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Sylviebib

Passage en logiciel libre

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Sylviebib

Bonjour à tous,


 


Je travaille dans une Communauté de communes d'environ 24000 habitants. Nous devons réinformatiser la Médiathèque (tête de réseau) et informatiser les 6 bibliothèques du réseau, gérées pour la majorité par des bénévoles. Nous sommes actuellement sous Aloës mais il est question de passer sous logiciel libre (demande expresse des élus).


A noter que nous n'avons pas de service informatique.


Pourriez-vous me communiquer des références de bibliothèques sous logiciel libre et fonctionnant en réseau?


 


Par avance merci


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SalemAthor

Bonjour,


à chaud comme ça, c'est le réseau Ouest provence qui me vient à l'idée et qui utilise Koha.


 


Par contre, ça serait bien de t'assurer que tes élus ont bien compris que libre =/= gratuit. Et c'est d'autant plus vrai si vous n'avez pas de service informatique derrière. Il y a notamment ces sociétés qui proposent leurs services aux bib ne pouvant déployer/héberger/maintenir Koha de manière interne.


http://koha-fr.org/content/support-commercial


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Sylviebib

Merci pour ta réponse. Nous avons bien précisé aux élus que libre ne voulait surtout pas dire gratuit, mais c'est un choix politique. J'avais entendu dire que les logiciels libres n'étaient pas adaptés à un fonctionnement en réseau, d'où ma question. Je contacte dès à présent le réseau Ouest-Provence.


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Ixchel

Bonjour,


 


Nous souhaitons aussi passer au libre, nous ne sommes pas un réseau mais sans service informatique, ça me semble assez périlleux, sauf à avoir des compétences en base de données et serveur en interne. Même avec une société de service qui installerait et gérerai la maintenance et le support technique. Ou alors il faut que quelqu'un en interne soit administrateur SIGB et qu'il soit hyper calé. Encore plus si vous êtes en réseau me semble-t-il.


 


De notre coté nous avons besoin du service informatique dès que nous devons paramétrer de nouvelles possibilités, pas sur la partie logiciel, mais sur la partie (securité, gestion des ports du serveurs, adaptation aux version windows etc...).


 


On s'oriente plutot sur PMB qui nécéssite moins de "bidouilles", et semble plus facile à utiliser.


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baueric

Bonjour,


 


J'ai vraiment du mal à comprendre vos propos : "Nous souhaitons aussi passer au libre, nous ne sommes pas un réseau mais sans service informatique, ça me semble assez périlleux, sauf à avoir des compétences en base de données et serveur en interne."


Cela revient à affirmer qu'une solution propriétaire ne nécessite aucunes compétences informatique en interne et fonctionne miraculeuse toute seule sans problème ?


 


Il faut raisonner exactement de la même manière avec le libre et le propriétaire. On achète une solution que l'on gère soit en interne si on dispose des compétences soit via un prestataire.


 


Les avantages d'une solution libre pour moi sont les suivants :


 


- on peut changer de prestataire sans pour autant changer de logiciel (pérennité dans le temps)


- les formats utilisés sont des formats ouverts garantissant l'interropérabilité : SIGB X et OPAC Y par exemple ne pose aucun problème et évite l'achat parfois à prix exhorbitant de web services exigés par certains éditeurs de solutions propriétaire - Facilité pour du SSO, mise en place d'une GRC (Gestion de la Relation Citoyen) etc. De plus en plus nous sommes confronté à des problèmes d'interropérabilités car les différentes solutions (propriétaires) métiers utilisés dans les administrations ne permettent pas d'échanger facilement avec d'autres solutions (portail web par exemple)


- en cette période de crise, un dernier point plus politique me parait important : on l'a dit et redit, logiciel libre ne veut pas dire gratuité. Par contre, le logiciel étant gratuit, l'argent dépensé est entièrement consacré (hors matériels) aux services (installation, maitenance, suivi etc.). Ce modèle encourage donc la création d'emploi dans le service et d'emploi local (soit recrutement dans la collectivité soit chez ls prestataires)


 


Voila pour mes observations rapides sur le sujet.

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B. Majour

@Baueric


Cela revient à affirmer qu'une solution propriétaire ne nécessite aucunes compétences informatique en interne et fonctionne miraculeuse toute seule sans problème ?


 


Eh bien, en cas de problème, il y a la maintenance qui est financée par un contrat annuel, ou compris dans la prestation de la première année. Donc, oui, quelque part, ça fonctionne tout seul et sans problème.


