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Plume

désherber un secteur jeunesse: règles et outils

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Plume

Bonjour,


Je cherche des outils, conseils règles pour désherber les romans jeunesse.


Pour le moment j'ai mis de côté ceux qui ne sont pas sorti plus de 3 fois. Grâce à Escales en littérature jeunesse de la joie par les livres j'avance mais je ne veux pas commettre d'impairs!


 


des conseils, avis, outils....! help me!


 


PS: si le sujet existe déjà je m'en excuse


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Yumiko

As-tu une structure pour accueillir les documents "à conserver" : BMVR, conservation partagée en région? As-tu un budget conséquent?


Si oui, tu peux être assez stricte sur tes critères; si non il va falloir doubler ton temps d'analyse.


 


Procédure:


1.Retrait des rayons


2.Réparation / reliure et retour en rayon OU relégation en magasin OU dons OU pilon


3.Rachat (si réédité)OU pas


 


Critères:


- Etat matériel


- Usages (nombre de prêts)


- Qualité et accessibilité du contenu (écriture, thème,etc.) : le roman est-il réservé à des élites ou au grand public? quel est MON public? Est-il obsolète? (un roman qui dénigre les noirs, fait l'apologie des gentilles petites filles bien sages qui servent à rien, qui raconte l'histoire d'une maison dans la prairie ou tous les habitants vont à l'église chaque dimanche, etc.) Est-il indémodable? transmet-il un message?


- Redondance (du sujet : "j'achète que des livres sur les vampires et c'est mon choix" :), des exemplaires: 3 ex de chaque tome d'une série, etc.)


 


Dans chaque cas tu dois te demander : ce livre trouve-t-il son public? si non, pourquoi? dois-je le garder et le valoriser?


Tu peux avoir des critiques pertinentes sur Ricochet et Citrouille.


Il est toujours dangereux de désherber de la fiction alors je travaille toujours avec Electre pour savoir si le titre est réédité, ainsi je me sens plus libre d'avoir le droit à l'erreur si on me le demande la semaine d'après.


 


Dernier conseil pour la route : lis!!! Tu ne pourras pas juger des romans à leur couverture. Ca paraît bête mais c'est indispensable. Au moins le premier chapitre, quand tu as un doute.


Ca te permettra aussi de conseiller ces romans que tu auras décidé de garder malgré tous les critères qui sont contre eux. Je les nomme les "romans de la dernière chance" -> biblio, tables, conseils... tout est permis avant la destruction! Si tu les aimes, tu les transmettras; sinon que font-ils là???


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Ferris

La Petite Maison dans la prairie est un cycle essentiellement autobiographique écrit par Laura Ingalls Wilder entre 1932 et 1943. Se composant de onze tomes, il se base sur l'enfance de l'auteur au sein d'une famille de pionniers américains à la fin du XIXe siecle.Aucun intérêt pour ces vieilleries....
 
Les Petites Filles modèles est un roman pour enfants de la comtesse de Ségur publié en 1858 en bibliothèque Rose Il fait partie d'une trilogie avec les Malheurs de Sophie (1858) et Les Vacances (1859). L'inspiration est autobiographique. Les petites-filles de la comtesse de Ségur s'appelaient Camille et Madeleine de Malaret. Leurs tombes se trouvent dans le petit cimetière de Saint-Sernin-des-Rais. Comment vivait-on et pensait-on dans les familles bourgeoises des années 1850, aucun intérêt....

 

Ces livres et bien d'autres sont simplement le reflet de leur époque. Ils présentent l'intérêt de montrer aux enfants que le monde ne fut pas toujours celui qu'ils connaissent, ni celui de Twilight ou Harry Potter qui, eux, n'existent carrément pas . Voilà leur message essentiel. Ils apprennent aussi aux enfants à ne pas juger du passé avec les yeux d'aujourd'hui. Plus loin encore ils peuvent leur apprendre à regarder leur grand-mère ou arrière grand-mère avec autre chose que du mépris ou des ricanements. La littérature est une longue histoire qui ne commence pas aujourd'hui avec le best of de Livres Hebdo.

 

Au passage je vous conseille de désherber totalement Jules Verne, anti-dreyfusard et antisémite, nationaliste, dont l'oeuvre est truffée de propos racistes et d'une apologie de la technologie triomphante bien peu en rapport avec les soucis environnementaux actuels. Bref, il est lui aussi de son époque.

 

La littérature de jeunesse a aussi ses classiques. Pourquoi voulez-vous la priver de ses racines ?

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Yumiko

Ferris ou l'art de déformer tous les propos...


Des fois tu es fatiguant à toujours chercher le mal partout et à déformer tous les propos pour pouvoir rebondir sur un détail interprété à la va-vite histoire d'absolument poster quelque chose.


 


En préambule, j'évoquais la CONSERVATION et la notion de PATRIMOINE. En fin, j'évoquais la nécessité de CONSEILLER les "vieilleries" si on souhaite les garder car la société évolue et que les jeunes ne se dirigent pas vers c'est ouvrages instinctivement.


 


Bref je ne vais pas passer mon temps à me justifier... A chaque fois que je post, tu me sautes à la gorge... Laisse les auteurs du sujet juger du bien fondé de mes dires ou donne-toi la peine de tout lire. Déjà je postais quasiment plus, mais là ce sera surement la dernière fois.


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Ysé

Ferris ou l'art de déformer tous les propos...

Des fois tu es fatiguant à toujours chercher le mal partout et à déformer tous les propos pour pouvoir rebondir sur un détail interprété à la va-vite histoire d'absolument poster quelque chose.

 

En préambule, j'évoquais la CONSERVATION et la notion de PATRIMOINE. En fin, j'évoquais la nécessité de CONSEILLER les "vieilleries" si on souhaite les garder car la société évolue et que les jeunes ne se dirigent pas vers c'est ouvrages instinctivement.

 

Bref je ne vais pas passer mon temps à me justifier... A chaque fois que je post, tu me sautes à la gorge... Laisse les auteurs du sujet juger du bien fondé de mes dires ou donne-toi la peine de tout lire. Déjà je postais quasiment plus, mais là ce sera surement la dernière fois.

 

 

 

 

D'un autre coté quand on lit ça "fait l'apologie des gentilles petites filles bien sages qui servent à rien, qui raconte l'histoire d'une maison dans la prairie ou tous les habitants vont à l'église chaque dimanche, etc."

