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Clara Montlouis

Catégorie B : quelles responsabilités ?

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Clara Montlouis

Je ne sais pas vraiment si j'ai choisi la bonne catégorie pour ce sujet, mais bon :logik:

 

Voilà, je suis étudiante en DUT information-communication option Métiers du livre et je viserais à priori le métier de bibliothécaire après son obtention.

 

Pourquoi "à priori" ? Je vais m'expliquer : j'ai adoré mon stage de deux semaines en médiathèque, mais pour faire court, ce qui m'a plu, c'est les tâches de catégorie C... certes un peu de catalogage, mais surtout le contact avec le public : l'accueil, le prêt, le retour, le conseil, participer aux animations... Sauf que je ne me vois pas rester dans la catégorie C toute ma vie, déjà pour le manque de reconnaissance et ensuite parce que je ne pourrais pas bien gagner ma vie...

 

Sauf qu'en catégorie B, si j'ai tout compris, ce qu'on fait c'est de l'administration, de la gestion et de l'encadrement. Tout ce que je déteste ! Et bien sûr, le contact avec le public est considérablement réduit... 

 

Du coup je m'adresse aux bibliothécaires de catégorie B qui traînent par ici : en quoi consiste votre travail ? Êtes-vous quand même en contact avec le public ou pas du tout ? Faites-vous plus des tâches "de bureau" ? Élaborez-vous des animations sans y participer ?

Merci de répondre à mes questions !

Edited by Clara Montlouis

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B. Majour
il y a 43 minutes, Clara Montlouis a dit :

Sauf qu'en catégorie B, si j'ai tout compris, ce qu'on fait c'est de l'administration, de la gestion et de l'encadrement. Tout ce que je déteste ! Et bien sûr, le contact avec le public est considérablement réduit...

 

Ouh là.

Toi, tu as fait ton stage en grosse bibliothèque, c'est ça ?

 

Viens bosser en petite/moyenne bibliothèque et tu auras du public comme les adjoints du patrimoine. (Surtout en solo)

Si tu veux du service public, vise les bibliothèques en sous-effectif et tu auras ta dose de public à 50-60 % de ton temps de travail.

En plus, tu tombes dans une période où le sous-effectif va être chronique.

 

Sinon, tu as des cadres A qui effectuent du service public par choix.

En plus de leurs tâches administratives, et du reste.

 

Dans tous les cas, cela oblige à bien choisir la structure où on veut bosser.

Parce que, cadre B, tu auras aussi de l'administratif, de la gestion et de l'encadrement (sauf en solo)... mais pas que.

Et il en faut pour bien gérer une bibliothèque. :thumbsup:

 

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Louve
Il y a 3 heures, B. Majour a dit :

Sinon, tu as des cadres A qui effectuent du service public par choix.

En plus de leurs tâches administratives, et du reste.

 

ce n'est pas valable partout. Personnellement, je n'ai pas le temps de le faire, vraiment pas et pourtant Dieu sait que j'adore ça.

Bon j'en fais quand même un peu quand je me balade dans les espaces publics, je suis systématiquement interpellée par les lecteurs. 

 

@Clara Montlouis

Comme dit Bernard, il y a autant de fonctionnement que de bibliothèques.

Chez moi, les agents en charge de la médiation doivent élaborer les animations, faire un bilan,  il y  a donc toujours une part d'administratif.

De même, on ne fait pas uniquement ce qui nous plaît et on travaille en transversalité, en partageant les tâches pour que tout ne repose pas sur une seule personne.

J'ai mis en place des postes "d'expert" à savoir qu'un assistant n'est pas obligé d'être "chef". Mais j'attends de la qualité, il faut que l'action culturelle soit en relation avec les acquisitions.

 

Par contre je ne suis pas d'accord avec Bernard quand il dit "Dans tous les cas, cela oblige à bien choisir la structure où on veut bosser. " Parce qu'aujourd'hui, les postes sont rares et le poste de rêve n'existe pas.

