Jump to content
Stéphanie Teissier

Abandonner l'équipement des livres : des témoignages ?

Recommended Posts

Stéphanie Teissier

Je suis à la recherche de retours d'expériences sur l'abandon, dans vos structures, de l'équipement des ouvrages imprimés.


 - Cette décision porte-t-elle sur la totalité des collections de livres ou certains segments seulement ? Selon quels critères ce choix s'est-il opéré ?


- Comment cette décision a-t-elle été accompagnée dans vos équipes ?


- L'économie réalisée sur ce poste de dépense a-t-elle permis de faire de nouvelles acquisistions (ouvrages imprimés ou autres) ?


- Comment le public a-t-il reçu ce changement ?


- Avec le recul, les avantages sont-ils bien réels ou au contraire envisagez-vous un retour en arrière prochainement ?


Bref, merci de partager avec moi vos avis ou à défaut de m'orienter vers d'autres bibliothèques de votre connaissance, le cas échéant ! C'est quelque chose que j'envisage pour certains types de documents et avant d'aller plus loin, j'attends vos témoignages :wink: 


 


Share this post


Link to post
Share on other sites
Ferris

Chez nous la BDP vient d'annoncer l'abandon de tout équipement des livres, sans autre précision de durée, pour des raisons budgétaires. Dans ma structure des restrictions budgétaires diverses ont amené à diminuer le budget de reliure (conservation preventive) de plus de 60%. Cette mesure sera reconduite en 2014. Il n'est pas prévu d'arrêter la plastification mais, pour l'instant, de simplement mutualiser les achats de consommables d'équipement afin de faire des économies. Il reste à espérer que l'exemple de la BDP qui arrête la plastifcation ne fasse pas école...


 


Ces mesures ne visent pas à accroitre les acquisitions puisque le budget acquisitions est lui-aussi diminué. Pour la BDP il s'agit simplement de pouvoir conserver son pouvoir d'achat actuel.


 


L'impact public ne sera mesurable que dans un an, voire davantage, et sur des segments très particuliers a fort taux de rotation. L'impact global ne sera mesurable en termes de "réactions du public" que sur plusieurs années si cette politique est perennisée. Ayant vécu une époque quasi sans équipement et sans reliure dans les années 80 et l'inverse ces dernieres années, je pense pouvoir affirmer d'expérience que l'état des livres a un impact certain sur leur taux d'emprunt.


 


Mais on n'est pas obligé de me croire...


Edited by Ferris

Share this post


Link to post
Share on other sites
Isalabib

je pense pouvoir affirmer d'expérience que l'état des livres a un impact certain sur leur taux d'emprunt.

 

Mais on n'est pas obligé de me croire...

Non seulement je te crois mais j'affirme exactement la même chose.

 

La non plastification aura un impact sur :

- les livres à forte rotation : les mussolévygavalda vont sortir essorés de leur première année de prêt. Je ne parle pas de ce qui se passera sur les BD, manga et albums jeunesse. Il faudra les racheter à quelle fréquence ? car non seulement ils sont à forte rotation mais en plus cette forte rotation peut durer des années...

Donc effectivement, sur le long terme ça interroge.

- ceux qui sortent certes un peu moins mais quand même. Leur aspect sera plus rapidement moins engageant qu'aujourd'hui. Et c'est là que je répète ce que dit Ferris : les livres jaunis, défraîchis, un peu sales... s'il n'y a que ça, ça sort un peu. Mais qui ne leur préfère pas les petits nouveaux tout pimpants ?

Soit vous cherchez un truc précis et là vous faites avec l'état du truc. Soit vous cherchez juste de la lecture et l'aspect aura aussi un rôle dans vos critères de choix.

 

Y'a bien eu des analyses sur l'impact des couvertures dans le choix ? et bien une couverture réussie mais chiffonnée et le livre gondolé, ça doit attirer moins, non ?

Share this post


Link to post
Share on other sites
Ferris

Merci Isalabib pour ton soutien, mais :


 


"Les collecitons courerantes sont du consommable. Elles ne sont là qu'un temps : c'est du flux !" (http://www.agorabib.fr/index.php/topic/1567-acquisitions-des-documents-en-investissement/#entry5172 (j'ai fait une réponse)


 


Quand on lit des choses comme ça, on commence à avoir des éléments de réponses sur le desinterêt de certains de nos collègues pour l'équipement des ouvrages et leur présentation. Pour beaucoup, notamment les collègues de BDP, essentiellement habitués à manipuler des cageots de bouquins d'une bibliothèque à une autre, l'intérêt pour les taux de rotation élevés de certains titres dans telle ou telle structure est très faible. Un clou chasse l'autre. Or ce formatage des esprits est très présent dans les réseaux actuellement.


