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Tout ce plastique pour recouvrir les livres


veroobib
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Bonjour,

Après avoir vu une conférence sur le "zéro dechet" et vu le film "Demain", je vais lancer avec l'équipe une réflexion sur ce que nous pourrions améliorer dans notre travail pour le bien de la planète.

Et je me dis que c'est peut-être dommage de mettre des couvertures plastique sur nos livres, surtout le collant puisque le carton de la couverture n'est alors plus recyclable une fois désherbé; Je veux dire que rendre non-recyclable quelque chose qui l'était, c'est un peu dommage. Le non collant s'enlève, le livre peut être intégralement recyclé, mais ...le plastique est à jeter à la poubelle tout de même...Mais d'un autre côté, le plastique permet de conserver plus longtemps et de garder propre (et de protéger nos étiquettes)...Bref, ça m'embête cette histoire de couverture plastique mais je ne vois pas vraiment d'autre alternative....je ne sais pas...qu'en pensez-vous ? Connaissez vous un moyen ? Avez-vous déjà vu une bibliothèque avec des livres non recouverts de plastique ??

 

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Bonjour,

 

Vos questions m'ont fait repenser à un ancien sujet du forum, plus orienté économie (d'argent) et peu écologique, mais cela vous donnera des clés quant au fait de faire le choix de ne pas couvrir les livres. C'était ici :

 

Epsy.

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Merci Epsy,

 

A la lecture de ces posts, il paraît évident qu'on ne peut pas faire sans couverture plastique...mais bon je ne me faisais pas trop d'illusion là dessus...Mais il y a peut-être des matières plastique plus écolos que d'autre ? Mouais...je crois que c'est impossible...c'est quand même trop bête !

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ok Ferris, merci pour ton mot ; J'essaierai de faire au mieux. On m'a proposé le papier kraft...non j'rigole ! 

D'ailleurs...les cartes lecteurs en plastique, toutes belles...on pourrait en faire en carton (un peu plus moches, certes) et à changer plus souvent mais plus "proprement".

Bref, il y a des réflexions à mener.

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Bonjour Veroobib.

Je n'ai pas vu ces films, mais j'en ai vu d'autres qui sont tous un peu "catastrophe, nous allons crever. Arrêtons de consommer."

Je vois aussi que la conférence tourne autour du jusqu'au-boutiste "zéro déchet".
Possible dans certains cas, stupide dans d'autres.

Exemple sur le fil : l'huile est un déchet reconnu, pas écologique et même polluant. Sauf qu'à ne pas mettre d'huile dans son moteur, on le crame vite fait.

Est-ce que Béa Johnson conférencière de « Zéro Déchet » a encore une voiture ?
Vivant aux Etats-Unis, c'est fort probable. Et même sûr, elle roule en véhicule hybride.
Pourtant, un cheval est – à première vue – plus écologique. Je souligne bien "à première vue". Les rues du moyen age, ou même Paris au début du 20ème siècle étaient plus écologiques que les nôtres, mais tout ce crottin de cheval apportait beaucoup de nuisances, dont l'odeur n'était pas la pire.
Cf. http://attelages-magazine.com/articles/tradition/les-embarras-de-paris.html

Et je rajoute que qui dit le mot de Cambronne, "merde quoi", dit aussi mouches en nombre. Avec toutes les incidences sur les maladies conjointes. Sans oublier la nappe phréatique polluée, impropre à la consommation.

Plus écologique, à première vue, mais peut-être pas si on regarde le tout de bout en bout.

Alors regardons notre couvrant, de bout en bout.

Comme l'huile, il sert à préserver le livre le maximum de temps. Pour économiser sur la durée de vie, et donc sur le remplacement des livres, et la consommation en eau douce, si, si.

http://www.greenit.fr/article/bonnes-pratiques/sedd-2016-je-reduis-les-impressions-5656
"Ce qui coûte à l’environnement lorsque l’on imprime, c’est surtout la fabrication du papier. En effet, ce processus nécessite de grandes quantités de produits chimiques toxiques (chlore pour blanchir la pâte à papier par exemple) et d’eau. L’industrie papetière est le second consommateur d’eau douce en Europe, juste après l’agriculture.
[...]

Chaque feuille A4 nécessite en moyenne 4 litres d’eau (eau verte et eau bleue process) et induit d’inévitables pollutions des cours d’eau."

Avec le coût en eau d'une feuille A4, on peut facilement calculer l'impact écologique d'un livre.

Donc, acheter et racheter un livre moins bien protégé est plus coûteux au niveau de la consommation d'eau.
Sans parler du problème de l'encre qui, elle, n'est pas recyclable et se révèle un sacré polluant (métaux lourds).

Est-il est gênant ce plastique ?
Oui, peut-être... mais sur les pages de garde, qui sont déjà plastifiées/glacées de manière légère. Notre couche augmente la première pour une majorité d'ouvrage, magazine compris. Et c'est tout.

