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Trouver des arguments pour une fermeture exceptionnelle


Bouille
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En recherche d'arguments valables auprès d'une tutelle, je poste donc ce sujet dans le dossier Communication.



 


Action envisagée : effectuer une opération de désherbage global et approfondi, suivi immédiatement d'un récolement complet du fonds de la médiathèque.



 


Demande adressée à la tutelle : fermer exceptionnellement la médiathèque au public durant une semaine, dans une période de moindre fréquentation (l'été) pour mener à bien ces opérations.



 


Contexte :


1- bibliothèque n'ayant pas bénéficié d'inventaire complet depuis plus de 10 ans (impossible de savoir à quand remonte le dernier inventaire).


2- bibliothèque dont le fonds, particulièrement documentaire, est en majorité obsolète et redondant avec les ressources du Web.


3- taille du fonds : un peu moins de 40 000 documents, tous supports confondus



 


Objectifs de l'action envisagée :


1- proposer des collections rajeunies, aérées et pertinentes (complémentaires des ressources en ligne)


2- proposer un catalogue fiable


3- à plus long terme, sert de support pour la réorganisation des fonds et des services afin de les adapter aux nouveaux usages



 


Réponse de la tutelle : Non. Argument avancé : "si les bibliothécaires sont à la médiathèque, celle-ci doit rester ouverte au public ; c'est une question de respect de la notion de service public (sic). Débrouillez-vous pour faire ça pendant le temps de fermeture hebdomadaire habituel [un jour et demi d'affilée, au mieux, NDLR]."


 



 


Je recherche donc des arguments pour défendre ce principe de fermeture exceptionnelle.


De préférence, des arguments qui portent, et qui ne sentent pas trop la poussière des bibliothécaires réactionnaires, adeptes de leur coeur de métier (une forte allergie à ce type d'argument a été détectée aux niveaux hiérarchiques supérieurs de la tutelle).


Mais peut-être est-il indéfendable...



 


Qu'en pensez-vous ? Auriez-vous une idée de la manière dont on pourrait s'y prendre ?


Merci d'avance...



 


PS : Ce sujet peut tout autant être classé dans le sous dossier "La bibliothèque et ses collections". Si messieurs-mesdames les modérateurs(trices) le souhaitent, qu'ils/elles déplacent ce sujet à leur gré.


 


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Tu n'as pas à t'excuser, Ferris, je cherchais justement avec ce message à savoir ce que les collègues en pensent.


Donc toute réponse à la question, argumentée comme tu le fais, est la bienvenue, qu'elle aille ou non dans mon sens. Sinon on n'avancerait pas.


 


Point 3 : Fermetures exceptionnelles : nos fermetures ne sont jamais exceptionnelles. Toutes les fermetures sont prévues, prévisibles et régulières d'une année sur l'autre ; il n'y a jamais eu de fermeture exceptionnelle. Bref, pas une habitude de la maison. Le mot "exceptionnel" prend tout son sens dans ce contexte.


 


Point 2 : Pas de scanette à mémoire. Donc temps de récolement long.


En revanche, c'est vrai que faire petit bout par petit bout est aussi efficace pour trier le bon grain de l'ivraie et supprimer de la base les notices des documents inexistants. Le problème, c'est que, comme tu le soulignes, cela prend des mois plutôt que deux jours. J'ai beaucoup d'autres choses à faire de mon temps de travail interne pendant ces mois-là, et plus importantes (genre, préparer et mener à bien des actions culturelles auprès des publics...).


 


Point 1 : tu enfonces des portes déjà grandes ouvertes chez moi. Je passe ma vie à désherber depuis que je suis arrivée à ce poste, mais je ne peux suffire à la tâche, étant donné le lourd passif de la bib en matière de désherbage. De plus, le temps de traitement intellectuel et physique des documents au pilon est énorme ; une autre grosse perte de temps sur mes tâches en interne.


 


Toutes ces réponses données, je te remercie pour ta franchise. Cela me permet d'avancer dans ma vision du métier et de mes propres aspirations professionnelles.


