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Guest Islampunk

Faire suite à la concentration de l'édition

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Guest Islampunk

J'avais, il y a quelques temps débuter un sujet sur la concentration de l'édition et donc de la perte possible, probable de la pluralité des collections et des contenus. Peu on suivit ce débat qui me semble pourtant au coeur des préoccupations futures des médiathèques et de leurs rôles.


 


Un certain nombre d'articles professionnels suppose que nous ne devrions plus nous concentrer désormais que sur l'idée de lieu de vie au détriment du catalogage et au profit surtout des best-sellers... loin de l'antique idée de pluralité des collections et des idées. Je trouve àa navrant en ce samedi matin.


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Ferris

supprimé

 

Edited by Ferris

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Guest Islampunk

Moi j'aime bien le bistrot c'est le dernier endroit où l'on pleure sans faire semblant et sans caméra.


 


Prendre en compte les besoins du public, je le fais, mais sans prétention aucune je crois que notre rôle de médiateur consiste en autre chose que de fournir de la bouillie et de la littérature sans estomac...


 


La concentration pour ma part m'effraie dans la mesure où l'information est payante et concentrée... cela a de tout temps été le cas sans parler du dépôt légal. Toutefois, tu reconnaîtras qu'une culture basée sur l'uniformisation des goûts est quand même inquiétante, surtout quand celle-ci tire vers le bas.


 


En revanche, je ne suis pas là pour donner des leçons simplement pour soulever quelque chose qui me semble important et sur lequel on parle peu me semble-t-il.


 


Malgré le sourire édenté de mon profil, je te trouve un brin cassant en faisant des procès d'intention : c'est l'approche de la notation qui te rend nerveux ?


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Ferris

supprimé

 

Edited by Ferris

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Guest Islampunk

Agacé je le suis aussi surtout après une journée comme aujourd'hui... mais là où je ne te rejoins pas c'est sur l'idée que l'on ne peut rien faire.


 


Imaginons, que l'édition numérisée (Gallica par exemple) par Google et autres pillards du net soit désormais dans l'obligation étatique de mettre à disposition gratuitement les fonds dûment pillés auprès des bibliothèques .... ? Oui je sais c'est staliniste mais pourquoi pas...


 


Imaginons que les classiques de la littérature deviennent propriété encore une fois de l'Etat et que la publication soit également de son fait : cela supposerait que les établissements scolaires ne soient plus dans l'obligation de faire acheter les livres auprès des Gallimards et consorts, et que ces livres intègrent les médiathèques...


 


Imaginons que l'ensemble des oeuvres fixées sous supports CD, DVD, numériques, etc. tombés dans le domaine public ne soit plus vendus et revendus (je pense au DVD par exemple) mais au contraire distribués par l'Etat auprès des collectivités territoriales...


 


Conséquence une régulation du marché du livre, un bras d'honneur aux sociétés de distribution de DVD, une répartition équitable sur le territoire des médias, un fonds commun aux bibliothèques facilement accessible... des bugets non soumis aux augmentations des prix (prenez un classique en francs et un classique en euros)...


 


Il y a donc des solutions... ce qui manque c'est une représentativité de la profession et peut-être même au-delà celle du public qui est soit par nous soit par les forces dirirgeantes écartées de tout débat.


 


Quel idéaliste n'est-ce- pas ?

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Guest Islampunk

Pis m'en veux pas si je suis plus jeune que toi ! :angel:


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michmaa

je te trouve un peu défaitiste, Ferris


Si je me souviens bien, il y a quelques chose comme 4000 bibliothèques publiques en France (de tailles diverses et sans compter les BU).


C'est pas loin de 50% des tirages moyens d'un livres, une goute d'eau pour Harry Potter mais beaucoup pour un petit éditeur.


idem pour les petits libraires, à l'occasion, il faudra que je demande à mon libraire quel pourcentage de son chiffre d'affaire représente les bibliothèques qu'elle fournit mais je pense que c'est loin d'être négligeable.


Logiquement, on peut donc jouer un rôle de soutien à l'édition et à la librairie indépendante.


 


Là où je te rejoins, Ferris, c'est qu'il est hors de question d'acheter un livre qui ne sortira pas simplement pour soutenir un petit éditeur. Mais leur acheter de bons livres et les mettre en valeur. Si.


