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Mihi

Temps d'accueil périscolaire

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Guest stephlasource

Je parlais bien des temps d'activités periscolaires où les enseignants ne sont plus concernés.


Disons que ça se passe dans l'école, donc normalement il y a du monde mais bon, je me dis que sur une année tout est possible, sur le nombre de séances, je vais bien avoir un pépin ... Je vais de toute façon essayer de me préparer à toute éventualité. Le souci, c'est qu'on nous assimile à des animateurs donc les responsables ne voient pas où est le souci !


Ah oui et je ne vous ai pas encore dit qu'en arrivant à l'école, il va falloir visiblement que je surveille ce groupe qui sera en récré ..... (vivement l'année prochaine !).


Tout ça bien sûr en gardant la centaine d'accueils scolaires à l'année, la crèche, les ass mats, et tout le reste ...


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fanch

@ Giss:


Merci pour la précision et la distinction entre activité pédagogique complémentaire et temps d'activité périscolaire. Et pourtant j'ai un fils en moyenne section: j'ignore où en sont les discussions dans la commune (je crois que les directeurs n'en savent pas beaucoup plus). Les échéances électorales semblent bloquer beaucoup de choses...


La page consacrée aux nouveaux rythmes scolaires en maternelles http://www.education.gouv.fr/cid76004/nouveaux-rythmes-scolaires-les-bonnes-pratiques-en-maternelle.html, apporte du grain à moudre au débat:


 


En lien avec la commune, une concertation régulière entre les équipes pédagogiques et les personnes prenant en charge les enfants sur le temps périscolaire est indispensable. Il faut savoir réorienter, réaménager si nécessaire, les propositions en cours d’année, en fonction des besoins évolutifs et des intérêts des enfants. Les échanges d’expérience peuvent y aider.


Du dialogue, toujours du dialogue, c'est peut-être un vœu pieux dans certaines collectivités...


 


Si je comprends bien (comme expliqué ici: http://www.ia76.ac-rouen.fr/medias/fichier/q-rcomplement-organisation-et-fonctionnement-des-activites-periscolaires-2_1363250978635-pdf), les règles pour un mode d'accueil sur le temps périscolaire autre qu'un accueil de loisirs sans hébergement sont assouplies. Les collectivités jouent donc sur la possibilité de proposer une autre forme d'accueil que l'accueil de loisirs sans hébergement, qui demande une proportion de personnel qualifié.


Il faut donc discuter sur deux points:


1) la sécurité:


"Les communes optant pour un mode d'accueil autre qu'un accueil de loisirs sans hébergement fixent elles-mêmes les taux d'encadrement applicables en veillant à ce que le nombre d'adultes présents soit suffisant pour assurer le bon déroulement des activités périscolaires organisées et garantir la sécurité des enfants qui y participent."


2) le coût des activités


Si la collectivité n'opte pas pour un accueil de loisirs sans hébergement, ces autres modes d'accueil n'optent pas droit aux prestations de la caisse d'allocations familiales. Sans même parler de la venue d'intervenants extérieurs, ne faut-il pas prévoir un budget supplémentaire pour ces animations?


 


Enfin, pour revenir au contenu même des animations, il me semble difficile de retenir l'attention des enfants de maternelles une heure durant:


 


S’agissant du temps périscolaire dont la responsabilité relève des communes, les spécialistes soulignent, pour les enfants de 3 à 5 ans, qu’il est souhaitable que les activités périscolaires soient adaptées à leurs capacités, qu’elles préservent des temps calmes ou de repos dont les enfants ont besoin notamment en maternelle, et leur permettent de prendre le temps de jouer, d’observer, d’agir, de manipuler, de lire, de chanter, de rêver... et d’avoir aussi du "temps pour soi". Comme pour les activités scolaires, la durée des activités périscolaires et leur niveau de guidance  peuvent être variables selon l’âge des enfants.


 


Mais bon, c'est déjà du boulot de préparer des animations régulières, alors deux temps d'accueil par semaine... Pourquoi ne pas demander aux "spécialistes" de venir donner un coup de main?


