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Marita

Animation littérature jeunesse pour public adulte

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Marita

Bonjour !


 


Nous sommes en train de réfléchir pour proposer une animation autour de la littérature jeunesse à destination d'un public adulte. Ce serait notre manière à nous de mettre en valeur cette littérature encore trop peu connue et peu valorisée par la majorité des plus de 15 ans, on va dire. Certes, il y a du progrès depuis le succès de Harry Potter et quelques autres "best-sellers", qui ont amené des adultes à lire des romans estampillés "jeunesse", mais il y a encore du boulot pour faire découvrir les trésors de la littérature pour enfants et ados.


Je suis donc preneuse de toute idée d'animation ou de mise en valeur de ce fonds que vous avez pu mener auprès de vos publics adultes. Si d'autres ont eu de bonnes idées avant nous, autant les recycler ! :wink:


Merci beaucoup !


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Lul

Bonjour Marita,


 


Je pense que la première question à se poser (je vous prends pas pour des débiles, mais j'aime bien le rappeler, c'est un peu mon dada de bataille) c'est pourquoi vous voulez faire cette expo, de quel constat partez-vous et quel est votre objectif ? Faire venir du monde à la bib en jouant sur la corde rétro/vintage/nostalgie ? Sensibilisez les adultes à l'importance de la littérature jeunesse, parce que votre fonds n'est pas considéré à sa juste valeur ? Faire aimer/découvrir la littérature jeunesse en général? ... Il y a des tas d'autres objectifs possibles, et, à mon avis, tous se valent. Même si, au départ, on fait cette expo "parce qu'on en a envie", lui assigner un objectif, ça va permettre d'orienter le choix des animations, des supports, des documents, de la couleur que l'on va donner à l'ensemble. Du coup, ça va créer une cohérence, qui, à mon avis, permet de donner du sens. En plus, si on a des objectifs, on va pouvoir, à la fin de l'expo, faire une évaluation pour avoir une idée de l'impact de notre travail. Une expo, une animation, ça demande du temps, de l'investissement, et souvent, de l'argent, donc autant que tout ça serve à quelque chose.


Du coup, si votre motivation première c'est "rendre la bibliothèque sympathique, la montrer sous un nouveau jour", l'expo sera forcément différente de si votre objectif est de "sensibiliser les parents à l'impact de l'album sur le développement psycho-moteur de l'enfant de 0 à 26,7 mois".


 


Donc


 


Là comme ça tout de suite, je pense à l'expo de la BnF Livres d'enfants d'hier et d'aujourd'hui. Alors, pour une obscure raison je n'arrive pas à coller le lien directement, donc va falloir chercher (un peu, elle est pas dure à trouver)... Peut-être que ta BDP ou la grosse BM d'à côté l'a en version "papier/panneaux", qu'elle peut vous prêter.


Chez nous, on la prête sans caisse de document, l'idée étant de faire appel au public pour monter une expo avec leurs ouvrages d'enfance. Je trouve personnellement que c'est un bon moyen de parler de littérature jeunesse aux adultes, leur rappeler qu'avant, c'était des enfants.


Si vous voulez jouer la carte du vintage, un truc qui marche du tonnerre, c'est les dictées vintage. Bon, je t'avoue que je suis pas fan, mais comme JE ne suis pas la référence mondiale en terme de bon goût (si tu voyais mes cheveux...), je te propose, et tu disposes (tu as même le droit de trouver cette idée géniale, contrairement à moi). Dans les bib de notre réseau où ça a été mis en place (c'était vraiment à la mode à un moment), ça a marché du tonnerre. Après, on est pour ou contre l'idée de l'assimilation bibliothèque/école, #cétaitmieuxavant, #julesferryrules, #etc etc, et on peut sûrement polonyquer sur ce genre d'animation, mais on peut aussi juste avoir envie de jouer la carte divertissement, je crois qu'on a encore le droit...


 


Sinon, vous pouvez aussi être branché numérique et cie, peut-être même avez-vous des tablettes, des postes de consultation en accès libre, un compte Facebook, un compte twitter, Steve Jobs comme feu-lecteur, ou je ne sais... L'avantage de l'expo de la BnF (encore elle), c'est qu'on peut la balancer en page d'accueil des postes de consultation, y'a des petits jeux pour les enfants, des explications pour les grands, le tout des très pédagogique.


