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Atelier de médiation animale en bibliothèque


louiseeng
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Messages recommandés

il y a 26 minutes, richard petit a dit :

Je vous sens aigrie.

 

Vu ton niveau de fermeture, je dirais plutôt réaliste.  :whistle:

 

Pour répondre à tes interrogations et incompréhensions

il y a 26 minutes, richard petit a dit :

(et la "médiation animale" en est une, dans notre contexte j'entends)

 

un petit exemple, qui peut tout à fait justifier la présence d'animaux en bibliothèque.

https://www.santevet.com/articles/russie-un-chat-employe-dans-une-bibliotheque

 

En Russie, une bibliothèque a officiellement accueilli un chat dans ses locaux.

On connaît désormais les bars à chats où les consommateurs peuvent prendre une collation tout en bénéficiant de la présence de chats. Né au Japon, le premier en France vient d’ouvrir à Paris. 

En Russie, c’est une bibliothèque qui a officiellement accueilli dans ses locaux un chat. 
A Novorossiysk (dans le Sud du pays), Kuzya, un chat errant qui avait pris refuge dans l’établissement et a été adopté par le personnel. 
Désormais, après avoir été identifié et vacciné, sa présence est officielle. Il est devenu assistant bibliothécaire. 
La fréquentation de la bibliothèque aurait connu, suite à la présence de Kuzya, une augmentation. 

 

Rien que pour ça, introduire des animaux est tout à fait probant.

Ce chat n'est pas un cas isolé en bibliothèque.

https://americanlibrariesmagazine.org/2017/01/03/library-cats-leave-some-sneezing-others-feline-fine/

https://www.mentalfloss.com/article/52810/10-cats-who-live-library

https://www.mentalfloss.com/article/30800/9-delightful-library-cats

 

Tu en as d'autres.

https://animalaxy.fr/des-animaux-dans-les-bibliotheques-universitaires-contre-le-stress/

Des chiens, des lapins aussi. C'est vrai que dans la BU d'Angers, ils sont assez avant-gardistes.

Les bibliothèques souffrent parfois d’une image un peu figée et stéréotypée : pas de bruit, interdiction de discuter et de manger, etc. Mais ce que nous rappelle cette initiative, c’est qu’elles sont aussi – et avant tout – des lieux de vie et de lien social. Pas de raison pour que les animaux n’y aient pas leur place, donc !

 

Au moins, ça prouve que certains bibliothécaires savent évoluer avec leur temps. Ou peut-être retrouvent des racines perdues.

En Ruralité, rurbanité, l'animal a et reste toujours présent. Et si on se veut "troisième lieu", pourquoi n'y aurait-il aucun animal dans ces espaces "comme à la maison".

 

Maintenant, si tu préfères les chiens (et leur côté incongru)

http://pub7.bravenet.com/photocenter/album.php?usernum=570107836#bn-photocenter-1-1-570107836/55248/1/

 

We have had many examples of the changes in children, following their reading sessions with the DHK Team, who have improved their literacy skills, increased their achievement at school, dramatically improved their confidence and social skills and generally increased their all-round attentiveness and motivation. We have had some very impressed parents and teachers, who have told us of individual children for whom the sessions have made a world of difference. ” Sharon Dixon, Library Supervisor – Quoted at Dogs Helping Kids

https://www.publiclibrariesnews.com/practitioners/promotional-techniques-and-marketing/dogs-in-public-libraries

 

Bref, bien des raisons pour Marion d'aller plus loin dans son projet et de le mener au bout. :thumbsup:

En plus, même les anglais s'y mettent,

https://www.northyorks.gov.uk/news/article/dogs-drop-library-lend-ear-young-readers

C'est dire.

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richard petit

@B. Majour

Ce n'est pas parce qu'une niaiserie fait l'unanimité et qu'elle s'internationalise qu'elle change de nature. Vous multipliez les exemples mais en fait de preuves ou d'analyses, vous ne renvoyez qu'à des prospectus, des annonces qui veulent faire croire, comme toute bonne publicité, que ce qui est vendu répond à un besoin identifié (encore une fois, je reste dans le contexte des bibliothèques).

