérielle de faire une "reprise de fonds" au niveau signalétique, des rayonnages façon archives qui excluent toute possibilité autre que le rangement vertical, des contraintes spatiales fortes, ...les BDP aussi ont leurs problèmes. Et la quantité en est un, et de taille!


 


Le sujet signalétique a été abordé dans http://www.agorabib.fr/index.php/topic/1642-satan%C3%A9s-auteurs-islandais/, et B. Majour nous y informe que lui n'hésite pas a poser sa propre cote par dessus celle des BDP (enlevable avec un peu de produit à vitres), P. Wagner aborde la question des intercalaires (en vertical, mais on aurait pu en parler pour les bacs ici), et on y aborde aussi la question de la cotation informatique etc..


 


Comme quoi la signalétique est un sujet aussi inépuisable que passionnant. Passionnant ,sans doute parce que c'est le premier "signal" de médiation que nous donnons au lecteur, et inépuisable parce qu'au fond, sorti de la Dewey, c'est un domaine où il n'existe pas de normes véritables. Le bon sens et l'imagination retrouvent leur place. Le débat aussi.


 


En attendant, je vois que tu n'as pas le blues, Moody ! :) 


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Pascal WAGNER

Hello les gens,


Je pense moi aussi que la cote sert davantage au bibliothécaire qu'à l'usager. Je pense également que nous ne devrions pas imposer au public de comprendre nos systèmes de cotation. Ils reclassent mal ?  Ben oui, c'est comme ça depuis queles bibliothèques sont en libre accès, non ?


En revanche, (en fait, ce n'est pas contradictoire) nous devons à nos chers usagers de faire en sorte que si l'idée folle de comprendre nos systèmes leur vient, alors il faut que ceux-ci soient suffisamment cohérents et clairs, sans complication inutile et réservée à un initié.


Pour autant, je suis très réticent par rapport à des "simplifications" de la Dewey dans un sens quantitatif (réduction obligatoire du nombre de chiffre après le point) dans la mesure où cela revient à séparer des documents traitant du même sujet. Par contre ,je suis pour des adaptations qualitatives permettant de corriger les problèmes bien connu de la Dewey. Les PCDM4 constituent l'exemple le plus parlant d'une telle adaptation qualitative.


Mais revenons au point de départ : mettre une cote en 4ème de couv. ne me semble pas être une bonne idée. Cela retardera et compliquera la tâche des professionnels sans aider vraiment les usagers.


Il y a tout de même un cas où il faut nuancer : c'est lorsque la cote placée dans le coin en haut à droite masque une information importante : une partie du titre, du nom de l'auteur, voire un élément d'illustration dont le masquage (c'est français, ça ?) dégraderait vraiment l'ensemble de l'illustration. Cas rare sur les albums, mais courant sur les CD !


Dans ce cas, il faut assouplir et poser la cote "le plus haut possible et le plus à droite possible".


Mais pas en 4ème de couv, non, pitié !


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Ferris

Supprimons le libre accès et revenons au classement par format, au moins ça sera clair pour tout le monde ! :hyper:  :hyper:  :hyper: 


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B. Majour

Bonjour


 


Bien sûr, la cote nous sert - à nous - en priorité.


 


Facile de repérer un document mal rangé... d'un seul coup d'oeil.


 


Idem, facile de retrouver, vite, un document réclamé par un lecteur, en glissant un doigt sur les cotes.


 


Une cote visible, c'est un repère.


Et un repère qui facilite le rangement.


 


Une cote simplifiée n'a de sens que si on détient peu de documents dans un genre.


Plus on en possède, plus il faut augmenter (et prévoir d'augmenter) la taille des chiffres après la virgule.


Comme le dit Pascal, c'est aussi une question de séparation des documents. (=> comprendre rangement et repérage rapide)


 


Ceci m'explique les cotes simplifiées en BDP. Prêtant à des structures avec peu de fonds, les cotes simplifiées ont du sens.


 


 


Maintenant, mettre la cote derrière plutôt que devant ?


 


Il me semble que ce serait comme mettre l'adresse de sa maison derrière, plutôt que devant.


Pas pratique, sauf si le facteur passe par le chemin derrière la maison.


Mais quid des autres, des visiteurs ?


 


Si on met en plus le code barre derrière, comment les lecteurs vont-ils faire la différence chez eux ?


Entre un livre qui leur appartient et un de la bibliothèque ? (cas problématique fréquent, surtout dans les chambres enfants :wink:)


 


Là encore, sans aucune connaissance Dewey, on est dans une notion de repérage visuel.


 


Personnellement, j'explique aux enfants que la cote, c'est l'adresse du livre dans la bibliothèque.


Certains savent ce qu'est une adresse, d'autres pas encore.


 


Comme le mot "adresse" a d'autres implications dans leur vie, ils font le lien.


 


Ensuite, nos masquages (si, si le mot existe, Pascal : Action de masquer quelque chose, de l'occulter.) ne sont pas massifs.


Et une petite tâche de rouille ou de peinture n'a jamais empêché de lire un numéro de maison, ou le nom d'une rue.


