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Nathalie Barbaste-marro

bibliothèques inutiles en temps de crise ?

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Nathalie Barbaste-marro

Depuis le début de cette crise, je n’arrive pas à me résoudre à ce que mon métier soit inutile. Evidemment, il était nécessaire de fermer nos lieux publics, mais pas forcément l’ensemble de toutes nos activités « physiques ».

Alors, qu’Amazon recrute des centaines de milliers d’employés, il me semble que nous aurions pu apporter notre valeur ajoutée en continuant ce que nous faisons quotidiennement dans nos établissements :  le maintien du lien social sur nos territoires (au-delà de nos ressources en ligne) …

Avant la fermeture, nous avons tenté de mettre en place des actions, sans succès. A réfléchir pour la suite : voir la note d’intention ci jointe…

appel du 16 mars 2020.pdf

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Ferris

Ta profession de foi est intéressante mais ton métier n'est pas declaré comme inutile mais, comme tu le dis "non essentiel", il y a une nuance. "Cette crise nous permet d’énumérer tous ces métiers indispensables (la plupart au bas de l’échelle sociale), nous reléguant (dès le départ sans discussion) dans la liste des métiers non essentiels.

Mais tu poses bien la question de nos missions, en évolution, notamment le maintien du lien social. Or les textes actuels se positionnent par rapport à nos missions "anciennes" et ne tiennent aucun compte de l'évolution de la profession. Ce que tu définis en parlant de valeur ajoutée (rôle social, fracture numerique etc...) devra bien apparaître à un moment comme faisant désormais partie du cœur de métier et non comme un "plus" aléatoire, défini arbitrairement par des élus locaux.

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Louve

Les bibliothèques ne sont pas inutiles mais elle sont actuellement, et nous ne sommes pas encore à l'acmé de la crise, non vitales. Il faut bien avoir à l'esprit que nous sommes dans une situation critique et que la seule solution est de réduire drastiquement les contacts, les intercontacts. Nous ne sommes pas en capacité de désinfecter les livres et honnêtement je n'irai pas prendre un tel risque. De toutes façons nous avons donné (comme de nombreuses bib de France et de Navarre) nos masques FFP2 et ns gants aux soignants et nos gels hydroalcooliques aux collègues des autres services qui bossent encore (éboueurs, atsem, policiers, techniques…).

 

Mais oui, nous sommes un lien essentiel et important, nous essayons de maintenir ce lien mais pour l'heure, comme tous, il importe que nous restions chez nous au risque de nous retrouver dans la même situation dramatique que l'Italie. C'est déjà le cas en Alsace.

 

Parce que le problème de cette épidémie, au delà des patients atteints du COVID-19, il y a tous les autres (infarctus, AVC, péritonites…) et pour ces patients il y a une perte de chance.

 

Je le redis, aujourd'hui n'est pas le temps de propager le virus et en faisant du prêt à domicile, en maintenant des interactions sociales, nous participons à la propagation du virus et ceux qui en meurent, c'est terrible car ils meurent seuls, dans l'isolement le plus total (il y a les soignants dévoués certes mais coupés de leur famille).

 

En attendant disons haut et fort qu'il ne faut pas commander sur Amazon, ni sur une autre plate-forme d'ailleurs, parce que les livreurs aussi on les envoie au front.

 

 

 

Modifié par Louve
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lahary

Il y a une hiérarchie dans les priorités. La priorité de l'heure. C'est l"honneur des bibliothèques que d'y participer en étant fermées comme c'est l'honneur de chacun de nous de rester chez soi s'il le peut. (Point de vue personnel).

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Nathalie Barbaste-marro

En effet, au-delà du portage lui-même et de la question du confinement, il y a plusieurs idées qui me taraudent.

Tout d’abord, ce que tu (Ferries) évoques concernant l’image de « placard à livres » (1972 !)  qui est encore la représentation très partagée par nos élus et de la majorité de la population (celle qui ne vient pas), sans doute parce que nos bibliothèques sont encore trop comme cela (des bibliothèques de collection), mais aussi parce que nous avons encore du mal à rendre compte de l’usage diversifié de nos lieux, même si la déclaration annuelle des stats tient désormais compte, entre autre, de la fréquentation, (mais cela fait 15 ans que l’on en parle).

