Aller au contenu
annie ollivier

Acquisitions des documents en investissement

Messages recommandés

annie ollivier

Bonjour,


Je souhaiterais des retours d'expérience de collègues qui achètent des documents en investissement. Avantages , inconvénients. Je l'ai déjà pratiqué pour des acquisitions patrimoniales ou des constitutions de fonds mais jamais pour l'accroissement des collections. Merci pour vos réponses


Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
lahary

Les acquisitons en investissement ? Solution rare
Idéologiquement, psychologiquement, politiquement, considérer les acquisitions courantes non patrimoniales est catastrophique.

Les collecitons courerantes sont du consommable.

Elles ne sont là qu'un temps : c'est du flux !

ces considérations sont à mon avis plus impprtantes que d'éventules avantages/inconvénients comptables (la TVA récupérée) ou tactiques (qu'est-ce qui a le plus d echance d'être reconduit ? Pas sûr que ce soit linvestissement)

 

Parler d'accroisement des collections est également lourd de sens, comme s'il fallait toujours plus, et finalement encombrer les espaces au détriment des gens.

Il vaudrait mieux parler de renouvellement des collections.

Tel est mon avis.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Ferris

Personnellement je n'ai pratiqué l'investissement que lors de la création du fonds (création de la bibliothèque). Je sais que certains le font lors d'une création de nouvelle structure mais je ne connais pas les modalités. Pour l'accroissement des collections ça me parait douteux (d'un point de vue comptable ça passe effectivement en consommables sur le 6065, qui effectivement aura plus de chance d'être reconduit chaque année qu'en investissement). Le plafonnement des remises a aussi mis un coup d'arrêt à  pas mal de choses. J'ai constitué mon fonds en 2000 en investissement, donc recup TVA, et 32% de remise. Heureuse époque...


 


Par contre, considérer que l'accroissement des fonds ne se justifie pas parce que le consommable est assimilé à du "jetable" finalement, ou du "flux" n'ayant pas vocation à grossir les rangs est assez difficile à concevoir. Si l'on considère les normes conseillées, il faut un accroissement des collections de 7,5% au moins (les nouveautés). Et le renouvellement (actualisation des fonds désherbés) fait monter ce taux à une fourchette entre 10 et 15%. En admettant mème que le désherbage soit de 10% l'an, ce qui est énorme (et peu pratiqué, on le sait, bien que conseillé par certains), il reste une marge d'accroissement nécéssaire.


 


Par ailleurs "plus un livre est sorti, plus il sortira", selon la fameuse loi. A condition qu'on lui en laisse le temps. Et ça dépend aussi du renouvellement de votre lectorat. Personnellement j'ai un turn-over de lectorat très important (450 sur 2000 environ). Or pour ce lectorat, un "vieux livre" n'est pas un "vieux livre". Et, en fiction par exemple, j'ai ainsi des romans qui sortent toujours dix ans après. Pourquoi ne devrais-je pas les conserver ? Idem pour les classiques, en fiction comme un documentaires : comment creer une bibliothèque de référence où on bazarderait ainsi les fonds de référence (hors actualisation) ? Ou des collections entières de bandes dessinées ? Notre lectorat enfant vieillit et accède progressivement à d'autres lectures, il faut en tenir compte. Et les constitutions d'albums thématiques, si utiles pour les animations et les écoles, qu'en ferait-on ? On jette aussi, sachant qu'enfants et enseignants se renouvellent chaque année ?


 


La chanson, désormais bien ancrée dans certains esprits, qui stigmatise les gens qui conservent "au détriment des espaces et des gens" a ses limites. Bien sur que nous avons tous nos contraintes spatiales, nos normes de circulation etc...et que nous devons en tenir compte, mème si c'est parfois la quadrature du cercle (ou que ça va le devenir en 2015). Mais on ne jette pas pour faire de la place, on jette ce qui est obsolète et ne sort plus, c'est différent. "Les collections courantes ne sont là qu'un temps", certes,  mais il peut être long.


 


Si un livre est bon, il le sera encore dans pas mal d'années. Avant de le jeter dans le flux des consommables périmés et encombrants, je préfère essayer de faire en sorte qu'il sorte, si je puis dire.


C'est toute la philosophie de la valorisation des fonds. Avec les flux, on n'a plus à valoriser. On consomme et on remplace.


 


Tel est l'avis de Ferris :tongue:


Modifié par Ferris
  • J'aime 2

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
CharlesB

"On" reproche toujours aux collectivités les coûts de fonctionnement donc acheter en investissement permet peut-être un certain affichage...

Néanmoins, la règle devrait être la même pour tous dans la mesure où elle a quelques incidences financières : se faire rembourser la TVA, c'est bien, mais si ce n'est pas justifié, on pourrait appeler ça comment ?

En fait, qu'importe que cela soit du fonctionnement ou de l'investissement, il faudrait trancher définitivement au plus haut niveau, de façon simple et lisible.

