Aller au contenu

Métier de bibliothécaire (lecture publique) et politique de la ville


Java
 Share

Messages recommandés

Face à une soit disant désertion des lecteurs dans les bibliothèques municipales (en comparaison aux chiffres de prêt, taux de rotation de certains documents et fréquentations lors d'actions culturelles des années 80 à 2000), les municipalités dans leur ensemble ouvrent une brèche, avec, en regard, les réflexions et questionnements pertinents de l'ABF,  en vue d'établir une nouvelle politique documentaire concernant directement notre métier consacré jusqu'à présent aux tous publics dans le cadre de la lecture publique. Il y a quatre ans à peine, cette politique, relayée par les cadres administratifs de notre ville auxquels les conservateurs sont soumis, mettait à mal les fameux "codes 5 et 6" dans nos acquisitions. Tout achat de document devant justifier de son "code 4" - à savoir "tout public". Certains professionnels ont pris ce mot d'ordre à la lettre. Car l'espace aussi étant à reconsidérer, il nous faut passer de 6 travées à 3 - autant de désherbages à effectuer par un pilonnage presque systématique du code 5, des réserves à vider, des pilons effectués sans tenir compte des non-rééditions, dans tous les domaines -surtout celui des documentaires. Ce n'est en effet pas le nombre de documents qui attire le lectorat sur un sujet particulier. C'est bel et bien le nombre ainsi limité de documents restant en prêt direct (à condition qu'une nouvelle signalétique raisonnée soit accessible par tous)  qui fera de nos lieux-ressources des lieux de découvertes. Aller à l'essentiel en suivant la couleur de l'étiquette (domaine,-sous-domaine regroupement). Une fois les pilons emportés lors de la prochaine braderie, lorsque le budget de fonctionnement ne permettra ni rachat de films classiques rayés ni doublon des œuvres du 19ème à l'étude pour les jeunes visiteurs collège et lycée,  qu'adviendra la lecture publique tout public lorsque, toutes actions culturelles en regard, nous devrons dire "non" (on n'a pas - on n'a plus). Les BM vont-elles devenir des lieux de ressources sans ressource ou presque, dès lors que leur couverture encyclopédique permettait dans les années fastes l'afflux d'usagers?  A quoi servira une ouverture dominicale ou une ouverture en soirée, cafétéria et convivialité à part, si nous ne sommes plus lieu-ressources tous domaines confondus? Comment faire de la place en éliminant (et sans en rendre compte par argument légitime à sa hiérarchie),  70% des fonds, en prêt directs ou indirect?  Comment peut-on mener cette démarche consciencieusement tout en sachant que le budget d'acquisition des prochaines années ne permettra pas de racheter des titres incontournables et cultes? Bref, comment ne pas péter les plombs.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Les réserves aussi ont fait l'objet d'un énorme désherbage. Il n'y a plus de "réserve" ! Et les jeunes visiteurs, quand on leur parle de Gallica ou des mivres â télécharger, nous prennent pour des poires. S'ils viennent c'est qu'ils ont besoin de quelque chose et on ne peut plus repondre â leur besoin. Et que dire des adultes...

 

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Il y a 20 heures, Ferris a dit :

On me répond que des résumés d’œuvres au programme il y en a plein sur le net et que d'autre part on n'est pas là pour remplacer le CDI.

 

Sauf que lire un profil d'une oeuvre et lire le résumé Wikipédia d'un bouquin sont deux démarches particulièrement différentes. Il y a fort à parier que le lecteur qui recherche le profil d'une oeuvre a déjà lu celle-ci et tente de mieux la comprendre. 

Et c'est méconnaître les CDI que de les croire remplis de "profils d'une oeuvre", ou même de classiques. Alors quoi? On décrète qu'on s'en cogne que les ados ne viennent pas parce qu'ils ont un CDI dans leur collège ou leur lycée? C'est stupide. 

 

Il y a 23 heures, Java a dit :

Les réserves aussi ont fait l'objet d'un énorme désherbage. Il n'y a plus de "réserve" ! Et les jeunes visiteurs, quand on leur parle de Gallica ou des mivres â télécharger, nous prennent pour des poires. S'ils viennent c'est qu'ils ont besoin de quelque chose et on ne peut plus repondre â leur besoin. Et que dire des adultes..

