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Louve

Educ nat... le retour!

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Blandine

"sous forme de conventions", c'est déjà ça ...

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Ferris

Oui, enfin il s'agit surtout de rénover et d'équiper les BCD et CDI, ce qui avait déja été annoncé. Apparemment ils ont de la suite dans les idées, c'est pas plus mal. Bon, renforcer les partenariats, c'est pas un problème, on le fait déja. Donner une carte de lecteur à chaque gamin, c'est ok, on va faire du chiffre, les élus seront contents.

 

L'horreur c'est ça les complémentarités entre les fonds. Pas clair, entre les fonds des BCD et des CDI ? Douteux. J'ai bien l'impression que nous allons devoir constituer nos fonds jeunesse en fonction des fonds existants dans les écoles et collèges.

 

La petite connerie du jour, c'est ça : les prêts d'ouvrages entre écoles et bibliothèques. Chouette, en plus des BDP, les écoles vont nous prêter des livres. C'est beau, c'est grand, c'est généreux. Et un poil ridicule.

 

Et ce qui peut nous sauver la formation des enseignants aux ressources de la littérature jeunesse. Ah bon, donc c'est à nous de faire passer le bon message aux enseigneurs. Nous voilà formateurs d'enseignants ou formatant d'enseigneurs. Pour qu'ils choisissent les bonnes ressources. Si on le fait dans la bonne direction, ça peut donner des résultats.

 

Louve, tu vois toujours le pire, là où il n'y a parfois que du moins bon. T'es une anxieuse, tu t'attends au pire. Alors forcement, il arrive. Comme disait Pennac, le pire dans le pire, c'est l'attente du pire.

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Louve
il y a 42 minutes, Ferris a dit :

Louve, tu vois toujours le pire, là où il n'y a parfois que du moins bon. T'es une anxieuse, tu t'attends au pire. Alors forcement, il arrive. Comme disait Pennac, le pire dans le pire, c'est l'attente du pire.

 

oui, oui, oui, je sais, j'ai un côté Cassandre...

Mais j'te jure j'essaie de me soigner!:ahappy:

Modifié par Louve
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Ferris
Il y a 3 heures, Blandine a dit :

"sous forme de conventions", c'est déjà ça ...

 

Voilà une optimiste, le genre qui se  rejouit d'avoir au moins sauvé la Commode Louis XV après le passage du tsunami.

Sauf que : c'est quoi une convention ?

La convention est avant tout un accord de volontés entre deux ou plusieurs personnes, en vue de produire des effets de droit. Lorsque cet effet de droit est une obligation civile alors la convention prend le nom de contrat.

 

Jusque là, c'est ok. Mais, c'est quoi cette obligation civile (c'est moi qui met en gras) ?

 

L'approche terminologique de l'obligation civile souffre d'un inconvénient notable tiré de la polysémie du mot. Cette polysémie paraît d'ailleurs être à l'origine de l'amalgame entre l'obligation au sens commun, qui traduit d'une manière générale le devoir d'adopter le comportement dicté par une norme indéterminée, « le lien moral qui assujettit l'individu à une loi religieuse, morale ou sociale» 57(*) et l'obligation civile, terme spécifique qui recoupe une réalité technique précise assortie d'un régime juridique particulier58(*). L'étymologie permet néanmoins d'en approcher la substance car deux éléments caractéristiques de la notion y sont déjà en germe : obligation  procède du latin obligare, lier lui même dérivé de ligare « lier » et ob, « en vue de ». L'obligation crée un lien qui unit le créancier à son débiteur (ligare) en vue de (ob) l'obtention de son objet. Mais ces éléments ne suffisent guère à distinguer l'obligation civile du devoir ; on pourrait, dans une conception extensive de ces premiers éléments, les adapter à l'obligation religieuse en objectant par exemple que Dieu serait Créancier et le croyant débiteur de l'amour du prochain... C'est l'objet de l'obligation civile qui scelle définitivement sa distinction d'avec l'obligation prise dans son sens commun puisqu'il a nécessairement un caractère patrimonial. 

 

Bon, merci Wiki. C'est qui le créancier et qui le débiteur ? Qui définit la norme, donc le devoir de l'une des parties?

 

Le lien entre le débiteur d 'une obligation civile et son créancier est un lien de droit. Ce lien est par conséquent l'objet d'une sanction étatique. Ainsi le créancier peut juridiquement exiger de son débiteur l'exécution de la prestation convenue. 

 

Et voilà. Les collectivités locales, dans une convention passée avec un prestataire ou partenaire relevant de l'état, sont le débiteur.