 


Une collègue m'a indiqué recemment qu'au cas où le livre perdrait ses pages (c'est apparemment le seul stade où ça commencerait à lui poser problème!) "je jette et je rachète" (y compris en poche si l'ouvrage n'est plus disponible en edition originale). En periode de restrictions budgétaires et de reflexion sur la durabilité, on tombe de haut!


 


Quand je fais relier à neuf un ouvrage de type mussolevybourdin qui sortira plusieurs dizaines de fois pendant des années (et là j'ai des preuves), ça me revient en moyenne pour ce type de format, à 7 ou 8 euros ttc, plastification et pose du code-barres comprises. Et pendant des années l'ouvrage présentera un aspect attractif. La reliure est en plus garantie 5 ans.


 


Les restrictions budgétaires sont en train de porter un coup définitif à cette notion d'attractivité visuelle et tactile du document, considérée comme superfétatoire, un truc de riches probablement, ou d'une autre époque. Dailleurs la question de Stéphanie qui ouvre cette rubrique montre bien l'étendue du problème: la plastification (ne parlons meme pas de la reliure préventive) est désormais présentée comme une simple option !


 


Pour entendre actuellement beaucoup de propos de ce genre, je me demande d'ailleurs si le rejet de la plastifcation n'est pas également porté par un refus de plus en plus marqué des personnels de "faire de l'équipement", davantage que par d'hypothétiques économies. Mais c'est un autre sujet.


 


Personnellement je suis dégoûté de voir le mépris total porté à ce genre de questions, qui, à mon avis, rejoint quelque part un certain mépris du public. Je ne peux apporter que la réponse classique et ultime des bibliothécaires en bout de course : le public jugera.


 


En attendant, je conseille à tous de faire l'expérience du doublon : les best-sellers cités plus haut, nous sont souvent donnés en doublon par des lecteurs, en etat d'origine, en edition club ou en poche. Mettez les en rayons sans équipement. Laissez mijoter et observez !


 


Et observons-nous nous-mème, par exemple dans un supermarché, au moment de choisir nos fruits et légumes : le rejet du fruit tacheté ou mal calibré participe du mème processus mental que devant un livre : on choisit d'abord avec les yeux. Et ça rejoint effectivement ce que tu disais sur l'attractivité des couvertures en termes d'illustrations, couleurs etc...


 


Bon châteaux de sable ! :)

Share this post


Link to post
Share on other sites
Cécile Gaultier

Bonjour,


Je travaille dans une toute petite bibliothèque, desservie par la BDP. Pas énormément de références, et peu de m2. L'autre jour, une dame, qui vit à moitié à Paris, à moitié ici, me dit "qu'est-ce qu'ils sont beaux les livres chez vous! On va dans un bibliothèque à Paris (je me suis renseignée depuis, c'est la bibli d'un centre socio-culturel associatif gérée par la FOL), c'est immense, ya plein de livres, mais ils n'ont même pas de couvertures, ils sont tout abîmés, du coup ça ne donne pas envie!"


Moi je dis toujours aux petits enfants qui viennent avec la classe que la bibliothèque, c'est une grande réserve de livres qui est à tout le monde, et que mon travail, c'est d'en prendre soin: je les habille, je les soigne, je les raconte, je les promène... Pour être bibliothécaire, il faut aimer les gens, ok, mais si on aime moins les livres, les gens risquent de moins les aimer aussi...

  • Like 3

Share this post


Link to post
Share on other sites
B. Majour

"Mais on n'est pas obligé de me croire..." (Ferris)

Sûr qu'on te croit. :)

Je rajoute même que ce n'est pas au bout d'un an que le problème surgit, mais au bout de trois à cinq prêts.

Couverture cornée, pliée, couverture déchirée, couverture qui se dédouble (plastique qui quitte le support papier), film plastique qui bouloche... et j'en passe.

Couverture en dur : les coins se cornent, s'abîment, et le revêtement plastique y disparaît.

Et surtout couverture vite non lavable, le produit ayant tendance à passer par les bords (non couverts) de la couverture.

Idem au niveau de la protection au soleil, le défraîchissement est plus rapide.

Pour la lie, qui renforce les charnières, c'est encore plus sûr.
Pas de lie = deux fois moins de résistance.
Je le constate sur certains documents de ma BDP qui sont passés par une seule bibliothèque avant la mienne, et qui souffrent déjà. (Mais, ma BDP utilise à présent un service de reliure si j'ai bien compris, et l'opération restauration/reliure d'un document peut se justifier.)


Test effectué au début de la bibliothèque sur les polars (de gare), les "Nous deux"/"Harlequin" et différents magazines, qui étaient "consommables". (il s'agissait de dons corrects, que l'on mettait pour remplir, un peu, les rayonnages vides)

Avec une méthode IOUPI sévère, ça peut le faire, mais il faut accepter de perdre et remplacer ses documents de très vite à assez vite.

