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Projet de service pour un réaménagement et... une baisse d'effectifss


elib
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Bonjour,


 


Qui peut m'aider ? Help ! Après plus de 20 ans de fonctionnement d'une médiathèque pimpante et fringante dans une petite ville de 6000 habitants, qui faisait la joie des élus successifs et des habitants, voilà que l'on me demande de réorganiser le service avec comme objectif non dissimulé "à terme" sur une équipe de 6 personnes à TP d' éliminer 2 postes ... Je précise que la demande est de construire "la bibliothèque de demain" de rédiger un projet en concertation avec l'équipe qui va devoir "adhérer et co-construire"


Concrètement: La médiathèque de 750m² est sur 3 niveaux : un rez-de-chaussée /hall d'accueil/salle d'expo un 1er étage livres et revues /salle de travail/adultes et jeunesse , des combles discothèque/vidéothèque, une banque de prêt au 1er et une au 2ème qui nécessitent la présence au minimum en prêt de 3 personnes. Il faut donc arriver à tout réaménager de manière à ce qu'il n'y ait plus qu'une banque de prêt et donc gagner en personnel... et redescendre tous les documents au 1er.... si c'était si simple, ça se saurait.


Des tas de questions sont soulevées du coup , et ce serait trop compliqué à décrire...J'ai parcouru déjà le forum et téléchargé le tableau horaires de Ferris, très utile, qui me permettra je l'espère d'argumenter.


Dites-moi ce que ça vous  inspire sur le vif même si mon message n'est pas suffisamment précis, on poursuivra les échanges ensuite si j'en ai encore l'énergie (je dois faire tout ça pour le 31-12-2015 !!!)


 


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Ce que ça m'inspire à vif ?


 


D'abord ça :


 


:frantics:


 


Puis ça !


 


:console:


 


Sinon, dans un sursaut, je penche sur des automates de prêt, pour économiser le personnel.


Avec toute la galère de mise au point des automates... et de la formation du public.


 


Par contre, pourquoi redescendre tous les documents au 1er ?


Je connais d'autres bibliothèques qui ont plusieurs étages, et il y a quelques caméras pour surveiller l'étage.


 


Vous allez aussi perdre un étage ?  :hmm:


Ou alors le transformer en auditorium ?


 


Sinon, prendre contact avec ta BDP et leur parler du problème, pour savoir s'ils ont des solutions à proposer... à défaut d'un soutien et conseils.


 


De toute façon, si on t'enlève 1/3 de ton personnel, c'est obligatoirement 1/3 d'ouverture & d'activité au public en moins.


Certaines fois, il faut mettre les élus devant les conséquences de leurs choix. Parce que à quatre à faire le travail de six, vous ne tiendrez pas sur la longueur.


 


Si la population se mobilise face aux restrictions, les élus seront obligés de réviser leurs priorités.


 


Parce que là, restrictions il va y avoir : déménager ça prend du temps, acquérir des automates de prêts, ça coûte de l'argent sur le court terme + l'entretien sur le long terme, et moins de personnel, c'est moins de disponibilité à tous les niveaux, dont celui de l'apprentissage des automates.


 


En tout cas, bon courage, et défends ton service.


   Bernard


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Ce que ça m'inspire ? Du dégoût, et particulièrement le baratin insupportable type DRH qui tente toujours de faire passer le misérabilisme pour un progrès (co-construire, faire adhérer l'équipe, bibliothèque de demain....). La bibliothèque de demain ? Chez toi, il ne faut pas se faire d'illusions : elle sera moins performante, moins attractive et plus difficile à gérer pour des résultats moindres.


 


Tout le monde sait que plus il y a de niveaux, plus ça nécessite de personnel. Donc c'est clair, tu vas opérer des regroupements de contenus dans moins d'espaces et diminuer la médiation et l'accueil un peu partout. Ne conserver qu'une banque de prêt centrale au rez-de-chaussée (avec 2 agents, un au retour, un au prêt), virer l'espace accueil/salle d'expo pour en faire un espace documents en y mettant les plus attractifs. C'est ce que tu dis toi-même et c'est effectivement très simple malheureusement.


 


Contrairement à Bernard l'Optimiste du Bordelais, je crois que ni les automates ni les caméras ne sont des solutions viables au sens de substitutifs au personnel, ce sont des atouts de confort et d'amélioration dans une structure déja viable. Par ailleurs 1/3 de personnel en moins ne veut pas dire 1/3 de services en moins (ouvertures, accueil), les choses ne sont pas aussi arithmétiques que cela. En plus ça coûte la peau des fesses et c'est pas franchement la tendance. (Et qui va zieuter les écrans des cameras au fait  ? :blink: ) .


 


La grande question, c'est : est-ce que certains services seront amenés à disparaître ? Et par service il faut entendre la totalité : qualité d'accueil, rapidité des opérations, temps de rangement augmentés créant un surplus d'indisponibilité des personnels, horaires, voire jusqu'à certains supports ou secteurs : quels sont les résultats de la discothèque ? Faut-il la conserver ? C'est un exemple. Combien de places assises peux-tu supprimer ? Et combien de places assises sur table ? Que devient un secteur sans médiateur ? etc..


 


Méfie toi d'un truc genre miroir aux alouettes : il se peut qu'ils te proposent des investissements mirobolants (mobilier nouveau etc..) car cela leur coûtera toujours moins que 2 postes. Mais cela ne les remplacera pas.