Il existe aussi des petits outils sympa pour créer des images interactives (tu prends une image, tu mets des petits points dessus et chaque petit point renvoie à une info/site internet/vidéo... c'est très sympa et super simple à faire, c'est du meilleur effet sur une tablette ou un poste fixe, le logiciel en ligne s'appelle Thinglink), des frises chronologiques interactives aussi (knightlab).


Il y a une médiathèque chez nous, très branchée multimédia, qui, a chaque fois qu'elle fait une expo, crée ce genre de petit trucs interactifs, qu'elle balance sur la page d'accueil de son site, sur les écrans des pc, sur les tablettes, ça donne beaucoup de cohérence et une autre dimension à l'expo. La dernière expo était sur le western, ils avaient des vieilles affiches dans le hall d'entrée et dans les espaces d'accueil, ils avaient mis ces affiches en fonds d'écran des PC, sur les tablettes, ils y avaient une frise chronologique avec des extraits vidéo (film entier ?), des projections


Après, vous pouvez aussi faire venir un conteur, un auteur de littérature jeunesse et adultes, (un psychiatre), projeter dessins animés/films d'animation/soirée courts métrages, une soirée ou les enfants racontent aux parents... Comme je le disais plus haut, tout dépend vraiment de ce que vous voulez faire...


 


Et, dernier avis très personnel, mais pour moi, une expo réussie c'est tout un habillage de la bib, pas seulement des panneaux et des livres, ou une soirée à thème et des livres, ou une animation et des livres. Bien sûr, certain thèmes se prêtent mieux à ça que d'autre, mais une grosse implication de l'équipe, à mon avis, ça donne un gros plus (qui n'empêche pas les gros flop) au schmilblick. Je retiendrai donc 3 mots : objectif, cohérence, ambiance.


Edited by Lul
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Lul

J'espère que tu as posé ta matinée pour lire ce message...


Edited by Lul
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Valeryella Ella

Moi je l'ai lu et je peux te dire que j'approuve , de très bonne idées, dans le même genre , un peu une expo sur les photo d'école , perso nous sommes arrivé à remonter à 1900, et je n'ai jamais vu autant de monde pour une animation!!!! fédérateur!


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Isalabib

@ Lul : Marita demande des "idée d'animation ou de mise en valeur de ce fonds" et tu réponds "pourquoi vous voulez faire cette expo" ?


C'est pas que j'aime pas les expos de la BNF (mouais...) mais on peut faire une animation sans expo, non ? si ? sans opinion ?


Ah, et aussi, quel rapport entre littérature jeunesse et dictée vintage ? chaipas mais là ... j'aurais peut-être dû poser ma matinée pour mieux lire tout ça...


 


Bon, trêve de :devil: *, voici juste un petit truc tout simple qui a bien marché de mon côté (catégorie "mise en valeur") :


- objectif  (Lul a raison avec son dada, c'est pour quoi c'est faire tout ça ???) : faire lire des romans dits "ados" à un public de jeunes (et moins jeunes) adultes


- contexte : ces romans sont dans les collections jeunesse, donc en grande partie invisibles pour ce public cible (même avec un excellent OPAC, ça reste opaque). Le choix d'affectation des éditions jeunesse même ados en secteur jeunesse n'est pas remis en question, on ne dispose pas non plus d'un espace spécifique ados. Et pour une fois on veut viser les adultes.


- moyen : la ruse :zorro: !!! on a juste mélangé ces romans avec des romans adultes sur nos présentoirs du secteur adulte, avec les coups de cœur ou les nouveautés du moment, etc càd là où les lecteurs ont l'habitude qu'on leur propose des sélections. Mais sans dire "on vous a mis du jeune avec aujourd'hui". Pas d'affichage, pas de signalement particulier.


- résultat : c'est parti comme des petits pains (sur un malentendu...), on nous en a même "redemandé" (découverte de certains auteurs).


- pérennisation : avec ces distinctions de secteurs A/J, ça reste du ponctuel. Que tu peux répéter de temps en temps.