Donc le constat, c'est que je suis un (jeune) dinosaure. De ceux qui préfèrent un catalogue bien propre et des rayonnages bien alignés à l'entropie inhérente à l'existence du public. Aïe. Ca fait mal. Mais je ne vois pas d'autre explication... Pous l'instant. :hmm:

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Bonjour Bouille

Alors, si tu cherches des arguments, je vais t'en donner. (même si je pratique maintenant comme Ferris, je suppose que tu as hérité de cette situation et qu'il faut bien s'y pencher)

Le premier argument : Ce qu'une femme peut faire en neuf mois, neuf femmes ne peuvent le faire en un mois de manière fragmentée.    :wink: 

 

En clair, ce que l'on peut faire en une semaine sans public ne pourra pas être fait aussi vite en fractionné, ni sans contrainte pour ledit public.

Autre argument : Demander, aux élus/supérieurs hiérarchiques, du film plastique pour travaux (tu sais, le fameux film en plastique rouge et blanc que l'on place autour des chantiers pour éviter les accidents.) Ils le font dans les grandes surfaces lors de la remise en place des rayons. => ils bloquent les rayons.

 

Pas pratique, long, indisponibilité des rayons pendant plusieurs jours. (5 * 1 jour, certes, mais blocage des rayons sur plusieurs semaines si et tant que le travail n'est pas terminé !)

 

Ce sera encore plus long pendant les vacances, puisqu'une partie du personnel sera, justement, en vacances !

Si les grandes surfaces ferment pour l'inventaire, ce n'est pas pour rien.
Malgré la perte d'argent que cela engendre.

 

Argument majeur : peut-on bloquer les rayons pendant cinq à huit semaines ? (toutes les vacances ?)

 

Autre argument : je trouve que 40 000 documents, ça va être chaud de chez chaud en une semaine.

Bien sûr, tout dépend de la préparation et du matériel  (douchettes portatives ?, portables), et surtout du nombre de personnes disponibles.

Perso, j'ai mis une bonne semaine de 40 heures, en solo, pour récoler mon fonds de 9000 documents.

 

Du lundi au vendredi, en plein été, avec 35°C à l'ombre... Je ne recommencerai pas. Dorénavant, je travaille par tranche et par secteur, et tant pis pour l'éventuel imprécision sur quelques livres. Parce que remuer 3 à 4 tonnes de livres, c'est bien, mais ça finit par être fatiguant en fin de semaine !   

 

Par contre, oui, ça s'inscrit dans la durée... puisque c'est désherbage ou autre chose. L'autre chose - du service interne - passant en premier.

J'appelle ça le récolement ou désherbage au long cours.

 

Tu as aussi la possibilité de la fermeture de certains espaces/salles (si ta médiathèque en comporte plusieurs).

Si tu vas réagencer tes espaces, tu y viendras à un moment ou à un autre. Tu ne pourras pas avoir de public au milieu des étagères démontées, rien que pour des questions de sécurité. (et là, il faudra bien fermer, ou bloquer ces espaces)

 

Solution vue dans une BU. Durée de l'opération : 4 mois.
Le temps d'avoir du personnel des services techniques en nombre suffisant. (le temps que ça râle un peu aussi, perte de 60 places assises, surpopulation dans les autres salles, que du bonheur !)

 

Je ne crois pas non plus que ta tutelle se rende bien compte de ce que représente un récolement de 40 000 livres, en cinq jours.
C'est une autoroute de chariots qui vont et viennent, pas question qu'un lapin affolé - un lecteur - apparaissent au milieu de la noria. (ou alors, n'accepte que les lecteurs adeptes de la corrida !   :D  )

 

Pour ton récolement, tu as encore les arguments suivants :
"Ces opérations sont incompatibles avec l’ouverture au public en raison des nuisances occasionnées (interruption du prêt, indisponibilité des collections, bruit, poussière…"

http://www.scd.univ-savoie.fr/index.php/tag/recolement

 

Bruit, poussière, nettoyage des rayonnages. => le service d'entretien devra passer plusieurs fois.
Voilà un autre point qui pourrait être argumentable.