Sans oublier ce qui a été dit : attrait de la collection = notion d'accueil.


Ce qui pose bien sûr la question :
Dois-je couvrir les livres qui vont avoir un fort taux de prêt ?
Ou ceux qui sont de moindre prêt ? (en sachant que non couverts, ils vont encore moins attirer.)

Pour ma part, et comme le dit Ferris, j'envisagerai l'option reliure extérieure avant de renoncer à protéger mes documents. Suivant le volume, ce n'est peut-être pas aussi cher que : coût des couvrants + temps à y passer (en coût salarial, part patronale comprise).

En plus les couvertures sont bien plus solides et mieux renforcées.

C'est une étude à  mener avant de choisir dans l'un ou l'autre sens.
Parce que rachats et surveillance/pilonnage accrus, ce n'est peut-être pas plus économe en temps au bout du compte.

Surtout que étiquette, code barre et/ou puce RFID, ça reste nécessaire. On ne peut pas dire : je mets juste le livre en rayon.

Encore que, ça pourrait tout à fait être une option. :wink:

On peut bien mettre des livres tests en rayon.

Bien cordialement
  B. Majour
 

  • Like 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
Litanajapou

Je travaille actuellement dans une bibliothèque jeunesse. Quand je vois l'état de certains livres revenir, je me dis que s'il n'y avait pas la protection de la couverture, on devrait les jeter rapidement. Les enfants emmènent leurs livres à l'école, ils sont tassés dans leur sac, ils lisent les livres par terre. Les pages des livres ne sont pas forcément abîmées mais la couverture se salit rapidement, surtout les couvertures blanches. Nous avons un produit pour nettoyer et hop, le livre est comme neuf, tout propre! De plus, le fait de plastifier le livre permet de protéger aussi le code barre et la cote.


Bref, j'ai du mal à concevoir que dans une bibliothèque où les livres passent de main en main, il n'y ai aucune protection extérieure. Mais bon, ce n'est que mon avis.


  • Like 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
B. Majour

Et encore, dans le cartable, il s'en passe des choses :


 


Stylo qui fuit, goûter qui déborde, quand il pleut ce n'est pas rare qu'un livre ait droit à son bain.


Quand les enfants ne se protègent pas avec (surtout les grands albums).


 


Petits doigts plein de sucre, livre qui tombe par terre...


Jus d'orange sur une table, café d'adulte sur une autre, séquence à la plage...


 


La toute dernière fois, c'était découpe au cutter avec des BD pour stopper la lame.


Les plastiques ont bien amorti. Ouf !


Juste quelques traits qui vont disparaître sous la nouvelle couverture en dur.


 


Pour une bibliothèque qui ne couvre pas ses livres. La BU (les BU) où j'ai fait mes études (oui, j'ai visité quasiment toutes les bibliothèques des grandes disciplines). Pas de problème, on repère vite les nouveautés ! :D


Et on note facilement les documents très utilisés. Ceux "à lire" ?


 


Avantages et inconvénients de la non couverture en bibliothèque.


Mais l'idée, c'est surtout que ça faisait vieillot... à l'image des bâtiments d'ailleurs et de leurs dégradations.


 


Des travaux et le renouvellement du mobilier ont un peu arrangé le phénomène.


 


Bien cordialement


  B. Majour

  • Like 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
Ferris

Tout ça reste très complexe à évaluer dans l'optique de réaliser un argumentaire construit et convaincant pour les élus. Ce qui est très regrettable c'est que des professionnels se mettent eux aussi à envisager cette solution du "non-équipement" sans états d'âme. La encore la diversité de nos situations locales, budgétaires notamment, joue une fois de plus contre nous. Il sera toujours impossible de donner une "position officielle" de la profession sur ces sujets (comme sur l'évaluation de l'action culturelle par exemple. (La poldoc oui, la polcul non !)

La complexité (meme s'il existe des textes sur la conservation préventive) réside, comme le souligne Bernard, dans la difficulté de monter une équation solide tenant compte de la durée de vie d'un ouvrage, de son nombre de prêts maximal, du temps d'équipement (coût salarial), du coût des produits ou des prestations, le tout augmenté du facteur x : l'attractivité maximale sur une durée z. Ensuite, déterminer un budget de rachat annuel en corrélation avec tout ça et le mettre en parallèle budgétaire avec les pratiques de conservation. Un rachat annel qui bouffera de toutes façon l'accroissement qui aurait été theoriquement rendu possible par les écomomies réalisées !) Et tout ça si possible en une page (au delà ils ne lisent plus) et de façon indéniable.