 


En plus, pas de possibilités d'intervenir sur le code ou de rajouter des patches.


Bref, on ne touche à rien et ça marche tout seul.


 


Avec du libre, il faut effectivement des compétences informatiques. Les siennes propres ou celles d'un service extérieur.


Problème, quand les municipalités entendent "libre", elles entendent "gratuit".


 


On a également un problème de budget. Avec un contrat de maintenance, on sait à quoi on s'engage d'années en années.


Avec le libre, on peut avoir un gros besoin ponctuel, puis plus aucune demande de service pendant un long moment. (une aide de forum pouvant suffire à résoudre les menus problèmes)


Ce qui n'aide pas du tout à prévoir un budget municipal annuel lorsqu'il le faut.


 


C'est là où le bibliothécaire sent bien qu'il doit avoir des compétences en interne, car déclencher une intervention urgente se révèle problématique... quant à une facture non budgétisée !


 


Et, en période de restriction budgétaire, trouver de l'argent, sur le pouce, correspond à amputer autre chose.


En plus, avec le libre, les élus peuvent fort bien vous dire : mais c'est libre, débrouillez-vous, cherchez une solution !


 


Voilà pourquoi c'est "périlleux" d'utiliser du libre.


Ceci dit, si on a planifié un contrat de maintenance (avec l'argent économisé à l'origine), le libre a des avantages certains.


 


Bien cordialement


  B. Majour

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Ixchel

Je pense qu'il est indispensable d'avoir des compétences en base de données et en compréhension au moins de l'architecture des logiciels proposés, car il faut pouvoir dialoguer précisément avec les services de maitenance et faire l'interface entre service informatique ville et les besoin au niveau de la médiathèque.


 


Donc je crois que pour mieux informatiser ou ré informatiser il vaut mieux avoir quelques notions, peut importe si il s'agit de libre ou de propriétaire, ne serais-ce pour savoir à minima ce sur quoi on a la main au départ et ce qui ne pourra pas être changé après installation.


Parce que même dans le cadre d'un contrat de maitenance cadré avec un logiciel propriétaire c'est pas toujours facile de se faire comprendre :)


 


Il est autant possible par contre d'avoir une solution libre ou propriétaire catastrophique, car si on prend une société prestataire pour tout ce qui est installation, et maitenance, normalement on doit etre aidé en particulier en cas de problèmes. Donc pour ma part je ne trouve pas que libre = galère et propriétaire = miracle. Tout dépend du contrat initial.

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baueric

@.Majour


 


Eh bien, en cas de problème, il y a la maintenance qui est financée par un contrat annuel, ou compris dans la prestation de la première année. Donc, oui, quelque part, ça fonctionne tout seul et sans problème.


 


Il suffit de faire de même avec une solution libre en prenant un prestataire qui en assure la maintenance par un contrat annuel et la solution fonctionnera "tpoute seule et sans problème"


 


En plus, pas de possibilités d'intervenir sur le code ou de rajouter des patches.


Bref, on ne touche à rien et ça marche tout seul.


 


Pourquoi faudrait il intervenir sur le code et rajouter des patches ? Le prestataire retenu s'en occupera exactement de la même manière qu'avec une solution propriétaire.


 


Avec du libre, il faut effectivement des compétences informatiques. Les siennes propres ou celles d'un service extérieur.


Problème, quand les municipalités entendent "libre", elles entendent "gratuit".


 


Libre ne veut pas dire gratuit mais une chose est certaine c'est que propriétaire signifie payant :-)


Je répète que pour moi libre =


- liberté par rapport aux prestataires de service


- formats ouverts et interopérables


- encourager le libre c'est encouragé le service à valeur à ajouté et donc l'emploi de proximité


 


 


On a également un problème de budget. Avec un contrat de maintenance, on sait à quoi on s'engage d'années en années.


Avec le libre, on peut avoir un gros besoin ponctuel, puis plus aucune demande de service pendant un long moment. (une aide de forum pouvant suffire à résoudre les menus problèmes)


 


Ou est le problème ? Il suffit de prévoir un contrat de maintenance avec un prestataire pour la solution libre


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Ferris

Libre n'est pas gratuit certes, mais sous-entendait surtout une indépendance. En réalité, et c'est sans doute pour ça que le libre ne progresse pas si vite qu'on le dit, on achète sous forme de contrat annuel des services identiques à ceux proposés par les logiciels propriétaires : Accompagnement à la mise en place, maîtrise d’œuvre, reprise de données, installation, paramétrage, assistance à la migration, formation du personnel, mises à jour, sécurité, bref toute la panoplie, jusqu'à l’hébergement.


