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Invité Autrement

recrutement sans concours dans la FPT

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Ferris
il y a 10 minutes, Louve a dit :

C'est fou ce que la peur, la crainte peuvent être efficaces pour réduire les gens au silence et à l'obéissance.

 

Oui et particulièrement dans le public où l'on risque de perdre TOUT, notamment par la radiation ou au mieux des mutations pourries qu'on ne peut refuser, voire des "mise à disposition du CDG" (il suffit que l'on supprime ton poste et te met à la disposition du CDG qui te proposera ici et la des remplacements dans tout le département ou te laissera dans un coin à ne rien foutre jusqu'à la retraite) Bon d'accord, tu es payé (sans primes evidemment). Et on n'a pas droit au chômage. Sauf si on est contractuel justement Les règles d’assurance chômage définies par la convention d’assurance chômage s’appliquent aux agents contractuels du secteur public comme aux salariés du secteur privé : conditions d’attribution, durées d’indemnisation, calcul de l’allocation, règles de cumul en cas de reprise d’activité, etc.

Alors c'est pas bien la contractualisation? C'est pas moins anxiogène que d'être titulaire virable et sans allocs ?

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Louve
il y a 33 minutes, Ferris a dit :

 Bon d'accord, tu es payé (sans primes evidemment). Et on n'a pas droit au chômage.

 

Non,  non , un titulaire involontairement privé d'emploi, même dans le cas d'une radiation perçoit aussi l'ARE (Allocation de Retour à l'Emploi); la seule différence est que l'adminitration le finance sur son propre budget... Ce qui explique que dans le cas de collectivités, elles hésitent parfois à virer les gens.

Le cas s'est déjà produit dans ma collectivité: des postes non pourvus le temps que les personnes radiées aient épuisé leurs droits. 

 

https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F12386

 

Certaines collectivités souscrivent à une assurance pour cette prise en charge.

Quand on me fait chier sur "mon statut privilégié d'employée à vie" je rétorque ce c'est faux.  Et j'explique  aussi le marathon de la recherche d'emploi.

 

Modifié par Louve
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Ferris

Oui c'est vrai, , merci Louve pour cette précision. Je n'en ai jamais connu, peut-être parce que ce n'est pas intéressant pour la collectivité comme tu le dis, mais ça dépend de la durée d'affiliation de l'agent. En gros pour une durée d'affiliation d'au moins 4 mois sur les 28 derniers mois, le versement est limité à 24 ou 36 mois selon l'âge (plus ou moins de 50 ans).

Et c'est pas énorme car pour un salaire de 1948 euros en gros et au delà, c'est limité à 57% du salaire journalier. En dessous de 1948 c'est 40% ! Et effectivement c'est l'employeur public qui paie. Mais il paie aussi le CDG si l'agent est mis à disposition. Donc c'est peu intéressant pour les deux parties.

Quant à la définition de la "perte involontaire d'emploi", elle a l'air claire dans les textes mais c'est bourré de jurisprudences qui en annulent une bonne partie. Par exemple la radiation pour abandon de poste donne les droits,  mais la jurisprudence les annule.

Pour ceux que ça passionne : à voir sur http://infosdroits.fr/le-droit-aux-indemnites-de-chomage-pour-les-agents-de-la-fonction-publique-la-perte-involontaire-demploi/

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Louve
il y a une heure, Ferris a dit :

Quant à la définition de la "perte involontaire d'emploi", elle a l'air claire dans les textes mais c'est bourré de jurisprudences qui en annulent une bonne partie. Par exemple la radiation pour abandon de poste donne les droits,  mais la jurisprudence les annule.

 

Ferris, nannn! La radiation justement ne donne pas droit à l'ARE: c'est écrit noire sur blanc!

 

Bon là où je te rejoins c'est que vu les salaires, vu les taux... le fait que tu ne perçois pas d'indemnités de licenciements, c'est vraiment la merde!

J'ai connu un gars qui s'était retrouvé mis à disposition et faisait la fine bouche au début sur les postes proposés car il n'avait pas percuté qu'il serait radié; quand on lui a dit qu'il serait "fonctionnaire involontairement privé d'emploi", il l'accepté le poste pas_de_ses_rêves et s'est calmé quelque années...

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B. Majour
il y a 52 minutes, Ferris a dit :

 

Tu es bien mal renseigné. Nombre de collègues font chaque année leur demande pour obtenir une augmentation de leur régime indemnitaire.

 

Tiens, tu m'intéresses, parce qu'effectivement, je suis mal renseigné sur les possibilités d'augmentation du régime indemnitaire... et sur les chances de succès de l'obtenir.

Je vois surtout que je monte d'échelon et que je n'ai pas besoin de réclamer une petite augmentation chaque année. Petite augmentation, que dans le privé on a souvent la grâce de te refuser quand tu n'es pas dans les petits papiers du chef.

 

Je sais qu'il est possible de passer des concours/examen pro pour augmenter ses potentialités. Dans le privé, tu peux augmenter tes compétences autant que tu veux, si tu n'es pas dans la "cour" du chef, tu seras tout en bas de la pile pour les augmentations. Ce qui entraîne un système pervers, je bosse pour la prime... si je me fais enfler, j'arrête de bosser et je tape juste le minimum pour conserver le job. Ou alors je change de crémerie. (c'est parfois efficace, là brusquement on se souvient que tu bosses bien et que tu vas - merde - manquer. Et les augmentations qu'on t'a refusées, on va te les offrir à la puissance 10. Sauf que c'est du chantage, et on te le fera payer. Le patron pingre est souvent revanchard)

 

il y a une heure, Ferris a dit :

Ah bon, on va externaliser la gestion des bibliothèques ? Tu es dans la science-fiction totale....Ta comparaison avec la rentabilité des secteurs (commerciaux) du privé n'a aucun sens.

