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Bouarf

La reconversion (mais dans l'autre sens pour une fois)

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Ferris
Le 11/07/2017 à 14:16, Bouarf a dit :

Sans avoir à refaire des études, ou des formations d'une année entière.

 

Faut pas pousser non plus. Moyennant de petites formations et les possibilités offertes par les lois sur la mobilité de l'emploi, tu peux accéder à quasiment tous les cadres d'emploi de la filière culturelle (archives, musées etc..) et aux filières animation et d'autres cadres d'emploi. Evidemment tu ne deviendras pas professeur de danse, mais la liste des possibilités est assez grande, y compris dans la filière administrative, dans la FPH etc...

 

Un fonctionnaire titulaire peut, dans certaines conditions, intégrer directement un nouveau corps ou cadre d'emplois, y compris en changeant d'administration ou de fonction publique sans détachement préalable. https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F11683

 

Tu ferais bien de creuser en premier au niveau de ces possibilités, car ces lois sont récentes (2016) et mal connues. Une ordonnance d'avril  2017 est encore parue la-dessus.

 

Evidemment tu restes fonctionnaire. De toutes façons dans le privé tu ne seras pas rentable. On apprend beaucoup de choses dans la fonction publique, sauf à être rentable...

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Rabza

Ce fil est intéressant :D

 

Pour @Bibelot : ton DUT date mais la logique du codage ne doit pas t'échapper.

L'avantage en info c'est qu'on peut apprendre tout seul et qu'il y a plein de ressources gratuites pour ce faire. L'autre avantage c'est qu'on peut aussi facilement éviter la case salariat et bosser de chez soi. Bon, même si pour ça il faut faire ses preuves.

 

Dans tous les cas, tu devrais doucement te mettre à jour en apprenant les bases des langages à la mode, en parallèle tu pourrais contacter les éditeurs de logiciels bilbio/doc pour prendre la température, et contacter aussi d'autres secteurs de la FP susceptibles d'être intéressés par ton profil.

Et puis autant profiter d'un congé individuel de formation si cela est possible :)

 

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B. Majour

C'est exact, la filière administrative est ouverte en plein. Depuis le mois de juin, j'ai une ex-bibliothécaire à l'accueil de ma mairie. Elle n'a eu aucun mal à passer en administratif. Et c'est d'autant plus vrai si on est agent administratif.

 

Reste encore les concours qui ouvrent d'autres portes de la fonction publique.

Certes, il faut recommencer à apprendre et à exercer sa mémoire... mais ça le métier de bibliothécaire y aide à fond.

  Bernard

 

 

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Bibelot

Pour ceux qui comme moi se poseraient la question d'une reconversion chez les fournisseurs de SIGB, j'ai ouvert un sujet spécifique :wink:

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Bibelot
Le 31/07/2017 à 14:26, Rabza a dit :

L'avantage en info c'est qu'on peut apprendre tout seul et qu'il y a plein de ressources gratuites pour ce faire. L'autre avantage c'est qu'on peut aussi facilement éviter la case salariat et bosser de chez soi. Bon, même si pour ça il faut faire ses preuves.

 

Bosser en indépendant sans réelle expérience non c'est quasiment impossible, à moins d'avoir une compétence "de niche", mais de là à gagner sa vie... J'aimerais bien éviter le salariat, mais ça sera peut-être pour plus tard...

 

Le 31/07/2017 à 14:26, Rabza a dit :

Et puis autant profiter d'un congé individuel de formation si cela est possible :)

 

Ah ça oui j'y compte bien :aww: J'ai mes 120h de formation disponibles, mais en fait selon le projet ça peut faire assez long ou trop court, sinon il y a le congé de formation version longue, enfin si ça existe toujours, je ne suis plus bien au courant avec toutes ces réformes :wacko:

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Epsy

Bonjour,

 

Au cas où ça intéresserait quelqu'un (?), j'ai vu passer cette info :

Quote

Bonjour à tous !
Une annonce qui pourrait vous interpeller :
La Souris Grise souhaite élargir son équipe de formateurs indépendants et cherche de nouveaux talents pour collaborer au programme des formations Souris Grise.
Profil recherché : bibliothécaire / médiateur culturel professionnel en alerte sur les pratiques innovantes de son métier, passionné(e) par la transmission de savoirs et qui a des premières notions de gestion et d’animation de groupe.
Nous recherchons des expertises complémentaires à notre programme de formations qui couvre déjà un certain nombre de thèmes de l’agilité numérique et de la médiation culturelle auprès de divers publics.
Exemples de thématiques recherchées : Médiation et fablab, Robots en bibliothèques, La créativité du médiathécaire. D’autres propositions seront les bienvenues !
Si cette annonce vous interpelle effectivement, merci de nous contacter via contact@souris-grise.fr présentant votre expertise et votre expérience de formateur le cas échéant. Formation et accompagnement à la méthodologie des formations Souris Grise assurée.

