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lahary

Coronavirus et présence au travail

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Ferris
Il y a 5 heures, Peyro a dit :

la réouverture se fera dans des conditions non optimales pour le personnel et les usagers.

 

A savoir ce qu'on entend par conditions non optimales : s'il y a danger avéré pour les agents ou le public, prevenir le CHSCT et se referer au document suivant https://www.espace-droit-prevention.com/fiches-pratiques/fonction-publique-territoriale/devoir-dalerte-et-droit-de-retrait#.Xqt4p6gzbyQ

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Valérie L

Il serait bon de rappeler à certains élus ce petit paragraphe (recommandations  déconfinement- ABF)

"Les collectivités ou leurs groupements étant responsables de l’organisation de leur bibliothèque (art. L 310-1 du code du patrimoine), leur responsabilité pénale est susceptible d'être engagée en cas d'infraction commise par une bibliothèque (ou un bibliothécaire dans l’exercice de ses fonctions) qui serait à l’origine d'un dommage(application de l’art. L 121-2 du code pénal). La responsabilité pénale des élus est   également susceptible d'être engagée à raison d'une violation manifestement délibérée d'une obligation particulière de prudence ou de sécurité prévue par la loi ou le règlement ou d'une faute caractérisée qui exposerait autrui à un risque d'une particulière gravité ne pouvant être ignorée (art. L 121-3 du code pénal). S’agissant d’une contamination au Covid-19, cette responsabilité pénale pourrait être recherchée sur le fondement des infractions dites d’atteintes involontaires à l’intégrité physique (blessures ou homicide involontaire), en reprochant à la collectivité ou à des personnes physiques une infraction non intentionnelle."

Par conséquent les élus sont sensés ne pas ignorer cette crise sanitaire et le risque encouru par les usagers ou les personnels et ils doivent mettre en place les mesures adaptées en donnant tous les moyens nécessaires aux personnels pour l'exercice de leur mission dans cette situation exceptionnelle

 

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Ferris

Oui mais qui dit pénal dit plainte (par exemple pour des parents dont on scolariserait les enfants etc..). Pour nous il y a un devoir d'alerte (on signale à sa hiérarchie que telle et telle conditions ne sont pas réunies pour sécuriser lieux et manipulations, tant pour le public que pour les personnels), appel au CHSCT pour constat et rapport, puis éventuellement exercice du droit de retrait.

Les élus sont tout à fait au courant que leur responsabilité pénale est en cause. Déja en France certains maires ont totalement interdit la réouverture des classes primaires sur leur commune, estimant qu'ils n'en ont pas les moyens, et cela va continuer, le préfet, représentant l'etat, essayant évidemment de les faire changer d'avis...

Il sera impossible de prouver que c'est la visite en bibliothèque plus qu' au supermarché qui a causé potentiellement un dommage. Il s'agit donc seulement de démontrer que notre local et mode de réouverture choisi n'est pas conforme, donc à risques. Donc, en ce qui concerne les fonctionnaires, on peut oublier la plainte au pénal. Cela concerne les publics.

Notre rôle pour l'instant est de lister tres precisément les situations propres à nos locaux (distances de securité, espaces de circulation, gestion des flux d'entrée et de sortie, port du masque pour les publics, stockage des livres en retour possiblement infectés etc...

 

D'ores et déja les collègues qui vont assurer seuls la réouverture sont en situation à risque majoré. Cette situation n'est malheureusement pas abordée dans le document inter-associatif de reference. Or, avec la baisse des effectifs (agents gardant leurs enfants, au moins jusqu'au 2 juin), l'interdiction des benevoles, des bibliothèques vont se retrouver dans cette situation. Comment à la fois être au bureau de prêt et gérer les flux publics aux entrées et sorties et les déplacements internes respectant 4m2 par lecteur, etc... ? Actuellement nos bureaux d'accueil (80 cm de profondeur !) sont moins sécurisés que la caisse de certains supermarchés (installation de cloisons totales en plexi, masques de type 1 etc...)

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Aelisa

Bonjour,

(Travaillant seule, je ressens le besoin de confronter ma pratique à celles d'autres professionnels en ce temps particulier de crise sanitaire, d'où mon inscription récente...)

Concernant ma structure, j'envisage de comme Peyro, de suivre le plan de réouverture préconisé par les associations professionnelles en proposant un point de retrait de document sur rendez-vous dans le hall d'entrée de l'espace culturel afin de limiter les zones de contacts.

 

Le plan de réouverture progressive (et sans précipitation !) a bien été compris par les élus.

 

Le petit point de divergence reste sur le temps de quarantaine et sur le mode de désinfection des documents. Qu'en sera t-il dans vos structures ? Utilisez-vous déjà des produits désinfectant pour le nettoyage des livres ? Si oui, en avez-vous à conseiller ? J'ai commencé à faire une petite liste mais difficile de savoir si les produits sont compatibles avec les couvertures plastifiées.

