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Tour de France des bibliothèques en grève


Blandine
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@Epsy, @Babarette

 

Précision d'importance: j'ai envoyé les agents ayant le plus de difficultés en formation et je redis sans cesse que le personnel doit être au clair avec les règles et les attendus.

Les perturbateurs et provocateurs de tout poil identifient très vite les failles et si un agent n'applique pas la règle énoncée, use de son pouvoir de manière un peu limite, ça créé  des tensions.

Il faut également être attentif aux signaux faibles, être réellement présent et pas uniquement caché derrière son poste. Ces signaux faibles il faut les remonter, les analyser.

Sans oublier les passe-droits que l'on attribue à tel ou tel usager parce qu'on le connaît, parce qu'il nous a ému, parce qu'il est beau à en mouiller sa culotte... Autant de bonnes raisons que l'on se donne. Si assouplissement de la règle il doit y avoir, il faut que ce soit acté, argumenté, connu et pas le fait d'une interaction avec tel ou telle bibliothécaire.

 

Un autre problème de taille: dans nombre de bibliothèques, nous sommes en effectif réduit aux moments où nous avons le plus de public. Ainsi les vacances scolaires sont un souci. Dans ma collectivité, il faut travailler 214 jours à 7h30 soit 25 jours de CA + 15 jours ce qui permet de poser congés pendant les vacances scolaires. Certains ( la majorité en fait) pourraient poser en dehors des vacances scolaires mais ne le font pas parce que c'est plus fatiguant parce que nous sommes en effectif réduit. Et si au lieu d'avoir une équipe en 50/50, nous faisions du 60/40? Ce serait plus confortable, et bien non, pas moyen de faire bouger cette ligne.

 

Et je le redis, il nous faut nous interroger sur ce que nous acceptons ou non, sur notre manière de gérer les difficultés.

Exemple: un étudiant qui dort en bib ça ne gênera pas, le SDF beaucoup plus.

Autre exemple: on appelle le collègue "homme" parce que nous on est des femmes. Du haut de mon 1m58, je suis toujours allée au contact quand c'était nécessaire. 

 

Bref, l'accueil des publics n'est pas chose aisée et demande d'être formé, préparé, d'être au clair avec nous même.

 

Et comme le dit très justement @Epsy, il faut respecter la règle, le droit et rester posés.

Modifié par Louve
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@Epsy 

 

Je crois que pour les "piques", j'ai de toute façon affaire à un spécialiste...

Les bibliothécaires étaient en danger, physiquement et moralement. Ils ont saisi leur droit de retrait, ils en avaient parfaitement le DROIT. Ce n'est pas parce que certains subissent pire que ce genre de situation doit être supportée. 

 

@Louve

Je ne vois pas en quoi ce que tu dis entre en contradiction avec mes propos, en fait. Des personnes ont subi des menaces de mort, ne me dis pas que c'est parce qu'elles ont mal fait leur travail, donc qu'elles l'ont un peu mérité n'est-ce pas. 

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Il y a 20 heures, Babarette a dit :

 

@Louve

Je ne vois pas en quoi ce que tu dis entre en contradiction avec mes propos, en fait. Des personnes ont subi des menaces de mort, ne me dis pas que c'est parce qu'elles ont mal fait leur travail, donc qu'elles l'ont un peu mérité n'est-ce pas.  

 

Je n'ai rien dit de tel concernant les collègues d'Assia Djebar.

Par contre, j'ai eu à gérer des collègues qui par leur attitude inadéquate faisaient que la tension montait dangereusement, d'autres qui m'ont "menacée" de droit de retrait alors que la situation ne s'y prêtait pas.

Je sais que certains collègues gèrent difficilement les tensions, les "jeunes", ou tout usager qui ne correspond pas vraiment à l'image qu'ils s'en font, à ce qu'ils attendent. C'est un fait, je compose avec, pas le choix.

 

Nous sommes un métier où les interactions avec les humains sont hyper importantes, sont au cœur du boulot. Il faut l'avoir en tête. 

