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L'obtention d'un marché public


Tchouq
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Bonjour,


Que savez-vous sur la procédure d'achat public de journaux, revues spécialisées, périodiques et magazines? Avez-vous des exemples de lots? Quels ont été vos critères de sélection, de choix des offres?

Nous sommes une bibliothèque municipale (25 000 hab.), avec un budget d'acquisition de 45 000 € toutes acquisitions confondues (livres, dvd, revues), ce qui inclus nos 80 abonnements aux périodiques soit environ 6 000€ (Jusque là, pas de ligne budgétaire spécifique aux périodiques).

La mairie nous a annoncé son intention de passer en marché public courant 2013. Quelle démarche adopter pour préparer l'appel d’offres pour les périodiques?
Actuellement, nous passons par une agence d'abonnement pour l'essentiel de nos périodiques; hormis la veille professionnelle avec qui nous sommes directement en contact avec les éditeurs.

 

Merci de partager vos expériences

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  • Membre

Bonjour,


La procédure de marché public que j'avais passée il y a quelques années portait sur le principe d'échantillon représentatif. J'avais sélectionné une quinzaine de titres dans un pannel varié (PQN, PQR, hebdos d'actualité, magazines sur diverses thématiques, magazines grand public et plus confidentiels). L'échantillon permettait de juger plusieurs critères:


- qualité du catalogue proposé par l'agence (en fonction du nombre de titre de l'échantillon disponibles chez le candidat)


- prix (en précisant le pourcentage de marge que prenait chaque agence)


- le délai de livraison et le délai de recours en cas d'exemplaire manquant


Puis d'autres critères comme la qualité du service clientèle, la qualité des informations bibliographiques transmises, etc.


Espérant avoir été utile!


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80 abonnements, comme toi, pour 7000 euros.


 


Nous on a passé une liste exhaustive de tous nos abonnements dans le CCTP et ils devaient repondre à 1) le livrez-vous 2) à quel prix. Ce qui correspondait à 2 critères essentiels. Celui qui ne livrait pas tout perdait des points mais pouvait se rattrapper sur le prix global, c'est une question d'équilibre entre les coefficients à mettre en place. Ne pas oublier les numeros hors-serie et numeros spéciaux : on les demande ou pas, il faut bien le préciser sinon ça fausse le prix et ça peut faire des histoires après. Ne pas intégrer à la liste les parutions associatives ou locales qu'il faudra de toutes façons se procurer en direct  Et on n'avait pas à demander la marge, on tenait compte du prix facturé, c'est tout. En fait ça equivalait à un devis.


 


Après suivaient les critères classiques, délais de livraison (en précisant pour les hebdos par exemple, qu'on ne les reçoive pas le samedi, sinon on considère que c'est un manquant, il faut être très ferme sur les dates de reception), qualité de la facturation (petit coefficient vu que c'est une commande unique), suivi des réclamations chez l'éditeur (bien demander le mode de suivi et de relance : certains se contentent de relancer l'editeur par mail une fois et ensuite rien, tu te débrouilles et on recevait comme ça 3 numeros de Géo en une seule fois et autres aberrations), la possibilité de remplacer un titre en arrêt de parution, le mode de décompte pour les manquants ou arrivés trop tard, la possibilité de suivre certaines infos sur site s'ils en ont un, avoir un interlocuteur privilégié qui suive ton dossier et pas 36 pelés qui connaissent à peine ton nom. Tu sais, quand tu bosses avec des boites européennes, tu comprends vite qu'avec tes 80 abonnements, t'es qu'un petit, un minable. Et ça c'est pénible. 


 


La société, dans sa réponse, s'engage sur tout ce que tu lui demandes. Donc, moins tu seras précis, voire tatillon dans tes demandes, plus tu te feras avoir sans possibilité de recours ensuite.


 


Bonne chance, n'hésites pas à dicuter avec des collègues qui ont changé de fournisseurs et qui savent pourquoi. Le probleme c'est que légalement tu ne peux évincer un candidat sur la foi de prestations antérieures, mème si c'est un fournisseur que tu as déja eu et dont tu sais parfaitement qu'il est mauvais. A toi de savoir ruser...pour ne pas te retrouver avec le tordu de l'année d'avant ! Pas évident. :sweat:


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  • 3 years later...

"Un gros fournisseur situé trop loin émettra davantage de Co2 pour ses livraisons que le libraire du coin de la rue. Donc..."

Un tantinet litigieux comme conclusion.
Si le gros fournisseur te livre tout d'un coup, parce que gros, avec de gros camions, son coût d'émission de CO2 sera moins important que le libraire livré en plusieurs fois sur de petites quantités. (parce qu'il faut bien qu'il soit livré lui aussi ton libraire).

Bon, en même temps, s'ils poussent son ou ses caddies jusqu'à la bibliothèque, son coût d'émission de CO2 sera "en théorie" plus faible sur la dernière centaine de mètres.