Parfois nos publics ont de multi usages de nos médiathèques, mais pas forcément, et, du coup il est difficile de véhiculer (même auprès de nos fréquentants, alors à plus forte raison les autres) cette mission de lien social qui s’exprime à travers toutes nos actions. Difficile dans notre « travail d’advocacy » de construire une ligne claire de tout ce que l’on est.

Ensuite, il y avait aussi l’idée de continuer une écoute et une médiation active à travers la mise ne place d’un standard téléphonique. Aujourd’hui, nous produisions des contenus en ligne, nous répondons finalement uniquement par mail sur les questions techniques liées à l‘utilisation en ligne de nos ressources, est-ce suffisant ? Nous avions essayé la mise en place d’un nouveau service à distance aux usagers plus incarné (pas seulement le portage)…etc. Pour maintenir ce lien quotidien autrement que par écrit.

Je sais bien, que nous débattons sans cesse de tout ça, dans nos études, forums prof etc.

Mais, mais, mais, ce que j’ai vu c’est que non seulement nous étions non essentiels (certes), mais surtout que nous n’existions pas.

Je broie un peu du noir, c’est certain….

Capture.PNG

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Ferris

Sujet un peu vaste mais de fonds. Quand tu dis " un service incarné", "physique" je plussoie, mais je pense au fort mouvement actuel des bibliothèques vers l'automatisation des prêts et retours, qui signifie de toutes façons la fin d'une certaine forme d'accueil, que personne ne veut reconnaître en parlant au contraire d'une augmentation de la disponibilité des personnels pour faire de la "médiation" etc...Il y a une forte hypocrisie dans ces choix et dans ces propos. L' Accueil, avec un grand A comportait évidemment déja la notion de médiation...

 

Au fait, les bibliothèques automatisées sont-elles restées plus ouvertes que d'autres ?

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Epsy
Le 21/03/2020 à 17:50, Ferris a dit :

Au fait, les bibliothèques automatisées sont-elles restées plus ouvertes que d'autres ?

 

Heuu ben non. Et j'espère pas ! Ce n'est pas parce qu'il y a des automates de prêts qu'il n'y a pas d'interactions humaines, loin s'en faut. Et ce n'est pas parce qu'il y a des automates de prêts que les livres ne véhiculent pas toutes sorte de cochonneries. Donc à moins que par "bibliothèques automatisées" on pense à une médiathèque sans aucun personnel (et encore, ça me semblerait ubuesque vu que de nombreux commerces dont les bars et restaurants, sont fermés)... mais il me semble qu'en France ça ne passait pour raisons de sécurité des ERP. 

 

Après il existe de nombreux outils pour recréer une interaction humaine avec nos usagers. Le problème premier étant que les usagers ne les maîtrisent pas forcément... et nous non plus. Le téléphone c'est bien, mais lorsqu'on dépasse les mille ou même les 500 inscrits, ça se corse. 

 

Le 21/03/2020 à 12:11, Nathalie Barbaste-marro a dit :

Ensuite, il y avait aussi l’idée de continuer une écoute et une médiation active à travers la mise ne place d’un standard téléphonique. Aujourd’hui, nous produisions des contenus en ligne, nous répondons finalement uniquement par mail sur les questions techniques liées à l‘utilisation en ligne de nos ressources, est-ce suffisant ?

 

Alors, certes, nous n'existons que pour les gens qui nous suivent sur les réseaux ou qui nous contactent par email ou qui lisent les journaux locaux lorsque celui-ci parle un peu de ce que nous proposons. Mais j'ai envie de dire : c'est déjà ça. Après, rien ne nous empêche petit à petit de trouver d'autres moyens de communication, adaptés à nos bassins de vie. Mais ça me parait normal que les médiathèques cherchent encore leurs marques dans ce climat-là : ne soyez pas trop sévère avec nous... et avec vous-même.


