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CD en médiathèque


CINE1990
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Bonjour,

bibliothécaire dans une ville de 5800 habitants, je me pose de nombreuses questions par rapport

au fonds CD en médiathèque, par exemple la médiathèque en question a un budget de 2000 euros par an

pour l'acquisition des CD, un fonds de 4000 CD (public visé adulte), et fait l'acquisition de 200 CD par an

en moyenne, le taux de rotation d'un CD est en forte baisse depuis plusieurs années, ne faut-il pas plutôt

se concentrer sur l'acquisition de DVD car même si ce support fait aussi face au streaming, le taux

de rotation reste fortement élevé.

 

Merci pour vos avis.

 

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https://www.enssib.fr/services-et-ressources/questions-reponses/place-des-cd-et-dvd-en-mediatheque

https://www.enssib.fr/services-et-ressources/questions-reponses/achat-de-cd-pour-une-mediatheque

https://twitter.com/acim_asso/status/936935540036964357

 

Perso, on a essayé de rebondir avec les DVD de concerts en live, et aussi en regroupant dans le même espace tous les supports (CD, DVD, revues musicales et des soirées  à thème (soirée country etc...) et un club d'écoute. Résultat très mitigé en termes de fréquentation. 

Cela fait 20 ans qu'on nous dit que le CD c'est mort. Pourtant certains collègues s'en sortent très bien, notamment par une forte poussée vers les animations et les partenariats. Voir sur le site de l'Acim.

 

Une partie de la réponse est dans ta question : 4000 CD/200 par an, c'est trop peu. Et surtout : "public visé: adultes". Se priver des ados, dans le contexte actuel, c'est mortel. Même si on sait qu'ils se créent leurs playlists sans notre apport. Leur culture musicale est extrêmement faible. Des genres entiers leur échappent totalement. Leurs attirances sont éphémères. Ils ne connaissent pas l'origine de la musique qu'ils aiment à ce jour. Consumérisme. Victimes. Et fiers de l'être.

 

Totalement personnel : j'ai fait decouvrir à ma petite nièce un groupe des années 70 (Jefferson Airplane), en lui parlant du contexte, de l'époque(Woodstock en l'occurence) etc...: elle a adoré. J'a été surpris. La solution est là : resituer la pop-machin actuelle dans un contexte historique, dans une continuité, sans surtout devaloriser les titres actuels (Christine ans the Queens, les Daf punk etc...ne sont que des héritiers par exemple mais le dire serait devalorisant). Les soirées thématiques sont excellentes pour ça : elles resituent un titre actuel dans la continuité historique du genre. Pa ailleurs cela peut convenir à tous les publics. Exemple Le heavy metal (ou simplement metal), est un genre musical dérivé du rock apparu au Royaume-Uni et aux États-Unis à la fin des années 1960. Autrement dit, il est toutes générations. Les sous-genres actuels (groove, black metal, power metal etc...) permettront à la fois aux jeunes et aux adultes de (re) decouvrir ces filiations à travers des groupes nés entre 1969 et 1977, comme Black Sabbath, Deep Purple ,Led Zeppelin et bien d'autres.

 

Pour moi la solution est là ! : jouer sur l'intergénérationnel et la thématique historique. A travers des animations adaptées. Pas compliqué : les boutonneux pensent qu'avant leur musique , c'était vide, nul et des trucs de vieux cons. Les vieux cons pensent l'inverse.

 

Une bonne soirée thématique, bâtie sur l'historique d'un genre, est une excellente recette.

 

Problème vécu : si ton discothécaire est trop jeune, il aura tendance à se désintéresser de cet aspect des choses...

Modifié par Ferris
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richard petit

Bonjour,

 

Vous posez une question sur le devenir des secteurs musicaux qui traîne depuis quinze ans dans la profession et, devant le constat, le volontarisme des gens du métier reste sans effet. Comme on le sait, la question est celle de l’évolution des pratiques culturelles. Et la contradiction est sans recours : la production de CD n’a jamais été aussi abondante (voir le catalogue des fournisseurs) bien que le support devienne progressivement obsolète et il n’y a à l’heure actuelle aucune alternative pour les bibs. On peut le déplorer pour les meilleures raisons du monde - voir la brochure des Allumés du jazz qui tente de redonner le goût du support (qui peut y être sensible ?) et que certains collègues mettent à la disposition des publics - mais il ne sert à rien de se lamenter.

 

Il faut désormais "penser ailleurs" comme dit l’autre. Et c’est là que le bât blesse. Reconnaissons-le : les réponses avancées par les collègues à longueur de journées d’études ne sont pas nulles mais insatisfaisantes : soit qu’elles s’inscrivent dans une "tradition" éprouvée (animations, valorisation - c’est l’option présentée par ferris), soit qu’elles restent partielles (bien que très intéressantes : je pense au prêt d'instruments de musique, qui encourage la pratique et non plus seulement la consommation de la musique), soit qu’elles ne relèvent pas du métier de bibliothécaire et/ou sont inenvisageables (studio d'enregistrement etc.), soit qu’elles sont une perte de temps (blogs/sites spécialisés : il en existe déjà et de très bons, que les bibs ne pourront jamais égaler, faute de temps pour les faire vivre). De même, le choix radical - ou plutôt aveugle - de certaines bibs de ne plus proposer de CD n’est pas la solution : il prive un public encore friand et nombreux (très jeunes enfants, adultes de plus de 50 ans et vieux) de l’accès aux œuvres. Il s’agit en outre d’une réponse d’épicier : ne pas "gâcher" les budgets d’acquisition. A suivre cette logique comptable, on ne devrait plus acheter d’ouvrages de philosophie.

 

Bref, la question de la place de la musique dans les bibliothèques publiques reste ouverte. Je pense qu’elle le restera encore longtemps. "Combien de temps", comme disait jadis un chanteur suisse à la voix insupportable ? Je n’en sais rien. Tout cela ne répond pas à votre question et peut même laisser croire qu’il ne reste plus qu’à baisser les bras. Je crois pourtant que le refus de se bercer d’illusions n’est pas vain. Et, par ailleurs, il n’empêche pas d’agir.

 

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