Jump to content

Recommended Posts

Louve
Il y a 4 heures, Lunalithe a dit :

 

@Louve : Ton public me semble assez similaire au notre... C'est une commune de combien d'habitants ?

 

80 000 habitants pour la commune , 100 000 pour l'agglomération.

Share this post


Link to post
Share on other sites
B. Majour
Il y a 5 heures, kiki de morainval a dit :

L'idée ici pour la valoriser est d'en faire don à une association locale d'aide à des pays en cour de développement.

Il faut donc trier le bon grain de l'ivraie pour ne pas envoyer des documents en charpie, tout cela avec la condition de s'assurer une visibilité sur les conditions d'acheminement des cartons de livres jusqu'au village du pays en question. Car comme les documents sont estampillés et portent le logo de la commune qui nous emploie, son image est mise en jeu.

 

Bonjour Kiki

 

Bravo pour le saut sur la scène du forum.

 

La seule solution pour valoriser un tel fonds : "le livre était retiré du catalogue et stocké dans une immense réserve (dans la cave). Des oubliettes en vérité, car l'endroit est insalubre, avec rats, humidité et champignons.", c'est de tout mettre à la benne.

Ou alors de tout mettre dans un énorme récipient d'eau pour en faire des bûches à cheminée. Sauf que l'encre consumée est particulièrement novice pour la santé, et comme la plupart des gens s'en servent en plus pour engraisser leur jardin, on est dans la double peine.

 

Il faut aussi se rappeler que si l'image de la commune est mise en jeu, alors on envoie des livres neufs... pas des livres dont plus personne ne veut en Europe, Les pays du tiers monde ne sont pas des poubelles. De plus, vu le taux d'humidité dans la plupart de ces pays, pas de problème pour que les spores de moisissures/champignons se développent à vitesse grand V.

Si c'est pour envoyer des champignons ailleurs... autant que ce soit des spores de champignons de Paris. :ahappy:

 

Donc oui, on peut passer par une association locale d''aide aux pays pauvres, mais avec des livres en bon état qui sont revendus en France. Pour envoyer seulement l'argent sur des projets là-bas. On évite le coût du transport et ce sont les gens sur place qui achètent selon leurs besoins réels. Ils n'ont pas à gérer un énorme container d'un coup.

 

Par contre, vu l'état du fonds que tu décris, si tu pratiques de cette façon alors ce genre d'association va revendre des (vos) livres contaminés par des spores à des lecteurs intéressés. Qui vont contaminer leur propre bibliothèque avec des saloperies. Et comme les lecteurs se ressemblent tous, beaucoup sont inscrits à des bibliothèques, dont la vôtre. Donc ils vont amener des livres neufs chez eux, dans des environnements contaminés et vous allez récupérer en boomerang les cochonneries de cette cave.

 

Ce qui renforce, très fortement, l'idée de tout mettre à la benne au recyclage papier.

 

Et de penser, en amont, les prochains recyclages. Type braderie, effectivement, pour envoyer l'argent au Tiers Monde, à des collègues bibliothécaires par exemple.

 

Sinon, on peut faire des ateliers de pliages de livres (Book Folding). Les enfants aiment beaucoup.

Ou ouvrir des boîtes à livres dans des lieux fréquentés... en désherbant, sans remords, tout ce qui ne sort/disparaît pas au bout de deux trois semaines.

 

Attention aussi, si votre CHSCT pense que l'endroit est disons "insalubre", il ne faut pas prendre de risques avec la population, ni l'exposer à des cochonneries.

Ce sera pareil avec les agents chargés d'éliminer ce "fonds", il faudra prendre des précautions lors de la manutention pour élimination.

 

Share this post


Link to post
Share on other sites
Ferris
Le 26/03/2019 à 15:43, kiki de morainval a dit :

l'endroit est insalubre, avec rats, humidité et champignons.