 

on peut se poser la question :cry:

 

Il ne faut pas confondre la série petite maison dans la prairie assez gnangnan et les livres :tongue:

 

Cela dit c'est vrai qu'il est toujours difficile de faire le tri dans les "classique" de la littérature jeunesse d'hier et ceux qui le déviendront aujourd'hui. Pour ceux qui sortent peu, mais apparaissent sur les listes des collèges, je les ai déplacés en littérature (cote dewey) - j'ai gagné de la place en rayon jeunesse et ils sortent toujours comme ça. Cela dit, notre rayon documentaire les ouvrages mélanges adultes et jeunesses, ce qui nous permet de le faire.

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Yumiko

Certes!


J'admets avoir été provocante.


Cette parenthèse était le reflet de ma pensée et non une méthodologie (d'où la parenthèse).


 


En tant que références aussi, ça me fait penser aux listes de lectures de l'Education Nationale : http://eduscol.education.fr/cid50485/litterature.html  et http://eduscol.education.fr/cid60809/liste-lectures-pour-les-collegiens.html


Qu'il faut garder, bien entendu.


Modifié par Yumiko

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Ferris

Il; me semblait bien avoir compris le propos, la provocation et la methode conseillée. Il s'agissait bien de définir des critères d'obsolescence. Comme Ysé je me suis donc posé la question, c'est tout. Et j'y ai répondu de façon générale en termes de conservation d'un certain patrimoine littéraire. Aucune déformation de quoi que ce soit. Quand on provoque il faut s'attendre à des réactions....


 


PS. Je retiens le petit chantage victimaire de fin de post , déja utilisé par d'autres, beaucoup moins plaisant mais qui peut devenir un "indémodable" aussi, sait-on jamais.... : "Déjà je postais quasiment plus, mais là ce sera surement la dernière fois." 

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Ysé

il y a aussi les listes des rallyes lectures, comme ce site par exemple :


 


http://www.charivarialecole.fr/rallye-lien-rallye-lecture-a1309467


 


Quand on arrive à convaincre les profs des écoles de donner ses listes plusieurs mois avant, c'est pratique pour compléter le fonds (et en récupérer auprès de sa bdp)


 


Comme pas mal des sites proposent des fiches du rallye déjà prêtes, la liste est assez stable et les enfants qui n'ont pas eu le temps de tout lire viennent ensuite les réclamer.


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Karine F

En ce qui concerne les classiques, nous avons pris le parti de désherber en priorité ceux que l'ont peut trouver comme ebooks en libre accès sur Internet. Je ne sais pas si c'est réellement judicieux et comme le dit ma collègue tout le monde ne lit pas en numérique mais il faut bien trouver un moyen d'alléger les rayonnages surchargés ! dans l'idéal j'aimerai pouvoir proposer à mes lecteurs des liseuses sur lesquelles on chargerait ces classiques, un jour peut-être...  :wink:


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B. Majour

Attention aux classiques. 


 


Jules Verne, on le demande encore. (J'ai dû racheter des versions neuves : voyage au centre de la Terre, Tour du monde en 80 jours).


La Petite maison dans la prairie, non.


Jack London non plus  (James Olivier Curwood, sniff, sniff)


La Comtesse de Ségur fait pâle figure à côté des Winx (et à côté de tout ce qui passe à la télé, parce que les enfants sont multi-média)


 


Perso, je pratique comme pour les autres documents de la bibliothèque. 


Elimination des moins sortis.


 


Soit :


- mise en réserve (petite la réserve) de quelques classiques


- élimination du reste.


 


Et puis, de temps en temps, quand les moyens sont là, je rachète un ancien classique en version neuve. Un classique se doit d'être en état aussi neuf que les autres, sinon il a deux fois moins de chance de sortir : les parents le possèdent déjà, non ?


Alors oui, ça peut vouloir dire éliminer les racines... mais quand le choix se pose entre Harry Potter ou Jack London, entre un roman jeunesse qui sera lu et un roman jeunesse qui sera peut-être lu, un jour, le choix est évident. En petite bibliothèque, avec 20 mètres de linéaire, il est évident.


 


@Yumiko : C'est pour ça que la réponse de Ferris, moi, m'amuse. Parce que Ferris bosse dans une structure qui a de la place. C'est pareil en BDP, ils ont de la place pour ça. Si on leur demande, vous sauvez quoi si on réduit votre collection par trois ou quatre, là, on les met au pied du mur les collègues. Que vont-ils sauver ? Combien de "classiques" dans le paquet ?


Perso, je peux déjà te répondre : je n'en ai pas beaucoup. (je suis déjà au pied du mur : 1 livre qui rentre = 1 livre au pilon) Je privilégie ce qui sort et ce qui plaît. Tant pis si ce sont des classiques qui s'en vont, je ne suis pas une bibliothèque de conservation, ni une bibliothèque patrimoniale. En plus, les classiques sont épais... et force est de le reconnaître : les enfants et les jeunes s'effraient d'un bouquin qui dépasse les 100 pages en gros caractères. Plus la télé, plus Internet, plus le téléphone portable et les SMS... faut dire que le temps de lecture est réduit. Les capacités de lecture aussi.


 


 


Parce qu'au départ, j'ai pratiqué comme Plume... avec des hésitations. Sauf que je me suis rendu compte qu'année après année, ce sont les mêmes "classiques" qui ne sont pas lus. Années après année, se sont les mêmes titres qui reviennent dans les listes de "à pilonner". S'ils ne sont pas lus pendant quatre ans, ils ne vont pas soudain être plus lus.


 


Depuis, je pilonne sans pitié.


J'ai lu, j'ai arrêté de lire... je préfère passer du temps en nouvelles acquisitions.


J'ai même testé les présentoirs, des fois que...


J'ai gardé en réserve, ça ne change rien.


 


Pas lu, c'est pas lu.


Plus lu, c'est plus lu.


Quand c'est l'heure du pilon, c'est l'heure du pilon.


 


Donc, mon dernier conseil Plume : élimine.


A la rigueur regarde sur les sites, non pas pour voir si tu dois garder ou pas, mais pour trouver du sang neuf.


  Bernard


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Ferris

D'accord avec toi sur la taille des bibliothèques, même si ni les unes ni les autres n'ont un rôle de conservation. C'est vrai que ça change la donne.


 


N'empêche que ne pas donner à un môme actuel l'occasion de lire Croc-Blanc (Même si je prefère Curwood, comme toi....) c'est dommage pour lui. Sincèrement....


 


Il te le demandera le jour où le cinéma en sortira une nouvelle version, pleine d'effets spéciaux. Y a qu'a attendre....au lieu de faire de la mediation. La téloche s'en chargera, comme toujours. :wink:


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Yumiko

Le désherbage ne se limite pas aux classiques (ouf!).


La question se pose lorsqu'un classique ne sort pas finalement sinon il a sa place en rayon. Donc on garde tous ce qui est prescrit évidemment.


