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Bibliotheque de communes à caractère touristique


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Alors voilà, comme certains d'entre vous je travaille dans une commune dite touristique. Pour ma part c'est plus calme l'hiver que l'été. Cela implique un fonctionnement différent : pas de grand chantier l'été du fait des nombreux touristes à accueillir, élargissement des horaires à cette période, développement de services différents, public différent...

Si vous voulez échanger autour de ce sujet, n'hésitez pas le forum est fait pour.

Je serais intéressé par des idées d'animations estivales. On a la demande, on a tenté plusieurs événements mais avec peu de résultats. On sait que l'été les gens ne veulent pas trop s'engager et on se demande si au final ces animations sont pertinentes. Après plusieurs tentatives, on pense plutôt à la baraque à livres au bord de l'eau.

Donc, si parmi vous l'expérience à été menée, je suis preneuse....

Modifié par Feecara
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- prêt de livres sur les plages


- lectures dans des parcs


- "stand" de lecture dans un centre commercial


-etc.


 


Bref de l'idée il y en a mais c'est vrai qu'il faut se poser la question de la pertinence de ses animations et leur perennité. Souvent elles sont lancées par une ou deux personnes motivées mais d'une année sur l'autre les personnes peuvent changées ou se lasser (trop chaud en plein soleil, il faut 45 minutes pour revenir du parc avec une malle pleine de livres, aspect consumériste du centre commercial : bruit, passage, non considération de l'aspect culturel...).


 


Il reste des choses "dans les murs" qui peuvent s'assimiler à de la détente :


- atelier dessins


- concours de jeux vidéos


- concerts


- club de lecture


- fabrication de bracelets brésiliens, cerfs-volants, origami, ... pour les enfants (un bon moyen de faire vivre le fonds des 745.5 :) )


- etc.


Modifié par Yumiko
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Pour faire vivre le 745.5, des partenariats sont possibles avec les centres de loisirs parce que les travaux manuels sont pas forcément de notre ressort.

Il est difficile de faire concurrence aux activités d'été parce qu'à cette période c'est ce que recherche le public. D'ailleurs on remarque que notre public " annuel" n'est pas beaucoup présent par rapport aux résidents secondaires ou de passage. Mais ces publics sont très exigeants car habitués à des services autres dans les grandes structures de leurs communes d'origine.

Effectivement, comme tu le dit Yumiko, la pertinence de ces animations se posent. Être ouvert plus largement parce qu'affluence avoir des possibilités d'inscription assouplies (sauf si gratuité), possibilité d'aller a la plage avec les docs empruntés... Et oui j'ai des collègues qui affichent dans leur bibliothèque de bord de mer "les livres n'aiment pas le sable", elles oublient de préciser qu'ils n'aiment ni l'eau de mer, ni la crème solaire, café, thé et autres dangers...

C'est déjà pas mal et souvent les usagers trouvent cela suffisant : ils peuvent se connecter pour lire leurs mains et consulter leur compte en banque, ils trouvent La vérité sur l'affaire Harry Quebert dispo alors qu'ils sont centième sur la liste d'attente de leur médiathèque et sont aussi agréablement surpris par la qualité de notre offre. Ça fait toujours plaisir de rendre service.

Nous avons des lecteurs qui envoient la liste des livres qu'ils aimeraient trouver pendant leur séjour : notre catalogue n'est pas en ligne par contre celui de la bibliothèque départementale l'est. Les accros sont toujours bien informés du fonctionnement de nos services...

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C'est tout à fait ça. Elles entretiennent une image, que je croyais révolue, de la bibliothécaire chignon. Tu sais celle devant laquelle t'avais mal au ventre en rendant tes livres, celle qui vérifie la présence de page cornée, la moindre trace de vie...

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Je suis de la génération qui a vu une transition mais je me souviens de dames de bibliothèque de mon enfance que j'ai vu resurgir à travers certaines bénévoles. Et comme tu le dit ça fait partie de l'image de la bibliothèque et ça joue un rôle dans nos rapports aux Bib une fois adulte.

Tout est histoire de perception, d'où la fée ignorée.

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Je rébondie sur la question du "ressort de qui?"