De même, un libraire indépendant doit nous proposer un service de qualité. le mien me livre, rajoute des suggestions de titres (et les argumente), reprend ceux dont je ne veux pas et envoie la facture après seulement. Je ne vais pas me plaindre.

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Ferris

Défaitiste? non, réaliste. 
 
Quelques chiffres ? Sur 450.6 millions de livres vendus, les achat des bibliothèques (municipales, pas universitaires ni scolaires) ne représentent que 8.5 millions d'exemplaires. Soit un petit, mais charmant, 1% (chiffres 2011). Si tu veux t'en faire une bannière , tu peux toujours essayer.http://www.culturecommunication.gouv.fr/Disciplines-et-secteurs/Livre-et-lecture/Actualites/Chiffres-cles-du-secteur-du-livre-l-edition-2013-donnees-2011-2012-est-parue.ET http://bsa.biblio.univ-lille3.fr/blog/2010/09/bibliotheques-marches-publics/
 
En chiffre d'affaires, 2669 millions d'euros, dont 67 millions pour les bibs, soit 2%.(chiffres 2010). Et seulement  13% de ces 2 % sont consacrés par les bibs aux achats chez les les libraires indépendants par les marchés publics. Quel,soutien !
 
Nous ne sommes donc rien, quantité négligeable, dans l'économie du livre, on n'a pas a en avoir honte non plus, mais arrêtons, de grâce, de nous croire si importants. Et ne nous laissons pas aveugler par nos réalités locales ou, certes, un petit libraire meritant, parce qu'il est seul, parce qu'il est du coin (vive la préférence locale !), pas loin, et bien aimable, va rafler la quasi-totalité des marchés de deux ou trois bibs de la région.. La réalité c'est que 87% des marchés sont raflés par les grossistes, les librairies en ligne, les maisons de la presse, les super-marchés. Amazon vient de bouffer 10% de plus l'an passé...Et le numérique progresse dans le sens concentration et bouleversera bientôt toutes ces données.
 
Tu connais la définition de l'éditeur indépendant : un éditeur indépendant se doit d'avoir pour principe de « ne pas publier un livre au seul motif de sa rentabilité, un auteur sur le seul critère de sa notoriété, ne pas traiter un sujet en vertu de sa seule actualité ». Avec des diktats comme ça,13%,c'est déjà bien !
 
Petit rappel : menace-sur-les-libraires-independants,M6
 
menace-sur-les-libraires-independants,M6
 

Et puis d'où tenez vous que les majors ne publieraient que de la merde ? Vous pouvez le prouver ce vieux poncif, vous qui dépensez pourtant 87% de votre budget chez eux ?

 

 Débat terminé, non?

 

Bien sûr, il reste l'espoir :"nous ne sommes rien, soyons tout" (l'Internationale)

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fanch



Effectivement, vouloir sauvegarder l'édition indépendante, ou soutenir les petits éditeurs, me semble présomptueux, sauf à vouloir contribuer à la diversité culturelle, faire découvrir, pourquoi pas, des auteurs locaux, des collections originales (peut-être plus en doc qu'en littérature). Mais en travaillant sur un fonds spécialisé, il est possible de mettre en valeur nombre d'auteurs et d'éditeurs (comme par exemple un fonds de nouvelles noires et policières, La Noiraude, http://lanoiraudepordic.wordpress.com/). Est-ce un travail vain de ces bibliothécaires ? Je ne crois pas, sachant que le fonds est alimenté notamment par un concours annuel avec publication à la clé, que les résultats sont donnés lors d'un festival de polar dont la réputation n'est plus à faire, et que les auteurs présents ne rechignent jamais à partir à la rencontre des publics, notamment les collégiens et lycéens.


Quant aux libraires, c'est vrai, pourquoi aller les voir, leur demander conseil, de livrer dans la journée, alors qu'en quelques clics, une commande est passée au grossiste ?