 


Pour moi, c'est vraiment une étude au cas par cas.Les éléments que je prends en considération sont :


- Est-ce une vieille édition que je pourrais racheter avec un beau "packaging" (ex: Belle et Sébastien depuis le film -> je rejoins Ferris la-dessus. Belle occasion pour de nombreux classiques : Jacquou le Croquant, L'histoire de Pi, etc.)


- Est-ce que je l'ai lu? pourrais-je le conseiller ? à un enfant mais surtout à un prof ou un parent qui veut une thématique précise (ex : "je travaille sur le voyage/l'aventure", "tenez voici Robinson Crusoe en version abrégée, c'est parfait pour faire un parallèle avec l'époque et aussi pour aborder la question de l'esclavage et du racisme à travers le personnage de Vendredi")


- Est-ce qu'il est utile de garder des intégrales quand il existe des versions abrégées? (pourquoi ne pas garder l'intégrale en magasin, au cas où? car finalement certaines versions proposent des raccourcis scandaleux)


- Est-ce un tome unique ou une série (qui prend plus de place)?


- Est-ce qu'une autre bibliothèque de mon réseau peut proposer cette oeuvre?


- Puis-je la transférée à une structure de conservation vu qu'elle n'est plus éditée?


 


Je reviens sur l'essentiel, si l’œuvre est "présentable" (édition récente, pas abîmée et accessible au public directement) et qu'elle ne sort pas; c'est qu'il y a un soucis! Pourquoi je ne la conseille pas? pourquoi cette thématique ne tente personne?


Bien sûr, les chevaliers d'Emeraude sortent tout seuls alors mon travail c'est de faire sortir ceux qui en valent la peine mais qu'on ne voit pas.


C'est de l'engagement et effectivement j'avoue ne pas m'engager sur certaines oeuvres "classiques" qui me barbaient étant gamine et que je n'apprécie pas étant adulte. Je préfère mille fois conseiller Jules Verne ou Lewis Carroll. Mon but étant que le jeune revienne et prenne un autre livre. L'école est déjà bien assez contraignante sur les œuvres à étudier...


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Plume

Waouh! voilà comment déchaîner des passions :D


 


Donc moi je travaille dans une Médiathèque de taille moyenne avec un bon budget d'acquisition. Je n'ai pas de structure proche type BMVR, ni plan de partage mais nous somme épaulés par la BDP (passe une fois par mois).


 


@Yumiko: merci pour les conseils de ton premier poste, voilà une méthode claire et efficace. Effectivement je ne parlais pas que des classiques mais des romans qui ne sont pas sortis plus de 2 fois en 5 ans par exemple (certains "classique" dans le lot). Pour certains, je ne me suis pas posée trop de questions (mauvais état, sujet obsolète ou pas pertinent) mais pour d'autres j'ai des hésitations car je me doute qu'il y a des titres et des auteurs à conserver, à faire découvrir et à faire partager. Commençant dans le métier et étant seulement adjoint je n'ai pas toutes les clefs, voilà pourquoi j'ai demandé conseil.


 


Merci aux autres pour vos listes, conseils et CRISES :hyper:


 




Attention aux classiques. 


 


Jules Verne, on le demande encore. (J'ai dû racheter des versions neuves : voyage au centre de la Terre, Tour du monde en 80 jours).


La Petite maison dans la prairie, non.


Jack London non plus  (James Olivier Curwood, sniff, sniff)


La Comtesse de Ségur fait pâle figure à côté des Winx (et à côté de tout ce qui passe à la télé, parce que les enfants sont multi-média)


 


Perso, je pratique comme pour les autres documents de la bibliothèque. 


Elimination des moins sortis.


 


Soit :


- mise en réserve (petite la réserve) de quelques classiques


- élimination du reste.


 


Et puis, de temps en temps, quand les moyens sont là, je rachète un ancien classique en version neuve. Un classique se doit d'être en état aussi neuf que les autres, sinon il a deux fois moins de chance de sortir : les parents le possèdent déjà, non ?


Alors oui, ça peut vouloir dire éliminer les racines... mais quand le choix se pose entre Harry Potter ou Jack London, entre un roman jeunesse qui sera lu et un roman jeunesse qui sera peut-être lu, un jour, le choix est évident. En petite bibliothèque, avec 20 mètres de linéaire, il est évident.


 


@Yumiko : C'est pour ça que la réponse de Ferris, moi, m'amuse. Parce que Ferris bosse dans une structure qui a de la place. C'est pareil en BDP, ils ont de la place pour ça. Si on leur demande, vous sauvez quoi si on réduit votre collection par trois ou quatre, là, on les met au pied du mur les collègues. Que vont-ils sauver ? Combien de "classiques" dans le paquet ?


Perso, je peux déjà te répondre : je n'en ai pas beaucoup. (je suis déjà au pied du mur : 1 livre qui rentre = 1 livre au pilon) Je privilégie ce qui sort et ce qui plaît. Tant pis si ce sont des classiques qui s'en vont, je ne suis pas une bibliothèque de conservation, ni une bibliothèque patrimoniale. En plus, les classiques sont épais... et force est de le reconnaître : les enfants et les jeunes s'effraient d'un bouquin qui dépasse les 100 pages en gros caractères. Plus la télé, plus Internet, plus le téléphone portable et les SMS... faut dire que le temps de lecture est réduit. Les capacités de lecture aussi.


 


 


Parce qu'au départ, j'ai pratiqué comme Plume... avec des hésitations. Sauf que je me suis rendu compte qu'année après année, ce sont les mêmes "classiques" qui ne sont pas lus. Années après année, se sont les mêmes titres qui reviennent dans les listes de "à pilonner". S'ils ne sont pas lus pendant quatre ans, ils ne vont pas soudain être plus lus.


 


Depuis, je pilonne sans pitié.


J'ai lu, j'ai arrêté de lire... je préfère passer du temps en nouvelles acquisitions.


J'ai même testé les présentoirs, des fois que...


J'ai gardé en réserve, ça ne change rien.


 


Pas lu, c'est pas lu.


Plus lu, c'est plus lu.


Quand c'est l'heure du pilon, c'est l'heure du pilon.


 


Donc, mon dernier conseil Plume : élimine.


A la rigueur regarde sur les sites, non pas pour voir si tu dois garder ou pas, mais pour trouver du sang neuf.


  Bernard




 


@ Bernard: je suis du genre à fonctionné comme toi. Pour les classiques, je garde les titres phares et les autres et bah j'ai envie de dire bye bye (aux risques de me faire tirer les oreilles)


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Plume

..... (bug du dimanche désolée)


 


Donc oui il faut faire de la place, aérer les rayons tout en liant "classiques d"hier, d'aujourd'hui et de demain". Le tout est de ne pas tomber dans la subjectivité (et le manque de maîtrise pour ma part). N'empêche que le désherbage me permet de mieux connaître mon fond et de sortir certaines petites perles étouffés par la poussière.