 

Donc on l'a dans le cul. Merci Blandine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Louve
il y a 44 minutes, Ferris a dit :

Et voilà. Les collectivités locales, dans une convention passée avec un prestataire ou partenaire relevant de l'état, sont le débiteur.

 

Donc on l'a dans le cul. Merci Blandine.

 

lequel de nous deux est le plus optimiste? :ahappy:

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Blandine

Optimiste, je plaide coupable !

Ok pour ta version, mais ce que je vois dans la convention c'est (aussi) qu'il faudra (forcément ?) un dialogue pour l'établir, et donc mettre les choses à plat et définir un cadre. Un cadre qui sera à défendre, argumenter, avec difficulté probablement ... mais quand même ...

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Manumericus

Bonjour,

Au risque d'être le super optimiste / innocent / idiot (entourez la mention qui vous conviendra), la décision du ministre me semble un coup de com' supplémentaire, de l'esbroufe pour faire croire qu'il prend au sérieux sa mission... bref, un ministre!

Combien de BCI, CDI, bibliothèque d'école ou tout autre noms qu'on peut leur donner vivent de dons, d'acquisitions faites sur les deniers perso des enseignants, de subventions municipales via les coopératives scolaires, etc? Les budgets alloués à cet effet aux établissements par l'Education Nationale sont réduits et les chefs d'établissements (voir les CA pour le secondaire) peuvent juger de l'orientation des moyens... Au final, j'ai plutôt envie de rire ! Quel comique ce sinistre ! :hyper:

Je ne tiens pas compte non plus des cartes de lecteur "scolaire" ou "enseignant" que bon nombre de médiathèques municipales / intercommunales / communautaires prévoient pour permettre aux enseignants d'emprunter plus de documents. Il y a aussi parfois les malles pédagogiques ou les sélections des BDP, etc, etc, etc Tout un tas de décisions qui font peu ou prou office de conventions...

Au final, faut-il s’alarmer, sourire ou s'enthousiasmer ? Arrêter de mordre systématiquement les enseignants, se serait un début.

Cordialement,

 

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Babarette
Il y a 19 heures, Ferris a dit :

Et ce qui peut nous sauver la formation des enseignants aux ressources de la littérature jeunesse. Ah bon, donc c'est à nous de faire passer le bon message aux enseigneurs. Nous voilà formateurs d'enseignants ou formatant d'enseigneurs. Pour qu'ils choisissent les bonnes ressources. Si on le fait dans la bonne direction, ça peut donner des résultats.

 

Pourquoi pas? Entre les bibliothèques et l'ESPE, le choix est assez vite fait... Dit celle qui a eu deux cours sur la littérature jeunesse: un qui consistait à lire une bibliographie de livres jeunesse faite par une enseignante qui ne savait pas de quoi parlait Harry Potter et un cours de didactique de la littérature collège/lycée où on nous a parlé d'un album: Poupoule

 

Je ne comprends pas en quoi il serait une mauvaise chose que les partenariats se développent plus entre les bibliothèques et les écoles. Parce que les enseignants sont pénibles? Je veux bien, mais ce sont des usagers. Les enfants fréquentent plus les bibliothèques que les adolescents, ne faudrait-il pas que ça évolue? Si les enfants ne vont plus à la bibliothèque comme élèves, y iront-ils seuls ou en famille? Moins sans doute, non? 

 

 

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Ferris

@Blandine  

 

Le sujet  été largement abordé dans https://www.agorabib.fr/topic/3451-lettre-au-nouveau-ministre-de-la-culture-et-de-la-communication/

Quand le ministre aura donné une suite financière à ses propos, nous pourrons conserver un certain optimisme. Effectivement nous avons des cartes à jouer dans les modes de partenariats qui seront définis.

 

Manumericus, je me refuse pour l'instant à traiter le ministre comme tu le fais. Tout le monde connait la misère des BCD (plus que des CDI d'ailleurs) et il est évident que sans renfort de leurs fonds, cela faussera toutes  les données et nous resterons, comme aujourd'hui du reste, les seuls pourvoyeurs des écoles. Et à ce niveau nous ne pourrons pas fournir plus longtemps et davantage que nous le faisons. Le ministre ne peut pas contraindre les communes a augmenter leurs budgets. Et les communes ne peuvent pas contraindre le Ministre à faire ce qu'il veut car l'école est un service de l'Etat.