- Un fonds de départ constitué demain, achetable en investissement, a-t-il vocation à être éternel ? Non, pas plus que les ouvrages achetés 5 ans plus tard, donc pourquoi le passer en investissement ? (Sinon pour procéder à une sorte d'incitation financière de départ basée sur le remboursement de la TVA)

- Un ouvrage acheté demain va rester plus ou moins longtemps, effectivement, dans le fonds. Mais le lecteur DVD que je viens de racheter pour ma Médiathèque, payé en investissement, va lui aussi durer plus ou moins longtemps et dans 10 ans, ils sera peut-être H.S. alors que des livres achetés au même moment seront toujours là. Et il aura été payé en investissement. La notion de durée apparait donc très relative en matière de finances...

 

  • J'aime 1

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Ferris

Une réponse ENSSIB de 2012 : La circulaire n° INTB0200059C du 26 février 2002 relative aux règles d'imputation des dépenses du secteur public local indique dans la section III-Cas particulier des bibliothèques que « les dépenses de renouvellement des ouvrages qui visent à maintenir le fonds documentaire dans son état normal de fonctionnement (renouvellement des ouvrages endommagés) s’analysent comme des renouvellements isolés et sont enregistrés en charges. En revanche, les acquisitions d’ouvrages nouveaux ayant pour objet de compléter le fonds documentaire soit dans le cadre d’une extension physique de la bibliothèque (nouveaux rayonnages, extension des locaux), soit dans le cadre d’un accroissement du nombre d’ouvrages, s’analysent comme des dépenses d’investissement. A ce titre, elles viennent augmenter la valeur initiale du premier équipement. »
Source :
Circulaire n° INTB0200059C du 26 février 2002 relative aux règles d'imputation des dépenses du secteur public local [en ligne]. Disponible sur :
http://www.colloc.bercy.gouv.fr/colo_struct_fina_loca/budg_coll/regl_dim...

  • J'aime 1

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
CharlesB

 

il y a 48 minutes, Ferris a dit :

Une réponse ENSSIB de 2012 : La circulaire n° INTB0200059C du 26 février 2002 relative aux règles d'imputation des dépenses du secteur public local indique dans la section III-Cas particulier des bibliothèques que « les dépenses de renouvellement des ouvrages qui visent à maintenir le fonds documentaire dans son état normal de fonctionnement (renouvellement des ouvrages endommagés) s’analysent comme des renouvellements isolés et sont enregistrés en charges. En revanche, les acquisitions d’ouvrages nouveaux ayant pour objet de compléter le fonds documentaire soit dans le cadre d’une extension physique de la bibliothèque (nouveaux rayonnages, extension des locaux), soit dans le cadre d’un accroissement du nombre d’ouvrages, s’analysent comme des dépenses d’investissement. A ce titre, elles viennent augmenter la valeur initiale du premier équipement. »
Source :
Circulaire n° INTB0200059C du 26 février 2002 relative aux règles d'imputation des dépenses du secteur public local [en ligne]. Disponible sur :
http://www.colloc.bercy.gouv.fr/colo_struct_fina_loca/budg_coll/regl_dim...

La circulaire évoque le renouvellement des ouvrages endommagés pour maintenir le fonds dans son état normal de fonctionnement pour les dépenses inscrites en fonctionnement et l'acquisition d'ouvrages nouveaux qui viennent augmenter la valeur initiale du fonds pour les dépenses inscrites en investissement.

 

Faut-il donc entendre que l'achat de nouveautés couplé à du désherbage correspond à un maintien du fonds initial dans son état normal (avec des ouvrages différents ? - pourquoi l'exemple si précis des ouvrages endommagés ?). On considère le fonds comme une quantité initiale seulement ? J'achète 150, je jette 100 (chiffres au hasard) : je pourrais en passer 50 en investissement ? 

 

Il me semble qu'il ne manque pas grand-chose pour que tout soit claire et que chacun sache définitivement à quoi d'en tenir.

 

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Ferris

Je t'avoue mon cher Charles que cette réponse ENSSIB ne me satisfait pas du tout. Il doit y avoir quelque chose qui cloche. Voir sur http://www.enssib.fr/content/je-voudrai-savoir-dans-quel-cas-inscrit-dans-le-budget-communal-les-achats-de-livres-en

 

Personnellement on m'a toujours refusé cela, sauf en création et réaménagement de structure, le subventionnement de la DRAC s'appliquant aussi à l'accroissement des collections prévu dans le projet. Du coup on se faisait la réduction + la subvention + la récup de TVA. Et cela avait l'avantage de pouvoir être prolongé sur l'année d'après si besoin, alors que  pour le fonctionnement il faut boucler fin décembre et ce qui n'est pas utilisé est perdu.

 

Du coup j'aimerai aussi en savoir davantage sur cette procédure que tous mes comptables ont toujours systématiquement refusé en période normale. Si on prend la norme "nouveautés" (accroissement) de 7.5% du fonds (pour seulement 3 à 4% de renouvellement/actualisation suite à un désherbage, soit 10 à 12% au total), le gain de 5.5% serait vraiment important !

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant

×