 

 

Maintenant, je crois que tu as commis une erreur tactique évidente.

 

Tu as "envisagé"... lorsque tu aurais dû dire : nous allons fermer la bibliothèque de telle date à telle date pour cause d'inventaire (récolement, c'est du langage de bib)

L'inventaire est nécessaire pour les raisons suivantes :
- Documents perdus ou déplacés ou "empruntés par mégarde" = grosses pertes de temps perdu en recherches + déception des lecteurs.
- Catalogue faux.
- Rappels à des lecteurs, lorsque les documents sont présents à la bibliothèque.
Etc.

 

Tu envisages, tu proposes... Non, non, non. Tu fais. Donc tu fermes. C'est tout. Tu ne laisses pas le choix.

 

Est-ce que tu "envisages ou proposes" pour les acquisitions ? Pour les animations ?

Non, tu programmes.

 

Un récolement / désherbage, ça se programme.

 

Si tu laisses le choix, tu obtiens ça :

"c'est une question de respect de la notion de service public (sic)."

 

qui m'est un tantinet insupportable.

 

Si jamais, les tutelles dont tu parles ne sont pas les élus, mais des collègues fonctionnaires et que tu es ouverte le samedi après-midi, je me sentirai facile d'une réplique cinglante type :

- Lorsque vous ouvrirez le samedi après-midi, on pourra reparler du respect de la notion de service public. Point Un. Vous n'allez pas non plus m'apprendre mon métier. Point deux. Et si je demande à faire un désherbage + récolement, c'est justement pour rendre un service public de qualité, destiné à nos administrés. Point trois.
Le récolement + désherbage, c'est comme changer l'huile pour une voiture, c'est une nécessité après dix ans. C'est une tâche difficile, ingrate et pénible, et que les bibliothécaires ne font pas pour le plaisir. Moins elle dure, mieux tout le monde se porte.

 

Au niveau "service public", je crois que les bibliothécaires n'ont pas de leçons à recevoir. Même les services d'accueil municipaux sont moins ouverts au public qu'une bibliothèque. (Sauf peut-être l'accueil en mairie, et encore pas les samedis après-midi).

 

Ferris te tend aussi la perche.

 

Avec sa réponse, je prends acte et j'annonce tout de go : C'est 50/50 pour une bonne gestion. Soit.

Donc je ferme les créneaux d'ouverture sur telle tranche, telle tranche et telle tranche horaire.  :)  Pour pouvoir poursuivre mon inventaire / désherbage durant toute l'année, ainsi que le reste du travail interne.

 

Donc on supprime quel créneau horaire, quelle heure d'ouverture... sur toute l'année !

Merci de choisir et d'en informer le maire.

 

Parce que la solution de Ferris, et la façon dont je pratique le récolement/désherbage annuel, c'est bien "ça" dans la réalité. On consomme des heures de travail interne... et ces heures, il faut les prendre quelque part. Elles ne vont pas sortir du chapeau.

 

Ou alors tu bulles pendant tes heures de travail interne. :angel:

 

Et si tu ne l'as pas fait ce récolement pendant 10 ans, il va bien falloir leur trouver de la place dans l'année qui vient.

 

Comme tu l'as vu plus haut, il ne faut pas trop me chatouiller pour que je rigole.

 

Là, je crois que tu tiens un excellent argument. Ces heures tu vas devoir les trouver pour faire ce travail indispensable de gestion du fonds. 35 heures en une seule semaine, ou 52 heures sur l'année (le temps de reprise de la tâche). Soit une heure de moins pour le public.

 

C'est au choix de la tutelle.

 

Tu prends acte de leur "non", et tu leur renvoies la fermeture d'une heure sur l'année pour travaux exceptionnels, voire deux parce qu'une heure c'est trop court en discontinu. Le temps de s'y remettre, de se placer en condition de récolement, c'est deux heures qu'il te faut.

