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cecilem

Demande d'entretien écrit avec un bibliothécaire

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cecilem

Bonjour, je suis actuellement en réorientation et je candidate pour une licence professionnelle afin de devenir bibliothécaire. Afin de finaliser ma candidature, je dois envoyer un compte rendu d'un entretien avec un professionnel (d'ici 10 jours environ). Ainsi, est-ce qu'un ou plusieurs membres de ce forum accepterait d'échanger et de répondre à plusieurs questions ? Merci d'avance

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Ferris

Bonjour cecilem

 

Etant bibliothécaire professionnel, 38 ans de carrière, 11° échelon, 5 bibliothèques à son actif, je pense que je devrais y arriver. :thumbsup: Rendez-vous en MP quand tu veux.

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Pigranelle

En plus si tu prends Ferris ça va t'entrainer pour la note de synthèse :D

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Ferris

@cecilem

 

La question avait deja été posée en 2018 sur https://www.agorabib.fr/topic/3476-interview/?tab=comments#comment-26122

Voila la réponse que j'avais postée à l'époque :

 

Le mieux c'est d'aller dans ta bibliothèque publique de proximité, ou dans ta BU, selon ce que tu souhaites (territoriale ou Etat), et demander directement à la personne. Passer par les ressource humaines ou autres, ne servira a rien. De toutes façons le professionnel te répondra en tenant compte de son obligation de réserve et de discrétion (ce qui veut dire qu'il ne te dira pas tout). Par contre si tu veux publier ses réponses de façon non anonyme, il te faudra son accord et lui celui de sa hiérarchie.

 

Et voici celle de Pigranelle :

 

Si c'est juste un devoir à rendre j'imagine qu'il n'est pas question de "publier" des réponses. Comme Ferris je pense que le mieux est de te rendre dans une bib et de poser la question à l'accueil, il y aura certainement une personne qui acceptera de t'accorder un peu de temps pendant ou en dehors de ses horaires de travail.

Sinon moi j'adore être interviewé  Ça me dérange pas que tu m'envoies tes questions en mp (même si je maintiens que ça vaut pas une rencontre irl), par contre je travaille en BU, pas dans la territo...

 

Bon, respect de l'anonymat ans tous les cas, que ce soit à titre personnel ou hiérarchique.  Donc le mieux c'est de t'adresser à @EtaineLux si elle existe encore, pour voir comment elle a géré le truc.

 

Ou alors tu vois avec Pigranelle qui adore les selfies :hyper:

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Pigranelle

Ferris j'en déduit qu'elle ne t'a pas contacté...

@cecilemc'était juste une blague hein pour Ferris, tu peux y aller, son avatar c'est un husky pas un loup, je pense pas qu'il morde :lol:

Malheureusement je pense que je n'aurais pas plus de succès: déjà je suis pas bibliothécaire, et en plus personne veut jamais s'intéresser aux gens qui travaillent en BU, tout le monde lorgne du côté de la territo :ermm:

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B. Majour
Il y a 1 heure, Pigranelle a dit :

et en plus personne veut jamais s'intéresser aux gens qui travaillent en BU

 

C'est pas vrai !

J'ai passé plus de temps à regarder travailler les pros en BU que ceux en territorial.

 

Bibliothécaire, c'était sans doute un terme générique, et il est probable que Cecilem a trouvé à qui s'adresser en direct, avec un vrai rendez-vous physique.

Pour une licence pro, il faut aller en BU. D'une pierre, deux coups ?

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Ferris

Vous avez faux tous les deux. On s'est contacté aussitôt mais, soit au vu de mon parcours, soit parce que je tenais à garder mon anonymat, alors que son MP démarrait d'emblée la-dessus, elle a préféré aller voir ailleurs, ce que je comprends parfaitement d'ailleurs. Je lui souhaite de trouver un collègue qui rentre dans son shéma ou son obligation de citer sa source.

Il est vrai que pour un profane, "bibliothécaire" est un terme générique qui désigne toute personne travaillant en bibliothèque, ce qui peut induire en erreur pas mal de gens. Car derrière cet égalitarisme de langage assez populiste se cache une réalité fondamentale: c'est un grade, et ce grade vous donne des missions et des obligations de décideur, de manager, de recruteur etc....Ce qui n'est pas le cas pour d'autres grades. Ces hypocrisies langagières cachent donc des réalités pratiques qui font qu'une personne pourra ou ne pourra pas répondre "de vécu" à certaines questions. D'autres pensent aussi que ce qui fait la valeur professionnelle de la fonction c'est la taille de la structure. Non. Ce sont les responsabilités qu'on y exerce. On peut aussi être bibliothécaire dans une usine à bouquins, avec des responsabilités tellement cloisonnées ou spécifiques que l'on sera incapable de répondre à des questions qui sortent de ses responsabilités dans l'usine en question.

Dans un monde professionnel où n'importe quel bénévole de base , militant associatif type BSF ou contrat aidé non formé peut s'intituler "bibliothécaire" il est impossible pour un "extérieur" de s'y retrouver.

Sans compter qu'avec les usines à gaz qu'on nous construit avec les intercos, agglos et autres métropoles, les bulletins de salaire s'étoffent de noms folkloriques qui rappellent l'époque des emplois jeunes (les mediateurs du livre, les passeurs de lecture et j'en oublie de plus folkloriques). Ainsi, en plus de mon grade et de ma fonction (directeur), je me suis vu propulsé aux fonctions "d'animateur lecture", comme tous les collègues du réseau, sur une ligne rajoutée pour l'occasion. Complètement crétin et qui témoigne bien de l'usine à gaz en question.