"Pour faire vivre le 745.5, des partenariats sont possibles avec les centres de loisirs parce que les travaux manuels sont pas forcément de notre ressort."


 


Je suis pas tout à fait d'accord avec toi. Autant je trouve légitime de faire appel à des partenaires si tu as des professionnels à proximité et si tu as le budget autant je pense que valoriser nos collections à travers des animations fait parti de nos missions.


Bien sûr, si tu as une association de jeux de société dans les parages autant les inviter à la bibliothèque, de même pour un conteur ou pour mener un atelier d'écriture... Cependant on est souvent face à nous-même quand les budgets manquent alors autant utiliser les compétences de chacun.


 


Des exemples d'animations faites maisons qui étaient de qualité et qui ont fonctionnées :


- atelier de dessins mangas


- Lectures / Boites à histoires (avec mise en scène)


- atelier création de masques pour le carnaval


- atelier création de décoration de Noel


- séance de jeux de société parents/enfants


- atelier d'écriture


- mener un club de lecture


- atelier jardinage en pot


- etc.


et avec des partenaires gratuits tu peux élargir à plein d'autres thèmes (création d'un carnet d'herboriste, atelier culinaire, atelier mode, photo, etc.)


 


C'est l'occasion de faire des tables thématiques et des bibliographies.


 


Attention au bricolage cependant! Fait maison requiert tout de même des compétences que les membres de l'équipe ont souvent même si ils ne pensaient pas les utiliser dans ce cadre là.

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Sans vouloir lancer un débat sur la validité du systématisme des partenariats, je me demande quel rapport il y a entre une atelier d'écriture et un atelier jardinage en pots, si l'on considère qu'il s'agit de "valoriser nos collections à travers des animations fait partie de nos missions." Bien sûr, nous avons des livres sur le jardinage, mais, si l'on veut aller par là, nous avons des livres sur tout. Nos missions sont-elles donc pour autant sans limites ? Devons-nous nouer des partenariats systématiques avec l'intégralité du secteur associatif d'un territoire ? Notre mission d'animation (activité annexe des bibliothèques selon l'ex DLL et l'Observatoire de la lecture publique) peut-elle être justifiée par la simple existence d'un livre ou d'un fonds de livres sur un sujet ? Ne sommes-nous pas là dans l'alibi culturel qui nous permettrait de justifier de faire tout, sans compétences particulières, jusqu'à remplacer des partenaires dont c'est la mission première (centres aérés, écoles, associations diverses subventionnées, centre socio-culturel, mairies...) ?


 


Si le partenaire existe je ne suis pas pour autant condamné à nouer un partenariat avec lui, tout dépend de ce qu'il fait. Et s'il n'existe pas je n'ai pas à me substituer à lui, ne serait-ce que parce que je n'en ai pas les compétences.


 


Amener des livres sur la plage, oui, animer un atelier châteaux de sable ou fabrication de parasols, non. Prêter des documents à un animateur de plage pour monter son activité, oui, le remplacer dans son activité, non. Nous manquons d'une typologie des animations relevant de nos missions. Du coup nous nous investissons dans tout. Les bibliothèques ne vont pas acquérir une légitimité supplémentaire en tant que bibliothèques parce qu'elles auront fait la preuve qu'elles peuvent animer des ateliers cuisine.


 


Au contraire, elles y perdront une lisibilité qui n'est déja plus très évidente.


Modifié par Ferris
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On manque clairement d'une typologie des animations. En même temps notre bon sens doit nous guider et on tombe vite dans les ateliers créatifs. Ils peuvent avoir un sens mais j'avoue ma réticence quant à leur expansion. Je réserve ça a mes enfants et ça me permet aussi de mettre en valeur des partenariats au sein des services communaux (ateliers manuels avec le centre de loisirs jardinage avec les services technique, ludothèque...). Un bon point dans ces temps d'intégration de nos services dans la réforme des rythmes scolaires ou l'on nous collerait facilement tout et n'importe quoi.

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Les médiathèques perdent en lisibilité c'est un fait. Mais peut-être parce qu'elles restent ancrées dans un modéle de "prêt-retour" qui n'a presque plus de sens avec Internet vu qu'une multitude de savoirs est accessible en ligne.


