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Collections de DVD / Vidéo à la demande


Salluste
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Est-il pertinent de développer les deux simultanément ? Le développement d'une offre de vidéo à distance et à la demande ne rend-il pas inutile nos fonds de DVD ? Quelles sont vos expériences et réflexions en la matière ? Merci !


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Pour les CD, vu leur prix, ils sont justement beaucoup plus rentables que les offres numériques à mon avis. Au congrès de l'ABF 2010 (http://fr.slideshare.net/mobile/Bibliolab/viroflay-tours-2010), l'exemple de Viroflay est frappant : 8100 € / an d'offre numérique pour 51 utilisateurs réguliers.

En physique, 500 CD acquis par an, soit environ 9000€ selon mes estimations, pour 2257 emprunteurs.

44 fois plus d'usagers !!

Je vous laisse calculer le coût par usager. Même en intégrant l'investissement pour constituer la collection, celui ci reste favorable au CD.

Sans parler de ce dont la bib est réellement propriétaire. En numérique, il s'agit trop souvent d'un droit d'accès et si on change d'offre, on perd tout...

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Oui,c'est un peu hors sujet mais ça peut nourrir la réflexion sur les DVD.

Oui, peut être que ces 3 offres couvrent bien les besoins, mais il faut 3 offres... Plus le temps de médiation.

Je ne dis pas que c'est mal. Juste que je suis pas certain que ce soit économique.

Et joyeux Noël. .. ;-)

Modifié par Franck Sanka
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Bonjour,


Pour moi l’offre numérique pour la musique et le cinéma est un complément bienvenu à une offre physique, vu le contexte budgétaire et les évolutions des pratiques culturelles du public, mais ne peut pas suffire.


Est-ce qu’une bibliothèque sans aucun livre, avec juste une offre numérique est envisageable ? Vu le prix des livres d’art, ne faut-il pas se contenter d’internet ?


Réaction épidermique, peut-être, mais on évacue trop souvent le « non livre », objet non culturel à part entière, prétendument trop cher (bon, d’accord, les DVD, c’est du racket)… j’arrête de râler, mais là, c’est la vieille discothécaire qui se réveille…


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ces abrutis du consumérisme, qui choisiraient à notre place ce qui leur plait ?


 


Ah bon, tu dis qu'il y a vraiment un choix ? :wink:


 


J'ai plutôt l'impression que c'est un ramassis de fichiers, sans aucune mise en valeur.


 


C'est tout à fait comme si la BNF numérisait toutes ses collections et les balançait sur le Web.


Plusieurs millions de documents à portée de la main... mais quels choix réels ?


 


Idem pour la télé, des dizaines de chaînes, beaucoup de déchets.


Même les "programmes télé" ne valent plus grand chose à ce niveau.


Plus intéressant de voir ce que ses amis vont regarder.


 


Plus intéressant de voir ce que les autres écoutent, lisent, regardent. Rappelle-toi le pouvoir du chariot des retours.


 


VOD ou disque physique ?


Je dirai comme d'autres : les deux mon capitaine.


 


Mais les deux bien sélectionnés (même dans la VOD), avec une mise en valeur. Avec des découvertes à faire. Avec des pépites à découvrir.


 


Perso, ma BDP a une offre VOD.


J'ai jeté un oeil. Il faut installer deux logiciels de contrôle de DRM + lecture sur un système dédié et pas mon vieux VLC.


J'ai comparé leur catalogue avec celui présent sur Youtube, Dailymotion et quelques autres.


 


A quelques exceptions près, on trouve la même chose à l'extérieur... en beaucoup plus facile d'utilisation. :angry:


Avec une richesse bien plus importante sur Youtube et Dailymotion, etc.


 


Donc à se demander si la VOD est bien pertinente, par rapport à une prescription vers ces ressources.


Ou vers celles d'institution type INA et d'autres.


 


Puisque, avec la VOD, on ne possède pas, pourquoi ne pas prescrire vers des ressources fiables, pérennes et gratuites.


Mais la prescription est loin d'être morte, bien au contraire !


 


Et j'aime bien cette phrase, très juste.


Un livre c'est 1 livre, une tablette c'est des centaines de livres.


 


Oui, mais c'est un lecteur en face, avec le temps de lire 1 livre.