 

On n'est pas déjà en train d'externaliser les collections numériques ?

Vraiment ?

 

On ne commence pas à avoir de grosses bibliothèques intercommunales qui achètent pour tout le monde ?

Tu glisses le processus d'un cran en achetant via une énorme centrale d'achat, et ta gestion de bibliothèque va se réduire singulièrement.

Tu rajoutes une caméra pour un éventuel dialogue avec une plate-forme de bib, un automate, une équipe de nettoyage qui place les livres, et tu as une bibliothèque sans bibliothécaire.

Fin de la gestion des bibliothèques telle que tu la conçois.

 

Science-fiction ?

Regarde ce qui se passe au Danemark ou à Hong-Kong, et tu verras si c'est de la SF.

 

Tu vois, c'est ça la rentabilité dont je parle. On peut la pousser très loin. Et c'est déjà en fonction dans le monde.

 

Il y a 2 heures, Ferris a dit :

Le passage des agents en salariés sous contrat ne supprimera pas la notion de service public. C'est ce qui s'est passé avec La Poste, EDF, France-Telecom. Les missions restent des missions de service public et la gestion une gestion publique.

 

Tu peux rajouter la SNCF à ton lot.

 

Le problème, dans les exemples que tu cites, c'est que tous ces "services publics" sont entrés en concurrence avec des entreprises qui n'ont rien de public. Et ils ont dû adopter des mentalités de "winner", loin des services publics. On leur demande d'être rentable, parce que la concurrence cherche à l'être et qu'elle va leur bouffer des parts de marchés, ou les virer du marché. Tu crois vraiment que le système de management n'a pas changé à France Telecom. On pourrait alors se demander pourquoi une telle vague de suicides... parmi les cadres.

 

Et si c'était seulement là.

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1567839-la-poste-un-collegue-s-est-suicide-en-juillet-depuis-rien-n-a-change-ou-s-est-empire.html

À La Poste, "la dégradation des conditions de travail et le mépris du dialogue social", mis en avant il y a quelques jours par huit cabinets d'expertise, sont une réalité. De même que les arrêts maladie, les burn-out et les suicides.

 

La lettre qu’il a laissée quand il s’est suicidé mettait en cause notre employeur :

"La Poste a petit à petit détruit ses employés, les vrais postiers, ceux qui avaient le contact avec les gens. En ce qui me concerne, ils m’ont totalement détruit."

 

Comme "La Poste" est mon voisin de rue, je vois très bien comment ça se passe. Rentabilité à tous les étages. On ne peut plus acheter un timbre, il faut acheter un carnet de 12 ou alors aller au bar du coin pour acheter 1 timbre. (ben oui, c'est une banale question de code-barres, ou alors de consignes de vente d'après ce qui m'a été expliqué à mi-mots par une future retraitée). Avec grosse envie de fermer le local, parce que pas rentable. Soi-disant. 10-15 minutes de queue, avec une population en croissance, pas rentable. Donc, on n'ouvre plus que le matin, et encore on fait du chantage à la mairie en menaçant de fermer. Ce serait tellement mieux avec un fonctionnaire payé par la commune, tellement plus simple. (ce n'est pas déjà le cas dans certaines bibliothèques, qui font en plus La Poste ?). Chez moi, on veut tout regrouper dans la commune centrale de l'intercommunalité. Tant pis pour les anciens, tant pis pour ceux qui n'ont pas de voiture, ils vont devoir se débrouiller.

 

ceux qui avaient le contact avec les gens.

Maintenant, c'est un service payant. (27,50 euros la visite, 135 euros par mois, 1620 euros par an. Encore un truc pour les riches. Avant c'était un vrai service public, gratuit pour tous.)

 

Tu parles d'un "service public" Ferris, tu parles.

 

Demain, on va me demander de tarifer les livres que je choisis pour les gens. Tout juste si le bonjour ne sera pas à 1 euro pièce, le sourire caissier à deux euros, et si on veut que je parle ce sera 5 euros.

Le Statut me protège de cette abomination !

 

Dire que dans certaines entreprises privées, il faut demander l'autorisation à son chef pour aller pisser. (Et oui, c'est en France)

https://fr.news.yahoo.com/pauses-pipi-quand-faut-envoyer-mail-pour-aller-aux-toilettes-110319213.html

Le jour où le statut de la FP meurt, je commence à porter un pin's "j'urine avec modération, mais je chie avec considération"

 

 

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B. Majour
Il y a 2 heures, Ferris a dit :

Alors c'est pas bien la contractualisation? C'est pas moins anxiogène que d'être titulaire virable et sans allocs ?

 

Oui, enfin, il en faut pas mal pour être virable et sans allocs dans la FP.

 

Beaucoup moins en contractuel. Surtout quand on ne te dit pas qu'on va prolonger ton contrat et que tu viens bosser le lendemain sans savoir.

Et si on peut fermer un poste de fonctionnaire, avec obligation de le recaser, le contractuel tout autant mais lui sans obligation de le recaser.

 

Les charrettes, ça existe beaucoup dans la fonction publique ?

