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Lancement de la mission d'Erik Orsenna sur la Lecture Publique


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Le 21/02/2018 à 13:08, Ferris a dit :

Heureusement Marine Bedel, la présidente de l’Association des Directeurs de Bibliothèques municipales et des Groupements intercommunaux des Villes de France  ne ménage pas sa joie et sa satisfaction. Et ça, ça rassure....(http://www.lagazettedescommunes.com/550672/comment-les-bibliothecaires-accueillent-le-rapport-orsenna/ )

L'ADBGV et singulièrement sa présidente seraient représentatifs de toute la profession, à lire la Gazette ??!! : "En mettant en valeur les pratiques innovantes des bibliothèques, le rapport « Orsenna », remis à Françoise Nyssen le 20 février 2018, a convaincu les professionnels de la lecture publique."

 

Tous ceux que je côtoie (ici et IRL) ne partagent pas ce sentiment, on est plus près de "Du côté des professionnels des bibliothèques, le document est accueilli plutôt froidement"... Actualitté est dans une approche visiblement moins unanimiste et cirage de pompe que la Gazette. Et a enfin établi officiellement* les raisons du choix des étapes du tour de France (https://www.actualitte.com/article/monde-edition/le-rapport-orsenna-a-t-il-servi-a-la-promotion-de-l-ecrivain-erik-et-vice-versa/87440?origin=newsletter).

L'important n'était donc pas de choisir des lieux pour leur situation ou leurs expériences, bref pour leur intérêt par rapport au sujet (même s'ils pouvaient quand même en avoir évidemment) mais d'abord et avant tout par opportunisme financier, pour rentabiliser les déplacements commerciaux pour vendre un bouquin. Merci aux éditions Stock pour le sponsoring.

* on se doutait un peu du procédé, il suffisait de le démontrer.

 

Bon, en même temps c'est l'hiver et y'a la bise qui souffle, accueillir chaleureusement un tel rapport est difficile.:brr:

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Pas mal vu le coup de l'amortissement de l’expédition par de la vente dédicacée. Tu as surement raison, même si c'est de bonne guerre finalement et n'enlève en théorie rien au contenu des déplacements. Ceci dit Actualitté a un côté tape-dur, tout aussi systématique, qui ne me met pas toujours à l'aise non plus.:wink:

 

Dire qu'il va falloir attendre 4 ans pour connaître la liste des deux cent veinards qui se seront partagés le pactole...:tongue:

Modifié par Ferris
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Ah, moi je ne peux accéder qu'à ça :

« Ce rapport contient une forme d’enthousiasme et d’énergie qu’on ne rencontre pas toujours… En fait, on sent que les auteurs ont découvert des réalités qu’ils n’imaginaient pas et qu’ils assurent admirer. C’est très agréable » souligne en préambule Marine Bedel,

 

Ce qui donne déjà le ton pour la suite, non ?

 

Pour Erik Orsenna, c'est un ambassadeur bénévole, ne l'oublions pas, il n'allait pas en être de sa poche quand même !

« Erik Orsenna en a profité pour visiter la médiathèque ou la bibliothèque de la ville dans un souci d’optimisation d’agenda et d’économie pour l’état. Son statut d’écrivain reconnu lui a servi pour se mettre au service des bibliothèques », expliquent encore les Éditions Stock.

 

Bien, intéressant termes : "au service des bibliothèques".

D'abord, un petit coup d'oeil chez la SCELF, Editions Stock, oui, ils en font bien partie. Donc, ça les classe en ce qui concerne le "au service des bibliothèques".

 

Est-ce que monsieur Orsenna s'est mis '"au service des bibliothèques" ou au service de la ministre de la Culture, la réponse est évidente (et incluse dans la demande page 5-6 du rapport).

Ne cachons pas non plus qu'il a pris du temps pour visiter les médiathèques, assister à des réunions et écrire un rapport. Ce qui est à son honneur !

Est-ce qu'il aurait fait sa tournée promotionnelle sans être ambassadeur, la réponse est, là aussi, évidente. Ce genre de tournée ne s'improvise pas au pied levé.

En tout cas, moins dans l'urgence que les "visites" des bibliothèques. Et là on se demande un peu beaucoup pourquoi Monsieur Orsenna devait passer uniquement lors de réunions d'élus et accessoirement de bibliothécaires spécialement convoqués (?) pour l'occasion alors que la vraie vie des bibliothèques, c'est quand il y a du public.

Le lieu de vie, c'est avec le public. Pas sans.

N'est-ce pas.

 

Etrange chose que de devoir lancer des préconisations sur des coquilles sans vie.

 

Economie pour l'Etat ?

Est-ce que monsieur Orsenna était seul ? N'était-il pas accompagné ? Pourtant, il m'a semblé.

Ce rapport, il a un coût (en frais de déplacement et en salaire)

 

Est-ce qu'il est sans intérêt, ce rapport ?

Est-ce qu'il faut le décrédibiliser ?

 

Ma réponse est en demi-teinte.

Ce rapport laisse à désirer, certains concepts sont assez... hallucinants.

D'autres sont intéressants, mais à creuser. (exemple : les zones blanches, le retour des contrats aidés en bibliothèque, le fait qu'une bibliothèque soit une zone prioritaire, etc.)

 

Son plus gros avantage, c'est qu'il existe ce rapport.

