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Éditorial de Bibliothèque(s) n°73 - Version intégrale


ABF
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A numéro spécial, édito très particulier. Deux présidentes de l’ABF le signent de concert : vingt ans séparent leurs mandats et les deux congrès, Vichy 1994 / Paris 2014, les problématiques des programmes se faisant écho : cela signifie-t-il que nous tournons en rond ?

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Très beau rappel historique et mise en perspective. Il faut en retenir l'essentiel : Cet épisode sera probablement très vite oublié, sauf des éditions du Rouergue qui ont connu un succès inespéré. Il reste que le sujet revient trop régulièrement sur le tapis : des groupes s’auto-missionnent pour autoriser ou interdire à d’autres ce qu’eux-mêmes n’aiment pas.


 


En France depuis toujours, hors événements et anecdotes médiatiques, des associations de type "defense de la famille" ou des " valeurs traditionnelles", de toutes obédiences, intentent régulièrement des procès et tentent de faire retirer des livres de la vente. Des enseignants sont attaqués pour avoir lu ou conseillé en classe tel ou tel ouvrage.


 


Ces questions dépassent largement les bibliothèques. Ces actions sont silencieuses et régulières. La plupart du temps ces groupes sont déboutés par le procureur de la République, mais pas toujours. Je me souviens de l'attaque contre un enseignant, en 2000, pour avoir conseillé le livre d'Agota Kristof "le grand cahier". Ces affaires ont lieu régulièrement. Dans l'ombre. http://www.liberation.fr/societe/2000/11/28/prurit-puritain-a-abbeville-autour-du-grand-cahier_345736.


 


Les bibliothèques ne sont souvent que la partie émergée de l'iceberg. En tant qu'institution, elles peuvent désormais se défendre, notamment en médiatisant ces questions. Et l'ABF joue ce rôle. Ce n'est pas le cas des gens isolés, auteurs, petits éditeurs, directeurs de collection, libraires indépendants, et on voit que même les enseignants ne sont pas défendus par leur institution. Et que chacun a plutôt la tentation d'étouffer ensuite ces affaires.


 


C'est l'union de la profession d'une façon générale, et pas seulement sur ces questions, qui permettra de combattre efficacement ces activistes. En étant prête à dénoncer, voire sur-médiatiser s'il le faut, toutes ces tentatives. Des années 80 à aujourd'hui, d'une certaine façon, oui, nous tournons en rond, mais au bon sens du terme, au sens de la continuité du geste: nous creusons le sillon autour de l'adversaire aujourd'hui mieux identifié qu'hier.


 


Mais soyons vigilants aussi au pavé lancé un soir dans la vitrine du petit libraire. La veille se passe aussi là et à tout moment.

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