 

 

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B. Majour
Il y a 13 heures, Louve a dit :

Par contre je ne suis pas d'accord avec Bernard quand il dit "Dans tous les cas, cela oblige à bien choisir la structure où on veut bosser. " Parce qu'aujourd'hui, les postes sont rares et le poste de rêve n'existe pas.

 

En poste de A, c'est très difficile de choisir, c'est exact. Puisqu'il y faut souvent une grande ville avec des moyens financiers.

 

En poste de B, assez polyvalent, le choix est plus large. Et on peut cibler jusqu'aux villes de plus de 5000 habitants (1 agent du patrimoine par 2000 habitants, et un cadre B à partir de 5000 hab, ce sont les chiffres de mon plan départemental)

 

Ce ne sont pas des choses que les étudiants d'IUT savent. Sauf pour ceux et celles qui s'y intéressent. J'en connais une qui a pris un poste de B dans une petite commune à la sortie de son IUT métiers du livre. Par choix. Son premier a été d'y effectuer ses stages, et donc d'aller les chercher. Le premier choix commence là.

 

Mais ce ne sont pas des postes de rêve, non.  :wink:

Des tâches administratives, il y en a partout, surtout dans la fonction publique, en particulier à des postes d'encadrement ou de direction.

Les fameuses tâches internes et le temps public (qui varient suivant le poste et les missions).

 

Quand à vouloir "bien gagner sa vie" ou "avoir de la reconnaissance"... ne rentre pas dans la fonction publique, Clara. Là, ce n'est plus du rêve, c'est de l'utopie.

Par contre, il y a d'autres satisfactions. La reconnaissance du public en est une.

 

 

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Ferris
Il y a 20 heures, Clara Montlouis a dit :

ce qui m'a plu, c'est les tâches de catégorie C... certes un peu de catalogage, mais surtout le contact avec le public : l'accueil, le prêt, le retour,

 

Ce qui m'étonne dans ce que tu dis là, c'est que tu ne mentionnes pas du tout le rangement, l'équipement et la réparation des documents, et autres tâches manuelles et répétitives, souvent faites en interne, qui prennent beaucoup de temps. Je connais des "C" en grosse structure qui ne font quasiment que ça. Ceux là sont de vrais "C" à l'ancienne et le resteront. Ne reste pas C car, hors concours,  ton avenir sera bouché. D'autant qu'actuellement, avec les réseaux intercos, on joue beaucoup sur la mobilité interne, et qui va se retrouver un jour ici, le lendemain la-bas, à boucher les trous du planning? La petite nouvelle en catégorie C, comme par hasard. (Situation vécue actuellement dans mon réseau)

 

Méfie-toi des profils de recrutement qui annoncent la "mobilité". Dans pas mal de structure en grève en 2018, les personnels protestent justement contre cette mobilité. On a un topic la-dessus. https://www.agorabib.fr/topic/3328-tour-de-france-des-bibliothèques-en-grève/?tab=comments#comment-24462

 

 

Il faut taper dans les structures moyennes, on va dire entre 5 et 10 personnes (pro), ou en termes de population 5000 à 10 000 par exemple, bien que cela ne veuille pas forcement dire grand-chose. Les normes ne sont plus respectées.

 

Mais dans ces structures, il y a une semi-polyvalence qui s'instaure assez vite, d'autant plus que le sous-effectif chronique y oblige un peu et y obligera de plus en plus. Et que le cadre A partage avec toi les tâches d'encadrement (on dit management maintenant, ça fait plus riche) qui représentent en théorie la moitié de ton temps de travail si l'on prend les "fiches métiers" types, dont s'inspirent les fiches de poste.. Par ailleurs les prises de décisions sont plus collectives, les bilans et les projets aussi, parce que la taille de l'équipe le permet.. Et, service oblige, tout le monde est amené à faire de l'accueil (on dit médiation maintenant, ça fait plus chic). Et on peut plus facilement passer d'un secteur à un autre etc..