D'autant plus, comme c'st souligné au dessus, que nous ne pouvons pas tenir les mèmes raisonnements et utiliser les mèmes bases de calcul selon qu'il s'agit d'un album jeunesse, du fonds documentaire ou de la fiction. Deja le coût de rachat de ces différents types d'ouvrages n'est pas le mème, les critères de désherbage non plus. Et il faut tenir compte de la pratique de "réparation" maison des documents, déja très différente selon les publics et l'âge du fonds, mais très chronophage et avec un résultat esthétique et de durabilité très douteux : quand on "repare" ou "renforce" un album jeunesse très mal en point, c'est moche et on sait que ça ne tiendra pas longtemps. En fait on rajoute du plastique sur du plastique pour faire court. Or, vu son prix, il est souvent préférable de le racheter que de le réparer. Argument qui ne tiennent plus quand il s'agit d'un ouvrage d'art papier glacé en cahiers cousus, à 35 ou 40 euros piece (mais dont la rotation n'aura rien à voir avec celle d'un roman a la mode, qui, lui, aura pour critère principal une disponibilité maximale sur un temps assez long).

Allez résumer tout ça dans un argumentaire cohérent et compréhensible pour les élus, pour en arriver à la conclusion chiffrée : voilà, il me faut un budget de reliure préventive de tant, concernant 30% des acquisitions de l'année (par exemple).Quasiment impossible.

(Là, je ne suis pas au boulot, mais j'ai un document de référence là-dessus, où il est bien précisé qu'en cas de priorités à determiner, le choix principal doit se porter sur les ouvrages à plus fort taux de sortie)

Et ce que dit Litanajapou est très juste : nettoyer un ouvrage simplement pelliculé d'origine, non protégé, est quasiment impossible : vous flinguez l'ouvrage vous-mème ! Et en une seule fois en plus. C'est limite risible : je me souviens de l'épisode de la grippe aviaire, où nous avons reçu, d'autorité, des produits bactericides (et des gants) pour nettoyer chaque ouvrage en retour ! Je me demande comment on aurait fait avec des ouvrages mème pas couverts!

 

C'est un peu pour cela que je disais qu'il faudrait attendre un an voire davantage pour pouvoir sortir une statistique suffisamment parlante pour mettre les décideurs devant des évidences. Nous, nous savons qu'en trois ou quatre prêts le mal est fait et irréversible. Eux non. Et encore, au bout du compte, avec des stats de prêt parlantes, portant sur la durée et l'ensemble des fonds, qui nous dit qu'ils n'attribueront pas cette chute d'attractivité à d'autres raisons ?

 

Par expérience je ne crois pas non plus au mesures de restrictions budgétaires qui ne seraient que "temporaires". Si on se lance la-dedans c'est pour longtemps et ça fera vite contagion. Si la conception est que reliure et plastification sont "du luxe", on n'est pas prêts d'y revenir! Quand le porte-monnaie s'est refermé, c'est pour longtemps.

 

Un truc annexe qui fait plaisir, c'est de voir dans les différents posts ceux qui ont les mains dans le cambouis, les pratiquants de la charnière (papier ou toilé,? ), les forçats du plastique (à prise directe ou différée ?), les acharnés du renfort durable, les attentifs de la gouttière foireuse, les nettoyeurs de confiture et j'en passe (tiens, du vécu : le sable des plages qui s'accumule entre les pages, créant une surépaisseur qui va faire éclater la colle industrielle du dos. J'en ai passé des heures à secouer les bouquins des vacanciers en septembre !). Et qui savent relier leur pratique prolétaire à des conceptions plus larges sur l'attractivité, parce qu'ils savent que c'est là que tout commence. A côté de ça il y a les pontifiants lointains qui parlent de consommable, de jetable, de flux, de papier finalement.

 

C'est comme à l'église, il y a ceux qui n'y viennent que le jour de leur mariage et de leur enterrement, et ceux qui pratiquent regulièrement. Y a pas photo...

Edited by Ferris
  • Like 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
Stéphanie Teissier

Merci pour vos éclairages.


En postant ma question, je me place bien du côté des sceptiques. Car comme vous, je sais bien que l'attrait de nos collections prêtées repose aussi sur  l'aspect physique, quand bien même ces documents sont voués tôt ou tard à l'élimination, selon les critères de chaque établissement... Certes je n'ai plus "les mains dans le cambouis" :wink: depuis quelques temps mais je reste très présente sur le terrain et suis très sensible à la qualité de notre accueil.


Côté jeunesse, oui je ne vois pas bien comment se dispenser d'équiper sans saccager rapidement les documents et décourager le prêt en cultivant une mauvaise image de la bibliothèque ! Je peux aussi changer de casquette, enfiler celle de maman de plusieurs enfants usagers des bibliothèques et...je confirme les risques bien sûr.