 

Parce qu'on peut fermer une bibliothèque une semaine, faut pas desquamer non plus !

Si le public est averti, il n'y a pas de problème. Surtout pendant les vacances.

 

La preuve, pour les ponts les mairies sont souvent fermées... et bizarrement, la notion de service public passe à la trappe ces jours-là. (Tu pratiques les ponts chez toi ? Moi, pas.)

 

 

Bon, je crois que tu as là, le pong nécessaire pour obtenir ta semaine de fermeture pour travaux exceptionnels.

Après le ping de la tutelle, tu as le pong... ou alors, tu as deux heures par semaine pendant toute l'année.

 

Ce n'est pas un argument de bib, c'est un argument comptable.

 

Tu vois, même Ferris peut te fournir de bons arguments en réfutant ta proposition.

 

Tu peux même utiliser les miens (avec les bandes pour travaux ou les fermetures des salles) en disant que tu as envisagé (Oups ! étudié) cette solution, mais qu'elle te paraît peu pertinente, et handicapante pour le public.

 

Si tu rajoutes le nombre des usagers sur les semaines des vacances par rapport aux semaines normales, tu enfonceras un second clou pour ta solution.

 

Parce qu'elle est la plus saine et la moins coûteuse en temps. Après dix ans de carence.

 

Donc, tu programmes la fermeture de ta bib pour la semaine suivante des vacances. :wink:

 

Et surtout, surtout, tu le prépares bien en amont ce récolement / désherbage. (avec le matériel adéquat dispo à la date prévue)

Une semaine, c'est court, et le rendement de fin de journée, n'est pas celui du matin.

 

Sur mon fonds de 9000 documents, il y en avait environ 1000 dehors, et les 8000 qui restaient représentaient entre 3 et 4 tonnes estimées (*).  40 000 = entre 12 et 20 tonnes. Commencez à vous entraîner avec les haltères. :flowers:

  B. Majour

 

(*) estimées à la balance, sur quelques échantillons de livres, ou magazines.

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Et hop ! Un argument de plus.  :wink:


 


Si pas de scanettes à mémoire, tu peux demander l'acquisition de deux ordinateurs portables (ou le prêt de)... si tant est que ton SIGB est capable d'accepter des listes de scans. (Le mien, ce n'est pas possible... donc noria de chariot à l'ancienne, comme dit Ferris)


 


Ou alors tu traites ton récolement sur Excel (moins pratique, c'est sûr, mais tout aussi efficace... et possible avec un ordi portable)


Tu as encore la bonne vieille liste imprimée et tu coches les livres en rayons... après avoir rangé, ou en rangeant.


 


 


Pour la poussière et le bruit, c'est l'excuse des collègues de BU de Savoie. Avec de la moquette, pas trop de bruit, sauf le mitraillage des code-barres avec la douchette. (plein les oreilles)


 


Par contre, la poussière, oui !


C'est le nettoyage des rayonnages, des endroits intouchables lorsque les collections sont en place. Passez un petit coup d'aspirateur dans les bacs, un coup de chiffon lorsqu'il n'y a plus de livres. Virer l'araignée qui s'incruste.


 


Là, c'est l'occasion.


Un aspirateur perso, ça le fait. Mais en réclamer un pour cette opération, ça rajoute au sérieux de la tâche.


 


Allez, Bouille, te voilà plein de nouvelles munitions pour programmer ton désherbage récolement.


  Bernard


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J'ai des collègues qui ont vécu ta situation Bouille et la médiathèque fût fermée 10 jours pour désherber. Cette opération n'avait jamais été faite.


40 000 docs pour le fonds comme toi. Bilan : compréhension de la tutelle et du public mais tâche inachevée car trop énorme dans leur structure avec un fonds vieillissant.


C'était nécessaire car il y a un projet d'ouverture derrière, avec l'arrivée d'une nouvelle direction qui veut booster le service et les propositions documentaires. Je ne sais si l'équipe pense renouveler cette stratégie car certains membres en sont sortis fatigués, usés voire triste :cry:.  Ils n'avaient jamais fait donc très lourd.