Et vu qu'il existe, on va pouvoir rajouter nos propres recommandations de bibliothécaire... pour la discussion d'avril avec la ministre.

 

Si un écrivain, parisien, qui a fait un voyage de quelques jours en Province, peut écrire un tel rapport, qu'en est-il des bibliothécaires qui planchent sur le sujet depuis des années... mais qui n'ont jamais trouvé l'occasion de présenter leurs propres recommandations.

 

Ce rapport est un pied dans la porte.

Même si c'est une commande, c'est un pied dans la porte.

 

On peut s'en servir.

On doit s'en servir.

 

En n'oubliant pas le concept principal défendu par Erik Orsenna : ouvrir plus, ouvrir mieux !

Là, il y a des choses à gratter. Exemple : ouvrir plus de bibliothèques pour les 11 millions de personnes qui n'ont pas accès à une bibliothèque proche. Ouvrir mieux avec des professionnels : 1 obligatoire dans chaque structure.

   Bernard

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Il y a 1 heure, B. Majour a dit :

Ce genre de tournée ne s'improvise pas au pied levé.

 

Si.

Chartres, puisque c'est chez moi, n'était pas prévu initialement. Il est venu sur invitation de la Préfète qui le connait.

Il y avait une thématique pertinente, quand même, à savoir l'exemple d'un département avec de petites communes (Chartres, 40.000 hab, et Dreux 31.000 sont les plus grosses villes) mais ça a été fait à l'arrache.

Il a visité la Médiathèque ? Rapidement, avant l'ouverture, et apparemment c'est l'architecture qui lui a parlé (bâtiment refait par Chemetov, il en parle dans le rapport)(il y aurait beaucoup à dire sur ce bâtiment...)

Il n'a pas rencontré de professionnels. Je ne sais d'ailleurs pas qui il a rencontré, vu qu'il a fait une conférence le matin avec son copain Alexandre Jardin venu faire la promu de "Lire et faire lire" (et raconter n'importe quoi sur celle-ci, apparemment...)

J'imagine qu'il a déjeuné et discuté avec les élus et la Préfète, c'est déjà ça.

 

Je continue à me demander comment il a bien pu pondre un rapport de 72 p. avec une poignée de visites, certaines annulées.

 

Tiens, encore un argument pour démontrer que son rapport est mal écrit : il ne présente pas ce qu'il a fait, les endroits visités, qui il a rencontré, etc. Ca me paraît pourtant faire partie de la méthodologie de base, non ?

Il semble avoir épluché des livres et des rapports sur le sujet (lui ou ses nègres)... ok, c'est un genre de note de synthèse, mais raté !

 

Ca m'énerve. Tout ce foin pour ça. Juste pour mal synthétiser les réflexions déjà faites par d'autres depuis longtemps, alors que ce rapport, bien fait, bien travaillé, avec l'apport d'une personnalité qui a ses entrées, aurait pu être quelque chose d'utile, un point de départ.

Mais pour ça, il faut bosser, pas juste se balader pour vendre son bouquin.

 

Et puis, n'oublions pas : en théorie, il rend son rapport et l'Etat s'en sert pour élaborer une politique (objectifs et moyens).

Dans les faits : les objectifs (ouvrir plus le dimanche et en soirée) et les moyens (+8 millions) ont déjà été établis et ne sont que rappelés à l'occasion de la remise du rapport.

 

Ce type m'énerve... On peut boycotter ses prochains bouquins ? S'il vous plaît ? :devil:

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je viens d'achever la lecture intégrale du rapport. Voici mes premières impressions ;

 

sur la forme :

  • sympa mais parfois mal écrit (oui, Monsieur de l'Académie française...) un peu brouillon, quelques coquilles, des répétitions et parfois des envolées lyriques voir stratosphériques bref  un rapport qui aurait procuré tout juste la moyenne à un candidat au concours de bibliothécaire ou de conservateur.

sur le fond  :

  • ce rapport existe et c'est une bonne chose... si on ne l'enterre pas trop vite. Ne lâchons rien et assurons-nous activement que ces dix-neuf propositions se réalisent (voir s'amplifient) en accord avec la promesse présidentielle et les attentes des professionnels et des décideurs.Par ailleurs, il semblerait qu'un Loi sur les bibliothèques se profile.
  • Ne boudons pas notre plaisir pour une fois que les bibliothèques intéressent au plus haut niveau de l'Etat. J'entends bien les collègues qui râlent contre ce rapport comme il râlent lorsque personne ne s'intéresse aux bibliothèques (!).  Pourtant profitons d'être sur le devant de la scène, pour y rester.
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Bonjour!

 

Comme Marcel, j'ai l u le rapport Orsenna de bout en bout.

Je le rejoins sur la forme un peu brouillonne qui effectivement ne serait pas acceptée dans le cadre d'un concours ni même en poste (je n'ose imaginer la tête de ma hiérarchie et de mes élus si je leurs communiquais un document en retard avec autant de coquilles...).

 

Sur le fonds: je n'apprends pas grand chose mais sincèrement je suis heureuse de voir que les bibliothèques sont pour une fois au 1er plan d'un mandat présidentiel, qu'elles sont  suivies de près par la présidence.

Certes, il y a des maladresses, certes, il faut encore avancer (82 000 bénévoles vs 38 000 fonctionnaires, c'est tout de même problématique, je ne sais pas dans quel domaine le ratio bénévole/titulaire est du même ordre), cependant le grand mérite de ce rapport est de mettre les bibliothèque en avant.