 

Epsy.

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Ferris
Le 02/08/2017 à 22:37, Bibelot a dit :

sinon il y a le congé de formation version longue, enfin si ça existe toujours, je ne suis plus bien au courant avec toutes ces réformes :wacko:

 

L'agent territorial qui souhaite se former pour satisfaire un projet professionnel ou personnel peut, sous certaines conditions, bénéficier d'un congé de formation professionnelle. Ce congé d'une durée maximale de 3 ans est rémunéré pendant 12 mois ( indemnité est égale à 85 % du traitement brut et de l'indemnité de résidence perçus au moment de la mise en congé dans la limite de 2 620,85 € brut par mois. Elle est augmentée du supplément familial de traitement (SFT).Tu as tout ça, vérifié 2017, sur https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F3042

 

D'autres infos sur https://www.fonction-publique.gouv.fr/questions-reponses-sur-conge-de-formation-professionnelle.

Intéressant :  Si tu décides d'interrompre ton congé de formation, tu n'as pas à justifier ta décision et tu retrouves ton poste de plein droit.

 

L'idéal serait donc , entre un DIF de 120h (Attention : 20h par an cumulables sur 6 ans) et une formation longue de 3 ans, de trouver une formation d'un an ou 6 mois, ce qui te permettra de toucher une remunération sur cette période.

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Bouarf

J'ai beaucoup hésité à mettre ce post sur un autre fil de discussion voire plusieurs. Mais je ne voulais pas que les personnes qui ont créé ces fils se sentent directement attaquées. Ce n'est pas du tout le but.

 

J'ai envie d'exprimer une certaine exaspération. Quand je lis un truc du genre "oulala, je vais passer l'oral du concours de bibliothécaire et je me pose plein de questions sur le boulot de bibliothécaire parce que j'ai fichtrement aucune idée à quoi ressemble votre beau métier..." ou "je suis fait pour ça, je vais faire une reconversion pour être catégorie A, je suis prof, tranquille. Le boulot ? Je vois pas du tout à quoi ça peut ressembler, à part dans mes fantasmes, mais c'est carrément dans mes cordes [...] (3 posts plus tard) ah ouais ! mais en fait, c'est trop contraignant, je veux garder mes avantages de profs. Faut pas déconner" ou [insérez ici toutes demandes saugrenues qui existent sur le forum].

 

J'avoue que ce genre de chose commence à m'énerver, parce que quand je pense à toutes ces personnes qui, ont des formations, ont fait des stages, ont eu des CDD...mais qui n'ont pas réussi au concours, ou ceux qui ont eu le concours mais qui n'ont pas réussi à ce faire titulariser pour x raison...ça me fout les boules !

 

Avoir un N+1 complétement incompétent parce que zéro expérience mais a eu son concours, ça me mets hors de moi.

 

Parce qu'un prof croit que c'est la belle vie la bibliothèque et qu'il  peut tout à fait faire le taf parce que...il est prof !  J'ai le myocarde qui s'emballe.

 

Certes je grossi le trait.

 

Je reviens au sujet.

Le 31/07/2017 à 13:07, Ferris a dit :

 

Un fonctionnaire titulaire peut, dans certaines conditions, intégrer directement un nouveau corps ou cadre d'emplois, y compris en changeant d'administration ou de fonction publique sans détachement préalable. https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F11683

 

Ben c'est bien, mais on n'est pas archiviste, je me vois mal travailler dans le social ou au pôle finance de la collectivité. Je sais qu'on est pas titulaire de son poste, mais un moment donné ne pas reconnaître les spécificités des métiers, je trouve que c'est un très très gros problème. Mais c'est une autre question et un vaste sujet.

 

De tout ce qui a été dit, il semble que travailler chez un fournisseur de SIGB soit la solution qui collerait le plus à nos compétences. Assez logique en fait.

 

D'après certains, toutes nos compétences, mis bout à bout, feraient de nous de formidable "dame (damoiseau) pipi". Et dans l'autre sens ? Ça marche ?

 

 

Modifié par Bouarf
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Paugo

Juste merci Bouarf....j'avoue avoir fait également des bonds de 10 mètres en lisant le post d'hier et je n'ai pas voulu y répondre me sentant totalement agacée et ne voulant froisser personne...mais j'ai exactement les mêmes réflexions que toi...