 

Il y a un point, dans votre inventaire, avec lequel je serais presque d'accord : "Et si on se veut "troisième lieu", pourquoi n'y aurait-il aucun animal dans ces espaces "comme à la maison"." Pourquoi pas, en effet : la notion de "troisième lieu" (telle que vantée dans les bibs) est déjà une niaiserie de premier choix ; qu'elle se conjugue avec la "médiation animale" est donc dans l'ordre des choses, je vous le concède bien volontiers. Je dis "presque" parce que le "3e lieu" ce n'est justement pas le "comme à la maison". Reprenez les termes de la doctrine. Quand on multiplie comme vous les renvois, les liens pour écraser le contradicteur sous une avalanche de références (incontrôlées), il faut être rigoureux.

 

Plus gravement : il y a quelque chose de tragique dans l'enthousiasme d'une partie de la profession pour des initiatives qui devraient susciter la honte ou le sarcasme. A quel degré d'abaissement ou de désarroi ces collègues sont-ils parvenus pour ne plus trouver dans leurs propres capacités (savoirs, savoir-faire, sens du service public) l'assurance de l'utilité sociale des bibliothèques et les moyens d'exercer leur métier dignement et avec compétence ?

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Il y a 2 heures, richard petit a dit :

Ce n'est pas parce qu'une niaiserie fait l'unanimité et qu'elle s'internationalise qu'elle change de nature.

 

Une niaiserie, suivant ton avis. Ce qui change quelque peu la donne.

 

On dirait ceci :

Pour tiers-lieux, il est important de rappeler qu'un lieu devient tiers-lieu s'il répond à certains critères et non que l'on peut créer un tiers-lieu en n'en réunissant que certains. Cela amène au fait que le tiers-lieu est subjectif, le tiers-lieu de l’un n’étant pas le tiers-lieu de l’autre et un jardinier d’un jardin partagé verra, par exemple, un hackerspace comme une réunion de geeks inutiles.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tiers-lieu#Biblioth%C3%A8ques

 

C'est tout à fait ton cas. tu penses que c'est inutile, comme un jardinier attaché à son pré carré.  (ce n'est pas un défaut, c'est un choix)

Sauf que ça émerge ailleurs. "Emerge ailleurs", ça veut quand même dire que d'autres bibliothécaires, des cadres, des élus, se sont posés la question. Et ils ont validé l'expérimentation. Car ça reste une expérimentation, au moins en bibliothèque.

 

Est-ce que c'est vraiment une niaiserie ou un courant qui monte ?

Il suffit de regarder l'émergence des bars à chats, ou à chiens. Dans le monde, et en France, (je te laisse chercher) pour s'apercevoir que les citadins (les citadins vacanciers dans le cas de Marion) sont en manque de quelque chose.

 

Si tu veux des stats, en voici :

https://fr.statista.com/statistiques/588434/opinion-francais-bars-a-chats/

Pour te conforter 60 % pensent qu'un bar à chats est un gadget, mais 67 % pensent que ça correspond aux pratiques d'aujourd'hui.

Si on lançait le même questionnement parmi les bibliothécaires, on aurait sans doute le même genre de retours.

 

Je te précise ici que je ne cherche pas à te convaincre. (je connais très bien ta position et ton opposition aux sujets border-line)

Les liens que j'ai mis plus haut sont avant tout destinés à Marion, pour lui permettre de présenter au mieux son projet à ses élus.

 

Il y a 3 heures, richard petit a dit :

A quel degré d'abaissement ou de désarroi ces collègues sont-ils parvenus pour ne plus trouver dans leurs propres capacités (savoirs, savoir-faire, sens du service public) l'assurance de l'utilité sociale des bibliothèques et les moyens d'exercer leur métier dignement et avec compétence ?

 

Là, j'ai la réponse : ça s'appelle, la curiosité.