J'avais été étonné de cette décision car je prône le désherbage en continu mais l'effet à la réouverture donne un nouvel élan et une curiosité à visiter les rayonnages. Mais je suis une professionnelle et je ne sais pas si le public habituel n'a pas été déstabilisé.


 


Pour soulager les bip incessants, le casque anti-bruit est à envisager...


Modifié par Feecara
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Merci à tous pour vos réponses, qui m'aident beaucoup. :)


 


Plusieurs de vos arguments pourraient porter, à mon sens :


  • le coût des douchettes à mémoire, prohibitif,
  • la gêne occasionnée au service public pendant les inventaires partiels (indisponibilité du fonds). J'aime beaucoup l'idée des bandes de travaux de chantier pour condamner les espaces en traitement. Plus ça se voit, plus ça gêne.
  • le fait que c'est un travail ingrat qui, contrairement à ce que les autres ont l'air de penser, ne nous plaît pas du tout, mais que nous faisons pour rendre service au public.

J'aime bien les rappels à propos du service public des samedis après-midi et des ponts, car nous sommes dans ce cas de figure. Mais je pense qu'ils s'en fichent.


D'autres arguments pourraient aussi me servir, mais j'ai besoin de réfléchir posément pour voir ce que je peux utiliser.


 


Quant à l'erreur tactique "envisager plutôt qu'imposer", il y a deux raisons à cette timidité :


  • d'abord et avant tout, ce n'est pas moi qui en parle. Je suis troufion, pas chef. Le projet vient en grande partie de moi, certes, car mon secteur est le plus touché par l'encombrement et l'obsolescence, mais c'est un autre qui va parler aux grands pontes. Donc je n'ai pas la main dessus.
  • étant donné la forte personnalité du directeur des affaires culturelles, cela fait longtemps qu'il décide de ce qui se fait ou pas à la bib. Et malheureusement, je n'ai pas non plus la main dessus.

 


 


<< Ou alors tu bulles pendant tes heures de travail interne. >> : ben oui, la preuve, je suis sur Agorabib... :wink:


 


Merci encore à tous. Si quelqu'un a encore de nouvelles idées, je prends aussi !!!


Modifié par Bouille
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 De même que le probleme de fonds de Bouille "Je suis trouffion, pas chef" (mais c'est à toi de construire un argumentaire, qui sera plus ou moins bien porté par d'autres d'une part, et ce rôle ne te permet pas facilement de franchir la ligne jaune trop souvent. Hierarchie, quand tu nous tiens...tu nous tiens bien !) 

 

C'est ce que j'avais fait, et que je recommence avec mon appel à l'aide en ces lieux : construire, puis reconstruire, un argumentaire.

Comme tu le dis si bien, je ne peux pas me permettre de trop franchir la ligne jaune. Je suis déjà très souvent sur la ligne... Ce qui agace pas mal de monde. Je suis donc obligée de garder un profil bas, quoiqu'il m'en coûte.

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Bon,


 


Alors, tu envoies chez Ferris, (il me l'envoie), je recomplète, je lui renvoie et il te renvoie le tout.


 


Si ça marche pour toi, ça marche pour nous.


 


Et c'est tout pareil que pour Ferris.


  Bernard


Modifié par B. Majour
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C'est bon, Ferris, moi j'ai compris. Je t'expliquerai.


 


Vous êtes adorables. On se retrouve au prochain congrès de l'ABF et je vous fais un gâteau au chocolat ?  :D 


 


 


Bon, il va me falloir quelques jours pour pondre mon argumentaire. Ne vous impatientez pas.


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Salut Bouille,


 


réflexion complémentaire que je n'ai pas eu le temps de poster avant, mais s'il reste un bout de gâteau au chocolat :drool: :


tout d'abord d'un point de vue stratégique, amener 2 sujets en 1 était sans doute risqué. Désherbage + récolement, soit 2 chantiers purement internes au service, dont les retombées positives sur la qualité du service rendu à la population ne sautent pas aux yeux de façon évidente (pour un non professionnel, ceux que tu dois convaincre). Du coup, risque d'incompréhension et donc rejet de ta demande.


