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Bonjour à tous,

 

J'aimerais avoir vos retours sur l''équipement des documents dans vos structures : qui s'en charge ? une partie de l'équipe ou tout le monde y participe ?

Est ce que c''est un service externalisé ?  et si c'est le cas en êtes vous satisfait ?

Merci

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Merci pour vos réponses.

D'une manière générale, je ne suis pas très favorable à l'externalisation de l'équipement : en terme de qualité peut être (chez nous même si l'équipement a été très simplifié, les documents restent impeccables) mais surtout en terme de réactivité : entre le temps de la commande, de la livraison par les fournisseurs et la mise à disposition des documents pour le public, s'il faut rajouter le temps d'équipement par une société exterieure, ça va rallonger d'autant les délais, et je trouve ça dommage. Je trouve important de pouvoir mettre à dispostion rapidement certains documents (comme les romans de la rentrée littéraire par exemple). 

 

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Le 20 octobre 2017 à 18:22, Ferris a dit :

Chez nous aussi tout le monde se charge de l'équipement/renfort/réparations/nettoyage des documents du secteur et/ou de la bib  dont il a la charge. Certaines manipulations rapides se font entre deux lecteurs aux bureaux d'accueil. 

 

Quad tu dis tout le monde s'en charge : cela veut dire quelque soit le poste, (responsable de collections....), le grade, le statut ? 

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Merci Ferris pour ta réponse.  

Même si dans ma strucutre, du point de vue espace, on ne pourrait pas faire l'équipement des documents en service public, je partage complètement ce point e vue que tout le monde pourrait prendre sa part. Depuis toujours seulement une partie de l'équipe s'occupe de ça, et l'autre partie est responsable des collections, d'ou un dénigrment de cette tâche. 

 

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Il y a 2 heures, Ferris a dit :

Tu sais combien de temps il me faut pour passer un marché public d'achat de livres ? Moins d'une demi-heure. Tous simplement parce que je reprends les grilles des année passées, c'est très facile.

 

Bravo! Honnêtement, ça me prend plus de temps entre les allers/retours avec le service juridique et la commande publique pour être au fait des dernier changements.

Le mémoire technique peut être également être modifié d'un appel d'offre à l'autre.

 

Quant au dépouillement, cela me/nous prend bien plus d'1/2h. Et très franchement, dans mon équipe, tous ne sont pas en capacité d'analyser un appel d'offres et de rédiger un rapport d'analyse; idem pour les commandes : ceux qui pensent que "Darwin" est une nouvelle série télé, qui cherchent "Michel Struggoff" dans les auteurs (plus d'autres perles) ont quelques difficulté à faire des acquisitions... Ils sont par contre excellent au niveau de l'équipement; l'équipement est important, donc je valorise ces compétences.

En tous les cas dans mon réseau.

 

Tout dépend de la taille de la structure en fait.

 

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Tout dépend de la taille de la structure j'imagine, mais normalement c'est une tache de C.

On fait relier certains périos à Saint-Luc sinon. On a fait quelques commandes chez biblioteca qui externalise l'équipement, mais c'est cher et les délais de livraison sont trop longs donc on va arrêter.

Ici c'est plutôt une grosse structure, les B et A ne font pas d'équipement, nos tâches ne sont pas interchangeables. Un C qui fait ça régulièrement couvre un livre bien plus vite qu'un B, et inversement un C n'a pas les compétences en catalogage d'un B. Quand au suivi des commandes et aux acquisitions c'est quand même plus pratique si c'est la même personne qui s'en occupe. Il y a d'autres choses que nous faisons tous indistinctement A/B/C et qui nous permettent de garder une cohésion de groupe: accueil, reclassement, formations aux usagers. Ça fonctionne plutôt bien.

Les pb apparaissent surtout quand des carrières sont "bloquées" (un C qui n'arrive pas à avoir le concours de B ou à être promu B par exemple), ce n'est pas tant une question de tâches dans ce cas là (confier au C des tâches de B peut appuyer sa demande de promo, mais j'ai vu des cas ou l'agent n'a pas été promu et du coup l'avait vraiment mauvaise d'avoir "fait des efforts pour rien").

