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Enquête auprès des professionnels sur les bibliothèques troisième lieu


Anaïs 14
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Je suis assez sensible à cette question de 3e lieu, ayant fait un stage de 3 mois dans les bibliothèques anglaises (avant leur fermeture massive), à la fin de mes études. Il est clair que la mentalité et le rapport aux bibliothèques n'est pas la même là-bas. N'empêche qu'ils ferment à tour de bras alors qu'en France, on a plutôt tendance à ouvrir à tour de bras. Il faut en prendre conscience et profiter de ces opportunités ...


 


Il me semble qu'il faut y prendre le plus de choses positives possibles, sans forcément s'étiquetter Troisième lieu : la convivialité, la diversité des usages (sans aller jusqu'au dépôt de pain), la modernisation des infrastructures, etc. Les bibliothèques françaises ont fait beaucoup d'efforts sur ce dernier point, mais pas assez sur les deux autres il me semble : les bâtiments restent trop silencieux, trop froids, et l'on a beau dire que le public s'est approprié les lieux, ce n'est pas vraiment le cas ... Quant aux diversités des usages, il est vrai que certaines grandes bibliothèques ont fait pas mal d'expérimentation (jeux, jeux vidéos, etc.) mais pour la grande majorité des autres établissements, on reste dans des activités très classiques : gestion des collections, accueil de classes, petite enfance, animations pour les enfants, club de lecture. Et c'est bien dommage ...


 


La notion de 3e lieu ne doit pas nous faire peur, mais nous donner envie de changer, de suivre le mouvement de la société, sans vendre notre identité. Je n'aime pas les assertions du genre "vous avez un bibliothécaire dans votre salon" et autres, ça n'avance pas le schmilblik ! Après je ne dis pas que changer les mentalités est simple (j'en fais l'expérience en ce moment) mais il faut au moins essayer !


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Certes Missbouquin n'ayons pas peur de la notion de 3ème lieu.


 


Mais pourquoi  faire référence exclusivement (et toujours...) à cet exemple  anglo-saxon alors que d'autres pays peuvent être sources d'inspiration pour nos établissements.


 


un exemple : En 2001, j'ai effectué un stage d'un mois à la bibliothèque de l'Institut Français de Ljubljana (Slovénie).


Cela  a été l'occasion de découvrir le formidable réseau des bibliothèques de la Ville et plus largement celui de la Slovénie.(vaste amplitude horaire -ouverture dès 8h pour certaines d'entre elles-, services personalisés, souci du "confort" de l'usager).


 


Quant aux diversités des usages, je pense que les bibliothèques françaises ont beaucoup oeuvrées et pas seulement, comme tu le dis, les grandes bibliothèques : galerie d'exposition, auditorium, café et restauration, espaces de travail plus "bruyants", ....

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  • 6 months later...

Lorsqu'on parle de la bibliothèque 3ème lieu, on parle beaucoup du lieu ("canapé bleu" etc.), et des publics ("l'usager au centre") mais on évoque peu le bibliothécaire !


A votre avis, cela change quoi de travailler dans une bib 3ème lieu ?


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La question d'Amandine me surprend un peu, pas en "valeur absolue" (heu, peut-on dire cela dans ce contexte ?) mais par rapport à l'idée que je me fais de cela.


Je m'explique : je ne sais pas si la bibliothèque dans laquelle je travaille est un troisième lieu. Donc, je ne peux pas savoir ce que sela change pour moi.


Par contre, je pense que c'est, tout de même, avant tout l'attitude et le comportement d'une équipe qui peut permettre à une bibliothèque de devenir un troisième lieu. Certes, cela ne suffit pas, mais cela me semble être la toute première des conditions nécessaires. Le reste (aménagements, organisation, services, etc.) devrait être une conséquence d'une volont" correspondant à cet état d'esprit, à ce comportement, à cette attitude de l'équipe. Si on fait un beau bâtiment, avec de jolis canapés et plein d'ingrédients "3ème lieu", mais que, fondamentalement, l'équipe n'est pas sincèrement dans le coup, alors on n'a qu'une décision technocratique que l'on appelle un troisième lieu, mais qui n'en est pas forcément un, voire qui n'en est pas un du tout.


Donc, pour moi, l'enjeu, c'est de transformer n'importe quelle bibliothèque, qu'elle soit grosse ou petite, anienne ou récente, en troisième lieu, avec tous les moyens dont on peut disposer. Et cela ne peut reposer que sur quelque chose que, faute de mieux, j'appellerai (ce soir de fatigue) empathie, ou amour des gens en général.


Qu'est-ce qui a changé pour moi depuis le début de ma carrière ?  Et bien au début, j'étais un discothécaire angoissé et pointilleux, qui se réfugiait dans le respect des normes et du règlement pour tenter de combattre - vainement, bien sûr - cette angoisse. Et puis j'ai évolué, et j'ose espérer que je suis généralement perçu par les usagers comme quelqu'un de convivial et de serviable. Donc, j'ose espérer que c'est moi qui ai changé pour faire évoluer l'endroit où je travaille en troisième lieu.


Pour résumer, ce n'est pas le lieu qui a fait changer quelque chose pour moi, c'est à moi de changer pour que le lieu devienne tiers !  Pour mon plus grand bonheur professionnel.


Amandine, cette réponse peut-elle répondre à ta question ?  Au moins en partie ?

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