Évidemment, nous (les bibliomachins) voyons bien ta logique : je désherbe pour rafraichir le fonds puis je récole pour mettre ma base bien à jour et toute belle aussi. Mais pour arriver à tes fins, tu devrais peut-être alléger le dossier, le transformer/camoufler même. Parce qu'ils ont déjà dit non une fois. Le sujet est clos pour eux, revenir avec la même question, même si tu as de nouveaux et excellents arguments, pas sûr que ça passe (à cause du 1er non). Et ton chef ne retournera peut-être pas une 3ème fois au front petit troufion !


 


Ta priorité étant visiblement le désherbage, le récolement* sera la cerise que tu pourras mettre + tard sur le gâteau au chocolat (re :drool: ). A ta place je mettrais donc le paquet (de pépitos, caramba !) là-dessus. Je ne vais pas te refaire l'argumentaire sur les bienfaits d'un fonds aéré, propre... bref, désirable pour le public qui sera donc directement bénéficiaire de votre travail (important de répondre sur le critère de la qualité du service public, puisque service public on t'oppose, c'est pas qu'une question d'horaires d'ouverture). Si tu peux, transforme l'essai en proposant un grand troc livres ouvert à tous à l'issue de votre opération, ou toute autre manifestation qui donnera une conclusion positive et festive à votre travail. Là on est sur l'image du service, ça peut parler aux décideurs.


 


Par contre pour le boulot en lui-même, je partage l'avis de Feecara : ne fermer que pour désherber, c'est très très vite ingrat. J'ai donné dans ce genre de "travaux d'été, désherbage pour tout le monde !" : une semaine tunnel à ne faire que ça, tu finis asthmatique et vaguement dégoutée des bouquins pendant quelques jours. Conséquence positive : tu es contente de retrouver tes quelques grincheux quand tu rouvres (mais ça ne dure pas non plus, faut pas déc..... !).


 


* Le récolement peut effectivement être fait tranquille, étalé dans le temps : moi j'ai programmé ça sur une période creuse, un jour et demi par semaine pour tout le personnel, des binômes avec une feuille de route (découpage en tranches des collections avec chacun sa part) et un PC portable équipé d'une douchette (demande ponctuelle au service informatique pour un prêt de portables, les douchettes on avait). Moins bien que la scanette de Ferris mais bon, on fait c'qu'on peut, hein !


Si ton plan de bataille est correct, cette partie-là peut être assez rapide. C'est le traitement ultérieur des erreurs qui peut être pénible, ça dépend du passif de ton fonds...


 


 


Mais au final, le volet management de ta situation reste quand même un problème, non ?


à part toi, qui est convaincu du travail à mener (désherbage et récolement) ? Qui se sent concerné ? Qui va devoir le réaliser ?... car si ce n'est pas un projet de service, où tout le monde participe aux tâches y compris ingrates, de toute façon ça n'aboutira pas.


Car tu parles en tant que "troufion", qui n'a pas que ça à faire de "mon" temps de travail interne. Et les autres alors ? Si tu es toute seule sur le coup, c'est Bouille-Sisyphe qu'on va t'appeler... et là, c'est nous qui t'apporterons du chocolat pour te réconforter !


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Vous êtes adorables. On se retrouve au prochain congrès de l'ABF et je vous fais un gâteau au chocolat ?  :D 

 

 La présidente aura-t-elle droit à un morceau du gâteau ? Ferris dévoilera-t-il enfin son identité en débarquant au congrès avec un chignon rose ? Bouille arrivera-t-elle à faire son récolement avant le congrès ?

Vous le saurez en lisant... Agorabib !!