 

Triste... Je me souviens avoir lu je ne sais plus où que les bibliothèques finiraient par ressembler à des Apple store (par quelqu'un qui trouvait cela très bien en sus!). Mais enfin... beurk! Quoi, toutes les bibliothèques construites exactement sur le même modèle (déjà, ça, ça me chiffonne), pour proposer une série de mini-écrans, pas de place pour s'asseoir? Mais quel intérêt y aurait-il à se déplacer pour venir consulter des écrans qu'on a déjà chez soi? 

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Hem, justement, je connais bien ce que sont devenus les CDI et pas trop mal les ados. Les ados d'aujourd'hui qui s'emmerdent à lire un profil d'une oeuvre ont lu l'oeuvre. Ceux qui ne veulent pas s'embêter se contentent de Wikipédia, ou même de rien du tout. 

Que les CDI s'adaptent à leur public en n'étant pas remplis de classiques, c'est bien ce que j'ai dit. Ils sont pleins de littérature jeunesse. Sinon, ils ne serviraient qu'à fournir aux élèves les livres prescrits par le professeur de français. 

Modifié par Babarette
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Oui, les CDI ne contiennent pas beaucoup de profils d'oeuvres ou de résumés (parce que les profs de lettres feraient la gueule et critiqueraient sévèrement la politique d'acquisition du prof documentaliste auprès du proviseur... parce qu'il faut lire l'oeuvre, et pas le résumé.)

Donc, plutôt des séries BD et des romans pour jeune, d'après mes visites dans le CDI de mon collège.

 

Oui, la concurrence elle est là sur cette tranche d'âge : au CDI. (qui ont aussi leurs stats de fréquentation à enjoliver)

Gratuit, sur le lieu de travail, avec un bon choix bien ciblé.

 

Comme le dit Ferris, les ados viennent compléter leur lecture de séries à la bibliothèque, parce qu'ils sont malgré tout nombreux à vouloir lire la même chose.

Et donc ce qui nous sauve un peu, c'est la rareté au CDI.

 

Je comprends ce que dit Babarette comme suit : un ado normalement constitué veut plutôt lire un résumé rapide et pas le profil d'une oeuvre, ou alors l'oeuvre + le profil pour un devoir plus complexe, parce qu'en filière littéraire.

Dans les dons que l'on m'a fait, j'en ai découvert quelques-uns des livres "profils", c'est plus chiant abscons et lourd qu'un résumé Wikipedia.

Il faut être fou, ou en filière littéraire, pour avoir envie de ce genre de texte.

 

Car ça ne vaut pas le dessin animé/le film tiré de l'oeuvre. Ou la BD.

A la rigueur l'oeuvre audio.

 

Ou mieux, le résumé direct réalisé par un prof ou un autre ado sur un site... souvent payant.

Le top du nirvana "littéraire". Si, si.

Là, c'est court, rapide, et il n'y a plus qu'à recopier.

 

Pour un devoir de m..., strictement sans intérêt hors filière littéraire.

Que du bonheur.

 

Et quelque part, Ferris, ça ne m'étonne pas que tu l'aies fait plusieurs fois, surtout à l'époque où il n'y avait pas Internet, ni la Wikipedia.

Les profils qui me sont passés dans les mains dataient des années 80-90.

Au moins, tu avais affaire à des gamins intelligents, et débrouillards.

 

Rien que la démarche vaut le coup de pouce du bibliothécaire.

 

On peut aussi en tirer une propre démarche pour attirer les jeunes chez nous.

Chaque oeuvre lue au collège/lycée voit l'arriver de la vidéo, la BD, etc. correspondante à la bibliothèque.

Plus accès à quelques résumés bien faits... pour tout inscrit. (Face à la concurrence, tous les coups sont permis :devil:)

 

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Le 20/12/2017 à 21:55, Ferris a dit :

 Bien sur qu'on l'a dans le cul. Pas besoin d'avoir fait l'Enssib pour le savoir !