 


Effectivement, il faut mettre les élus devant leurs responsabilités. Et là, à la différence de petits chipotages sur des déficits horaires/personnels, on est dans du discours radical : à 4 dans 750 m2 sur 3 niveaux, on ne peut pas rendre un service correct. On survit. Prends simplement une année type (fais une moyenne de tes plannings réalisés sur 3 ou 5 ans), avec les congés, les stages, les récups, les animations etc...,ajoutes-y le coefficient correcteur nécessaire (congé maternité, maladies) que tu placeras de préférence un jour de grosse fréquentation (le samedi par exemple) et regarde ce que ça donne : c'est impossible. Parce qu'à 4 tu n'as plus de marge de sécurité (donc plus de coefficient correcteur à placer). C'est à dire que tu fonctionneras souvent à 3 en situation réelle. Et ça, ta DRH le sait parfaitement : à 4 on n'est pas 4, ou pas souvent.


 


Tu es en face d'un véritable sabotage de ton service. Et en plus, si j'ai bien compris (quand tu dis "à terme"), par paliers successifs. Encore plus vicieux car tu devras t' investir dans une solution à 5, puis recommencer dans une solution à 4. Bonjour le moral.


 


Construire un projet de non-service...


 


C'est cela qu'il faut leur faire comprendre. Et que les résultats statistiques seront assez rapidement parlants (compter deux années consécutives de résultats à la baisse et la troisième année confirme ou infirme). Le problème c'est qu'au bout de ce temps là, les dégâts sont irréversibles.


 


Moi j'avais 776m2 Shon sur 2 niveaux avec 6 personnes, puis 5 (epoque où j'ai réalisé le tableau justement), ville de 7500h/cc de 13000, fréquentation emprunteurs/non emprunteurs 700 personnes hebdo. Je sais de quoi je parle...


 


Et la population ne se mobilisera pas. Elle ne bouge qu'en cas de suppression d'une structure, et encore...


 


Je te souhaite bon courage, à la fois pour les affronter mais aussi pour supporter la suite...c'est à dire la fin du pimpant/fringant que tu évoques et que tu as construit pendant 20 ans. Dure la descente... :bye:

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Merci, c'est bien ce que je ressens, du dégoût ! ça fait du bien de se sentir compris même si ça fait mal ...La descente a déjà commencé depuis l'an dernier avec une baisse de 20 à 30 % des budgets animation et acquisition, là on dégringole. Le pire c'est qu'on a même promis à l'équipe une augmentation de l'IAT "conséquente" on est en plein film des frères Dardenne. Merci pour les encouragements, je crois que je vais opter pour une solution radicale dans mes scénarii, à savoir supprimer un service, mais je suis sûre que c'est ce qu'ils attendent (c'est même pas la DRH qui pilote l'affaire, c'est les élus) et ils préfèrent que ce soit moi qui me saborde toute seule , j'attends encore quelques conseils via le forum, n'hésite pas à m'en donner, je te sens très compréhensif et intuitif avec le peu d'explications fournies...

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Effectivement, s'ils ont commencé à saborder le budget, à à ce point, l'intention est évidente. Tu vois très clair : c'est à toi qu'on imputera la chute du service, mécontentement public ou pas. Alors on fait semblant de te laisser le choix : c'est toi qui décideras de couper ici ou là. D'ailleurs tu ne coupes rien, on te demande seulement de "réorganiser", nuance. Et "en concertation" en plus, donc tu mets ton équipe dans le bain.


 


Evidemment, personne ne te soutiendra le moment venu.


 


Je ne peux pas te donner de conseil de type argumentaire face à des décideurs qui ont déja décidé de tout. Ils ne demandent pas à être informés ou convaincus, au contraire, moins ils en sauront et plus ce sera "ta soupe" et ta responsabilité.


Leur faire peur en évoquant des résultats catastrophiques ? Tu n'auras pas de chiffres suffisants avant deux ans au moins. Trop long.


 


Exemple de truc vicieux : on diminue ton budget d'acquisition. Bon, ça nous arrive à tous actuellement. Tu fais donc des choix de répartition budgétaire différents. A 30% de moins ces choix peuvent déja t'amener à supprimer un service, par l'intermédiaire d'un support (exemple supprimer les DVD, couteux mais porteurs, attention). Idem, chez nous on a commencé par les periodiques, deux ans de suite. Mais on hésite à supprimer. Alors on fait durer comme on peut. Le problème c'est que par "étouffement" progressif des acquisitions sur un support ou un segment littéraire, on arrive en deux ou trois ans, à une offre si maigre que ça correspond de fait à une suppression. Deux ou trois ans de galère, de questions soupçonneuses du public, de rayonnages qui se vident etc...Et au bout du compte les élus te diront : mais c'est vous qui faites la répartition budgétaire, pas nous. Donc si le public de tel ou tel support est mécontent et se barre, c'est de ta faute !


 


Autrement dit, il vaut mieux supprimer un service d'emblée, en faisant comprendre que c'est une impossibilité de continuer (et là tu peux sortir toutes les normes que tu veux : tant d'euros par habitant desservi etc...de toutes façons si tu n'a plus les moyens d'acheter que 50 CD par an, c'est clair que tu condamnes ta discothèque). Les solutions de type livres de la BDP ne sont qu'un pis aller, un cache-misère qui finira par se voir. On ne base pas une poldoc sur l'apport BDP, surtout pour ce qui est des nouveautés.