 

Sur ce sujet le forum a déja traité la question sur 

https://www.agorabib.fr/topic/2874-maladies-professionnelles/

 

et sur https://www.agorabib.fr/topic/1632-livres-anciens-que-faut-il-en-faire/

 

Un extrait: si tu comptes y pénétrer toi-même :Protection du personnel : En cas de prolifération importante, il est nécessaire de se protéger car certaines moisissures sont dangereuses pour la santé en portant un masque avec filtre HEPA, des gants jetables, une blouse voire une combinaison, des chaussons pour pénétrer dans l’espace contaminé. Quitter tous ces vêtements en sortant et les envelopper dans un sac poubelle hermétique. Laver les blouses à la Javel.

http://www.archivesdefrance.culture.gouv.fr/static/1895

 

Tu peux aussi refuser et tenter de faire jouer ton droit de retrait après constat du CHSCT, jamais avant ou de ton propre chef.. Des sociétés spécialisées peuvent être sollicitées et ce travail de sortie et de tri (tu vas le faire ou, ton tri ? Dans un espace nouveau que tu vas contaminer donc ce n'est pas la solution) externalisé.

 

Et de toutes façons s'il y a des rats, la législation est très stricte donc inutile de faire quoique ce soit au niveau des livres avant  la deratisation par une entreprise agréée. http://www.economiematin.fr/news-deratisation-paris-obligations-legales-entreprises-particuliers

 

Share this post


Link to post
Share on other sites
Palu9

Bonjour,

 

Je pense que la direction de la médiathèque de Maisons Alfort serait ravie de vous expliquer comment ils ont réussi à mettre en place des braderies 2 fois par an.

 

Tout part à 1€ sauf les beaux livres, que je sache. Les recettes sont destinées au budget d'achat.

 

Share this post


Link to post
Share on other sites
quatrième dimension

Nous avons organisé une operation  "Adopte un livre' qui a bien marché. Avec un petit mot sur ces livres qui doivent laisser la place alors faites leur une petite place chez vous pour leur donner une seconde vie. Autrement nous avons une association Book hémisphère qui récupère  tout et dans n'importe  quel état  Et ils ont vraiment du mérite.  le pilon et les dons  qui sont parfois dans un état vieux et moche.  Franchement, ils nous sauvent

Share this post


Link to post
Share on other sites
Ferris
Il y a 2 heures, quatrième dimension a dit :

une association Book hémisphère qui récupère  tout et dans n'importe  quel état  Et ils ont vraiment du mérite. 

 

Je reste sceptique sur la possibilité d'en faire autant. Il est vrai que les chiffres sont impressionnants. En fait si on se refère à l'article de Ouest-France en 2015, https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimperle-29300/book-hemispheres-mise-sur-le-depot-de-vieux-livres-3584533, on lit :

 

En cinq ans, ce sont 2 millions d'ouvrages qui ont été collectés, soit 400 000 livres par an. En 2014, la population du pays de Quimperlé en a remis 18 040 à l'association. Et entre son propre désherbage et les livres déposés par les particuliers, « la médiathèque en a empilé 5 070 l'an passé, c'est un peu moins qu'à Auray, ville de taille similaire, mais ici, Emmaüs est à deux pas et a ses habitués », explique Gwaldys Delaval.

Romans, polars, bandes dessinées, livres politiques, d'art ou de sciences humaines, tout est bon pour la boîte, sauf les livres scolaires, les magazines et les journaux. Dans le local de 850 m2 à Kervignac, les livres collectés sont triés et, si ils ne sont pas recyclés, référencés par thèmes. Même si Book Hémisphères voit un nouveau marché émerger et ses ventes se multiplier auprès des maisons de mode et de décoration, les particuliers et les bouquinistes se partagent le principal des achats. Des braderies sont organisées chaque dernier dimanche du mois. À 1 € le livre jeunesse et 2 € le livre adulte, ça se bouscule au portillon de l'occasion et 3 500 livres sont vendus à chaque braderie.

 

Donc ils font une partie de votre travail : vous désherbez vos fonds, comme nous, et acceptez les dons individuels dans des proportions importantes (5000 en un an) c'est à dire sans véritablement de tri préalable, ensuite l'association stocke le tout et en recycle (combien, ce serait intéressant de le savoir), comme nous finalement, et vend le reste à des bouquinistes et autres, et vous organisez (ou ils organisent, ce n'est pas spécifié) des braderies mensuelles. Cette association vise la vente et la recherche de nouveaux marchés.

 

Dailleurs que sont-ils devenus en 2019

Après 2 ans de réflexion et de travail, l’association est devenue une SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif) pour renforcer et continuer le travail d’insertion au travers de la collecte, du tri, du réemploi et et du recyclage des livres depuis 9 ans.