Pas mal cette phrase à méditer pour clore l'année... Joyeux Noël à tous les (vieux-vieilles) Bibliothécaires encore debout

On attend avec impatience les budgets 2018

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Le 20/12/2017 à 18:33, Java a dit :

Il y a quatre ans à peine, cette politique, relayée par les cadres administratifs de notre ville auxquels les conservateurs sont soumis, mettait à mal les fameux "codes 5 et 6" dans nos acquisitions. Tout achat de document devant justifier de son "code 4"

 

@Java

Je vais faire mon curieux habituel.

C'est quoi ces codes 4, 5, 6  ?

Il y a une nomenclature ou c'est réservé à ta structure ?

 

Pour répondre à ta peine du "que restera-t-il ?"

Il restera les bibliothécaires et leur hacktivisme.

 

Si tes collections papiers disparaissent, augmente tes collections informatiques de manière hacktiviste (pas par des abonnements vérolés... oups verrouillés).

 

Modifié par B. Majour
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Il y a 17 heures, B. Majour a dit :

 

@Java

Je vais faire mon curieux habituel.

C'est quoi ces codes 4, 5, 6  ?

Il y a une nomenclature ou c'est réservé à ta structure ?

Codes 1 à 3 sont réservés à la jeunesse, par tranche d'âge.  Le code 4 est "tous publics" adultes. Code 5 à peu près bac + 2; et code 6 = au-dessus + documents "spécialisés".

On a considéré ces dernières années que 5 et 6 correspondaient à un lectorat perdu qui trouvait ces ressources en ligne ou sur e-Book... Du coup il y a risque de voir là une certaine désertion.

Alors il a fallu prendre un virage. Aujourd'hui, les cadres sont parfois dans le déni de ce qu'ils ont eux-mêmes instituer (se rendant compte que c'était un raccourci quelque peu aléatoire? ). Toujours est-il que la psycho est truffé aujourd'hui de titres "développement personnel" très commerciaux (exemple : "transformez votre vie"...).

Il y a 17 heures, B. Majour a dit :

 

 

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Il y a 17 heures, Ferris a dit :

C'est mon vécu. Comme quoi je ne raconte pas que des conneries ni des trucs qui datent de Mathusalem...

 

:D

 

Tu n'es pas encore sénile, toujours bon pour le service, je confirme.  :wink:

De toute façon, la bibliothèque, ça conserve son homme, ou sa femme.

 

Il y a 3 heures, Java a dit :

On a considéré ces dernières années que 5 et 6 correspondaient à un lectorat perdu qui trouvait ces ressources en ligne ou sur e-Book

 

Ah, ok.

 

Enfin, trouvait, trouvait... je vois bien que les gens ne trouvent pas plus loin que la première page de Google.

 

Perso, je cherche toujours des lingots d'or, quelques diamants ou autres pierres précieuses (des vrais, pas des images, hein), je n'en ai pas encore trouvé un seul. 

Et vous ? :drool:

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Le 23/12/2017 à 13:55, B. Majour a dit :

De toute façon, la bibliothèque, ça conserve son homme, ou sa femme.

 

En effet, une bibliothèque, ça conserve, c'est un peu à ça que ça sert: nous voilà rassuré, l'essentiel du métier de bibliothécaire est toujours sauf ! :drool:

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

il y a une heure, Ferris a dit :

Mais il faut être clairs : nous ne sommes pas réellement formés pour ça. (A part le Reverend Majour, dont ce fut le berceau, bien sur:D

 

Ben, moi non plus à la base. (Je suis autodidacte)

Sauf que, quand tu cherches à dépanner des gens sur des problèmes informatiques ou de programmation sur les forums, ça aide.

(beaucoup de fausses solutions ou de manques de solution)

 

Ensuite, de là, tu glisses facilement à la recherche réponses des questions réponses sur Yahoo, puis sur biblio.fr parce que ce n'est pas plus difficile.

Et puis tu t'intéresses ensuite aux possibilités cachées de Google et de son soi-disant million de réponses (qui n'en compte pas plus de 500 à 800 en réalité), tu cherches alors d'autres moteurs de recherches moins limités/moins limitatifs.