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Litanajapou

ça devient du n'importe quoi cet accueil périscolaire. J'ai été animatrice pendant 4/5 ans. A l'époque, c'était un animateur pour 8 enfants pour les moins de 6 ans et un animateur pour 12 pour les plus de 6 ans. C'est déjà un bon groupe en étant bien formé. J'imagine la difficulté d'être seul face à 18 gamins surtout si on n'a pas l'habitude. C'est de l'inconscience car en effet,(je ne le souhaite pas) avec un groupe d'enfant important, il peut y avoir comme le dit Ferris, un nez qui saigne, le "jveux aller aux toilettes!!" et là, on ne peut pas laisser les enfants seuls.


Après pour l'heure même pour les grandes sections, c'est faisable. Dans la bib où je travaille, on accueille une classe de grande section pendant une heure. La 1ère partie, découverte d'album, conte par le biais de la lecture (autour de 2/3 albums) puis autonomie. Bien entendu, ils ne sont pas livrés à eux-mêmes. L'enseignant est avec nous.


Cependant, je trouve que c'est une situation à problème au détriment de notre poste. On n'est pas là pour faire de la garderie!!!


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Ferris

Pour reprendre la problématique de base : Du fait de l'éloignement de la structure par rapport à l'école, nous avons décidé d'aller sur place, je me demande si ce n'est pas la-dessus qu'il faudrait revenir. Après tout, je vois pour ma commune, on un ballet d'autocars scolaires qui nous amène des mômes toute la semaine des villages environnants. Et le réseau (l'intercommunalité) paie sans sourciller. C'est l'instit qui est accompagnateur dans le car. Et c'est jugé suffisant. Pourquoi ne pas aller à l'école en car chercher les mômes (et là, tu deviens accompagnatrice) et les amener à la bib ou là, si j'ai bien compris, vous êtes au moins deux à encadrer. ? Et les 50 euros (ou 40) par môme, que touche la commune, ça sert à quoi si on ne peut même pas affréter un car ?


 


Il faut absolument sensibiliser les élus aux questions de sécurité ! De toutes façons, en cas de problème grave, c'est eux qui se retrouveront en première ligne devant la justice, pas le fonctionnaire placé là d'office !


 


enprison.gif


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Guest stephlasource

C'est gentil à toi, Ferris d'essayer de trouver des solutions   :yes:


Mais nous n'avons pas de système de car sur la commune, les classes viennent à pied à la Médiathèque (environ 20-25 min de marche).


En fait, le souci n'est pas la durée de marche mais on m'avait bien fait comprendre qu'il faudrait que j'accompagne le groupe toute seule aller et retour puisqu’il n'y a pas assez d'animateur (gros gros pb d'argent sur la commune ...). Ce qui m'a un peu incitée à proposer malgré moi d'aller sur le site. Ce qui permet d'être sur place justement question sécurité (en principe, il doit y avoir une personne relais dans l'école sur ces temps-là en cas de pépin mais bon, à voir ...


Nous avons proposé à des bibliothèques des environs de se réunir justement pour partager les expériences et les doutes de chacun, la réunion est fin Janvier. Je pourrai vous transmettre des témoignages de collègues d'autres communes si ça vous intéresse.


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Ferris

Il reste une solution (et après je te fiche la paix, promis !) : le parent accompagnateur pendant le trajet. C'est légal. Il y a même une commune qui a mis en place un truc génial " le Pedibus". C'est d'ailleurs interessant de voir que là, la norme d'accompagnement est de 2 pour 15 (un devant et un derrière). Et en cas de pépin sur le chemin, c'est l'assurance responsabilité civile des parents qui les couvrira. C'est pas bête du tout, et c'est à Verrière Le Buisson. http://www.mairie-verrieres-91.fr/ville/IMG/pdf/charte_engagement_parents_et_enfants.pdf.


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Guest stephlasource

:)  à creuser .... En tout cas, merci pour les conseils et idées ! Je vous tiens au courant dès que j'ai des news


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Ferris

Une réponse du 13 janvier sur l'encadrement et les responsabilités des temps periscolaires sur http://www.lagazettedescommunes.com/215397/qui-est-responsable-des-enfants-sur-les-temps-daccueil-periscolaires/


Il y est dit notamment 


 


*Ils (collectivités) peuvent décider de mettre en place les activités périscolaires dans le cadre d’un accueil de loisirs sans hébergement et doivent alors se conformer à des règles spécifiques, notamment en matière de qualification des intervenants et de taux d’encadrement. Ils peuvent également décider d’organiser les activités périscolaires dans le cadre d’autres modes d’accueil n’entrant pas dans la catégorie ci-dessus. Dans ce cas, ils fixent eux-mêmes le taux d’encadrement et les conditions de recrutement des personnels intervenant sur le temps périscolaire. Les collectivités territoriales et les EPCI peuvent décider de confier cette mission à une association. Les personnes intervenant à titre individuel pour des activités organisées par la collectivité, sont placées sous la responsabilité de cette dernière. Les activités périscolaires peuvent se dérouler dans les locaux et les équipements scolaires. 