Mais je ne peux m'empêcher (tout de même..)  de me poser la question pour certains segments notamment du secteur adultes, où des taux de rotation beaucoup plus faibles peuvent être observés (ou alors des segments dans lesquels l'info périme vite - moins de 5 ans)


J'entends parler depuis peu de structures arrêtant d'équiper (partiellement la plupart du temps) leurs ouvrages mais je n'ai pas pu encore échanger avec des professionnels ayant un minimum de recul sur cette pratique. Je pensais bien lire ici de nombreux "contre" mais aussi quelques "pour", c'est donc pour moi une affaire à suivre. Il sera utile aussi d'avoir des retours de cette BDP -via Ferris- sur l'état des livres rendus par leurs dépôts dans quelques mois.


Pour finir, je n'ai pas de pression budgétaire pour trouver d'urgence des pistes d'économie. 


Avec mon équipe, c'est plutôt la recherche de temps disponible, pour plus de contact avec nos publics sur l'ensemble du réseau (présence/ouverture, action culturelle, médiation). Aucune piste n'est écartée, parce que notre contexte particulier le justifie.


 


 


 


 


 


 


Share this post


Link to post
Share on other sites
zibook

Chez nous plus de couverture pour les périodiques et ça ne me gêne pas car là on est dans du consommable surtout pour les hebdos et ça protège la planète (moins de plastique).


Pour le reste couverture pour les petits comme pour les grands, les fortes rotations ou les plus lents. Je plussoie les collègues en disant que l'équipement fait partie de l'image du service. Pas de reliure préventive mais pourrait être utile pour les mussolevy car au bout de 3-4 prêts les pages se décollent : ils font peut-être exprès ! Je les achète parfois en gros caractères car plus solides et j'envisage le numérique pour eux.


 


Je trouve dommage de négliger l'équipement au prétexte de que ce n'est pas "noble". Dans notre médiathèque j'ai bataillé pour un recrutement pour un adjoint du patrimoine pour l'équipement. on voulait filer ce poste aux bénévoles ! L'élu référent  ne comprenait  pas qu'on embauche quelqu'un pour couvrir des livres (entre autre) heureusement l'argument de régularité et de rapidité de mise à disposition des livres a fait mouche. Le travail en bibliothèque ne se résume pas à l'action culturelle et l'accueil du public il y a tout un travail administratif également.

  • Like 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
Hannah

Bonjour,


 


Nous avons tenté l'expérience d'une machine pour couvrir les livres. Des pochettes en plastique anti UV, anti statique que l'on soude autour du livre à couvrir.


A l'achat (des couvertures uniquement, la machine est en prêt), plus cher mais un gain de temps colossal.


 


Nous avons cru trouver la solution au problème des couvertures. Il était pour nous évident que l'esthétique d'un livre avait une importance énorme dans le choix des lecteurs, nous voulions donc préserver l'ouvrage en le couvrant (sauf les polar en poche) mais il faut y passer tellement de temps...


Bref...


 


Mais, la finesse du plastique en fait un matériau qui se raye, se griffe, se déchire, très facilement... Dès la première sortie d'un album jeunesse, la couverture était bonne à changer... donc aucun intérêt... sauf le temps qu'on gagne à couvrir...


 


Finalement, ce n'était pas la solution miracle, malheureusement. Nous allons continuer pour les documents anciens qui ne sortent pas beaucoup mais nous recommençons à couvrir les romans "à la main".

Share this post


Link to post
Share on other sites
Ferris

Avec mon équipe, c'est plutôt la recherche de temps disponible, pour plus de contact avec nos publics sur l'ensemble du réseau (présence/ouverture, action culturelle, médiation). Aucune piste n'est écartée, parce que notre contexte particulier le justifie.

 

Je comprends parfaitement l'argument mais tout cela me pose tout de mème question. On veut trouver du temps supplémentaire avec les publics et pour la médiation. OK. Mais il existe aussi des temps de travail interne, qui, en principe, sont réservés à ce genre de tâches (equipement, rangement, catalogage, réparations etc...). Est-ce que ces temps internes et/ou les effectifs se sont dernièrement réduits à ce point que l'on ne puisse plus effectuer ces tâches convenablement, et jusqu'à envisager de les supprimer ?

 

Je ne comprends pas. Cette tendance est assez étrange, on la retrouve partout actuellement. On parle de privilégier les espaces et de diminuer les collections, toujours dans l'intérêt d'un meilleur accueil du public. On installe des automates de prêt, toujours dans le but d'améliorer notre disponibilité auprès des publics. Et voilà qu'on envisage de ne plus couvrir les livres, toujours...dans l'intérêt du public. 

 

Pourquoi mettre sur le mème plan deux types de tâches aussi différents ? Comme s'il n'y avait plus qu'une seule sorte de "temps", un temps global, mélangeant interne et public, et que l'on pouvait indifferemment y mettre l'ensemble des tâches, privilégiant les une ou les autres selon des considérations locales ou "le contexte particulier" de tel ou tel réseau.