Epsy. 

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Ferris

Remarque générale : on entre (déja) dans une phase d'auto-justification locale. Personnellement j'en ai assez de voir des bibliothèques se vanter de produire des contenus en ligne et sur Facebook, comme justification du maintien du contact avec leur lectorat.

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Patrick Huet

Bonjour,

Produire du contenu pour Facebook ou autres acteurs qui se nourrissent de nos données (et de celles de nos interlocuteurs) n'est pas forcément le plus adapté.

 

En revanche, en attendant un retour à la normale, il est possible d'organiser des rencontres à distance et même des conférences à distance (pas par Facebook , Google, etc.)

 

Personnellement, animant moi-même des conférences, j'ai cherché des solutions. Durant les deux dernières semaines, j'ai fait des recherches et j'ai testé une solution en ligne (sans rien à télécharger ni chez moi ni chez mes interlocuteurs).

 

Comment cela fonctionne-t-il ?

- Depuis mon ordinateur, j'envoie une invitation (telle date, telle heure) .

- Les personnes cliquent sur le lien pour assister à la conférence.

- De mon côté, je peux : soit me montrer en train de parler (ce qui n'est pas le plus intéressant), soit partager mon écran avec tous ceux qui les inscrits. Chacun voit ainsi les photos de ma conférence et entend ce que je présente.

 

Option.

J'ai testé avec quelqu'un qui a branché son ordinateur à sa télé, et ainsi a pu bénéficier de toute la clarté des images.

 

Je donne des conférences sur les fleuves (le Rhône, la Saône et la Seine) et durant mes tests tous les participants ont reçu mes images sur leur ordinateur avec une belle qualité de finition.

 

Conclusion.

Bien sûr, avec ce système de conférences à distance, il manque la présence physique du conférencier.

Mais, disons que c'est une solution temporaire qui permet de continuer des activités avec les habitués de la bibliothèque (sans passer par Facebook et compagnie), le temps que les choses reviennent à la normale.

 

Si vous souhaitez des informations techniques, je serais heureux de vous répondre.

C'est très facile d'accès. J'ai commencé mes tests le 8 mais dernier, alors que je n'y connaissais rien.

Au plaisir de vous lire.

 

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richard petit
Le 20/03/2020 à 11:17, Nathalie Barbaste-marro a dit :

Depuis le début de cette crise, je n’arrive pas à me résoudre à ce que mon métier soit inutile.

 C'est ballot. Cesse de te torturer. Demande-moi et je t'expliquerai.

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Ferris
Posté(e) (modifié)
Le 21/03/2020 à 12:11, Nathalie Barbaste-marro a dit :

Tout d’abord, ce que tu (Ferries) évoques concernant l’image de « placard à livres » (1972 !) 

 

Je n'évoque pas, c'est une citation. Cette citation ne fait pas référence aux bibliothèques comme des placards à livres, mais parle de service public. Et sa valeur ne se juge pas sur la date de sa parution mais sur son contenu profond. C'est pour cela que je la conserve. Maintenant, si tu veux faire l’apologie des tiers lieux ou autres, c'est ton problème. Mais fondamentalement tu ne changeras rien à cette notion.

 

Maintenant, à 1 mois de la retraite et après 39 ans de carrière, je peux te dire que nous avons TOUJOURS été la cinquième roue du carrosse, voire le superflu, le coûteux, voire l’inutile, selon les collectivités et les époques. Depuis 2013 environ (date des obligations de mutualisation dans la cadre des communautés des communes etc...), nos budgets diminuent, la "mobilité" des agents s"accentue, les recrutements diminuent drastiquement au profit de CDD etc..., et en cas de crise ce délaissement commence à se voir réellement. Oui, en ce moment nous comptons pour du beurre.

 

Covid  signifie aussi : fini les bénévoles. Important car certaines collectivités qui considéraient que les bénévoles, inépuisable ressource gratuite, remplaçant le professionnel inutile et coûteux, se retrouvent aujourd'hui dans des situations de fermeture totale (c'est le cas chez nous) et d'interdiction de présentiel des bénévoles, back ou front office, en plus de la suppression de toutes les animations et, d'une façon plus générale, de toutes les activités de type "tiers lieu". 