Et j'en ai plusieurs qui me disent : choisissez-moi un livre "bien"... alors que j'en ai des centaines en rayon.


 


Une bibliothèque, c'est une tablette physique.


 


En plus, pas besoin d'une tablette pour mettre des milliers de PDF (domaine public ou CC) sur un CD ou un DVD.


Gutenberg.org, c'est 46 000 documents.


 


Mais quel intérêt d'avoir 46 000 documents en vrac ?


  Bernard (qui pense qu'un bibliothécaire offre un choix raisonnable et raisonné à ses lecteurs, que ce soit en document physique ou en VOD. Dans un monde de surabondance, c'est indispensable.)

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Salut du jour Ferris


 


Je ne sais pas si le public a "choisi", comme tu le dis.


 


Quand on se contente de la première page du moteur de recherche, qui choisit vraiment ?


 


En plus, on ne sait pas ce qu'il y a dans chacun des sites. Pas de résumé, pas de quatrième de couverture.


La seule solution : aller voir !


Aller voir, je n'appelle pas ça un choix.  :wink:


 


 


L'avènement de vrais médiateurs sonnera la fin du prescripteur.


 


C'est quoi un "vrai" médiateur pour toi ?


 


Perso, je n'aime pas du tout le mot médiateur (trop vague et trop en opposition), pas plus que le mot prescripteur d'ailleurs (trop restrictif).


 


Après, l'avènement de "vrais médiateurs", je crois surtout qu'au niveau du privé, ça ne va pas le faire.


Plus facile de te coller un stock de documents et de dire au client "démerde-toi, tu as le choix", que d'embaucher un médiateur.


Ou alors tu auras une médiation type : le client X a emprunté/écouté/lu ceci, vous aussi, alors empruntez cela. Facile à réaliser avec une base de données. D'ailleurs, c'est ce que tu trouves un peu partout.


 


La médiation, le salaire du médiateur, ce n'est pas rentable à long terme.


Le vrai médiateur, c'est coûteux, pour un retour sur investissement pas évident, au moins dans le privé.


 


Et non pas choisir à sa place et seulement parmi nos fonds.


 


Là, je te rejoins (et ça rejoint la question de Salluste : DVD ou pas DVD ?), on peut piocher hors de nos fonds.


Reste que c'est gênant sur le fond. :tongue:


Depuis longtemps, on habitue les usagers à pouvoir emprunter ce qui est disponible... lorsque nous devrions avoir un idéal de "faire goûter". Quitte à aller chercher ailleurs.


 


Le truc gênant, c'est : si on les envoie ailleurs, vont-ils revenir ?


S'ils ne trouvent pas chez nous, pourquoi reviennent-ils ?


Au final, qu'est-ce qui les fait revenir ?


Question délicate.


 


Qu'est-ce qui nous incite à revenir chez le petit commerçant alors qu'il est plus cher et moins achalandé que la grande surface d'à côté ?


 


et seulement parmi nos fonds.


Tu sembles voir le problème sous le côté restrictif et imposé (de nos fonds réduits), voire élitiste et trié de notre offre. Pourtant, on n'a jamais empêché les gens d'aller voir ailleurs. Moi-même, lecteur, j'ai été voir cet ailleurs quand l'offre SFF est devenue insuffisante... mais la bibliothèque m'avait donné goût, m'avait ouvert cette possibilité. En commençant par celle du CDI.


 


Pour moi, un choix raisonnable (en quantité) et raisonné (en qualité), c'est aussi un avantage certain.


On a le top (?) sans perdre trop de temps à chercher/fouiller (même si j'adore fouiner chez les bouquinistes)


 


Le même top que l'on retrouve dans les musées. Dans les magasins, cachés au public, des milliers d'oeuvres en stock, pour quelques centaines présentées en vitrine.


 


Choix de vitrine.


Choix raisonnable et raisonné. (c'est ce que j'entendais plus haut) Avec mise en valeur de ce qui est présenté.


 


 


Et pour aider à cette tâche, existent précisément les offres citées plus haut, offres commerciales certes, mais offres que nous ne savons pas mettre en place nous-mêmes.


 


A ça, j'aurais bien une ou deux réponses.


 


Nous ne savons pas les mettre en place, car nous ne savons pas gérer les très/trop grosses quantités de documents.