Un des 1ers effets observés est que les usagers mais aussi les collègues d' autres services sont sensibilisés à nos problématiques (depuis la sortie du rapport Orsenna, mes collègues des divers services m'en parlent, et ceratains de rajouyter "ah, bin c'est que tu nous expliquais",  et oui).

 

J'entends aussi les craintes des collègues, toutefois je ne comprends pas pourquoi les bibliothèques ne se vivent pas comme les musées et pensent qu'elles devraient être exemptées d'ouverture au moment où les publics peuvent s'y rendre.

 

 

 

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Qu'on soit heureux ou flattés que les bibliothèques soient pour une fois "à la une" de l'actualité est une chose, mais croire que les propositions du rapport seront concrétisées en est une autre.

Tout d'abord on oublie que l'essentiel de ces vœux pieux sera laissé à la libre appréciation des décideurs locaux (à  moins d'une Loi sur les bibliothèques, mais qui nécessiterait une révision constitutionnelle parce qu'elle remettrait en cause le principe de libre administration des collectivités locales, et de fait la disparition de l'aspect optionnel de la compétence lecture publique). 

Par ailleurs les moyens développes sur le quinquennat (4 ans en fait) ne concernent que les horaires d'ouverture et 200 structures, ce qui est proprement ridicule à l'échelle nationale.

 

On oublie aussi que le remaniement des horaires est lancé depuis 2016, et pour tous les services directs au public dans les collectivités : Etat-civil, piscines/sports et bibliothèques principalement.  Tout cela n'a donc rien de nouveau et n'a donné lieu à aucun texte au niveau national. La plus grande diversité règne donc. Mais le mouvement est certain :  Si le chef de l’Etat réclame un service public qui réponde aux attentes des citoyens, force est de constater que les collectivités ont depuis longtemps mis en branle des réorganisations internes pour faire coïncider les cycles de travail avec le travail effectif des agents et le temps des usagers. https://infos.emploipublic.fr/article/horaires-d-ouverture-des-services-publics-les-agents-publics-doivent-s-adapter-eea-8663

 

Le precedent gouvernement ne communiquait pas la-dessus. Macron médiatise, c'est tout. Mais Macron ou pas, nous allons vers la fin de semaine travaillée et des systèmes type journée continue. Et c'est la loi de finances 2016 qui l'a actée en termes de subventions. Donc il n'y a pas de révolution en la matière, mais un lent processus irréversible dont le timing est laissé à l'appréciation des décideurs locaux.

 

Par ailleurs si on prend, par commodité, non pas les 19 propositions et leur lyrisme, mais les grands axes, regroupés par le BBF, on a quoi ?

les horaires : ouvrir plus, ouvrir mieux ;

renforcer les partenariats ;

lire hors les murs ;

les bibliothèques, points d’accès à toutes les pratiques culturelles ;

lutter contre les fractures de la société ;

une plateforme nationale et un lab.

 

Tout cela existe déja (partenariats, hors les murs, horaires dans une moindre mesure) et le reste relève du déclamatoire (fracture sociale etc..) mille fois entendu, et n'engage strictement à rien ou n'offre aucune concrétisation ni obligation (les bibliothèques, points d’accès à toutes les pratiques culturelles ?). Certes certains aspects, qui font déja polémique, sont mis en avant, notamment la notion de partenariat renforcé (traduction : Education nationale et Associatif type Jardin). Des aspects non coûteux bien entendu.

 

Profitons de notre médiatisation actuelle certes, mais restons sérieux. Comme dit Louve "Sur le fonds: je n'apprends pas grand chose ", en soulevant au passage la question des moyens à travers le ratio problématique  bénévoles/fonctionnaires.

Comme dit Marcel L'Optimiste de Cabourg : "ce rapport existe et c'est une bonne chose... si on ne l'enterre pas trop vite." Rassure-toi, en principe on n'enterre que les morts...:tongue:

 

Nous vivons notre tsunami mediatique. Réjouissons-nous. Mais souvenons-nous que si les ondes des vagues de tsunami peuvent voyager à plus de 800 km/h, à l'approche des côtes, leur vitesse diminue généralement aux alentours de 50km/h. Ce sera notre réelle vitesse de croisière, si tout va bien. Sinon on continuera à patauger dans la mare aux canards.

 

Que restera t'il de tout ça à la "rentrée sociale" de septembre ?

 

 

 

 

Modifié par Ferris
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Il y a 4 heures, Louve a dit :
  • Erik Orsenna sur France Inter : 7/9
  • Xavier Galaup sur Europe 1: Bonjour la France

 

Erik Orsenna sur France Inter : émission sans intérêt. Autant sauter directement à 1h20-1h33

https://www.franceinter.fr/emissions/le-7-9/le-7-9-23-fevrier-2018

https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10241-23.02.2018-ITEMA_21596672-1.mp3

 

- Évocation du bureau des temps. (Un "bureau des temps" chargé d'harmoniser les horaires des services publics avec les besoins qui découlent de la vie familiale et professionnelle, dans les communes de plus de 20 000 habitants, propose le rapport Hervé, en 2001)

- On va augmenter le nombre de moniteurs.

- Merci aux fonctionnaires.

- En France, on n'évalue pas, on ne dit pas les chiffres. On veut mettre un label (comme pour les villages fleuris) sur l'entrée des villes : 0, 1, 2, 3 livres.