 


*Il convient, en conséquence, d’appliquer l’article L.212-15 du Code de l’éducation. Conformément à cet article, une convention entre la collectivité organisatrice propriétaire des locaux et la personne physique ou morale à laquelle il est recouru pour organiser des activités peut être conclue et peut préciser notamment les obligations pesant sur l’organisateur en ce qui concerne les règles de sécurité, la prise en charge des responsabilités et la réparation des dommages éventuels. Dans ce cas, le régime particulier de responsabilité choisi trouvera à s’appliquer. Le dernier alinéa de l’article L.212-15 précité prévoit qu’à défaut de convention, la commune est responsable dans tous les cas des dommages éventuels, en dehors des cas où la responsabilité des tiers est établie.


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icarela

Bonjour,


j'ai bien compris que l'implication des bibliothèques dans la réforme est inévitable ou presque, et même si ça pose plein de questions, cela peut être intéressant pour lancer des projets (7 séances sur une période scolaire, je trouve ça déjà intéressant). Bien sûr plein de contraintes aussi, et surtout un manque de communication à ce sujet...


 


A priori, il faut que 50% des intervenants aient le BAFA me semble-t-il ?


Y a-t-il un "coordinateur" du projet ? un salarié de la commune ? Doit-il avoir le BAFD ? Je sais que sur une petite commune, c'est effectivement la personne en charge de la bibliothèque qui va encadrer le temps des TAP.


Je suis preneuse de témoignages si certains ont connaissance de telles situations


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Ferris

A priori, il faut que 50% des intervenants aient le BAFA me semble-t-il ?
 
Je croyais aussi mais à priori non, c'est dans le texte au dessus : Bafa, Bafd etc...uniquement si les activités périscolaires (se font) dans le cadre d’un accueil de loisirs sans hébergement et ils doivent alors se conformer à des règles spécifiques, notamment en matière de qualification des intervenants et de taux d’encadrement. (c''est à dire celles fixées par Jeunesse et Sports je suppose)

 

Sinon, la commune peut fixer sont taux d'encadrement maison, confier ça à une association etc...bref c'est la grande liberté. Elles reste organisatrice (donc responsable), mais sur place le responsable en action n'est pas forcément un agent communal, puisqu'elle peut déléguer.

 

Enfin il me semble...D'après l'article de la Gazette cité au dessus.

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Anne Verneuil

On y travaille ! C'est un gros boulot, fait par des bénévoles, qui nécessite de la rigueur mais on n'oublie pas, promis.


Des journées d'étude dans les régions sont aussi en cours de préparation.


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Isalabib

Merci Anne, je sais que ça demande du temps.


Mais c'est vrai qu'on constate un besoin et une inquiétude récurrente : le sujet occupe (préoccupe) de nombreux collègues (5320 vues sur le présent topic !). Un certain nombre de réponses factuelles ont été apportées sur le forum, et cependant les mêmes questions sont reposées régulièrement car les collègues n'ont pas repéré les informations (nombreuses) déjà présentes, d'où une petite lassitude de certains contributeurs...


vil-perroquet.gif


 


J'ai aussi vu que le sujet serait abordé au congrès, mais c'est vrai que pour les 3/4 des communes qui doivent mettre en place la réforme pour la prochaine rentrée, les questions se posent maintenant.


 


PS : sur un autre fil tu parles de NAP au lieu de TAP, kezako ??


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Anne Verneuil

Mon service jeunesse m'a dit que les TAP étaient devenus des NAP (nouveaux accueils périscolaires), mais c'est peut-être pour les différencier des TAP qu'ils pratiquaient déjà avant la réforme


 


ou alors c'est pour nous perturber encore plus ! :frantics:


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Isalabib

Une spécialité anzinoise alors...


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icarela

Si j'ai bien compris après information à ce sujet, tout dépend si la commune "sous-traite" auprès d'un accueil collectif de mineurs (centre de loisirs) subventionné CAF ou pas. Si oui, s'appliquent des taux d'encadrement (1 pour 18 sur ce temps, et 1 pour 14 après 16h30) ; un minimum de 50% de BAFA, sans doute un BAFD...