Je ne maîtrise pas évidemment la subtilité des marchés publics (voir http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2006-01-0024-003, ou sur le site du CG de Loire-Atlantique, http://www.loire-atlantique.fr/jcms/cg_19714/marches-publics-et-acquisitions-de-livres), mais il me semble bien compliqué de pouvoir commander localement. Je ne pense pas que cela soit une utopie de travailler avec les libraires locaux, cela me paraît être vital pour la vie culturelle d'une communauté. Je pense que les libraires des petites communes dépendent étroitement de ces marchés. À une autre échelle, des librairies spécialisées peuvent être menacées en cas de perte de ce marché, comme cela est le cas pour une librairie spécialisée jeunesse qui vient de perdre le marché de sa communauté d'agglomération (25 % de son chiffre d'affaire...) ; une librairie généraliste de la ville perdait quant à elle le marché adulte de l'agglo (21 communes!). D'autant plus rageant que sur le nouveau portail des bibliothèques, apparaissait bien en évidence, sur la couverture des livres, le logo d'un marchand en ligne...


Et puis le partenariat médiathèque/librairie n'est pas à négliger, comme pour faire venir des auteurs, par exemple...


Évidemment, c'est une goutte d'eau, et cela participe du cycle vital de la librairie indépendante. Il ne faut pas cacher, derrière des statistiques nationales, des disparités importantes au niveau local.


Déjà qu'il n'y a plus de disquaires... Si je veux me procurer le dernier Sardou (ce n'est qu'un exemple, hein...), je n'ai plus que le centre culturel de la grande surface locale ou internet.


Donc pour moi le débat n'est pas terminé, surtout en zone rurale ou dans les agglomérations de taille moyenne, mais évidemment ce n'est pas un avis de décideur, plutôt de consommateur.


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Ferris

supprimé

 

 

 

 

 

 

 

Edited by Ferris

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Guest Islampunk

Ferris je n'ai pas parlé des majors ou autres, je te parle d'uniformisation de la pensée par l'uniformisation des moyens de production.


 


Soyons réaliste et capitaliste (deux secondes pas plus)... je veux vendre et gagner de l'argent en tant qu'éditeur. Je parie donc sur un gros vendeur, fait la promo pour ledit gros vendeur, ne me soucie plus des autres écrivains, etc. Et super, les professionnels qui pourraient me contrer écrivent çà et là que c'est le top du fonctionnement... du coup moi l'éditeur content et plein de pognon, j'allume un nouveau barreau de chaise sur mon yacht où pourquoi pas j'invite des hommes/femmes politiques influents dans le domaine, et bien sûr quelques écrivains rigolos...


 


l'est pas belle la vie (et pas qu'à Marseille).

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Ferris

"Je parie donc sur un gros vendeur"


 


Non, pas nécessairement. De grosses comme de petites maisons d'édition font tous les ans des "paris", ne sachant si le "produit" sera gros vendeur ou pas. A preuve tous les premiers romans, dont la plupart sont des bides sur le plan commercial. Malgré une promotion à l'appui. Et il se trouve qu'un éditeur puissant peut se permettre de faire des paris de ce genre. Un petit, non, parce que s'il se ramasse, c'est pour de bon. Si l'on avait que de la petite édition indépendante, on ne ferait plus beaucoup de découvertes.


 


C'est parce que Belfond (Editis) fait du fric avec Bourdin qu'il peut aussi publier à nouveau le Prix Pulitzer 1934 (les Saisons et les jours de Caroline Miller) ou une oeuvre de jeunesse de Henry Miller (Crazy Cock) sans souci financier. Pour notre plus grand plaisir, mon cher collègue (car nous sommes bien collègues, tu ne parles jamais de bibliothèques...?)


 


Pour les "petits" aussi la chance est possible. A preuve la publication d'Indignez-vous de Hessel en 2010. 30 pages, un inconnu, publié par une petite maison d'édition de Montpellier, deux mecs travaillant dans un grenier, l'ouvrage ne disposant d'aucune promotion médiatique. Résultat des courses, un succès mondial.


 


 


Comme quoi le monde de l'édition n'est pas aussi pourri que tu le souhaiterais pour ton confort mental. C'est un système, certes, et évidemment intégré dans le système économique tel qu'il est, mais l'image du gros connard plein de fric qui fume des cigares sur son yacht en ne publiant que des nullités est un peu simpliste....