C'est courant dans le privé. On appelle ça une restructuration des services, ou une réorientation de l'entreprise.

 

Tu mélanges un peu de politique là-dedans, et tu obtiendras la réorientation d'objectif de la bibliothèque, à chaque changement de mandature.

Une sorte de valse des cadres, comme il y en a dans les hautes sphères des entreprises "publiques".

Durée du contrat 6 ans.

 

C'est la prochaine notion de la contractualisation du travail, inclure une durée dans les contrats. Et là, on verra bien si la contractualisation de la FP possède les avantages que tu défends en avocat du diable. :tongue:

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Ferris

Pour ton régime indemnitaire tu as essentiellement l'IAT, dont le coefficient va de 0 à 8. regarde page 30 https://www.cdg31.fr/sites/default/files/file/file/r_regime_indemnitaire.pdf, et les primes pour travail dominical regulier qui sont majorées selon le nombre de dimanches. Idem pour les ouvertures publiques les jours fériés.

 

il y a 34 minutes, B. Majour a dit :

Le Statut me protège de cette abomination !

 

Le statut ne te protège absolument pas des éventuelles dérives de "rentabilité, ni des changements dans le mode de gestion, ni dans l'externalisation de certaines opérations. Il n'est pas fait pour ça. Tu mélanges tout.

 

Cela fait longtemps que des communes ont externalisé certaines fonctions. Chez nous, aux Parcs et jardins, on ne fait plus pousser les arbustes décoratifs ni les sapins, on les achète ou on les loue pour les festivités. Mais il y a toujours un service des parcs et jardins. Idem pour une partie du fonctionnement de certaines déchetteries. C'est juste de la bonne gestion, c'est tout et ça se fait depuis longtemps. De là à externaliser l'accueil en bibliothèque il y a une marge.

Certes, à terme, par exemple pour les bibliothèques qui sont passées au tout automatisé, il faudra bien admettre que les agents d'accueil qui du coup (mais si, mais si, mais il faut pas le dire...) sont de fait en surnombre et n'ont pas à être remplacés systématiquement. Pour l'instant on les garde parce qu'ils sont fonctionnaires et on leur fabrique des fiches de poste "maison". Mais quand ils seront en retraite, il est normal que la question de leur remplacement se pose, non ?

 

Et oui, le management du privé a joué son rôle à La Poste et ailleurs. Comme il jouera son rôle dans les collectivités locales devenues des "entreprises" (je mets des gros guillemets), mais la mission de service public restera. Parce qu'elle sera inscrite dans la Loi, tout simplement.

 

Ah les primes du privé. Que voilà un bon sujet ! Mon beauf qui est ingénieur informaticien dans une grosse boite se services, touche des primes absolument faramineuses. Au point qu'il en est devenu dépendant. Sans ses primes, il ne s'en sortirait pas, soi-disant. Le problème c'est qu'elles peuvent disparaître du jour au lendemain, selon le "chantier" où il est placé. Il a même un intéressement par des actions de sa boite. Cadeau. Pour fidéliser les gens sans doute. Alors, nous, dans le public, on aura ça aussi ? Non.

 

Les charrettes ? Non, pas dans le public. On est coincé par le statut. Ou alors c'est des charrettes de retraités.  Mais on est malin. On s'arrange pour tellement dégouter les gens, par exemple par de la mobilité excessive (voir le topic de Blandine et Epsy sur les raisons des mouvements de gréve actuels) qu'ils montent dans la charrette eux-mêmes. Ils mutent. Et quand les mutants sont partis, on restructure (on sait faire ça aussi) à la baisse, de façon à ne pas être obligés de les remplacer. Pas con....

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Louve
il y a 3 minutes, Ferris a dit :

Certes, à terme, par exemple pour les bibliothèques qui sont passées au tout automatisé, il faudra bien admettre que les agents d'accueil qui du coup (mais si, mais si, mais il faut pas le dire...) sont de fait en surnombre et n'ont pas à être remplacés systématiquement. Pour l'instant on les garde parce qu'ils sont fonctionnaires et on leur fabrique des fiches de poste "maison". Mais quand ils seront en retraite, il est normal que la question de leur remplacement se pose, non ?

 

Entièrement d'accord avec toi!

Ou alors, il faut que les agents effectuent véritablement de nouvelles tâches et là selon les profils, ce n'est pas nécessairement possible. Mais c'est aussi parce que dès le départ, nous n'aurions pas du les embaucher. Le recrutement sans concours, ça ne date pas d'hier, oh que non!

J'ai dans mon équipe une majorité d'agents qui se sont retrouvés là par hasard, parce qu'ils avaient eu un piston. Et je parle là d'agents qui sont là depuis plus de 20 ans!

Effectivement, quand il y a des départs en retraite, je négocie: dernièrement j'ai demandé le recrutement d'un B+ pour remplacer les 2 C et la B partis en en retraite.

Pas le choix et en plus très honnêtement, pas besoin.

 

 

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Ferris
il y a une heure, Louve a dit :

J'ai dans mon équipe une majorité d'agents qui se sont retrouvés là par hasard, parce qu'ils avaient eu un piston. Et je parle là d'agents qui sont là depuis plus de 20 ans!

 

20 ans de piston ! Ils doivent être gonflés à bloc. Au moins ils pourront se recycler dans la fanfare municipale.