Sans t'en rendre compte, tu acquiers des compétences en recherche qui étonnent tes proches (éventuellement les collègues)... Surtout quand tu ouvres une vingtaine d'onglets à chaque recherche :tongue:, que tu les parcours en lecture rapide (méthode d'écrémage) ou super rapide en cherchant un mot clef de la recherche (Ctrl F sur Firefox).

 

La recherche, c'est comme un muscle : une recherche par jour pour l'entretenir.

Et roule petit bolide.

 

(une recherche par jour, c'est une des raisons pour lesquelles je réponds ou tente de répondre à chaque question qui se pose sur l'Agorabib)

 

 

il y a une heure, Ferris a dit :

Mais si je suis infoutu de proposer à un môme de 13 ans le bon site pour le bon sujet (à Part Wikipédia, dont ils se foutent royalement car Wiki est compliqué, figurez-vous, c'est eux qui me le disent), alors ça ne va plus.

 

Wikipédia, effectivement trop compliqué pour les enfants (et même pour les adultes). Donc, on trouve la Wikipédia pour les enfants :

https://fr.vikidia.org/wiki/Vikidia:Accueil

Age de la cible 8 -13 ans.

 

Sinon, pour expliquer aux gens combien Internet c'est dangereux, ce n'est pas si difficile.

Tu prends le nom et le prénom de la personne... et tu remontes tout ce que tu trouves sur les sites de copains et autres réseaux sociaux. Certains finissent par se demander si tu les connais. Et là, ils prennent peur.

Ce jour-là, tu comprends très exactement le pouvoir dont disposent les moteurs de recherches et autres réseaux sociaux qui te prennent pour un pigeon à plumer. (ou pour une alouette, alouette je te plumerai) Et ils te plument, même quand tu consultes des sites qui ne leur appartiennent pas. (GoogleAnalytics, des pixels facebook de m..., tout est conçu pour te pister partout et tout le temps. Jusqu'aux si gentils cookies stockés sur ta machine, pour te rendre service bien sûr, mais qui stockent tout les sites affiliés où tu passes... et tu t'étonnes de recevoir de la pub ciblée, ou de voir soudain le prix d'un billet de voyage s'envoler de 30 % en moins de vingt minutes, parce que tu as attendu un peu plus longtemps sur une page de pub avant de partir, pour y revenir plus tard. Oui, oui, ils stockent aussi la durée de consultation des sites.)

 

C'est là où tu rêves de sites de bibliothèques qui apportent de l'information sans espionnage, sans arrière pensée.

 

C'est là où tu dis aux gens de hacker le système, d'utiliser des bloqueurs de pubs, de ne jamais mettre leur vrai date de naissance, ni leur vrai nom, de mentir le plus souvent possible à la machine. D'ouvrir 10-15 onglets en même temps. De vider les caches et les cookies en quittant le navigateur (oui, il faut retenir ses mots de passe, ce sera nécessaire sur une autre machine).

 

Et comme les gens aiment bien mentir ou se travestir d'un avatar, le combat est moins perdu qu'il n'y paraît.

Ah oui, c'est peut-être le contre-pied de "comment bien utiliser internet" (que je serais curieux de lire, tiens).

Tu l'as au format numérique (PDF ou doc) ?

  Bernard

 

 

 

 

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Il y a 8 heures, Ferris a dit :

Prenons un exemple différente et très courant, cher Bernard : cela fait des années que mes adotes me pourrissent mes ordis avec leurs clés USB. Ces machins sont des bombes ambulantes. Je leur explique, avec  pauvres mots, mes pauvres connaissances. A la centrale, on a un poste dédié non connecté, à la vérif de ces foutes clés. Moi j'ai pas. Je ne sais pas détecter une clé pourrie d'une autre. Je suis un autodidacte. Je fais quoi ?

 

Heu, tu demandes à la DSI de mettre l'antivirus en mode "contrôle automatique des clefs USB", sur chaque poste.

Parce que les clefs USB des ados, ce sont bien des bombes à retardement.