 

Donc wait and see

 

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Manumericus
il y a 14 minutes, Ferris a dit :

@Blandine  

 

Manumericus, je me refuse pour l'instant à traiter le ministre comme tu le fais. Tout le monde connait la misère des BCD (plus que des CDI d'ailleurs) et il est évident que sans renfort de leurs fonds, cela faussera toutes  les données et nous resterons, comme aujourd'hui du reste, les seuls pourvoyeurs des écoles. Et à ce niveau nous ne pourrons pas fournir plus longtemps et davantage que nous le faisons. Le ministre ne peut pas contraindre les communes a augmenter leurs budgets. Et les communes ne peuvent pas contraindre le Ministre à faire ce qu'il veut car l'école est un service de l'Etat.

 

Oui, je suis entièrement d'accord sur le fait que les collectivités territoriales supportent largement les besoins des écoles. Je suis d'accord aussi sur le fait que le ministre de l'Education Nationale ne peut pas contraindre les communes: il doit au moins passer par son homologue de la culture, etc. Bref, je suis globalement d'accord avec vous tous...

J'avais rebondi sur ce sujet avec une certaine ironie parce que du haut de ma petite expérience de 3 ministères (Recherche, Education nationale, Culture) je retrouve toujours les mêmes inquiétudes, les mêmes effets d'annonce, les mêmes débordements de compétences, les mêmes querelles de clochers,... et que cela me fait toujours un peu mal de lire

Il y a 21 heures, Louve a dit :

ou comment voir arriver des hordes d'instits pour réclamer tout ce à quoi ils et elles sont droit....

Ravie je suis

 Voilà, c'est tout... il n'y avait rien de plus dans mon propos qu'un volonté de remettre un peu à plat les choses : nous sommes tous dans la même galère, chacun avec ses spécificités...

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B. Majour

Rigolo tout ça.

Regardons ce qui est dit dans le détail.

 

Pour pratiquer la lecture quotidiennement et développer intérêt et goût pour elle, les élèves doivent avoir accès aisément aux livres, dans des espaces culturels familiers, accueillants et fonctionnels. C'est pourquoi le ministère a lancé un plan pour équiper les écoles primaires les moins bien dotées, encourage la transformation des CDI et incite aux développements de partenariats étroits entre les bibliothèques-médiathèques publiques et les établissements scolaires.

 

Rien que sur la notion accueillants et fonctionnels, on peut déjà demander des sous... pour les bibliothèques.

 

On encourage la transformation des CDI... mais en quoi ? (En des centres de ressources et de connaissances et de culture. Jolis termes, bien bien vagues quand même. Et puis, ça ne vaut pas troisième lieu ou learning center. On manque cruellement d'imagination et de terminologie dans l'Education Nationale.)

Les écoles primaires "les moins bien dotées" (là, c'est cool, s'il faut faire un diagnostic et attendre les retours, il y en a bien pour 5 à 10 ans)

 

Et on va lancer des partenariats "étroits"  (sans doute que nos locaux ne sont pas assez larges, ou alors le ministre pense à des relations plus rapprochées avec le Corps enseignant. :D)

 

Les bibliothèques seront incitées à remettre aux élèves de la classe de CP des cartes de lecteurs pour marquer symboliquement leur entrée dans la communauté des lecteurs.

 

J'aime bien le terme "incitées". Parce que j'entends déjà le mot "pognon" qui va avec. Cette incitation à facturer le service rendu, pour avoir des espaces accueillants et fonctionnels.

Nous devrions donc "inciter" le ministre de l'éducation Nationale à réclamer plus de dotation pour les bibliothèques... au président. (Car qui va payer pour les cartes ? et pour les livres non rendus/perdus/disparus.)

 

J'aime aussi comprendre que ce "marquage symbolique" va déclencher des envies sans conteste irrépressibles de lecture chez les enfants, par une sorte d'opération magique. Surtout au CP, où les enfants ne savent pas lire quand ils arrivent à l'école.

 

En tout cas, ça va être l'occasion de faire la fête, de bouffer des petits fours et des chocolats. (comment résister à cette idée... pour un ministre ? )

Je propose qu'on adoube également les CM2, ces chevaliers de la lecture avant leur passage en sixième. (Mais pas le même jour, pour les grandes fêtes, il faut séparer les jours... et se lamper deux fois plus... ah non, c'est vrai, pour les bibliothécaires, ce seront des fêtes symboliques. <_<)

 

Bon, tout ça nous rappelle quand même

http://www.education.gouv.fr/cid119399/mobilisation-en-faveur-du-livre-et-de-la-lecture.html

(Jean-Michel Blanquer - 11/10/2017)

Avec ceci :

Selon cette même enquête, 96 % des jeunes de 7 à 19 ans lisent - 89 % dans un cadre scolaire, 78 % dans le cadre de leurs loisirs. 68 % lisent au moins une fois par semaine, 28 % tous les jours ou presque.