 

il y a une heure, Louve a dit :

dernièrement j'ai demandé le recrutement d'un B+ pour remplacer les 2 C et la B partis en en retraite.

Pas le choix et en plus très honnêtement, pas besoin.

 

Un pour 3 ! Là tu vas te faire incendier, traiter de vendue et tout et tout. C'est des trucs qu'on fait mais on ne le dit pas....:D

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Louve
il y a 1 minute, Ferris a dit :

20 ans de piston ! Ils doivent être gonflés à bloc. Au moins ils pourront se recycler dans la fanfare municipale.

 

Si tu savais....

 

il y a 1 minute, Ferris a dit :

Un pour 3 ! Là tu vas te faire incendier, traiter de vendue et tout et tout. C'est des trucs qu'on fait mais on ne le dit pas....:D

 

Pas moi! Je sais, tu n'es pas le 1er à me signaler que ma franchise pourrait me porter préjudice.

Enfin je ne m'étale pas, ne couche pas...

Non, mais soyons un minimum honnêtes: on râle mais on s'accommode des merdes? Non mais faut être cohérent!

Tu trouves que c'est mieux de tout faire en douce, en catimini, en n'assumant pas?

Par contre mes demandes sont vraiment objectives, argumentées, réfléchies.

 

 

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Ferris

Oui mais c'est que j'aime chez toi, tu ne tiens pas de discours"politiquement correct". Et c'est vrai que l'essentiel de notre fonction c'est d’accommoder les merdes à  la sauce mangeable. Sauf que ça a des limites, ou plutôt des conditions :

 

1) vu ton grade et les fonction qui y sont liées,  tu peux te permettre de jouer les emmerdeuses avec beaucoup moins de risques qu'un banal directeur de bibliothèque, quel que soit son grade du reste. Les risques existent mais tu en connais les limites.

2) tu as toujours mis en avant le cœur de métier. Tu es en harmonie avec ton réseau. Tu sais ce qui se passe en vrai, comme on dit. Ce qui ne veut pas dire que tu te couches devant ceci ou cela pour avoir la paix, mais que tu es capable d'attaquer de front ceux qui mettraient la structure en péril. En bref tu es manager dans l'âme ou du moins tu as su t'adapter à ce rôle. Car c'est un rôle, comme au théâtre. Le matin je m'habille en bibliothécaire, toi en conservateur, comme au théâtre, et on va jouer notre rôle toute la journée. Et les journées sont parfois longues tu le sais. Mais on aime donc on ne compte pas.

 

Moi je n'ai jamais été dans cette optique. Manager, je sais pas faire. Et ça ne m’intéresse pas de gérer les crêpages de chignon des agents. Les plannings, les recadrages ça m'emmerde. Passer son temps à expliquer aux élus l'intérêt de ce que je fais ou préconise, je sais pas faire non plus. J'y vais à la pelleteuse et en général ça déplaît. Pas diplomate pour un sou. Tu me mets aux Affaires étrangères ou aux Armées, et en une journée on déclare la guerre à tout le monde.

 

C'est pour ça que j'ai refuser de postuler au poste de directeur de réseau. En plus je connaissais un peu trop bien mes agents. Réclamations connues : avoir un samedi sur deux de congé, pas de sortie après 18h etc....Leur rêve: devenir des administratifs qui sortent à 17h30. En plus je savais que ce n'était pas jouable : aujourd’hui ils ont finalement un samedi sur 4. Et ce avec un apport de bénévoles que javais toujours refusé. Recemment ls ontmis le paquet : "pour mieux répondre à vos attentes" (message  destination des lecteurs), nous modifions nos horaires : réultat, suppression de toutes les matinées sauf le samedi. Et toujours fermeture à 18h  (traduction je veux avoir le temps de passer au Super U pour faire mes courses) Honteux. J'écoute mes lecteurs : pareil, honteux.

 

Toi tu as toutes les cartes en main, sauf la carte budgétaire peut-être. Si tu fais ta crise, tu peux impressionner un élu. Et ça peut faire passer le reste. C'est un bel atout. Et tu sais en jouer. Respect. Je t'admire de pouvoir jouer sur tous ces tableaux. A une condition, c'est que cela te rende heureuse. Mais nous ne venons pas du même monde. Les comparaisons sont donc inutiles.

 

Moi j'ai choisi de terminer ma carrière par un retour aux sources. Une annexe rurale moyenne. En autonomie de gestion, grade oblige. Je connais mes lecteurs par leur nom, les mômes par leur prénom, comme quand j'avais 27 ans. Je me passionne pour compléter ma série des Crocolou, j'ai même lu les Sisters pour comprendre pourquoi ça marche aussi fort. Du coup je peux en parler avec des gamines de 10 ans, heureuses et stupéfaites qu'un adulte soit au courant de ce truc de m... que leurs parents regardent avec mépris. Bref, je termine heureux. Près des gens et pour les gens.Je n'ai pas failli. Je n'ai jamais rampé devant le seigneur local, ( par respect pour mon père qui s'est suicidé sous la pression de son DRH, dans le privé, non je ne cherche pas la pitié, simplement j'ai envie de le dire aujourd'hui, c'est tout) Je n'ai pas joué le carriérisme (un gros mot à mon époque, une obsession actuellement). J'ai respecté mes convictions de départ. J'aime mes lecteurs (surtout lectrices, ne pas y voir de côté salace,  elles sont  simplement 80% de mon lectorat) et ils me le rendent bien. Je sais que quand je partirai je serai remplacé au mieux par une stagiaire ou contractuelle quelconque à laquelle on imposera une politique d'acquisition et une armée de bénévoles. Et je sais ce que ça donnera.