De quatre salariés au démarrage, Book Hémisphères est passé à dix-huit en 2019 et la zone de collecte couvre non seulement le Morbihan mais s’étend aussi sur les autres départements bretons. Cette nouvelle échelle a conduit l’Association Entreprise d’Insertion à évoluer vers une SCIC. Notre coopérative, grâce à son capital variable, est participative. Vous pouvez acheter des parts et devenir sociétaire de Book Hémisphères. https://www.bookhemispheres.org/

 

Tu as pris des parts ? :D

 

Par contre votre opération "adopte un livre" , en interne, est claire et rejoint le don direct au particulier, avec retour, echange ou non, pratiqué dans pas mal de bibliothèque. Mais au total combien de documents cela touche t-il ?

Share this post


Link to post
Share on other sites
quatrième dimension

Bonjour,

 

L'opération "Adopte un livre" a porté sur environ 600 documents. Pratiquement tout est parti mais il est vrai qu'il s'agissait d'Albums jeunesse de BD adultes et de romans jeunesse dont le desherbage n'avait pas été fait depuis 3 ans. Donc c'était très attractif.

 

Nous avions tenté la même chose à beaucoup plus petite échelle avec les romans pour adultes. Mais bien sur les romans en parfait état des différentes anciennes rentrée littéraires qui ne sortaient jamais ne sont pas plus partis.

 

Sans l'association Book Hémisphère, nous ne pourrions pas prendre les dons qui les trois quart du temps sont inutilisables. Nous en gardons quelques uns pour notre cabine téléphonique transformée en cabine de lecture. Mais les gens y déposent beaucoup de vieilleries des années 80 , selection du readers digest, vielles encyclopédies Focus....

Mais le but n'est pas de prendre tout ce qui nous intéresse mais que les livres en bon état aillent aussi à Book Hémisphère.

 

Je crois que sans eux, nous refuserions les dons.

  • Like 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
clairàmolette

Bonjour,

Je prépare les concours et ne suis donc pas bibliothécaire, mais la question m'intéresse. Est-ce qu'il est possible de vendre d'occasion (en ligne, par exemple, comme Chapitre), les livres désherbés? Plutôt que de les jeter en payant pour ça? J'ai été assez surprise d'apprendre, par les cours de préparation, que la bibliothèque devait faire rentrer des fonds par des techniques éthiquement douteuses, comme le sponsoring, mais si telle est la logique à l'oeuvre, pourquoi ne pas pousser jusqu'au bout cette logique économique?

Merci!

Share this post


Link to post
Share on other sites
B. Majour
Il y a 4 heures, clairàmolette a dit :

comme le sponsoring

 

Oh, le vilain mot. En bibliothéconomie, on appelle ça du mécénat.

 

Pour la vente, tu oublies juste un petit détail : le temps que cela prend, donc le salaire qu'il faut verser.

Plus l'espace de stockage et les frais d'envoi (=> manutention, gestion des problèmes/conflits, dépôt chez le transporteur, etc.). Tout a un coût.

Chapitre, ils ont des gros entrepôts et vivent beaucoup de récupérations à très bas prix. Ce qui leur permet de dégager une marge bénéficiaire.

C'est une question d'échelle.

 

Rappelle-toi juste qu'en bibliothèque, on désherbe des bouquins/documents que les gens ne veulent pas.

S'ils les achètent, à un ou deux euros, c'est souvent pour les sauver de la poubelle.

 

Une braderie, c'est une opération sur une journée... dont le coût n'est pas nul pour la collectivité.

Si tu prends 4 agents sur 7 heures de temps. A 15 euros de l'heure d'adjoint du patrimoine => 4 * 7 * 15 = 420 euros.

Ta braderie doit te rapporter plus de 420 euros pour être rentable. Donc tu dois vendre au minimum 420 documents à 1 euros.

Pour ça, il en faut au moins le double à présenter.


Attention, une braderie, ce n'est pas juste le jour où tu vas vendre, c'est toute la préparation en amont + le véhicule de transport + la gestion de l'organisation (réunions) + les tables à louer + l'espace à organiser + la régie + la communication vers le public, etc.

 

Parfois, c'est plus facile de dire : bon, venez me débarrassez du paquet de documents pour 100 euros.

L'économie est substantielle, en temps et en salaire.

 

Là, tu es bien dans la logique économique. :wink:

 

Comme le mécénat.

Si tu passes une heure de temps à 15 euros à rencontrer un mécène et que tu récupères un don de 100 euros. Tu as gagné 85 euros de marge. C'est rentable.