Si non, si la commune s'occupe de ce moment de TAP "en direct" il y a moins de normes, mais il faut rester dans les clous, notamment dans le cadre des activités sportives.


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Ferris

Non, pas vraiment, même si cette notion de sous-traitance pourrait le laisser penser. Le CLSH est géré par la commune et ses animateurs le sont aussi. Ce n'est donc pas une délégation. C'est un service communal, idem pour les services sportifs. La commune peut s'inspirer des taux recommandés mais peut aussi tout à fait en imposer d'autres, dans la mesure ou ce sont des activités différentes (ou nouvelles, d'où le terme NAP) qui sont censées être proposées et dans la mesure où elles font partie d'un projet (PEDT) qui aura été validé en tant que tel par l'état, et non pas en tant que simple extension du nombre de participants à une activité déja existante. Le mode de subventionnement d'origine du "cadre d'accueil" (CAF ou autre) n'a pas a y voir grand-chose.


Voir sur (le sujet ayant été doublé) http://www.agorabib.fr/index.php/topic/1861-tap-accompagnement-des-enfants/#entry8257


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Caro O

Bonjour,

TAP=NAP(apparaît dans le jargon éducation nationale en décembre) = autres acronymes qui sont inventés par les collectivités comme ALE (activités de Loisirs éducatives) ou d'autres.

Au delà des questions de nom, d'acronymes, d'effectifs, des questions pratiques en somme, il manque les objectifs et les contenus à ces discussions.

18, 12, 24 ou 30 mômes mais pour faire quoi? Comment? C'est la définition des objectifs qui devrait déterminer les effectifs possibles et les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir.

Plus je travaille sur la réforme et la participation des bibs. aux ateliers périscolaires (16h-17h30 comptant le déplacement école/bib. goûter dans ma coll.), plus j'y vois une opportunité :

- de questionner et redéfinir nos objectifs dans l'offre aux scolaires des établissements,

- d'impliquer des collègues en fonction de leurs compétences (vidéo par ex.),

- de créer du lien avec les enseignants (et s'appuyer sur les projets d'école, le socle commun de compétences)

- de créer du lien avec les familles (travailler avec des enfants plutôt qu'avec des élèves),

- de nous rapprocher des services éducation jeunesse/sport.

Et plus je rencontre des collègues d'autres services, des enseignants, des parents, et plus je me rend compte que ça ne se fera pas en 15 jours! On dit pourtant qu'il y a rarement eu autant de concertation autour de la question de l'éducation.

Je me pose bcp de questions sur les Parcours d'éducation artistique et culturel, par exemple. Et serais intéressée par les contenus, vos démarches et partage d'expériences orientées projet. Merci.

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Ferris

"Au delà des questions de nom, d'acronymes, d'effectifs, des questions pratiques en somme, il manque les objectifs et les contenus à ces discussions. 18, 12, 24 ou 30 mômes mais pour faire quoi? Comment? C'est la définition des objectifs qui devrait déterminer les effectifs possibles et les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir. "


 


C'est vrai et beaucoup de villes qui étaient déja partantes en 2013 ont créé des commissions ou comités de pilotage avec les différents partenaires possibles pour arriver finalement à proposer un PEDT acceptable. Un exemple de parcours du combattant très complet à Meylan : http://www.meylan.fr/index.php?idtf=1600


 


Ceci dit, il y a tout de même une chose, qui n'est pas un détail, et que je vois rarement abordé, c'est l'hétérogeneité des tranches d'âge : tout projet repose aussi sur cette composante : plus la tranche est homogène, plus le projet peut s'établir facilement et comporter un facteur de durabilité dans le temps, et, inversement, plus la tranche est hétérogène, plus on ira vers des projets comportant peu de suivi et des choix d'activité plus restreints.


 


A St-Gratien, on parle d'établir "Des actions « passerelles » systématiques entre les différentes classes d’âges et structures : ainsi des liens sont créés entre les « grands » enfants des établissements d’accueil de la petite enfance et les centres de loisirs maternels, les « grands » des centres de loisirs maternels et le centre de loisirs primaire, et ainsi de suite jusqu’au service chargé d’accueillir les adolescents de 11 à 17 ans."  (http://www.ville-saintgratien.fr/PEDT.pdf)


 


L'exemple de ce PEDT est interessant car il recense les actions traditionnelles menées sur le temps scolaire (où la bib apparait avec ses passages de classes) et les actions sur temps periscolaires (la bib a disparu), ce qui permet de bien faire la différence au niveau des contenus proposés par chaque partenaire.