 

Je pourrais dire que je m'en fous, ça ferait grande gueule, mais ce serait faux. Je suis triste pour mes lecteurs. Je les bichonne, je les écoute, certains m'ont suggéré de très bonnes acquisitions, la plupart ont la franchise de me dire en me rendant un livre "je n'ai pas pu en lire dix pages" et m'expliquer pourquoi. On a toujours le temps de discuter avec une lectrice motivée. Et d'autre chose que de son arthrose ou de la varicelle de sa  petite dernière. Ce dont les bénévoles se contentent souvent. Une condition : être maître de ses acquisitions et de leur mise en valeur, et savoir de quoi on parle.

 

Les grandes idées, les théories, l'illusion techniciste, la recherche de la performance, les joies de la planification "rentable"qui envoie les agents se balader comme des robots dans des lieux où ils ne connaissent ni le fonds ni les gens, les serreurs de paluches de potentats locaux, les stratèges, les rois de la manipulation des personnels, les découvreurs tardifs de vérités connues depuis 30 ans, les bidouilleurs informatiques, les inventeurs de signalétiques, les acharnés des animations tout terrain (qui restent persuadés que ça amène des lecteurs nouveaux, ce qui est une incongruité prouvée depuis une enquête de 1994), les imbéciles heureux qui pensent qu'on fait du 3° lieu avec un canapé et une machine à café, les surdoués qui peuvent "vendre" n'importe quoi aux élus, y compris des conneries (si, si, y en a) et enfin les acharnés du statut qui font semblant de croire que la fin du statut signifierait la fin du service public, parce que le statut les arrange plus que le service public, tous ceux là et bien d'autres à venir, je les hais, je les méprise, je leur permets pas de s'intituler bibliothécaires. Juste fonctionnaires ou "acteurs culturels" et autres niaiseries à la mode. Et plus pour longtemps.

 

J'ai eu, en tout et pour tout, moins de dix minutes de conversation avec ma directrice de BDP, qui voulait à toute force nous imposer,  nous et à tous ses réseaux,  un logiciel de merde. J'ai arrêté, tellement j'avais envie de lui foutre ma main sur la gueule. On a perdu. Et beaucoup. On bosse encore avec. Et le pire c'est que elle, pour la BDP, deux ans après, elle a choisi un bon produit....

 

Revenir aux fondamentaux ? Pas besoin, merci, j'y ai toujours été.

 

 

Modifié par Ferris

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Babarette
Le ‎23‎/‎06‎/‎2018 à 16:35, Ferris a dit :

Oui c'est vrai, , merci Louve pour cette précision. Je n'en ai jamais connu, peut-être parce que ce n'est pas intéressant pour la collectivité comme tu le dis, mais ça dépend de la durée d'affiliation de l'agent. En gros pour une durée d'affiliation d'au moins 4 mois sur les 28 derniers mois, le versement est limité à 24 ou 36 mois selon l'âge (plus ou moins de 50 ans).

Et c'est pas énorme car pour un salaire de 1948 euros en gros et au delà, c'est limité à 57% du salaire journalier. En dessous de 1948 c'est 40% ! Et effectivement c'est l'employeur public qui paie.

 

 

Attention Ferris, c'est 57% du salaire journalier... Brut!

Et ce n'est plus l'employeur public qui paie désormais, mais Pôle emploi. Je le sais, c'est l'argent que je touche. Je te chercherai le texte.

 

Une chose m'étonne : tu dis que tu ne sais pas "manager"... Mais je croyais que c'était une bonne partie du boulot, n'est ce pas ce que tu m'as dit de nombreuses fois (pour me signifier que je ne serai pas capable de le faire)?

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Louve
Il y a 2 heures, Babarette a dit :

Et ce n'est plus l'employeur public qui paie désormais, mais Pôle emploi. Je le sais, c'est l'argent que je touche. Je te chercherai le texte.

 

En territoriale , l'ARE est payée par la collectivité, sur le budget de la la collectivité.

Parfois Pôle emploi paie directement mais l'argent est ensuite réclamé à la collectivité.

 

Donc si la collectivité n'a pas souscrit à une assurance, le fonctionnaire privé d'emploi coûte un max!

 

Le calcul se fait sur le salaire brut sans les primes, donc effectivement pour celui qui est dans ce cas, ça ne fait vraiment pas bézéf....

 

Pour revenir au management, oui c'est une partie importante du travail même dans une grosse équipe. Mes bibliothécaires le savent, ils sont obligés de le faire et pour certains, ce n'est pas ce qu'ils préfèrent mais pas le choix.

Il y a encore quelques postes où il y en aura moins mais ils ne sont pas légion.

 

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Babarette

Effectivement, pardon, je parlais de la fonction publique d'Etat. 

 

Il me semblait bien qu'il y avait une part de management. Mais alors Ferris, comment fais-tu? 