 


RE@ Yumiko: merci tu mets dans tes posts toutes les questions essentielles, c'est important pour moi! tu es top!!


 


merci à tous et continuez si vous avez encore des pistes mon appétit d'apprendre et sans limites.


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B. Majour

@Plume

Pourquoi tirer les oreilles ?

Toute sélection est un choix. Toute acquisition est un choix. Le pilonnage, c'est du pareil au même, c'est un choix.

Quand tu fais une stat sur le nombre de livres qui assurent 60 à 80 % des prêts, tu te rends compte que près de 50 % des livres ne servent qu'au décorum.

Donc, pour moi, il vaut mieux passer du temps à effectuer une meilleure sélection qu'à tenter de savoir pourquoi un livre sort ou ne sort pas... Après l'étape du présentoir, certes. Mais même là j'ai arrêté quand j'ai vu un tel livre pris en main 5 fois par des lecteurs différents et chaque fois reposé. Couverture, quatrième de couverture, et tout est dit !

Connaître ce cheminement du lecteur, regarder comment les gens choisissent, ça permet de mieux acquérir, d'être plus en phase avec son public.
Tu le pratiques et tu te demandes : je lis ou je repose ?

Si tu veux vraiment comparer, tu peux prendre ton livre qui est le mieux sorti et regarder titre à titre avec ceux que tu es en train d'éliminer s'ils tiennent la comparaison avec ce mieux sorti.

Comme la comparaison risque d'être cruelle, tu peux taper dans un de ceux qui ont une sortie moyenne (deux-trois prêts par an, par exemple) et voir ce qui le différencie de ceux que tu es en train d'éliminer.

Des fois, ça ne tient qu'à une police de caractère trop/plus petite. Ou à des couleurs un peu pâlichonnes sur la couverture.

Comme j'ai aussi beaucoup de dons, je passe par la case Amazon/Babelio. Un bip sur le code-barre et on a déjà un indice sur l'intérêt potentiel des lecteurs vis-à-vis de ce livre. S'ils ont moins de trois étoiles (voire 4) en moyenne, ce n'est pas un livre que je garde.

Amazon, Babelio et Cie, c'est de la recommandation de lecteurs.
S'il n'est pas lu, ou peu commenté, ça veut dire des choses : les lecteurs n'ont pas perdu de temps à parler d'un livre sans intérêt.
Le garder en rayon, c'est perdre de la place (surtout quand on en a peu) et faire perdre du temps aux lecteurs.

Si vraiment c'est un livre qui te plaît, que tu veux recommander il ne faut pas hésiter à lui coller un post-it jaune dessus, et à mentionner coup de coeur du bibliothécaire... pour pallier le problème d'un "emballage" pas au top.


N'empêche que le désherbage me permet de mieux connaître mon fond et de sortir certaines petites perles étouffés par la poussière.

Tout à fait, et ces petites perles sont étouffées par les livres sans ou de moindre intérêt qui ne sortent pas.

Je me souviens des réflexions des lecteurs après un bon désherbage (30 % du secteur Roman) : vous avez acheté des livres neufs ?

Là, tu comprends l'intérêt de désherber. Et tu comprends que trop est l'ennemi du bien.
Plus tu vires de documents, plus tu mets en valeur ceux qui restent, pour ton public. :wink:

Maintenant, si tu as du temps, procède comme te l'a dit Yumiko, ça fait partie de la formation in situ.
  Bernard
 

Modifié par B. Majour

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Ferris

Avant le pilon il y a l'acquisition. Donc le choix commence là. Le bon ou le mauvais. Or la politique d'acquisition est en principe définie par un document de référence où l'on annonce et explicite ses choix et ses exclusions. La politique d'élimination devrait faire partie de ce type de document, car elle en est la suite logique : je jette ce que j'ai acquis. Souvent elle est à peine évoquée ou se cantonne au rappel des règles concernant les documentaires (beaucoup plus claires et moins subjectives puisque basées sur l'année d'édition en priorité et non sur le "non-prêt").


 


Or le pilon suscite parfois beaucoup de réactions négatives de la part des élus mais aussi du public. On en a beaucoup parlé sur le Forum. Autant le public , comme le souligne Bernard, se réjouit de rayonnages plus éclairés et attractifs, autant il se fâche quand on lui annonce que l'on a "jeté" des livres.


 


On a donc tout intérêt à se "couvrir" en produisant un document approuvé par les élus, donnant la méthode choisie par chacun (quelle que soit la taille de la bibliotheque : petite ou grande, il y a methode ou il n'y a pas méthode, et s'il n'y a pas methode il n'y a que la subjectivité de chaque bibliothécaire, du moins pour la fiction).


 


En ce sens l'expression de Plume "tirer les oreilles" prend un certain sens. Si Amazon et Babelio sont les outils de Bernard pour désherber ou acquérir (là il en parle pour les dons mais on peut extrapoler...), en plus des taux de sorties locaux, il doit pouvoir l'annoncer, l'écrire et argumenter. Le fait d'avoir 20m de linéaires ou 200m ne change rien à la démarche. L'unité de la profession se construit aussi à travers le respect de certaines pratiques, sinon chacun chez soi et basta....


 


La seule chose qui introduit un élément différencié c'est la poldoc : on n'aura pas la même selon qu'on est dépendant ou pas des documents Bdp. Donc à terme le désherbage ne sera pas le même . Chez Bernard (si j'ai bien compris), un document Bdp reste 1 an et repart. C'est quoi ? C'est du désherbage, en fait, mais automatique. Si mon fonds est constitué à 60% ou 80% de documents de ce genre, mon désherbage personnel, sur mes acquisitions, sera d'un très faible impact sur les collections, car l'essentiel aura été fait pas le renouvellement Bdp. Et inversement. Donc cet élément à lui seul montre qu'acquisitions et éliminations sont bien plus liés qu'on pouvait le penser, notamment pour les petites structures.


 


Petit texte à méditer, sorti de la Poldoc de Villefranche http://poldoc.enssib.fr/ressource/bm/Villefranche/Villefranche_BM2.htm (c'est moi qui surligne)


 


Il faut souligner par ailleurs combien la politique d'élimination est plus délicate que la politique d'acquisition pour laquelle des bibliographies critiques guident le choix. On annonce la naissance d'un livre ; aucun faire-part n'avise de son décès. Or dans certains domaines scientifiques en évolution permanente ou en droit, des ouvrages périmés demeurés en rayon peuvent induire en erreur les lecteurs. Pour avoir une politique documentaire unifiée, acquisition, élimination et conservation ne peuvent s'envisager indépendamment les unes des autres. La charte des collections appelle en complément un document théorique qui établirait les principes de l'élimination.