 


C'est pour ça qu'aujourd'hui, face à des baisses budgétaires conséquentes et probablement pérennes, je pense qu'il vaut mieux tailler dans le gras d'office en faisant comprendre aux élus que c'est la seule solution. Tu n'as pas à porter la responsabilité de la chute qui suivra. Et ce qui est valable pour un budget l'est aussi pour les surfaces, via une baisse de personnel. Et comme tu as les deux...


 


Comme disait Coluche, y a des gens qui ont l'embarras du choix et d'autres qui n'ont que le choix de l'embarras.


 


Ou tu vas dans leur sens en leur faisant bien comprendre que ce n'est plus un choix de ta part mais la seule porte qu'ils te laissent ou tu fais durer ta galère percée au risque d'entendre chaque année des grognements du public, des élus, voire de tes agents (qui vont être fortement mis à contribution en termes de disponibilité, IAT ou pas, et finiront par le faire entendre. Dailleurs si on essaie déja de les "acheter" avec des hausses de primes, ça veut tout dire...).


 


Tu peux aussi faire ta valise. Mais c'est vrai que 20 ans dans le même poste, ça ne prédispose pas au voyage.


 


Je suis avec toi. :thumbsup:

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ô que tu comprends tout bien , d'ailleurs  on m'a fait aussi le coup des périodiques à diminuer. Figure-toi que dès l'année dernière j'ai fait mon CV et répondu à des offres d'emploi, prête que j'étais à abandonner le confort de ma vie quotidienne (je ne rentre pas dans les détails because c'est un forum tout de même)  mais après quelques échecs et une réflexion personnelle, je me suis dit que c'était peut-être finalement ce qu'ils attendaient et je ne veux pas me faire (gros mot...) plus qu'il ne faut !


J'y suis j'y reste, la peste ou le choléra et tutti quanti mais en attendant y' a du boulot et quelque part ce projet peut être motivant (je positive comme je peux)


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Tous les projets peuvent être motivants, c'est certain. Et en plus c'est quand on est dans la merde qu'on a le plus envie d'en sortir, donc c'est là qu'on positive le plus. Le problème c'est que ce n'est pas ton projet, c'est celui des élus. Et il a plutôt une tronche de catastrophe, le projet des élus. Alors question motivation, c'est déja autre chose. D'un autre côté on peut positiver toute seule. Mais on assume à plusieurs. Ton équipe te suivra t'elle sur un projet de dégringolade programmée ? Tout est là....


 


C'est pas parce que c'est un forum qu'on n'a pas le droit de dire des gros mots. Et puis les gros mots ont beaucoup maigri ces derniers temps. Si tu a l'impression de te faire enculer plus qu'il ne faut, (j'adore l'expression !), tu peux le dire. Mais en écrivant en petit, pour atténuer l'effet.  Et puis parfois, il a des gros mots qui ont une bonne tête d'honnêtes gens. Comme "positiver" par exemple. Pour moi, mettre quelqu'un dans le caca et lui dire ensuite de "positiver" c'est indécent et grossier. On m'a déjà fait le coup. En gros, ça veut dire démerdez-vous on ne peut rien pour vous. Sympa.


 


:clover: 


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Je me sens effectivement bien seule, y'a qu'à voir l'affluence de réponses à ma question sur le forum ! gardons le contact si tu veux bien, tes messages même s'ils sont lucides donc déprimants me sont très utiles


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@Ferris

Contrairement à Bernard l'Optimiste du Bordelais, je crois que ni les automates ni les caméras ne sont des solutions viables au sens de substitutifs au personnel, ce sont des atouts de confort et d'amélioration dans une structure déja viable. Par ailleurs 1/3 de personnel en moins ne veut pas dire 1/3 de services en moins (ouvertures, accueil), les choses ne sont pas aussi arithmétiques que cela. En plus ça coûte la peau des fesses et c'est pas franchement la tendance. (Et qui va zieuter les écrans des cameras au fait  ? :blink: ) .

Là, non mon cher Ferris, je ne suis pas optimiste pour la situation d'Elib.

Comme toi, je ne crois pas que les automates & caméras soient une solution viable... sauf que, dans mon département, ils en installent partout dans les structures neuves... pour faire des économies de personnels !!! De manière claire et affirmée, d'après les directions de ces établissements. Et, surtout, de par la volonté des élus.

Pour les caméras, c'est en banque d'accueil que ça se passe. Au moins dans la médiathèque dans la commune d'à côté. Trois étages là aussi, mais une surface plus réduite 250-300 m2. Population 5 000 habitants.
En théorie, 2,5 agents professionnels, mais comme tu le dis, on est plus souvent dans le 1 à "parfois" deux. Sauf peut-être sur les créneaux chauds.

Par ailleurs 1/3 de personnel en moins ne veut pas dire 1/3 de services en moins (ouvertures, accueil), les choses ne sont pas aussi arithmétiques que cela.

Quelque part si.
Si tu fais disparaître un service sur trois, tu es bien dans cette arithmétique.
Su tu fermes un étage sur trois, tu restes dans cette arithmétique.

La différence, c'est que c'est juste moins visible que de réduire un tiers des heures d'ouvertures.

Et comme nous sommes de braves bibliothécaires, nous allons choisir la solution la moins choquante, celle qui cache la misère.

Mais la misère, on ne la cache pas longtemps.

 

Alors pourquoi être gentils ?

Pourquoi ne pas dire clairement les choses aux élus ?

 

Comme je suis plus cartésien et informaticien que littéraire, je ne mets pas de gants quand il faut parler chiffres.