- Coût d'Erik Orsenna pour le rapport  : 305,27 euros pour 4 mois.

- En centre ville, souvent il n'y a que des déserts, il ne reste que la lumière de la bibliothèque.

- Mieux réfléchir au numérique.

- Bibliothèque : école de la citoyenneté.

 

reprise à 1h43-1h54

- 8 millions, ce n'est pas grand chose. => effort accrue des collectivités.

- Retirer les Martine des rayonnages (demande des BDP) => Erik Orsenna : gardez les Martine.

- Bibliothécaire New-yorkais payés 4 dollars de l'heure ! (vérification, le plus bas est à 8,67 $, shelving pagehttp://www.glassdoor.fr/salaire/New-York-Public-Library-Salaires-E5416_P11.htm)

- Bibliothécaire, c'est un métier.

- La bibliothèque retisse ce qui se déchire dans le contexte local.

- Erik Orsenna : "si les électeurs veulent que chez eux, il y ait des lecteurs, il faut qu'ils virent les élus qui n'aiment pas les lecteurs".

 

Le journaliste lance ensuite Erik Orsenna sur un de ses livres. Malgré une grosse mobilisation des questions des lecteurs sur la question.

Et la suite de l'émission part en couilles sans intérêt.

 

Xavier Galaup sur Europe 1: Bonjour la France

http://www.europe1.fr/emissions/europe-1-bonjour/europe-1-bonjour-230218-3582257

Bien mieux, une vraie demi-heure, avec des intervenants et intervenantes qui connaissent ce dont ils parlent.

Début à 4:25

 

Merci Louve pour ces indications. :thumbsup:

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Il y a 1 heure, B. Majour a dit :

Retirer les Martine des rayonnages (demande des BDP) => Erik Orsenna : gardez les Martine.

 

Ouf, merci Orsenna ! Je garde mes 60 Martine. Il n'y a pas une semaine où y en a pas deux ou trois qui sortent. Les BDP ne connaissent vraiment rien aux publics, voire, par ce type de recommandations, les méprisent ouvertement. Quant au pluralisme des collections, n'en parlons même pas. Grosse colère.

Ces administratifs marchands de papier déguisés en thécaires n'ont pas à parler pour nous ! Je les hais encore plus qu'avant !

J'ai juste besoin de leur fric.:angry:

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Enfin, quand la personne a dit BDP, elle parlait sans doute de la sienne.

Rapport à la petite culotte qui pourrait faire... euh quoi d'ailleurs. Ce sont les petites filles qui empruntent.

 

Alors pareil, je garde mes Martine.

Tant que le public lit, je garde.

 

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Il y a 3 heures, B. Majour a dit :

Tant que le public lit, je garde.

 

Exact. mais tu as déja vu ça dans nos textes  référentiels ou les positons de l'Abf ? Moi jamais. Et je me suis assez fait traiter de populiste, d'anti -feministe et j'en passe, pour avoir voulu conserver ce patrimoine, même avec l'appui de statistiques de prêts éloquentes, pour en avoir plus que marre de ce type d’attitude de rejet.

On parlait récemment, je ne sais où, d'élitisme. Eh bien je dis et je signe , que cet elitisme passe aussi par la suppression volontaire et concertée de collections de ce genre, justement pare que considérées comme trop"genrées. Le fait qu'elles"sortent"ou pas n'est pas pris en considération. Le fait d’amener la preuve de l'existence importante de fonds  antinomiques (ou dits sgbt ,même si le terme me deplait) ne joue pas. Faut supprimer.Martine au poteau; Douzes balles dans la peau. On chipote pas chez les elito-fémino-cretinistes !

Martine est née en 1954, année de ma naissance, et Dieu (et les bibliothécaires savent combien de garçons en lisaient ! )époque où la littérature de jeunesse n'avait pas encore reçu ses lettres de noblesse.

 

La politisation au sens sociétal du terme, de cette position, même relayée par peu de professionnels me semble déontologiquement scandaleuse. Quand je vois la monstrueuse hypocrisie de gens qui s'élèvent contre les interdictions locales d'expositions ((actuellement beaucoup sur la Grande Guerre) , je dis qu'on n'est plus dans la censure ou l’élitisme, on est dans la simple bêtise. Et quant on etudie la politique d'acquisition des mêmes grandes gueules, ses censures déguisées, ses étonnants pilons, on commence à comprendre.

 

Mon réseau  a récemment supprimé "Mein Kampf, du fonds. Poubelle. Je l'ai su suite à la demande 

lectrice, suite à une recherche catalogue : la notice autorité avait été conservée...Je travaille avec des gens pour lesquels si tu proposes  Mein Kampf, tu es nazi ! Si un jour il y a une vraie loi sur les biblioheques, je souhaite que ces gens passent en Conseil il de guerre. Car nous sommes en guerre.

 

Et on peut supposer que si tu proposes Martine,  tu es anti-feministe, macho, voire pédophile (ben oui quelq

ues fois on voit sa petite culotte, réalité dont on se foutait bien dans les années cinquante, mais c'est vrai qu'on regresse à vue d'oeil...)

 

Les non-professionnels reconvertis , les benevoles, et et les new-elitistes sont le cancer terminal

de cette profession qui en est encore à se demander si ça la chatouille ou si ça la gratouille, comme aurait  dit Knock. Et si vous ne voyez ou vivez  pas ça dans vos structures (je parle des  structures en achats concertés mais pas que....), c'st que vous êtes déja morts, professionnellement parlant.