 

Reste donc 72 % de jeunes qui ne lisent pas tous les jours... ou presque.

Notre ministre de l'Education Nationale a pris la mesure du défi. On vous dit qu'ils vont lire quotidiennement.

 

 

Il y a 22 heures, Louve a dit :

ou comment voir arriver des hordes d'instits pour réclamer tout ce à quoi ils et elles ont droit.... 

 

Tu crois vraiment qu'ils vont arriver en hordes ?

 

Des hordes ? Tiens, une idée à saisir au bond.

 

Doit-on suggérer au ministre de l'Education Nationale que tout prof normalement constitué devrait être obligatoirement inscrit actif à une bibliothèque.

Sinon, comment peuvent-ils partager l'envie de lire avec leurs élèves.

Comment peuvent-ils donner l'envie d'aller à la bibliothèque ?

 

Ce serait déjà un gros premier pas pour relancer la lecture en France.

Que les principaux artisans de l'apprentissage de la lecture soient eux-mêmes des lecteurs confirmés.

La démonstration par l'exemple, rien de mieux.

 

Quelqu'un sait-il si Monsieur Blanquer est inscrit à une bibliothèque ? :tongue:

 

 

Il y a 6 heures, Manumericus a dit :

Au final, faut-il s’alarmer, sourire ou s'enthousiasmer ?

 

Non, il suffit d'avoir 20 ans de pratique dans ce domaine. Avec conventions signées depuis autant de temps.

Et de se dire qu'on bosse pour les gamins. Pas pour les profs ou pour les ministres => pour les gamins !

 

Au milieu d'eux, il y a les bibliothécaires de demain.

 

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Louve
Il y a 2 heures, Manumericus a dit :

Culture) je retrouve toujours les mêmes inquiétudes, les mêmes effets d'annonce, les mêmes débordements de compétences, les mêmes querelles de clochers,... et que cela me fait toujours un peu mal de lire

Il y a 23 heures, Louve a dit :

ou comment voir arriver des hordes d'instits pour réclamer tout ce à quoi ils et elles sont droit....

Ravie je suis

 

 

Je dirige une structure dans une ville qui compte 420 classes de 1er degré.

Pour pallier l'indigence des BCD nous avons un service dédié:

  • malles thématiques constituées. Les enseignants doivent les réserver. Leur durée de prêt est de la durée d'une séquence scoliare (entre chaque vacances). Nous leur livrons dans l'école le 1er jour et allons les chercher juste avant les vacances. Celui ou celle qui n'a pas réservé devra benir chercher lui même sa malle à la bib
  • carte professionnelle gratuite qui permet l'emprunt de 30 documents (dans l'ensemble du fonds de la médiathèque hors DVD et CD) pour  42 jours.

Il y a aussi les accueils de classe:

  • Des accueils découvertes sur 1 séance (amplement suffisante !)
  • Des accueils par projets  en mettant l’accent sur le loisir, le ludique et non la lecture purement utile, utilitariste: peu d’enseignants impliqués
  • Des accueils en autonomie : les enseignants utilisent seuls la bibliothèque en ayant bien évidemment réservé un créneau. Cette solution est appréciée car les enseignants peuvent être dans une démarche hypra scolaire.

Des services qui nous demandent un investissement humain et financier loin d'être anodin. Tout est cadré, rédigé pour éviter les débordements.

Je réponds également aux demandes des crèches municipales.

 

Et bien souvent, trop souvent je suis interpellée car nous n'achetons pas les livres en série, nous n'accueillons pas assez les classes, nous n'avons pas assez de livres qui respectent le programme... 

 

Cela fait bien longtemps que j'ai constaté que les accueils à la chaîne ont un impact quasi nul sur la fréquentation de la bib par les mouflets. Par contre nos activités, nos liens avec les centres sociaux sont plus efficaces. Tout comme le fait d'inviter des auteurs pour des rencontres dans les collèges et lycées.

Cela fait longtemps aussi que j'ai compris que les enseignants sont peu nombreux à être iinscrits à la bib de manière individuelle avec comme argument le coût de l'inscription...

 

Et je dois aussi prendre en compte le reste de la population.

 

 

 

 

 

Modifié par Louve

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Louve
il y a 32 minutes, B. Majour a dit :

Tu crois vraiment qu'ils vont arriver en hordes ?

 

Je vois déjà les IEN et les conseillers péda nous les réclamer à corps et à cri...

