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Les bibliothèques et les économies d'énergie


SEv53
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Bonjour à toutes et tous,

 

je ne suis pas certaine que ma question colle à nos missions, mais notre collectivité nous demande de réfléchir aux mesures possibles pour faire des économies d'énergie (chauffage et électricité).

Notre réflexion s'appuie sur l'objectif de maintenir le volume horaire d'ouverture aux publics mais des modifications importantes ne sont pas exclues, dont la fermeture possible certains jours à faible fréquentation. J'aimerais donc savoir si des bibliothèques ont déjà prévues de modifier leurs horaires d'ouverture afin de fermer plus tôt le soir ou de fermer une journée de plus par semaine? Quelles sont les mesures envisagées chez vous pour réduire les factures énergétiques tout en essayant de maintenir un service publique correct?

Merci d'avance pour vos retours.

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Bonjour,

 

Je suis sans doute un brin naïve, mais... une fermeture ne signifie pas que vous, agents, ne serez pas en train de travailler dans la structure, si ? Donc il faudra tout de même chauffer le bâtiment, et vous éclairer, allumer un ou plusieurs pc, non ? Je ne vois pas bien en quoi une fermeture générera une économie d'énergie... à moins de revoir également complètement vos horaires de travail et de passer tout le monde à 50% ? Ou que l'on se fiche que les agents grelottent en passant leurs commandes. Pourtant, plus il y a d'humains dans un lieu, plus la température augmentera, c'est dommage de se priver de la moindre fréquentation, au contraire (ironie) ! Pardon, je ne peux pas m'empêcher de réagir un peu vivement sur cette question.

 

Dans les mesures possibles, il y a bien évidemment baisser le chauffage, utiliser du led, etc. Des questions sans doute à se poser aussi s'il y a des lumières qui restent allumées inutilement, comme dans les toilettes s'il n'y a personne. Mais aussi revoir l'isolation thermique du bâtiment, l'ouverture sur l'extérieur pour bénéficier de la luminosité naturelle, le mode de chauffage également. Et peut-être orienter la réflexion sur la thématique bibliothèque verte, dont les formations foisonnent dernièrement, sur la manière de travailler de manière plus éco-responsable (?)

 

Sinon, je ne vois pas : d'autres devraient être nettement plus calés que moi sur cette question.

 

Bon courage,

 

Epsy.

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Bonjour

 

Si on veut fermer, c'est sans doute pour du télétravail => pas de dépense pour la collectivité. (l'expérience du Covid pourrait au moins servir à ça)

S'il s'agit d'économiser sur le chauffage du bâtiment, les salles du conseil (dans les mairies) représentent de beaux espaces de travail pour préparer les documents, ou même travailler en groupes.

 

On peut aussi augmenter le passage des classes ou des étudiants.

Avec un peu de partenariat, on peut encore se chauffer à l'ancienne, il suffit de mettre un enclos avec une ou deux vaches, un veau pour tout l'hiver, dans la bibliothèque. Ou un poêle à bois, pour utiliser quelques pilons afin de confectionner des buches de papier (Fabriquer des briques avec du papier - Provence Outillage (provence-outillage.fr)

Sauf qu'il faut avoir été prévoyant durant l'été.

 

A défaut, une sono et un DJ, pour un peu d'activité danse toutes les heures. Plus utile, faire ranger les documents au public dans une sorte de chasse aux trésors.

Ou, comme le sous-entend Epsy, baisser le chauffage dans les toilettes, pour qu'il y ait moins de personne, afin d'économiser le courant. :D

 

Aux dernières nouvelles, ça fait longtemps que les villes ont vu leurs charges énergétiques augmenter, et les moins fortunées ont déjà pris les devants. (Led, thermostat, etc., déjà fait.)

Et, il ne s'agit que de baisser le chauffage d'un degré.

 

Maintenant, on peut prendre le problème à rebours. Si les gens sont dans une bibliothèque chauffée correctement, ils peuvent baisser le chauffage chez eux, et profiter de toute la convivialité du lieu. On ne chauffe plus qu'un seul lieu au lieu de (plusieurs ?) dizaines. Les pubs anglais, ouverts jusqu'à tard dans la nuit, en ont longtemps été un bon exemple.

Donc, en réalité, il faudrait ouvrir plus des lieux publics bien chauffés, pour faire des économies globales réelles. Surtout si les gens vivent dans des passoires thermiques.