 


Si nous n'allons pas vers le partage avec le public autant ne plus faire de concert "on est pas l'Olympia", de projection de films "on est pas un cinéma", de lectures/spectacles "on est pas un théatre", d'ateliers "on est pas en centre social"... Bref je pense qu'on peut aller très loin dans la justification de ne rien proposer. Ainsi nous auront de belles grandes salles bien remplies de documents où les gens n'iront que pour se protéger de la pluie ou utiliser la Wifi parce que Mcdo c'est trop loin.


 


La frontière est mince certes mais la légitimité c'est nous qui l'a créons sinon personne n'aurait investi dans les DVD, dans les jeux vidéos, dans les tablettes, les artothèques, etc. Ah ben oui c'est du ludique nous c'est sérieux on a que Victor Hugo :)


 


A mon sens l'animation n'est pas une activité annexe. C'est l'opportunité de bénéficier d'un loisir/apprentissage/moment d'échange gratuitement et dans un cadre culturel.


Mais il est évident que si une structure proche propose ce service de manière plus officielle, il ne faut pas prendre sa place.


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Yumiko, il ne faut pas tomber dans la caricature. Nous proposons internet en bibliothèque, et même des jeux vidéo, des soirées-débats émaillées le cas échéant (et si c'est utile) de projections, nous participons tous à la Fête de la musique (en partenariat ou non avec l'école de musique ou le conservatoire s'ils existent) , la plupart des bibs commencent à se mettre à la wifi (c'est même un des débats du forum), des DVD, le prêt de tablettes etc..nous avons parfaitement intégré les technologies et l'air du temps, et l'ouverture sur le monde (et sur les plages, le bookcrossing, les quartiers etc...toutes les actions "hors les murs).


 


Tu brosses donc une caricatures de bibliothèques "qui ne proposeraient rien" ou rien d'autre que le livre et Victor Hugo.. Par ailleurs tous les exemples que tu cites n'ont rien à voir avec le phénomène partenarial dont nous parlions, ce sont des développements internes à toutes les bibliothèques (en fonction de leurs moyens evidemment). En plus ce modèle de bibliothèque n'existe plus du tout. Il fait partie des stéréotypes poussiéreux de la profession (il y a un sujet sur les stéréotypes qui vient d'être proposé pour une rubrique, en voici un, aussi désuet que chignon-lunettes à mon avis)


 


Et ce n'est pas moi qui dit que "les accueils de groupes et les animations sont des activités annexes des bibliothèques", c'est le Ministère. Et annexes ne veut pas dire qu'il ne faut pas en faire, loin de là. Mais qu'il ne faut pas en faire notre activité principale, c'est tout. C'est pour éviter cette dérive (car en plus ces activités, partenariales ou non, sont très chronophages et souvent coûteuses, toi qui parles de gratuité, moi je vois les budgets affectés aux prestataires...car ton atelier manga nécessite bien un appel à un pro, non ?) que je pense que nous aurions tous besoin d'une typologie raisonnée des animations. Autrefois on différenciait les "animations autour du livre" ( clairement valorisatrices des fonds) et les autres (qui n'étaient pas interdites pour autant). C'était déjà un début. Aujourd'hui je n'entends même plus cette différenciation. Alors je m'inquiète, c'est tout. :ermm: 


 


Je ne fais pas partie des grincheux qui clament à tous vents que nous allons vers Disneyland et les parcs d'attraction. Ces nostalgiques de l'élitisme, je les ai combattus. Loin de là ! Mais une soirée poésie avec Victor Hugo (s'il veut bien venir et pour pas trop cher...), me parait légitimer notre rôle générique davantage qu'une après-midi fabrication de masques d'Halloween avec les mômes du centre de loisirs. Et l'un n'empêche pas l'autre !


 


La légitimité des médiathèques passe par une bonne lisibilité des buts quelles poursuivent. Et donc, nous avons besoin de clarté, tant pour nous que pour le public; Et plus encore pour les élus. Sachons faire des choix en animation comme nous en faisons en matière d'acquisition, c'est tout. A force de se présenter comme les lieux du "tout" et du "tout est possible", nous deviendrons les lieux du rien du tout. Et je finirai par organiser l'élection de Miss Charcuterie à la Bib, parce que nous avons des livres sur le boudin, et que c'est l'occasion de développer un merveilleux partenariat public-privé avec les charcutiers de la ville! Ou sont les limites ?