Ce qui ne dénie en rien l'utilité sociale, ou autre, des bibliothèques plus classiques. Ou des médiathèques, avec CD/DVD/Vinyle ou même, ordinateurs, jeux vidéos, ou jeux de société (plus récemment) Autant de points décriés en leur temps, par certains qui ne vivaient que par le papier. Non ?

Les essais timides du début ont fait place à une certaine "normalité".

 

 

Ah oui, concernant le tiers-lieu, je te glisse simplement ceci :

8. Une maison hors de la maison : Le tiers-lieu offre à ses occupants de la chaleur et un sentiment de possession et d’appartenance qui amènera le tiers-lieu à être aussi ressourçant, voire plus, pour l'occupant que sa propre maison.

Même lien Wikipédia que précédemment. La doctrine dont tu parles, je l'ai étudiée sous plusieurs points. Certains sont vraiment amusants à décortiquer.

 

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richard petit

@Majour

 

Concernant le "tiers lieu", vous êtes à côté de la plaque. Il y a pourtant beaucoup de sources d'information qui pourraient vous éclairer, ne serait-ce que le mémoire d'une élève de l'ENSSIB, qui fait de la réclame pour ce truc. Vous dites avoir bien labouré la question. Or il y a manifestement un point que vous n'avez pas "étudié". Si le sujet vous passionne toujours autant, je vous laisse le découvrir seul.  

 

Concernant ce que vous appelez "curiosité" et que vous illustrez par l'histoire des bibliothèques, vous êtes là encore à côté de la plaque. Mais le démontrer me prendrait trop de temps. Disons, pour aller vite, que vous vous prévalez d'un argument usé jusqu'à la corde et constamment invoqué comme un gimmick (un anglicisme qui se justifie). Or l'histoire des bibs publiques n'est pas linéaire. Je sais : c'est une réponse un peu courte mais je n'ai pas le temps (et un forum n'est pas forcément le lieu pour des analyses fouillées).

 

"Unread replies" : dommage !

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Il y a 6 heures, richard petit a dit :

@Majour

 

Concernant le "tiers lieu", vous êtes à côté de la plaque. Il y a pourtant beaucoup de sources d'information qui pourraient vous éclairer, ne serait-ce que le mémoire d'une élève de l'ENSSIB, qui fait de la réclame pour ce truc. Vous dites avoir bien labouré la question. Or il y a manifestement un point que vous n'avez pas "étudié". Si le sujet vous passionne toujours autant, je vous laisse le découvrir seul.  

 

Bonjour Richard

 

Merci d'être égal à toi-même.

Quelque part, c'est réconfortant. Au moins tu as fait ma journée. :w00t:

Pour le troisième lieu, oui, tu as aussi un très bon Médiathème sur le sujet. Tout le monde n'y est pas aussi dithyrambique que tu le penses.

https://abf.asso.fr/boutique/mediathemes/15-bibliotheques-troisieme-lieu-2e-edition-revue-et-augmentee.html

 

Il y a 6 heures, richard petit a dit :

Or l'histoire des bibs publiques n'est pas linéaire.

 

C'est vrai.

Il me semble avoir lu qu'il y avait des chats dans les bibliothèques antiques.

Et sans doute des chiens pour se protéger des voleurs.

 

Pour avoir regardé un peu plus loin les animaux en bibliothèque, le plus amusant est ce collègue qui avait ses propres couleuvres et sa jatte de lait.

http://radama.free.fr/desseins_de_la_semaine/?p=10618

Légende urbaine ou réalité. Il faudra que je continue à regarder.

 

Il y a 6 heures, richard petit a dit :

"Unread replies" : dommage !

 

Oh no, kiddy boy.

You totally wrong, the journey is the reward, not the goal !

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Ma foi, puisqu'on parle de chiens, je propose de laisser ce Monsieur aboyer. 