 


 


PS; Bernard, quand tu dis : Quand tu fais une stat sur le nombre de livres qui assurent 60 à 80 % des prêts, tu te rends compte que près de 50 % des livres ne servent qu'au décorum, d'une part tu rappelles une grande loi des bibliothèques, la Loi de Trueswell : 80% des prêts portent sur 20% des collections. Par contre contre dire que les autres ne servent qu'au décorum (jusqu'à 50% !) est assez étrange : ils resultent en partie de tes choix, de ta connaissance des publics, et de ta capacité de  "mediation" pour les faire connaître et sortir, du moins en partie .


Modifié par Ferris

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B. Majour

PS; Bernard, quand tu dis : Quand tu fais une stat sur le nombre de livres qui assurent 60 à 80 % des prêts, tu te rends compte que près de 50 % des livres ne servent qu'au décorum, d'une part tu rappelles une grande loi des bibliothèques, la Loi de Trueswell : 80% des prêts portent sur 20% des collections. Par contre contre dire que les autres ne servent qu'au décorum (jusqu'à 50% !) est assez étrange : ils resultent en partie de tes choix, de ta connaissance des publics, et de ta capacité de  "mediation" pour les faire connaître et sortir, du moins en partie .


 


Eh bien, je ne fais que constater. :wink:


Et comme dans ma structure je suis un peu au-delà de la loi de Trueswell (40 % des collections assurent 80 % des prêts), je pense que mon choix est bon.


Sinon je serais à 20 % des collections qui assurent 80 % des prêts. Et là, la Loi de Trueswell veut bien dire : 80 % des documents sont du décorum. On donne une impression de volume et de choix, lorsqu'on sait pertinemment que 80 % des collections ne servent quasi à rien. (si ce n'est à nourrir les plus voraces :D)


 


Ce n'est pas étrange, c'est un constat.


 


Et de ce constat, j'en ai déduit une nouvelle approche de l'acquisition.


J'achète et je trie mes dons de manière deux fois plus sévère = je prends plus de temps, parce que je sais que sur dix documents achetés, il y en aura trois à quatre qui vont rester au tapis et ne sortiront jamais. D'où l'utilisation de site de recommandation de manière massive.


 


Avant j'avais tendance à mettre plus de documents en rayon, maintenant je freine et j'attends de voir ce que les gens en disent avant de les acheter. Les Femina, les Goncourt, et bien des prix, je n'achète plus, sauf cas exceptionnels : ils ne sont pas bons, ils déçoivent les lecteurs... et ils ne sont pas lus. Pareil pour certains Musso et Levy, je n'achète plus, je prends en BDP si nécessaire.


 


Ne pas mettre ceux-là en rayon, c'est en mettre, c'est en acquérir d'autres, moins connus, mais meilleurs au niveau recommandations. (et les recommandations sont globalement justes, je le constate soit en lisant, soit en écoutant le retour des lecteurs.)


 


C'est ce constat qui m'a ouvert les yeux. Si je dois peler dix patates et en jeter six à la poubelles, il vaut peut-être mieux vérifier chaque patate une à une et ne sélectionner que les six plus belles. Moins de choix, mais un choix plus serré pour une efficacité renforcée... afin de rendre un meilleur service.


 


La loi de Trueswell, c'est une horreur quand tu y réfléchis bien.


Elle montre clairement le gâchis en acquisition, en occupation linéaire, en temps de travail pour la couverture, etc. Sans oublier le temps de rangement accru, parce qu'il faut quand même les bouger ces foutus bouquins qui ne sortent pas. (et que dire du récolement)


 


Mon but, c'est 50 % de mon fonds qui assure 80 % des prêts.


 


En gros j'accepte d'acquérir 10 bouquins et d'en voir 1 (max 2) se flétrir sur les rayonnages.


Là, ça voudra dire que j'acquiers bien pour mon public.


  Bernard

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Ferris

Tu caricatures un peu. 80% des bouquins ne sont pas du décorum, ils nécessitent effectivement des précautions dans le choix, sans élitisme, mais surtout beaucoup de médiation. La loi de Trueswell n'est pas une horreur c'est un simple constat.
 
Parce que ce qui serait une horreur ce serait de n'acheter (pour arriver à 50% par exemple) que du produit d'appel.  En effet ces 20% sur lesquels le public se jette, nous les connaissons tous très bien, on les a parfaitement identifiés depuis longtemps : ce sont les incontournables, les best-sellers, les romans de l'été, les produits jetables sur lesquels les éditeurs mettent le paquet, et les suivis de série, les terroirs, les prix etc...Nous pouvons donc très facilement booster ces 20% en augmentant les achats sur ce type de produit. Mais est-ce notre rôle ?
 
Dans les 80% qui restent il y a les découvertes à faire faire aux lecteurs, les ouvrages moins mediatisés, ceux qu'on trouve peu dans les vitrines des libraires ou sur internet, et pas dans top ten de livres hebdo. Mais ceux là nécessitent du travail, de la sélection à la mise en valeur. Qu'on tienne compte de l'attractivité de la couverture, pourquoi pas, c'est un critère qui compte, nous le savons, et de bien d'autres critères qui ne sont pas spécialement intellectuels mais reposent sur notre connaissance du public, du reste de nos fonds, du renforcement de certains genres etc..C'est à nous de les vendre, car personne ne le fera pour nous. Sur cette proportion nous pouvons espérer en faire sortir un certain nombre. Il restera toujours du déchet, c'est certain. Mais c'est notre boulot. Y compris d'assumer les déchets. Que nous désherberons le moment venu et l'esprit libre, car tous nos efforts auront été vains. Vains mais tentés.
 
Je peux, et tu peux, établir une liste de romans qui généreront 100% de sorties. Aujourd'hui. C'est facile. Trop facile. Et ça s'appelle faire du chiffre. Ou rentabiliser les achats. Je te propose un slogan : Un livre, un prêt ! Minimum, sinon pilon !
 
Dans ce cas, pour gagner du temps, on peut tout aussi bien passer en office et demander au libraire du coin de les choisir à notre place. Il sait faire. Il a tous les outils pour viser juste. Rien que des bons produits.....
 