 


Tu commences à me rappeler quelqu'un... :fear: 


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Guest Islampunk

Je reconnais que tu as raison sur certains points notamment sur la prise de risque, reste que c'est rare; les catalogues des maisons d'éditions (gros) faisant la part belle aux (gros) vendeurs... :tongue: cher collègue ! ou les pseudo prix littéraires... (le grand prix littéraire de 62 millions d'amis, le prix coup de coeur des pompistes de Jambon-La-Fume, ou encore le prix des fonctionnaires heureux et béatifiés)


 


Pour mon confort mental, je prends des trucs de champion (liste uniquement sur ordonnance) et de ton côté arrête le speed... (hier 00h30, dors un peu)... :hyper:


Pour être bien sûr que tu me confondes pas avec quelqu'un d'autre ci-dessous une photo de moi après une grosse colère :


 


pdg1.jpg

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Guest Islampunk

petit test : va sur les librairies en ligne et cherche les meilleures ventes puis petit comparatif avec les achats des autres bibs...


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Fréderic le Voyageur

Concentration des éditeurs
Le parcours du combattant des auto éditeurs

Bonjour ,
Il n’y a plus d’éditeurs en France , ni ailleurs non plus
La totalité des éditeurs mondiaux se trouve entre les mains de moins de 5 multinationales de l’édition , la plupart avec leur siège social aux USA
En France , il n’y a même pas 10 écrivains nouveaux par an , édités par les éditeurs officiels
Ça fait peu , rapporté aux 50 à 100 manuscrits que reçoit CHAQUE éditeur , CHAQUE jour
Et je suis sûr que si l’on regarde de plus près le pédigrée de l’auteur , on voit qu’il s’agit en réalité du beau frère de la cousine du directeur , ou du fils du plombier qui a refait quasi gratuitement l’appartement du PDG

Lorsqu’on est auteur , on envoie son manuscrit à un éditeur
Certains éditeurs ne vous en accusent même pas réception
On vous prévient à l’avance que votre manuscrit doit être accompagné d’une enveloppe timbrée à votre adresse pour le retour
Malgré cela , il arrive que de temps en temps , votre manuscrit finisse quand même au pilon
Mais généralement , votre manuscrit vous est retourné après 3 à 6 mois , avec une lettre expliquant que malgré l’intérêt de votre livre , ça ne les intéresse pas
J’ai collé entre elles les pages 35 à 44 de mon manuscrit , et par 3 fois , il m’est revenu sans avoir été ouvert
Lorsque l’on se rend enfin compte du mépris des éditeurs envers les auteurs , on change de méthode

Alors se présente à vous , le mirage de l’édition à compte d’auteur
Pour un prix pharaonique on vous imprime votre livre et on vous remet les tirages en vous disant : à vous de jouer !

Alors vint Amazon
Amazon a créé la société Createspace
Createspace vous propose de vous auto éditer GRATUITEMENT
Bien sûr , c’est à vous de faire tout le travail , mais c’est passionnant
Un seul inconvénient , mais de taille : il faut maitriser l’anglais

Une fois édité , vous bénéficiez de la distribution par le réseau Amazon
Et là , c’est vous qui choisissez votre prix de vente en fonction de vos droits d’auteur
Pour ma part , ne recherchant pas la fortune , mais désireux de partager , j’ai choisi les prix les plus bas

Cela ne vous exempte pas de faire la promotion de vos ouvrages , et mon principal vecteur est ma page Facebook
En peu de temps , je suis passé à de 0 à près de 30 livres vendus par mois , pour mes 8 livres
Ce ne sont pas encore des best-sellers , mais les ventes vont en augmentant régulièrement

Createspace propose également la vente directe aux distributeurs , librairies et bibliothèques avec des remises respectivement de 45 , 35 et 20%

Alors comment ont réagi les éditeurs contre la montée des auto éditeurs ?
Ils ont tout simplement imposé aux distributeurs d’inclure dans leurs clauses :
Nous ne distribuons pas de livres édités à compte d’auteur ou auto édités
Comme si ces livres avaient la peste
Ils espèrent ainsi nous exclure du circuit d’approvisionnement des libraires et des bibliothèques

Les livres , qu’ils soient édités à compte d’auteur ou auto édités , doivent contenir toutes les mentions légales et sont soumis au dépôt légal
La BNF , en plus , nous inclus dans le catalogue « nouveautés »
La BNF ne pratique aucun ostracisme