 

Aurait-on inconsidéremment augmenté les tâches et temps publics ? Les mises en réseaux, qui en principe devraient permettre de gagner du temps par la mutualisation des tâches, auraient-elles au contraire généré tant de tâches nouvelles ? Les horaires des bibs ont-ils explosé ? (Ce n'est pas ce que nous disent les rapports annuels recemment parus en tous cas)

 

Ou aurait-on découvert qu'il est quand mème plus épanouissant de préparer des animations que de couvrir ? Et que des adjoints du patrimoine recrutés avec des masters ont quand mème mieux à faire que de couvrir ?

 

En tous cas les réponses données ici par les uns et les autres me rassurent un peu : nous savons encore que l'équipement est important...pour les publics, à travers la valorisation des fonds. Et nous savons aussi que couvrir est tout simplement...chiant. Comme de travailler le samedi. Et alors ? On compte supprimer ça aussi...dans l'intérêt des publics ? Non.

 

En tous cas, chez moi, sur temps interne on fait du travail interne. Et on se bat pour le préserver, car il est rare et précieux, ce temps. Je l'entends peu à peu ceder sous les coups de boutoir de l'animation culturelle. Le pont-levis craque, les Chronophages vont envahir le château...Mussolevybourdin sont jetés dans les douves, page après page. Et le public les suivra....

Oui, je sais, c'est pas un témoignage, c'est de l'anticipation à la sauce coup de gueule , teintée d'un peu de fausse naiveté.

Bouquins pourris, public s'enfuit.

Edited by Ferris
  • Like 3

Share this post


Link to post
Share on other sites
Bouille

Aaaah, Ferris, ta verve n'a d'égal que ta bougonnerie ! :)  J'adore !


 


Et je partage ce point de vue. Autant ai-je discuté récemment avec ma direction de la pertinence d'antivoler ou pas les imprimés (pour l'instant, on les antivole tous, ce que je trouve un peu extrémiste), autant je reste aussi attachée à un équipement correct : c'est le seul garant de la longévité d'un document, surtout d'un imprimé.


Et quand je parle de "longévité", aujourd'hui, je parle d'arriver à dépasser quelques semaines de vie sans que le bouquin ne soit fichu. Ce qui est déjà un exploit en soit, vu la qualité déplorable des reliures.


Rendre service aux publics, c'est aussi éviter de dépenser trop d'argent dans des réparations ou des rachats sans fin. C'est de leurs impôts, dont il s'agit.


 


Il y a parfois une véritable cécité volontaire de nos tutelles en ce qui concerne ce fameux travail interne. J'ai le meilleur exemple sous les yeux chez moi, où la DAC, par ailleurs personne de grande compétence, rejette de façon quasi épidermique tout discours comprenant les termes "entretien des collections", "catalogage", et même "inventaire".


Je comprends que des décennies de pratiques trop bibliocentrées aient pu conduire à cette réaction, mais la médiathèque où je travaille se contente du minimum syndical : import de notices dès que possible, pas d'inventaire depuis presque 10 ans... Malgré cela, nous recevons régulièrement des critiques (ouvertes ou implicites) sur notre attitude trop repliée sur les collections et pas assez ouverte sur les publics.


 


Mais bon sang, pour commencer à travailler avec un public, il faut avoir des collections correctes à lui proposer !


(Ferris, sort de ce corps).


  • Like 2

Share this post


Link to post
Share on other sites
Cécile Gaultier

Et puis, si on ne peut plus papoter tranquille avec ses collègues quand on fait de l'équipement, alors quand???


Share this post


Link to post
Share on other sites
Ferris

Le papotage ? Cécile, tu viens de lancer une grenade dégoupillée au milieu d'un groupe de baigneurs paisibles. Le papotage, c'est un sujet à lui seul, c'est parfois la moitié d'une vie de fonctionnaire, voire la totalité si l'on y ajoute le public et les forums. C'est aussi le chaudron où se concoctent rumeurs, medisances, ragôts, bruits  de chiottes. C'est le canevas de base des relations affinitaires et d'exclusion entre copines et pas copines. C'est la garantie qu'on mettra deux fois plus de temps à faire un truc que seul mais qu'en mème temps on le fera plus longtemps parce que ça aide à tenir. Bref, c'est complexe, incontournable, énorme, dantesque.


 


Gérer une bib au fond c'est gerer l'espace de temps réduit qui subsiste entre le papotage avec les copines et le papotage avec les publics.


 


Là, j'ai pas le temps d'approfondir, j'ai perdu ma deuxième socquette dans le sable...on attend la rentrée ?


 


Une question : "papoter tranquille ". Parce qu'il y a du "papoter pas tranquille" ? :tongue:


Share this post


Link to post
Share on other sites
Ferris

@Bouille.