 

Normal. C'est en situation de crise qu'on juge et qu'on jauge les choses.

 

Nous n'avons jamais compté pour grand chose pour les élus, sauf d'argument électoral le cas échéant (regardez braves gens ce que nous faisons pour la culture). Et tu ne le découvres que maintenant ? Alors bonne route....

 

Notre métier est un vrai métier, il est utile, voire indispensable s'il sait s"adapter aux besoins (lien social, fracture numerique...). Et c'est exactement ce que disait Alice Garrigoux Une politique de lecture publique ne se réalisera en France que si les responsables politiques et administratifs, ainsi que l’opinion publique, reconnaissent l’utilité des bibliothèques pour tous les citoyens de tout âge et de toute catégorie socio-professionnelle. Il serait vain de soutenir une cause qui n’aurait pas de justification sociale dès maintenant et pour l’avenir. 

 

Certes elle utilisait le terme de lecture publique ce qui a du te faire penser à placard à livres, mais son propos n'est pas là, il faut savoir contextualiser les choses, notamment à une epoque ou internet  et le numerique n'existaient pas. Elle parle d'UTILITE DES BIBLIOTHEQUES, d'OPINION PUBLIQUE, et de JUSTIFICATION SOCIALE.

 

Son propos restera valable de toutes façons. Qu'il date de 1972 ou pas.

 

Par contre il est clair que notre importance et notre légitimité ne dépendent que de nous et que le public nous suive. C'est ce qu'elle entend par  "justification sociale". Et l’évolution de notre société en decidera aussi. Un exemple qui montre la rapidité de l'évolution des choses: offrir un accès internet dans les annés 90 en bib était quasiment révolutionnaire voire avant-gardiste. Aujourd’hui le demande numérique s'est modifiée et déplacée vers le jeu video par exemple, mais aussi les ateliers d'initiation à l'informatique pour les seniors (on appelle ça l'illectonnisme : entre 15 et 17 millions de personnes en France) ou même les imprimante 3D. Peu importe. La JUSTIFICATION SOCIALE est toujours présente, comme une ligne d'horizon.

 

 Et elle ajoute "pour maintenant et pour l'avenir". Les années 70 c'est la première révolution des bibliothèques. Celle où l'on a commencé à tenir compte des gens, tels qu'ils sont et à ouvrir les portes du temple. La deuxième a été celle de l'informatique et du numérique en général. Avec le risque de "l'illusion techniciste" qui allait tout modifier et résoudre. La Troisieme c'est la tienne, c'est du Tiers-lieu, de la bibliotheque école de la citoyenneté, du lien social, de l'anti-exclusion, du partenariat etc... 

 

A toi de réussir le pari. Ton métier n'est pas inutile et ne l'a jamais été, il a simplement evolué et se cherche une aujourd’hui une legitimité nouvelle.

 

Les décideurs n"ont pas suivi la même voie...mais ce n'est pas nouveau non plus. Tout ce que j'ai fait de bien en 39 ans de carrière, je l'ai fait "contre". Tu feras la même chose, je te le souhaite. Et d'autres comme toi. Sinon nous perdrons toute légitimité et deviendrons des supplétifs de la culture ou les bonniches de l'éducation nationale, ou pire.

 

Bonne route.

 

 

 

 

Modifié par Ferris

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richard petit
Le 23/03/2020 à 15:18, Epsy a dit :

Ensuite, il y avait aussi l’idée de continuer une écoute et une médiation active à travers la mise ne place d’un standard téléphonique.

 I'm back !

Excellente idée ! Je te suggère de créer une cellule de soutien psychologique : tu pourras ainsi soulager la détresse de tous les lecteurs qui désespèrent de lire les dernières parutions de mangas ou qui voient avec angoisse se profiler la foire littéraire de septembre sans marchandise à se mettre sous la dent.