 


Notre seule liberté est de pouvoir discuter de l'évolution du produit, plutôt que d'ingurgiter les mises à jours des produits propriétaires. Sauf que, comme le souligne eleanna, cela suppose d'avoir le niveau suffisant pour le faire (et encore davantage si la mission est confiée à la DSI de la collectivité.!). Autre inconvénient: Le principe des licences libres suppose le plus souvent, une absence totale ou quasi-totale de garantie. Bien sur on peut trouver un prestataire qui proposera une garantie dans un contrat séparé, qui n’engagera bien évidemment que lui. Il y a aussi la question des compatibilités entre licences libres. Et puis il y a libre et libre: PMB par exemple est un logiciel libre mais contrôlé par une société....


 


Bref, ces discussions éternelles cesseront le jour où on pourra comparer honnêtement et totalement les coûts totaux de deux contrats de maintenance, à contenu de prestations égales, et les coûts induits pour une collectivité (comme le recrutement d'un agent de niveau 1 au minimum par exemple et le temps/agent passé à faire de l'informatique au lieu de faire notre métier), le tout sur une durée d'au moins cinq ans, et si possible avec une petite migration à la clé, rien que pour voir...


 


Il pourrait s'avérer alors que l'indépendance est un truc de riches. C'est un peu comme une bibliothèque que j'ai connue et qui se vantait d'avoir cessé tout appel à des relieurs...mais qui s'était payée son atelier de reliure en sous-sol, une petite merveille (forcement à capacité limitée et utilisée par des non-professionnels) dont le coût restait bizarrement inconnu...


 


Quant au bonus sur les emplois de proximité, il suffit de lire la pub de sociétés prestataires qui montent, comme BibLibre, pour comprendre que c'est un peu raté. Un petit article la-dessus : https://www.actualitte.com/bibliotheques/l-entree-du-logiciel-libre-en-bibliotheques-se-fait-attendre-52046.htm


 


"les bibliothèques peuvent compter sur leur propre équipe d'informaticiens pour effectuer les ajustements, mais le recours à une société externe comme BibLibre présente l'avantage de pouvoir « commander » ses propres modifications. Par ailleurs, la réactivité est garantie par la société, qui rassemble à présent 20 personnes pour une centaine de clients et un chiffre d'affaires proches du million €."


 


Un beau chiffre...

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baueric

Et personne ne reprend mes arguments sur les formats ouverts et l'interopérabilité. Un oubli certainement.


L'interconnexion avec un portail web (OPAC, SSO, compte citoyen etc...), comment faites vous avec votre logiciel propriétaire ?


Ce qui me dérange avec de nombreux éditeurs de logiciels propriétaires c'est leur tendance à essayer de rendre leur client captif avant d'en profiter pour appliquer des tarifs parfois excessifs (je pense à un éditeur qui me demande 13 000 € pour l'achat de ses web services et 1 500 € de maintenance annuel; bien évidemment tout cela est gratuit si on opte pour la solution dudit éditeur - qui ne répond pas correctement à la demande. Il faut rester raisonnable)


 


Bref en ce qui me concerne, je persiste à affirmer qu'à budget équivalent, sur le long terme, le logiciel libre présente de nombreux avantages.

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B. Majour

@Baueric


 


Comme le dit Ferris, si on aborde le problème par un contrat de maintenance "obligatoire" (ou disons qu'il faut prendre), l'intérêt entre propriétaire et libre est très limité.


 


D'autant plus limité qu'un beau jour les élus peuvent dire : c'est libre, donc vous pouvez vous débrouiller... sans maintenance.


Ce qui n'est pas le cas avec un logiciel propriétaire.


 


Ferris précise aussi : stabilité garantie dans le temps (sauf si la société coule).


Avec le libre, on ne sait pas vraiment si ça va continuer sur du long terme. Il suffit du départ de quelques développeurs pour que les projets périclitent. Cas assez fréquents dans le libre.