 

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Le 21/10/2017 à 19:24, Ferris a dit :

Oh que oui ! Pas dans les mêmes proportions ni pour le même type de tâches, cela dépend  surtout de ton secteur (secteur d'acquisition mais aussi secteur où tu es présent pendant les heures publiques. Le discothecaire travaille en discothèque, moi en secteur doc, pareil en jeunesse etc....- je n'ai pas de bureau, j'ai toujours refusé ça-). En secteur accueil ou retours tu as moins de temps et de place, donc tu ne peux pas t'étaler pour couvrir par exemple, ce qui est possible dans les autres secteurs. Par contre tu peux y effectuer de petites réparations et renforts, et mettre de côté les ouvrages qui reviennent abîmés, nettoyer un document etc...)

 

Nous avons une pièce à part qui en théorie est faite pour stocker et réparer mais nous n'y sommes pas souvent. C'est un choix. Par contre nos bureaux de secteur sont très larges et profonds et comportent toujours un retour et une armoirette en arrière. C'est un choix aussi. Certains agents au début avaient une espèce de honte bizarre à faire du "manuel" devant les gens, d'autant plus que ce sont des bureaux sans réhausse, mais avec le temps on s'y fait très bien. Et puis comme le chef le faisait aussi, ça a un peu aidé. :flowers: C'est également en secteur, à nos bureaux respectifs, que nous réceptionnons nos colis et stockons nos nouveautés en attente de catalogage et d'équipement. Parfois, c'est un peu sportif, tout dépend du nombre de cartons....C'est aussi de mon bureau de secteur que je réponds au téléphone. Tant pis si le public entend tout. Evidemment si c'est moi qui teléphone je choisis une heure interne..

 

Du coup ce type de travail s'effectue en continuité, pas en phases, on passe des heures internes aux heures publiques en continuant ce type de tâche sans changer d'espace. Le gain est évident. La perte d'espace public est un choix assumé. Le rapport est clairement bénéfique. Y compris sur la responsabilisation de chacun sur ses fonds.. Tu es acquéreur, gestionnaire du fonds, tu effectue ton suivi budgétaire...et tu équipes et ranges aussi. Logique.

 

Je ne vois pas en quoi un grade ou le statut de la fonction publique empêcherait quelqu'un de couvrir un livre. Ou d'aller changer le rouleau de papier-cul. C'est écrit quelque part ?

 

Et en plus je suis toujours vivant et j'ai les mains très douces :tongue:

 

Pour l'externalisation (reliure), tu as raison, c'est vrai qu'il faut compter presqu'un mois de plus . D'un autre côté quand l'ouvrage revient, il est prêt à mettre en rayons, vu qu'on le catalogue avant.

 

Bon, j'ai plusieurs objections sur le contenu de ce post ; je précise pour qu'il n'y ait pas de malentendu, que je ne cherche pas la polémique. Et je ne doute pas que le public est bien accueilli chez toi.

 

Sur l'équipement en service public : je suis contre, sans nuance. On doit être disponible, le plus possible, et les lecteurs ne doivent jamais avoir l'impression de nous déranger. Tu vas me dire "oui mais ils viennent quand même nous parler" : ce que l'on ne sait pas mesurer en revanche, c'est le taux de ce qui ne sont pas venus parce que le bibliothécaire avait l'air occupé.

 

Par ailleurs, je tiens beaucoup à la différence backoffice/frontoffice. Quand tu vas au théâtre, tu ne vois pas le travail des maquilleuses et des costumières ; à mon avis, la bibliothèque ça doit être pareil. Les documents doivent être prêts et rangés comme par magie. C'est pareil pour un magasin, un restaurant... D'où ma divergence de vue aussi sur l'aménagement des banques/bureaux. Je préfère les banques étroites et surrélevées, à hauteur d'yeux, et uniquement dédiées à l'accueil, et qui n'ont pas l'air d'un chantier permanent. Dans ces conditions, avoir un espace interne sérieux, et des bureaux est évidemment indispensable.