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Ferris

Je n'aime pas passer mon temps à ça et je suis assez lucide pour savoir que je ne suis pas très bon la-dedans, c'est tout. Enfin surtout avec les normes actuelles de "management", qui sont de plus en plus hypocrites et manipulatrices. Un bon manager n'appelle pas un chat un chat . Mais cela ne veut pas dire que je ne le fais pas. Personne n'adore non plus préparer un marché public, mais il faut bien le faire. Je n'aime pas conduire mais je prends ma bagnole tous les jours. Je déteste les questions à la con, mais j'y réponds quand même..:tongue:

 

De toutes façons on recrute désormais des gestionnaires et des managers. Le reste ne compte plus vraiment. Ce qui ne facilitera pas le boulot des gens qui se pensent d'abord comme acteur culturels. Et toi, qui n'a jamais "managé" que toi-même, tu comptes faire comment ?

 

Quand j'ai commencé ce boulot il n'y avait même pas pas de Ressources humaines, juste un "Service du personnel" lié à la compta. Et on appelait un agent un agent, pas un collaborateur. Très significatif de voir comment le public s'est emparé avec avidité du langage du privé.

Il a fallu revoir mon logiciel, et je l'ai fait. Mais sans réelle motivation. Jusqu'à ce que je me rende compte de l'arnaque.

 

D'ailleurs sur ce sujet les critiques dans le privé même, ne manquent pas....

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Louve
Il y a 5 heures, Ferris a dit :

Un bon manager n'appelle pas un chat un chat .

 

Non, ça c'est ce que l'on veut nous faire croire!

Ce n'est pas ma vision du travail!

Mais effectivement aujourd'hui l'encadrement, la direction... n'assument pas et c'est là que le bât blesse.

 

Là où je ne suis pas d'accord avec toi  Ferris est, que selon moi, il a toujours fallu encadrer, diriger. Croire à l'autogestion est un doux rêve et de tout façon , même dans ce cas, un chef naturel se démarquera.

 

Pour en revenir à Barbarette: oui, il faut une capacité à encadrer et là on parle d'adultes pas d'enfants ou d'adolescents. Oui, actuellement, c'est compliqué dans certains établissements scolaires mais croire que ce sera simple et facile de diriger une équipe est un leurre. Tu as intérêt à être au carré au niveau des règles notamment au niveau du personnel parce que le jour où ça merdera, on ne te fera pas de cadeau et, au delà de cette question purement égoïste, j'estime qu'il est du rôle d'un chef de se préoccuper des ses agents. 

Nier le fait qu'il y a énormément d'administratif (marché, gestion du bâtiment, budgets, règlements, rémunération des auteurs...), c'est la porte ouverte aux problèmes.

Méconnaître les règles publiques et on aura aussi des problèmes. 

 

 

 

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Ferris
Il y a 1 heure, Louve a dit :

Croire à l'autogestion est un doux rêve

 

Mais où as-tu vu que je prônais l'autogestion. ?! Surtout pas. Simplement je pense que, notamment quand on est dans de petites équipes (moins de 10), et que l'on est soi-même en situation d'accueil public, que l'on partage totalement le vécu de ses agents, on n'a pas besoin de tout ce fatras de langage et de méthodes dites managériales, qui implique en plus de très fréquentes réunions et de pertes de temps. Ce qui est bon pour une grosse équipe, qui plus est éclatée sur plusieurs sites, ne l'est pas dans d'autres situations.

 

Quelques exemples à hurler de rire :

Pour tirer le meilleur de leurs collaborateurs, les managers doivent agir avec doigté et éviter certains propos et attitudes qui peuvent causer bien des dégâts. Manager peut s'avérer épanouissant et gratifiant. Mais au quotidien, c'est un véritable exercice d'équilibriste qui ne s'improvise pas. Il faut osciller en permanence entre fermeté, exigence, dialogue et petites concessions.

C'est ça, oscillons en permanence...les equipes adorent ça les chefs qui changent d'avis toutes les cinq minutes.

 

Les 12 erreurs à ne pas commettre :

La mise en concurrence

L'absence de feedback

Le manque d'écoute

Le mode ami-ami

Le désintérêt pour la vie privée

L'hyper autonomie

Le flicage permanent

L'appropriation des succès

L'absence de félicitations

Le manque de soutien

L'excès de process

Le management par la terreur

 

Et puis il faut choisir ton mode de management : (ils en ont inventé 4, qui se contredisent évidemment)

1 Le management directif 

2 Le management persuasif 

3 Le management participatif 

4 Le management délégatif 

 

D'ailleurs on notera que, pour en revenir sur ton histoire d'auto-gestion, le mode dit participatif vise à renforcer l'autonomie des agents :

 

Le manager participatif adopte peu de comportements organisationnels, il est très relationnel. Il a pour souci de développer une ambiance de convivialité et de recherche d’harmonie ; il favorise une collaboration de son équipe à la définition des objectifs et encourage les prises d’initiatives.

Les caractéristiques principales sont les suivantes. Le manager participatif :

développe la participation active de chacun,

suscite les idées, les suggestions et en tient compte,

les décisions et les plans s’élaborent en commun,

l’équipe est impliquée dans la prise de décision,

écoute, analyse et conseille,

informe sur ce qui est négociable et non négociable,

essaie de rompre le lien de subordination,

cherche à équilibrer les intérêts généraux et particuliers.

 

Eh bien disons que c'est un peu  celui-là que j'ai utilisé, de façon assez naturelle, sans savoir qu'il s'appelait comme ça, parce que dans une petite équipe pratiquant une certaine polyvalence de fait, cela semblait aller de soi. Ne serait-ce que pour une raison pragmatique: quand tu es 5 ou 6 et que tu as un projet, s'il y en a un qui n'est pas d'accord ou qui va y aller à reculons, tu sais que c'est foutu.