 


Tu te souviens peut-être de cette pub pour une boisson qui n'était pas de l'alcool mais ressemblait à de l'alcool , (Tout compte fait c'est peut-être un peu trop ancien, ce truc, mais les plus anciens comprendront l'allusion). Je ne souhaite pas que nous devenions des bibliothèques Canada Dry.  :)


Modifié par Ferris
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Si le partenaire existe je ne suis pas pour autant condamné à nouer un partenariat avec lui, tout dépend de ce qu'il fait. Et s'il n'existe pas je n'ai pas à me substituer à lui, ne serait-ce que parce que je n'en ai pas les compétences.

 

Je suis plutôt d'accord avec ça mais, au risque de tomber dans le relativisme le plus éhonté, je crois que tout est une question de contexte et de projet (les deux étant évidemment liés) :

Dans une ville où la bibliothèque est le seul acteur culturel, ça me semble évident que la bib peut/ doit avoir un rôle d'animation plus important que s'il y avait un ciné-club et un conservatoire dans la rue d'à coté.

Dans une ville où l'objectif politique va à l'insertion sociale dans un quartier plus difficile, tout ce qui relève de l'aide aux scolaires, groupes d'alphabétisation, etc à un sens.

Si la bib a été construite avec un jardin intérieur, alors pourquoi pas l'atelier jardinage.

Si une bénévole est une as du patchwork alors pourquoi pas un atelier "fabrication de livres en tissus, tapis  de lecture, etc" ?

 

Difficile de placer la limite dans ce qui aurait où non sa place en bibliothèque, finalement ça dépend tellement du contexte, des partenaires, des priorités, des moyens, des compétences, etc ... que ce qui m'aurait semblé nécessaire dans une bib pourrait sembler complètement déplacé dans une autre.

 

Néanmoins, j'aurai tendance à partir des collections et de mes compétences propres en tant que bibliothécaire avant d'élargir à d'autres choses.

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Animation ou action culturelle, ou médiation ? Choix des mots, choc des photos...Une réponse dans ce lien intéressant sur l'action culturelle en bibliothèque, suite à une enquête de l'ABF Rhône-Alpes  http://abfrhonealpes.midiblogs.com/archive/2009/04/30/l-action-culturelle-en-bibliotheque.html et un lien sur les methodes pour monter une animation : http://biblio.lozere.fr/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=49&Itemid=58

 

 

 

 

 

 

Modifié par Ferris
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Vive le Larousse! Belle définition de l'animation "inspirer quelqu'un, le pousser à agir...." .

A nous de l'adapter à notre contexte local, budgétaire, humain sans tomber dans faisons tout pour dynamiser. Je suis toujours partante pour dynamiser le territoire qu'occupe ma Bib mais de façon cohérente et pertinente. C'est pas le plus facile mais c'est toujours porteur de questions. Et se questionner permet d'avancer.

Et échanger sur forum est riche d'enseignement et d'ouverture. Merci l'ABF

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Bonjour

 

Après, chacun voit midi à sa porte...

 

Je dirais  que l'on voit surtout à l'aune de son budget.  :wink:

Et de son temps disponible.

 

Ma philosophie est plutôt d'accompagner les structures environnantes : crèches, centre de loisirs, écoles, école de musique, association patrimoniale... pour prolonger leur action.

 

Prolonger, renforcer, permettre à ceux qui le souhaitent d'aller plus loin.

 

J'ai un club de dessin, je renforce mon fonds sur le dessin.

J'ai des jardiniers, j'ai un fonds plus fourni et un magazine sur le jardinage.

Etc.

 

Afin d'être en phase avec la communauté.

 

Mais quand même, à chacun ses missions

 

Je vois mal un bibliothécaire se prétendre maître nageur, parce qu'il lance une animation en bord de plage.

Je trouve déjà limite qu'il y ait des ateliers de formation à l'informatique... lorsque la médiathèque ne fournit aucun atelier lecture/lecture rapide, aucun atelier recherche d'informations ou du "comment apprendre en se servant des livres", aucun atelier apprentissage de la musique, de la peinture, des films, et j'en passe. La notion de culture est vaste.