Et j'en ai connus des N+1 avec un joli concours, mais sans expérience (ce qui peut se comprendre, à un moment donné, faut bien débuter) mais surtout sans aucune connaissance du métier qui déboulent dans les structures pour finalement faire faire tout le taff par les agents formés (que ce soit par les années d'expérience ou les années d'études sur le métier) et s'arranger ses petits horaires...

Et j'ai eu encore l'exemple pas plus tard qu'il y a 2 jours avec une collègue du Pôle Environnement de ma collectivité qui a vu qu'un poste de B venait de s'ouvrir à la Médiathèque : "j'aimerais trop venir travailler chez vous, ça doit être vraiment sympa et tranquille!!". Je lui ai gentiment fait remarquer que l'annonce précise un fonctionnaire ayant le concours, au moins le DUT Métiers du Livre et de l'expérience dans le poste, que ce métier et les compétences qui vont avec ne s'improvisent pas juste parce qu'on adddooorrree les livres...

Tout comme je ne me vois pas postuler au Pôle Environnement uniquement parce que j'addddoorrre trier mes déchets...

 

Depuis 15 ans que j'exerce ce métier, je n'ai présenté le concours de Bibliothécaire territorial que 3 fois : parce que je ne me sentais pas au début de ma carrière l'étoffe d'un cadre A et qu'il n'est organisé depuis quelques années que tous les 3 ans. Je ne suis allée à l'oral qu'une fois. J'ai raté les écrits cette année. On me dit et répète que j'ai tout en main pour devenir cadre A. Alors, j'admire les gens qui ont le temps de pouvoir réviser, de s'entrainer à l'écrit (ce qui me fait défaut, réviser la note de synthèse dans son coin, c'est moyen), d'aller aux formations de préparation (ou du moins, qui sont autorisés à s'y rendre), de se tenir au courant de tout tout le temps... J'admire ceux qui ont réussi l'écrit, vont à l'oral, sans la moindre fichue idée de ce qui se passe ensuite et de ce que représente ce concours pour celui ou celle qui était peut être assis à côté d'eux lors des écrits...

 

 

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B. Majour

Oui, je comprends ton exaspération, Bouarf.

 

Est-ce que je la partage ?

Mmm, sans doute pas pour les personnes qui sont venues sur l'Agorabib... parce qu'elles, au moins, ont fait l'effort de venir ici, de poser des questions, de se renseigner.

Combien de candidats aux concours vont le passer sans jamais s'être posé de questions, sans jamais avoir rencontré un seul professionnel, ni s'être intéressé au back-office du métier ?

Combien ?

 

Et certains vont le réussir. Trouver un job ensuite, ce sera plus délicat.

Parce que oui, chaque métier a ses spécificités, et travailler pour un fournisseur de SIGB, c'est pareil. Si tu n'as pas de compétences en informatique, tu vas te retrouver à faire du dépannage téléphonique, avec des clients qui n'ont aucune compétence - pour certains - dans l'utilisation d'un ordinateur. Au point qu'il est plus facile et moins coûteux en temps de prendre la main à distance... quand on sait faire. (Parce que sinon on peut y passer des heures, et on y passe des heures ! Et le patron ne comprend pas pourquoi tu as traité seulement deux clients sur la matinée.)  Attention à ne pas trop se leurrer non plus sur le travail auprès d'un fournisseur de SIGB... si on n'a pas certaines compétences, ni curiosité et usage du logiciel produit.

On recrute les gens parce qu'ils ont quelque chose à offrir, et un projet qui va avec.

 

Par contre, je reconnais comme toi que le système du concours est (humm joker*) disons pénible, et qu'il ne tient aucun compte des qualités réelles de l'agent en exercice.

Alors que, Dame pipi !, il devrait y avoir une note comptant pour moitié, voire plus, dans un concours... mais la fonction publique ne travaille pas comme ça !

 

Pourtant, tout le problème est là.

On considère tout le monde à égalité. (Ce qui est, ni plus ni moins, qu'une des façons de dévaloriser tout le monde, et de nier les compétences métiers, ce qui est bien pratique pour une certaine "gestion" de la fonction publique)

 

Enfin, à égalité, je me comprends, il y a aussi la barrière des "bons" diplômes. Comme si les métiers, et les besoins dans les métiers n'évoluaient pas dans le temps.

On est face à un système préhistorique.

Là, je te plussoie : Mais c'est une autre question et un vaste sujet.