Dans la situation d'Elib, on est déjà à un tiers des fonds en moins, demain à un tiers du personnel en moins, pour moi c'est évident : la seule solution c'est un tiers des horaires en moins.

Histoire de faire des vagues chez les élus, histoire de préserver l'avenir de la structure.

 

Si on demande à un charpentier d'utiliser 1/3 de bois en moins, il ne va pas construire la même charpente, ni la même maison, encore moins le même bateau. Et c'est vrai pour tous les corps de métiers liés à la construction. Et une bibliothèque c'est un univers en construction permanente.

 

Une marche perdue une année, ne se retrouve pas.

Un usager perdu ne se retrouve pas non plus.

 

De plus, si les conditions de travail deviennent pénibles, je ne pense pas que l'équipe va rester longtemps. (en place, dans la même motivation, dans la même ambiance, dans...)

 

D'où la question évidente au maire : quel avenir envisagez-vous pour la médiathèque ?

Parce qu'à tout baisser, on va la transformer en coquille bide... oups, vide !  (remarque, c'est presque analogue ici :twitch:)

 

Et, comme tu le dis, Ferris, on les voit venir les DGS "manager" avec leurs gros sabots de positivisme.

C'est faute d'être gentils qu'ils ont la tâche facile. Pas de vagues, pas de problèmes.

 

 

@Elib

 

Du dégoût ?

Oui, c'est vrai, si on prend le problème du seul point de vue de la bibliothèque et de celui ou celle qui dirige la bibliothèque.

Car "On" méconnaît le rôle de la bibliothèque, "On" méconnaît son implication dans la vie de la communauté.

 

Cependant y a-t-il ici un fond (ou un fonds ?) de vérités.

Est-ce que les élus, est-ce que la population sait ou connaît l'implication de la bibliothèque dans la vie de la communauté ?

Est-ce que la bibliothèque est bien présente dans la communauté ?

 

Si oui, dans quelles missions, à quels moments ?

 

C'est ce genre de choses qu'il faut défendre auprès des élus. Il faut réaffirmer ses missions et l'intérêt d'une bibliothèque, encore et encore. Une bibliothèque ou une médiathèque n'a rien d'indispensable dans la vie de tous les jours, et les élus auront beau jeu de dire "à quoi bon une bibliothèque alors qu'il y a Internet ?"... autant réduire les coûts.

 

On a là une réponse logique.

 

Le tableau Excel des missions de Ferris a du bon, mais si en face on ne met pas les réalisations, l'apport de la bibliothèque (économies réalisées par les usagers, par exemple), l'intérêt est nul face à des élus qui tronçonnent.

 

Tu as forcément le bilan de ta bibliothèque à montrer. Un double bilan, travail de ton équipe et intérêt pour le public.

L'idéal serait de le présenter sous forme d'un arbre.

 

Un tronc, et sur chaque branche les tâches internes... qui vont conduire aux feuilles, ou au feuillage : ce qui est rendu au public.

 

Plus facile après de montrer aux élus que si on scie des branches, il y a du feuillage qui va tomber.

 

Un peu à l'exemple de ça : http://secondelmb.free.fr/edc1/aides/excm.pdf

 

Mais en construisant un arbre, avec un tronc qui débute du bas de la page.

Une image vaut mille mots, autant être parlant. :sorcerer:

 

Et il n'est pas difficile de mettre la situation actuelle, et la situation de demain avec les coupes envisagées.

Pour les élus... pour le public ?

 

 

Si tu avais voulu plus de réponses sur le forum, il t'aurait fallu un autre titre.

Projet de dé-service pour un réaménagement, vers le bas, et... une baisse d'effectifs.

 

Bon courage pour la suite.

Et tu as raison, garde Ferris sous le coude d'un message privé.

Le loup aux dents pointues a de la ressource entre les babines. :thumbsup:

   Bernard

 

 

 

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Un tiers d'horaires en moins est une position difficilement défendable pour la simple raison qu'elle oublie la quantité de travail interne que l'on réalise sur les heures publiques. Et c'est parfois très important, nous le savons tous.


 


Par ailleurs les horaires n'interviennent qu'en troisième partie de démarche : on revoit d'abord les espaces (suppression d'un espace et regroupement de deux contenus dans un seul par exemple), on revoit les fonds (suppression d'un support ou d'un secteur par exemple), puis on voit comment on peut articuler la disponibilité des personnels avec ce qui reste (rapport temps interne/temps public sans publier l'interaction entre les deux) et on ne touche aux horaires que si ça en vaut la peine.


 


Si on prend les horaires vilipendés par l'IGB, entre 15h et 18h par exemple, il est clair que la suppression d'un tiers nous amène à un résultat catastrophique. Que peut-on faire avec 10 à 12h d'ouverture ?


 


De deux choses l'une : ou bien il s'agit de faire peur aux élus et d'avoir plus rapidement des résultats à la baisse (si on joue sur les horaires ça ne ratera pas) ou bien on essaie de faire avec et de ne pas pénaliser le public d'emblée. En gros tu as deux trous dans la coque et tu en fais un troisième pour couler plus vite.


 


La responsabilité des élus sera évidente dans la diminution des fonds et des espaces et ils récolteront de toutes façons ce qu'ils ont semé, mais moins vite. Et cela tu dois le démontrer sans problème et dégager ta responsabilité la-dessus. Par contre, si tu joues direct sur les horaires en argumentant de façon cartésienne suivant la règle des trois tiers énoncée par Bernard, ce sera ton seul choix personnel de "réorganisation" et il pourra t'être reproché de n'avoir fait que des propositions négatives. Et ce n'est pas ce qu'on te demande.