 

Tu veux savoir ce qu'est une clef USB pourrie ? => elles sont toutes pourries par définition, tout support amovible qui se balade est pourri, donc il ne faut pas chercher plus loin.

 

Tous les chiens ont des puces, alors on leur passe tous le peigne anti-puces

 

En version adulte.

Si vous faites l'amour avec tous ceux que vous rencontrez, vous allez ramener quelque chose à la maison, et ce sera très désagréable.

C'est pareil avec votre ordinateur, vous ne ferez pas la vérification de la clef du petit-fils ou de la petite-fille, et vous allez ramasser une grosse cochonnerie, qui va tuer toutes vos photos, et ça va vous coûter un bras. Je sais, vous ne ferez pas le contrôle... il faut apprendre dans la douleur. Quand vous en aurez eu pour 150 euros et perdu tous vos souvenirs, là vous aurez compris.

 

Idem pour les sauvegardes, on apprend dans la douleur quand on a perdu 10 à 15 heures de travail, et qu'il faut tout recommencer... à zéro.

 

Est-ce que je suis un pro en informatique ?

Non, je suis un véritable informaticien.

Un véritable informaticien ne réinvente pas la roue, il regarde d'abord sur les forumsou dans les bouquins si quelqu'un a construit le modèle de roue qui convient ou pourrait convenir à son besoin.

Un véritable informaticien, c'est avant tout une grosse feignasse. :tongue:

Il passe d'abord en magasin.

 

C'est pourquoi, si je veux écrire une charte d'acquisition des collections, je vais faire le tour des rayons du magasins "bibliothèques", et des collègues.

Certains me diront : moi, j'utilise des pneus neige, ça ne peut pas te convenir... sauf que je regarde la conception du pneu et pas uniquement le côté neige. La façon de tourner les phrases, de présenter les rubriques, d'utiliser certains mots plutôt que d'autres. Tout a son importance.

 

Etre une grosse feignasse, ça demande certaines compétences de... copieur. (tu sais, cette vilaine chose qu'il ne fallait pas faire à l'école, parce que n'était pas bien... mais que tout le monde fait dans la réalité parce que c'est bien, c'est économique en temps et le temps c'est de l'argent)

Et il vaut mieux copier les pros que les débutants. Tout se rejoint.

 

Car à copier les pros, on en prend la démarche et les techniques.

 

Il y a 9 heures, Ferris a dit :

Par contre, parce que  c'est Noel, tu as droit à un cadeau : En matière de bibliothèque nous sommes quasiment tous des pros. Sauf toi. Là tu es un autodidacte. Et de temps en temps tu dois avoir besoin d'un coup de main. :tongue:

 

:D

De temps en temps ?

C'est tout le temps, Ferris.

Il y a tellement de choses que je ne connais pas dans ce métier.

 

Quand je file un coup de main à une personne, ce n'est pas uniquement pour l'aider. C'est pour y réfléchir aussi, et m'auto-filer un coup de main.

Car transmettre de l'information aux autres, ou apprendre aux autres, c'est apprendre deux fois.

Trois quand il faut transmettre/apprendre à un enfant ou à un ado, ou à Mme Gertrude.

 

Quand ça ne déborde pas sur bien d'autres questions.

Ce qui fait que toute question, même celles d'un néophyte, est riche.

On est riche de ses questions.

 

Et tes réponses, comme celles des autres forumers, sont souvent un sapin de Noël qui illumine la nuit de mon inculture.

Plus la guirlande est longue, plus elle m'est plaisante.

 

Tiens, pour te donner une idée du cadeau que tu viens de me faire.

En tant qu'informaticien et amateur de SF, je me pose toujours plein de questions sur l'Intelligence artificielle.

Qu'est-ce que c'est ? Comment ça devrait être ? Comment la rendre performante ?

En ce moment, on les met en situation d'apprentissage "en force brute" (tu testes toutes les solutions, tu compares les éléments entre eux et tu les associes)

Expliquer à un enfant, ce serait : on te donne un marteau et tu vas taper sur tous les jouets qu'on te présente... pour tester leur résistance face à un enfant de ton âge.

