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Pourquoi tant d'indifférence ?


Isalabib
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... ou de méconnaissance de la part des "grands médias" à l'égard des bibliothèques ?


 


Exemple tiré du JT de France Inter hier 18 h (http://www.franceinter.fr/emission-le-journal-de-18h-inter-soir-18h-podcast-55) :


un bon vieux sujet marronier : mais que faire faire à vos enfants et ados en cette période de vacances ?


Réponse : ben les faire lire, pardi !


Une seule solution : la librairie et sa super libraire jeunesse, capable de si bien conseiller les enfants et rassurer les parents sur l'avenir scolaire de leur progéniture (sûr, la lecture en dehors de faire réussir ses études, hein...).


 


En plus de m'agacer d'entendre enfiler autant de poncifs sur la lecture en si peu de temps, mon sang d'ex bib jeunesse (mais bib jeunesse un jour, bib jeunesse toujours !) n'a fait qu'un tour : et les bibliothèques alors ?


 


La question que je veux lancer n'est pas un débat librairie versus bibliothèque.


J'aimerais plutôt avoir votre avis : pourquoi les journalistes ne parlent jamais ou si rarement des bibliothèques ? pourquoi sollicitent-ils si peu les bibliothécaires quand ils traitent de la lecture, la littérature, la musique, l'accès à l'information etc etc.


Comment pourrions-nous faire évoluer cette situation, mieux nous faire connaître et reconnaître ?


 


Une visibilité de nos équipements dans les médias ne participerait-il pas d'une plus grande attractivité des bibliothèques ?


 


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J'ai fait le choix de créer cette 2ème entrée car je souhaitais distinguer "comment les bibliothèques sont-elles représentées/perçues etc dans les médias ?" de "comment les bibliothèques communiquent-elles ?"


 


Certes, c'est proche. Par exemple, en général on connaît le correspondant local de la PQR, et la presse locale relaie abondamment les animations, les inaugurations...


Mais au-delà de ça, c'est vite le désert, non ?


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Anne Verneuil

Faudrait déjà que les journalistes (s'il en reste, espèce en voie de disparition) aient déjà mis un pied en bib dans leur vie, et d'une.

Ensuite qu'on revoie notre image, et de deux.

Chez nous, on voit bien qu'on parle de nous beaucoup plus pour des activités qui ne paraissent pas a priori traditionnelles des bibliothèques, et qu'on doit revoir notre façon de nous présenter. D'où l'intérêt de travailler au mieux avec les services com.

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Oui, et pourquoi Emmanuel Kherad ne demande-t-il que l'avis de libraire dans son émission ? Qui postule pour parler dans le micro ? Moi moi moi !


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Retour d'expérience :


 


Surprise par le courrier d'une lectrice dans Rock and Folk qui expliquait qu'en tant qu'étudiante elle ne pouvait plus s'offrir l'abonnement à son magazine préféré, je me suis permise d'écrire à la rédaction du magazine pour leur demander s'ils pouvaient faire un peu de pub pour les bibliothèques où cette charmante étudiante (ainsi que tant d'autres lecteurs) pourrait continuer à lire, feuilleter, emprunter son magazine chéri tout en étudiant, et ce parfois de manière totalement gratuite (ou du moins à moindre coût).


 


Mon courrier a été publié le mois suivant :-).


 


Alors j'ignore si celui ci a été lu, compris, si mes conseils ont été suivis, s'il y a eu une vague d'adhésion suite à sa parution (oui, là, je rêve ;-) )mais j'espère avoir participé à rendre un peu plus visible nos équipements.


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je me demande parfois si nous sommes perçus comme des professionels, que ce soit du livre, de la vidéo ou de la musique... déja envers le public ce n'est pas toujours facile. Je suis vidéothécaire depuis 13 ans et j'ai fait plusieurs fois face à l'étonnement d'usagers suite à une question sur un film, du style : "ha mais vous vous y connaissez en cinéma" et ça me donnait envie de répondre : pas du tout, je suis là par hasard...


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Philippe Levreaud

C'est que, peut-être, la démarche auprès des médias doit être entamée par les bibliothécaires eux-mêmes. Il ne faut pas attendre que les journalistes viennent à nous : il faut aller les voir, les contacter, nouer des relations personnelles à  partir de toutes les occasions possibles.


Et leurs contraintes, en termes de calendrier et d'espace sont importantes : il faut les connaître et les respecter. Alors, et seulement alors, la bibliothèque deviendra un interlocuteur reconnu.


Faut de quoi, ce lamento ne connaîtra pas de fin.


 


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Retour d'expérience :

 

Surprise par le courrier d'une lectrice dans Rock and Folk qui expliquait qu'en tant qu'étudiante elle ne pouvait plus s'offrir l'abonnement à son magazine préféré, je me suis permise d'écrire à la rédaction du magazine pour leur demander s'ils pouvaient faire un peu de pub pour les bibliothèques où cette charmante étudiante (ainsi que tant d'autres lecteurs) pourrait continuer à lire, feuilleter, emprunter son magazine chéri tout en étudiant, et ce parfois de manière totalement gratuite (ou du moins à moindre coût).

 

Mon courrier a été publié le mois suivant :-).

 

Alors j'ignore si celui ci a été lu, compris, si mes conseils ont été suivis, s'il y a eu une vague d'adhésion suite à sa parution (oui, là, je rêve ;-) )mais j'espère avoir participé à rendre un peu plus visible nos équipements.

 

Courrier lu ! Et applaudi des deux mains depuis mon canapé !