 


Et puis il faut faire des comptes justes : tu dis "20 à 30% des budgets acquisition et animation" :


1) L'animation est très chronophage et, malgré tout, n'est pas la base de notre mission. Il faut savoir prioriser. On coupe.


2) Cette baisse sera t'elle répétée chaque année ? Il faut que les élus s'engagent sur une stabilité budgétaire à un moment donné. Sinon tu ne peux pas programmer quoi que ce soit.


3) Quels fonds ont été touchés jusqu'à présent? Si c'est les abonnements il n'y a pas péril en la demeure. Là encore il faut prioriser : toute bibliothèque a des secteurs plus stratégiques que d'autres. Et tu le sais par ta fréquentation, ton type d'emprunteurs, tes emprunts par segments etc...Bref, que te disent tes derniers bilans ?


 


Donc tu racles les fonds de tiroir pour montrer ton esprit collaboratif et optimisant. Qu'on ne puisse pas te reprocher  un manque d'intérêt. Et essaie d'écrire beaucoup, de laisser des traces. Et comme tu n'es pas mobile, il faut aussi penser à ta carrière et préserver ton image de marque professionnelle. Protège-toi aussi.


 


Et puis, entre nous, cette bib, c'est ton bébé , tu peux être fière de la façon dont il grandissait ce petit, non ? Alors tu ne vas pas le pousser dans l'escalier...


 


Tu attendras qu'il tombe tout seul.

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Concernant les horaires, on laisse de côté d'emblée car j'ai réussi à " imposer " une baisse cette année alors qu'on me demandait d'ouvrir plus le samedi. J'ai déjà donc supprimé la plage du mercredi matin et mis en place des horaires allégés pendant les vacances scolaires parce qu'on a (en plus !!! et c'est sans doute une brèche pour supprimer au moins ce poste) des problèmes de personnel, absentéisme qui faisait qu'on n'y arrivait tout simplement plus. La pilule est passée parce que j'ai proposé pour compenser la mise en place d'une boîte de retour réclamée depuis longtemps par les adhérents (à priori j'étais plutôt contre)


DONC, je vais étudier de près les stat., à première vue je réduirais considérablement (voire supprimerais mais ça fait mal) les revues et le secteur CD, compensant par une offre numérique. Nous avons en plus le marché à renégocier , on m'avait réduit aux minis là je n'ai même plus cette sécurité !


Les animations, c'est déjà foutu la baisse est encore plus draconienne et je n'ai plus aucune autonomie


Pas rose tout ça, me reste la défense du service via les syndicats


Allez, je vais essayer de construire un  projet "moins pire" malgré tout et trouver des solutions pour atténuer cette dégringolade mais ya du boulot

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Pour les revues, je ne sais pas, mais pour les CD, il est actuellement impossible de compenser un fonds physique par une offre numérique. Éventuellement par plusieurs offres si vous avez quelques dizaines de milliers d'euros et un temps complet à y consacrer (et le public n'est pas au rendez vous).

Ou alors en proposant un accès à youtube...

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Pas rose tout ça, me reste la défense du service via les syndicats

 

Les syndicats ne pourront absolument rien faire à ce niveau. Leur rôle n'est pas de définir les missions d'un service ou de le défendre. Ils ne pourraient agir que dans le cadre statutaire par rapport aux agents, surcharge de travail, "burn out , non respect des quotas d'heures supplémentaires, des missions statutaires de chaque grade etc...et d'une façon générale des troubles dits psychosociaux, qui pourraient découler de la nouvelle organisation mise en place, en matière de conditions de travail.

 

S'il y a un rapport avec le taux d’absentéisme dont tu parles, la question peut leur être soumise.

 

Pour l'offre numérique, en remplacement total, pour les revues comme pour la musique, c'est possible mais c'est plus cher ou équivalent et, comme dit Franck, le public n'adhère pas.

 

Pour les revues, ne les supprime pas complètement mais penche-toi sur l'aspect surface au sol que ça prend (sachant qu'en plus dans un espace revues tu dois avoir un bon quota de places assises. Donc beaucoup de place). Ton problème est en premier la réduction de ton nombre d'espaces, et donc le resserrement de plusieurs contenus dans des espaces moins nombreux et avec des surfaces moindres pour chaque contenu. Pour y mettre un accueil. La suppression du 3° étage comme espace public est peut-être envisageable (le conserver comme espace interne et/ou espace animations et accueils de groupes) ?

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@Ferris


Si on prend les horaires vilipendés par l'IGB, entre 15h et 18h par exemple, il est clair que la suppression d'un tiers nous amène à un résultat catastrophique. Que peut-on faire avec 10 à 12h d'ouverture ?


 


Dans le rêve de l'IGB, on a des personnels en nombre suffisant, et pas des réductions de personnels.  :wink:


 


Ok, ça marche aussi en passant par des vacataires... ou des bénévoles (s'ils/si elles savent ouvrir et faire tourner le logiciel de la bibliothèque).


 


Que peut-on faire avec 10-12 heures ?


Ouvrir le mercredi après-midi et le samedi toute la journée, en non Stop !


 


Mercredi 14h00-18h00


Samedi 10h00-18h00 (les gens n'arrivent pas tellement plus tôt)


 


Et avec ça, on garde tous les services.