Nous sommes le seul lieu aujourd'hui, et je souhaite que cela perdure, où tout un chacun peut venir dans l'anonymat le plus complet donc oui selon le lieu où est implantée la bibliothèque, ce seront des publics plus ou moins identiques à nous, à ce que nous projetons.

 

Modifié par Louve
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He bien nous sommes parfaitement d'accord, mais pourquoi me parles-tu des agents que tu as envoyés en formation quand il est ici question de consommation de substances illicites à la bibliothèque et de menaces de mort sur le personnel? 

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il y a 7 minutes, Babarette a dit :

He bien nous sommes parfaitement d'accord, mais pourquoi me parles-tu des agents que tu as envoyés en formation quand il est ici question de consommation de substances illicites à la bibliothèque et de menaces de mort sur le personnel? 

 

Stop!

Là, je dis stop!

Là, tu franchis la ligne blanche. Tu cherches à en découdre. Cela ne m'intéresse pas.

 

 

 

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Non, je ne cherche pas à "en découdre". Je ne comprends simplement absolument pas le rapport entre ce dont tu parles et l'action des collègues de cette bibliothèque. Si ça n'a rien à voir, il n'y a pas à en parler.

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Tout est pourtant là :

Nous n’avons jamais pensé que l’implantation de la bibliothèque à la confluence de trois cités serait facile et se ferait tout en douceur.

Mais nous savions pourquoi nous venions travailler là, et nous pensions bénéficier du soutien de nos tutelles.

 

+

Nos partenaires locaux sont à bout de souffle, la collaboration avec les inspecteurs de sécurité et les correspondants de nuit ne donne pas les résultats escomptés. Nous ne pouvons pas cumuler nos missions de bibliothécaires avec celles d’agent de sécurité, d’assistant social et d’éducateur. Cinq collègues sont partis avant même un an d’ouverture et deux autres départs sont imminents. Et désormais il semble que le nouveau mode de recrutement n’implique pas d’entretien préalable mais le catapultage arbitraire par notre tutelle. Aucune solution n’est proposée malgré les multiples signalements, enregistrés en silence par le BBL.

 

Sur ce problème, on a l'article d'actualité qui répond à certaines interrogations

https://www.actualitte.com/article/monde-edition/a-paris-une-bibliotheque-ferme-ses-portes-face-aux-conflits-quotidiens/93159

 

qui rappelle une autre situation, identique... avec là aussi fermeture.

 

La situation de la bibliothèque Assia Djebar en rappelle une autre, toujours à Paris : dans le 18e arrondissement, la bibliothèque Václav Havel a connu plusieurs épisodes de violences, en juillet 2017, janvier et mars 2018, qui avaient entrainé la fermeture de l'établissement. Là aussi, le personnel se disait « démuni face à une telle tension » et avait raconté les faits dans une lettre ouverte.

 

Sur son blog, le syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris annonce que « tous les syndicats de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris vont demander un CHSCT extraordinaire sur cette situation ». Par ailleurs, les syndicats SUD Culture Paris et SUD-CT 75 se disent « alertés par la souffrance chronique subie par les agents » et réclament à la Ville de Paris « un service public culturel à la hauteur de ses ambitions ».

 

Petit florilège à Vaclav Havel (cf. la lettre ouverte)

« Depuis 1 an, nous ne pouvons que constater une dégradation de nos conditions de travail avec une augmentation des actes de délinquance : vols en salle de jeux vidéo, collègue giflée, crachats, insultes, jet de fumigènes, livres brûlés au sein de la bibliothèque, extincteurs dégoupillés », racontent-ils.

 

Le 18e arrondissement de Paris a une réputation de quartier difficile de la capitale : le deuxième arrondissement le plus peuplé de la ville concentre des populations pauvres, précaires, comme des enfants mineurs, seuls dans les rues, mais encore des vendeurs à la sauvette, des dealers et des prostituées, la nuit tombée. (voir Le Monde) Malgré ces aspects, qui ne sont bien sûr pas représentatifs de tout le quartier, l'équipe de la bibliothèque « accueille avec enthousiasme un public varié dans un quartier à la situation sociale et économique défavorisée » depuis son ouverture.