 

 

@Paugo

Moi, c'était ce matin. Papa d'une stagiaire de troisième : "Bon, c'est plutôt tranquille en bibliothèque".

Certes oui, sans public, en début d'année, sur des horaires internes alors que la bibliothèque est fermée, c'est plutôt tranquille.

Sinon, avec une classe de maternelle dans les jambes, il aurait fallu prendre rendez-vous.

 

Pour ta collègue, à ta place, je lui aurais tapé dans le dos avec effusion en m'écriant : "chouette, on a trouvé notre candidate pour ouvrir le dimanche, et pour me remplacer un samedi sur deux. Tu postules quand ?". :drool:

 

Si, si, c'est possible. Il suffit de garder son humour à fleur de peau. Et de bien connaître son métier.

Les novices sont une aide appréciable pour ça.

  Bernard

 

 

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Paugo

C'est effectivement tout à l'honneur de ces personnes qui sont venues s'interroger et se renseigner sur le forum. Leur effort et leur intérêt sont à noter, bien entendu :ahappy:.

Je comprends aussi l'envie de reconversion, de changement de voie professionnelle, d'épanouissement dans un autre métier etc.

 

Mais parfois on a l'impression que les choses sont faites à l'envers : "tiens je vais passer le concours, pis après je verrais bien ! ça doit pas être bien sorcier comme boulot!". Alors qu'une immersion, un stage dans le métier en amont permettrait peut être de se rendre compte de la complexité, des limites, des contraintes de ce travail (les week end travaillés, les horaires en soirée, l'accueil des différents publics, le service public, les mercredis à faire la police, défendre ses projets/budgets devant les élus, gérer des équipes et des agents, des conflits etc etc) et de pouvoir ensuite choisir en conséquence...

 

C'est déjà tellement difficile actuellement pour les personnes déjà en place, pour celles qui débutent, celles qui commencent ou finissent leurs études pour se destiner au métier, celles qui galèrent à se faire titulariser après x années de CDD, celles qui se cognent la nièce/le neveu incompétent de tel.le élu.e, que je peux comprendre l'exaspération de Bouarf devant ces posts...

 

il y a 41 minutes, B. Majour a dit :

Pour ta collègue, à ta place, je lui aurais tapé dans le dos avec effusion en m'écriant : "chouette, on a trouvé notre candidate pour ouvrir le dimanche, et pour me remplacer un samedi sur deux. Tu postules quand ?". :drool:

Mais pourquoi je n'y ai pas pensé sur le moment !!!! Ca l'aurait en effet refroidie direct ^^.

 

Et je garde bien heureusement mon humour, don't worry ^^.

Modifié par Paugo
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Ferris

Concernant les profs, il y a une idée fausse qui traîne sur le forum comme quoi ils sont habitués à apprendre, ce qui leur donnerait un avantage, au moins pour la préparation des concours. Non. Une fois en place la plupart des profs n'apprennent plus, ils répètent. Par ailleurs ce sont la plupart du temps, équipe pédagogique ou non, des travailleurs solitaires. Ce qui n'est pas un atout en bibliothèque non plus. Enfin pour ce qui est du sens de la pédagogie, s'ils souhaitent arrêter, c'est que ce n'est pas leur fort non plus. Et pour ce qui est de nos hiérarchies assez complexes, et de l'interaction nécessaire avec d'autres services, ils sont out d'office. J'ai été prof et je suis passé bibliothécaire, mais après un passage en CDI. Et c'est ce passage qui m'a donné ce qu'il fallait pour sortir de l'EN, pas mon expérience de prof.

 

Notre vraie force ce n'est pas notre intelligence ou je ne sais quoi du même genre, en bibliothèque, c'est notre adaptabilité. Souvent par la force des choses. Je me souviens que j'ai découvert l'environnement Windows à 45 balais (avant j'étais sous DOS), après une formation torchée en trois jours, par un type qui n'en avait rien à foutre. Je te dis pas l'impression de solitude. Mais il fallait s'accrocher. Et dieu sait que l'informatique et moi ça fait du monde. J'en ai appris suffisamment pour faire marcher la boutique, c'est tout ce qu'il me fallait. Notre métier change tout le temps. Et on s'adapte, souvent seuls, peu soutenus et peu compris par les autres services. Quelqu'un disait un jour que si tu réunissais une dizaine d'administratifs et un bibliothécaire devant un copieur qui déconne, il y a de fortes chances pour ce que soit le bibliothécaire qui décoince le truc. Parce qu'il est habitué à se démerder, c'est tout. Les autres, ils attendent l'intervention du prestataire de services.