 

Vrai, quand la bibliothèque est le seul lieu, c'est mieux que rien.

 

Mais le problème des compétences et des limites des bibliothécaires finira toujours par se poser.

Comme pour le temps et l'argent, ce n'est pas extensible à l'infini. Ou alors, il faudra vivre plusieurs vies.

 

Cependant, y réfléchir et rester curieux, ça me paraît tout à fait "bibliothécaire attitude".  :)

 

Bien cordialement

  B. Majour
 

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Pour ce qui est des ateliers d'initiation à l'informatique (inutiles si l'on a un cybercentre à proximité), je dirais qu'ils participent d'une certaine logique si la bibliothèque offre de l'accès informatique public. On offre un outil, offrons les moyens minimaux de savoir s'en servir. Par ailleurs une partie de notre rôle social n'est-il pas de participer à la réduction de la fracture numérique ? Et des livres en auto-formation sur le sujet. C'est un minimum.


 


Oui, tout à fait. Sauf que ma logique remonte plus loin.


 


Quelles compétences possédent les bibliothécaires pour ces ateliers d'initiation à l'informatique ?


A part le fait de s'y mettre eux-mêmes, ou alors parce que c'est plus dans le vent.


 


Je pourrais aussi retourner l'argumentaire classique : "On offre un outil, offrons les moyens minimaux de savoir s'en servir."


On offre des livres, offrons les moyens minimaux de s'en servir ! 


 


On offre des CD, des DVD, offrons les moyens de... :wink:


 


Ce n'est pas pour critiquer, ni pour mettre une préséance entre les différentes activités, c'est juste que je m'interroge sur les animations.


 


Pourquoi l'informatique est-elle bien vue, lorsque l'apprentissage de la lecture (sous toutes ses formes, lecture rapide, lecture de Bd, d'albums, etc.) est quasi inexistante. Si cet apprentissage existe vraiment en bibliothèque. 


Pourquoi l'apprentissage des films, ou des documentaires n'existe pas non plus ?


Est-ce qu'il n'y pas, là aussi, un véritable gisement d'animations à explorer ?


 


Ou alors, vu que nous, bibliothécaires, savons (ou pensons savoir) ça ne nous apporte plus rien, donc à quoi bon lancer de telles animations en bibliothèque ?


 


A la réflexion, vrai que les animations informatiques sont des ruses de sioux pour obtenir des moyens supplémentaires auprès des élus.


L'informatique, c'est peut-être plus stratégique qu'il n'y paraît ! :D


 


Pour ce qui est du service, oui, la bibliothèque est un service.


Avec tout ce que ça implique. La reconnaissance n'est pas obligatoire, mais c'est agréable de la recevoir.


Preuve que le service est bien fait.


 


Bien cordialement


  Bernard


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Pour revenir au sujet initial, "les bibliothèques de communes à caractère touristique" : ayant œuvré pendant quelques années dans un contexte hautement touristique, j'ai un peu de retour d'expérience et quelques réflexions à faire, pour ceux que ça intéressent (et pour ceux que ça intéresserait encore plus, je peux compléter par MP).


 


Préambule 1 :


Définition selon l'INSEE :


Le tourisme comprend les activités déployées par les personnes au cours de leurs voyages et séjours dans des lieux situés en dehors de leur environnement habituel pour une période consécutive qui ne dépasse pas une année, à des fins de loisirs, pour affaires et autres motifs non liés à l'exercice d'une activité rémunérée dans le lieu visité.


 


Préambule 2 :


une bibliothèque dans un contexte touristique, au-delà du léger parfum d'exotisme que cela semble avoir, ça veut dire quoi ?


 


De même que la petite bibliothèque de village tenue par quelques bénévoles n'a rien à voir avec les médiathèques amirales de grandes villes, de même il règne une grande diversité dans ce domaine. On trouve en vrac :


des cabanes de plage proposées par la BDP de Seine-Maritime (et primées par Livres Hebdo) : sea, books and fun.


Des bibliothèques de grandes villes qui valorisent leurs fonds anciens dans des expos estivales pour attirer aussi le touriste : viens il pleut, on va mater les incunables à la BMVR.