Maintenant, si on se base sur diverses règles de tri, à Paris ou en Province :
"Ainsi, si vous habitez à Paris, et que vous consultez le mémo du tri mis à la disposition des habitants sur le site de la ville[1], on vous indiquera que les livres à couverture souple sont éligibles au tri sélectif. Pour les livres à couverture rigide, il faudra enlever la couverture, la déposer dans le bac vert, et seules les pages pourront être déposées dans le bac jaune."
(Note : Bac vert = incinération)
http://blog.recycle-engage.com/?p=324

Donc, en réalité, il faut déjà enlever les couvertures.
Le faire pour des magazines ou  pour des livres à couverture non rigide, c'est juste le même geste. Oui, plus coûteux pour le bibliothécaire.

Cependant, si on rajoute du couvrant, de la lie, ce n'est pas pour faire beau, c'est pour gagner en durée de vie.
Et gagner en durée de vie : c'est consommer moins.

Consommer moins, c'est plus intelligent pour la planète. Mais consommer moins, ce n'est pas juste réduire au maximum sa consommation. C'est réfléchir à sa consommation... de bout en bout.

Dans notre cas, si ou voulait vraiment pousser le système jusqu'au bout, on pourrait aussi dire : puisqu'un livre est polluant, pourquoi ne pas passer au tout numérique. Plus de problème de couvrant, plus de problème de recyclage.
Sauf qu'il faut regarder ce que ça entraîne jusqu'au bout.
Notre énergie est à 80 % nucléaire, et donc chaque kilowatt/heure est à 80 % nucléaire. Un polluant qui dure quelques millénaires. Pas sûr que le gain écologique soit en faveur de cette solution.

Et cela entraînerait aussi un changement complet d'utilisation pour les usagers. Comme l'a fait Béa Johnson avec sa famille.
Zéro déchet, ça implique beaucoup de contraintes au quotidien : une guerre permanente à la moindre erreur, les amis qui ne peuvent pas apporter d'emballage sans repartir avec, donc ils se limitent à offrir des bouteilles de vin ; il faut aussi disposer de magasins qui acceptent ou ont prévu ce genre de vente ; et avoir les moyens de s'y rendre.

Attention aussi, quand Béa Johnson édicte ses 5 règles : Refuser, réduire, réutiliser, recycler, composter
Elle précise bien : refuser l'inutile et le superflu.

Couvrir avec du couvrant, ce n'est pas inutile et superflu.

On peut encore retourner le problème sous un autre angle : doit-on acheter moins pour les lecteurs ?
Moins d'achat = moins de couvrant.

Acheter moins ou acheter mieux ?
C'est ce que propose Marie Kondo, autre tenante du minimalisme de la consommation. Elle propose d'acheter plus cher des objets et des vêtements moins nombreux mais plus durables.

Utiliser un train de reliure n'est peut-être pas négligeable à ce niveau.

Comme tu le dis, ça ouvre la piste de plusieurs réflexions possibles à mener. :wink:
  Bernard

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  • 3 years later...

Bonjour,

Vos posts datent mais je me pose la question aujourd'hui d'une alternative au filmoluxage de nos ouvrages en médiathèque! Avez-vous progresser en quelques années dans cette action? Merci à vous.

Marie

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La problématique des ces "vieux "posts n'a pas changé. Les différents types de plastiques proposés par les fournisseurs non plus (le polypropylène, sans PVC ni  chlore, est proposé par pas mal de fournisseurs). Un mémoire plus récent (2018) aborde le sujet en quelques lignes seulement:

 

la médiathèque de Venelles s’engage à réduire son impact environnemental « en renonçant à la mise en place de couverture plastique sur les ouvrages, lorsqu'il est possible de s'en passer », « en choisissant un couvrelivre 100% biodégradable, compostable, auto-adhésif et repositionnable à volonté, résistant à l’eau, lorsqu'une couverture plastique est indispensable pour les ouvrages » et « en recyclant systématiquement les ouvrages désherbés (don, vente, ou recyclage du papier) »

 

https://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/68275-bibliotheques-et-ecologie-les-bibliotheques-de-lecture-publique-francaises-et-les-enjeux-environnementaux.pdf

 

Il faut donc s'adresser à la bibliotheque de Venelles pour connaître ce produit miracle : une adresse de site est citée  dans le projet scientifique, culturel, éducatif et social de la médiathèque de Venelles https://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/67083-projet-scientifique-culturel-educatif-et-social-de-la-mediatheque-de-venelles.pdf

 

https://www.toutallantvert.com

https://www.toutallantvert.com/couvrelivre-en-polypropylene-5m-p-3289.html.

 

Constat : ils proposent tout simplement du polypropylène ...

 

Donc rien de nouveau sous le soleil depuis la préhistoire de 2016....

 

 

 

 

 

 

 

 

Modifié par Ferris
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