 


Avec la question des antivols tu soulèves un truc intéressant. On peut toujours se poser la question du "à quoi ça sert". Exemple : j'ai ouïe dire que l'on pratiquait de moins en moins les récolements (ou inventaires). Parce qu'on fond ça ne va pas nous donner grand chose. On constatera l'absence d'un livre quand on le cherchera, et pis c'est tout. Et si on ne le cherche pas, c'est qu'il n'a pas grand intérêt, donc pourquoi s'inquiéter de son absence ? Et quand on considère le temps qu'on y passe, surtout à partir d'un fonds assez conséquent, on voit tout de suite qu'on est gagnant. Nous on ne le fait plus que pour les supports CD et DVD, et on finira par abandonner. Mais continuera t'on à antivoler ? 


 


Car, me diras-tu, ou est alors la cohérence entre le temps passé à antivoler (ou non) et celui qu'on passe (ou ne passe plus) à inventorier ? Au fond, si j'antivole, c'est pour éviter les vols, non ? Donc, l'intérêt de pratiquer un récolement  est inversement proportionnel à la pertinence de mon système antivol et au nombre de documents concernés, non ?


 


Donc, si je cumule le temps passé à antivoler et celui passé à inventorier, c'est que j'ai des doutes sur l'efficacité de mon système antivol. Dans ce cas, pourquoi continuer les deux ? Bref, au fond, je fais l'inventaire pour vérifier si mon système antivol est performant. C'est assez con, si on y pense, non ?


 


Pour être sûr ? Sûr de quoi au juste, et que vais-je faire de la belle statistique qui sortira du récolement ?


Tout ça pour, sur 100 vols constatés, racheter 10 documents, et encore..?


Et ceux que je ne rachète pas, c'est qu'ils n'en valent pas la peine. Ce qui permettrait alors de dire que le vol est la participation involontaire du public au désherbage. Là on va loin...


 


Financièrement, ça pose question aussi : tu ne vérifies plus tes fonds depuis 10 ans. Mais tu continues à acheter des antivols depuis 10 ans (et ça coûte cher ces saletés là, tu le sais). Tu as fait le rapport ? Non ? Moi non plus, mais c'est énorme. Tu as raison de vouloir revoir cette pratique à la baisse.


 


Et qui m'a piqué mon tube de crème solaire d'abord, j'aurais dû l'antivoler... ? De toutes façons je suis bon pour en acheter un autre.


 


J'ai connu un collègue qui mettait deux antivols sur Mein Kampf (le livre réputé à l'époque le plus volé dans les bibs, je ne sais si c'est encore le cas), exprès. Un qui était grossièrement posé, quasiment visible, arrachable de suite, et un autre bien camouflé. Un piège à cons, quoi. Il n'y a pas de petits plaisirs dans la vie...on fait un métier formidable.


 


J'aime bien quand tu dis : " la DAC, par ailleurs personne de grande compétence, rejette de façon quasi épidermique ...". En enlevant quelques mots, ça donne cet oxymore : La DAC, personne de compétence épidermique ...." Je n'ai jamais connu d'intelligence épidermique. Quelqu'un qui raisonne avec son épiderme ne peut produire qu'acné, urticaires et eczémas. Chez lui et chez les autres.


 


Ça en fait des questions tout ça. :hyper:


 


(Non, Bouille, je ne sortirai pas de ce corps, j'y suis trop bien )


Edited by Ferris

Share this post


Link to post
Share on other sites
Ferris

Pour ce qui est est la reliure, consulter un excellent (un fois n'est pas coutume :tongue: ) article du BBF http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2008-02-0039-005, qui précise entre autres l'essentiel de la norme ISO 14446 concernant les "Prescriptions relatives à la reliure des livres, des périodiques, des publications en série et des autres documents en papier à l’usage des archives et des bibliothèques. Cette norme publiée en décembre 2003, définit six catégories de traitement : couture cahier, surjet, collage par double berçage, couture latérale, réemboîtage, reliure de stockage. Elle présente le grand intérêt de décliner les options possibles en fonction des usages prévisibles des documents :« conservation à long terme de documents présentant une valeur permanente et pour lesquels la reliure est choisie comme méthode de conservation » ;« usage intensif sur une courte période […] sans grande probabilité de conservation à long terme » ;« usage faible ou occasionnel, mais nécessitant une certaine protection pour le stockage ». etc...


 


ainsi qu'une documentation sur les termes techniques intitulée "Ce que tout bibliothécaire doit savoir pour ne pas être à son relieur ce qu’une femme est à son garagiste" (chacun appréciera le titre, mais le contenu est excellent).


 


L'article rappelle la prescription d'une époque révolue hélas, où avait intégré comme une évidence "le fameux ratio, si souvent répété comme une incantation, « 1 franc pour l’acquisition, 1 franc pour la conservation » aujourd'hui élevé au rang de mythe fondateur."


 


L'article (de 2008) donne enfin des tableau de prix de revient pour 100 habitants.