Des souvent petites bibliothèques dans des stations de skis qui n'ont d'activité qu'au moment de la saison hivernale : la lecture skis au pieds !


Des moyennes à grosses médiathèques qui en plus d'une population locale stable desservent un public à géométrie et besoins variables, l'été en majorité mais aussi l'hiver pour les stations de montagne : vivement septembre que je puisse attaquer le désherbage.


Les bibliothèques de villes thermales qui essaient de ne pas oublier le curiste de passage dans leurs actions : mais non Georgette, les curistes ne te refileront pas des maladies, retourne à la banque de prêt tout de suite.


...


 


Bref, des situations et des moyens extrêmement variables. Comme dans le reste du monde des bibliothèques.


 


Un point commun : le touriste / vacancier / travailleur saisonnier / résident secondaire / curiste n'est plus un non-public pour les professionnels.


Petit sondage réalisé en 2007 : les bibliothèques étaient plutôt ignorées des offices de tourisme et inversement ignoraient voire rejetaient le touriste comme public potentiel.


Ce n'est plus ou beaucoup moins le cas aujourd'hui, sans doute pour plusieurs raisons parmi lesquelles :


la prise de conscience très forte que la fréquentation est désormais un indicateur important en bibliothèque (on ne se cantonne plus à compter ses inscrits et ses prêts, faibles avec un public touriste de passage) ;


le fameux 3ème lieu a quand même favorisé l'amélioration des espaces (confort pour de la lecture sur place) ;


les élus et autres décideurs en ont fait un outil au service de l'attractivité de leurs destinations et donc des intérêts économiques des stations touristiques ! (j'aurais peut-être dû commencer par celle-là...)


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Pour poursuivre :


 


Quels publics ?


Tous mon capitaine !


Sauf cas de station où 99% des volets se ferment à la fin de la saison, on travaille d'abord avec la population locale. Évidence.


 


Et on se retrouve avec des bâtiments à géométrie variable :


tu construis quoi pour une population locale de 4000, surclassée 40 000, avec une DGF à 10 000 ??? (on parle d'habitants là, pas de pognon, mais celui-ci en découle pour les dotations de l'Etat).


Concrètement ça se traduit par des locaux qui paraissent saturés ou désertiques selon l'instant où tu saisis la fréquentation.


 


Ça se traduit aussi par une activité complètement décalée par rapport à d'autres environnements : pas de fermeture au mois d'août, c'est là qu'on fait les plus gros chiffres !


Le soleil devient l'ennemi du bibliothécaire : pourquoi venir s'enfermer dans une bibliothèque alors que la baignade, la rando et la bronzette nous tendent les bras ?


 


Mais si le vacancier vient quand même (vive la pluie !) :



  • prévoir des modalités d'accès simples (inscription light si possible),




  • la gratuité permet d'attirer un nombre conséquent de personnes qui ne veulent pas dépasser le budget imparti aux vacances (ben oui),




  • pas de caution : à l'usage c'est réellement inutile. Franchement, si tu as une bonne brigade de Brigitte, pas de souci !



Ma botte secrète : la boîte à livres accessible 24/24


Ma bonne surprise : le petit colis avec timbres étrangers renvoyant les bouquins soigneusement rangés au fonds d'une valise où ils n'avaient rien à faire, retour avec un mot d'excuse une fois (c'était un lecteur belge :-)



  • adapter les horaires : autre EVIDENCE




  • connexion Internet, aujourd'hui le WIFI partout : s'adapter au nomadisme des pratiques est d'autant plus impératif face à des gens en situation de nomadisme temporaire !



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Pour compléter :


 


Quelles collections ?


Ben, toutes aussi bien sûr.


Le public jeunesse vient en tête pour les emprunts, tous domaines confondus (albums, BD, romans, documentaires, DVD), mais les DVD, BD, polars, fonds local, presse fonctionnent aussi très bien avec les adultes.


On peut effectivement faire office de bib de proximité pour les résidents secondaires qui fréquentent suffisamment souvent ce si joli petit coin de verdure... (je renchéris sur l'accès + rapide au Goncourt, les listes d'attente sont moins longues). Dans leur grande ville il y a les hypermarchés et les hypermédiathèques, et chez nous ils trouvent le producteur bio local et la petite bibliothèque où il n'y a pas d'automates mais la gentille dame qui les reconnaît d'une fois sur l'autre, comme quand ils étaient petits...