 


Si on sucre CD et magazines, comme va le faire Elib, tu vas perdre tous les usagers qui venaient pour ces offres, et aussi ceux qui venaient en partie pour elles. Peut-on penser que ce sera 1/3 des usagers ?


 


Seules les stats pourraient le dire.


Et ce n'est pas aussi noir que tu le penses. On ouvre moins, on ouvre mieux, sur les 20-40 % des créneaux les plus rentables, ceux qui remplissent la bibliothèque à plus de 80-90 %.


 


Oui, par contre, ça ne plaît pas à l'IGB, ni aux élus qui veulent ouvrir tant et plus sans fournir les moyens.


 


Parce qu'il y a des bibliothèques universitaires qui sont ouvertes avec un seul bibliothécaire en banque d'accueil, le soir, tard, lorsqu'il en faut 10 en temps normal. De cette manière, on a gonflé les horaires d'ouvertures... pour une poignée d'étudiants, en mal de salles d'études. Mais le bibliothécaire en poste ne fait que du prêt basique, pour le conseil, la recherche et autres, il faut revenir lorsque le reste de l'équipe est là.


 


Je connais une BM où il y a un panonceau en banque d'accueil qui indique : "les bibliothécaires reviennent à 14h00", et la bibliothèque est ouverte entre midi et deux... avec un gardien à la porte.


Une autre façon d'être ouvert et de faire plaisir aux stats nationales : 2 * 6 = 12h00 d'ouvertures hebdomadaires en plus, sans frais, puisque le gardien est là de toute façon, ou alors juste pour le prix d'un gardien. (qui n'a pas besoin d'utiliser le logiciel de la bibliothèque : il est gardien que diable ! :tongue:)


 


On a bien des façons d'ouvrir... sans ouvrir en réalité. Ouvrir tous les services s'entend.


 


Tu vois, dans la situation d'Elib, je n'irais pas par quatre chemins. Je demanderais l'avis du public usagers :


"Suite à des restrictions budgétaires prévisibles, pour faire des économies :


- vous préférez des horaires plus réduits, mais tous les services (et on donne les nouveaux horaires)


- vous préférez moins de services mais les mêmes horaires. (et on donne le choix des services supprimés)"


 


Et on regarde ce que la majorité préfère.


C'est comme ça que je vois la mobilisation de la population : en posant la question aux usagers, les premiers concernés.


 


Mais comme d'habitude, on préfère leur faire un enfant dans le dos, sans les consulter.


Dommage de perdre l'appui de la population sur ce coup !


Surtout qu'il est possible de s'appuyer sur les résultats de l'enquête auprès des élus.


 


 


Pour le troisième étage ?


 


Pas difficile :


- On installe des flippers, une ou deux tables de billards, et quelques babyfoots.


J'hésite pour un réseau de jeux sur ordinateurs, ça pourrait nécessiter l'intervention d'une personne.


 


Et puis roule petit bolide.  :thumbsup:


 


Dans les cafés, il n'y a personne pour guider le client, et le client sait très bien se débrouiller avec ce genre de jeu.


 


On peut envisager des machines à sous, mais je crois qu'il y a une règlementation précise dès qu'il est question d'argent.


 


Pour les CD, j'approuve Franck : inutile de vouloir compenser une offre physique par une offre numérique.


Les gens ont Youtube et d'autres pour l'offre numérique, alors à quoi bon une offre numérique dans ce domaine ?


 


En particulier, si la BDP peut l'offrir.


   Bernard

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Merci au nouveau contributeur  qui a dit que "pour les CD, il est actuellement impossible de compenser un fonds physique par une offre numérique", j'entends bien tout comme j'entends bien comme l'a dit Ferris que "les syndicats ne pourront absolument rien faire à ce niveau" mais je vais au moins essayer de sauver un poste...


Pour le fonds de CD, il ne s'agirait pas de l'éliminer juste de cesser les acquisitions pour ce secteur, ce qui serait une façon pour moi une manière de "tailler dans le gras d'office", d'ailleurs les élus ont déjà décrété que le CD c'est fini ! 


L'ampleur de la tâche et du problème m'empêchent de réfléchir sereinement, continuez à alimenter si vous en avez le temps, ça m'aide malgré tout


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Arrêter les acquisitions d'un fonds c'est l'éliminer par étouffement progressif. Ou tu attends que le public ait compris qu'il n'y aura plus de nouveautés ou tu élimines le fonds et tu récupères l'espace et l'agent qui y était affecté. Pour une fois les élus ont raison : le CD c'est fini. Il n'y a plus que des discothécaires riches qui font semblant de croire le contraire.. :wink: 


 


Tu peux garder un fonds musique jeunesse si tu peux l'intégrer au fonds jeunesse, idem pour les CD documentaires. Faut voir dans le détail. Difficile de se mettre à ta place. 


 


Positiver ce n'est pas seulement faire preuve d'optimisme, c'est faire plus avec moins. C'est la vraie demande des élus, en cache.


 


Ce que dis Bernard, le Prophète des vignobles, sur les horaires, reste une possibiité. Bien qu'avec les TAP les mercredis aient beaucoup maigri en fréquentation. Et le côté "non-stop" apparaitra aussi comme une innovation courageuse. De quoi te faire bien voir... :D


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Alors moi je ne dis pas que le CD est mort et que le numérique musical ne sert à rien (il y a des choses très bien, mais généralement chères et qui demande beaucoup de temps de médiation ). Ceci dit, il est possible que je sois un discothécaires riche...