 

Quant à la répartition des tâches où tout le monde fait tout sur son fonds, de la commande à la mise en rayon, là aussi je disconviens courtoisement. D'abord parce que tout le monde n'est pas capable de tout (et je rejoins @Louve dans ses exemples : certains sont trop limités culturellement pour faire des commandes, ou rédiger un rapport d'analyse de marché). Et puis il y les maladroits congénitaux qui ne sauront jamais faire une couverture sans bulle. Je m'inclus malheureusement dans cette dernière catégorie, et ce n'est pas de la mauvaise volonté. Si on m'avait dis à mon entretien de recrutement que j'aurais à faire de l'équipement, je n'aurais clairement pas pris le poste.

 

Quand tu dis : "Je ne vois pas en quoi un grade ou le statut de la fonction publique empêcherait quelqu'un de couvrir un livre. Ou d'aller changer le rouleau de papier-cul. C'est écrit quelque part ?", techniquement tu as raison, ce n'est pas interdit. Mais quand même, le statut de la FP prévoit une distinction par catégorie entre les fonctions de conception et les fonctions d'exécution (catégories A et C, pour les B, je ne sais plus dans l'instant). Or pendant qu'un agent de catégorie A fait de la couverture (pour le double du prix d'un agent C) il ne fait pas autre chose (faire de la veille, réfléchir, tenter de nouvelles choses, lire, sortir de sa bib pour se former, voir d'autres bibliothèques et discuter avec ses homologues), et ça c'est problématique. Ne le prends pas pour toi, vu ce que tu écris ici, on voit bien que ce n'est pas le cas pour toi. Mais je connais un certain nombre de cadres A qui se laissent volontiers aller dans le quotidien, les tâches courantes et qui abandonnent de fait toute la dimension intellectuelle et stratégique de leur poste. Une pratique absolument égalitariste de la répartition des tâches pourrait accentuer encore le phénomène.

 

Je ne cherche pas à te convaincre, tu as une pratique très cohérente du métier. Ce n'est pas la mienne, et ce n'est pas grave.

 

 

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il y a 18 minutes, Ferris a dit :

 

Je rêve  d'un congrès où on ne prendrait que des gros pontes de l'ABF, ou des cadres A , avec pour chacun un rouleau de filmolux, une raclette, une paire de ciseaux, genre concours, et top chrono, c'est parti. Et on montrerait la vidéo partout.

 

On pourrait aussi les faire cataloguer un manuscrit en EAD ou administrer proprement un SIGB, so what ? Tu poses finalement la question qui traverse la profession depuis des temps immémoriaux, à savoir l'unité du métier et des savoir-faire professionnels.

 

Ma position est la suivante : non, tout le monde ne peut pas savoir tout faire, et l'équipement n'est pas l'alpha et l'omega du métier de bibliothécaire.

 

 

 

 

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il y a 1 minute, olivierH a dit :

l'équipement n'est pas l'alpha et l'omega du métier de bibliothécaire.

 

Exact. Et la meilleure preuve c'est qu'on l'externalise (quand on en a les moyens)

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il y a 10 minutes, Ferris a dit :

D'accord avec toi, on ne va pas polémiquer la-dessus. Mais ce "comme par magie", avec des agents qui attendraient le lecteur avec disponibilité souriante et bras croisés, me gêne un peu. On se plaint toujours de notre image de marque de gros feignants. Mais qu'avons-nous à cacher ? Pourquoi se cacher pour le back office ? Pour que les gens continuent à croire qu'on ne fout rien en les attendant ? D'un autre côté, qui d'entre nous, en situation d'accueil, n'en profite pas, entre deux lecteurs, pour faire autre chose ? Tous mes agents, s'ils n'équipent pas, ont les yeux rivés sur leur écran pour terminer un dossier, revoir leur page de site, vérifier un doublon et j'en passe, fignoler une animation ou une liste d'acquisition. Et ils changent de page quand le lecteur se pointe, c'est tout.