Par exemple, nous avons au niveau de l'agglo un CLEA tout au long de la vie. Les termes sont clairs, la priorité de ces résidences missions est l'ensemble du territoire. Qui est positionné en priorité? Les scolaires

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Manumericus
il y a 10 minutes, Louve a dit :

 

Je vois déjà les IEN et les conseillers péda nous les réclamer à corps et à cri...

 

En un sens, j'aime bien l'emphase de Louve : "horde" de hussards noirs de la République, "réclamer à corps et à cri"...  et je partage entièrement toute la description de l'action menée sur votre établissement. L'expérience que nous avons sur Moulins est à peu prêt similaire : entre les demandes d'acquisition en série, la faible présence d'enseignants parmi les inscrits (statistique contestable car nous n'avons pas de donnée CSP et que nous avons de très nombreuses carte pro scolaires), visites de classes, etc

En fait, lorsqu'on a une structure de taille conséquente sur un territoire étendu et/ou très peuplé, les partenariats entre 2 corps de fonctionnaires passeurs de culture (bibliothécaires / enseignants) peuvent être parfois tendus, chacun ayant sa part de préjugés sur l'autre (c'est de bonne guerre) et sur le chemin à suivre pour atteindre l’émancipation de l'esprit. :wink: C'est un vieux débat...

En revanche, lorsqu'on est une petite bibliothèque communale dans une zone rurale avec une petite école d'une centaine d'enfants, c'est encore un autre paradigme : survie faisant loi, bibliothécaires/bénévoles et enseignants sont un peu obligés de s'entendre. Chacun mouillant la chemise pour le territoire commun.

Bon, même si je caricature volontairement la situation, j'en viens à me demander si tout ça n'est pas en fait une question de territoire et peut-être même une façon de penser le territoire et les transversalités qu'on peut créer. Un petit exemple: il y a un ESPE à Moulins et depuis 2 ans nous accueillons en stage de futurs enseignants. Une fois en poste, ils semblent nouer des liens étroits avec la bibliothèque de leur secteur. C'est assez encourageant ! De même, mais je suis peut-être un incorrigible optimiste, j'ai tendance à penser que attendre un retour sur investissement des accueils de classe n'est pas la bonne finalité : même s'il n'y a qu'un gamin qui revient, j'estime avoir fait mon job ! Certes c'est peut-être beaucoup d'énergie dépensée mais au moins tous seront entrés une fois... et puis, comme l'école ne plaît pas à tous le monde, les bibliothèques ne plaisent peut-être pas à tous ! Là-dessus, enseignants et bibliothécaires ont le même défaut : croire que tout le monde aimera autant qu'eux la matière culturelle qu'ils proposent.

 

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B. Majour
il y a 15 minutes, Louve a dit :

Je dirige une structure dans une ville qui compte 420 classes de 1er degré.

 

Et elles arriveraient toutes à passer si c'était possible ? Pas de problème de distance ?

 

 

il y a 22 minutes, Louve a dit :

Des services qui nous demandent un investissement humain et financier loin d'être anodin.

 

Sûr !  :thumbsup:

 

il y a 24 minutes, Louve a dit :

Cela fait longtemps aussi que j'ai compris que les enseignants sont peu nombreux à être inscrits à la bib de manière individuelle avec comme argument le coût de l'inscription...

 

C'est exactement ce qu'il faut exiger de Monsieur Blanquer.

Inscription obligatoire et active des enseignants. Voilà une bonne et vraie "incitation" pour la lecture.

 

Si on veut mettre les enseignants de notre côté. On réclame minimum une heure de temps de travail passée à la bibliothèque pour les enseignants, par mois.

Avec carte de validation de "prof lecteur". Possibilité de les utiliser sur deux jours dans l'année, etc.

 

Le ministre veut nous "inciter", nous pouvons aussi l'inciter à "former" ses personnels à l'utilisation des bibliothèques.

 

il y a 20 minutes, Louve a dit :

Je vois déjà les IEN et les conseillers péda nous les réclamer à corps et à cris...

 

Sont-ils seulement inscrits chez toi ?

Non ?

 

Qu'ils dégagent !

On ne parle plus qu'aux gens inscrits dans les bibliothèques, de manière exclusive.

Nous aussi, on s'y connaît en "incitation". Non mais. :D

 

 

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Louve
il y a 15 minutes, B. Majour a dit :

Et elles arriveraient toutes à passer si c'était possible ? Pas de problème de distance ?

 

A ce jour 302 classes programmées, je te laisse imaginer le casse-tête des plannings...

Et sur mon budget en baisse de 2% pour 2019 (- 2,5 en 2015, - 2,8 en 2016, - 2,5 en 2017, - 2 en 2018...), j'ai du maintenir la ligne transports pour les écoles.