Bon courage à tous.

 

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Ferris
Posté(e) (modifié)

Pour la quarantaine, on était partis sur les recommandation de l'IFLA / Tout d’abord, le livre doit être manipulé par une seule et même personne, portant des gants et un masque, obligatoirement. L’ouvrage doit ensuite être placé en quarantaine pendant un délai de 4 à 5 jours. Avant de le replacer sur les étagères de l’établissement, il est possible de le désinfecter avec une solution alcoolique à 70 degrés. (en aspersion fine ou sur lingettes selon les produits)

 

Tu en as un exemple (80% éthanol) sur https://www.mondialextincteur.fr/Solution-hydroalcoolique-Bidon-Litres-11514.html

(recommandé OMS), mais c'est assez cher, par contre c'est tous usages et surfaces. Les collectivités choisiront plus certainement de prendre les fournisseurs avec lesquels elles sont déja en marché (UGAP par exemple) et des produits uniques toutes surfaces.

 

On vient de passer chez nous à  une preconisation à 10 jours de quarantaine, ce qui va poser des problèmes de stockage et de disponibilité des documents. Les études "de reference" se multiplient et se contredisent  et certains élus ont tendance à se protéger en augmentant les durées. 

 

(...) D'après cette étude, la durée de vie du coronavirus sur du cuivre, qui compose par exemple les pièces de monnaie, pourrait aller jusqu'à 4h. Sur du carton, cela pourrait aller jusqu'à 24h, tandis que sur du plastique ou de l'acier inoxydable, le virus du Covid-19 pourrait subsister jusqu'à 2 ou 3 jours. Par ailleurs, selon une autre étude publiée fin février par The Journal of Medical Infections, le virus pourrait être présent pendant 4 jours sur du bois, 5 jours sur du métal et du papier, mais cette fois-ci en revanche, jusqu'à 9 jours sur du plastique. 

 

https://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/Fiche.aspx?doc=coronavirus-surfaces

 

Cette derniere formule pose probleme car si nous nettoyons à la lingette alccolisée la surface plastifiée du livre, ce qui permettrait une remise en rayons plus rapide, par contre les pages des livres resteront infectées 5 jours et ne sont pas nettoyables. Donc soit on desinfecte et on reste à 5 jours, soit on ne désinfecte pas mais on confine seulement et là on range après 9 ou 10 jours.

 

Les réflexions avec les élus vont assez loin car on est même en train de réfléchir à du paiement par carte bancaire, de preference carte en contact,considérant qu'on part sur du long terme. Vu l'investissement nécessaire cela parait tout de même douteux, mais ce n'est que mon avis.

 

La solution de retrait sur rendez-vous, supposant préalablement une réservation par internet ou par téléphone, est evoquée mais va créer une forte ségrégation pour certains lecteurs qui n'utilisent déja que très peu ce moyen en temps normal (moins de 10% des publics utilisent le catalogue en ligne). Cela dépend aussi de la qualité des catalogues en ligne et des accès. Par ailleurs et enfin, l'après 2 juin, date de la reprise scolaire globale et du retour au travail des parents, va amener les public à fréquenter les structures"comme avant", en termes de creneaux horaires, ce qui veut dire que l'on va retrouver les mêmes "pics" horaires qu'avant, ce qui risque de rendre ingérable la gestion des flux entrées/sorties et respect des distanciations (4m2 par personne), limitation individuelle des temps de présence dans les locaux etc... et créer un fort mécontentement des publics et à terme une non-reprise de la fréquentation normale, hors retraités par exemple. Comment alors fixer un rendez-vous, permettant l'étalement des flux,  à une personne qui n'est disponible que sur certains créneaux, entre aller chercher le gamin à l'école et faire ses courses par exemple ? Par contre on retrouvera davantage d'effectifs chez les personnels.

 

Toutes ces questions sont sur la table actuellement et je constate que l'on recule petit à petit: on est passé du 11 mai (phase 1)au 26 mai et maintenant au 2 juin (phase 3 et 4 ). Je ne sais pas où un va réellement...Ce qui va être majeur, surtout dans le cas des réseaux, c'est soit le choix d'appliquer les normes du document inter-associatif de façon uniforme, soit adapter tout aux différences entre structures de façon fine. Quitte, dans certains cas à ne pas les rouvrir toutes.

Modifié par Ferris

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Aelisa

Merci pour cette réponse : elle m'offre d'autres pistes de réflexions auxquelles je n'avais pas pensé. C'est un sujet véritablement épineux, il est difficile de faire les bons choix pour proposer un service partiel minimum de qualité.

 

Pour la quarantaine, je suis d'accord sur le mode opératoire. J'aimerais défendre auprès des élus une désinfection des couvertures suivie d'une mise en quarantaine de 5 jours ce qui permettrait de ne pas saturer trop rapidement l'espace de stockage de quarantaine.