 

Je souhaiterais une prise de position claire de la commission de déontologie, à partir de la question des Martine et, bien évidemment en élargissant le propos (tiens les pamphlets antisémites de Céline par exemple) sur la question du pluralisme des collections.

Oui je sais , vous avez déja traité le sujet. Mais trop loin du terrain . Soyez plus nets, lâchez des exemples . Faites en sorte d''être réellement ENTENDUS de de la base.

 

Et aussi, quand les copains type ADBPD ou ADBGV disent une connerie, sachez réagir. Quitte à se fâcher.Vous finirez par y gagner un énorme supplément de crédibilité. Quoi , vous couchez ensemble ? Dommage...:sick:

 

Ce soir je n'aime personne. Penser que je vais finir ma carrière ente un opéra lyrique d'Orsenna et l'hypocrisie prudente de nos représentants ou qui se prétendent tels, avec des élus desargentés qui nous attendent au coin du bois, me dégoûte totalement.

 

Dans le fond, Orsenna est un brave type. Finalement je l'aime bien ce gars  là. Simplement ce nétait pas the right man at the right place., comme on dit en Bretagne du nord  (du coté de Roscoff) et une caution. Mais honnête. Simplement inconscient des enjeux. Sorti au bon moment de la boite  outils de Macron, l'homme qui parle à tout le monde et n'écoute personne.

 

Une fois de plus on l'aura dans le cul, mais cette fois, plus profond que d'habitude. On nous ignorait? Maintenant on nous regarde. Et on nous attendra au tournant. Va falloir payer la  note de notre éphémère médiatisation . Et cher, très probablement.

 

Ma femme de ménage ce soir, texto : alors, il  parait que vous allez travailler le dimanche !, je vous dis ça c'est pour mon lundi de ménage. C'est Mme....(DRH) qui me l' a' dit, vu que je risque d''avoir plus de travail

le lundi....(elle est en horaires)

 

Elle a pas lu Orsenna. Mais on en cause déja aux  RH. Rien de tel qu'une femme de ménage pour savoir ce qu'il faut savoir...Je l'ai rassurée, vaguement, sans détailler, un peu gêné, inquiet aussi parce que je sais qu'elles en savent souvent plus qu'elles n'en disent. inquiet parce qu'elle ne parlait que d'heures.

 

D'un autre côté ça veut dire aussi que le sujet fait causer, y compris dans les services administratifs. L'efffet Tsunami + le syndrome Copenhague, ça roule....

Modifié par Ferris
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Il y a 11 heures, B. Majour a dit :

Alors pareil, je garde mes Martine.

Tant que le public lit, je garde.

 

Moi de même, ce qui m'a valu, me vaut encore des critiques acerbes.

Dans la bibliothèque que je dirige il y a des Martine (au grand dam de la responsable jeunesse qui régulièrement les désherbaient sous de fallacieux prétextes...); il y a des Harlequins (8,8 de taux de rotation),  Zemmour.. 

Nous avons aussi Serge Mestre, Léonor De Rercondo, Vincent Borel, Kei Miller, James Noël, Sara Rosenberg, Jo Witek, Catherine Cuenca, Thoams Scotto...

 

Ce que je martèle sans cesse est qu'une bibliothèque ouverte ce n'est pas uniquement au niveau des horaires d'ouverture c'est aussi au niveau des collections proposées; je me répète comme le disait Dominique Lahary en 2003 « En ce sens exclure des livres, ce peut être aussi du même coup et quelles que soient les intentions, exclure des gens.. »  suite jamais citée et pour de nombreux et nombreuses bibliothécaires totalement méconnue de « si quiconque, entrant dans une bibliothèque, n’y décèle rien qui lui soit déjà familier, alors il lui est signifié, j’ose dire avec violence, que cet endroit n’est pas pour lui. »

 

Il y a 10 heures, Ferris a dit :

Je souhaiterais une prise de position claire de la commission de déontologie, à partir de la question des Martine et, bien évidemment en élargissant le propos (tiens les pamphlets antisémites de Céline par exemple) sur la question du pluralisme des collections.

 

Moi z'aussi.

Mais je crains que cela ne se fasse de sitôt: les bibliothécaires sous leurs dehors ouverts à tous et toutes, aimant les gens sont en fait de vrais conservateurs intimement convaincus que leur rôle est est d'éduquer et d'édifier les foules.

Le chignon de la bibliothécaire dame patronesse n'est pas nécessairement physique, il peut être dans la tête et c'est bien là la difficulté car alors on ne se méfie pas.

Et la bien-pensance, la condescendance vis à vis des populations qu'il nous faut éclairer revient à grande vitesse. 

 

NON! NON! NON! Notre rôle n'est pas de censurer mais de mettre les informations à dispositions pour que chacun se forge son avis, se construise sa pensée, ses idées.

Pour cela il faut du budget , je le dis et redis à mes élus, c'est bien ce qui m'a permis de maintenir le budget d'acquisition:  "Mesdames, Messieurs les élus, si vous baissez drastiquement le budget acquisition, nous serons alors obligés de trancher et le risque est grand de proposer une collection bien moins ouverte, bien moins variée".