 


Les formats ouverts, on peut les exiger ou au moins on peut vérifier que les données sont accessibles. (C'est vrai, là aussi, ça nécessite des compétences informatiques)


 


Après, oui, l'interopérabilité entre logiciels reste un point intéressant du libre... sauf si on doit signer des contrats de maintenance avec différents intervenants du libre. Car, là, on est dans le risque du château de cartes. C'est pas moi, c'est lui ! La musique est connue.


Avec un prestataire unique (oui, quelque part propriétaire), pas de renvois de balle : c'est son problème !


 


L'intérêt du libre, c'est aussi de pouvoir se former et d'acquérir des compétences dans le logiciel libre, afin d'alléger le contrat de maintenance... sauf que s'il n'y a pas cette volonté à la base, le libre ce n'est pas la peine d'y penser.


 


Il vaut mieux utiliser un logiciel propriétaire qui vous décharge de cet investissement non négligeable en heures de travail.


Le coût caché du libre, il est également là !


Et quand on investit du temps sur le "libre", on ne l'investit pas ailleurs !


Pourtant, il faut continuer à faire tourner la boutique, dans le même volume horaire.


 


Pour moi, le gros problème il est là : dans le temps disponible et dans l'investissement personnel.


En plus, pas de frustration avec un logiciel propriétaire : on n'est pas tenté de modifier ce qui pourrait être mieux. 


Avec du libre, on sait que la possibilité est là, et qu'avec un peu de temps on pourrait... Argh ! :angry:


 


Bien cordialement


  B. Majour

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bldine

D'autant plus limité qu'un beau jour les élus peuvent dire : c'est libre, donc vous pouvez vous débrouiller... sans maintenance.

Ce qui n'est pas le cas avec un logiciel propriétaire.

 

ah ben si, ça se fait aussi en fait ... :/

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B. Majour

@bldine


ah ben si, ça se fait aussi en fait ... :/


 


Oui, je m'en doutais. :sweat:


 


Mais bon, si problème il y a, il faudra bien qu'ils fassent quelque chose.


Dans l'urgence.


Ce qui leur coûtera plus cher au bout du compte.


C'est leur choix.


 


L'avantage, c'est qu'on (le bibliothécaire) peut dire : aux élus d'assumer leur choix.


Soit la question qui tue : on fait quoi ?


 


 


Avec du libre, ils peuvent dire : débrouillez-vous !


Surtout si on a choisi ce libre.


 


L'autre revers du libre, il est là : dans la peur de devoir assumer seul.


 


Il n'y a pas que les logiciels à installer dans le libre, il y a aussi à former les gens.


En continue.


  B. Majour


Modifié par B. Majour

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Ferris

En fait on est totalement dans la problematique de "nouveaux metiers, nouvelles compétences". Le libre ne progressera valablement en bibliothèque qu'en  proportion directe du nombre de personnels formés présents dans les équipes pour assurer ce suivi. Ce qui devrait logiquement être un marchepied pour rentrer dans une politique de recrutement hors de la filière culturelle.


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B. Majour

@Ferris

Ce qui devrait logiquement être un marchepied pour rentrer dans une politique de recrutement hors de la filière culturelle.

 

Oui et non. On peut aussi imaginer que les futurs bibliothécaires seront formés à l'utilisation (installation/gestion) de PMB/Koha, autant qu'ils le sont à l'utilisation de la suite Office, ou à la Cotation Dewey. 

 

Un peu de lobying de la part du "libre" (et surtout de formations pour s'assurer quelques revenus (de développement) dans le futur) à destination des universités/IUT et autres organismes de formation (dont les BDP) pourrait donner un coup de boost à l'engagement "libre".

 

 

Pour éclairer un peu plus Baueric sur ce que les bibliothécaires attendent du libre, je souligne en gras une réponse intéressante sur le sujet. Il ne s'agit pas juste d'une réponse technique formats ouverts ou interconnexion.

 