Sauf que la nature, n'agit pas de cette manière depuis des millions d'années. Depuis des millions d'années, elle utilise des mentors, des parents, de la famille, des prédateurs aussi.

La nature utilise des gens qui savent, des créatures qui stockent l'information et la retransmettent à leurs descendants qui en ont besoin... pour assurer leur survie (oui, même les prédateurs qui t'obligent à courir vite, à rester en alerte sont des mentors, et te permettent d'échapper aux feux de forêts, aux catastrophes naturelles).

Une véritable intelligence artificielle, ce sera donc une intelligence capable de trouver le plus rapidement des mentors efficaces pour ses besoins et sa survie.

Pour trouver l'information qui lui faut au moment où il lui faut. Non pas pour obtenir LA bonne réponse ultime, mais une bonne réponse possible.

 

Tu le sens bien, tout ça nous ramène aux bibliothèques, à leur rôle de "mentor," de collections (de sommes d'intelligence collective) qui offrent des solutions à adapter (à l'instant t, via les bibliothécaires) Ce qui rend cette profession et son oeuvre de collecte plus indispensable que jamais, pour le futur.

Et les bibliothèques territoriales en font partie, les romans, les films sont également des sources de solutions potentielles.

 

 

Le jour où un algorithme viendra te dire : "merci, papa", tu sauras que tu as une véritable intelligence artificielle en face de toi.

Une vraie de vraie !

 

Pas un truc Google ou Gagagafa préhistorique et force brute.

 

Il y a 11 heures, Ferris a dit :

Bernard est-il  un algorithme ? C'est la question 2018 ! 

 

Oui, je suis sans doute un algorithme.

Mais un algorithme copieur, autodidacte et fainéant... je ne peux pas survivre sans une base de données fournie. Avec son lot de questions alimentaires.

 

Si les prédateurs sont des mentors, qu'est-ce que c'est qu'un prédateur d'information ou un prédateur en bibliothèque ?

Et comment assure-t-il la survie des usagers ?

 

Une bonne thématique pour 2018.

:D

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Il y a 2 heures, B. Majour a dit :

En version adulte.

Si vous faites l'amour avec tous ceux que vous rencontrez, vous allez ramener quelque chose à la maison, et ce sera très désagréable.

 

Je m'insurge Bernard, le problème n'est pas tant de "faire l'amour avec tout ce que l'[on] rencontre", le problème est de se protéger! Si chacun, chacune, à deux ou à plus est d'accord , CONSENTANT,  point de problèmes! 

Et ça, aux ados, aux adotes, il faut leur expliquer! Tout comme une clef USB il faut utiliser des protections diverses et variées!

 

Et au passage, on en profite pour un petit topo sur le respect, tout ça, tout ça! 

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Tu vois que ça marche, tu t'insurges... et tu vas te protéger.

 

Pour la clef USB, une seule protection, le scanner de l'antivirus.

Et donc, oui, on en profite pour un petit coup sur le respect dû à sa clef USB, si on ne veut pas qu'elle récolte/sème des microbes partout où elle passe.

 

Pour le côté, humain, de l'histoire. La protection n'est jamais garantie à 100 %.

Et on se refile déjà pas mal de choses rien qu'en se serrant les mains ou en s'embrassant sur les joues, sans pour autant se protéger.

En plus, avec le serre paluche/bisous du jour, tu ne te serais pas insurgée avec force.

 

Pour le côté

"faire l'amour avec tout ce que l'[on] rencontre"

On voit bien que tu es citadine. Chez moi, il y a des chats, des chiens, des vaches, des moutons, des chèvres et... des hérissons. Alors on fait attention ! :hyper:

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Il y a 6 heures, B. Majour a dit :

Est-ce que je suis un pro en informatique ?

Non, je suis un véritable informaticien.

Un véritable informaticien ne réinvente pas la roue, il regarde d'abord sur les forumsou dans les bouquins si quelqu'un a construit le modèle de roue qui convient ou pourrait convenir à son besoin.

Un véritable informaticien, c'est avant tout une grosse feignasse. :tongue:

 

Je plussoie. Quand mes collègues me traitent de feignasse (pour rire), je réponds que chez les informaticiens, la paresse est une qualité professionnelle. Je ne suis pas toujours sûr d'être bien compris.