 

Peut-être, je dis dis bien peut-être cette question sera-t-elle abordée au congrès, mais j'en doute fortement... la faute au chignon, aux lunettes... 

 

Il y a 10 heures, Ferris a dit :

D'un autre côté ça veut dire aussi que le sujet fait causer, y compris dans les services administratifs. L'effet Tsunami + le syndrome Copenhague, ça roule....

 

Rien d'étonnant à cela.

Chez moi, tous les services m'en ont déjà causé, y'a même ceux qui m'ont dit "ah, bin t'avais raison quand tu as voulu ouvrir ta bib de plage de 14h à 19h tous les jours l'été dernier... ", bin ouais, et le choix des collections aussi.

Et les collègues des musées de nous  dire "bin nous on est ouvert le dimanche et les jours  fériés"  et mes collègues bib de répondre"ah, bin oui mais nous les bibliothécaires , c'est pas pareil, on peut pas comparer, hein! Nous on a une plus-value,  alors faut pas croire que l'on va bosser le dimanche"...

ambiance...

Modifié par Louve
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Il y a 4 heures, Louve a dit :

Moi de même, ce qui m'a valu, me vaut encore des critiques acerbes.

 

 

Même si Martine semble d’un autre temps, la magie opère toujours. Les petites filles de 2011 s’y reconnaissent (1 million d’albums vendus par an encore aujourd’hui, un premier tirage de 80.000 ex.) même si Martine n’a pas de GSM et n’est pas sur Facebook. Et leurs mères y voient comme une madeleine proustienne, reliquat d’une époque révolue.

[...]

Ce qui participera d’un curieux procès : après l’affaire Dutroux, on ira jusqu’à accuser l’artiste de pédophilie parce qu’il dessinait la petite culotte blanche de la fillette.

« J’ai trouvé cela assez comique, dira-t-il à Joëlle Smets du Soir Magazine. J’ai toujours dessiné les enfants dans les vêtements qui étaient à la mode et, dans les années 50, les petites filles étaient habillées très court. Après, Martine a porté des joggings, des jeans et des baskets ! » Après Tintin, Martine est l’autre best-seller mondial de l’édition belge : 100 millions d’albums vendus (dont 35 en langues étrangères, essentiellement en Flandre, au Portugal, en Pologne et… en Chine).

http://blog.lesoir.be/jour-apres-jour/2011/01/18/3212/

 

100 millions d'exemplaires.

M'enfin, et on ne devrait pas l'avoir en bibliothèque ?

 

Pour des petites culottes ?

Papier cadeau année 1950 pour... petite fille

46696441.jpg

 

Il suffit également de chercher sur quel modèle Marcel Marlier  a pris son inspiration de l'enfance.

Petite culotte blanche quasi omniprésente sur les cartes postales de Germaine Bouret (dessinatrice française)

Petit exemple ici :

http://lusile17.centerblog.net/rub-cartes-anciennes-germaine-bouret--33.html

Mais vous en aurez autant en cherchant cartes anciennes Germaine Bouret

 

NounoukMer.jpg

 

Ce qui reste étonnant, c'est l'amplitude de ces petites culottes, et leurs froufrous.

La seule référence que j'ai trouvée, ce sont les "bloomers avec volants" qui sont des couvre-couches.

Bébés incontinents, oui. Mais...

Martine incontinente ? :baby:

Modifié par B. Majour
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il y a une heure, B. Majour a dit :

100 millions d'exemplaires.

M'enfin, et on ne devrait pas l'avoir en bibliothèque ?

 

Pour des petites culottes ?

 

 

Non Bernard, celles et ceux qui refusent les Martine dans leurs rayons me disent le faire  pour des raisons étiques, déontologiques, parce que ces livres véhciulent de stéréotypes.

 

De mon point de vue ce qui importe est d'avoir conscience des stéréotypes véhiculés dans certains documents (revues, livres, CD...) et de proposer des collections les plus variées possibles.

Parce qu'à vouloir ne conserver sur nos rayons que les documents qui sont "corrects", qui correspondent à une vision du monde, de la société, on s'achemine doucement mais sûrement vers la censure et ne se reconnaîtront alors dans nos bibliothèques qu'un certain type de public. Au delà du fait que pour la démocratisation culturelle on est loin du compte, il peut être aussi important pour les personnes conscientisé(e)s de se frotter à d'autres visions du monde que les leurs.

 

Louve qui a lu, relu, re-relu des Martine quand elle était enfant.

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Exact, ce n'est pas du tout une question de culottes mais une censure ultra-féministe contre des ouvrages au contenu jugé trop sexiste et véhiculant de dangereux stéréotypes sur les femmes. En parallèle on achète évidemment des ouvrages qui ne véhiculeraient que des contre-stéréotypes. Des listes existent et circulent.Le danger, s'il existe, sera simplement de créer de nouvelles normes.

 

Dailleurs il faut rappeler à Bernardine que Martine évolue. Dans les derniers albums elle porte des  jean's. Il me semble même que dans un album elle a un ordinateur.:D

 

Les spécialistes de la question sont clairs : pas de censure. Et je vous conseille vivement la lecture de http://www.slate.fr/story/152864/sexisme-oeuvres-jeunesse, et sous titré "Ces œuvres qu'on a adorées petits mais qu'on n'ose plus montrer à ses propres enfants". C'est remarquablement intelligent et sans parti pris. Faites-le lire à vos agents. Enfin ceux qui savent lire.