C'est étonnant de traiter une personne d'aigrie, après l'avoir traitée de bobo, tout en se plaignant à longueur de post que les bibliothèques ne sont pas ce qu'elles devraient être et que les collègues sont mauvais et en se plaignant également d'être "insulté".

Si Richard n'est pas un troll, c'est ce qu'Internet appelle un "boomer" (même si l'Académie Française préfère dire "boumé", elle aime le ridicule). 

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  • 2 weeks later...
richard petit

Ah ! Je vois qu'on en profite durant mes vacances (toujours trop courtes) !

Comme c'est l'heure de ma récré, allons-y.

 

@Majour

Vos messages, trop longs ou surchargés de renvois, ne trompent pas : trop de références et toujours anecdotiques. Vous êtes un paresseux - en dépit de vos 2341 buts (méfiez-vous, vous risquez de sombrer dans les travers de votre meilleur ennemi). Autre chose : ne confondez pas sarcasme et réflexion.

 

@Zénodotos

Vous aurez beau inciter le monde à exclure tout ce et tous ceux qui ne vous agréent pas, vous n'empêcherez pas les interventions intempestives. D'autres que vous, ici même, ont essayé et se sont cassés les dents. Preuve que les modérateurs ont bon goût.

Richard, le chien ? J'accepte volontiers votre compliment, qui m'évoque le Cynique.

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@B. Majour

Non mais Bernard, il faut revenir à  l'essence même d'une bibliothèque soit un lieu avec des livres, point barre.

On peut à la limite concéder quelques tables de.travail mais à la seule condition d'utiliser les livres de la bibliothèque. 

 

Si, si, si je t'assure, y'a que ça de vrai !

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il y a 59 minutes, Louve a dit :

@B. Majour

Non mais Bernard, il faut revenir à  l'essence même d'une bibliothèque soit un lieu avec des livres, point barre.

On peut à la limite concéder quelques tables de.travail mais à la seule condition d'utiliser les livres de la bibliothèque. 

 

Si, si, si je t'assure, y'a que ça de vrai !

 

Ah, mais, pourquoi le mot "revenir" ?

 

Tu sais, Louve, certains n'ont jamais quitté cet univers. :D

 

Et pour les tables, c'est non. Les scribes égyptiens étaient assis par terre.

 

S'il faut revenir aux fondamentaux, autant que ce soit ça :

Le musée devint un centre académique de hautes recherches où les savants étaient défrayés par le prince (il avait de plus fait édifier dans le complexe du Museîon appartements et réfectoire à leur intention) et où ils trouvaient les instruments, collections, jardins zoologiques et botaniques nécessaires à leurs travaux. La bibliothèque ne ressemblait pas à celles d'aujourd'hui avec une salle et un mobilier spécifique. Selon Strabon, les livres étaient dans des niches dans l'épaisseur des murs des peripatos (« péripate », portiques à colonnes servant de promenoir couvert), les lecteurs les lisant probablement dans ce « péripate » ou dans les allées ombragées des jardins. Il faut dire qu'avant Ambroise de Milan, on lisait à voix haute, et donc souvent dans les jardins.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Biblioth%C3%A8que_d%27Alexandrie

 

Ceci, c'était pour le côté sarcastique ou réflexif, selon Richard. (En plus, il confond but et voyage. Seul le voyage est vraiment intéressant)

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richard petit
Il y a 13 heures, Louve a dit :

@B. Majour

Non mais Bernard, il faut revenir à  l'essence même d'une bibliothèque soit un lieu avec des livres, point barre.

On peut à la limite concéder quelques tables de.travail mais à la seule condition d'utiliser les livres de la bibliothèque. 

 

Si, si, si je t'assure, y'a que ça de vrai !

"L'essence", c'est une bonne idée : brûlons les bibliothèques "3e lieu" ! On sera sûr de ne pas commettre d'autodafé.

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Zénodotos
Le 02/03/2021 à 23:14, Louve a dit :

@B. Majour

Non mais Bernard, il faut revenir à  l'essence même d'une bibliothèque soit un lieu avec des livres, point barre.