 

Par contre force est de constater que le travail avec les collèges et les lycées est plus efficace.

 

il y a 23 minutes, Manumericus a dit :

Bon, même si je caricature volontairement la situation, j'en viens à me demander si tout ça n'est pas en fait une question de territoire et peut-être même une façon de penser le territoire et les transversalités qu'on peut créer. Un petit exemple: il y a un ESPE à Moulins et depuis 2 ans nous accueillons en stage de futurs enseignants. Une fois en poste, ils semblent nouer des liens étroits avec la bibliothèque de leur secteur. C'est assez encourageant

Entièrement d'accord, ce type de stage permet de nouer des liens. Je n'ai pas d'ESPE sur mon territoire, dommage!

Modifié par Louve

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Ferris
Il y a 3 heures, Manumericus a dit :

le ministre de l'Education Nationale ne peut pas contraindre les communes: il doit au moins passer par son homologue de la culture

 

Même pas. Le principe de libre administration des collectivités locales fait que tout ministre ne peut que donner des recommandations. Pas des ordres. A moins qu'en échange il propose des dotations particulières aux communes qui alors s'engageraient en contrepartie à revoir leur politique d'acquisition.

 

Il y a 1 heure, B. Majour a dit :

tout prof normalement constitué devrait être obligatoirement inscrit actif à une bibliothèque.

 

Effectivement ce serait la moindre des choses. Pareil pour nos élus à la culture du reste....

 

il y a une heure, Louve a dit :

les accueils à la chaîne ont un impact quasi nul sur la fréquentation de la bib par les mouflets

 

Effectivement ces visites du musée n'ont aucun impact. Sauf financier pour les communes, qui doivent assurer le transport. Chez nous ils sont passés à 1 déplacement par an et par classe. Donc, aucune possibilité de faire autre chose que la visite "découverte".

 

il y a une heure, Louve a dit :

Et je dois aussi prendre en compte le reste de la population.

 

C'est bien là le problème. Que restera- t-il à la population si nos fonds sont vidés par ces hordes barbares, nos politiques d'acquisition détournées de l'achat tout public au profit des écoles. C'est un point sur lequel la profession est assez unie : nous ne sommes pas aux service de hordes d'élèves  encadrés par un projet pédagogique et un instit, mais nous accueillons des enfants et leurs familles, avec une offre pluraliste et quantitativement convenable. Reste à convaincre nos élus que nous ne pouvons pas mener une guerre sur deux front quand nos propres moyens sont en baisse.

 

il y a 32 minutes, Manumericus a dit :

En revanche, lorsqu'on est une petite bibliothèque communale dans une zone rurale avec une petite école d'une centaine d'enfants, c'est encore un autre paradigme : survie faisant loi, bibliothécaires/bénévoles et enseignants sont un peu obligés de s'entendre.

 

Effectivement, ce qui revient à faire l'apologie de structure à dimension humaine dans des territoires où l'intérêt commun est bien compris par toutes les parties prenantes.

 

Dans les territoires à 420 classes ou 302 cités par Louve, je ne vois pas comment ni qui pourrait trouver une solution simplement viable, intelligente et qui ménagerait les intérêts de tous. A part effectivement limiter les passages à certaines catégories (collèges et lycées). Mais ce n'est pas une question de planning. Ce type de choix (dans les territoires ruraux nous avons privilégié le primaire) doit reposer sur quelque chose de construit : ce n'est pas à 16 ans qu'on découvrira la lecture si on n'a pas pu la découvrir à 6 ou 7 ans. Il y a des priorités. On sait tous que l'envie de lire doit commencer tôt. Et aussi que les CDI sont tout de même mieux lotis que les écoles, qui sont dans une misère noire.

 

Mais jusqu'à nouvel ordre, je fais confiance au ministre. Même si je sais qu'il n'a pas un rond....:D 

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B. Majour
il y a 9 minutes, Manumericus a dit :

même s'il n'y a qu'un gamin qui revient, j'estime avoir fait mon job !

 

Je partage ça à fond.

 

Et je sais aussi que pour certains enfants, ce sera l'unique occasion dans leur vie (et je dis bien dans leur vie) d'approcher un livre qui ne soit pas scolaire.

Sans que les parents aient peurs de voir le livre abîmé/endommagé avec la hantise, pour les plus pauvres, de devoir le rembourser.

 

 

Je plussoie également la notion de territoire.

420 classes, si elles viennent toutes, c'est plus d'une par jour de l'année.