Enfin, des bons produits sur une année, voire moins, car dedans il y a du produit qui se démode vite aussi. Donc il y aura quand même du pilon. Tiens, prenons un cumulard : La Vérité sur l'affaire Harry Quebert  présenté comme le best-seller de l'été 2012 (bien que sorti en septembre), Grand prix du roman de l'Académie française et prix Goncourt des lycéens, note de 4 sur 5 sur Babélio, idem sur Fnac et Amazon, on parle même d'un film en préparation, deux millions d'exemplaires vendus en Europe, sorti en poche, en numerique sur Kindle, et en livre audio, tout cela étalé sur trois ans, ce qui maintient ses ventes assez haut, il est toujours bien placé dans le top 100 d'Amazon, mais plus sur le support d'origine. Bref tu peux pas trouver mieux malgré ses 700 pages (qui tiendraient en 200 d'après les critiques). Des collègues en ont acheté deux exemplaires. En plus double public potentiel : ados et adultes. 

 

Sauf qu'en bibliothèque, version d'origine, il en est où en 2014 ? Chez moi peu de sorties dès la mi-2013 et aucune en 2014. Dans deux ans, si ça continue, c'est poubelle. A moins que le film ne relance le produit.
 
Continuons de faire notre métier: trouver 100 Harry Quebert, sorties garanties, Trueswell aux patates,  si j'ai bien compris ? Non évidemment, nous plaisantons là, Bernard....c'était juste pour rigoler. :wink:

 

Il vaut 22 euros, 20.02 avec la remise. Si on compte le temps d'équipement etc..., les produits, combien faudra -t-il de prêts pour que cet achat soit considéré comme rentable ?Ou suffisamment rentabilisé, amorti, au moment du pilon ? Non, je re-plaisante, bien sûr...

 

Mais certains pourraient trouver l'idée plaisante...

Modifié par Ferris

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B. Majour

Je ne caricature pas, j'exploite.  :wink:

 

La loi de Trueswell, c'est du Paretto inversé. (Pareto : 20 % de ton action va produire 80 % du résultat, alors ne perds pas de temps sur le reste dont l'effet est négligeable, corollaire sous-entendu.)

 

Appliqué au cas de Plume, on peut en déduire : si les 100 livres que tu as retirés ne font pas partie des 20 % les plus sortis, vire-les sans hésiter.

 

Je le répète, pour moi, la loi de Trueswell est une horreur. Un constat, certes - à vérifier d'ailleurs -, mais une horreur.

Parce que, cliniquement, ça peut engendrer la stratégie Pareto suivante : je me concentre sur les 20 % de ma collection qui marchent bien, et pour le reste je remplis au petit bonheur la chance.

 

Sans médiation, sans rien, Ferris. (à moins que les 20 % ne sortent que grâce à la médiation, ou la mise en avant de ces titres déjà porteurs :D )

 

Ce qui nie mon travail de sélection, ou de médiation.

 

Si une machine peut le faire, à quoi je sers ?

 

Oedème ou Idem.

Appliqué au budget, un élu (si cette loi Trueswell est vérifiée) pourra encore me dire : alors si 20 % de votre collection assure 80 % des prêts, ça veut dire que 20 % du budget assure 80 % des prêts. Si je vous donne 30 % de plus, on arrivera bien à 90 % des prêts. 20 + 30 = 50 %, donc je vous donne la moitié et l'impact ne sera pas lourd, hein.

Gloups !

Sur un plan purement comptable, c'est la claque imparable.
 

Et on peut pousser loin cette réflexion.

Ne couvrir que ces 20 % de la collection (qui va assurer 80 % des prêts), ou toute la collection ?

 

C'est le revers de la Médaille Trueswell.

 

 

Tu proposes de booster les produits d'appel.

C'est vrai que ça peut marcher sur le court terme, moins quand on vise à 4 ou 10 ans. (10 ans = 100 % de renouvellement du fonds, 10 % par an). Parce que ce sont des produits d'appel, donc jetables.

 

 

Dans ce cas, pour gagner du temps, on peut tout aussi bien passer en office et demander au libraire du coin de les choisir à notre place. Il sait faire. Il a tous les outils pour viser juste. Rien que des bons produits

 

J'ai testé. Pas bon.

Le libraire ne connaît pas assez mon public, ni ses attentes. Les gens achètent déjà par eux-mêmes certains bestsellers, ce n'est pas pour les relire en bibliothèque. Et comme, je l'ai dit plus haut : ça ne vaut pas la recommandation. Trop de prix sont médiocres, mais pourtant sont proposés en office.

 

C'est la même chose pour les listes des meilleures ventes. Effets de mode, on achète à l'aveugle un auteur "connu" qui produit parfois/souvent de l'alimentaire. (parce qu'il doit sortir son bouquin annuel, sauf à être oublié)

 

Dans les deux cas, j'écoute et je note quand même les conseils, et je trie.

Idem avec Moccam, "conseils" des bibliothécaires. Je note et je trie... à coup de recommandations.

 

Oui, je me base beaucoup sur les recommandations.

Parce que je ne peux tout lire non plus (ma limite, c'est 200 romans par an, tous genres confondus, plus facile en jeunesse :wink:)

 

Après, c'est vrai je trouve tes idées plaisantes.

Par contre, la rentabilité, ce sera au nombre de pages prêtées, pas au prêt du volume.

Faut pas exagérer non plus :tongue:. Sinon, on ne peut pas comparer.

  Bernard

 

P.S. : bien sûr, il y a un revers à l'acquisition par recommandations. Quand les lecteurs découvrent un bon auteur qu'ils ne connaissaient pas : ils veulent d'autres titres de cet auteur. Tout de suite ! :sweat:

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Ferris

Tu oublie le 2° principe, celui de Morse : Plus un document a été emprunté et plus il a de chance de l’être à nouveau.


 


Ce qui veut dire que dans les 20%, il n'y a pas que les acquisitions de l'année, il y a plein de vieux titres aussi, qui eux ne sont pas du tout du jetable. On le voit tres bien quand on sort nos listes de "best-of" des sorties de l'année : on y trouve toujours de vieux titres. Ce qui complique beaucoup la donne quand on désherbe, surtout sur trois ans (ce qui est très court finalement) mais surtout quand on acquiert. (Et tu as raison, là le choix du libraire ne tient pas, pas tant pas méconnaissance des publics mais par méconnaissance de nos fonds, et notamment de ces "vieux" titres qui sortent tout le temps)


 


Car si Plume jette ses 100 bouquins, il va falloir qu'elle les remplace. La nature a horreur du vide mais le public aussi : le public veut avoir l'impression de faire un choix. C'est l'effet supermarché. Comme je le dis souvent, si tu rentres un jour dans ton supermarché (pour y trouver tes 20%) et que tu n'y trouve que le choix d'une epicerie de quartier, tu n'y reviendras pas. En dessous d'un certain seuil tes etagères vont passer de l'attractivité à la désolation, en termes de perception par le public : y a pas grand chose chez vous. Or ce seuil est très difficile à définir. Que veut dire ce "y a pas grand chose " ? On a bien nos 20% pourtant. Oui, mais ça ne suffit pas. Donc les 80% sont très importants et ne doivent pas être acquis comme du décorum mais un element de choix supplémentaire. Et c'est sur eux que nous ferons porter tout l'effort de médiation, pour sortir de ces 20%. Et ça marchera obligatoirement, pour certains titres, ne serait-ce qu'en générant un seul prêt ici ou là.