 

Bref, la bibliothèque reste, encore une fois, une source d'économies évidente... pour le public.

 

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Il est un peu tôt pour connaitre exactement les mesures qui seront finalement prises. Le gouvernement doit dévoiler début octobre le plan de sobriété énergétique qu’il entend demander (...). Les collectivités territoriales seront elles aussi mises à contribution, afin de limiter leurs consommations. Certaines mesures, comme le chauffage qui ne devra être activé qu’en-dessous de 19°C ou la possibilité de placer des fonctionnaires en télétravail pour vider des étages ou des bâtiments entiers, sont déjà connues. D’autres devraient suivre, avec des précisions sur leur caractère obligatoire ou sur leur application.

Pas mal de bibliothèques envisagent déja des baisses d'horaires d'ouverture, ou des fermetures (BU).

Pour des services dits "non essentiels", comme les piscines, diminuer la température de l’eau et de l’air, supprimer certaines activités, réduire les horaires d’ouverture, limiter d’autres dépenses pour équilibrer avec celles de l’énergie ou encore répercuter les coûts sur les tarifs d’accès sont déja envisagées Plusieurs pourraient s’appliquer plus généralement à d’autres services publics de loisirs (patinoires, théâtres, bibliothèques…). Les équipements sportifs (stades, gymnases) pourraient aussi être concernés en fonction du contexte local.

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Bibliothèques Vertes

A toutes fins utiles, je partage ce lien : https://amorce.asso.fr/publications/plan-d-urgence-sobriete-10-actions-pour-aider-les-collectivites-a-passer-l-hiver-et-autres-pistes-de-travail-enp80 et le résumé de son contenu tel que décrit sur cette url, avec la possibilité de télécharger un PDF avec des propositions d'actions pour aider les collectivités à passer l'hiver intitulées "plan d'urgence sobriété"  :

"AMORCE, l’AMF et Intercommunalités de France, avec le soutien de la Banque des Territoires, ont travaillé cet été sur une proposition de plan à mettre en place par les collectivités, dans le but de limiter la hausse des factures énergétiques. 

Sur cette base de travail, 215 collectivités ont présenté leurs retours d’expériences, à l’occasion d’un groupe de travail flash qui a eu lieu le mardi 30 août 2022. 

10 actions principales, applicables dès maintenant, et avec effet immédiat sur les factures énergétiques de cet hiver ont été retenues. 

100 autres pistes de travail ont également été synthétisées et classées en 35 thématiques et réparties en fonction du délai d’applicabilité.

Ces propositions sont illustrées par des retours d’expériences circonstanciés de collectivités."

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N'oublions pas que les collectivités locales ne peuvent être "qu'incitées" à faire des economies et non contraintes. La situation dépendra donc de chaque collectivité. Seules des mesures fortes concernant, pour les bibliothèques, dans l'ordre, le chauffage (et hygrometrie, ventilation), l'éclairage et le numérique, éventuellement groupées, pourront avoir un impact réel et non symbolique. Evidemment le chauffage restera déterminant. Si l'on recoupe les données officielles (consignes de confort thermique pour les individus à l'intérieur ), il semble qu'un bon compromis serait une température entre 21 et 23 °C et un taux d'humidité à 55%. Les collectivités auront donc a faire un choix entre des données normatives officielles et des economies substantielles qui les réduiraient à néant. Une bibliothèque n'est ni une piscine ni une salle de sport.

 

Pour avoir un ordre d'idée des efforts à fournir :

 

Face à un budget amputé par la hausse brutale du prix de l'électricité, certaines collectivités n'ont d'autres solutions immédiates, mais extrêmes, pour réduire leurs dépenses que de fermer l'accès à des équipements et services publics.

Par exemple, voyant sa facture énergétique quadrupler en un an (passant de 40 000 euros à 165 000 euros), la commune d'Oissel-sur-Seine (Seine-Maritime) a dû se résoudre à fermer temporairement la piscine municipale pour économiser 50 000 euros.

 

L'Association des petites villes de France (APVF) considère que dans certaines de ses communes-membres les dépenses énergétiques ont bondi de 50 %. Pour l'Association des maires de France (AMF) et la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR), ces hausses oscilleraient entre 30 % et 300 %. Dans une étude réalisée auprès des intercommunalités en janvier, Intercommunalités de France a mis en lumière un doublement ou plus du montant de la facture énergétique pour les trois quarts des intercommunalités.

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