Tout ceci est d'autant plus hypocrite que dans les concours et les fiches de poste et notes de cadrage on reste dans des définitions très statutaires, voire tellement anciennes qu'elles ne sont pas non plus très réalistes. Combien de collègues de bas grade exercent de fait des fonctions e bibliothécaire ? Mais on ne le dit pas, car ce serait reconnaître qu'on recrute en dessous des compétences des gens.

Sans parler des 27% d'agents publics, toutes filières  qui passent leur vie en contrats divers....

 

@Pigranelle

 

Mais non, tu ne pues pas des pieds. Et si tu consultes les posts les plus récents sur les concours tu verras que de plus en plus lorgnent vers les BU et Concours Ville de Paris. Question nomination c'est plus sur. Par contre question mutation c'est plus aléatoire, c'est le moins qu'on puisse dire. L'aventure territoriale tente de moins en moins. Sauf ceux qui veulent rester chez eux, pas trop loin de chez papa-maman, ce qui est justement le contraire de l'aventure et constituera un obstacle de plus en plus évident à leurs chances d'être recrutés sur un grade élevé et intéressant. Par contre pour les C en recrutement direct, habiter le même lotissement que le Maire restera un formidable atout.

 

Pour Cecilem et bien d'autres qui débarquent, ce sac de nœuds est incompréhensible, inabordable. Tu as aussi et tous, quelque chose à leur apporter, mais nous ne définissons plus notre cadre d'action. Car il est en train de devenir indéfinissable. Du coup notre information, notre vécu, deviennent inutilisables, inclassables, donc non exploitables. Chacun représente une réalité en soi. Mais il n'y a plus de modélisation possible de ce métier.

 

Un bibliothécaire genérique, animateur lecture,  responsable d'un atelier tricot, c'est quoi ? Rien. Ou tout. Tout dépend du contexte. Et des contextes il y en a autant que de bibliothèques. Donc profil inutilisable pour un extérieur. J'ai fait poser mes panneaux solaires par un type qui était originellement quincaillier. Mais c'était bien fait. Par contre j'ai fait isoler mes combles par un plâtrier de métier reconverti dans l'isolation thermique (ils se reconvertissent tous la-dedans). Arnaque et procédure.

Pourtant ce sont tous des artisans. Ils ont élargi leurs compétences, c'est tout. Comme nous sommes tous des bibliothécaires génériques qui élargissent de plus en plus leurs compétences. Je suis bibliothécaire mais option graineterie, sous section marionnettes. Ah bon ? Et pourquoi pas ?

 

De toutes façons on y est déja.

 

Par contre en BU, c'est cadré, ultra-chiant mais cadré. On sait où on est et qui on est mais on n'a pas forcement envie d'y rester. Sinon c'est clair.:console:

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Pigranelle
Citation

Par contre en BU, c'est cadré, ultra-chiant mais cadré. On sait où on est et qui on est mais on n'a pas forcement envie d'y rester.

Heu non c'est pas ultra chiant moi je m'éclate en BU je regrette pas et j'ai envie d'y rester même! J'aime ce que je fais et je sais pourquoi je le fais. Et le côté "option graineterie" existe aussi en BU, les débats professionnels ne portent pas exactement sur les mêmes éléments, mais les sujets de fond sont les mêmes: j'ai des collègues qui considèrent que prêter des chargeurs de téléphone ou des clés usb ce n'est pas leur boulot, d'autres qui refusent de faire les formations aux étudiants parce qu'ils ne sont pas profs, d'autres qui sont vent debout contre l'installation d'une machine à café. Donc le métier évolue aussi chez nous.

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B. Majour
il y a une heure, Pigranelle a dit :

Heu non c'est pas ultra chiant moi je m'éclate en BU je regrette pas et j'ai envie d'y rester même!

 

Sûr !

Perso, je n'ai pas vu de différences entre les collègues.

Et, suivant les heures de la  journée ou les secteurs, on a la même ambiance qu'en BM : entre bruits et silence.

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Ferris
Il y a 3 heures, Pigranelle a dit :

Et le côté "option graineterie" existe aussi en BU, les débats professionnels ne portent pas exactement sur les mêmes éléments, mais les sujets de fond sont les mêmes: j'ai des collègues qui considèrent que prêter des chargeurs de téléphone ou des clés usb ce n'est pas leur boulot, d'autres qui refusent de faire les formations aux étudiants parce qu'ils ne sont pas profs, d'autres qui sont vent debout contre l'installation d'une machine à café. Donc le métier évolue aussi chez nous.

 

Tout à fait. Ce qui est amusant mais terriblement révélateur de ce que la profession est en train de devenir, c'est que tu appelles "sujets de fond" les chargeurs de téléphone, clés USB et machines à café, comme mes graineteries et marionnettes. Oui, de ce côté là, nous avons les mêmes sujets de préoccupation en BM et en BU. Et c'est inquiétant de voir que ce qui nous unifie tient  de plus en plus à ces aspects là.

 

Le côté que je trouve chiant en BU, mais c'est une opinion personnelle, c'est le manque de variété des publics par rapport aux BM. La BM reflète la vraie vie des gens, la ville, le village, peu importe. En BU c'est très différent, trop ciblé à mon gout. Mais je comprends très bien qu'on puisse s'y sentir à l'aise.

 

Apres tout il y en a bien qui travaillent dans des bibliothèques sans public du tout. Et qui s'y sentent très bien. Chez eux aussi il doit y avoir des sujets de fond qui font débat, mais je me demande bien lesquels.:D 

 

Enfin rappelons que Cecilem cherchait un bibliothécaire, générique ou non, et pas à définir des "ambiances" ou des débats-machine à café de type tiers lieu.

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