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Elle a un côté maternel, la présidente. On a l'impression qu'on est tous ses petiots. Mais elle n'oublie pas sa mission publicitaire. C'est bien. C'est une présidente qu'il nous en faudrait deux ou trois pareilles pour faire bouillir la marmite. Dommage que c'est pas nous qu'on la choisit aux élections. Elle mouille la chemise, c'est pas tout le monde qui fait ça.

 

 

Maternelle ? Désolée Ferris, y a dû avoir une limace coincée dans l'Agorabib parce que le gâteau au chocolat, c'est une citation, c'est Bouille qui doit le faire et qui vous traite d'adorables. Pour ma part, c'est un terme que je n'emploie qu'avec mes loupiots du Nord-pas-de-Calais, je n'oserais pas sinon.

 

Pour ton anonymat, à mon avis, il ne tiendra pas longtemps. Tu nous en as dit suffisamment sur toi pour qu'on te repère, vieux de la vieille, et les poils de chat, ça s'enlève pas facilement, j'en sais quelque chose. Et enfin, tu ne sauras jamais tenir trois jours sans dire un truc qui nous fera comprendre que bien sûr, ça ne peut être que lui, Ferris...

 

moi aussi je viendrai incognito. :wink:

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Ben oui, c'est bien joli d'avoir un Dewey dans sa bib, mais quand on veut s'en débarrasser, hein !! Croyez-moi, les poissons rouges, c'est plus pratique et ça plait autant aux gamins...

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Merci à tous, Isalabib, Ferris et Anne pour vos réponses. 


Déjà, ça fait du bien au moral...


 


Je suis sensible à vos arguments en faveur du dépôt des armes bouillesques pour ce qui est de l'inventaire. Je vous remercie de vos pertinents avis.


Certains arguments pour le désherbage ne porteraient malheureusement pas (on fait déjà des opérations de dons de livres de temps, sans lien avec un désherbage massif, donc...).


 


Comme vous le faites si bien remarquer, c'est avant tout un problème de management. Je ne suis pas la seule de l'équipe à voir l'urgence de telles opérations, ma direction la voit, et d'autres personnes de l'équipe aussi. Mais je suis la plus directement concernée : je gère le plus gros fonds (en volume), celui qui est le plus touché par l'obsolescence et en plus, je suis responsable de l'informatique documentaire et de la fiabilité du catalogue. Alors forcément, je suis celle qui prend la chose le plus à coeur. Mais je suis tout aussi consciente que la typologie de mes responsabilités fait de moi la bibliothécaire transparente (voire inutile) aux yeux des décideurs. Et je ne vois pas bien comment redorer mon blason... Si ce n'est, comme le dit Ferris, en manipulant les chiffres. Une piste à suivre.


J'y réfléchis. Merci encore.


 


PS : Il y a deux choses que je maîtrise en ce bas monde : le pinard et le fondant au chocolat.


Modifié par Bouille
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Oui, cher Archibald, cette histoire me déprime un peu, mais bon, pas de quoi aller se pendre en plein milieu de la médiathèque. Je n'oublie pas Fontenelle. C'est fort aimable à toi de me remonter le moral.


 


Et, non, cher Archibald, je ne fais actuellement pas d'excès pondéral ; celui-ci est prévu pour la période s'étendant du 24 décembre au 1er janvier. Tu ne sauras pas mes mensurations. Petit coquinou, va. :tongue:


 


Va pour le blason (voir PJ)


(copyright Bouille, 2013. Merci LibreOffice et mon inestimable talent de designer).


 


NB : Bon sang, Ferris, tu es bientôt à mille (1000 !) messages !


Mme la Présidente, ne pourrait-on pas décerner une médaille ou toute autre forme de récompense à un si prolixe forumeur ?

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"Les Bécasses", Côte-Rotie, choix intéressant !


 


Pas de pendaison au milieu de la médiathèque, ouf. Mais pourquoi un blason avec une croix blanche sur fond géométrique rappelant la forme d'une bière, euh, d'un cercueil (tout cela se mélange...) ?


 


Et médaille en chocolat pour Ferris, ça tombe sous le sens, non ?


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