 

Seulement, les conditions de travail se sont nettement dégradées depuis un an environ, comme pour d'autres établissements du quartier : « [L]es commerces de l’esplanade subissent un nombre croissant d’agressions ce qui a donné lieu à une réunion au commissariat du 18e arrondissement à laquelle nous avons été associés il y a 15 jours », soulignent les bibliothécaires.

 

 

Il y a 13 heures, Louve a dit :

ce seront des publics plus ou moins identiques à nous, à ce que nous projetons.

 

C'est quand même à nuancer.

 

Dans les quartiers "chauds" (et pas que, "jeunes" ?), il faut se rappeler qu'il y a une question de territoire et de "faire valoir/paraître". Et il suffit d'une poignée de "gamins" pour pourrir la vie de tout le monde.

Tant que ça les amuse, ils continuent.

 

Donc le "nous" englobe aussi le public, et en particulier le public "difficile" qui peut s'inviter dans un lieu agréable autant que faire les idiots dans la rue ou ailleurs.

Certains n'ont aucune idée de la nuance et des lieux.

 

Dans le "nous", il faut encore rajouter le directeur ou la directrice de l'établissement.

Tu es Louve, mais tout le monde n'a pas de telles capacités à monter au front. (ou ta lucidité à envoyer les agents se former aux relations conflictuelles. Ça devrait être en formation de base des agents, surtout dans certaines zones, non ?)

 

Ensuite, si tu vois partir 5+2 personnes de ton équipe, en moins d'un an... je pense que, toi, tu te poseras des questions.

Parce que là, c'est déjà un signal d'alarme qui n'a pas été pris en compte. Car, quel est le turnover dans une bibliothèque où il fait bon travailler ?

 

Le départ massif, c'est aussi un "droit de retrait" qui ne dit pas son nom.

 

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Il y a 17 heures, Louve a dit :

 

Stop!

Là, je dis stop!

Là, tu franchis la ligne blanche. Tu cherches à en découdre. Cela ne m'intéresse pas.

 

 

 

 

Franchement, ta réaction est purement incompréhensible. Vraiment. Il est question de grandes violences, tu viens parler de tes collègues qui font mal leur travail. Soit ça a un rapport avec la choucroute, et il est légitime de penser que tu critiques le travail des collègues, soit ça n'en a aucun et ça n'a rien à faire ici. J'ai suffisamment entendu des formateurs balancer à la figure de personnes en difficulté "travaillez plus, et vos élèves ne jetteront plus de boulettes de papier, remettez-vous un peu en question" pour ne pas avoir envie de subir à nouveau ce genre de discours gerbant.

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Il y a 2 heures, Babarette a dit :

tu viens parler de tes collègues qui font mal leur travail

 

Ben justement, non. Il n'a jamais été question de critiquer ou parler des collègues qui "feraient mal leur travail". On parle ici de la gestion de conflits et des relations humaines, relation où nous ne sommes pas tous égaux, où nous ne sommes pas tous à l'aise. Ce n'est pas pour rien s'il y a des collègues qui se spécialisent par type de public : certains collègues sont spécialisés publics ados / public jeunesse, d'autres sont mal à l'aise avec eux de manière générale : on ne leur jette pas la pierre, c'est juste un état de fait, qu'ils reconnaissent souvent volontiers d'ailleurs. On prend souvent les ados comme exemple mais j'ai aussi des collègues mal à l'aise avec les tout petits : il n'y a pas de règle.

 

Alors, comme le dit Louve, on peut essayer d'améliorer notre façon d'être et de communiquer avec ces publics grâce aux formations, mais aussi en parlant avec les collègues : intervenir à deux face à un groupe, ce n'est pas du tout la même chose d'intervenir seul, et ce même si notre collègue ne dit rien (c'est un acte de présence, un soutien et appui, visible aux yeux du groupe que l'on a à gérer). La position de la direction est également importante : savoir que l'on peut contacter notre responsable en cas de soucis, et qu'il/elle répondra bel et bien présent, c'est un soutien non négligeable.

 

Toujours est-il que nous avons tous des sensibilités différentes, avec lesquelles il faut composer. C'est tout.

 

Epsy.