 

Dans les différents PEDT que j'ai consultés, il semble aussi que la bibliothèque n'apparaisse le plus souvent que comme un partenaire "de deuxième niveau", voire n'apparaisse pas du tout, par rapport aux enseignants, parents d’élèves et secteur associatif. Les "agents communaux" apparaissent comme une "force de travail" à la disposition des acteurs principaux du PEDT, plus que comme des acteurs à part entière.


 


Par ailleurs, dans la définition des projets, il semble qu'on ait peu à peu oublié le but initial de la réforme: (réduire les inégalité scolaires ), pour se creuser afin de trouver " de l'occupationnel" différent et intelligent, et l'occasion de valoriser son image de marque pour chaque acteur. Attention aussi à rester proche des fondamentaux de la réforme...

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Ferris

Reprise des posts mis dans http://www.agorabib.fr/index.php/topic/1861-tap-accompagnement-des-enfants/

 

Un petit exemple assez clair et sympa de ce qu'ils font sur Monteux http://www.monteux.f...iscolaires.html

J'en retiens notamment qu'ils font appel aux CEMEA (Centres d'Entrainement aux Méthodes d'Education active), un excellent partenaire ayant une large palette d'action locale depuis longtemps (j'ai même été formateur chez eux, c'est vous dire que ce n'est pas jeune...), une solution intéressante à proposer aux élus en panne de partenariats.
 
Beaucoup de communes commencent à mettre en ligne leur organisation des TAP. C'est le moment d'aller à la pêche aux idées, notamment dans les petites communes:
 
Des idées à prendre en termes de présentation et d'organisation, dans le domaine scolaire sur http://www.mairiedev...s-Scolaires.pdf
 
Projet educatif et planning sur http://www.lionsurme...periscolaires/�
 
Transports, cantine, participation financière, parcours educatif sur http://vernioz.free....iscolaires.html
 
Un projet educatif détaillé pour http://cms.sictiam.f...S 2012 2013.pdf
 
Une Charte du temps periscolaire à Joinville le Pont (pon pon ) http://www.ville-joi...olaire_2012.pdf

 

A noter qu' à Joinville on ne s'embête pas avec les taux : 

 Les effectifs d’encadrement retenus sont d’un adulte par groupe de 12 enfants en maternelle, et d’un adulte par groupe de 25 enfants en élémentaire. 

(c'est plus pon pon, c'est pin pon...)

 
POMPEZ !   :)
 
@Titbib

Effectivement, pour les taux c'est à l'eau, mais je souligne quelques trucs importants :
Le décret abaissant les taux d'encadrement réglementaires pour les activités périscolaires à partir de la rentrée 2013, prévoit clairement un  animateur pour quatorze enfants de moins de 6 ans (contre 10 enfants actuellement) et un animateur pour dix-huit enfants de 6 ans ou plus (au lieu de 14 actuellement).

 

Le projet de décret a été validé le 2 juillet par la section sociale du Conseil d'Etat après une première version retoquée.Le texte définitif qui ramène la période d'expérimentation de cinq à trois ans prévoit en outre que "l'expérimentation peut être interrompue par le préfet (...)".Cette baisse des taux d'encadrement avait été demandée par les collectivités locales pour alléger le poids financier de la réforme.

 

Cependant, cette modification temporaire "ne s'applique que si un projet éducatif de territoire (PEDT, ndlr) a été validé par l'Etat", a précisé dans un communiqué le ministère des Sports, de la Jeunesse, de l'Education populaire et de la Vie associative.Le PEDT "est élaboré conjointement par la commune (...) et les autres partenaires locaux, notamment associatifs ou autres collectivités territoriales", précise le décret.

 

Selon le texte, "les services de l'Etat s'assurent que les modalités d'organisation retenues pour l'accueil des enfants sont propres à garantir leur sécurité. Ils s'assurent également de la qualité éducative des activités périscolaires proposées".
 
D'où l'importance du PEDT, document collaboratif, à valider par l'Etat (et non la Commune) ET fixant des tauxtemporaires.