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Bonjour,


 


Concernant l'implication des usagers, est-il possible de suggérer à certains (si tu as un cercle de lecteurs, un atelier d'écriture...) de créer une association des amis de la bibliothèque ?


Il est certain que ce n'est pas simple (et qu'il peut y avoir un risque d'entrisme politique soit de l'opposition, soit de ceux qui sont déjà en place...)


Nous l'avions fait il y a environ 25 ans pour que le projet de bibliothèque sorte enfin des cartons, et ça avait marché (mais la présidente avait beaucoup d'influence), aujourd'hui ça ronronne...


 


Quoi qu'il en soit, bon courage à toi chf


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Merci pour la solidarité . Par contre je pense qu'il y a de nombreux risques à ce genre d'association et j'ai suffisamment d'emmerdements  comme ça, j'essaierai de trouver une solution pour impliquer les "amis" autrement , il y a en effet un atelier d'écriture fidèle que j'anime, à voir...


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Bonjour,

Un petit mot concernant les discothécaires riches, même si je ne suis pas du tout la mieux placée pour les défendre. Je pensais aussi au départ que le prêt de disques n'allait pas forcément susciter un grand enthousiasme de la part des publics, et ce pour de nombreuses raisons : l'image du disque largement écorné dans les médias (oui, tous le monde écoute en streaming, directement sur le smartphone, etc), notre propre représentation de ce support, et j'en passe.

Pourtant, il s'avère que le prêt de disques marche très bien chez nous, et en tous les cas beaucoup mieux que certains secteurs documentaires, comme l'art, l'histoire, la sociologie ou encore les mathématiques. Pourtant, on ne touche jamais aussi radicalement à ces secteurs, auréolés d'une certaine légitimité acquise au fil des siècles. Alors si on se base sur l'affirmation "le CD est mort" pour supprimer ce support, pourquoi ne pas supprimer des pans entiers de certains secteurs documentaires et privilégier des accès aux ordinateurs, avec internet et une encyclopédie en ligne ?

Avant de prendre une décision, il faudrait sans doute s'intéresser directement aux publics concernés et leur demander ce qu'ils préfèrent garder, par ordre de préférence. Un petit questionnaire peut être rapidement mis en place pour ce genre de réflexion, (avec en prime des questions sur les horaires d'ouverture, l'accès à la médiathèque... ça peut toujours être intéressants d'avoir ces infos). ; le plus long sera de trier et analyser les résultats.

Epsy.

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pourquoi ne pas supprimer des pans entiers de certains secteurs documentaires et privilégier des accès aux ordinateurs, avec internet et une encyclopédie en ligne ?

 

Mais c'est précisément ce qu'on fait ! Quasiment toutes nos encyclos papier ont disparu depuis des années. Déja à l'époque des encyclopédies sur cd-rom, et plus encore maintenant. Et dans des domaines comme l'orientation scolaire et professionnelle, les guides juridiques, les ouvrages sur les CV, et des domaines plus pointus comme la généalogie et j'en oublie beaucoup, en géographie, en sciences, problèmes sociétaux  etc...les acquisitions ont baissé, voire disparu, au profit de recherches sur internet. Avec en prime la possibilité d'imprimer gratuitement dans certaines limites.

 

Autrefois, j'avais la table de Mendeleïev dans un bouquin. Aujourd'hui je n'achèterais plus un livre présentant la table des éléments chimiques. Au quotidien, dans l'accompagnement des demandes de lecteurs, je vois que ce sont des pans entiers des domaines "auréolés" que tu cites, qui disparaîtront de plus en plus de nos acquisitions.

 

Par contre la qualité de service à ce niveau passe clairement par du travail : établir une sitothèque et en assurer la veille, aider l'usager par une médiation importante c'est à dire de la disponibilité et des compétences. Et là il faut reconnaître qu'on se contente souvent de planter les gens devant l'ordi et à eux de se démerder.

 

De même pour la musique, face à l'offre pléthorique en ligne, c'est la notion de conseil et d'orientation du lecteur qui pourra faire la différence (pour certains publics et pour certains contenus, pas tous) comme pour les livres. Avec des accès supplémentaires en ligne. Une sitothèque musicale, ça se fabrique . Or il ne semble pas que la médiation en discothèque soit une réalité partout, loin de là. Malgré des opérations dite "d'animation" qui font ponctuellement beaucoup de bruit mais ne remplacent pas la médiation au quotidien.

 

Au fond, livres ou cd, c'est la même chose : il ne s'agit pas d'opposer deux supports mais de réfléchir à l'accès aux contenus. Surtout dans un contexte de raréfaction budgétaire. 

 

Prends par exemple les livres sur la musique. Chez nous c'est quasiment zéro sorties. Pourquoi ? Dois-je continuer à en acheter ? Questions complexes qu'un questionnaire ne résoudra pas.

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Tout à fait, les préférences du public fluctuent, et les collections suivent la vague.


 


Peu ou pas empruntés => Pilon.


 


Pilon pour laisser place à autre chose.


Avec les restrictions budgétaires, c'est pilon pour laisser place au vide.


 


Quand les budgets tombent, les collections s'empoussièrent. 


Poussière ou suppression, le choix s'impose assez vite.


 


Bon, un rayonnage vide, c'est l'heure de mettre des collections d'objets à leur place. 


Collections de boutons ? Collections d'objets anciens ? Collections de photos sur cadre ?