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Il y a 20 heures, Louve a dit :

Précision d'importance: j'ai envoyé les agents ayant le plus de difficultés en formation

 

Il y a 2 heures, Babarette a dit :

tu viens parler de tes collègues qui font mal leur travail

 

"Avoir des difficultés" ne veut pas dire "mal faire son travail". Il suffit juste de lire, et non d'interpréter.

Ton interprétation est erronée, et tu te permets en plus d'invectiver (soupir....... très profond).

 

Pour revenir à l'échange sur le fond : oui, se former à la gestion de conflit, ça peut aider quand on se retrouve confronté à ces difficultés. Et j'en témoigne, j'ai été dans une situation proche de ce qui est décrit ici. La formation a été une planche de salut pour le le service et l'ensemble des usagers, et pour l'équipe en 1er lieu.

 

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Il y a 22 heures, Louve a dit :

Les perturbateurs et provocateurs de tout poil identifient très vite les failles et si un agent n'applique pas la règle énoncée, use de son pouvoir de manière un peu limite, ça créé  des tensions.

Il faut également être attentif aux signaux faibles, être réellement présent et pas uniquement caché derrière son poste. Ces signaux faibles il faut les remonter, les analyser.

Sans oublier les passe-droits que l'on attribue à tel ou tel usager parce qu'on le connaît, parce qu'il nous a ému, parce qu'il est beau à en mouiller sa culotte... Autant de bonnes raisons que l'on se donne. Si assouplissement de la règle il doit y avoir, il faut que ce soit acté, argumenté, connu et pas le fait d'une interaction avec tel ou telle bibliothécaire.

 

Parce que ça, ça ne veut pas dire que les agents font mal leur travail? Faut être sérieux deux minutes et arrêter de se moquer du monde ! 

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La situation décrite par Louve se retrouve partout où j'ai pu travailler, ce qui fait que je n'ai pas pris son discours comme étroitement lié à ses propres collègues mais à toute la profession. J'irai même plus loin : en m'y incluant moi-même dedans.

 

Je m'explique en reprenant la citation :

 

- "Les perturbateurs et provocateurs de tout poil identifient très vite les failles et si un agent n'applique pas la règle énoncée, use de son pouvoir de manière un peu limite, ça créé  des tensions." : selon mon état d'esprit, ma forme physique, le contexte de ma vie personnelle et professionnelle (une réunion qui s'est mal passée, une décision avec laquelle nous ne sommes pas en accord, une commande qui n'arrive pas, etc.), je vais réagir différemment, perdre patience plus ou moins vite, m'agacer plus ou moins vite. Or, au moment où je serai plus fragile, ma manière de m'exprimer et d'agir peuvent différer de ce qui est attendu : sans être complètement hystérique ou en marge de la profession, tout un chacun peut ne pas agir comme il aurait fallu / perdre la face / perdre ses moyens. Ca se travaille, mais ça peut arriver. Et les perturbateurs repèrent bien les éléments plus fragiles ou moins à l'aise de l'équipe.

 

- "Il faut également être attentif aux signaux faibles, être réellement présent et pas uniquement caché derrière son poste." : pour se protéger soi-même, parce qu'on est à la bourre sur notre travail interne, parce qu'on est fatigué, parce qu'on est absorbé sur la lecture d'un post Agorabib, on oublie de lever la tête pour saluer la personne qui entre, de se "balader" entre les rayonnages pour s'assurer que personne n'a besoin d'aide, d'être attentifs à l'ensemble des usagers présents dans "sa zone". Je ne connais personne à qui ce n'est jamais arrivé.

 

- "Sans oublier les passe-droits que l'on attribue à tel ou tel usager parce qu'on le connaît, parce qu'il nous a ému, parce qu'il est beau à en mouiller sa culotte... Autant de bonnes raisons que l'on se donne. Si assouplissement de la règle il doit y avoir, il faut que ce soit acté, argumenté, connu et pas le fait d'une interaction avec tel ou telle bibliothécaire." : franchement, ça, c'est le marronnier de toutes les médiathèques. Et je comprends bien qu'au bout de 10 ans ou même ne serait-ce que 5 ans dans une même structure, l'usager qui revient tous les jours et vous demande - ou pas - tous les jours tout un tas de trucs, on ait du mal à le traiter comme le dernier inscrit en lui demandant sa carte d'identité pour telle chose, en refusant telle autre truc même si, de façon très pratique, on pourrait le faire. Et puis, il y a aussi ceux qui, dans les équipes, ne peuvent pas s'empêcher de rendre service : c'est dans leur ADN. Même si ce n'est pas leur boulot de base de prêter leur clé usb personnelle à un usager pour qu'il puisse stocker un document important, il/elle le fera ; pas les autres. Néanmoins, cela crée des inégalités de traitement en fonction du fonctionnaire auquel on fait face d'où la fin de phrase de Louve.