On peut à la limite concéder quelques tables de.travail mais à la seule condition d'utiliser les livres de la bibliothèque. 

 

Si, si, si je t'assure, y'a que ça de vrai !

 

Mais les livres, on accepte le codex ou on reste sur les volumens ? Est-ce qu'on va jusqu'à l'imprimé?

 

Je vous laisse, je dois parcourir les rayons en disant "chuuuuuuuuuuut".

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il y a 12 minutes, Zénodotos a dit :

Mais les livres, on accepte le codex ou on reste sur les volumens ? Est-ce qu'on va jusqu'à l'imprimé?

 

Je vous laisse, je dois parcourir les rayons en disant "chuuuuuuuuuuut".

 

Ah non, on va jusqu'aux manuscrits avec leurs superbes enluminures, dorées à l'or fin.

De vrais livres, faits pour durer.

 

Surtout ceux avec de l'Arsenic

Protection contre les insectes

D'après les universitaires, la présence d'arsenic pourrait être expliquée par l'utilisation du vert de Paris, une variante de l'arsenic prisée au XIXe siècle pour "l'intensité de (sa) couleur (verte) et sa résistance à la décoloration". Dans ce cas-ci, "le pigment n’a pas été utilisé pour des raisons esthétiques, ajoutent Jakob Povl Holck et Kaare Lund Rasmussen. Une explication plausible de l’utilisation (...) du vert de Paris sur les vieux livres était la protection contre les insectes et la vermine".

https://www.francetvinfo.fr/culture/livres/danemark-des-chercheurs-decouvrent-trois-livres-empoisonnes-a-l-arsenic-dans-une-bibliotheque-universitaire_2845375.html

 

Si tu dois crier chuuuuut, n'oublie pas de mettre tes grosses lunettes et de parfaire ton chignon. :lol:

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Il y a 1 heure, Zénodotos a dit :

Mais les livres, on accepte le codex ou on reste sur les volumens ? Est-ce qu'on va jusqu'à l'imprimé?

 

Je vous laisse, je dois parcourir les rayons en disant "chuuuuuuuuuuut".

 

L'imprimé est accepté dès lors qu'il s'agit d'écrits de qualité.

 

En plus du "Chuuuuuttttt", n'oublie pas de vérifier qui entre dans la bibliothèque et pourquoi!

 

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richard petit

@Majour et Zenodotos

Il faut bien en convenir : votre humour pataud n'a pas fait rire grand monde et cache mal votre agacement d'être pris à rebrousse-poil. Ce qui témoigne du bon goût de la majorité des collègues.

Score :

Richard : 1

Les aigris : 0

A la prochaine.

 

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Le 03/03/2021 à 12:47, Marion R a dit :

Mon dieu, Richard m'a fait rire.

 

Pour une fois, moi aussi. Il va falloir arrêter les beaux discours et se rendre à l'évidence : nous allons vers des bibliothèques sans livres. Et des bibliothécaires appelés à devenir animateurs socio-culturels. Dans mon réseau nous avons vu apparaitre sur nos bulletins de salaire dès 2019 la mention "animateur lecture", tous grades et fonctions mêlés. Décision des politiques. Personne n'a bronché. Au passage il faudra un jour s'interroger sur l'impact de tout cela sur les recrutements.

 

J'ai aussi cru et défendu, sur ce forum, cette idée de la fin du bibliothécaire prescripteur au profit du bibliothécaire médiateur. Une nécessité à une certaine époque par ailleurs. Et puis, très vite, on est passé à l'importance de bâtir un projet entièrement basé sur la demande du public. Comme les profs actuels qui considèrent depuis 30 ans que ce sont les élèves qui ont quelque chose à leur apprendre... 

 

Aujourd'hui avec du recul et la lecture de nombreuses réalités locales, je n'y crois plus.