On peut aussi s'amuser avec des trombones, pas cher, faciles à mettre en place.


http://www.cabaneaidees.com/2014/07/des-aimants-et-des-trombones/


 


Ou alors collections de vinyls.


Paraît que ça repart.


Le vintage, ça fait neuf !  :wink:


 


Sinon, on a toujours la possibilité d'augmenter le nombre de places assises et d'aérer les espaces.


Ou de mettre des plantes vertes pour rehausser l'accueil.  :clover:


  Bernard

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Et dans des domaines comme l'orientation scolaire et professionnelle, les guides juridiques, les ouvrages sur les CV, et des domaines plus pointus comme la généalogie et j'en oublie beaucoup, en géographie, en sciences, problèmes sociétaux  etc...les acquisitions ont baissé, voire disparu

 

C'est marrant, mais je crois que je n'ai jamais vu de médiathèque n'ayant pas du tout de rayon "sociologie" par exemple : d'accord pour baisser les acquisitions dans ce domaine, mais de là à le supprimer complètement, il y a un pas à franchir que de nombreux collègues ne franchiront que s'ils sont réellement acculés. Par contre, concernant le secteur musique, (imprimés comme disques), les réticences sont nettement plus faibles et le fait de les supprimer complètement tomberait presque sous le sens en cas de baisse budgétaire... Ce que je veux dire, c'est que la musique est toujours - ou presque - le premier maillon que l'on fait sauter dans ces cas-là quel que soit son taux de rotation, sans que cela fasse réagir plus que ça : on se repose sur les innombrables enquêtes sur l'écoute musicale des jeunes en ne retenant que les chiffres qui nous conviennent pour étayer notre argumentaire.

Je suis d'accord avec toi lorsque tu soulignes la nécessité de médiation, quelque soit le secteur concerné d'ailleurs. Mais quand on supprime un secteur (ou plusieurs) comme va être obligé de le faire Elib, il n'y aura personne pour faire ce travail chronophage et difficilement évaluable/quantifiable auprès des élus, qui méconnaissent d'ailleurs souvent le monde du numérique (savent-ils vraiment ce qui se cache derrière un curateur par exemple ?). C'est donc la disparition pure et simple d'un domaine, un peu comme un retour aux bibliothèques où la musique n'avait pas sa place. C'est sans doute un peu radical, mais c'est comme ça que je le vois.

Pour finir sur une note un peu plus positive (j'aurais presque envie de dire "fun" mais ça fait vieillot ou c'est moi ^^' ?) : pour trouver des collections d'objets à mettre dans les rayonnages vides, on peut largement s'inspirer de cet article sur les collections atypiques des médiathèques.

 

Epsy.

Modifié par Epsy
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Merci pour le lien. C'est très intéressant. Surtout pour les exemples du pragmatisme des anglo-saxons.


 


Je retiens deux choses fondamentales : Répondre aux goûts et aux besoins du public, au-delà du cercle des lecteurs et Rematerialiser l'offre en entrant dans une économie du partage.


 


On prête déja des liseuses et des tablettes et personne ne hurle au risque du "rayonnage vide" pour autant. On fait de la ludothèque un peu partout et tout va bien, on a des salles de jeux video, on fait des ateliers cuisine ou tricot basés sur le partage de connaissances, on expose des œuvres d'art locales, bref on fait du service qui va bien au delà des missions traditionnelles des bibliothèques. Et si je peux un jour emprunter une perceuse en bibliothèque, je serai content.


 


Je disais un jour que nous serions peut-être amenés à faire dépôt de pain et vente de timbres (le jour où nos horaires en soirée le permettront...) et que ça serait très bien. Si on sauve des villages comme ça, on peut bien sauver des bibliothèques...


 


La bibliothèque troisième lieu doit devenir autre chose qu'un sujet de conversation pour bibliothécaires branchés. Ou un hochet pour récupérateurs patentés qui essaient de faire croire que ça consiste à installer une machine à café et un divan à côté.


 


On a fait un jour une soirée "harpe celtique". L'instrument en tête, fabrication artisanale, historique etc...C'était bourré. Pas un cd sur la harpe n'était jamais sorti, pas une demande sur ce sujet n'avait été enregistrée. Et pas plus après ! C'est à dire que le bon vieux théorème qui veut qu'en organisant une soirée sur un sujet je vais booster les sorties d'ouvrages ou de documents sur le sujet est limitatif. Comme ceux qui croient toujours qu'en organisant des animations on va créer de nouveaux "lecteurs". On est à côté de la plaque.


 


L'article le dit bien : au delà du cercle des lecteurs. Je ne sais pas si tu sauveras les discothèques par le prêt ou la fabrication d'instruments de musique, mais c'est bien par là que ça se passe. Et puis il faut arrêter de focaliser sur "les jeunes": c'est pas un public , c'est un piège à cons ! (dans lequel nous sommes tous plus ou moins tombés un jour ou l'autre, il faut bien le dire)


 


Les discothécaires riches seront les derniers à savoir qu'ils sont devenus obsolètes, car ils ont l'assurance du nombre. Les discothécaires pauvres seront les premiers à inventer autre chose. Car ils ont le feu au cul. (Saint Ferris)


 


 


NB. Je n'entends pas supprimer le rayon sociologie. Mais seulement certains sujets. Mea culpa, je n'utilise pas le mot "domaine" au sens bibliothéconomique du terme.


Modifié par Ferris
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