Bambou : « Pourquoi la BDP de la Meuse a-t-elle fait le choix d’un logiciel libre et de Koha en particulier ? »
E.Hérenguel : « La BDM a fait le choix d’un logiciel libre après un appel d’offre lancé pour la ré-informatisation de son progiciel métier, la mise en ligne de son catalogue et la création du catalogue collectif des bibliothèques de la Meuse.
Nous souhaitions un catalogue « nouvelle génération » avec contenus enrichis, la possibilité de pouvoir à terme faire de la recherche fédérée et surtout un catalogue collectif fédéré.
Notre étroite collaboration avec le service informatique du département nous a permis d’envisager la possibilité d’un logiciel libre sous réserve de respecter les contraintes d’une consultation MAPA sur tests.
Il s’est avéré que le prestataire qui répondait le mieux à nos attentes fonctionnelles et techniques proposait une solution libre. (oui, on est aussi dans les contraintes Marchés Publics) Deux sociétés se sont associées pour répondre au marché, à savoir Biblibre qui développe de nombreuses prestations autour de Koha et AFI qui adhère aux valeurs du libre et qui avait comme atout d’être déjà implanté en BDP (68).
Notre sensibilisation au logiciel libre a été progressive, dès 2005 après une rencontre passionnante avec Jérôme Pouchol qui nous avait présenté Koha. Puis en 2009, avant d’établir notre cahier des charges, nous avons échangé avec des collègues également ouvert aux problématiques du libre dont Nicolas Morin, rencontré lors d’une formation sur les catalogues nouvelle génération. (autrement dit : de la formation) Et enfin, l’engagement pour le libre d’un jeune stagiaire en licence informatique qui a contribué à la rédaction de notre cahier des charges nous a également influencés.
Par ailleurs, choisir un logiciel libre a été, en dehors des contraintes techniques et fonctionnelles, une décision stratégique. En effet, le contexte géographique du département de la Meuse, très rural (31 habitants au km2 avec seulement 2 villes de plus de 10 000 habitants et 3 de plus de 4000 habitants) nous a incités à privilégier la coopération et la mutualisation des ressources tant au niveau départemental que national : pouvoir bénéficier des développements financés par d’autres bibliothèques nous semble dans le contexte actuel particulièrement pertinent et économique. »

 

 

Là oui, nous sommes d'accord, le libre a un avantage "pertinent et économique" très sérieux dans sa manche. :wink:

  B. Majour

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Ferris

On peut aussi imaginer que les futurs bibliothécaires seront formés à l'utilisation (installation/gestion) de PMB/Koha, autant qu'ils le sont à l'utilisation de la suite Office, ou à la Cotation Dewey. 


 


Non, non et re-non ! Comparaison n'est pas raison. La suite office on l'apprend tout seul, et dès l'école ou sur l'ordi à mamie. Quant à la Dewey c'est juste l'application d'un tableau de classement. Rien à voir avec un travail informatique. Je te rappelle par ailleurs que les bibliothécaires, tous grades, ne sont plus formés. Ils se forment tout seuls sur le tas et par expériences cumulées. Et ce n'est pas un stage BDP ou CNFPT qui en fera des gens capables de travailler sur un logiciel. Cette réponse date donc un peu. Désormais le niveau de complexité à atteindre nous oblige à recruter des gens qui savent , en les prenant là où ils se trouvent . Car le cadre actuel de la filière culturelle ne permet pas grand chose. Sinon on repartira dans démerde, bricolages and co, comme depuis 40 ans. Et ça n'est plus possible. Si l'on veut que "nouveaux métiers nouvelles compétences" ne soit que pas le slogan d'un jour, il faut arrêter de tenir des discours "internes à la filière", et faire la promotion active des recrutements hors filière. D'ailleurs quand tu relates l'expérience de la BDP de la Meuse, que lit-on ? Et enfin, l’engagement pour le libre d’un jeune stagiaire en licence informatique ...


 


Qui a les moyens et l'envie de se payer un diplôme en licence informatique dans l'immense majorité de nos bibliothèques ? Qui pourra convaincre ses élus que c'est une nécessité dans certains cas ou que cela le deviendra rapidement ?


 


Alors en attendant, on casque ...ce qui ne veut pas dire pour autant qu'on n'aime pas le libre. Simplement on se protège de l'inconnu par des contrats bétonnés (ou qu'on voudrait tels...) chez les "propriétaires". 


 


Quand on a peur des fuites urinaires on met des couches culottes. Ce qui ne résoud pas totalement le problème, on est bien d'accord.


 


panne.gif


Modifié par Ferris

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B. Majour

@Ferris


Non, non et re-non ! Comparaison n'est pas raison. La suite office on l'apprend tout seul, et dès l'école ou sur l'ordi à mamie.


 


Si, si et si ! :frantics:


 


Je ne te parle pas d'une petite initiation en BDP ou au CNFPT (type formation sur l'ordi à mamie), je te parle d'apprendre le libre, d'apprendre à utiliser le libre, dans les écoles de bibliothécaires (IUT et universités).