 

La multiplicité des tâches est inversement proportionnelle à la taille de la structure, on pourrait dire ça comme ça. Qu'il s'agisse de C ou même de B d'ailleurs. C'est à dire que plus l'équipe est importante et plus tu risques de végéter dans un panel de tâches peu variées. C'est d'autant plus vrai dans les structure uniques. Avec les réseaux l'équipe est éclatée en bibliothèques annexes, où il est possible d'avoir une autonomie plus importante. Tout dépend aussi du système utilisé par la hiérarchie. Il n'y a pas de système unique de réseaux, pas plus qu'il n'y a de modèle de bibliothèque.

 

Il y a 14 heures, Louve a dit :

Par contre je ne suis pas d'accord avec Bernard quand il dit "Dans tous les cas, cela oblige à bien choisir la structure où on veut bosser. " Parce qu'aujourd'hui, les postes sont rares et le poste de rêve n'existe pas.

 

Effectivement il ne s'agit pas de s'imaginer qu'on va pouvoir choisir SA bibliothèque. Le marché actuel ne le permet pas. Mais au moins se fixer un type de bibliothèque en terme de taille ou de taille de population à desservir. Et les petites et moyennes sont les plus nombreuses en France. La moitié des Français vit dans des villes de moins de 10 000h. Et puis ne jamais oublier qu'on doit rester mobile, surtout sur des premiers postes. C'est à dire être prête à partir saisir une occasion intéressante qui se présente ailleurs, c'est fondamental. Quand on commence à connaître le milieu, les collègues, le département, voire au-delà, on voit assez vite quelles sont les bibs plus intéressantes que d'autres. Et puis tu as les concours internes etc..

 

Il faut postuler dans des bibliothèques à dimension humaine, comme le suggère le Père Bernard, et ne pas se focaliser à priori sur les intitulés des annonces et des profils publiés. Il est rare quand on recrute un B qu'on mette dans ses missions prioritaires l'accueil des publics, souvent considéré comme la 5° roue du carrosse, alors que c'est notre vrai "cœur de métier".

 

Et puis il y a des catégories C qui dirigent de petites structures, assistés de bénévoles ou de contractuels. Ceci dit ces petites structures ont souvent aussi des conditions budgétaires et matérielles assez minables qui ne permettent pas de faire grand-chose d’intéressant. Et elles fonctionnent de moins en moins en solo, réseaux obligent.

 

Rien n'est vraiment figé dans la Territoriale, heureusement. Par contre va demander à un magasinier de BU comment il voit son évolution de carrière....tu vas pas rigoler.

 

En tous cas je te félicite, en tant que future cadre B de mettre d'emblée l'accueil du public dans tes priorités. C'est assez rare pour être signalé.:)

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Pigranelle

Je suis B mais en BU, un peu différent donc je ne sais pas si ça t'intéresse. Je n'ai pas de responsabilité d'équipe (dieu merci personne sous mes "ordres") et j'estime que mon poste est assez varié: service public (moins que les C, plus que les A), gestion des commandes, catalogage, formation des usagers (et là je suis en contact direct avec eux et selon les périodes ça représente pas mal d'heures)... Je ne sais pas ce que tu appelles "tâches administratives", pour moi la partie commandes/catalogage sont des tâches techniques et intellectuelles mais pas administratives.

J'ai bossé un peu comme B contractuelle en BM, ma chef catégorie A participait aux animations qu'elle mettait en place (ça me semble évident...) et j'y participais aussi.

Par contre j'échangerais pas ma place contre un A (pas envie de gérer une équipe ni de me coltiner les relations avec la tutelle).

Je trouve qu'en B on a un éventail de postes assez intéressant, tu peux tout à fait ne répondre qu'aux postes qui t'intéressent. Mais c'est vrai que dans la territo il y a un glissement avec des fiches de postes de C qui devraient être B et des B qui devraient être A...

En tout cas ce serait dommage de te priver d'un poste B en ayant fait le DUT. A ta place je passerai de toute façon les concours B et C si c'est possible, et tu verras en sortant des études au bout de 6 mois de chômage tu seras prête à accepter n'importe quel poste...

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Pigranelle
Citation

En tous cas je te félicite, en tant que future cadre B de mettre d'emblée l'accueil du public dans tes priorités. C'est assez rare pour être signalé.