 

Epsy.

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il y a 8 minutes, Epsy a dit :

La situation décrite par Louve se retrouve partout où j'ai pu travailler, ce qui fait que je n'ai pas pris son discours comme étroitement lié à ses propres collègues mais à toute la profession. J'irai même plus loin : en m'y incluant moi-même dedans.

 

Exactement!

J'ai été dans mes jeunes années l'assistante qui voulait rendre service, qui pouvait être plus coulante avec tel ou tel usager. Cela a pu mettre en difficulté mes collègues, ou dans d'autres cas pu dégonfler une situation.

Aujourd'hui, quand on me rapporte un fait, pour une éventuelle sanction, j'essaie d'être la plus vigilante possible parce qu'il y a ,au delà de la situation, des paramètres, ou parasites selon les cas, à prendre en compte: qui me rapporte les faits (tous les agents n'ont pas le même seuil de tolérance), quel est l'usager incriminé (oui, on va accepter plus de choses de la p'tite mamie que du sdf_qui_pue), mon état à moi (si ça arrive juste après une réunion de direction générale où j'ai du défendre la bib je ne serai pas aussi sereine qu'un mardi matin fraîche et dispose).

 

Comme je le dis depuis le début notre métier touche principalement aux interactions sociales, humaines, ce qui importe est d'en être pleinement conscient et de savoir que nos actions auront nécessairement un impact, des conséquences.

Dans certains quartiers, certaines situations tendues, l'inégalité de traitement va être extrêmement mal vécue et peut provoquer des dégâts incommensurables.

 

Quant aux signaux faibles, je peux en repérer certains (je ne passe pas mon temps enfermée dans mon bureau), mais il est important que les équipes au contact régulier des usagers (et oui, c'est leur boulot, pas le mien) soient attentives et me remontent leurs observations.

Et avant que ça ne parte en cacahuète, nous pouvons mettre en place des actions douces qui peuvent réguler ou accepter un détournement d'usage qui en fait ne pose pas de problème au fonctionnement de la bibliothèque.

 

Je le répète: il faut être conscient de ce qui se passe, de ce que nous faisons, de l'environnement. Accepter aussi que tout ne se passe pas comme nous l'avions prévu, espéré.

Il faut aussi dire que oui, dans une équipe, tous ne sont pas au même niveau, que Machinette ne peut pas être à tel poste même après un nombre incalculable de formations mais que à tel autre poste elle dépote. Et parce qu'on est dans l'humain, il faut savoir aussi identifier celui ou celle qui te fout le carpin systématiquement, essayer de comprendre mais en tous les cas trouver des solutions pour que ça fonctionne.

 

 

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Epsy, Louve et Pigranelle : il est inutile d'épiloguer sur les attaques personnelles et insultantes des trolls Petit et Babarette, qui d'ailleurs ne font même pas l'effort de lire de qui est dit et écrit, ni les liens afférents et n'ont aucun contenu ni questionnement à proposer. Ils ont simplement décidé de se "payer" du Ferris" et s'amusent avec ça. 

 

Cette veille sur les mouvements qui touchent les bibliothèques est importante et je ne cesse d'ailleurs de remercier ceux qui y contribuent. Ceci dit il n'est pas interdit de questionner une réalité qui ne nous parvient que par voie de presse, syndicats en tête.

 

 

Modifié par Ferris
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Ah, l'accusation d'être un "troll". Attention, loi de l'internet, quiconque n'est pas d'accord, ou mieux, n'est pas à genoux devant la plus grande gueule d'une communauté internet est un "troll". Pas une personne qui a une opinion divergente, un "troll". Comme c'est pratique, cette accusation. 

