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Métier de bibliothécaire (lecture publique) et politique de la ville


Java

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Face à une soit disant désertion des lecteurs dans les bibliothèques municipales (en comparaison aux chiffres de prêt, taux de rotation de certains documents et fréquentations lors d'actions culturelles des années 80 à 2000), les municipalités dans leur ensemble ouvrent une brèche, avec, en regard, les réflexions et questionnements pertinents de l'ABF,  en vue d'établir une nouvelle politique documentaire concernant directement notre métier consacré jusqu'à présent aux tous publics dans le cadre de la lecture publique. Il y a quatre ans à peine, cette politique, relayée par les cadres administratifs de notre ville auxquels les conservateurs sont soumis, mettait à mal les fameux "codes 5 et 6" dans nos acquisitions. Tout achat de document devant justifier de son "code 4" - à savoir "tout public". Certains professionnels ont pris ce mot d'ordre à la lettre. Car l'espace aussi étant à reconsidérer, il nous faut passer de 6 travées à 3 - autant de désherbages à effectuer par un pilonnage presque systématique du code 5, des réserves à vider, des pilons effectués sans tenir compte des non-rééditions, dans tous les domaines -surtout celui des documentaires. Ce n'est en effet pas le nombre de documents qui attire le lectorat sur un sujet particulier. C'est bel et bien le nombre ainsi limité de documents restant en prêt direct (à condition qu'une nouvelle signalétique raisonnée soit accessible par tous)  qui fera de nos lieux-ressources des lieux de découvertes. Aller à l'essentiel en suivant la couleur de l'étiquette (domaine,-sous-domaine regroupement). Une fois les pilons emportés lors de la prochaine braderie, lorsque le budget de fonctionnement ne permettra ni rachat de films classiques rayés ni doublon des œuvres du 19ème à l'étude pour les jeunes visiteurs collège et lycée,  qu'adviendra la lecture publique tout public lorsque, toutes actions culturelles en regard, nous devrons dire "non" (on n'a pas - on n'a plus). Les BM vont-elles devenir des lieux de ressources sans ressource ou presque, dès lors que leur couverture encyclopédique permettait dans les années fastes l'afflux d'usagers?  A quoi servira une ouverture dominicale ou une ouverture en soirée, cafétéria et convivialité à part, si nous ne sommes plus lieu-ressources tous domaines confondus? Comment faire de la place en éliminant (et sans en rendre compte par argument légitime à sa hiérarchie),  70% des fonds, en prêt directs ou indirect?  Comment peut-on mener cette démarche consciencieusement tout en sachant que le budget d'acquisition des prochaines années ne permettra pas de racheter des titres incontournables et cultes? Bref, comment ne pas péter les plombs.

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Les réserves aussi ont fait l'objet d'un énorme désherbage. Il n'y a plus de "réserve" ! Et les jeunes visiteurs, quand on leur parle de Gallica ou des mivres â télécharger, nous prennent pour des poires. S'ils viennent c'est qu'ils ont besoin de quelque chose et on ne peut plus repondre â leur besoin. Et que dire des adultes...

 

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