J'ai utilisé de façon intuitive les mêmes méthodes que celles que j'utilisais pour diriger une équipe d'animateurs en Centres de vacances (j'en ai fait pendant 20 ans). Ce sont des situations où il ne faut pas se rater, parce qu'au bout il y a des gamins et pas de 2° chance. C'est une excellente  école d'encadrement. Et pas question de rester dans son burlingue, on est tous au charbon. Donc on sait tout et on peut en parler. Certains problèmes doivent se régler en 5 minutes et en consensus. Pas facile, tu peux me croire.

 

Mais toutes ces logomachies qu'on nous apprend dans les stages, c'est de la foutaise, on nous apprend à mentir, à contourner, à manipuler, à faire des sourires, à recadrer au lieu d'encadrer etc.... Le manager actuel, s'il suit ces conseils, est d'abord un manipulateur qui manipule avec le consentement de sa hierarchie  et l'approbation de ses agents. L'art suprême c'est d'arriver à leur faire croire que ton idée est la leur. Et il y a des artistes dans ce genre là.

 

Et toi, tu utilises quoi ? Je parie pour le "persuasif" avec une pointe discrête  de "directif" et un soupçon de délégatif, pour pimenter le tout. Servez chaud  :D

 

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Babarette
Il y a 9 heures, Ferris a dit :

Et toi, qui n'a jamais "managé" que toi-même, tu comptes faire comment ?

 

 

Exactement comme toi tu as fait quand tu as changé de métier. Un jour, tu pourras m'expliquer pourquoi j'échouerais là où tu as réussi et pourquoi toi, tu as pu changer de métier au bout d'une vingtaine d'année alors que tu considères que moi, qui ai enseigné bien moins longtemps, je n'ai pas ma place en bibliothèque. 

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B. Majour
il y a 17 minutes, Babarette a dit :

Exactement comme toi tu as fait quand tu as changé de métier.

 

La réponse est simple. Parce que Ferris s'est tiré de l'enseignement vite fait bien fait, en pleine conscience, pour faire autre chose.  Il a assumé s'être trompé de voie. :yes:

A une époque où il était possible de rentrer facilement en bibliothèque.

 

Pour le reste Ferris estime que beaucoup de gens n'ont pas leur place en bibliothèque : bénévoles, bédépistes, Bernard, Babarette. En fait, tout ce qui commence par B. :D

Voilà, on a trouvé le point commun, c'est le B qui hérisse Ferris.

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Louve
Il y a 1 heure, Ferris a dit :

Mais où as-tu vu que je prônais l'autogestion. ?! Surtout pas. Simplement je pense que, notamment quand on est dans de petites équipes (moins de 10), et que l'on est soi-même en situation d'accueil public, que l'on partage totalement le vécu de ses agents, on n'a pas besoin de tout ce fatras de langage et de méthodes dites managériales, qui implique en plus de très fréquentes réunions et de pertes de temps. Ce qui est bon pour une grosse équipe, qui plus est éclatée sur plusieurs sites, ne l'est pas dans d'autres situations.

 

 

Ma phrase était mal construite, ce qui pouvait être mal interprété. Effectivement tu n'as jamais prôné l'autogestion.

Je suis d'accord avec toi, jusqu'à 10 c'est gérable; même si ça peut parfois être compliqué quand c'est la même équipe depuis 20 ans où chacun/chacune se connaît par coeur. Comme dans un vieux couple quoi... 

 

Il y a 2 heures, Ferris a dit :

Et toi, tu utilises quoi ? Je parie pour le "persuasif" avec une pointe discrête  de "directif" et un soupçon de délégatif, pour pimenter le tout. Servez chaud  :D

 

Effectivement c'est un mélange, sauf qu'en fait je ne me suis pas appuyée sur les "méthodes de management", j'ai fait appel à mon bon sens, mon intuition et mon expérience. Comme toi j'ai travaillé dans l'éducation populaire (le scoutisme aussi, je te vois déjà tordre le nez! :ahappy: mais c'était chez les EEDF, laïques et mixtes).

Tu as vu assez juste, même si j'utilise un peu plus de directif que ce que je souhaiterais.

 

 

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B. Majour
il y a 22 minutes, Louve a dit :

le scoutisme aussi, je te vois déjà tordre le nez! :ahappy:

 

Moaof, ça commence par S, alors ça devrait aller bien. :whistle:

 

 

Pour le management, tout dépend aussi des personnes, non ?

On ne manage pas l'agent qui a 20 ans de métier, qui sait faire comme le petit jeune qui sort de l'école et qui a tout à découvrir.

 

Ou pas plus que le troufion qui ne savait pas s'habiller tout seul (si, si) et celui qui était déjà au boulot, vivant seul au Canada avant le service militaire (avec un Bac +5, au milieu des ouvriers).

 

A chaque individu, son style de management.