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richard petit

@Nathalie Barbaste-marro

 

Ne vous en remettez surtout pas aux jugements doctrinaires et aux pleurnicheries de Ferris. Pour connaître l'histoire des bibliothèques de Franc et d'ailleurs, il y a d'excellents ouvrages. Jetez également un oeil à ce que produisent les collègues étatsuniens - je parle des critical librarians - beaucoup moins frileux et conformistes que les bibliothécaires de France : vous y trouverez une  vraie démarche réflexive ainsi qu'une ambition professionnelle . Test it !

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Epsy
il y a 46 minutes, richard petit a dit :

 I'm back !

Excellente idée ! Je te suggère de créer une cellule de soutien psychologique : tu pourras ainsi soulager la détresse de tous les lecteurs qui désespèrent de lire les dernières parutions de mangas ou qui voient avec angoisse se profiler la foire littéraire de septembre sans marchandise à se mettre sous la dent.

 

Heu sauf que là vous citez une phrase que je n'ai pas écrite : je la citais d'une autre personne. Ce qui rend votre post un peu faux pour le coup (oserais-je : diffamatoire ?).

 

En tous cas, vous êtes en grande forme (english power ?), et vous m'avez même fait rire !

 

Epsy.

 

 

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Ferris
Le 27/05/2020 à 15:48, Epsy a dit :

(oserais-je : diffamatoire ?).

 

Oh que non, laissons lui ce choix, qu'il a d'ailleurs déja utilisé. D'ailleurs il a reconnu écrire sous des pseudos différents sur ce forum...Non, la vraie question est : travaille t'il réellement en bibliothèque ? Aucun de ses posts ne mentionne le moindre vécu, le moindre retour pratique, néant. Etonnant, non ? La question est donc pertinente.

 

Et la réponse toujours dans https://www.agorabib.fr/profile/5645-richard-petit/content/:yes:

 

@Nathalie Barbaste-marro

 

Si une citation de 1972, concernant le sens du service public, vous parait stupide simplement parce que datant de 1972, c'est regrettable pour le service public....

Modifié par Ferris

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B. Majour
Il y a 13 heures, Ferris a dit :

Oh que non, laissons lui ce choix, qu'il a d'ailleurs déja utilisé. D'ailleurs il a reconnu écrire sous des pseudos différents sur ce forum...Non, la vraie question est : travaille t'il réellement en bibliothèque ? Aucun de ses posts ne mentionne le moindre vécu, le moindre retour pratique, néant. Etonnant, non ? La question est donc pertinente.

 

Là, ça c'est diffamatoire.

Et mensonger.

 

Je remonte le premier post de Richard Petit que je trouve

 

https://www.agorabib.fr/topic/3896-de-la-censure-en-biblioth%C3%A8que/

 

Le 23/01/2020 à 09:27, richard petit a dit :

@Ulysse. J'ai rencontré le même problème. Un lecteur avait protesté contre le contenu d'un film documentaire sur la guerre d'Algérie qu'il trouvait trop critique de la politique de l'Etat français de l'époque. Réponse du responsable : retrait pur et simple du document de la collection, sans explication. Le même avait pourtant accepté l'acquisition d'un livre justifiant la lapidation des femmes et ignoré la protestation d'une collègue (musulmane). Ce qu'il y a d'intéressant dans ces situations, c'est qu'elles offrent l'occasion de quitter le terrain des professions de foi démocratiques et des indignations de la bonne conscience pour placer la controverse sur le terrain professionnel - en l'occurrence celui de la politique documentaire. Occasion ratée dans le cas que j'évoque. C'est peut-être une réponse à suggérer à votre responsable.

 

Merci, Ferris, de laisser Epsy gérer le problème à sa façon.

Elle s'y débrouille fort bien.

 

Ensuite, s'il y a un point intéressant dans ce que dit Nathalie Barbaste-marro.