 


 


"Notre réflexion est la suivante : pour ce type de documents, la cote sert davantage au bibliothécaire qu'au public, pour la recherche notamment (réservations dispo en rayon, docs à rendre à une navette ou pour un échange BDP)."


 


Le nombre de fois où je suis parti en rayonnage avec juste les cotes pour trouver des livres me justifie déjà - à fond - la place de la cote sur la face visible. Parce que, justement, la cote est pour moi avant d'être pour le lecteur.


S'il faut retourner tous les livres dans un bac, ou chercher les livres titre à titre, c'est du temps perdu.


 


La cote, c'est pratique.


Si elle ne l'est pas, pourquoi en mettre une ?


 


Quand elle n'est pas sur la face "ade" du livre (cas de rares albums ou BD de ma BDP), je dois lire la cote sur la tranche.


Pour ça, il faut tourner le livre et regarder la tranche. 


Pas difficile avec un seul livre dans les mains, mais galère avec 20 albums dans les mains. Là, on comprend l'utilité d'une cote bien placée !


 


Bilan : mettre la cote à l'arrière, de manière invisible (pour le lecteur) me paraît une mauvaise idée.


Et elle y sera bien plus gênante/dérangeante pour ceux qui lisent les résumés.


 


 


Bien cordialement


  B. Majour


 


P.S. à Ferris : Même peine, même conséquence pour les adultes qui "reclassent mal" les livres. Prends quatre-cinq romans épais dans tes mains, trouves-en un nouveau qui te plaît mieux qu'un autre deux ou trois rangées plus loin. Avec les mains surchargées, ton seul choix sera de poser le livre devant toi.


Tu as aussi le repérage au "trou". Je prends un livre, il fait un trou dans le rayonnage. Je lis la quatrième, le bouquin ne me plaît pas, je le rerange dans un trou. Le même avec un peu de bol.  :tongue:


 


P.P.S : le rangement par format a aussi ses revers. Je veux trois Hugo de formats différents, bonjour la promenade du bibliothécaire.


 


PPPS : Tiens, à la réflexion, l'idéal serait une cote en relief. En Braille ?


On méduserait les lecteurs par notre magie du rangement.  :D

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Ferris

J'aime bien la formule du "repérage au trou", c'est très très bien observé ! On sent le professionnel proche de son public ! Mais le coup de bol se fait rare ces temps-ci... :)


 


Un petit défaut de raisonnement que je me permets de te signaler avec modestie : "La cote, c'est pratique.


Si elle ne l'est pas, pourquoi en mettre une ?


Si tu penses deux minutes à tous les trucs qu'on a créés et qui ne servent à rien, ou parfois à emmerder le monde, en bibliothèques comme dans la vie, ton raisonnement prend l'eau assez vite.


Quoique, rectification : si un truc sert à emmerder le monde, il a effectivement une utilité, autant pour moi.


 


(Euh, pour le classement par format, c'était juste une grosse vanne. La dernière fois que j'ai connu ça, c'est tellement vieux que j'ose pas le dire. Et c'était un magasinier qui allait chercher le bouquin. Pareil pour l'accès direct, c'était pour rire..Par contre les cote en braille, méfie-toi, je me demande si ça n'existe pas pas pour de bon. Pour les fonds en braille bien sûr, sinon...)


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B. Majour

Salut Ferris


 


Si le coup de bol se fait rare, peut-être y a-t-il beaucoup de trous !  :wink:


Bonne rotation.


 


Pour l'utilité de la cote.


C'est vrai que ça pourrait être un défaut de raisonnement, mais j'aime bien l'idée de connaître l'utilité d'une chose... en l'enlevant. 


Si sa disparition n'est pas remarquée, elle était vraiment (devenue ?) inutile.


 


Une épreuve par le vide.


 


Petit enseignement de l'art du désencombrement appliqué à d'autres domaines. Vide, vide, tu verras bien si c'était utile.


 


 


Pour le coup de la cote en Braille, tu t'imagines l'animation face aux gamins.


 


- Attention, les enfants. Je ferme les yeux et je vais vous dire... vous dire... de quel livre il s'agit.


Allez, donnez-moi celui que vous voulez !


 


Trop de la balle, l'animation. :angel:


 


Un peu de magie dans la bibliothèque, un peu de mystère.  :D


  Bernard

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Moody

bibliomagicien, comme quoi la diversité des profils en bib... j'adore, je suis certaine que ça aurait du succès cette anim'


 


pour le coup du rangement par taille, ça arrive encore de le trouver, quand dans de petites communes on a fabriqué des étagères "maison" dont les tablettes ne sont pas réglables : l'agent technique a souvent prévu des hauteurs différentes, et j'ai déjà vu plusieurs fois les formats style "beaux livres" qui se retrouvaient classés à part...


 


sinon il y a aussi ce très joli rangement ci-dessous :D


 


Bibliotheque-classee-par-couleur.jpg

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Ferris

Une épreuve par le vide.


 


La preuve de l'inutile. La décroissance en action dans la bib. Bernard, il y a des fois, tu m'effraies. Si on faisait ça dans nos fonds, je crois qu'on n'aurait de vilaines surprises, très vilaines. Je garde ça pour mes cauchemars. Tu peux être lucide, mais ne le dis pas à tout le monde, on pourrait t'entendre...