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Ferris

Un bémol concernant le recrutement de 7000 cadres, nous est donné par le syndicat des directeurs généraux. Un aspect qui est déja en fait largement présent de façon camouflée (4% pour l'instant mais il y a aussi la question des "collaborateurs de cabinet : http://www.courrierdesmaires.fr/40693/relations-avec-lelu%e2%80%89-complicite-proximite-notre-enquete-2014/

 

Mais il faut le mentionner

Le syndicat avertit des risques de"recrutements « marqués politiquement » et de la « remise en cause » de l’équilibre maintenu par les directeurs généraux entre « loyauté », « neutralité » et « intérêt général » dans l’exercice de leurs fonctions.
Le SNDGCT estime, dans ce cadre, que les directeurs généraux se verront « doublés » par un contractuel « dont les opinions pourront paraître plus proches de celles de son exécutif » et s’interroge sur les « objectifs cachés » du gouvernement : « Casser le statut de la fonction publique, non pas en assouplissant le recours au contrat, comme le gouvernement s’y était engagé, mais en ouvrant la totalité d’une catégorie professionnelle ». Une situation qui « influera » sur les recrutements futurs de l’ensemble des agents « au risque qu’ils soient marqués politiquement » 
http://www.maire-info.com/article.asp?param=22035&PARAM2=PLUS&nl=1

 

J'ai connu en région parisienne un collègue communiste encarté, recruté par une mairie communiste. Question pluralisme des collections, c'était plus qu'évident, le gars n'avait aucune limite. Comme quoi il n'y a pas que les mairies FN. Changement de mairie et de majorité: le gars a été proprement viré. On s'est rendu compte alors qu'il n'avait même pas les diplômes requis....

 

Comme quoi, dans le cadre d'une Loi, le pluralisme des collections devra être mentionné et, pourquoi pas, contrôlé. Ce sera une réelle garantie contre les recrutements marqués politiquement. Mais pas pour le copinage classique....

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Ferris
Il y a 2 heures, Babarette a dit :

Exactement comme toi tu as fait quand tu as changé de métier. Un jour, tu pourras m'expliquer pourquoi j'échouerais là où tu as réussi et pourquoi toi, tu as pu changer de métier au bout d'une vingtaine d'année

 

Petite erreur Babarette : Je n'ai été dans l'éducation Nationale que 5 ans, dont la dernière année en CDI; Ce qui m'adonné le petit coup de pouce pour m'orienter vers autre chose. Les "20 ans d'animation" c'est une formule : j'ai encadré des centres de vacances de 1974 à 1994, mais un mois par an.

 

Pour les avoir cotoyé, je ne pense pas qu'un prof avec 20 ans d'ancienneté, ou plus, puisse se recycler si facilement. J'ai bouffé avec eux, discuté en salle des profs,

et ça ml'a fichu les boules de m'imaginer comme ça, non, ils sont totalement formatés, irrécupérables, des larves qui ne deviendront jamais papillon. Alors j'ai préféré prendre mon envol....

 

Et personne ne t'a dit que tu échouerais. Tu as autant que chances que les gens qui sont dans la même situation que toi, c'est évident.

Modifié par Ferris

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Ferris
Il y a 1 heure, B. Majour a dit :

On ne manage pas l'agent qui a 20 ans de métier, qui sait faire comme le petit jeune qui sort de l'école et qui a tout à découvrir.

 

Non, mais l'agent qui a 20 ans de métier peut parfaitement s'être encroûté, être devenu frileux, vouloir rester dans sa zone de confort. Du coup il a peut-être davantage besoin d'être "managé" que le jeune qui, lui, a surtout besoin de savoir où il a mis les pieds, d'apprendre.

Et alors il va falloir l'empêcher de freiner le jeune pour le mettre dans son écurie. Si tu as embauché le jeune inexpérimenté, c'est bien pour des raisons précises, non ?

Enfin en principe, le coup du sang neuf pour renover un secteur, porter un projet etc...

Ou alors c'est parce que tu n'as pas eu le choix. Du coup c'est juste un contractuel, un bouche-trou polyvalent, et il faut voir les choses autrement.

Et entre ces deux extrêmes tu as toutes les situations possibles.

Pas d'étiquettes.

Si tu recrutes c'est que tu as un besoin. Et il faut argumenter pour pouvoir recruter. Et ensuite respecter ton argumentaire. Si tu recrutes un discothécaire c'est pas pour le retrouver à couvrir des livres en secteur jeunesse. Faudra expliquer à l'élu....

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Babarette
Il y a 2 heures, B. Majour a dit :

La réponse est simple. Parce que Ferris s'est tiré de l'enseignement vite fait bien fait, en pleine conscience, pour faire autre chose.  Il a assumé s'être trompé de voie.

 

Mais c'est mon cas aussi ! J'ai attendu la fin de mon contrat d'une année, ne pouvant démissionner pour la simple raison que j'avais besoin de manger, et je me suis barrée pour faire autre chose. 

 

Il y a 2 heures, Ferris a dit :

etite erreur Babarette : Je n'ai été dans l'éducation Nationale que 5 ans, dont la dernière année en CDI; Ce qui m'adonné le petit coup de pouce pour m'orienter vers autre chose. Les "20 ans d'animation" c'est une formule : j'ai encadré des centres de vacances de 1974 à 1994, mais un mois par an.

 

Pour les avoir cotoyé, je ne pense pas qu'un prof avec 20 ans d'ancienneté, ou plus, puisse se recycler si facilement. J'ai bouffé avec eux, discuté en salle des profs,

et ça ml'a fichu les boules de m'imaginer comme ça, non, ils sont totalement formatés, irrécupérables, des larves qui ne deviendront jamais papillon. Alors j'ai préféré prendre mon envol....

 

Et personne ne t'a dit que tu échouerais. Tu as autant que chances que les gens qui sont dans la même situation que toi, c'est évident.

 

He bien pardon, j'ai mal compris. Quand bien même, j'ai passé moins d'années que toi dans l'Education Nationale.

 

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