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Louve
il y a 33 minutes, Ferris a dit :

Quelqu'un disait un jour que si tu réunissais une dizaine d'administratifs et un bibliothécaire devant un copieur qui déconne, il y a de fortes chances pour ce que soit le bibliothécaire qui décoince le truc. Parce qu'il est habitué à se démerder, c'est tout. Les autres, ils attendent l'intervention du prestataire de services.

 

Oh que oui!!!!

J'ajoute qu'en bib, il est courant que tous mettent la main à la pâte! Il m'est arrivé, après une rencontre avec un auteur, d'être interpellée par un collègue de la mairie tout surpris que j'aide l'équipe à remettre les chaises en place, à laver la vaisselle...

D'autres qui sont épatés par ce qu nous faisons avec un budget bien moindre... 

Un thécaire a souvent peu de numéraire, est souvent ingénieux, bidouilleur!

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B. Majour

Bonjour Ferris

 

Les bons profs continuent à se former, à lire, à se poser des questions.

Les autres succombent vite à une certaine routine... Encore que, avec les changements de programme ou le bi-classage, j'en vois beaucoup ramer pour réadapter leurs cours, au moins en primaire.

 

En bibliothèque aussi, on peut succomber à une certaine routine.

Ce qui nous sauve, c'est le public et ses nombreux questionnements.

 

Bien sûr, il y a notre curiosité, mais elle est poussée au cul par celle du public.

Et le besoin de s'adapter, sans cesse, à lui. Un public de 0 à 99 ans, c'est un sacré éventail d'adaptabilité nécessaire.

 

Quand on ne sait pas ou pas faire ? On apprend et on cherche à savoir.

C'est, pour moi, ce qui fait la différence de notre métier.

Ce côté Pitbull de la recherche et du savoir.

 

Je l'ai noté chez certains de nos profs en reconversion.

  Bernard

 

PS @Louve. Le sens de l'équipe aussi est une des clefs de notre métier. Vivement qu'on travaille un peu plus souvent en meute. Comme des loups, tiens ! :thumbsup:

 

Tiens, un petit lien, où on est décrit comme des fouille-merdes. Il y a de ça aussi.

http://www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2005-1-page-22.htm

Modifié par B. Majour
:-)

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Ferris

Merci pour le lien. Par contre je suis totalement d'accord avec certaines parties de l'article et l'auteur ne nous designe pas du tout comme des fouille-merdes mais comme des touche à tout, il y a une nuance :

 

(L'auteur dénonce) : la représentation extensive que les professionnels des bibliothèques ont de leurs compétences, et la multiplicité des fonctions banalisées dont ils sont effectivement chargés. Ces circonstances peuvent aller jusqu’à faire perdre de vue ce que leurs professions ont (encore ?) de spécifique.

 

(l'auteur propose) : d’examiner certaines pratiques en matière de recrutement et de formation professionnelle.

 

Cette conception extensive des compétences professionnelles des bibliothécaires a nécessairement pour conséquences la dilution de leur propre professionnalisme, qui semble s’étendre d’une manière indéfinie, et la négation de celui des professions ainsi « annexées ». Une ligne de partage existe cependant : devraient être considérées comme non spécifiques toutes les questions qui concernent aussi d’autres professions, même si des spécificités mineures doivent être prises en considération. De ce point de vue, le management, l’évaluation, l’informatisation, la logistique, etc., ne sont pas des questions spécifiques aux bibliothèques, et l’on comprend donc mal qu’elles sollicitent autant l’intérêt des professionnels de ces services.

 

 On peut se demander quels sont les motifs d’une attitude qui est peut-être plus défensive que conquérante, en ce sens qu’elle tend à faire des bibliothèques une sorte de chasse gardée des professionnels de ces services, selon un réflexe isolationniste qui se manifeste aussi dans d’autres domaines .

 

Il a raison, au moins sur tous ces points et B. Calenge le dénonçait aussi dans un article qui suivait la levée de boucliers corporatiste qui avait eu lieu lors de la nomination d'un attaché à la place d'un conservateur à la BMVR de Marseille, dans un article courageux qui s'intitulait : Et si on laissait faire ceux qui savent faire ? Nous ne sommes ni des comptables, ni des managers, ni des architectes, ni des animateurs de centre aeré ou de coin tricot pour mamies esseulées, ni des informaticiens, et la liste serait longue. Il suffit de voir comment certains collègues élargissent leur champ d'action pour pouvoir se dénommer "3° lieu" pour comprendre qu'effectivement nous sommes les premiers responsables de la dilution de l'image de notre profession. Alors que cette image, faussée, attire d'autres postulants ensuite est effectivement de notre responsabilité.