 


Quand tu apprends, et que tu as un programme d'apprentissage, après tu sais faire, ce n'est plus de la bidouille.


Tu as de vraies compétences. Au moins de premier niveau.


 


Si tu n'as pas ce premier niveau, donc des gens capables de comprendre ce qu'il faut par la suite.


Tu n'auras pas le deuxième niveau. (pour construire, il faut une fondation)


 


Sans le stagiaire informatique, tu n'as pas d'installation du libre dans la Meuse.


 


Toi tu as lu "jeune stagiaire en licence informatique ..." et tu as retenu compétence au niveau licence.


Moi j'ai lu stagiaire = personne ressource à durée évanescente, bien pour donner le goût à (soit = formation), mais qui ne va pas rester.


 


Sauf que la ressource informatique qui reste, tu en as Ferris : "Notre étroite collaboration avec le service informatique du département."


Des informaticiens "maisons", ça s'appelle un service informatique, DSI.


 


Dans un DSI, du boulot tu en as pour un informaticien. Dans une bibliothèque, après la phase d'installation du logiciel, ton informaticien va vite avoir tendance à se tourner les pouces. Quand le logiciel ronronne, il ronronne... sinon le travail est mal fait.


 


Recense les demandes que tu ferais à un informaticien, tu verras vite qu'en bibliothèque, tu n'as pas de quoi le nourrir plus d'un an. Koha/ PMB et d'autres travaillent pour des dizaines de bibliothèques. Il y a des défis et du challenge informatique, tu as du développement en équipe sur de gros projets... pas du petit bouche-trou.


 


Je ne te parle pas ici d'intervenir sur le logiciel lui-même. Là, c'est un boulot d'informaticien formé (au minimum) à BAC+2 ou avec un paquet d'heures de programmation dans les soutes + ayant la compréhension du langage utilisé.


 


J'ai l'impression que c'est ce que tu imagines en disant : "Et ce n'est pas un stage BDP ou CNFPT qui en fera des gens capables de travailler sur un logiciel."


 


Le but d'une formation en IUT, ce n'est pas d'avoir des programmeurs qui vont travailler sur Koha/PMB/etc. Mais des gens capables de comprendre comment ça fonctionne pour mieux formuler leurs demandes. Et, bien formuler une demande, c'est 80 à 90 % du problème résolu.


C'est toute la différence entre le néophyte qui te dit : "j'ai un problème avec ma voiture", et le niveau 1 qui complète : "j'ai un problème de carburation avec ma voiture".


 


Le but du jeu, ce n'est pas de transformer le bibliothécaire en informaticien (ou d'avoir un informaticien sur le site qui jouera le bibliothécaire), c'est d'avoir un bibliothécaire capable de dire : 


- 1) voilà ce que je fais, les données que j'ai...


- 2) voilà ce que je voudrais en sortie !


- 3) cette sortie, j'en ai besoin pour faire ça et ça.


 


En général, le point 3 est passé à la trappe. Sauf que c'est le point essentiel.


 


Si tu veux de l'acier, on peut te le livrer en cube ou en lamelles... pas de bol, il te le fallait en barres triangulaires.


T'es pas content, l'informaticien non plus : il ne peut pas deviner tout seul.


 


Et comme il ne peut pas deviner tout seul, le travail du bibliothécaire niveau un devient un point clef pour obtenir un produit utile à tous.


 


Si je devais procéder par analogie, je dirais qu'un bibliothécaire (formé) sait passer un MAPA, parce qu'il a appris comment fonctionne la chaîne du livre. Il faudrait apprendre la même chose avec le développement informatique, une sorte de MAPI.


 


Le libre s'y prête bien.


Comprendre comment fonctionne la chaîne du libre, tout un programme.  :wink:


  Bernard


 


 


P.S. : Apprendre à installer, à utiliser le libre aurait aussi un effet boomerang d'attirer vraiment l'attention sur cette solution.


Donc d'ouvrir des vocations, donc d'attirer des gens prêts à se former dans ces champs de compétence, donc d'obtenir des compétences informatiques (niveau 1,  2) en bibliothèque. Spirale ascendante.


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Ferris

"Le but du jeu, ce n'est pas de transformer le bibliothécaire en informaticien"


 


Effectivement, je pense que c'est le contraire qui sera souhaitable voire inévitable. Et c'est ce que j'ai fait en recrutant un animateur multimedia de niveau 1, dont une partie des tâches étaient aussi bibliothéconomiques (parce qu'effectivement en bibliothèque il n'y a pas de quoi justifier un temps plein d'informaticien, et aussi parce que cette personne doit comprendre que ses compétences sont au service de la bibliothèque et non pas l'inverse...mais c'est un autre problème).