 

Pour en revenir à la com, j'ai le souvenir d'une super campagne de pub sur des grands panneaux à Toulouse pour vanter les mérites des médiathèques ("Quoi ? 200 000 livres, 30 000 cd, 15000 films, etc. pour 10 euros par an ? Incroyable" quelque chose dans ce goût là), une campagne bien vue, décalée, qui avait le mérite premier de parler des bibliothèques mais aussi de les positionner comme structures modernes, débarassées du solennel. C'est vrai qu'il est incroyable au vu de l'argent investi par les collectivités qu'une communication digne de ce nom ne soit pas réalisée. J'imagine même des spots télé ! Pourquoi pas ! Le retour serait forcément intéressant...

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C'est que, peut-être, la démarche auprès des médias doit être entamée par les bibliothécaires eux-mêmes. Il ne faut pas attendre que les journalistes viennent à nous : il faut aller les voir, les contacter, nouer des relations personnelles à  partir de toutes les occasions possibles.

Et leurs contraintes, en termes de calendrier et d'espace sont importantes : il faut les connaître et les respecter. Alors, et seulement alors, la bibliothèque deviendra un interlocuteur reconnu.

Faut de quoi, ce lamento ne connaîtra pas de fin.

 

D'accord sur le principe, mais cette communication engage l'ensemble de la collectivité, et il est parfois difficile de démarcher des journalistes comme simple agent de cette collectivité. Autrement dit, vendre les mérites d'un réseau de bibliothèque auprès d'une radio associative locale, c'est parler au nom des politiques locaux. Le transfert de compétence est loin d'être si aisé qu'il en a l'air.

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La question que je veux lancer n'est pas un débat librairie versus bibliothèque.

J'aimerais plutôt avoir votre avis : pourquoi les journalistes ne parlent jamais ou si rarement des bibliothèques ? pourquoi sollicitent-ils si peu les bibliothécaires quand ils traitent de la lecture, la littérature, la musique, l'accès à l'information etc etc.

Comment pourrions-nous faire évoluer cette situation, mieux nous faire connaître et reconnaître ?

 

Une visibilité de nos équipements dans les médias ne participerait-il pas d'une plus grande attractivité des bibliothèques ?

Ah ces journalistes :)

Dans les journaux locaux, régulièrement, des articles sur ce qui se passe en médiathèque.

Pour le grand public, on est d'accord ....les médiathèques qui attirent, sont souvent les grosses structures qui peuvent accueillir des expos, des auteurs, (des célébritées etc ...)

Je ne me fait pas d'illusions, ce que l'on propose ne rentre pas dans le triptyque : Drame, Empathie, Spectacle ...propre à la TV(sans vouloir jeter la pierre...c'est ainsi)

Mais pour rester constructif, il n'y à pas de fatalité, et nous avons appris à nous servir de notre imagination, une campagne par l'image (culture de l'écran... toussa toussa ...)  ça coûte mais ça touche .

Get your personnal assistant !

Get a Librarian !

Changer l'image, la rendre plus contemporaine...c'est sûr ça ne ferait pas de mal et accompagnerait les mutations en cours.

Une campagne inter-bibliothèques c'est possible ?

compilation de pub' anglo saxonne en bonus ;) :

http://www.scoop.it/t/bibliotheque-com

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Merci pour le scoop it.

Les campagnes de com', c'est une piste, si on sait jouer des codes et travailler avec des pros qui feront de bonnes propositions (parce que je n'ai pas vu que de bonnes choses en la matière...).

Comme d'autres dans la profession, j'avais été marquée par ce slogan d'une asso de bib québécois : "il y a du plaisir sous la couverture, parlez-en à votre bibliothécaire"

Mieux qu'une réplique de série je trouve !

 

Une piste pour attirer les lecteurs (et les journalistes) : les surprendre, les faire rire... bref :

 


Changer l'image, la rendre plus contemporaine...c'est sûr ça ne ferait pas de mal et accompagnerait les mutations en cours.
 

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cette communication engage l'ensemble de la collectivité, et il est parfois difficile de démarcher des journalistes comme simple agent de cette collectivité. Autrement dit, vendre les mérites d'un réseau de bibliothèque auprès d'une radio associative locale, c'est parler au nom des politiques locaux. Le transfert de compétence est loin d'être si aisé qu'il en a l'air.

 

Je crois qu'on tient là un des coeurs du problème : notre statut (quasi universel) de fonctionnaire fait de nous les prisonniers des devoirs de réserve, de loyauté et de discrétion. J'ai l'impression de me les prendre dans la tête chaque fois que je fais une proposition de médiation un peu novatrice.

Genre : "c'est pas toi qui décide de ce que tu dis, c'est la com'. Des fois que tu sortes des monstruosités qui puissent empêcher le maire de se faire réélire."

Non mais vraiment...

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  • 2 weeks later...

Bonjour,


Vu l'état des relations entre décideurs de la politique culturelle et porteurs de savoirs (universités, bibliothécaires,...), il est presque "normal" (enfin, c'est le symptôme d'un malaise sociétal pas mince) de se trouver en porte à faux, sur le terrain, dans des engagements de médiation qui touche en profondeur les relations entre publics et esthétiques... (musiques, films, littérature)... Je crois que l'on ne parle pas assez de ce décalage, au quotidien, par rapport à quoi se lit une dérive... Je coordonne un p'tit dossier "mdiation en médiathèque" (en général mais surtout oriénté musique), cela vous dit-il de fournir un "retour d'expérience" sur les travers de ce "devoir de réserve"!?


http://comment7.wordpress.com/

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