Sur une seule grosse structure, ça devient très vite problématique. Sur 10 petites structures plus légères, ce n'est plus que 42 classes sur une année et là ça commence à devenir beaucoup plus jouables en terme d'accueil. Tout le défaut d'une grosse structure face à des plus petites structures. Sauf qu'en ville, une grosse structure coûte moins cher à l'usage, et en personnel, et en terrain que dix petites. On est toujours sur une adéquation territoriale et budgétaire.

 

Alors quand un ministre nous balance gentiment de renforcer les partenariats, d'inciter les bibliothèques à, sans prendre en compte les territoires... ni regarder ce qui existe, on a compris qu'il ne sait pas.

 

 

il y a 11 minutes, Louve a dit :

j'ai dû maintenir la ligne transports pour les écoles.

 

Parce qu'en plus tu dois gérer les transports pour les écoles ?

Ce n'est pas eux qui se débrouillent avec ça ?

 

Ne me dis pas que tu as un stock de couches quand tu reçois les maternelles. Si ? :frantics:

 

 

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Ferris
Il y a 2 heures, B. Majour a dit :

Parce qu'en plus tu dois gérer les transports pour les écoles ?

 

Oui.  Et si les transports ne suivent pas, ou plutôt leur coût, le reste ne suivra pas, les projets suivis, les "parcours" (comme on dit chez nous) pédagogiques, rien ne fonctionnera. Les transports, et particulièrement en zone rurale ou sur des territoires étendus, c'est le premier de cordée. Et les difficultés de planning viennent aussi beaucoup de là. Un marché est passé avec une société de transports scolaires (ou minibus selon les cas de figure). Et j'ai connu le cas où la "visite" devait s'arrêter pile poil à telle heure car le car qui amenait la classe suivante avait un planning à respecter. Tu te retrouvais avec une classe le nez collé à la porte, et les autres à l'intérieur en train de remettre leurs manteaux fissa. Quand tu vis ça plusieurs années, alors que tu as prévu de finir la visite par une histoire, cool,  tu comprends vite les limites de l'exercice.

Alors on est passé aux partenariats suivis, avec beaucoup d’obligations pour les instits. Ce qui en a dissuadés certains, les "consommateurs". C'était ce qu'on espérait. Travailler mieux mais avec des motivés.

Et puis tout s'est cassé la gueule quand les élus ont restreint le budget transport. On est revenu à la visite du musée. Régression. Et inégalité entre les écoles, entre celles qui pouvaient venir à pied et les autres, plus éloignées.

 

Il y a 2 heures, B. Majour a dit :

Ne me dis pas que tu as un stock de couches quand tu reçois les maternelles. Si ?

 

Si. Une de nos annexes pratiquait cela pour les séances de "bébés lecteurs" (moins de 3 ans). Mais c'est un détail. Financièrement on passait ça sur le 6064 et c'était quasiment indolore. Par ailleurs je t'informe que les maternelles moyennes et grandes sections (donc 4 et 5 ans) ne font plus dans leur culotte depuis un moment. Et même chez les petites sections (3 ans) c'est une rareté.

 

ça aurait coûté pus cher de leur torcher le cul avec du Filmolux...:D

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Louve
Il y a 14 heures, B. Majour a dit :

 

Sur une seule grosse structure, ça devient très vite problématique. Sur 10 petites structures plus légères, ce n'est plus que 42 classes sur une année et là ça commence à devenir beaucoup plus jouables en terme d'accueil.

 

Une ville qui a 10 structures compte, c'est une évidence plus de 420 classes.

De plus, il y a toutes les autres structures (crèches municipales, esat, centres de loisirs...) et les accueils de publics non captifs. Autant dire que l'activité de la bibliothèque est chargée.

Le propos du ministre ne prend pas en compte tout ce qui est déjà fait. Concernant la formation aux enseignants, ils sont nombreux à dire que c'est compliqué car ils ne viendront pas sur leurs temps de repos. On est vite coincé...

 

Il y a 14 heures, B. Majour a dit :

Parce qu'en plus tu dois gérer les transports pour les écoles ?

Ce n'est pas eux qui se débrouillent avec ça ?

 

 

Oui, c'est nous, la ville a un marché et les écoles n'ont pas la capacité de gérer ce type de soucis administratifs.

 

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B. Majour
Le 25/11/2018 à 09:36, Louve a dit :

Une ville qui a 10 structures compte, c'est une évidence plus de 420 classes.

 

Mais non, c'est toi, demain, qui demandes la création de 10 annexes pour répondre aux besoins des classes, parce que le tarif de l'essence va exploser dans l'avenir. :ahappy:

En plus, ce sera bien, toute personne de ta commune aura une bibliothèque à moins de 10 minutes de son domicile.