 

On peut donc donner de la voix, le cas échéant, lors de l'élaboration du projet. D'où l'intérêt de se reporter avec précision aux documents de ce genre, que je signale plus haut , dans les communes qui se sont lancées en 2013, ce qui signifie que leurs projets ont donc été validés...

holmes.gif
 

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Caro O

Merci pour tes liens. C'est intéressant la notion d'actions passerelles. Je suis d'accord avec toi sur la question de l'homogénéité des groupes et aussi sur le cœur de la loi d'orientation et de refondation de l'école : apprendre dans les meilleurs conditions pour tous les enfants. C'est toujours une bonne piqure de rappel au moment des discussions et chaque fois que nos problèmes d'adultes prennent le dessus (parents, enseignants, autres acteurs avec chacun nos contraintes).

J'ai vu souvent associé "l'animation bibliothèque" à un temps de lecture dans les enquêtes et propositions diverses autour des projets PEDT. Mille millions d'autres ressources et compétences mal reconnues à faire valoir d'urgence.

Pour nous, deux thématiques retenues pour 2 ateliers hebdomadaires de 1h30 (compris déplacements école/bib./manteaux off... donc 50 minutes réelles) : langue vivante anglais oral et ciné-courts.

Les 2, à partir de nos ressources (livres, CD, DVD,revues, applis, internet, ressources numériques, jeux...).

Un atelier dans la centrale (centre ville), l'autre dans une annexe avec mobilité des bibliothécaires (réduire les inégalités, enfin essayer, on y revient).

Un bib réfèrent par atelier : ciné pour les 6/7 ans, anglais pour les 9/11 ans (homogénéité des groupes).

Une étudiante ESPE pour 2 x 15 jours février/mars sur l'atelier in English. Objectif, en étroite collaboration avec la référente bib. : recenser les ressources, commencer à construire un cycle de 10 séances, amorcer des thèmes et tester un mercredi après - midi lors d'une animation tout public. Ce qui nous permettra, aussi, de prendre l'avis des enfants sur ce qu'on est en train de construire (ça, c'est la cerise sur le gâteau et si vous avez réussis à impliquer les enfants autrement, les retours d'expérience m'intéresseraient.)

Pour le ciné, rdv avec le théâtre/ciné art et essai pour leur parler de notre projet et voir comment s'associer. Au minimum, une visite de la cabine de projection et découverte métier de projectionniste. On commence à recenser les classes qui participent à École et cinéma pour discuter avec des enseignants. Le (super collègue) videothecaire est réfèrent bien évidemment. Encore pas mal de travail...

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annem

Bonjour, j'arrive seulement dans la discussion! merci à tous les collègues qui ont largement contribué aux échanges; ils sont vraiment tres utiles.

Il y a un point pour ma part qui me paraît sensible, en tous les cas il l'est pour l'équipe dans l'établissement où je travaille ( Saint Avé Morbihan), c'est celui de l'accompagnement des enfants pour les trajets école/médiathèque. Accompagnement imposé bien sûr. A raison de 2 TAP d'1h30 par apres midi, 2 fois par semaine, ça fait pas mal d'aller retour et autant de temps pour les collègues en charge des TAP qui ne sera pas consacré à la mise en oeuvre de l'activité à la médiathèque. Pour une prise en charge des enfants à 13h30 à l'école, il faudra partir à 13h15 de la médiathèque, avoir tout préparé avant sur place, avoir pris la pause déjeuner etc. Quelle énergie il va falloir déployer en plus de toutes les missions déjà existantes. Nous avons accueilli des classes à la médiathèque pendant des années mais sans les trajets. On voit bien que le métier d'adjoint du patrimoine glisse de plus en plus vers celui d'adjoint d'animation. Les missions changent. Faut il tout accepter sans compensation aucune? La charge de travail ne diminuera pas , bien au contraire. Sans moyens financiers supplémentaires et sans recrutement pour la médiathèque, cela risque d'être tout de même assez difficile. Surtout si nous voulons "faire" de la qualité! Pour le moment nos discussions avec le coordonnateur porte uniquement sur l'organisation, le nb de TAP par semaine, la règlementation etc. Nous n'avons pas encore "attaqué" les contenus. Je suis un peu longue, désolée!