Bah c'est la nouvelle génération Ferris! Dans mon DUT aussi on était tous très contents de faire de l'accueil du public, et ça n'a pas changé pour ceux avec qui je suis toujours en contact. Ça m'a jamais dérangé de faire du prêt-retour, et c'est vrai qu'avec les formations c'est le poste où on a le plus d'échanges avec le public.

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Ferris
Il y a 2 heures, Pigranelle a dit :

Bah c'est la nouvelle génération Ferris! Dans mon DUT aussi on était tous très contents de faire de l'accueil du public

 

Tu te contredis dans la même phrase. Non ce n'est pas la nouvelle génération, puisque c'était pareil de ton temps (à moins que tu ne sois très jeune, ce que j'ignore :D). En fait j'ai ma petite idée la-dessus, toutes générations confondues. les IUT datent de 1966, et le DUT métiers de l'information -communication option bibliothèque, plus récent,  s'est élargi en préparant aussi à des métiers d'archives, musées mais aussi tous les métiers de la librairie.  De même que la Licence pro métiers du livre  prépare aux métiers de la documentation et à l'iconographie (!)

 

L'accueil des publics n'y est plus enseigné de la même façon, très probablement. Ceci dit, c'est vrai aussi qu'en 15 jours de stage, l'accueil public peut paraître une amusette pittoresque et folklorique, voire exotique pour certains, qui nous change agréablement des cours traditionnels, mais il est difficile d'extrapoler en se disant qu'on fera ça aussi durant toute sa vie professionnelle. Faisons confiance à Clara pour persister.

 

J'ai toujours pu constater en plus de 30 ans de recrutement, la différence entre ceux qui faisaient l'effort de faire un DUT, sachant que de toutes façons le concours les attendait au bout, avec son cortège d'inégalités etc etc....et ceux qui tentaient le concours en direct après un bachotage classique. En termes de résultats je n'ai pas de statistiques évidemment, (d'autant plus que le contenu des formations IUT a beaucoup changé, en s'élargissant un peu trop à mon goût ),mais en termes de comportement, donc de motivation, j'ai pu constater des différences importantes, précisément au niveau de la façon de considérer les publics.

 

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B. Majour
Il y a 2 heures, Ferris a dit :

Ceci dit ces petites structures ont souvent aussi des conditions budgétaires et matérielles assez minables qui ne permettent pas de faire grand-chose d’intéressant.

 

Tout dépend de ce qu'on entend par "intéressant".

Mais il est vrai que le budget pose tout de suite problème en petites structures et qu'il faut se débrouiller avec les différents partenaires et bénévoles.

 

Par contre, ce sont bien des structures à taille humaine. Comme peuvent l'être des annexes dans les grosses villes. Ou des petites universités ou encore des annexes universitaires.

 

Si tu veux du contact avec le public, vise ce genre de bibliothèque en priorité.

Mais il y faut des qualités : autonomie, sens de la débrouille, sens du service (même avec les enquiquineurs), pas rechigner sur les heures sup (non payées) + tout le côté administratif, gestion, nettoyage des chiottes.  Parce que c'est un package !

Comme dans tout métier, il y a les plus, et il y a les moins.

 

L'avantage des bibliothèques, c'est que ce ne sont pas des entreprises fermées au public. On peut en visiter plusieurs et se faire une idée de l'ambiance, des conditions de travail. En particulier les samedis (où on travaillera). On peut même y travailler en tant que bénévole... pour augmenter son CV. :fear:

Oui, il faut commencer tôt, pour passer devant les autres, et montrer son engagement.

 

Il faut regarder où on met les pieds, et voir le métier dans son intégralité. C'est ce qu'apprennent les stages. (et le bénévolat)

Si ça plaît malgré tous les inconvénients alors tu ne t'es pas trompée de voie.

Si tu sais que tu vas pouvoir apporter quelque chose, alors tu es au bon endroit.