 

On n'est pas à un projet utopique prêt.  :D

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fanch

Tiens, j'ai bien fait de revenir faire un tour...

Il y a bien des endroits où la collaboration école-bibliothèque se passe bien, non? J'en connais en tout cas, effectivement avec une convention, 5 accueils de classe par an (en fait 4 + un spectacle) avec deux prêts de livre. 

Cette collaboration est une chance pour les petits territoires et les petites structures, effectivement difficile à mettre en place en agglomération.

Mais que de lieux communs!

Le 24/11/2018 à 10:16, Manumericus a dit :

Combien de BCI, CDI, bibliothèque d'école ou tout autre noms qu'on peut leur donner vivent de dons, d'acquisitions faites sur les deniers perso des enseignants, de subventions municipales via les coopératives scolaires, etc? 

 

Oui, combien? Qui a visité un CDI dernièrement? Si les profs doivent être inscrits en bibliothèque (d'ailleurs, à 70,00 € l'abonnement famille...), une petite visite dans les établissements scolaires ne serait pas inutile, histoire de discuter un peu avec les profs de français et les profs docs.  La littérature de jeunesse est loin d'être absente en collège, avec une attention portée aux faibles lecteurs.

C'est intéressant de connaître un peu les deux côtés et de se dire que, finalement, en restant dans son pré carré, on ne risque pas grand chose...

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Louve
il y a une heure, fanch a dit :

Oui, combien? Qui a visité un CDI dernièrement? Si les profs doivent être inscrits en bibliothèque (d'ailleurs, à 70,00 € l'abonnement famille...), une petite visite dans les établissements scolaires ne serait pas inutile, histoire de discuter un peu avec les profs de français et les profs docs.  La littérature de jeunesse est loin d'être absente en collège, avec une attention portée aux faibles lecteurs.

C'est intéressant de connaître un peu les deux côtés et de se dire que, finalement, en restant dans son pré carré, on ne risque pas grand chose...

 

Dans ma ville les CDI sont plutôt bien dotés et nous travaillons en bonne collaboration avec les enseignants du public comme du privé.

Les BCD par contre sont dans un état pitoyable: en 2018, nous avons fait un état des lieux; entre les BCD supprimées pour cause de dédoublage de classe, celles qui ont des fonds à frémir et les écoles qui ne souhaitent pas travailler avec la bib, juste qu'on leur achète des livres, le constat et loin d'être brillant.

Le problème des BCD est que personne n'est désigné pour la gestion; c'est d'ailleurs pour cela que le prêt de malles aux classes est finalement plus efficace car les enfants ont à disposition des livres en permanence dans la classe alors que devoir aller à la BCD est très difficile à mettre en place.

En l'état actuel je ne peux proposer plus à moins de décider que la priorité est le public scolaire ce qui aura une incidence sur le fonctionnement de la bib et les publics qui la fréquentent.

 

Si demain on m'alloue un budget conséquent, que les postes ne sont plus supprimés, la donne ne sera pas la même.

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Ferris
Il y a 6 heures, fanch a dit :

La littérature de jeunesse est loin d'être absente en collège, avec une attention portée aux faibles lecteurs.

C'est intéressant de connaître un peu les deux côtés et de se dire que, finalement, en restant dans son pré carré, on ne risque pas grand chose...

 

Parfaitement exact et constaté de visu. Mes CDI ont même des collections de bande dessinées assez conséquentes.

 

Il y a 4 heures, Louve a dit :

Le problème des BCD est que personne n'est désigné pour la gestion; c'est d'ailleurs pour cela que le prêt de malles aux classes est finalement plus efficace car les enfants ont à disposition des livres en permanence dans la classe alors que devoir aller à la BCD est très difficile à mettre en place.

 

C'es pour cela que nous avons privilégié l'accueil du primaire aux partenariats avec le secondaire, ainsi que le prêt  des malles BDP et les nôtres. Et si nous devions avoir un rôle formateur, c'est vers les instits que porterait notre effort.

 

Par ailleurs n'oublions pas que le secondaire est rattaché à une collectivité territoriale, le département pour les collèges, la région pour les lycées. Ils sont chargés de mettre en œuvre le service public de l'enseignement, qui est un service public d'État. 

Ils disposent d'une autonomie administrative et financière qui leur a été conférée par le décret du 30 août 1985  (reaffirmé en 2005 ) relatif aux établissements publics locaux d'enseignement qui organise leur fonctionnement.

Ils disposent également d'une autonomie pédagogique et éducative.

Modifié par Ferris

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