Quand tu imagines qu'un lecteur normal lira au maximum 5 000 livres dans toute sa vie, ça laisse rêveur sur l'utilité d'en avoir plus de 10 000 à lui présenter. (5000 livres, c'est quasi un livre toutes les semaines pendant 100 ans (50*100). 5000 livres, quand on regarde les statistiques, on est déjà dans les très gros lecteurs.)


 


Alors, quand je vois arriver des collections de plus de 36 000, sans résumé, sans 4ème de couverture, ou quand on me parle de centaines de milliers  d'oeuvres, j'ose dire : on est dans la démesure.


 


Tu me dis 110 000 sur l'offre Numilog, on est dans le démentiel.


 


Matériellement, dans sa carrière, un bibliothécaire assidu peut en lire 40 * 52 = 2800. Disons 6000 s'il attaque uniquement les petits volumes ou les BD... Et je ne sais même pas s'il existe un magazine "Numilog" des nouveautés à destination des bibliothécaires, ou un magazine équivalent, rien que pour couvrir les nouveautés annuelles.


 


D'où grosses/énormes quantités de livres à intégrer d'un coup ! Du jour au lendemain.


Tu n'as même pas le temps pour toi (temps de constitution de la collection) quand tu ouvres une telle offre.


 


Et idem, du jour au lendemain, on peut te fermer cette offre, et démolir d'un coup tout ton travail dessus.


 


Entre inondation et sécheresse totale, il faudrait être fou pour investir.


 


En plus, combien de bibliothécaires vont être en "gestion" et en "mise en valeur" de cette offre ?


Là, tu as la vraie réponse à tes questions : on est dans de l'ingérable pur et simple.


 


 


C'est toute la différence entre acquisition de DVD et offre pléthorique en VOD.


 


En constituant son fonds de DVD, on peut renvoyer, au besoin, l'usager sur de la VOD.


Mais si on doit partir directement sur de la VOD, on doit bien se demander par quel bout prendre l'offre.


Si tant est qu'il soit possible de la mettre en valeur avec facilité au niveau de l'interface.


 


Une offre réduite en taille le permet. Une offre "inondation" ne le permet pas. Ou pas avant un certain temps. Sauf à coordonner/mutualiser l'exploration de l'offre entre tous les bibliothécaires. Même là, ça prendra du temps.


   Bernard


 


 


"Donne un poisson à un homme, il mangera un jour ; apprends-lui à pêcher, il mangera toute sa vie"


 


Hum, tu as une idée de rareté dans cette sentence. Un poisson.


 


Donne un million de poissons à un homme, il fera une overdose et il en crèvera... ou il te les balancera à la gueule.  :hyper:


 


En plus, tu parles d'une époque où l'homme était pionnier. Pas dans un monde d'assistés.


 


"Donne un poisson à un homme, il mangera un jour ; apprends-lui à pêcher, il attendra que tu lui en apportes un demain "


 


Version plus hard-core


"Donne un poisson à un homme, il mangera un jour ; apprends-lui à pêcher, il te tapera dessus avec sa canne à pêche pour te piquer ton poisson le lendemain"


 


 


Cependant pour rester quand même sur cette idée de pêcher soi-même :


http://www.kaizen-magazine.com/cultivons-les-graines-dans-les-bibliotheques/


 


Qui a dit que les bibliothèques étaient enterrées ?


Un film, une graine.


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VOD versus DVD, offre en ligne versus offre matérielle... au risque de faire des redites j'en rajoute une petite couche :


 


- budget


les 2 offres sont assez couteuses, difficile de les cumuler dans un même établissement, sauf les "grosses" bibli qui ont déjà constitué un fonds DVD et peuvent tenter autre chose. Mais démarrer les 2 en même temps, l'équation financière n'est pas la même, ça me semble difficile de mener les 2 de front.