 

Quand je nettoie les chiottes parce qu'un gamin vient de faire à côté j'agis dans l'urgence, mais je ne m'approprie pas les fonctions d'une femme de ménage pour autant. Je m'adapte, je ne m'approprie pas une fonction.

 

Il fut une époque, bien lointaine maintenant, où il fallait réellement tout faire tout seul. Y compris apprendre seul comment fonctionnait la M14. Aujourd'hui ce n'est plus le cas. Retrouvons donc nos fondamentaux au fond de la poubelle où nous les avons mis nous-mêmes, et cessons de nous prendre pour ce que nous ne sommes pas et n'avons jamais été.

 

Le sens de l'équipe aussi est une des clefs de notre métier : Oui, mais il faut élargir la notion d'équipe aux autres services. Savoir travailler avec les service com, le DSI, les services techniques , la compta, etc, ça s'apprend et ça nécessite des efforts. Le premier c'est effectivement de ne pas nous considérer comme des gens '" part" et aux compétences infinies. S'adapter c'est indispensable, dans nos domaines propres de preference, apprendre un autre métier c'est autre chose.

 

Longtemps, les bibliothécaires -au sens générique- ont vécu et agi de façon autarcique, pour le meilleur et pour le pire. Le bibliothécaire des années (19)80 devait être tour à tour travailleur social, animateur, informaticien, gestionnaire financier (et bien sûr manageur !…)…

Les temps ont évolué, et on voit apparaître dans les équipes des professionnels « autres » qui sont informaticiens, administratifs, animateurs numériques, travailleurs sociaux, webmestres, relieurs, médiateurs, etc., aux côtés des bibliothécaires. Et je parle bien de véritables professionnels, aux cursus spécifiques et aux savoir-faire s’inscrivant dans des référentiels de métier distincts de celui des professionnels des bibliothèques.
Ils ne représentent parfois qu’une proportion anecdotique des personnels, mais plus la bibliothèque est importante et surtout plus elle multiplie et complexifie ses services, plus ces ‘autres’ métiers deviennent indispensables, l’ambition des services (et l’exigence des publics) ne pouvant plus reposer sur les seuls talents bricoleurs ingénieux de bibliothécaires polyvalents. Un décompte à Lyon montre que ces autres métiers ont conquis 42 % des emplois (le reste étant constitué des bibliothécaires au sens large, c’est-à-dire des tous les cadres d’emploi inscrits dans la filière culturelle).

Fondamentalement, ce mouvement me semble aussi nécessaire que bénéfique. D’abord parce que la bibliothèque – au cœur de la communauté – ne saurait être étrangère à la diversité de cette dernière dans ses actions mêmes. Ensuite et surtout parce que les enjeux de nos établissements ont changé. (Bertrand Calenge, 2009,https://bccn.wordpress.com/2009/05/30/metiers-de-bibliotheque/ ) 

Modifié par Ferris

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fanch

Oups !

Revenir sur Agorabib, c’est comme retrouver un bout de comptoir du bistrot étudiant : on est parti 18 mois et on y retrouve les tauliers comme s’ils n’avaient pas quitté le zinc. ..

Je n’ai pas choisi le sujet par hasard : on y parle de reconversion, de bibliothèque et aussi de prof-doc…

Petit retour en arrière - ou brève(!) histoire d’une reconversion (?)

- 2011 : profession cuistot, concours de bibliothécaire, début de bénévolat en bibliothèque municipale ;

- concours B FPT et État (il manque toujours un petit 1/2 point pour aller à l’oral) ;

- 2013 : congé parental, concours adjoint du patrimoine et magasinier des bibs réussis, Master 2 LIJE à distance obtenu ; inscription sur la liste d’aptitude toujours d’actualité, mobilité proche de zéro pour magasinier, malgré un poste attrayant (la fac qui allait avec le bistrot d’étudiant) ;

- 2017 : rupture conventionnelle à la fin des 3 ans du congé parental ; inscription pour les suppléances et vacation en prof-doc et… coup de fil à la fin août, une semaine avant la rentrée, pour un mi-temps de prof-doc en collège (suppléance sur un poste à décharge, CDD d’un an renouvelable) + 1 journée dans un lycée (pour l’année seulement).

 

Et là, pas de regret.

Inscrit à Pôle Emploi, sûr de mes formations et de mes envies, très peu mobile, je joue sur deux tableaux, voire trois : la FPT, prof-doc, éventuellement un contrat dans des établissements d’enseignement supérieur.