 


La methode de Morse est en fait une équation très complexe qui permet une evaluation des fonds et prépare la politique d'acquisition. Si tu veux la comprendre et tenter de l'appliquer, voici le mémoire qui montre son application pratique à Autun dans les années 80 et un résumé de cette expérience (ou tu trouveras en bas de page l'équation complete) : http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/63536-application-d-une-methode-de-morse-a-la-bibliotheque-publique-d-autun.pdf


http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-1987-01-0026-005


 


Je ne suis pas assez matheux pour ça, mais toi si. Rendez-vous dans trois ans ! :tongue: 


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michmaa

Pour résumer,


 


il y les critères IOUPI


mais globalement le désherbage va beaucoup dépendre du contexte (espace dispo, fonds qui peut se permettre un peu de conservation ou pas, etc...)


 


Quand j'ai commencé en jeunesse (dans un gros réseau) j'ai fait ce qu'écrit Yumiko : lecture d'anciennes critique sur ricochet ou la JPL, beaucoup de temps perdu mais très formateur pour connaitre des auteurs / collections, etc. Je m'étais basé sur une liste de "pas sorti depuis deux-trois an".


C'est là qu'on se rend compte que certaines collections sont passées de mode (les Cascades de Rageot qui correspondent pourtant bien à la tranche 8-11, les pages blanches de Gallimard... ), inutile de les garder, mieux vaut à la rigueur en racheter dans une autre présentation...


j'ai cherché à sauver beaucoup de choses en les mettant en présentation, en en lisant certains, etc..


En général, quand je suis sur un nouveau fonds, je suis plutôt prudente en terme de désherbage la première année.


malgré tout, il ne faut pas avoir de pitié pour les livres qui ressortent das la liste l'année suivante.


 


Ma méthode a un peu évolué depuis (mais mon contexte de travail aussi. je précise que je parle d'un fonds de roman adulte de bib rurale, jamais désherbé auparavant mais mis à part les critères d'usages à adapter, je pense que la méthode s'applique ) :


- je fixe un objectif quantitatif de désherbage (en principe égal au nombre d'acquisitions dans l'année mais en fonction du projet qu'on a sur le fonds cela peut être différent).


- je fixe un critère "pas sorti depuis ... " et je vois ce que cela donne par rapport à l'objectif. autant dire que cela peut changer tout les ans ...


exp : l'an dernier, j'avais édité une liste de livres de + de 10 ans (ceux là, il y a une chance qu'ils soient en mauvais état et sinon c'est qu'ils étaient très peu sortis), j'avais restreint aux livres non sortis depuis 2 ans. La liste étaient énorme par rapport à mes objectifs de désherbage (avec beaucoup de livres pas sortis depuis .... 10 ans !).


Cette année, ayant déjà enlevé les livres en très mauvais état, et voulant aussi désherber les plus récents, je me suis contentée de "pas sortis depuis 5 ans".


- j'applique un conseil de ma BDP : après avoir fixé les critères objectifs et tiré la liste, prendre une étagère, coucher tous les titres de la liste, voir si ça correspond aux objectifs de pilon.


Ensuite, je pars de ces livres couchés pour en pilonner certains direct (au passage, j'enlève aussi d'autres livres en raison de leur état et je vérifie s'il est utile de les racheter). Il y en a toujours quelques uns pour lesquels j'hésite. Si je souhaite le garder, je vois comment je peux le valoriser. Si je ne sais rien, je me renseigne sur l'auteur, le titre...


Comme le chantier dure longtemps, les lecteurs et les bénévoles savent ce qu'il en est, certains "sauvent" des livres en les empruntant ou en s'engageant personnellement à le valoriser.


l'an dernier, je n'ai pas osé m'attaquer aux classiques.


Cette année, j'ai beaucoup moins de scrupules car nos classiques datent de 1974 et j'ai la bdp derrière moi en cas de besoin. Néanmoins, si un classique m'est demandé, particulièrement si c'est une demande scolaire je sais que je peux le racheter à ce moment là.


je sais que tout cela prend du temps car je connais encore mal le fonds, les auteurs, etc...


Quand on a été acquéreur un certain temps dans un domaine, je pense que c'est plus facile. Par exemple, dans mes acquisitions récentes il y a des romans dont je sais déjà qu'il n'ont pas vocation à rester en rayon 10 ans.


 


voilà,


si cela peut aider.


(où si quelqu'un connait une manière d'accélérer le processus).


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Ferris

Ce qu'on peut retenir c'est qu'on ne désherbe pas de la même façon un fonds dont on vient d'hériter (et qui souvent ne l'a jamais été) et un fonds qu'on a créé et suivi.


 


La premiere fois, on se fixe, visuellement un objectif en linéaire : c'est trop tassé, faut eclaircir de toutes façons, soit en jetant soit en mettant en réserve. Et pour arriver à ce premier objectif ont peut appliquer un temps court, type deux ans sans prêt. Il n'y a aucune honte à se dire : il me faut gagner 3 metres.


 


La deuxième année on affine : en appliquant du ioupi plus doux, en tenant compte des classiques, en gérant l'espace disponible en réserve et en améliorant la valorisation de certains titres (car maintenant qu'on a de la place on peut plus facilement mettre en valeur). Là on prend connaissance de ce fonds de façon plus personnelle et on élargit à 3 ou 4 ans sans prêt, voire plus. On peut aussi commencer à operer un reclassement, constatant que certains titres jeunesse sont trop mélangés : soit au niveau des tranches d'âge soit par manque de distinction (les polars ne sont pas identifiés par exemple etc...)


 


Ensuite, chaque année, on commence en fait à désherber surtout ses propres acquisitions, tout en gardant un oeil sur certaines collections qu'on juge obsolètes mais c'est le public qui nous dira si on a tort ou non : l'exemple des cascade est tres bon: la collection existe toujours et comporte des classiques type Nozière, mais connait un regain de succès avec les Agathe. Donc, meme si Rageot c'est vieux, on peut garder "du" rageot", faut pas se precipiter et on contraire la rafraichir par des achats nouveaux.. On peut conserver beaucoup de collections jeunesse en les renovant. En fait on désherbe peu mais on fait du gros travail d'équilibrage et de renovation. Dans chaque collection, il y a des incontournables, comme Gudule par exemple. La main se fait plus douce...car on commence à connaître bien mieux les emprunteurs! On découvre notamment chez les enfants l'importance qu'ils accordent au "visuel" de certaines collections et au phenomène de la "série".