- Avantage : ça coute rien !


- inconvénient : tu tournes en vase clos avec tes "bons" lecteurs, pas de plan de com. et d'animation spécifique autour (mais ça tu vas le faire !).


 


* :devil: : mauvais esprit, dont je ne suis pas dépourvue. Mauvais, mais pas méchant, c'est important.


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Ferris

Rappeler aux adultes qu'ils furent des enfants, c'est tomber effectivement dans le vintage. Donc les albums de Martine, ça rassure comme la Comtesse de Ségur, pour faire court. Ou une exposition sur l'école de ma grand-mère, comme le suggère Barbie ? (on l'a fait aussi et ça marche ) mais est-ce l'objectif ? Tomber dans l'idéologie vichyste des romans du terroir, merci....


 


La dictée vintage est manifestement une bonne blague de Lulinette, que peu ont remarquée. Bravo donc à son sens de l'humour. :angel:


 


Montrer qu'il n'y a peut-être pas tant de différences que cela entre la littérature dite jeunesse et la littérature dite adulte, comme le suggere Isa, mauvaise mais pas méchante (ça me rappelle pauvre mais honnête), c'est par contre un objectif pédagogique qui se tient. Au fond c'est parfois ce qu'on fait avec les enseignants. Cette dénonciation des clivages éditoriaux est valable. Et elle va dans le sens des bibliothèques actuelles qui ouvrent des espaces intergénérationnels. Et on apprend aux adultes à se méfier des choix des editeurs, ce qui n'est pas plus mal.


 


A niveau du vécu chez moi :


 


*La SF dite ados et la SF dite adulte ont été volontairement intégrés dans un fonds unique. Quelques semaines plus tard, les emprunts devenaient peu à peu indifférenciés. D'abord l'ado, timidement, et puis l'adulte, curieux. Pari gagné. Donc je continue. Reste à faire gaffe aussi à ce qu'on achète ensuite...L'écueil principal : la littérature jeunesse liée à des films, séries TV et jeux. Difficile parfois pour l'adulte de rentrer la-dedans, sauf cas exceptionnel type Harry P. totalement intergénérationnel.


 


*Les albums jeunesse recèlent pleins de messages qui doivent passer par la mediation adulte pour être correctement perçus par les enfants : création de thématiques : les "genres" et les "problemes sociaux" (divorce, chômage, decès...) et présentation à un public adulte de ces albums (et quelques romans). D'où soirées thématiques adultes. Ces présentations peuvent être menées en partenariat avec un intervenant (libraire ou BDP par exemple, mais méfions nous des marchands et des bureaucrates...)


 


Bon, c'est pas bling bling mais c'est facile à réaliser et par ce biais on peut amener les adultes à considérer que c'est quand même mieux qu'avant, finalement, leur donner les moyens de se repérer dans toute cette production, et au mieux s’intéresser aux lectures de leurs mômes. Pour moi, si on peut déja faire ça, c'est pas mal....


 


Faudrait pas non plus vouloir péter plus haut que son cul, en manquant sa cible...faute de l'avoir définie. Y a des accidents... :)

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Lul

Pardonnez-donc le zèle inhérent à ma jeunesse et la bonne foi, soupoudrée d'une bonne dose de bonne volonté aussi légère qu'un bon kouign amann de la famille, de la bibliothécaire sortie de l'école qui s'en va vaillamment combattre l'ignorance des contrées reculées de France, livre au poing, tel l'instrument de notre bonne mère la République. :super:


Que ce soit pour la BnF ou pour les dictées vintage, je persiste dans mon c'est pas parce que j'aime pas, que c'est pas bon. Marita est peut-être une fan des dictées, et son DGS suprême un entêté de l'obligation pédagogique, qui sait ?


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Ferris

Kouign amann ou pas, la principale dérive des animations en général tient au fait qu'on cherche du "ça marche" et qu'on privilégie la forme au contenu. N'importe quoi pourvu que ça marche, que ça fasse du monde tout en faisant culturel. Et on retrouve ça dans la formule : "Si vous voulez jouer la carte du vintage, un truc qui marche du tonnerre, c'est les dictées vintage". J'en ai fait une fois et ça a marché (dictée en patois). Sauf que : la cible était clairement définie : le troisième (et quatrième) âge local. Aucun rapport avec l'enfance sinon la forme "dictée". La dictée c'est le contenant, comme l'expo peut l'être aussi, ou autre chose. Ce n'est pas ce qui importe.