Tant que la marge est bénéficiaire, c'est rentable.

 

Pour finir, le principal risque d'une vente directe par la bibliothèque... c'est qu'un usager abîme volontairement un document avec l'espoir de l'acquérir à bas prix.

Exemple : je coupe la première page de texte, je l'emporte chez moi... pour la recoller plus tard.

 

 

Share this post


Link to post
Share on other sites
Ferris
Posted (edited)
Il y a 7 heures, clairàmolette a dit :

J'ai été assez surprise d'apprendre, par les cours de préparation, que la bibliothèque devait faire rentrer des fonds par des techniques éthiquement douteuses, comme le sponsoring

 

D'une façon générale, en elargissant le propos à l'achat/don et non seulement à la vente,  les bibliothèques sont éligibles au mécénat, car elles peuvent émettre des reçus fiscaux, au titre des articles 238bis et 200 du code général des impôts.

 

La signature d'un contrat de mécénat relève de la tutelle, et il importe donc "de faire participer l'élu ou ses délégués (directeur aux affaires culturelles et direction des finances) à la définition des orientations de la stratégie mécénat, de les tenir informés de ses évolutions et les faire participer à la conclusion des accords de partenariat". (voir le mémoire Quelle stratégie de mécénat pour les bibliothèques aujourd'hui ?, non disponible en ligne). Pour ce qui est des questionnements déontologiques : Si la tutelle apprécie généralement de ne pas être l'unique bailleur de fonds, il convient de lui faire comprendre que l'apparition de financements extérieurs ne doit pas transformer les crédits alloués à la bibliothèque en "variable d'ajustement du budget municipal. Les personnels peuvent être réticents au mécénat, perçu comme une instrumentalisation de la bibliothèque, et il convient de répondre à ces interrogations, si nécessaire par le biais d'une consultation collective. Donc il faut être vigilant quant au degré d'ingérence du mécène. Le sponsoring ou mécénat n'a rien d'éthiquement douteux.

 

En fait on est en pleine hypocrisie sur les mots : A la différence du sponsoring qui est en principe une action commerciale destinée à renforcer la notoriété d'une marque (cas des commerces et banques qui co-financent les communications de la ville par exemple au niveau local, mais elles ont un budget com prévu pour ça et qui est déja "sorti" de leur revenu imposable), le mécénat fait la même chose mais se cache derrière une image de philanthropie qui dit surtout défiscalisation du don qui peut être fait par une entreprise. 

 

Une bibliothèque peut donc accepter une proposition de don de livres en échange de l'apposition du logo du mécène sur les livres concernés.

D'ailleurs il est courant que des organismes publics apposent le nom de mécènes (souvent des banques)  sur des supports de communication. Presque toute nos affichages d'animation en comportent.

 

Par exemple, un groupe bancaire propose, via son mécénat, d'acheter des livres à des bibliothèques municipales, et demande en contrepartie que des stickers représentant son logo soient apposés sur les ouvrages en question. Question à poser dans ce cas, les bibliothécaires seront-ils associés au choix des titres donnés ?.

 

Le sujet avait été abordé sur le forum dès 2013 https://www.agorabib.fr/topic/357-mecenat-et-sponsoring/

 

Edited by Ferris

Share this post


Link to post
Share on other sites
clairàmolette

Merci Ferris et B. Majour pour vos longues réponses! C'est très éclairant.

Juste une précision sur le mot "douteux" que j'avais employé: comme je vous l'ai dit, je ne travaille pas (encore?) en bibliothèque, et c'est pas un cours très général en ligne que j'ai appris que les bibliothèques, pour faire entrer des revenus, faire appel au mécennat (quoi qu'on en dise, pour moi ça contrevient à l'obligation de neutralité, mais je me garderai bien de le dire au concours), ou bien rendre payants services publics, comme l'accès internet. Je ne sais pas si dans les faits c'est une pratique courante, mais cette privatisation du service public me paraît douteuse, oui.