C'est vrai que la disparition d'une bibliothèque, et peut-être de son personnel, ça ferait une sacrée dose de mystère et de magie.Y aurait plus qu'un grand trou. "Trop de la balle", comme tu dis, jeunot !  :D 


Modifié par Ferris

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B. Majour

Dans les fonds, comme pour les bibliothèques, et comme pour la cote, la preuve de l'inutile est un test, qui permet d'éliminer l'inutile de l'utile.


 


Lorsque tu dis "on n'aurait de vilaines surprises", tu utilises un conditionnel.


C'est comme quand on garde quelque chose chez soi en se disant : je pourrais en avoir besoin un jour. (9 fois sur 10, ce ne sera pas le cas)


 


Ce que j'aime bien dans ce test de l'inutile, c'est aussi la remise en cause du modèle choisi.


 


Est-ce qu'on peut se passer d'une cote (d'un livre, de la bibliothèque) ?


Qui l'utilise ? 


A qui cela va-t-il manquer ?


Avec quels effets ?


 


Peut-on pallier, d'une autre manière, à cette perte ?


D'une autre manière aussi pratique ?


 


Pourquoi pose-t-on la cote à cet endroit ? demande Moody avec raison.


 


C'est une saine remise en cause, pour laquelle il faut même aller plus loin puisqu'il s'agit de la mettre à l'arrière. Donc quasi invisible.


 


D'où pourquoi la garder ?


 


 


Je peux même te pousser un peu, Ferris, et te demander quelles craintes as-tu pour les livres ?


Le pire qui puisse arriver est : désolé, je ne l'ai plus.


 


Dans une bib de conservation, c'est gênant. Mais ailleurs ?


 


Pourquoi garder un livre ? C'est la question du pillonage.


Pourquoi garder (construire ?) une bibliothèque et son personnel ? C'est une question de culture ou, pour être exact, d'une certaine culture.


Pourquoi garder une collection ? C'est la question posée par la "bibliothèque troisième lieu ?".


 


Vidons, vidons... et regardons, si toujours


Sonne l'âme du violon au point du jour   :D


 


 


C'est pas Descartes qui a tout vidé pour mieux réapprendre ?


 


Faire le vide, c'est souvent utile.


Même si ça n'empêche pas de stocker, un temps, l'éventuel utile.   :wink:


 


      Bernard


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Ferris

Je n'ai pas peur de la démarche en soi, la preuve, c'est effectivement le désherbage, que je pratique, ainsi que des recotations et des réaménagements constants.  Je crains que la question posée puisse pousser très loin le bouchon, notamment au niveau d'autres décideurs. Je crois que j'ai déjà raconté quelque part que j'ai eu la chance (?) en début de carrière d'assister à une délibération en Conseil municipal d'une ville voisine, à la suppression de la bibliothèque. Eh oui, une simple délib suffit. La collègue concernée avait invité pour l'occasion tous les collègues de la région et quelques syndicalistes. Chaude ambiance...Triste souvenir. Je reconnais que ça m'a marqué pour longtemps.


 


Bref. Si on commence à fixer les normes de l'inutilité, vues par untel ou untel, et pour des raisons qui n'ont plus rien de bibliothéconomiques (voir les bibs anglaises qui ferment à tour de bras), on pourrait se retrouver effectivement, face au vide. Mais pour de bon. On assiste aussi en France à des réductions budgétaires dont on parle peu mais qui, ici et là, peuvent aboutir à la suppression de certains services de la bib, considérés comme "peu porteurs" ou "trop couteux" (abonnements, informatique, plastification - on en a parlé ici-, reliure etc...).


 


Donc prudence. Même pour les fonds, comme je le signalais dans la rubrique sur l'accessibilité, le discours à la mode qui consiste à dire : moins de documents et davantage de place pour le public, même s'il est fondé dans son principe, peut aboutir à proposer des espaces...un peu trop vides. Quant à ce discours, comme tu le signales, il est porté par la mythique du "Troisième lieu". Problème : il n'y en a pas beaucoup qui se créent en France. Parce que ça aussi ça coûte des sous. On n'est pas près d'avoir une cafétéria, une salle de massage et un espace de jeux sur consoles...ou une salle de shoot.


 


D'un autre côté nous avons ces dernieres années donné le bâton pour se faire battre, notamment en nous accrochant de façon patrimoniale à nos fonds, pour finalement tomber brutalement dans le discours inverse. Or ce discours, pris au pied de la lettre par les élus, est financièrement très arrangeant. Déjà, avec la mutualisation en réseaux, le discours systématique sur les économies que "doit" générer la mutualisation revient fortement. Alors qu'on sait bien qu'elle génère en fait surtout de nouveaux besoins...


 


Conclusion : il y a des vides qui peuvent attendre longtemps qu'on les remplisse. Ne vendons pas la peau de l'orignal etc...L'époque n'est pas à la dépense, ni à l'innovation. Attendons et ne créons pas de "vides conviviaux" qui pourraient perdurer...

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