Définir les objectifs à atteindre et le public-cible concerné, comme tu le dis très bien au début (pourquoi, quel constat, quel objectif, quelle cohérence...), reste la priorité. Après, dérouler un catalogue de trucs et de recettes, on est ailleurs.....


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Marita

Bonjour et merci à tous pour vos réponses. C'est vrai que je n'ai pas été très précise dans mon premier message. Notre idée est de valoriser les fonds jeunesse auprès d'un public d'adultes qui n'a pas/plus d'enfants autour de lui et connaît donc souvent mal la littérature jeunesse. Je pense à toutes ces personnes qui fréquentent la médiathèque mais ne mettent jamais un pied en-dehors du secteur adultes (et pourtant, nous sommes sur un grand plateau, sans cloisons).


Nos premières idées étaient les suivantes :


- "délocaliser" temporairement quelques coups de coeur jeunesse dans un petit coin convivial du secteur adultes, avec tables basses et chauffeuses, pour inviter nos lecteurs à y mettre leur nez


- faire éventuellement une petite expo en piochant dans nos fonds de conservation jeunesse (ressortir les vieux Père Castor, les vieux Bécassine, Babar, Semaine de Suzette et autres) : petit côté nostalgie, ça plaît toujours !


- éditer une petite bibliographie sélective un peu sympa


- enrober tout ça dans une jolie campagne de pub genre "cet été, à la médiathèque, on retombe en enfance" (oui parce qu'on pensait faire ça pendant l'été) :baby:


 


Ensuite, on a dans l'idée de proposer des rendez-vous réguliers (une à 2 fois par an) de présentation de coups de coeur jeunesse à des adultes "prescripteurs" (enseignants, animateurs, parents, etc.). Mais là, c'est autre chose.


 


PS @ Lul : j'aimais bien les dictées quand j'étais petite, mais là, c'est vrai que je ne vois pas trop le rapport. On a déjà suffisamment de liens avec l'Education Nationale sans en rajouter une couche, je crois ! :wink:


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Franck Sanka

Je ne saisis pas votre objectif : pourquoi vouloir valoriser ce fonds auprès de ce public ?

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Ferris

Je vois de moins en moins l'objectif quand tu dis : Notre idée est de valoriser les fonds jeunesse auprès d'un public d'adultes qui n'a pas/plus d'enfants autour de lui et connaît donc souvent mal la littérature jeunesse.


 


Aider un public prescripteur (mamans, grands-parents etc....) à mieux connaitre la littérature actuelle, plutôt que de "prescrire" à leurs enfants des choses qui se réfèrent à des nostalgies personnelles (on voit trop souvent des parents choisir dans les bacs à la place de leurs enfants), je comprendrais, mais des gens sans enfants, je ne vois pas, sinon pour alimenter le côté nostalgie...simplement pour le plaisir de la nostalgie (ce qui suppose aussi des titres adaptés à cela, comme tu le dis à travers Bécassine et Babar par exemple)


 


Après-tout, le vintage pour le vintage...je suppose que cela peut être un objectif qui se défend. On s'adresse si souvent aux enfants et si peu aux adultes dans nos animations. Alors remettre Bécassine à l'honneur, pourquoi pas. D'autant qu'au passage certains enfants decouvriront aussi ce que c'était... 


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Franck Sanka

Oui, il y a une contradiction à vouloir faire découvrir la littérature jeunesse aux adultes en leur proposant les livres de leur enfance.

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Marita

Bon, je crois que je me suis mal fait comprendre. Notre but général est d'éveiller (ou de réveiller) l'intérêt des adultes pour la littérature jeunesse. Babar et Bécassine sont là un peu en "produits d'appel", pour emmener ensuite vers des oeuvres contemporaines. Le but n'est pas forcément que les gens se disent "oh, formidable, Bécassine, je vais acheter ça à mon petit-fils !", mais plutôt qu'ils puissent venir avec leurs petits-enfants et leur dire "vous voyez, quand j'étais petit, je lisais ça, mais les livres pour enfants ont bien changé, maintenant. Et vous, qu'est-ce que vous aimez ?".