Je perds confiance pour le recrutement dans la FPT, trop d’aléas : pas à ma place pour un poste d’adjoint, malgré les responsabilités croissantes dans les petites bibliothèques ; 2 entretiens en 6 ans, c’est trop peu. Et puis je pense un peu d’inégalité devant l’emploi, mais ce n’est qu’une impression (!)

 

J’ai noté en lisant différents posts les débats sur les horaires, sur les publics et les missions, entre prof-doc et bibliothécaire. À mon humble avis, on ne peut parler de reconversion en passant de l’un à l’autre (d’ailleurs, le code ROME est le même pour les deux métiers). Je pense que les missions sont les mêmes : le développement de la lecture et la recherche documentaire.

Oui, les fonds des CDI sont riches en fictions, de toutes sortes : des classiques aux best-sellers de la littérature de jeunesse. Il y en a pour tous les goûts (des élèves et des profs de français…) Pour l’acquisition : les revues et sites de profs-docs et de bibliothécaires.

Oui, le fer de lance de nos métiers est bien la recherche documentaire : questionnement, choix de mots-clés, utilisation de catalogues et de moteurs de recherches, veille documentaire, choix et évaluation de l’information. On n’a pas à se plaindre, on a du boulot de ce coté-là, et pas qu’en 6ème.

Question public, si le nôtre se cantonne à une classe d’âge, il est autant captif (séance au CDI avec la classe) que libre de venir (pauses, permanences…). À nous de gérer les flux. Mais si ras-le-bol des ados il y a, autant réaliser une reconversion dans un boulot sans public (autrement dit pas en bibliothèque).

Pour les horaires et les vacances, le choix est vite fait. Ce n’est pas négligeable.

Pour le salaire je ne peux pas comparer, juste signaler que la mise en place par le rectorat est un peu longue. D’ici la fin de l’année je serai peut-être en mesure de savoir combien je gagne exactement…

 

En collège ou au lycée, j’ai un bon contact avec les élèves, les collègues et les équipes enseignantes. Le métier ne se fait pas seul mais en collaboration avec les profs de discipline, donc il ne faut pas hésiter à exposer (voire imposer) son point de vue. L’évaluation peut se faire également sur la recherche documentaire.

Se retrouver devant une classe, ce n’est pas toujours évident, cela demande de la préparation, de l’attention. Mon expérience d’animations en bibliothèque me sert beaucoup, il me semble. D’ailleurs, je ne l’oublie pas (ni la littérature de jeunesse) : j’ai entrepris avec une classe de SEGPA un travail au long cours sur l’album et la lecture à voix haute, je trouve que c’est vraiment très bien et je sens la motivation des élèves augmenter au fur et à mesure des séances.

Un petit bémol ? Pas ou peu de projets avec la médiathèque.

Étant dans l’enseignement privé sous contrat, il y a un parcours spécifique à suivre (entretiens, sessions de formation spécifiques). Pas beaucoup de formations propres à la discipline, pour l’instant.

J’avais tenté le CAPES doc en 2015, je trouve que c’est un concours très difficile à préparer seul. On verra en 2018, avec un peu plus d’expérience, mais je pense pouvoir le passer bientôt en interne.

Voilà pour ces quelques notes, c’est pas une reconversion de bibliothécaire, mais un long parcours tout de même.

Comme disent les copains : un poste précaire en CDI, c’est-y pas malheureux !

 

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B. Majour
il y a une heure, fanch a dit :

J’ai noté en lisant différents posts les débats sur les horaires, sur les publics et les missions, entre prof-doc et bibliothécaire. À mon humble avis, on ne peut parler de reconversion en passant de l’un à l’autre (d’ailleurs, le code ROME est le même pour les deux métiers). Je pense que les missions sont les mêmes : le développement de la lecture et la recherche documentaire.

 

Pour moi, c'est évident, c'est une autre branche de la lecture publique. (plein de bonnes bibliographies et d'idées)

Si tu cherches où passent les ados pendant leurs années collège-lycée : ils sont au CDI.

 

Pourquoi se rendre en bibliothèque lorsqu'on a une ressource sur place ? Ouverte aux mêmes horaires que les tiens. :wink:

 

Par contre, on a une différence, peut-être fondamentale, un prof-doc est également prof.

Ce qui nécessite d'autres compétences.

 

Pour le CAPES, oui, je te conseille de trouver un groupe Facebook ou autre, rien que pour l'émulation et le fait d'avoir plusieurs yeux pour fouiller le Web.