 

Il y a 19 heures, Louve a dit :

Par contre je ne suis pas d'accord avec Bernard quand il dit "Dans tous les cas, cela oblige à bien choisir la structure où on veut bosser."

 

Et je plussoie Louve. Clara, tu ne pourras peut-être pas choisir ta première structure, parce qu'il te faudra d'abord devenir fonctionnaire et/ou acquérir deux ans d'expérience minimum.

Mais tu auras le choix des suivantes et des projets que tu voudras y développer. (force de proposition, projet de médiation vers le public)

 

C'est quand on ne sait pas que c'est long et difficile. Sans cap, on ne sait pas où on va.

Quand on sait, on s'en donne les moyens. On se forme, on visite, on imagine son futur. Et surtout, on est en chasse du poste rêvé. => on collectionne déjà les offres d'emploi et on regarde si notre profil correspond. Ça, ce n'est pas une chose qu'on apprend à l'IUT, et pourtant il faudra coller au profil si on veut trouver un job par la suite.

Autant s'y mettre le plus tôt possible.

 

 

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Ferris
il y a une heure, B. Majour a dit :

Si tu veux du contact avec le public, vise ce genre de bibliothèque en priorité.

Mais il y faut des qualités : autonomie, sens de la débrouille, sens du service (même avec les enquiquineurs), pas rechigner sur les heures sup (non payées) + tout le côté administratif, gestion, nettoyage des chiottes

 

Une structure à taille humaine c'est bien sur une question de taille d'équipe, de population à desservir, de locaux, mais un des critères important, c'est l'absence d'anonymat. Quand les inscrits deviennent des numéros,  ou qu'on les envoie chier parce qu'ils ont oublié leur carte, c'est que la structure n'est plus à taille humaine. Ce sont des indicateurs importants. Car ils jouent sur la qualité de la médiation. Une structure qui reçoit 2000 personnes par semaine, voire par jour pour certaines, est une usine.

 

Par contre le nettoyage des chiottes et l'arrosage des plantes ne sont pas des critères d'humanité des lieux. C'est en option. Là on passe du visage humain au visage de la misère. Évite tout de même des structures où aucune heure de ménage n'est prévue, ou il faut amener ta caisse à outils pour renforcer les étagères etc.. J'ai vécu ça il y a très longtemps, et je ne m'en plains pas, mais ce n'est plus acceptable. Car cela cache un désintérêt des élus pour la structure en question, désintérêt que tu mesureras vite le jour où tu auras un projet d'animation un peu coûteux, ou qu'on te refusera un abonnement à Toupie. la misère matérielle qui a pu exister, l'inexistence de normes, etc..  à une époque de pionniers, n'est plus acceptable, car aujourd'hui c'est devenu non pas une situation mais un choix. La misère est une situation de fait, le misérabilisme est une politique. 

 

Il y a 1 heure, B. Majour a dit :

Il faut regarder où on met les pieds,

 

 Surtout si on en est resté à La cabane au fond du jardin:hyper:

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Epsy

Bonjour, 

 

Etant catégorie B, je ne peux pas ne pas répondre :-) J'ai un poste peut-être particulier, mais en tous les cas je n'ai pas d'encadrement, personne à gérer mis à part ma propre personne, youpi ^^ J'avais assez bien décrit la situation dans ce message-là : 

 

Administration / gestion, ça dépend effectivement de ce que vous mettez derrière : je gère les commandes de mes secteurs donc sélections des documents à acquérir / demandes de devis / bons de commandes / gestion des factures + catalogage (import et relecture de notices, mots-clés, création de l'exemplaire). Pas ou très peu d'équipement pour moi : ce sont bien des catégories C qui prennent le relais ici : couverture, édition des cotes à la titreuse, réparations diverses, etc.