 


Personnellement, faisant actuellement ce travail dans le cadre réseau, je découvre des fonds énormes jamais désherbés et je passe par toutes ces étapes. En jeunesse j'ai sorti du fonds general plus de 18 collections, la plupart suivables au niveau editorial, et je jes ai individualisées en bacs "premiere lecture" : rangement par collection, et c'est une découverte, comme un nouveau fonds, accessible jusqu'à 8 ans. En jeunesse, plus que les chez les adultes, il y a souvent un phenomène d'entassement : tout au meme endroit par auteur qui genère une impression de trop plein. Les diviser (par âge, par collection..) est très productif. Idem pour les albums : renouveler ou creer des fonds thematiques, sortis du  fonds général, permet de désherber moins en offrant une visibilité à des titres noyés dans 500 ou 600 albums.


 


Je constate qu'en jeunesse je désherbe beaucoup moins qu'en adultes, mais j'opère beaucoup de reclassements, de mise en valeur, de mises en bacs, bref "j'éclate le fonds" pour qu'il apparaisse mieux. Et je signale assez vite les séries à suivre. Faut être clair : ça nécessite du mobilier supplémentaire : des bacs et des présentoirs, et de revoir l'occupation de l'espace.


Modifié par Ferris

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Plume

@ michmaa Merci michmaa!


 


Reprendre un fonds que l'on ne connait pas du tout, qui n'a jamais connu de désherbage (EN 18 ANS) et tout ça en début de carrière ce n'est pas simple. Il faut tout peser, ne rien négliger.


 


Je ne connais pas encore bien mon public mais je commence à voir comment fonctionne les jeunes lecteurs. Y'a pas à dire:


la couverture compte beaucoup pour eux. Ils sont toujours sur la vague donc leurs goûts changent très vite.


 


Cela dit, des classiques avec une couverture plus pétillante et des livres aux sujets trop obsolètes au pilon ça éclaircit les rayons. Il ne faut pas tomber dans les extrêmes mais en regardant ma liste de "pas sorti" et l'état de ces livres ainsi que leurs thèmes je suis affolées. Comment peut-on garder des choses comme ça?! (livres abîmés, pages manquantes (mais signalés en début de livre au feutre), illustrations coloriées) ....de quoi rougir!


 


En tout cas ta méthode bien développée et l'exemple de ton expérience vont me servir!


 


@Ferris: toutes ces lois que je ne connaissais pas! merci


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Lul

Je pense qu'une bonne solution est aussi de se faire aider par un tiers, les tiers sont cool, parce qu'ils n'ont pas de liens affectifs avec la collection, ce qui est à la fois un avantage et un inconvénient.


 


A la BDP (mais ça peut être une collègue du réseau, ou en vacances qui vient filer un coup de main (ben quoi...moi j'adore désherber...)), on intervient souvent pour des désherbages, et, souvent, même face à des collègues très professionnelles (bénévoles ou pas), on tombe sur des trucs un peu abhérents (l'album sans couverture, mais qu'on garde, parce que c'était le préféré de Chatoune quand elle était petite, ou que c'est celui avec lequel on a appris à lire, ou, un roman dans une édition rouge et or, ou bibliothèque rose cartonné, avec les pages qui se détachent, ou qui sont gribouillées, alors qu'il est ré-édité chaque année..). L'intérêt n'est pas de se couper de tout lien affectif avec la collection, mais bien de faire le travail à deux, celui qui dit "celui-là est objectivement pourri", et celui qui dit "oui mais il sort 2 fois par jour et n'est plus édité".


Souvent, le lien est même si fort, avec les livres, qu'on a l'impression qui on jète celui-ci ou celui-là, il nous manquera toute la vie. Un peu quand on part de colo et qu'on a l'impression que les amis pour la vie qu'on vient de se faire, on les oubliera jamais, et le mois d'après...zoum. Le poids du mentor aussi, de l'ancien(ne) bibliothécaire, qui nous a formé et dont on a "pris la place" (celui-là, on ne peut pas le désherber, c'est un incontournable de la littérature ado (des ado d'il y a 20 ans, en mode Tendre Banlieu), c'est Martine qui le disait toujours), mais voilà, Martine n'est plus là, et c'est à vous de faire les choix. Et si on se trompe, ben, je pense que ce n'est pas si grave (bon, évidemment, pas si on a foutu la moitié de la collection à la poubelle, qu'on se retrouve sans budget, que la BDP a brulée et que du tout, tout le public se casse sur la plate forme de lecture en streaming d'amasson), après tout, des lecteurs frustrés par nos choix, on en a tous les jours.


 


Ensuite, concernant les classiques, je suis toujours très partagée. Je suis sortie de l'IUT anti-Martine dans les bib, le Club des 5 qui pue etc, alors même que c'est mes classique d'enfance, finalement, j'y reviens et je me dit même, pourquoi pas (pluralité des collections tout ça tout ça). Bien qu'ayant des lunettes et étant souvant coiffée d'un chignon, je ne suis pas très vieille, et, malgré ça  j'adule (et ce n'est ni une blague, ni une provocation) la Comtesse de Ségur ET la Petite maison... notamment, je parlais d'affect, parce que ce sont les livres préférés de ma tante et ma grand-mère (j'ai aussi un chat qui s'appelle Marcel). Idem, je surkiffe le Club des 5, les 6 Compagnons, et...Mon ami Flicka (l'avantage de ce dernier, c'est que les poneys, ça a plus la cote que les garçons manqué...), du coup, je me dis, si moi je les ai aimé, pourquoi d'autres ne les aimerai pas... bref, tout ça pour parler de la réserve. Je trouve que c'est un outils formidable, et quand j'étais une simple lectrice, j'avais, ce que je considérais comme un immense privilège, le droit d'aller chercher des bouquins dans la réserve. (y'a pas un sujet là dessus ?)


 


Après, il faut aussi savoir se faire une raison, et se dire que la bibliothèque n'est ni une collection perso, ni un revival de ses souvenirs d'enfance, et justement, désherber avec quelqu'un, je trouve que ça permet souvent de trouver un juste milieu !


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Ysé

ah "Mon ami Flicka" :drool:


 


je profites aussi des dons pour remplacer des exemplaires un peu moisi et avoir des collections que je n'acheterai pas sinon - et puis le club des cinq, c'est de la littérature à coté de WIZ ....


 


quoique la nouvelle traduction des clubs des  5 ...

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