 

Concernant le paiement, je pense simplement sensibiliser les abonnés qui paient en espèce à faire l'appoint pour éviter trop de manipulations.

 

Le catalogue en ligne est également utilisé par une minorité d'abonnés. Ce serait l'occasion de le valoriser davantage mais il faudrait développer en parallèle une solution pour les publics « non-connectés ». Je pense par exemple à un questionnaire pour guider le choix du professionnel (comme cela peut se faire dans certaines structures avec la création de box littéraire surprise) mais c'est une activité chronophage... il faut réussir à concilier ça avec les autres tâches.

 

La prise de rendez-vous me pose également problème car comme vous l'indiquez, une part importante des abonnés passe à la médiathèque entre deux activités, au retour du travail... J'ai entendu parler de plusieurs logiciels de prise de rendez-vous. Je compte les tester prochainement.

 

Je crains une perte d'engouement envers la structure de la part des publics si les modalités d'accueil sont trop restrictives tout comme je crains une perte de confiance si les règles sanitaires ne sont pas suffisamment strictes.

 

Pensez-vous réellement qu'à compter du 2 juin une reprise scolaire globale soit possible ? Dans mon secteur, très peu d'écoles vont rouvrir à la date du 11mai. Si les impératifs sanitaires ne sont pas assouplis, si l'épidémie ne s'atténue pas, je me demande vraiment comment les équipes pédagogiques vont pouvoir accueillir les élèves en toute sécurité et sérénité.

Pour l'instant, nous sommes sur une phase 1 aux environs du 18 mai mais rien n'est certain...

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Ferris

Effectivement, il y aura une baisse d'attractivité. Mais elle sera aussi due à la baisse de l'offre. Actuellement nous avons depuis mi mars presque 12 000 documents prêtés. Et quasiment pas de nouveautés du fait de l'arrêt des libraires/editeurs. Selon la vitesse des retours, avec une quarantaine de 10 jours des flux de retours (retours physiques mais non passés en retour puisque les livres sont indisponibles), l'offre sur place va devenir ridiculement faible. De plus les premiers lecteurs à revenir auront tendance à stocker, ce qui n'arrangera rien.

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Cozykitsune

Bonjour à tous, 

Je viens d'apprendre que la tête de mon réseau allait rouvrir le 12 mai. Le mail nous informant de cette décision n'était pas clair du tout donc je ne sais pas encore comment va s'organiser cette réouverture, mais j'ai bien peur d'avoir compris que nous allions rouvrir au public directement...

Et ça me fait très peur pour être honnête. Je ne sais pas du tout comment cela va se passer, je ne me vois pas suivre les usagers partout dans la médiathèque en désinfectant tout ce qu'ils touchent...

J'attends d'avoir plus d'informations dans les jours à venir mais je ne suis pas sereine...

Est-ce qu'il y en a parmi vous dont la direction a décidé de rouvrir dès le 12 mai ? Si oui, vous avez eu des infos concernant l'organisation ? (masque, gel, gants, filtrage à l'entrée...)

Merci d'avance pour vos réponses ! 

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Epsy

Bonjour tout le monde, 

 

Désolée @Cozykitsune, nous ne rouvrons pas tout de suite pour le moment. Base-toi sans doute sur le mémo des associations professionnelles tout de même pour réévaluer les jauges, et sur ce qui se fait dans les commerces (masques obligatoires pour les usagers ? Ou fortement conseillés ? Pose de marquages au sol, gel hydroalcoolique à l'entrée, peut-être affichages + chariots entre rayonnages pour inciter les personnes à y déposer les documents qui auraient été manipulés mais non empruntés, possibilité pour les agents de se laver régulièrement les mains en plus du gel, postes informatiques à condamner temporairement, lieux de mises en quarantaine des documents en-dehors des lieux fréquentés par le public à prévoir, question de l'utilisation des toilettes également). Mais bon, j'arrive sans doute un peu tard, désolée ! 

 

 

Autre chose m'amenait par ici : la question d'un collègue à propos du document unique [document unique d'évaluation des risques professionnels : DUER] et du covid 19. Il faudrait donc compléter ce document : 

 

- en identifiant les situations de travail pour lesquelles un risque de transmission du virus existe et prévoir les mesures de prévention et de protection

- en identifiant les risques liés à la nouvelle organisation du travail : les drive, une ouverture partielle (ou non !) mais aussi le télétravail

 

Mon collègue évoquait même le fait de lister les interactions quotidiennes entre agents puis entre agents / usagers afin de pouvoir remonter une chaîne de transmission du virus. 

 

Avez-vous travaillé à la mise à jour de ce document ? Avez-vous tous ce document dans vos structures ?

 

Epsy. 

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