 

Je suis dans ce qui est considéré sur ce forum comme une "grosse structure". Je mets des guillemets, car je parlerais plutôt d'une moyenne structure mais bon, tout est une affaire de perception : nous sommes 20, en comprenant le secrétariat, et pas tous titulaire (je sous-entend ici que nous avons des CDD et/ou contrats aidés, globalement uniquement sur des tâches d'accueil). Pas mal de transversalité, pas mal d'autonomie, pour tous le monde. Je consacre 50 à 60% de mon temps en service public (= accueil / conseil / aide sur les pc), davantage en cas de plannings tendus : ça a été annoncé directement en entretien, ce qui ne me dérangeait pas (et ne me dérange toujours pas ! J'aime beaucoup être avec les publics même s'ils m'en font voir parfois. Le seul truc est de parvenir à caser toutes les autres tâches dans les 40% restants : franchement pas évident et toujours un peu frustrant, cette sensation de survoler tes secteurs sans pouvoir leur donner leur pleine dimension. Dans ces 40%, il y a aussi les temps de rangements et de réunions avec les équipes, qui mangent ton temps). Côté animations, j'en fais régulièrement, que j'élabore moi-même, que je propose, ou encore que j'y participe pour aider un collègue. Ca reste rare que j'élabore des animations sans y participer : c'est le rôle de ma collègue, cadre A.

 

C'est un exemple d'un poste de B. Mais il y a de nombreux exemples, tous différents. 

 

Le 14/11/2018 à 16:43, Clara Montlouis a dit :

ensuite parce que je ne pourrais pas bien gagner ma vie...

 

J'ai aussi un peu tiqué sur ça, mais difficile de savoir ce qu'il y a derrière "bien gagner sa vie". A titre d'info, je suis B depuis moins de 10 ans, je touche donc autour de 1300€ par mois. Ce n'est donc pas si éloigné des salaires de C...

 

Epsy. 

  • Thanks 1

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Ferris
Epsy
il y a 1 minute, Ferris a dit :

je suppose que c'est du net, pas du brut

 

Oui, en net tout de même, et sans le prélèvement à la source ^^

 

Epsy.

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Ferris

Et avec tes primes ?.:D

N'empêche qu'effectivement ça fait pas lourd...:bye:

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Louve
il y a 33 minutes, Ferris a dit :

Et avec tes primes ?.:D

N'empêche qu'effectivement ça fait pas lourd...:bye:

 

Ca se saurait si la filière culturelle était bien considérée au niveau salaire!

 

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Ferris

Heureusement qu'il ne s'agit que d'un salaire d'appoint, comme pour beaucoup de femmes, et que monsieur est là pour faire tourner la boutique. Ce qui explique en partie la féminisation de la profession. Au fond comme salaire d'appoint c'est pas si mal.

  • Haha 1

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Louve
il y a 1 minute, Ferris a dit :

Heureusement qu'il ne s'agit que d'un salaire d'appoint, comme pour beaucoup de femmes, et que monsieur est là pour faire tourner la boutique. Ce qui explique en partie la féminisation de la profession. Au fond comme salaire d'appoint c'est pas si mal.

 

Je ris jaune...

Mais il est vrai que c'est l'idée.

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Ferris

Tu sais que ce sont des propos que j'ai réellement entendus en début de carrière....c'est assez effrayant. Comme pour toutes les nanas qui faisaient psycho en fac et dont on disait ouvertement (donc devant elles) qu'elles n'étaient là que pour trouver un mec.

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Louve
il y a 1 minute, Ferris a dit :

Tu sais que ce sont des propos que j'ai réellement entendus en début de carrière....c'est assez effrayant. Comme pour toutes les nanas qui faisaient psycho en fac et dont on disait ouvertement (donc devant elles) qu'elles n'étaient là que pour trouver un mec.

 

Je sais bien.

A l'époque où j'étais chef de projet, une nana m'a demandé benoîtement si "un chef de projet ça avait des enfants". Quand j'ai répondu que mes collègues avaient des enfants, elle m'a répondu "non mais je parle des femmes"...

Et une autre fois alors que j'étais avec le technicien pour une démo pour un appel d'offres, on s'est adressé à lui...

Raté!