Alors pourquoi l’ABF ne créerait-elle pas une section :
Livres édités à compte d’auteur ou auto édités
Les auteurs pourraient y annoncer les livres ayant été déposés à la BNF
Les bibliothécaires pourraient ainsi librement consulter ces listes et ainsi participer au renouvellement des genres littéraires
Car je ne pense pas que sur les 50 à 100 manuscrits que reçoit chaque éditeur , chaque jour , la totalité mérite le pilon
Et si l’auteur est parvenu jusqu’au stade du dépôt légal , c’est qu’il a traversé un parcours du combattant long et éprouvant , ce qu’il n’aurait pas fait et réussi , s’il ne croyait pas en son travail

Les bibliothécaires ont un rôle important à jouer dans cette bataille contre le pot de fer , et avec cet outil , il pourraient ainsi diffuser une culture à laquelle ils adhèrent et non pas une culture imposée par le $

Merci d’avoir pris le temps de me lire
Cordialement
Frederic le voyageur

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Lul

Amazon, bienfaiteur de l'humanité et sauveur de la diversité éditoriale ? ...hum...


:ermm:


En plus, je vais contredire, il existe des tas et des tas de petites structures éditoriales, qui publient du bon, et du moins bon, mais qui ont toute leur place en bibliothèque, seulement, évidemment que quand on publie 1 livre par an, on est moins bien représenté, par la force des choses, qu'une maison qui en publie 100. Tu peux venir faire un tour au Salon de la petite édition locale de Cadenet, c'est pas Paris, ni Montreuil, mais ça marche. Alors sûr de sûr, ils roulent pas sur l'or, et la plupart s'ouvrent et se ferment comme des huitres; mais ils existent.


 


En je ne crois pas non plus en la force de l'auto-édition, un tas d'auteurs sont très très fiers de ce qu'ils écrivent, et en veulent aux méchants éditeurs qui les refusent sans cesse, et parmi eux, il y a des bons, qui n'ont pas de chance, et des moins bons, voire des très mauvais. Ne le prends pas pour toi, tu fais peut-être partie de la première catégorie ; mais je continue de croire au métier d'éditeur, et je ne pense pas que toutes les maisons soient des pourries, il y en a, beaucoup, certainement des que tu ne connais pas non plus, qui font un formidable travail de déffrichage et de dénichage (?) de talents. Et des talents qui poussent, il y en a, pas plus loin que dans mon village, qui publient à la fois pour des tous petits petits éditeurs, et pour des plus moyens, et qui ne meurent pas d'envie de publier pour des grands.


 


Edited by Lul
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Fréderic le Voyageur

oh non , amazon suit ses propres intérêts ... et amazon est en guerre contre les multinationales de l'édition ... il se trouve que l'auto édition et la diversification de la culture sont actuellement des armes pour son camp contre la concentration et l'imposition de la culture rentable

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Ferris

Amazon est en guerre contre les multinationales de l'édition ? Oui, mais s'arrange...Amazon et la filiale américaine d'Hachette ont annoncé jeudi 13 novembre avoir signé un accord sur les conditions de vente des livres  de l'éditeur français sur le site américain du géant de la distribution en ligne.


 


​Pourquoi ne pas commencer par publier gratuitement en ligne ? Tout simplement. Et si ça a du succès, ça peut finir par intéresser un éditeur, comme pour beaucoup actuellement.


 


Et si l'ABF se met à publier, elle se fera racheter  :drool: 


Edited by Ferris

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Fréderic le Voyageur

alors pour vous amazon , c'est le diable et les éditeurs classiques sont le bon dieu !


 


vous vous trompez de cible


regardez le sujet : il s'agit d'élargir , pardon , de rétablir la diversité culturelle


et pas de demander à l'ABF de publier


 


et jamais vos éditeurs que vous défendez le feront


Edited by Fréderic le Voyageur

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Ferris

Je crois surtout que ce mini-débat confond édition et distribution/diffusion. Comme le dit Lul il y a d'excellent petits editeurs (et de moins bons, ne tombons pas dans l'apologie facile, un des totems de notre profession, qui consiste à considérer que le petit editeur indépendant publie forcement des perles rares). Il y a d'ailleurs des  réseaux mutualistes de distribution pour ces petits editeurs. Tous les editeurs ont besoin d'être distribués, sinon ils n'existent plus. Le libraire non plus n'existera plus si les livres ne lui parviennent plus.