 

Les auteurs font remarquer avec humour à propos des féministes que le fait d'être exposées pendant leur enfance à ces horribles modèles sexistes, cantonnant la femme dans des rôles limités etc...ne les a pas pas empêchées de devenir des féministes acharnées. Le message véhiculé est-il donc si dangereux que cela ?

 

Quand on pense qu'en 1968, alors qu'on détruisait les stéréotypes familiaux et paternels à coups de pavés,  et du même coup la famille (qui ne s'en est pas remise depuis...) les auteurs sortaient "Martine petite maman". Le plus stéréotypé de tous les albums. Énorme succès.

 

Mais dans nos bibliothèques nous n'en sommes pas au niveau de réflexion de cet article. Non, on prend des postures, on joue les intellos branchés, on "fait des choix" qui sont dans l'air du temps, car la bien-bien-pensance actuelle est du côté des anti-Martine évidemment. Sauf que nos bibliothèques ne sont pas les lieux du discours militant et de la bien-pensance. Elles sont pour tous. Et je n'ai jamais vu une maman, trentenaire, branchée, bobo et tout et tout, empêcher sa fille de prendre un Martine, ni même de la critiquer ou de tenter de la manipuler pour qu'elles choisisse autre chose.

 

Voilà la position officielle : "Martine, petite maman, nest pas encore mise au placard .Certes, les bibliothécaires ont mis au pilon les célèbres albums de Gilbert Delahaye et Marcel Marlier parus dans les années 60 (de 1954 à 1970). Ces albums à lunivers rétrograde et sexiste font encore le bonheur des mamans qui souhaitent offrir une part de leur enfance à leurs petites filles ! (http://md.cg63.fr/images/Litterature_jeunesse_non_sexiste.pdf

 

Les ringards, ce sont les censeurs. Certes il y a 50 ans les féministes tenaient des discours combattants et étaient réellement en avance sur leur temps (ou c'est que leur temps étaient en retard sur elles, pour reprendre la citation de Cocteau). Mais idéologiser ce discours ancien, le dépoussiérer au point d'en faire le pivot d'une politique d'acquisition, en sortant la poubelle, c'est minable et stupide. Et c'est de la censure.

 

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il y a 2 minutes, Louve a dit :

Non Bernard, celles et ceux qui refusent les Martine dans leurs rayons me disent le faire  pour des raisons étiques, déontologiques, parce que ces livres véhiculent de stéréotypes.

 

Oui, et alors ?

Les stéréotypes, c'est aussi (et surtout ?) de la culture.

Les Tintin sont bourrés de stéréotypes. Tintin au Congo, en particulier. On ne les enlève pas pour autant des collections.

 

J'aimerais bien savoir quels principes éthiques et déontologiques on peut trouver à ce genre de censure.

Comme on peut en trouver à Mein Kampf au point de l'éliminer des collections. (il est disponible sur le Net)

 

Des Martine, les gens en achètent pour eux, mais ils ne pourraient pas les retrouver en bibliothèque ?

A ces gens lorsqu'ils demandent à consulter les Martine, on leur dit quoi : "Non désolé, c'est le genre d'ouvrage destiné aux arriérées incapables de montrer à leurs petites filles ce qu'il y avait avant. Alors on a fait de la médiation par le vide, pour rehausser le niveau de votre culture, hein !"

 

Tu m'étonnes qu'Orsenna soit obligé d'écrire dans son rapport

Inlassablement elles les bibliothèques transforment le « pas pour moi » en « pourquoi pas ? » pour arriver un jour, enfin, au « c’est pour moi ! » général.

 

Parce que, quand la petite fille rentre chez elle ou va chez sa mamie et qu'elle découvre les Martine, ou que sa mamie lui dit : viens on va lire un super bouquin, ça s'appelle Martine.

Et qu'elle aime cette série... elle s'aperçoit que la bibliothèque ce n'est pas pour elle.

Encore pire si elle en possède chez elle.

Comme elle n'est pas pour toutes les mamans qui ont aimé les Martine... et ne les retrouve pas. (= on crache sur leur passé, et elles le voient)

On est dans le "ce n'est pas pour toi", petit frère du ce n'est pas pour moi.  Qui conduit aussitôt à ce n'est pas utile.

 

Ce n'est pas pour moi = la bibliothèque n'est pas utile.

C'est le pendant à la réflexion d'Orsenna.

 

Quand des collègues bibliothécaires sont passées pour me faire des remarques sur les Martine, j'ai botté en touche : il en faut pour tous les goûts. (=Touchez pas à mes Martine.)

Si les parents ou les enfant en ont chez eux, ils doit y en avoir à la bibliothèque. Parce que la bibliothèque, c'est un peu comme chez eux, et ils doivent s'y retrouver avant de passer à autre chose.

 

Et quelque part, j'hallucine grave sur le "pourquoi pas ?" d'Orsenna. Parce que si je ne me penche pas tout de suite sur le "c'est pour moi !" et sur la question sous-jacente "comment en faire la médiation pour que les gens s'approprient toute la bibliothèque ?", alors ce n'est même pas la peine d'acquérir ou de préserver certains fonds.

Pareil pour les Martine.

 

C'est le deuxième effet kisscool du rapport Orsenna. :wink:

  Bernardine side : j'ai commencé mes premières lectures sur des Martine.