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Ferris

A lire néanmoins La bibliothèque, un monde de femmes, Déterminations et conséquences sur la segmentation des publics jeunes dans les bibliothèques. https://www.cairn.info/revue-reseaux-2011-4-page-133.htm

 

La relation entre les professionnels de la bibliothèque et le public est un facteur déterminant dans la segmentation des publics de lecteurs et d’usagers. Le métier et le monde de la bibliothèque se sont construits sur le présupposé féminin de la disponibilité envers autrui et de la maternité : les témoignages recueillis à travers le monde entre 1993 et 2002 par la commission des « Women’s issues » de l’International Federation of Librarians Associations (IFLA) en 2003 associent de manière quasi universelle métier de bibliothécaire et fonctions maternelles. En France, qualités humaines et sens social caractérisent le vécu et la perception du métier chez les professionnelles de la bibliothèque (ABF-GIF-BPI, 1998 ; Forlani, 2010). La prégnance de ces valeurs a été et reste largement favorisée par la composition largement féminine du personnel . Les femmes représentent 86 % des agents de rang A (conservateurs,....) La présence et la prégnance des femmes (du choix des titres jusqu’aux missions fixées à la lecture publique en passant par les injonctions réitérées au silence et à une certaine tenue) finissent par façonner les espaces, les attentes réciproques, jusqu’à une certaine vision de la lecture.

 

Le constat d’une relation quasi métonymique entre l’objet et la personne qui le porte (le livre et la bibliothécaire) a fait l’objet de quelques recherches nord-américaines mettant en évidence la dimension incarnée du livre dans une figure de femme lettrée et pédagogue, plus surveillante que bienveillante. Son attitude est ressentie comme hypercritique envers les jeunes, en général, et peut déclencher un effet d’anxiété sur les garçons, en particulier (Jiao et Onwuegbuzie, 1997). Si ces interactions ne sont pas conscientes ou voulues, elles jouent néanmoins un rôle central pour décourager et éloigner les adolescents garçons, en érigeant des barrières institutionnelles et symboliques.

 

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olivierH
Il y a 3 heures, Epsy a dit :

Oui, primes inclues :sweat:

 

Epsy. 

 

Gloups.

 

Dans ma collectivité, un assistant à 10 ans de carriere est à 2000€ nets en gros. Mais c'est sûr, les grosses bibs, c'est l'enfer.

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Ferris

@Epsy   C'est étrange mais si on prend les grilles indiciaires, au pire, c'est à dire au premier échelon du grade d'assistant simple, indice majoré 339, tu serais à 1588.56 brut, soit 1296.55 net après passage au simulateur Morel (donc en gros les 1300 que tu annonces), sans prime, sans NBI, sans indemnité de residence, sans supplément familial de traitement, bref toute nue dans la rue (comme disait ma grand-mère à ma sœur quand elle ne travaillait pas bien à l'école : tu finiras toute nue dans  la rue).

Et ça me parait simplement pas possible. Tu es bien à plein temps ?

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Epsy

@Ferris je n'ai pas ma fiche de paie sous la main, de mémoire je dois être sur du 1327 et des centimes si on cherche à être précis. Dans les explications, je peux avancer plusieurs éléments :

- pas de NBI, pas d'indemnité de résidence (c'est quoi ce truc ?), pas de supplément quelconque, une seule prime, peu élevée je ne sais plus le montant en revanche (pas tout à fait toute nue donc :hyper:)

- j'ai l'immense chance de bénéficier de chèques-déjeuner, qui sont donc déduit de ma paie

 

Sinon, je suis bien à plein temps : 37h, avec RTT. Impossible n'est pas français ;-)

 

@olivierH avant la fusion avec création interco, il y avait beaucoup plus de primes, que les anciens ont gardés. Les nouveaux, évidemment, ne bénéficient plus de tout ça. C'était l'ancien temps...

 

Epsy.

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Louve
il y a 1 minute, Epsy a dit :

avant la fusion avec création interco, il y avait beaucoup plus de primes, que les anciens ont gardés. Les nouveaux, évidemment, ne bénéficient plus de tout ça. C'était l'ancien temps...

 

ah... les anciens qui se battent pour leurs "privilèges acquis "en laissant de côté les p'tits nouveaux... Une grande habitude...

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