Merci encore pour vos réponses.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Ferris
Il y a 6 heures, clairàmolette a dit :

(quoi qu'on en dise, pour moi ça contrevient à l'obligation de neutralité, mais je me garderai bien de le dire au concours)

 

Non. C'est pour ça que je disais Question à poser : dans ce cas, les bibliothécaires seront-ils associés au choix des titres donnés ?.Si c'est non (ben qu'il ne s'agisse que d'une petite partie des collection, un appoint) il faudra refuser ou revoir les termes de l'accord avec le partenaire privé.. Par ailleurs il ne s'agit pas de neutralité (obligation du fonctionnaire) mais d'une obligation de pluralisme (constitution des collections) . En mars 2003, le conseil national de l’Association des Bibliothécaires de France a adopté le code de déontologie du bibliothécaire qui, adressé à tous les professionnels des bibliothèques, énonce notamment la nécessité de pluralisme des collections et d’indépendance de la politique d’acquisition. Notamment ne pratiquer aucune censure, garantir le pluralisme et l’encyclopédisme intellectuel des collections ;.http://www.abf.asso.fr/6/46/78/ABF/code-de-deontologie-du-bibliothecaire

Share this post


Link to post
Share on other sites
B. Majour
Il y a 7 heures, clairàmolette a dit :

faire appel au mécénat (quoi qu'on en dise, pour moi ça contrevient à l'obligation de neutralité, mais je me garderai bien de le dire au concours)

 

Bonjour ClairàMolette

 

Ne mélange pas le mécénat et l'obligation de neutralité du fonctionnaire.

 

Quand la BNF acquiert le courrier de Casanova pour 16 millions d'euros grâce au mécénat, c'est bel et bien du mécénat.

Quand Microsoft place ses logiciels "gratuitement" dans les écoles, ce n'est plus du mécénat, c'est de la manipulation financière... pour obtenir de futurs clients.

 

Pareil quand on t'oblige à coller des stickers voyants sur les livres que le mécène te propose.

C'est encore pire si on t'oblige à accepter des livres que tu n'as pas choisis et qui n'entrent pas dans ta politique d'acquisition.

Là, on est dans du mécénat malsain. Malsain et commercial. Car on se sert de la bibliothèque (ou de l'école) comme d'un lieu de promotion publicitaire pour ses produits.

 

La neutralité du fonctionnaire doit alors intervenir, et rétablir des conditions plus neutres.

Pas de stickers sur la couverture (face avant et face arrière), stickers discrets, choix des documents uniquement par les bibliothécaires, etc.

Ce qui oblige à rédiger des conventions de dons précises, avec les devoirs et obligations de chacune des parties.

Voire à refuser le mécénat si les conditions sont inacceptables.

 

Et qui rédige cette convention de don ?

Le fonctionnaire. :wink:

 

On peut donc avoir du mécénat sain.

 

 

Regarde la définition de l'ENSSIB (je te conseille leur dictionnaire pour toute question d'un terme métier)

https://www.enssib.fr/le-dictionnaire/mecenat

 

Les mécènes sont  souvent des entreprises ou des personnes particulièrement fortunées, mais on voit aussi se développer aujourd’hui un mécénat qui repose sur la participation du public, chacun  à la hauteur qui lui est permise. D’un point de vue juridique et fiscal, le mécénat est considéré comme un don, puisque le mécène ne récolte pas de contrepartie réelle à sa donation. Les retombées médiatiques et positives en termes de réputation ne sont pas comptées comme des contreparties.
Pour les bibliothèques, le mécénat peut permettre la mise en place d’expositions onéreuses, l’ajout de matériel électronique dans les salles de lecture, l’adaptation de certains locaux aux normes d’accessibilité handicap… Les chargés de communication peuvent être amenés à chercher des mécènes. Dans les universités, le développement des fondations a pour objectif la recherche de mécènes et de financeurs. Si le mécénat, sous toutes ses formes, était encore peu utilisé par les bibliothèques ces dernières années, il y a fort à parier que cet état de fait peut être amené à changer.

 

Tu y notes que le mécénat peut aussi venir du public. (la cotisation et l'accès payant à Internet relèvent souvent de ce principe, malheureusement)

Et tu as raison avec le mécénat, il y a un risque majeur de dépendance aux financements privés, si les tutelles n'accordent plus aucun budget/financement.

 

Les formulations de l'ENSSIB :

le mécénat peut permettre la mise en place

Les chargés de communication peuvent être amenés à chercher

pourraient facilement devenir :

le mécénat sera obligatoire pour la mise en place

Les chargés de communication devront chercher

 

pour compenser les baisses budgétaires... de plus en plus nombreuses.

 

Share this post


Link to post
Share on other sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Guest
Reply to this topic...

×   Pasted as rich text.   Restore formatting

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.


×
×
  • Create New...