Et pour ceux qui n'ont pas de petits enfants,il s'agirait seulement de susciter un peu de curiosité intellectuelle de leur part. On voit passer tellement de très beaux albums (entre autres), que les adultes n'iront jamais ouvrir s'ils n'ont pas de petiots à qui les lire, et on trouve ça dommage. Parce que nous, on se régale en les lisant, on se dit que d'autres pourraient apprécier aussi et que les auteurs et illustrateurs jeunesse méritent bien qu'on mette un peu leur travail en valeur de temps en temps. C'est tout ! C'est plus clair, comme ça ?


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Franck Sanka

Dans cette optique, il me semble qu'il serait préférable d'aller là où vous avez déjà un public adulte. Je veux dire, vous avez déjà des collections mais qui apparemment n'intéressent pas ce public. Si vous organisez une animation estampillée "littérature jeunesse " vous risquez de ne pas l'intéresser plus.

Par contre, si vous avez une animation du type club de lecture où vient le public adulte, y introduire la littérature jeunesse "en douce", peut la lui faire découvrir.

Pour un effet à plus long terme, l'idée déjà évoquée il me semble de "mélanger " les fonds (encore une fois "en douce ") sur des tables de présentation ou autre me semble pertinente. Sans doute moins spectaculaire et visible qu'une animation, mais peut être plus efficace pour avoir des vrais lecteurs (et pas que des visiteurs qui ne vont pas aller au delà ).

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Paugo

Bonjour,


Nous avions opté pour ce que propose Franck pour "intéresser" un public adulte à la littérature jeunesse : les bibliothécaires du secteur jeunesse avaient investi l'animation plutôt réservée à la présentation de nouveautés "adultes" pour y faire découvrir des nouveautés "enfants", avec lecture des albums/romans présentés à la clé. Passer l'effet de surprise et une certaine réticence palpable, le public a été ravi de ces découvertes (de plus, c'était un peu avant Noël, certains sont repartis avec des références pour des achats).


Nous avions couplé cette animation avec la venue d'un clown qui a gentiment perturbé la séance tout du long (le clown est intervenu dans d'autres animations de la journée, il n'était pas spécifiquement invité pour cette présentation de documents), ce qui a rendu également l'animation "festive".


 


Sinon sur les tables de présentation concernant une thématique, nous avons l'habitude de mélanger les documents Jeunesse et Adulte pour justement montrer tous les supports sur un même thème et ça fonctionne plutôt bien ;-).


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B. Majour

@Marita


Et pour ceux qui n'ont pas de petits enfants,il s'agirait seulement de susciter un peu de curiosité intellectuelle de leur part. On voit passer tellement de très beaux albums (entre autres), que les adultes n'iront jamais ouvrir s'ils n'ont pas de petiots à qui les lire, et on trouve ça dommage.


 


Même réflexion chez nous pour la documentation adultes et enfants.


 


Nous avons trouvé la solution : mélanger les deux.


Les enfants en prennent pas un livre trop compliqué pour eux, mais bien des adultes prennent des livres pour enfants bien faits et suffisants pour approcher un domaine.


 


Paugo a raison, si on veut provoquer un peu de curiosité, il faut mélanger les documents.


Sur les présentoirs adultes, on peut aussi placer des albums entre deux romans.


 


C'est notre rangement qui casse/coupe les secteurs.


Et notre rangement, les lecteurs n'y sont pour rien.


 


Qu'est-ce qui t'empêche de mettre sur une table adulte une présentation d'albums, avec un petit écriteau : sélection de beaux albums. Tu verras bien si les adultes mordent à l'hameçon. :wink:


 


Mais n'oublie pas : le rangement, c'est toi.


Si tu veux casser les codes, casse les codes !


 


Tout peut être sujet d'expérimentations.