 

Quelques phrases essentielles tirées d'un article d'Actualitté, et ou l'on retrouve l'essentiel de la philosophie du Mediathème de l'ABF sur ce sujet.

https://actualitte.com/article/24521/interviews/bibliotheques-le-troisieme-lieu-consiste-a-privilegier-la-relation-humaine

 

le troisième lieu, par essence, c'est le pub irlandais, le bar français ou la piazza italienne : ces espaces où règne une grande tolérance, où tout le monde peut entrer et parler à son voisin sur un pied d'égalité, sans hiérarchie sociale.

 

Quand on était bibliothécaire prescripteur et qu'il faut devenir bibliothécaire médiateur, facilitateur, ce n'est pas toujours évident.

 

Tout le monde utilise le concept de troisième lieu ! Les premiers faisaient partie du secteur économique : Mc Donald's et son « Venez comme vous êtes », c'est du troisième lieu, Starbucks aussi. Les élus s'en emparent, comme tout un chacun, et je trouve cela plutôt positif.

 

Avec l'arrivée d'internet (et, entre autres, des tutoriels vidéos) — qui n'est pas récente, certes —, on constate par exemple une chute drastique de l'intérêt de la population adulte pour le documentaire. Il est important d'avoir des documentaires en bibliothèque, mais eu égard à la diminution des prêts, à la baisse de consultation des documents et des contraintes budgétaires, il faut être raisonnable dans l'usage de l'argent public. Il me semble que ce n'est pas un non-sens, dans de telles conditions, de diminuer la part du documentaire en section adulte.

 

ce qui prédomine dans la notion de troisième lieu, c'est la rencontre et l'échange.

 

Et une fiche pédagogique qui en dit long (page 13) à lire absolument !

https://bdp39.c3rb.org/images/images-portail/menu-metier/s-menu-se-former/rub-retours-formation/MDJ_-_Formation_de_base_jour_1.pdf

 

 

Modifié par Ferris
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richard petit

@Ferris

Merci pour la référence., édifiante, en effet

"Pour une fois", moi aussi, je partage en partie votre constat. Je veux dire que votre message ouvre une vraie réflexion sur les évolutions du métier, qu'on les accepte ou qu'on les rejette. Pour ma part, j'y vois une perte de sens, "lecture" qui n'a rien à voir avec la nostalgie d'un mythique "âge d'or" du métier (pour parler comme les anglomanes, je n'ai pas le "background" des vieux de la vieille) ni avec le "refus du changement" (réponse obligée des imbéciles) ni avec l'ignorance des besoins des publics (au contraire).

L'enthousiasme d'une partie de la profession pour les gadgets dans l'air du temps, je l'appelle niaiserie, ce qui ne constitue sûrement pas la meilleure manière d'engager les gens à un débat serein, je l'admets. D'autant plus que je ne suis pas loin de penser que ceux qui donnent dans ces inepties sont des têtes de linotte. Mais un forum n'est sans doute pas le lieu d'une réflexion au long cours. Il faut espérer qu'émerge un jour un lieu où l'on puisse produire des contributions qui font vraiment avancer le schmilblick. En attendant, je poursuis mon oeuvre de salubrité publique, n'en déplaise aux aigris.

Richard Petit

 

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Franck Sanka
Le 09/03/2021 à 15:07, Ferris a dit :

 

J'ai lu la page 13 (la 12 aussi), mais je n'arrive pas à voir ce qui serait problématique...

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C'est bien là le problème. Les esprits sont déja formés à ce type de discours. Et d'en faire une fiche pédagogique est une façon de le graver dans le marbre. La bibliothèque tiers lieu n'est plus une option, c'est une destination unique, clairement énoncée. Le terme lecture, voire culture, n'apparait jamais car les fondamentaux sont désormais aux abonnés absents.

Ce sont eux les options !