 


Je pense que ta formation informatique, dont tu as fait ton métier à une époque, t'amène à simplifier un peu trop les choses. Ce qui te parait possible voire évident ne l'est pas pour la plupart des gens qui travaillent en bibliothèque (même jeunes, digital natives, generation Y et autres dénominations). Et leur formation universitaire initiale n'est majoritairement pas axée la-dessus.


 


Dans un sens c'est heureux parce que le jour où les bibliothécaires seront recrutés majoritairement sur leurs compétences informatiques ce métier disparaîtra. Pour l'instant je dirais qu'on réclame des compétences de type bureautique. Mais déja, à travers la gestion des portails par exemple, on voit que des problèmes de compétences se posent à beaucoup. Quant au Service informatique, il ne faut pas se leurrer non plus sur sa capacité (et sa disponibilité) à rentrer dans nos problématiques. Dans les intercos ce type de service gère un parc parfois énorme de matériel (chez nous plus de 200 postes de mémoire) dont ceux des écoles, des administratifs etc..souvent périmés ou peu performants. Et avec les contraintes budgétaires, on liquide les contrats de maintenance avec pas mal de sociétés et on refile le bébé à l'informaticien territorial de service. Alors tu peux me croire, ils ont d'autres chats à fouetter qu'à se pencher sur nos petits problèmes.


 


Comme pour beaucoup d'autres "compétences"(techniques, financières, juridiques etc...), il faudra donc recruter the right man at the right place. Et continuer, nous les bibliothécaires, à exercer notre métier, en restant des utilisateurs, avertis certes, des technologies qui sont à notre disposition. 


 


Rendez-vous dans 10 ans...


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B. Majour

@Ferris


cette personne doit comprendre que ses compétences sont au service de la bibliothèque et non pas l'inverse


 


Sauf que là c'est un piège pour l'informaticien. Au moins pour son plan de carrière.


Plus facile d'intervenir ponctuellement sur le développement d'un SIGB ou d'une fonctionnalité, avant de passer à autre chose.


(Se spécialiser dans les bibliothèques, ça reste un créneau extrêmement réduit.)


 


C'est vrai que les DSI administratives s'occupent plus du hardware que du logiciel. La gestion d'un parc informatique, c'est chronophage... ce qui n'empêche pas les développements, quitte à les faire passer par des prestataires externes (type libre :wink:)


 


Dans ma carrière d'informaticien, j'ai fait de la formation aussi. Avec des gens qui n'avaient aucune compétence informatique. Manipuler la souris, ils ne savaient pas. Le fait de connaître ouvre des portes (au moins pour ceux qui s'y intéressent), et le fait de connaître ouvre des envies et des possibilités. C'est un investissement en pyramide inversé.


 


Et leur formation universitaire initiale n'est majoritairement pas axée la-dessus.


 


Là, tu as tout à fait raison. 


Et c'est plus que dommage, car avec un peu de connaissances, on peut arriver à régler 80 à 90 % des petits problèmes.


Un peu de connaissance : ce n'est pas une journée ou deux de formations théoriques. En informatique, ce qui compte c'est de manipuler et d'apprendre à noter les procédures. (les modes d'emploi) 


 


Pour les utiliser dans le contexte et hors du contexte, en partant à l'aventure comme dans un bac à sable.


Avec l'informatique, il faut avoir envie de jouer, de tester, d'essayer... pour avancer. (ok, ça prend du temps, environ une cinquantaine d'heures que tu récupères vite par la suite.)


 


Maintenant, question recrutement, si investir dans un informaticien ne vaut pas le coût en bibliothèque locale, investir au niveau d'une communauté (nationale) de bibliothèques, ça finit par être rentable. Surtout si l'informaticien a des compétences de bibliothécaires pour ce qui est de la recherche d'informations. Rechercher dans des bibliothèques de code ou rechercher dans des mots c'est quasi la même chose.  :thumbsup:


 


Pour moi, ce qui freine le passage en logiciel libre, c'est aussi le manque de connaissances des bibliothécaires.


Manque de connaissances = manque de vulgarisation de la part des libristes ? (et/ou manque de retours de la part des bibliothécaires ?)


  Bernard

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