- usages


les 2 correspondent à des pratiques du public (non, le DVD n'a pas encore été tué par l'offre numérique, les usages ont plutôt tendance actuellement à se cumuler qu'à s'exclure l'un l'autre). Exclure totalement le DVD est exclure certains publics, et offrir l'offre numérique seule ne fait pas forcément venir les accros du téléchargement qui ont déjà développé une pratique individuelle en la matière. Ne pas oublier que l'offre va d'abord s'adresser à des usagers de bibliothèque (15 % de la population ?) qui ont souvent une pratique cumulative. De mon constat, leur usage des offres numériques qu'on leur propose s'ancre souvent sur une primo-pratique matérielle. Si pas de pratique antérieure de la bibliothèque et de ses contraintes (et il y en a aussi et voir plus dans l'environnement numérique), nos offres en ligne ne sont pas si attractives...


- offres commerciales existantes


l'offre de contenus VOD pour les collectivités n'est pas encore équivalente à l'offre DVD. cf. le catalogue ADAV (DVD) et ses xxx milliers de références, comprenant (dans certains cas à des prix exorbitants, je suis d'accord !) une diversité de titres et de nouveautés réellement à la hauteur des attentes des usagers (cinéphiles et/ou plus mainstream) - à comparer au catalogue adavision, en constitution, avec (à la louche) 100 fois moins de références, une offre intéressante mais qui ne peut se substituer en l'état à l'offre matérielle.


Après tu as d'autres offres (Artevod, CVS...) mais pas tant que ça, cf. la liste sur le site du CAREL http://www.reseaucarel.org/thematiques/cinema


- valeur ajoutée de la bibliothèque


cf. la question évoquée plus haut de la valorisation/médiation des collections. Toutes les offres VOD ne se valent pas sur ce plan : tu achètes un accès (toujours à durée déterminée, mais le support DVD multi regardé en médiathèque est loin d'être éternel aussi), accès à un bouquet, accès titre par titre que tu constitues et que tu peux valoriser sur l'interface...


Dans tous les cas on ne peut et il ne faut pas vouloir rivaliser avec tous les replay et abonnements individuels existants (pour ne parler que des offres légales, n'est-ce pas !). Avoir conscience qu'avec la VOD on reste en bibliothèque sur une offre de niche, et qu'il faut la traiter comme telle.


Aujourd'hui la mode est à la matérialisation dans la bibliothèque physique des contenus virtuels pour les rendre visibles au public :http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/64182-faire-vivre-les-ressources-numeriques-dans-la-bibliotheque-physique-le-cas-des-bibliotheques-universitaires.pdf


comme quoi les boitiers DVD, même vides, ont peut-être encore de belles heures devant eux !


notre terrain de jeux est peut-être limité, à nous de le rendre attractif :yes:


 


Donc d'après moi et pour répondre directement aux questions de Salluste :


"Est-il pertinent de développer les deux simultanément ?" : oui, si tu as les finances pour mettre en place une offre suffisante (sinon c'est pire : tu crées l'attraction puis la désillusion du public).


"Le développement d'une offre de vidéo à distance et à la demande ne rend-il pas inutile nos fonds de DVD ?" : non, car 1/ les offres ne sont pas identiques, 2/ l'offre VOD en collectivité ne peut rivaliser avec l'offre commerciale individuelle, 3/ les usagers de bibliothèque attendent une offre matérielle complétée d'une offre en ligne.


Modifié par Isalabib
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Bonjour


j'arrive après la bataille, mais je tiens à préciser que l'offre VOD requiert de vos usagers un équipement que la plupart n'ont pas forcément (ou même s'ils sont équipés, ils ne souhaitent pas regarder de films sur leur ordinateur, souvent dans une autre pièce).


 


Se pose aussi la question de la géographie... J'habite et je travaille dans une vallée qui n'est pas desservie équitablement au niveau réseau (portables, internet et autre). Je fais moi-même les frais de la fracture numérique dont on parle si souvent.


 


Nous avons un fonds conséquent de DVD et offrons un service de VOD (ArteVOD pour ne pas le nommer) en parallèle...


 


Ce service (gratuit et distinct du prêt de DVD) ne rencontre pas le succès escompté.


Même les plus fervents spectateurs se lassent au fil des années (à cause de l'offre jugée "trop élitiste" ? à cause des contraintes matérielles ? je ne sais pas).


 


Toujours est-il qu'à mon avis, avant d'abandonner l'idée d'un fonds physique au profit d'un catalogue dématérialisé, il faut proposer les deux offres conjointement.


 


Voici mon retour qui abonde totalement dans le sens de la conclusion d'Isalabib


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