 

 

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Il y a 18 heures, Ferris a dit :

Prenons un exemple différente et très courant, cher Bernard : cela fait des années que mes adotes me pourrissent mes ordis avec leurs clés USB. Ces machins sont des bombes ambulantes. Je leur explique, avec  pauvres mots, mes pauvres connaissances. A la centrale, on a un poste dédié non connecté, à la vérif de ces foutes clés. Moi j'ai pas. Je ne sais pas détecter une clé pourrie d'une autre. Je suis un autodidacte. Je fais quoi ? Te fatigues surtout pas à me répondre, le mec du cybercentre m'a expliqué. Rien compris. Alors de temps en temps je fais appel au DSI pour me nettoyer toute cette merde. Et il a autre chose à foutre, évidemment.

 

Autoriser des clefs USB sur des ordinateurs publics nécessite un certain nombre de précautions qui doivent être respectées sous peine d'aller au devant de graves ennuis (je dis ça pour ceux qui nous liraient, même autodidacte, tu as dû l'apprendre au fil des ans) :

 

- Que les ordinateurs en question soient sur un réseau (VLAN dans le jargon des DSI) isolé, surtout aucun contact avec le réseau professionnel. C'est le travail des DSI, dans leur propre intérêt.

 

- Une régénération quotidienne des machines en question, il y a quelques systèmes faits pour ça, cela remet les ordis à leur état initial tous les jours., à chaque démarrage.

 

- Un antivirus à jour, et donc mis à jour quotidiennement. Les OS (Windows) et les navigateurs doivent être eux aussi constamment à jour.

 

- Des sessions nominatives bien identifiées, sans session générique "de dépannage", et avec un système de droits en écriture bien restrictif.

 

Si ces quatre conditions ne sont pas réunies, il ne faut pas ouvrir le service. En tout cas moi, je le refuse. Certes, on aura rendu service au lecteur qui aura pu imprimer ses trois pages, mais si en rentrant chez lui et en insérant la clef sur son ordi perso, celui-ci se retrouve entrièrement inutilisable (randsomware, par exemple...), cela aura été très cher payé.

 

Ici, depuis le mois de juillet, les postes publics sont sous Linux (solution Webkiosk), en plus des quatre conditions énoncées ci-dessus. On a pu autoriser l'accès aux clefs USB pour tous les ordinateurs publics, ce qui était loin d'être le cas avant. Pas d'ennuis constatés, même s'il faut se garder de toute illusion sur une sécurité absolue.

 

 

Il y a 18 heures, Ferris a dit :

 

Excuse-moi mais nous sommes  tous des autodidactes en la matière. Sauf toi. Tu es un pro de l'informatique de ses pièges. Tu n'as besoin de personne. Moi j'ai besoin de plein de gens. Qui ne viennent jamais.

 

Et ils n'en ont pas marre de nettoyer des postes vérolés ?

 

 

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Je ne sais pas du tout comment on fait, mais il est parfaitement possible d'empêcher la connexion de clés USB sur un ordinateur, ou même sur une session. 

Maintenant, ça pose la question de l'étendue du service qu'on peut offrir au public: est-ce qu'on laisse les adotes brancher leur clé USB pour enregistrer un travail qu'elles feront à la bibliothèque et ainsi, les adotes continueront de fréquenter la bibliothèque, ou est-ce qu'on interdit l'usage de la clé USB, quitte à faire fuir les adotes (et les autres, parce qu'il n'y a pas que les adotes qui ont des virus sur leur clé USB). 

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Rejoindre la conversation

Vous pouvez publier maintenant et vous inscrire plus tard. Si vous avez un compte, connectez-vous maintenant pour publier avec votre compte.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Collé en tant que texte enrichi.   Restaurer la mise en forme

  Seulement 75 émoticônes maximum sont autorisées.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédent a été rétabli.   Vider l’éditeur

×   Vous ne pouvez pas directement coller des images. Envoyez-les depuis votre ordinateur ou insérez-les depuis une URL.

 Share

×
×
  • Créer...