En théorie, car...

Cf.  "Le vélo pire que l’auto mais mieux que la course à pied ?
Selon l’International Journal of Life Cycle Assessment, la revue de référence dans le domaine des analyses de cycle de vie, la consommation de 0,917 kg de bœuf provenant du Brésil contribue à émettre 307 kg de CO2, soit 3 070 g/km… lorsqu’une Ferrari LaFerrari de 963 ch émet 330 g/km ! Notre cycliste peut aussi manger du bœuf français, me direz-vous. Dans ce cas, toujours selon l’IJLCA, les émissions de CO2 tombent à 20 kg pour parcourir 100 km, soit 200 g/km… comme une Porsche 911 Carrera !"
http://www.auto-moto.com/actualite/environnement/lautomobile-plus-ecolo-que-le-velo-31204.html


De là, on peut tirer un certain nombre de conclusions.

1) Si on veut trafiquer sur le marché public d'achat, on peut mettre en valeur le "zéro émission de CO2 "sur les derniers cents mètres du libraire poussant ses caddies. C'est encore mieux si on indique que l'on souhaite se rendre sur place. L'émission de CO2 des bibliothécaires est quasi nulle. Ils ne sont pas hyper-sportifs, ne mangent pas 0,917 kg de boeuf... en particulier ces dames, et bien peu de messieurs peuvent y arriver. Surtout pour se taper 100 km à vélo dans la foulée !

2) Il faut absolument construire des bibliothèques au bord de l'eau. Le coût d'émission de C02 d'une péniche est bien inférieur à tous les véhicules terrestres, sans parler des bateaux à voiles.

3) Le journaliste d'auto-moto s'est bien amusé à prendre en compte les paramètres qui l'intéressaient, et uniquement ceux-là.
Parce que je défie un cycliste de s'envoyer 0,917 kg de bidoche avant un 100 km à vélo.
Le journaliste ne dit pas non plus ce qu'a mangé le conducteur des voitures. Et lui peut s'envoyer 1 kg de bidoche sans problème, enfin presque sans problème.
Le journaliste présuppose que le boeuf doit parcourir 100 km pour arriver dans l'assiette. Et pourquoi 100 km ?
Et pourquoi du Brésil et pas d'un boeuf élevé en Antarctique où il faudra le chauffer tout le temps. Dans ces conditions d'élevage glaciales, la facture CO2 va s'élever à fond la caisse, sans compter le fourrage qu'il faudra envoyer par avion.

4) Bref, on peut jouer avec les chiffres et enfumer la clientèle. (sans jeu de mots ?)
Exemple : le CO2 à un PRG de 1, le méthane de 25.  (PRG : Point de Réchauffement Global)
C'est-à-dire que, quand tu bouffes des fayots, tu pollues/enserres plus la planète que si tu roulais en Ferrari ou en Porsche Carrera. Interdisons la production de fayots, et roulons tous en Ferrari.

5) Toute cette histoire de CO2, c'est du flan ! Le principal gaz à effet de serre, c'est l'eau. Cette eau qui contribue à 72 % au réchauffement climatique. D'où, arrêtons de pisser et respirer, la planète s'en sentira beaucoup mieux. Surtout si nous arrêtons de respirer, CQFD.
L'eau (sous forme de vapeurs ou de nuages) est à l'origine de 72 %, soit près de trois quarts de l'effet de serre total.  (wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gaz_à_effet_de_serre)

6) Il vaut mieux contrôler le régime alimentaire du libraire et ses activités sportives que ses éventuelles dépenses CO2 pour le transport de ses livres.  Et regarder s'il boit/transpire beaucoup.
Ou les deux. Parce que les deux ont de l'importance dans l'effet de serre. Ce qui permet là aussi d'émettre un MAPA aux petits oignons, mais sans fayots.

Un MAPA plus crédible que celui du coût de CO2... de l'imprimerie jusqu'à la bibliothèque. (cycle de vie)
Qui est identique jusqu'à la ville de destination, les libraires se fournissant chez les revendeurs des grands groupes.

Mais le CO2, bon, pourquoi pas.  :tongue:
  Bernard

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Ah mon cher Ferris, j'ai eu la chance de passer pendant plusieurs années chez les revendeurs pour libraires.

Et je peux te dire que là, c'était des livraisons à la palette. En particulier les Musso / Levy et compagnie.

 

On allait se servir directement sur les palettes au milieu d'autres libraires.

Par contre, tu touches un point intéressant, la livraison par la Poste est-elle moins consommatrice de CO2 que tout autre moyen de transport. En particulier quand les colis sont acheminés des imprimeries par le train.

 

Pour les bibliobus, idem chez moi : fin de ce service depuis plusieurs années déjà.

Le seul truc intéressant, ce serait un bibliobus électrique. Mais bonjour l'autonomie.

  Bernard

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