 

Ferris, si tu étais moins imbuvable avec les gens qui osent penser différemment de toi, peut-être que le forum serait plus vivant et plus participatif. J'ai des témoignages de personnes extérieures au forum que tu as fait s'enfuir parce que ta façon de t'exprimer est absolument odieuse. Ce sont des gens qui ne s'inscrivent pas et qui ne parlent pas parce que tu les dégoûtes de le faire. Donc avant de te plaindre que les gens ne participent pas assez au forum et de traiter les membres de "parasites", remets-toi un peu en question. Une histoire de paille et de poutre, avec un œil au milieu. Tout ça. 

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Le 13/02/2019 à 19:27, Epsy a dit :

Je ne suis pas toujours d'accord avec les propos de Ferris, mais il est parfois bon de se voir contredit et ainsi renverser son schéma de pensée...

Il faudrait suggérer ce conseil à l'intéressé...

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Citation

Epsy, Louve et Pigranelle : il est inutile d'épiloguer sur les attaques personnelles et insultantes des trolls Petit et Babarette, qui d'ailleurs ne font même pas l'effort de lire de qui est dit et écrit, ni les liens afférents et n'ont aucun contenu ni questionnement à proposer.

Meuh j'ai rien dit moi en plus

PPF : https://www.actualitte.com/article/monde-edition/la-nouvelle-mesure-d-une-bibliotheque-de-montreal-jugee-discriminatoire/93450

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il y a 13 minutes, Pigranelle a dit :

 

mouais, j'ai travaillé dans une bib où il fallait systématiquement présenter une carte pour rentrer (la simple carte de consultant était gratuite heureusement), ça n'a pas duré longtemps cette histoire parce qu'au final c'était beaucoup délétère que tout le reste.

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Le 22/02/2019 à 15:42, Louve a dit :

ça n'a pas duré longtemps cette histoire parce qu'au final c'était beaucoup délétère que tout le reste.

 

Intéressant tout de même cette histoire car si on se reporte à l'essentiel de nos Règlements locaux qui commencent tous en gros par la bibliothèque est ouverte à tous sans distinction etc....on constate des dysfonctionnements qui peuvent se révéler lourds de conséquences. Prenons l'exemple, qui n'est pas anodin, de l'utilisation des toilettes. Nous avons à 10 mètres de la Centrale des toilettes publiques dans un état innommable. Personne ne veut plus y mettre les pieds. Résultat, il viennent chez nous. Or notre reglement ne l'interdit pas. Et aucune carte d'adhérent n'est nécessaire.

Or l’évolution des bibliothèques est telle, surtout au niveau de leur image de marque (les endroits du tout est possible), que je me demande s'il ne faudrait pas en arriver, hors la carte d'adhérent, à créer une carte de fréquentant (ce que Poissenot appelait les sejourneurs), qui chez nous avoisinent les 50% de fréquentation, ne serait-ce que pour savoir qui est venu. Autorisation parentale évidemment pour les mineurs.

Plus nous deviendront des lieux "sociaux" et plus nous devrons aller au- delà de nos règles de lieux culturels.Nos Règlements intérieurs sont en train de devenir obsolètes.

 

@Pigranelle

 

Effectivement tu as participé au débat. Et j'aurais pu citer Blandine, créatrice de ce topic. Et d'autres sans doute. Peu importe. Ces informations sont essentielles et nous permettent de questionner le réel et de le comparer à notre vécu. C'est un des sujets les plus importants de ce forum. A condition d'une part que nous nous nous permettions de questionner la presse d'une part  (car elle ne nous donne qu'une partie du réel) et bien sur que nous ignorions les interruptions ridicules des trolls de service, qui sont la plaie des forums non modérés ou modérés à posteriori. Ce qui est le cas celui-ci malheureusement. J’apprécie tes interventions.