Share this post


Link to post
Share on other sites
Ferris

La BDP vient de nous envoyer nos premiers livres non plastifiés (pas de charnières non plus). Heureusement il y a encore une cote avec un autocollant pelliculé, qui à mon avis ne tiendra pas longtemps si on ne rajoute pas une protection par dessus (Dans certaines bibs ,les bénévoles ont proposé de mettre "au moins un scotch", l'hérésie majeure en bib, où le nom même de scotch est banni ! )Par contre le code-barres est protégé. C'est vrai que ça fait une impression bizarre d'avoir ça dans la main. On va les suivre et voir ce que ça donne à l'usage.


 


Edited by Ferris

Share this post


Link to post
Share on other sites
Bouille

Au fait, pour en rajouter sur le sujet, un souvenir vieux de 2007 remonte à la surface de mon cortex, dans lequel il me semble que Jérôme Pouchol disait qu'au SAN Ouest-Provence, ils avaient laissé tomber la couverture des livres. Parce que ça permettait de gagner du temps  et qu'ils avaient les moyens de racheter les livres abîmés.


Si je résume : beaucoup de pépètes = pas de couverture. :D


Share this post


Link to post
Share on other sites
Ferris

Oui mais, c'est un calcul très orienté : je préfère gaspiller l'argent des contribuables à racheter des bouquins plutôt que de payer des personnels à équiper ou voter un budget de reliure. Un choix qui n'est peut-être pas évident, chiffres en main.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Giss

Je travaille depuis peu dans une bibliothèque associative qui jusqu'à mon arrivée ne couvrait que très peu ses livres.


 


Je suis soulagée que la décision a été prise de les couvrir !


 


 


Les livres jaunissent beaucoup plus vite, le dos de certains livres sont illisibles, les coins sont tout abîmés. Bon, ce ne sont pas des fanas du désherbage non plus, ça n'améliore pas l'impression négative de départ. Mais j'ai pu comparer, par exemple sur des documentaires jeunes qu'à date d'achat comparable, ils sont en meilleur état couvert. Pour moi, c'est une avancée de couvrir les livres. OK, le fait que se soient des bénévoles qui s'en occupent change la donne sur le calcul de la rentabilité, mais notre budget est limité et racheter un livre abîmé ou une nouveauté ou livre sur un sujet peu présent, le choix est vite fait (malheureusement parfois).


  • Like 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
Yumiko

Cécile n'a pas tort :


"Et puis, si on ne peut plus papoter tranquille avec ses collègues quand on fait de l'équipement, alors quand???"


 


L'équipement c'est aussi :


- du travail en équipe = management, cohésion, implication, communication informelle


- de la formation  = connaissance du fonds, meilleur renseignement au public, favorise l'esprit critique vis à vis de la politique d'acquisition, gain de temps sur nos animations (biblio, lectures en salle, choix de livres pour les classes, les groupes en situation d’illettrisme,etc.)


 


Finalement rien n'est anodin en bibliothèque ;)


Share this post


Link to post
Share on other sites
Liemena

Pour faire un peu d'économies, nous avons fait le choix dans ma BU de couvrir différemment les livres suivant leur utilisation. Les manuels sont couverts entièrement, les livres d'informatique sont renforcés (ce sont souvent des livres très épais et brochés, les pages se décollent vite), par contre les livres de recherche, moins consultés, ont uniquement une bande de filmolux qui protège la cote, le code-barre et le bas du livre.


Au final, peu de livres abîmés et même les livres qui tournent beaucoup durent assez longtemps. L'équipement est prévu dans notre temps de travail, on n'envisage pas d'arrêter... pour papoter, c'est effectivement le bon moment !


Share this post


Link to post
Share on other sites
Ferris

@yumiko


 


D'accord pour l’intérêt managérial du travail en équipe. Quoique souvent, dans les petites équipes à fort taux d'ouverture, on se relaie plutôt pour ce genre de tâche et, souvent, on se retrouve seul pendant 30 mn ou plus à équiper ou réparer. C'est moins convivial, mais on peut écouter France-culture en sourdine...


 


Par contre tu pousses peut-être le bouchon un peu loin quand tu dis que l'équipement "favorise l'esprit critique vis à vis de la politique d'acquisition". Je sais bien que couvrir un livre permet (un peu) de le connaître, tout du moins de le repérer visuellement, comme le fait de le ranger d'ailleurs, ou tout simplement de le prêter. Au delà je ne sais pas si couvrir peut recouvrir autant de choses. Quand au papotage comme moment privilégié de formation, eh bien on va dire que ça dépend des sujets abordés dans ledit papotage...


 


4disentdumal.gif


Share this post


Link to post
Share on other sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Guest
Reply to this topic...

×   Pasted as rich text.   Restore formatting

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.


×
×
  • Create New...