 


Taper sur les "gros" est assez facile : La facturation, le transport, la gestion des retours contribuent à faire de la distribution un maillon stratégique de la chaîne de valeur du livre. Le livre numérique a lui aussi besoin d’être distribué, ce qui nécessite un savoir-faire et des infrastructures différents.


 


Qu'est-ce qui nous gêne ? Que la plupart des diffuseurs soient aussi devenus distributeurs ? Qu'ils assurent en même temps la promo et l'expedition des commandes ? Je ne vois pas le problème de la "diversité culturelle" la-dedans. Voir par exemple le service de distribution rendu par librest aux petits editeurs (http://www.lageneraledulivre.com/editeurs.html ) . Voir aussi les regroupement de libraires indépendants comme les Librairies Initiales, et d'autres.


 


Lisez par exemple cet article du Nouvel Obs, qui decrit plutôt Amazon comme une "aubaine pour les petits editeurs" http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1238366-amazon-danger-pour-la-diversite-culturelle-plutot-une-aubaine-pour-les-petits-editeurs.html. Etonnant, non ?


 


"Alors oui, Amazon favorise bien la diversité culturelle en France. Cette société est même devenue, au grand dam de certains, la plus grande librairie de France. " Et c'est un petit editeur qui le dit !


 


Gardons-nous des discours facile contre tout ce qui est "gros"....


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Fréderic le Voyageur

merci ferris de revenir au sujet : la diversification culturelle


 


les éditeurs classiques économisent le cout du travail de lecture et d'étude des manuscrits qu'ils reçoivent , en ne publiant que ceux qui sont dans LEUR système


avec l'apparition des auto éditeurs , ils ont verrouillé encore plus leur monopole en leur faisant interdire l'accès aux diffuseurs


 


pour un auteur n'appartenant pas à LEUR système , le seul choix c'est l'auto édition , voilà comment ça fonctionne :


 


l'auteur écrit son livre


l'auteur édite son livre avec l'aide des outils fournis par createspace


createspace fabrique le livre


l'auteur fait la promotion de son livre


createspace diffuse le livre


 


si vous désirez acheter ce livre vous avez le choix :


l'acheter à amazon au prix public ou l'acheter au diffuseur createspace au prix bibliothèque , c'est à dire avec une remise de 20 %


 


ceci c'est pour acquérir des livres qui ne seront JAMAIS publiés par les éditeurs classiques


mais pour pouvoir les acquérir , il faut être informé de l'existence de ces livres


c'est pourquoi je vous ai suggéré de créer une section où ces auteurs pourraient vous faire connaître leurs parutions


 


cordialement


frederic le voyageur 

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Ferris

Faut proposer une plage de pub sur le site de l'ABF ou dans la revue Bibliothèques. Donc voir ça avec la Presidentissime Verneuil....Le tout est de savoir combien tu es prêt à payer pour ce service. Pour le forum ça me parait pas possible, vu les statuts. :tongue:


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Fréderic le Voyageur

je comprends bien l'éthique du site et du forum et bien sûr je ne nomme pas mes livres ici


faire de la pub , je ne pense pas que pour des auteurs auto édités , que ce soit dans leurs moyens


c'est pourquoi je pensais qu'un développement à l'accueil du site , consacré non à de la pub , mais à une brève présentation à la disposition des auto éditeurs , pourrait rendre service non seulement aux auteurs mais aussi aux bibliothécaires désireux d'élargir leur source d'approvisionnement


 


cordialement


frederic le voyageur


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Anne Verneuil

Bonjour,

Désolée, mais cela ne fait pas partie des missions de l'ABF (voir notre site, elles sont nommées). Et ce serait également un travail de fourmi que nous ne pouvons guère prendre en charge. Après vous pouvez faire comme bon nombre d'auteurs auto-édités, aller vous faire connaître sur les pages Facebook des bibliothèques ou bibliothécaires... au risque de lasser, car vous êtes très nombreux à le faire.

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Fréderic le Voyageur

merci pour votre réponse claire , je vais tenter ma chance sur FB ... bonne journée


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