 

P.S. : hum, finalement, si on consulte les catalogues des collègues sans y trouver de Martine, on va pouvoir distribuer des points de censure, comme Orsenna qui souhaite mettre des icônes livres sur les panneaux d'entrée des villages, pour mieux forcer la main aux élus. Pas con, Orsenna, pas con.

 

 

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@B. Majour je suis entièrement d'accord avec toi!

 

Pour les Martine et autres documents vus d'un mauvais oeil de la part des collègues, j'ai expliqué, argumenté (plus ou moins les mêmes arguments que les tiens) et imposé. Parce qu'à un moment donné si les collègues veulent censurer, moi non, et mon statut de directrice me permet d'orienter, de décider même si cela provoque des vapeurs à certains.

 

Je te le redis Bernard, si tu prends la peine de grattouiller un peu, tu verras qu'ils sont nombreux les bibliothécaires censeurs.

 

Modifié par Louve
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il y a 30 minutes, B. Majour a dit :

Bernardine side : j'ai commencé mes premières lectures sur des Martine.

 

Oui mais tu as focalisé sur les premiers, avec des petites culottes. C'est normal. Ne t’inquiète pas.:console:

 

Déja dans le numero 37 (Martine dans la forêt) elle est en jogging. Dans le 39 elle est en pantalons. Et dans le 45 (Il court il court le furet) elle est en jeans. Bon c'est moins sexy évidemment...C'est là que tu as du lâcher.

 

On ne dit pas "sur des Martine", ça pourrait prêter à confusion, comme "dans des Martine" par exemple. Non, on dit "avec des Martine"

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  • 2 weeks later...
Le 24/02/2018 à 19:36, Ferris a dit :

On ne dit pas "sur des Martine", ça pourrait prêter à confusion, comme "dans des Martine" par exemple. Non, on dit "avec des Martine"

 

Moi, c'était "sur" des Martine... parce que j'étais "sur" l'âne Cadichon.

Je n'ai pas non plus focalisé sur les petites culottes, surtout à une époque où ma fratrie portait encore des couches-culottes blanches, de même ampleur.

Le regard de l'enfant n'est pas aussi pervers/dénaturé que celui des adultes.

 

C'est bien ça le problème, on ne demande pas à l'enfant ce qu'il préfère ou ce qu'il en pense, on choisit/exclut pour lui.

Et on aboutit à ce paradoxe : obliger un enfant à lire ce que l'on choisit pour lui, c'est le dégoûter de la lecture plaisir, de la lecture tout court.

On enchaîne sa liberté de choisir, sa liberté de citoyen, sa liberté à devenir grand.

Choisir, apprendre à choisir, avoir le droit et la possibilité de choisir, c'est peut-être plus important que la lecture elle-même dans la construction de l'individu.

 

La censure est aussi dans le manque de choix, dans le manque de respect du petit lecteur.

 

Ce qui pourrait nous ramener directement à la problématique d'Orsenna :

Réduire les fonds des bibliothèques, c'est réduire ses choix, c'est réduire la capacité à devenir grand.

Ouvrir plus et ouvrir mieux, si le fonds est misérable : quel intérêt ?

 

Le rapport ne le précise pas, pourtant un bon diagnostic devrait partir de ce fondamental.

  Bernard qui remonte "sur" son âne Cadichon. Lui m'avait fait rêver, et pourtant il n'avait pas de culotte.

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Mais enfin, un peu d'humour Nanard ! Personne ne t'accuse d'avoir été un enfant pervers dénaturé par anticipation. On dit une petite connerie, écrite en tout petit, avec un smiley de Louve qui, elle, a compris l'humour du propos, et paf, ça y est on a droit un un cours de psychologie !

 

En tous cas chez nous ce ont bien les enfants qui choisissent les Martine, pas des parents nostalgiques et véhiculant je ne sais quel message sexiste. Et ça me suffit.

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C'est vieux, ça a déjà plus de 10 jours je sais bien, mais puisque ce fil a relayé les réactions à la mission et au rapport d'Erik, citons celle de SavoirsCom1. Une douche froide (salutaire à mon sens) au pays de l'eau tiède, qui démontre pourquoi le médiatique ne fait pas nécessairement la médiathèque :

http://www.savoirscom1.info/2018/02/le-rapport-orsenna-candide-au-pays-des-bibliotheques/

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En un peu plus détaillé : https://www.ladepeche.fr/article/2018/03/02/2752081-toulouse-livre-editions-milan-puberte-fait-polemique.html

Qui se cache derrière cette pétition : des anonymes sur Twitter et Facebook. Les réseaux sociaux font la loi. Il y a de fortes chances qu'on y retrouverait toutes les associations qui font systématiquement obstruction à des parutions, des expositions, font condamner des profs etc...depuis des décennies. Et se font débouter heureusement par les tribunaux. La bien-bien-pensance institutionnelle et familiale vient de remporter une belle victoire. Elle saura l'utiliser dans l'avenir.

Que dit l'ABF sur cette censure (concernant un livre pour adolescentes, écrit par trois femmes) ?

Que dirait Monsieur Orsenna qui défend le sexisme des "Martine" ?

Que vont faire les collègues qui avaient acquis cet ouvrage ?

La seule chose qu'on puisse reprocher à cet ouvrage est de l'avoir conseillé "a partir de  9 ans", c'est totalement déconnecté du réel.

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  • 2 weeks later...

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