 

Je ne vais pas faire l'hypocrite, évidemment que, moi le premier, nous avançons nos travaux en cours pendant les plages de service public. Mais entre le travail sur écran qui peut être escamoté d'un coup de alt-tab et la réception d'une grosse commande, ou l'équipement de documents, il y a à mon avis toujours une différence de nature : le premier ne se voit pas, l'autre encombre l'espace.

 

Et il est assez facile quand même de lever les yeux lorsque que quelqu'un se présente dans l'espace ou passe à moins de 5 mètres de la banque (oui, c'est une discipline, elle s'apprend, et je ne prétends pas que tout le monde est irréprochable de ce point de vue dans ma bib.)

 

 

 

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Il y a 2 heures, Pigranelle a dit :

Tout dépend de la taille de la structure j'imagine, mais normalement c'est une tache de C.

oui bien sur que tout dépend de la taille et de la structure, dans une très grosse médiathèque, en général il  y a un service dévolu à l'équipement, mais dans une structure plus petite (moins de 15 agents), avec une majorité de catégorie C (certains ont une formation de type bac + 2) qui fait aussi des acquisitions,  je ne trouve pas cela choqant de leur demander aussi d'équiper des documents si cela peut permettre d'éviter l'externalisation de l 'équipement et de faire progresser l'ensemble de l'équipe en répartissant  aussi les secteurs d'acquisition.

 

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Il y a 2 heures, Ferris a dit :

Si tes agents ont le niveau de culture générale que tu donnes à travers tes exemples, c''est sur qu'il y a un problème (y compris au niveau de l'accueil)

 

Et oui Ferris, dans mon équipe, certains agents ont ce niveau de compétences ce qui peut poser problème en poste d'accueil et de renseignement.

Par contre pour l'équipement, la recotation, le rangement, ils sont très efficaces!

 

Je rejoins @olivierH: il y a une différence de mission entre les grades, et non tout le monde n'a pas les mêmes compétences. Et soyons clairs, je suis persuadée que certains ne pourront pas évoluer beaucoup plus, c'est un fait.

 

Il y a 2 heures, olivierH a dit :

l'équipement n'est pas l'alpha et l'omega du métier de bibliothécaire.

 

 

Tout comme le catalogage. Nous récupérons les notices au moment de la commande, il ne reste donc que l'indexation et la cotation.

Et la règle est simple: on ne tripote pas les notices de la BNF, surtout quand l'argument est l'esthétique...

 

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Il y a 5 heures, Ferris a dit :

Bravo pour les 5 mètres. Et pourtant, et c'est du vécu, certains lecteurs n'osent pas "deranger" quand on est devant son ordi. C'est que c'est du sérieux, l'ordi, pour les gens. Tandis que si je couvre un bouquin sur la partie retour" (au sens mobilier) de mon bureau, je pivote (car j'ai un fauteuil qui pivote, si, si...), le filmolux attendra et je suis disponible. Stopper un argumentaire compliqué (puisqu'il s'agit de faire croire à des élus ignares un truc vrai avec des arguments pas vrais),ou pire, la rédaction d'un tableau statistique (c'est le pire) parce qu'un connard de lecteur de merde vient me demander où sont les ouvrages sur la numismatique, ça me gonfle. Mais je le fais. Mais on est clair : tous les bilans et argumentaires, c'est mon job. A moi d'assurer le reste avec. Et c'est faisable, j'en témoigne. Mais je n'en fais pas une idéologie non plus.

 

Il ne me viendrait jamais à l'idée de faire des statistiques en service public, ça demande bien trop de concentration. Mais si je sais que dans deux heures, je pourrai les faire, et au calme, ça évite les tentations. Ce qui nécessite encore une fois, un lieu isolé et un temps de service public limité et bien défini.

 

Enfin bravo si tu arrives à tout faire sans envoyer ch.. le lecteur, moi je ne pourrais pas.

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