Certaines y sont arrivées de cette manière, après plusieurs essais.

Ça reste un concours, il faut se battre.

 

Les échanges médiathèque-CDI, si le prof-doc ne les initie pas, il est très difficile au bibliothécaire d'intervenir dans un univers assez fermé sur l'extérieur.

Perso, je re-donne des livres de cours ou des documents qui pourraient être utiles au collège de ma collectivité, mais je n'ai pas de retours.

Sauf pour quelques questions patrimoniales, voire des projets d'expositions à la bibliothèque qui n'ont jamais abouti jusqu'à présent.

 

En tout cas, merci de ton témoignage, Fanch.

Et au plaisir de relire ici pour partager tes pratiques et tes questionnements.

  Bernard (pilier de CDI durant ses années collège et lycée, ça c'était mon comptoir en zinc)

 

 

 

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Epsy
Le 22/02/2018 à 11:02, fanch a dit :

on est parti 18 mois et on y retrouve les tauliers comme s’ils n’avaient pas quitté le zinc. ..

 

Tiens, je ne sais pas trop comment le prendre ça :tongue:

 

Bon, alors, le CDI, ok pour ce qui touche la lecture, la recherche, les jeunes. Et j'avoue qu'il y a beaucoup de points communs avec le métier de bib, j'adore discuter boulot avec quelques prof doc de mon entourage. Néanmoins, ils n'ont jamais réussi à m'attirer de l'autre côté :wink: (pour le moment). Alors oui, il y a de chouettes projets parfois, quand on tombe sur un collègue avec qui on peut monter des animations intéressantes et un peu transversales. Oui, il y a plein de littérature ados "plaisir", parfois des club manga / BD / Ciné. Et oui, le salaire est beaucoup plus intéressant, avec des contraintes bien moindre que les nôtres. (du coup, mes potes prof doc, ils comprennent pas trop que je reste bibliothécaire :tongue:).

 

Maiis, (vous le sentiez venir celui-là !), il y aurait plein de choses qui me manqueraient : tout ce qui n'est généralement pas dans un CDI en fait, que ce soit les collections (la musique, les jeux - société et vidéos, les films ça reste difficile) ou les gens (j'aime bien les papis mamis aussi, et les touts petits qui me cassent les oreilles, et le fait de permettre de discuter à voix haute à l'accueil, et... mes collègues). Et puis il y aurait tout cet aspect pédagogique qui, vraiment, me... prendrait le chou dira-t-on : les profs qui prennent le prof doc pour leur larbin et qui collent la classe au CDI pour avoir la paix ou qui se sert du CDI uniquement pour commander les manuels scolaires ; chaque projet devant être vecteur de connaissances, pourvu que celles-ci fassent partie des programmes, tout ça tout ça. 

 

Pour le petit bémol (le peu de partenariat avec les BM), nous essayons depuis deux/trois ans de renforcer les liens avec les CDI en proposant des visites + animations à la carte. Mais c'est franchement pas évident de motiver tout ce beau monde, et les prof doc semblent un peu... désabusés. Je suppose donc que ça dépend et du prof doc / des profs et de la BM. Compliqué.

 

Merci @fanch =)

 

Epsy.

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Ferris
Il y a 10 heures, Epsy a dit :

Pour le petit bémol (le peu de partenariat avec les BM), nous essayons depuis deux/trois ans de renforcer les liens avec les CDI en proposant des visites + animations à la carte. Mais c'est franchement pas évident de motiver tout ce beau monde, et les prof doc semblent un peu... désabusés. Je suppose donc que ça dépend et du prof doc / des profs et de la BM. Compliqué.

 

Exact, nous avons les mêmes problèmes avec les CDI; Avec une singularité : ils sont pour le partenariat quand ça les arrange et qu'ils restent maîtres du jeu, mais entrent en plus dans une espèce de concurrence avec nous, pour conserver leur lectorat "à domicile". D'où, entre autres, leurs acquisitions de plus en plus nombreuses de bandes dessinées, séries à la mode etc....Je peux témoigner qu'en termes statistiques ce n'est pas negligeable.

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Bouarf

Petit retour. Après réflexion, pour le moment, je cherche dans l'action culturelle : vaste champ.

Les postes ne sont pas nombreux et les places ont l'air âprement disputées (pas étonnant).

Je fais donc ma petite veille sur les annonces et postule de temps en temps. Chou blanc pour le moment.

 

Je reste dans cette configuration jusqu'à la fin de mon contrat en fin d'année et aviserait ensuite. Je prends le temps.

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