Modifié par Ferris
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Il y a 9 heures, Ferris a dit :

Intéressant tout de même cette histoire car si on se reporte à l'essentiel de nos Règlements locaux qui commencent tous en gros par la bibliothèque est ouverte à tous sans distinction etc....on constate des dysfonctionnements qui peuvent se révéler lourds de conséquences. Prenons l'exemple, qui n'est pas anodin, de l'utilisation des toilettes. Nous avons à 10 mètres de la Centrale des toilettes publiques dans un état innommable. Personne ne veut plus y mettre les pieds. Résultat, il viennent chez nous. Or notre reglement ne l'interdit pas. Et aucune carte d'adhérent n'est nécessaire.

Or l’évolution des bibliothèques est telle, surtout au niveau de leur image de marque (les endroits du tout est possible), que je me demande s'il ne faudrait pas en arriver, hors la carte d'adhérent, à créer une carte de fréquentant (ce que Poissenot appelait les sejourneurs), qui chez nous avoisinent les 50% de fréquentation, ne serait-ce que pour savoir qui est venu. Autorisation parentale évidemment pour les mineurs.

Plus nous deviendront des lieux "sociaux" et plus nous devrons aller au- delà de nos règles de lieux culturels.Nos Règlements intérieurs sont en train de devenir obsolètes.

 

Si l'on considère que pour avoir une idée du taux de séjourneurs, de non-emprunteurs, de personnes utilisant la bibliothèque uniquement pour des usages de consultation sur place, de l'accès à internet et, au delà, de l'utilisation de ressources non documentaires à savoir de la chaleur, un fauteuil confortable, des toilettes, une fontaine à eau... il faut une carte d'adhérent cela aurait les conséquences suivantes:

  • nécessité de revoir les espace d'accueil car il faudra alors vérifier qui a une carte et prévoir l'inscription dès cet accueil.
  • Pour vérifie qui a la droit ou non le renter avec cette carte, 2 solutions:
    • une vérification humaine
    • un portillon automatique

Cela entraînerait de fait une fuite de certains usagers. Je pense notamment aux papi mamies gardant leurs petits enfants pendant les vacances scolaires (petits-enfants n'ayant pas automatiquement le même lieu de résidence que leurs grands-parents) qui devront faire une carte avec tout la lourdeur administrative afférente, je pense aussi aux usagers de passage (il m'est arrivé de me poser dans une bibliothèque d'une ville où j'étais de passage) , les touristes, les personnes souhaitent un anonymat (et sans pour autant qu'il aient de fâcheuses intentions...).

 

Bref, policer, réglementer l'accueil de la bib n'est pas anodin. 

Et ce qui est certain c'est qu'il faudra tenir cette ligne pour tous et pas uniquement une partie des usagers qu'il faudra segmenter, classer...  

 

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D'accord avec toi. C'est sur que ça posera des problèmes, à la fois techniques et ethiques, mais je pose simplement la question. D'ailleurs il ne s'agirait pas de réaliser une inscription mais un simple A5 avec les coordonnées de la personne, voire une copie recto de la carte d'identité, peu importe. Cela se fait en 2 minutes sur un coin de table. Certes c'est la fin de l'anonymat, mais pas la fin de l'accès gratuit à tous etc....donc l'essentiel est préservé.

 

Pour les mamies-vacances nous inscrivons les mamies et les enfants, la mamie devenant le "référent adulte" et ça ne leur pose aucun problème. De même que nous inscrivons les vacanciers qui viennent passer quelques jours par ans dans leur résidence secondaire. Là non plus pas de problèmes. Aucune fuite d'usagers à l'horizon. Donc ne dramatisons pas non plus. Comment font les collègues des villes balnéaires ?

 

Comme je le disais il y a longtemps, les bibliothèques sont comme les églises. Ce sont les seuls lieux où l'on ne te demande rien. Tu imagines une église où on te demanderait ton certificat de baptême pour entrer ? Non. Eh bien il se peut que les bibliothèques y passent...