  B. Majour


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Marita

@ B. Majour : nous aussi, nous avons mélangé des docs adultes et jeunesse dans certains domaines, et ça marche plutôt pas mal. Pour la fiction, ça reste plus compliqué... y compris auprès des collègues adulte. Venir mettre le nez dans nos dernières acquisitions, ça leur plaît bien. Par contre, qu'on aille placer NOS albums sur LEURS tables de présentations ou qu'on s'inscruste dans LEUR rendez-vous lecture ADULTE avec NOS petits albums JEUNESSE, faudrait voir à pas pousser le bouchon trop loin !


Vieux débat, vieille gue-guerre entre sections ? Je ne sais pas mais on sent qu'il reste des sujets sensibles... On va donc essayer, sans doute, mais à doses homéopathiques. On verra ce que ça donne.


Parce que quand on bosse en équipe, "le rangement, c'est toi"... ben non ! Le rangement, c'est nous, et on n'est pas tous d'accord ! Mais on sait ruser, faire des compromis, insister, faire nos yeux de cocker, voire acheter des sympathies à coup de chocolat (vieille arme de guerre, ça, le chocolat ! :wink: ). Bref, affaire à suivre...


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Ferris

Excellente réflexion Marita ! Effectivement, il n'y a pas que la sectorisation et la signalétique qui constituent des empêchements, il y a...les personnels, les questions de prérogatives (je mets en valeur MON espace..avec MES DOCUMENTS, et puis j'ai déja pas assez de place pour mes présentations, alors...) et la bonne vieille guéguerre entre secteurs jeunesse et adultes, comme tu le soulignes. Et on peut y ajouter les discothécaires. Essaie d'installer des livres sur la musique en section discothèque, histoire de les faire découvrir (et sortir un peu plus) au public musique, et on retombe dans les mêmes ornières...


 


On arrive à s'entendre pour une expo ou une animation précise, parce que là c'est branle-bas de combat, tout le monde sur le pont...et surtout parce que ça reste évènementiel. Mais ensuite, chacun reprend ses billes à la fin de la récré.


 


Et tu connais la dernière ? Je ne peux pas effectuer une médiation valable pour des documents que je n'ai pas choisis, que je connais mal et qui ne correspondent pas aux publics de mon secteur.


 


 


Vieux tabous, nouveaux arguments...On peut toujours "casser les codes", comme le propose très justement Bernard, mais ça ne suffira pas. La sectorisation est dans les têtes, comme le sentiment de propriété. Confier un secteur dédié (acquisitions, valorisation...) à une personne, c'est aussi parfois lui donner des piquets et du barbelé.


 


Nouveaux métiers, nouvelles compétences, mais chacun chez soi  :wink:


Edited by Ferris
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Marita

Ah ben chez nous, on a de la chance, la discothèque intègre aussi le fonds de livres sur la musique, du coup pas de soucis pour les mettre en valeur !


Mais sinon, c'est sûr que bosser un peu plus en transversal, ce serait quand même bien. On le fait déjà, certes, mais trop rarement. C'est pourtant tellement enrichissant pour tout le monde !


Après, il ne faut pas non plus tomber dans l'écueil inverse et vouloir à tout prix filer des documents jeunesse à des adultes à tout bout de champ... mais je pense qu'il y a de la marge !


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Ferris

Tu as raison mais il y a des facteurs qui favorisent la transversalité , notamment les acquisitions partagées, les espaces décloisonnés, une concordance dans la signalétique de cotation, et la volonté de créer des espaces intergénérationnels (pour la BD par exemple, cela ne pose aucun problème).


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Franck Sanka

"Et pour ceux qui n'ont pas de petits enfants,il s'agirait seulement de susciter un peu de curiosité intellectuelle de leur part. On voit passer tellement de très beaux albums (entre autres), que les adultes n'iront jamais ouvrir s'ils n'ont pas de petiots à qui les lire, et on trouve ça dommage."

Ben voilà, faut faire ça, mais en commençant par les bibliothécaires adultes. ...

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Ferris

T'as raison. Moi je lis toujours "Petit ours brun" avec un plaisir chaque fois renouvelé. Et comme je regarde aussi Miniloup à la télé, je je pompe l'air des agents jeunesse pour qu'ils achètent des albums...


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