 


Des pratiques de loisirs donc, mais pas que.


 


Et les animations ? Et la communication ?


L'heure du conte est obligatoire. Franchement, les enfants c'est votre sésame pour attirer le papa qui n'a pas le temps d'habitude mais "ah dis donc chérie y'a Libé" (et L'Equipe juste à côté), la maman qui va se lire d'une traite Magasin général et "venez pas m'déranger, je suis z'en vacances !", pis le grand cousin qui va compléter sa culture cinéphilique en empruntant quelques raretés asiatiques palmées à Cannes.


Comme je disais supra : des pratiques de loisirs, mais pas que.


 


Pour revenir aux anim., si vous avez une bénévole anglophone dans l'assistance, c'est tout bonus pour ouvrir un "children's corner" pour les petits vacanciers d'Outre-Manche.


 


Sinon la veillée contes au musée des arts et traditions locales plait bien en général. Faut juste que vous soyez à l'aise avec le Diable de Bessans et autres contes du cru.


 


Hors les murs le soleil redevient votre allié !


Le bord de mer, bord de piscine, voire bord de lac, pelouse de parc public etc etc fonctionnent bien car sont là où sont les gens.


Les animations sont souvent un "produit d'appel" pour faire connaître la bibliothèque. D'où l'intérêt d'aller au devant des publics, y compris pour valoriser votre offre : stand de présentation de la bibliothèque (avec une sélection d'ouvrages en présentation) à l'accueil de l'établissement thermal ou de l'office de tourisme, stand sur le marché, présence au pot d'accueil hebdomadaire des nouveaux arrivants etc. (comme ça vous avez un vin chaud gratos tous les samedis soirs, la promesse d'un week-end réussi).


 


Et pour rebondir sur le débat atelier jardinage, pour ou contre : je pense que les bibliothèques qui ciblent un public en vacances risquent encore plus cette dérive façon club de loisirs car le loisir est justement la dominante des vacances.


Essayer de ne pas perdre son identité est important car sinon on risque vite d'être débordé par tous un tas de demandes et de propositions qui n'ont plus grandchose à voir avec la choucroute... Particulièrement quand la bibliothèque est un peu la seule offre culturelle, le seul espace à investir pour qui cherche à s'exposer et à se faire connaître.


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Pour en remettre une couche :


 


Connaissez-vous la constante usante ou l'art de la répétition ?


1/ le renouvellement permanent


Imaginez que vous renouveliez chaque semaine 15 % de vos inscrits, pendant 6 semaines environ, chaque jour vous répétez inlassablement les mêmes informations : n'oubliez pas le guide (du lecteur ! ) en sortant.


2/ cékoi issi ?


La grande constante de ces publics, c'est que vous êtes souvent leur premier contact avec une bibliothèque. Ils déboulent parce que l'office du tourisme leur a dit qu'on avait le St Graal des années 2000 et après : du WIFI !


Après ils se rendent compte qu'il y a d'autres trucs. Mais ils ne maitrisent pas nos codes, imaginez leur regard perdu quand vous dites simplement : vous avez droit à 6 documents, plus les périodiques mais sans le multimédia. Vous trouverez le guide de cuisine régionale que vous m'avez demandé en 641.5 TAR (comme TARtiflette, oui, c'est mnémotechnique).


 


Cela dit ça ne signifie pas non plus qu'on peut oublier tout ce qui relève de la fidélisation des publics. Car là c'est le bouche-à-oreille qui nous intéresse : quand toutes les branches et les générations d'une famille défilent dans l'appart de la grand-tante qui donne sur la plage de Galets-les-Bains, ils se passent le mot et les bons plans, voire la carte de bibliothèque : un post-it sur le DVD de Spiderman qu'on a oublié de rendre avant de partir (pas de boite retour ?!?) pour demander aux cousins qui débarquent le lendemain de s'en charger. Et les cousins, "ah bon, une bibli ? Avec Spiderman en blue-ray ?"


Et voilà !


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