 

Chez nous par exemple l'usage des postes internet est déja réservé aux usagers inscrits (et autorisés, pour les mineurs). Donc titulaires d'un mot de passe. Or il se trouve que nous envisageons un accès aux personnes utilisant la maison de services au public, en complémentarité d'horaires. Problème : ces gens nous sont inconnus et il n'est pas question de les obliger à s'inscrire pour avoir un mot de passe. le DSI cherche une solution (mot de passe délivré par la MSAP et validé chez nous ?). Par ailleurs ils ne seraient autorisés à utiliser Internet que pour des démarches sociale (Pôle emploi, CAF, Impôts etc...). Ce qui supposerait une surveillance et un stockage de leurs connexions. Je ne suis pas très chaud pour ça. Mais les horaires de la MSAP se réduisent, faute de personnel, et nos locaux se jouxtent. Donc les élus se jettent sur l'occasion....

 

Toujours est-il que, qu'il s'agisse de la dérive "Troisième lieu" ou de l'extension de notre rôle à des activités sociales par exemple, nous serons bien obligés de trouver des adaptations. Et pas seulement à l'accès aux toilettes ou à la fontaine à eau.

 

Je lisais les propos de Patrick BAZIN dans LH, sur ce qu'il envisage à ce sujet pour un avenir proche :

 

La volonté d’étendre les horaires d’ouverture avait déjà été un signal fort. En donnant la priorité à l’appropriation quotidienne d’un service public de proximité par ses usagers elle affirmait un choix culturel assez différent de celui d’une culture descendante et peu participative qui avait prévalu jusqu’à présent. Mais – il faut bien le reconnaître – ce choix se heurte aux corporatismes, à une vision surannée de l’exceptionnalité culturelle, à la difficulté d’imaginer que ce soient les bibliothèques qui puissent devenir à l’échelle des territoires les avant-gardes d’une société de l’information, de la connaissance et du partage. Il se heurte aussi, tout simplement, à la difficile redistribution des moyens, y compris au sein du champ culturel.
 
Si une feuille de route devait être suggérée, elle serait à peu près celle-ci :

 

Faire de chaque bibliothèque, au-delà des livres qui restent dans son ADN, un point d’entrée à toutes les formes de lecture et d’écriture (d’expression donc) et à leur appropriation individuelle et collective. A cette fin, on doit leur associer, en permanence ou temporairement, de nombreuses compétences autres que celles du bibliothécaire. C’est déjà le cas souvent, par exemple avec les espaces numériques, mais il faut intensifier le modèle et l’étendre à bien d’autres modes d’expression.

 

Faire de chaque bibliothèque non seulement une maison du savoir, mais une maison de service public où peuvent s’effectuer diverses démarches nécessaires à la vie d’aujourd’hui, administratives ou non. C’est le cas depuis longtemps dans certains pays anglo-saxons ou d’Europe du nord qui intègrent dans les bibliothèques des permanences d’autres prestataires. 

 

Faire de chaque bibliothèque, au côté de la Mairie, la maison commune où l’on se retrouve pour échanger, débattre et participer à la délibération permanente dans l’esprit d’ouverture et de pluralisme propre à un tel lieu.

 

Derrière le propos assez généraliste et assez correct me semble-t-il, il n'est pas difficile d'imaginer les adaptations réglementaires (mais aussi adaptation des lieux, des personnels etc...) que cela imposera.

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Le 21/02/2019 à 09:01, richard petit a dit :

Ne soyez pas, en plus, paranoïaque.

 

Ce n'est même pas de la paranoïa, c'est de la pure mauvaise foi. On a affaire à un individu qui vomit sa haine sans arrêt, qui méprise les autres, les pousse à bout, puis, quand les personnes qu'il s'efforce de faire fuir finissent par le remettre à sa place, ce sont de vilains méchants qui le n'harcèlent. Il geint ensuite parce que le forum ne modère pas les propos des gens qui mettent des barrières à son comportement déplorable, ce qui non seulement est injurieux pour l'ABF, mais en plus est une vraie chouinerie d'oppresseur qui se plaint que ses victimes n'y mettent pas du leur pour le laisser faire. 

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@babarette

A la limite, peu importe les travers des uns et des autres. Ce qui importe, il me semble, c'est que les gestionnaires du forum ne cèdent pas à l'injonction de quelques aigris de censurer les propos qui ne leur siéent pas... et qu'ils laissent aux adultes responsables que nous sommes le soin de régler leurs différends par la critique et non pas l'insulte.

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