 

Un espace pour rompre la solitude et contrer l’ennui, fréquenté par des habitués

Un espace que l’on peut facilement s’approprier : confortable et où l’on peut s’attarder 

Un espace qui éveille un sentiment d’appartenance à un groupe ou une communauté 

Un espace dont les usagers construisent la richesse 

Un espace qui invite à vivre de nouvelles expériences 

Un espace qui fonctionne sur la base du volontariat pour s’engager dans des interactions avec les autres 

Un espace propice aux échanges et aux débats 

Un espace « thérapeutique » de par le bien-être qu’il procure 

Un espace « politique » qui incite aux associations et aux réseaux

 

Tout va bien. C'est le type de définition qu'on aurait pu donner à une maison des jeunes, maison de quartier, ou centre socio-culturel et autres espaces de "mixité sociale", il y a quelques années. Que viendrait faire un bibliothécaire là-dedans ?

 

Monter une graineterie, apprendre à tricoter, jouer à Warcraft ? Désolé mais il y a des gens de la filière animation qui font ça très bien. En tous cas bien mieux que nous. 

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Donc, quoi ? 

On fait uniquement entrepôt à livres?

 

Pourquoi intégrer la musique et le cinéma (voire les arts plastiques avec les artothèques) et pas le jeu vidéo?

 

Et sinon, lire, pour quoi faire?

Ben il me semble que lire peut servir

- à être curieux

- à rompre l'ennui, à parler lecture avec autrui

- à éprouver du bien-être

- à s'initier au politique

 

Donc la bibliothèque troisième lieu répond à cela.

 

Où est le problème ?

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richard petit

"Où est le problème ?" Ici : à quel objectif de LECTURE PUBLIQUE répondent ces trucs ? Le problème, ce n'est pas le support mais sa destination. Un exemple : le problème, ce n'est pas le jeu vidéo en soi mais de déterminer en quoi son introduction s'inscrit dans une visée, une politique de lecture publique. "Rompre l'ennui" n'est pas un objectif de LP, même si des gens viennent dans ce but à la bib. "S'initier au politique" (il faudrait dire "à la politique" - au sens noble du terme) : dites-moi comment faire avec le jeu vidéo ou, puisqu'on en est à la "médiation animale", avec un clébard (en outre : avez-vous pensé à la "gestion" des crottes ? Car ces bestioles ne sont pas civilisées.).

 

Quant à la liste donnée plus haut, que signifie cette formule : "Un espace dont les usagers construisent la richesse" ? Aidez-moi car je sèche.

 

En revanche, je serais d'accord avec celle-ci : "Un espace qui fonctionne sur la base du volontariat pour s’engager dans des interactions avec les autres". Je le dis d'expérience : on peut faire de nombreuses rencontres (avec des lectrices majeures et consentantes) - et (surtout) plus si affinité... bien que cela ne constitue toujours pas un objectif de LP, à mon grand dam.

 

Richard Petit

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Fondamentalement il s'agit de transformer les « lieux du livre » en « lieux à vivre ». Evidemment, il s'agit d''une vision sur le temps long, et non pas de jeter demain les livres à la poubelle ou dans un entrepôt. Pas de caricature. Cette transformation a néanmoins commencé vers 2000 et grandit tous les jours dans le concret, notamment dans la réorganisation des espaces "de convivialité" (mot magique), souvent au détriment des autres. Idem pour les budgets. D'une certaine façon elle s'inscrit aussi dans la logique de l'invasion du numérique comme horizon indépassable. Ou comment ce qui n'était qu'un outil est devenu une finalité.

 

Et les élus ne s'y trompent pas et certaines bibliothèques troisième lieu sont soutenues par d'énormes budgets  Alors que nous voyons tous les budgets livres diminuer.

https://actualitte.com/article/24521/interviews/bibliotheques-le-troisieme-lieu-consiste-a-privilegier-la-relation-humaine

 

Ces nouveaux espaces offrent en effet des perspectives nouvelles pour contribuer au maintien et au développement de l’emploi, multiplier les interactions sociales ou encore favoriser le lien intergénérationnel en rassemblant des services complémentaires autour d’un même pôle, plus adapté à l’évolution des pratiques et des modes de vie. Dans ce contexte, rien n’empêche chaque commune d’imaginer son propre tiers-lieu culturel et de l’adapter à ses préoccupations et ses enjeux territoriaux, dans un souci de gestion économique intelligente des espaces.