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Ferris

On voit bien que le métier d'adjoint du patrimoine glisse de plus en plus vers celui d'adjoint d'animation. Les missions changent


 


Tu es au cœur du problème. Au fond les catégories C voient déjà disparaitre certaines de leurs missions : on externalise ou on supprime l'équipement des ouvrages, on supprime l'accueil  prêt-retour avec des automates de prêt etc...Et, par ailleurs on recrute des C surqualifiés pour ce type de tâches. Tâches dont ils ne veulent plus non plus, il faut bien le dire, parce que filmoluxer et moucher les bébés-lecteurs avec un DESS de chaipaquoi, çà le fait pas...ou pas longtemps.


 


En parallèle, cela fait des années que l'on voit augmenter le temps consacré aux tâches d'animation et élargir leur sphère d'action (on n'en est plus aux "animations autour du livre" ou à "l'heure du conte", on est investi dans les actions les plus larges possibles, partenariats divers et variés à la clé, et sur une notion de territoire-bassin de vie qui s'élargit aussi).


 


Et qui s'occupe majoritairement du partenariat avec l'EHPAD, des accueils de classes, des expos etc....: des adjoints du patrimoine. Plutôt content d'ailleurs, ç'est quand même plus varié, on voit du monde, ça ouvre des horizons.


 


Et maintenant, tout naturellement,  faut s'occuper des TAP. Comme un suivi logique. Et là, c'est la panique, on rechigne, on s'inquiète, on proteste. Et on voit doucement le glissement vers un "autre chose" pas très clair . Et on a raison de s'inquiéter.


 


Les catégories C ne disparaitront pas, leurs missions changeront, comme elles changent déjà. Tout simplement parce que les missions des bibliothèques changent elles-aussi.


 


Avant, tu avais appris à couvrir et réparer ? à manier la scanette-souriante, à faire visiter la bib à des gamins, à leur raconter une histoire après ? Non, tu avais appris "sur le tas". Comme tout le monde. Eh bien maintenant on te dit de faire pareil au fond. Sur le tas. Sauf que c'est plus le même tas...


 


Tu avais déjà des missions d'animation, et depuis longtemps, mais tu t'en rendais pas compte, elles n'étaient pas pléthoriques, on restait à la bib, elles s'intégraient presque naturellement au reste etc... Maintenant on te dit qu' il y en a un peu plus, c'est tout. Tellement plus qu'en termes de temps de travail, elles sont en train de devenir majoritaires. La différence est là.


 


Et là, seulement maintenant, sortie du rêve, tu te rends compte que tu es adjointe d'animation. Que tu as un rôle pédagogique, que tu es porteuse et actrice d'un PEDT de m....sans moyens, bien entendu. Mais faudra faire de la qualité.


 


Et ça pose effectivement problème. Pas seulement de formation et d'adaptation aux missions, mais aussi le fait qu'il s'agit d'une véritable mutation, métamorphose des missions et du métier auxquels tu t'étais destinée. Au fond, y a arnaque.


 


Tu connais la réponse, comme dit la formule : Votre bibliothèque change ? Changez avec elle !


 


Oui, je sais, c'est pas drôle... :bye:

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Clarisse

Bonjour à tous


Me voici moi aussi embarquée dans cette galère... et je compte bien faire prendre en compte par ma commune mon temps de préparation des animations. J'ai interrogé quelques collègues et tous préconisent 1h de prép pour 1h d'anim, mais ce que j'aimerai trouver ce sont des textes sur lesquels m'appuyer. j'ai demandé au CDG, rien.


Pouvez-vous m'aider ?


Merci.


Amicalement. 


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Ferris

J'ai bien l'impression qu'il n'y a pas de textes la-dessus (les temps de préparation). C'est à chaque collectif élaborant le PEDT de définir ces quotas. Si tu veux, c'est un peu comme en bib, quand on dit que l'idéal temps interne/temps public, c'est 50/50. Cela peut être une recommandation de la profession, mais en aucun cas une norme. A chaque collectivité de définir ses quotas. Il faut donc batailler, notamment en faisant bien comprendre que ces temps s'ajoutent à des temps d'animation "traditionnels", et, d'autre part en s'appuyant sur des retours de collègues. Mais ça n'aura aucune valeur légale ou normative. Seuls les éventuels temps de trajet et les temps d'habillage/déshabillage des mômes peuvent faire l'objet d'un consensus, parce qu'on est dans les évidences. Pour le reste, c'est de la négociation.


 


La parole est aux collègues qui ont réussi à négocier de bons temps de prépas !


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