C'est bien ici. (Pas dans le "placard à livres" des années 72, livres/documents qui restent une certaine réalité... avec déjà plusieurs siècles de pertinence avérée)

 

Le 21/03/2020 à 12:11, Nathalie Barbaste-marro a dit :

Ensuite, il y avait aussi l’idée de continuer une écoute et une médiation active à travers la mise ne place d’un standard téléphonique. Aujourd’hui, nous produisions des contenus en ligne, nous répondons finalement uniquement par mail sur les questions techniques liées à l‘utilisation en ligne de nos ressources, est-ce suffisant ? Nous avions essayé la mise en place d’un nouveau service à distance aux usagers plus incarné (pas seulement le portage)…etc. Pour maintenir ce lien quotidien autrement que par écrit.

 

=> Un nouveau service à distance aux usagers plus incarné.

 

Que peut-on servir à distance aux usagers ?

Pour maintenir un lien... quotidien

Plus incarné.

 

Quant à la question du côté  indispensable des bibliothèques, un simple petit coup d'oeil aux stats de fréquentation (vs population servie), nous ramène à notre juste place.

Globalement, nous ne sommes ni utiles, ni essentiels à 80 % de la population.

 

Mais il reste ces 15-20 %. Et ça fait encore beaucoup de monde à servir.

Du monde qui est impatient de revenir.

 

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richard petit

Ah ! J'ai au moins un ami ! Ca fait chaud au coeur de vous lire, B. Majour. Alors que tant de malotrus et d'aigris se répandent ici en dénigrements (suivez mon regard...), vous, tel un moderne Zorro, vous défendez les opprimés et rétablissez la Vérité. Gloire à vous, donc. (Quant aux critical librarians, cherchez plus avant ; ils le méritent.)

 

Désolé, Epsy, pour la méprise. Mais, pour votre gouverne, je ne pratique pas la calomnie. Je laisse ça à Ferris (puisqu'il renvoie à ma prose et je vous renvoie à la sienne, méprisante et violente. J'apprends qu'il partira bientôt à la retraite : peut-être cessera-t-il enfin d'en imposer aux autres avec son "vécu" (de poule).

 

Quant à vous, ferris, croyez-vous sincèrement que j'interviendrais sur un tel forum si je n'étais pas de la partie ? Que je perdrais mon temps à vous redresser le poil si je n'y trouvais pas l'occasion de batailler sur un terrain que je connais (au moins) aussi bien que vous ? Sachez par exemple que pendant que vous vous livriez à votre dada (intervenir à tout propos et hors de propos), d'autres, comme moi, bossaient. J'ai découvert avec étonnement, après avoir passé plus de deux mois sans nuire sur ce forum que, de votre côté,  vous n'aviez pas grand chose d'autre à faire.

 

Je n'ignore pas que j'interviens encore à rebrousse-poil mais quand même, pour revenir à l'objet de ce forum, va-t-on enfin arrêter, dans cette profession, à se répandre en jérémiades ?

 

Bon j'arrête. J'ai terminé ma pause. Et c'est bientôt l'heure de partir.

 

 

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B. Majour
Il y a 15 heures, richard petit a dit :

Ah ! J'ai au moins un ami ! Ca fait chaud au coeur de vous lire, B. Majour. Alors que tant de malotrus et d'aigris se répandent ici en dénigrements (suivez mon regard...), vous, tel un moderne Zorro, vous défendez les opprimés et rétablissez la Vérité. Gloire à vous, donc. (Quant aux critical librarians, cherchez plus avant ; ils le méritent.)

 

:lol:

MDR.

 

Je ne suis pas un Zorro, Richard. Loin de là.

 

Pour les critical librarians, si tu as un lien, ce sera intéressant pour tout le monde.

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richard petit
Il y a 6 heures, B. Majour a dit :

Pour les critical librarians, si tu as un lien, ce sera intéressant pour tout le monde.

 

Nous sommes des professionnels de la recherche documentaire. Les collègues intéressés trouveront donc eux-mêmes la voie de la sagesse. Mais je doute que ça intéresse grand monde ici. Par ailleurs, il y a parfois dans la presse (oui, les journalistes intelligents, ça existe) des interventions intéressantes. Elles ne font pourtant pas grand bruit dans le Landerneau professionnel (je pense par exemple à "Bonne sieste à la bibliothèque").

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