 

Ou encore, pour les durs de la feuille

ces tiers lieux culturels doivent s’affranchir du cadre rigide dans lequel on imaginait autrefois les bibliothèques pour se montrer plus modulables et plus collaboratifs, plus flexibles et plus ouverts, dans une démarche bienveillante et partagée. De nombreux posts sur le forum ont évoqué les bibliothèques déja couplées, physiquement et personnels compris, avec des services comme Pôle emploi, CAF etc.. dans le cadre de partenariats, et notre rôle programmé de supplétifs au service des écoles. 

https://www.agorabib.fr/topic/3440-partenariat-pole-emploi/

 

 

le rapport Orsenna en 2018 ouvrait les portes de la nouvelle utopie

Si la bibliothèque est comme le veut Borges un modèle de l’Univers essayons de le transformer en un univers à la mesure de l’homme ce qui veut dire aussi, je le rappelle, un univers gai, avec la possibilité d’un café-crème, et pourquoi pas, pour nos deux étudiants de s’asseoir un après-midi sur un canapé et je ne dis pas de s’abandonner à d’indécentes embrassades, mais de vivre un peu leur flirt dans la bibliothèque pendant qu’ils prennent et remettent sur les rayons quelques livres d’intérêt scientifique ; autrement dit une bibliothèque où l’on ait envie d’aller et qui progressivement se transforme en une grande machine pour le temps libre.

 

On retrouve cette notion développée dans un autre article d'Actualitté : Une arnaque inspirée du marketing, et "la destruction de la lecture publique par les logiques marchandes."

https://actualitte.com/article/24746/tribunes/la-bibliotheque-troisieme-lieu-une-arnaque-inspiree-du-marketing

 

Un lieu pour "tous" (encore ce mythe...)? Pas certain non plus : une réaction d'usager ou d'agent : "La nouvelle formule de notre bibliothèque, c'est devenu un lieu où il est devenu impossible de trouver un endroit pour lire ou travailler sans être importuné par des gamins qui viennent se retrouver pour manger, boire au chaud. Donc vous êtes au milieu de tout ça au milieu des odeurs de chips, des tables et sièges tachés par les boissons pétillante, des conversations parfois ordurières (provocations). Tout ça avec la bénédiction de l'équipe direction et des élus de l'agglo. Je ne parle pas de l'utilisation bruyante des jeux vidéo sur ordinateur. Voilà entre autre nos réactions sur ce lieu de soit disant convivialité. On est limite dans les relations tendues entre usagers qui n'ont pas les mêmes visions d'une bibliothèque/médiathèque.

https://actualitte.com/article/24746/tribunes/la-bibliotheque-troisieme-lieu-une-arnaque-inspiree-du-marketing

 

 

Conclusion : la bibliothécaire devient "infothécaire" ou mieux, "médiatrice numérique" : elle passe sa journée devant un écran à se décérébrer sur internet pour réaliser des "expositions virtuelles" ou alimenter un compte Facebook. La bibliothèque troisième lieu c’est la destruction du métier de bibliothécaire.

 

Je vous souhaite donc un avenir convivial autour de joyeux café-crême émaillés de flirts et d'embrassades (même indécentes). Mais une fois de plus, il s'agit de long ou moyen terme. Rassurez-vous.

Modifié par Ferris
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De la part d'un type qui a plusieurs milliers de messages à son actif sur un forum, c'est assez cocasse de parler de "se décérébrer sur Internet".

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C'est une citation. Toutes les phrases citées en italiques proviennent des liens cités dans le post. Je les cite mais n'adhère pas nécessairement à tous les contenus ni à tous les termes utilisés. Je doute d'ailleurs à votre réaction, que vous les ayez consultés. 

 

Je fais donc de la médiation non neutre, la neutralité n'existant pas .:flowers:

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