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Oxymore

Politique d'acquisition lorsque plusieurs sites ?

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Oxymore

Bonjour,

 

j'aimerais savoir pour les thécaires qui bossent dans des communes possédant plusieurs bibs, comment vous organisez vos achats lorsqu'il y a plusieurs sites ?

 

Chez nous, une centrale et deux annexes de quartier jeunesses ...soit 3 fonds/sites jeunesses (uniquement livres)

 

Taille différente,  environ 300 m2 pour l'espace jeunesse de la centrale  et 200 mètres carrés pour deux et environ 80 M2 pour la troisième

 

Budget d'acquisition général et commun aux trois sites

 

Exemple : Vous faites attention à avoir des choses différentes sur les différents lieux et faites tourner les fonds ?  vous achetez souvent des mêmes titres  pour tous ?

 

Prenons l'art par exemple : Vous vous répartissez les documentaires de quelle façon ? Tout Picasso dans l'une , tout Renoir dans l'autre ? que du "généraliste" dans une autre ?

 

Je ne sais pas si ma question est claire mais je vous remercie d'y contribuer !

 

Belle journée !


 

Modifié par Oxymore

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michmaa

Bonjour,

 

Ici, je me mets en réseau avec la bibliothèque de la ville d'à coté, qui est plus petite. Donc il y aura une grosse médiathèque (enfin, relativement à la population) et une petite bib de proximité.

Nous bossons actuellement sur la poldoc :  charte d'acquisition, plan de développement des collections, etc. 

... Et se posent les même questions.

Ferris, j'avais trouvé et lu les documents que tu cites. des pistes de réflexions mais assez peu de concret. Bref, ma collègue et moi ne sommes pas plus avancées...

Alors pour le moment on a :

- une charte d'acquisition réseau validée par les élus

- choisi de de ne spécialiser aucune bibliothèque vu la petite taille des structures (ci ce n'est qu'il y aura la bib avec que des livres et des CD et DVD dans la médiathèque).

... et ça ne règle pas la question de qui achète quoi.

la solution que nous avons trouvé est de faire des réunions d'acquisitions régulières et avec un peu de bon sens (ou d'instinct)

il y a :

- les documents que nous choisissions sciemment d'acheter pour les deux bib (le Goncourt, les principales séries ados, etc)

- les documents que nous nous répartissons en fonction de notre public et / ou de la capacité que nous avons à les faire sortir (nos goûts quoi !).

Mis à part pour les séries, que nous nous sommes réparties, nous n'avons pas trouvé d'autres manière pour le moment de coordonner nos acquisitions.

 

Évidemment, je serai preneuse d'autres pistes.

 

Michmaa

 

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Ferris

D'un côté il faut des textes de référence quand on passe en réseau, comme il y en avait quand on ne partait que sur une seule structure. Idem pour le plan de développement des collection et, surtout, le projet de service (autrefois appelé projet d'établissement). Les chartes d'acquisition peuvent rester assez théoriques, mais doivent exister. Nous le devons aux élus et à la cohérence de la notion de réseau.

 

Ensuite (et effectivement cela se declinera assez vite dans les réunions) il faut coller à la réalité du terrain. Car aucun réseau n'est semblable à un autre. Donc ne pas chercher de modèle, y compris dans les textes que tu retrouveras dans les liens que tu cites. Comme tu le dis très bien "c'est pas du concret".

 

Et je crois que pour cela, pour coller au concret, il faut partir du projet de service que l'on va définir selon la réalité du réseau: Combien de bibliothèques, quels types de publics dessert chaque structure, quel est leur eloignement géographique les unes par rapport aux autres et par rapport à la Centrale, quelles possibilités réelles y a t'il pour que les publics circulent d'eux-mêmes d'une structure à une autre ou faut-il mettre en place une politique de circulation des fonds , quelle va être la part des fonds de la Bdp par rapport aux fonds propres de chaque structure, que veut désormais dire "fonds propres", quelle est la part d'autonomie de gestion possible pour chaque bib (une bib sans salarié et uniquement des bénévoles par exemple ne pourra définir une autonomie de gestion équivalente à une bib "pro", sans parler des structure mixtes etc..). Bref, avant de parler de coordination des acquisitions, il faut définir le terrain et voir quel type de gestion différenciée on va pouvoir se permettre.

 

Est-ce si grave d'avoir des poldocs différentes d'une structure à une autre et ne limiter la "coordination" qu'à certaines séries ou domaines ? Si les fonds circulent (et c'est tout l'intérêt du projet de service de définir la circulation des fonds comme élément fondamental, sur trois ans par exemple), est-ce que ce n'est pas l'essentiel ?

 

La réalité du terrain montre aussi que derrière le mot "coordination", poussé un peu trop, se cache souvent une centralisation et une uniformisation des pratiques. Comme si tous les publics se valaient et avaient les mêmes attentes. Souvent pour des raisons "pratiques", les spécificités de chaque structure, publics et fonds, finissent par passer aux oubliettes, le nombre de décideurs" réels s'amenuise. On voit sur la toile des signes de tout cela dans des décisions unilaterales concernant les horaires d'ouverture, les animations, les partenariats et bien d'autres choses.

 

La "cohérence du réseau"devient vite standardisation des pratiques, avec comme corollaire une déresponsabilisation et une démotivation des équipes d'annexes. Et la "concertation" des fameux "achats en concertation" peut très vite devenir un rapport de force, dont le gagnant sera toujours la Centrale.

 

Choisir de ne pas spécialiser les bibliothèques est déja une très bonne chose. Se réunir pour décider d'acheter ceci ou cela ? Pourquoi ne pas se limiter à décider de ce qu'on va acheter en plusieurs exemplaires par exemple et de ce qu'on ne va pas acheter ? La réponse de fonds est dans la circulation des fonds : Il est idiot que 5 ou 10 bibliothèques achètent les mèmes séries de Bd. Mais il est illusoire de penser qu'on satisfera les publics en les répartissant dans chaque structure. Donc il faut assurer une rotation des fonds de Bd (par collection ou demi-collection par exemple), en tenant compte de la demande exercée par les publics sur chaque série, car toutes n'ont pas le même succès. On peut donc en acquerir certaines en double par exemple. Et une troisième avec la Bdp.

 

Et ce qu'on peut faire en Bd on peut le faire avec les autres fonds. Tu prends par exemple 100 polars (différents) dans chaque bib. Des trucs déja lus et relus. Tu les déplaces de A à B et de B à C etc..tu étales ce mouvement sur un nombre d'années en rapport avec le nombre de bibs. De cette façon tu valorises les fonds dormants de chaque structure (au lieu de jeter, car, pensons-y, en bib seule on désherbe. Mais en réseau, avant de balancer, on cherche d'abord à faire circuler. C'est aussi ça la circulation, ça ne se limite pas aux nouveautés.) Et c'est d'autant plus d'actualité dans un contexte de restriction budgétaire : valoriser l'existant devient une idée force de la charte des collections (plus que d'acquisition). Et qui plaira aux élus en plus...:wink:

 

Tout ça c'est à faire figurer dans le projet de service. Donc le socle des nouvelles pratiques qui va définir le reste.

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michmaa

bonjour Ferris,

 

et bonne année à toi, vieux loup de mer !

 

Merci pour ces pistes. Ca me conforte dans certains choix que nous avons fait. Y compris là où j ene suis pas d'accord ;-p

 

On a prévu échange de documents "en gros" tous les 3-4 mois + navettes de réservation + fonds flottant ( c'est à dire que les docs réservés par les lecteurs resteront dans la bib où ils sont rendus. Sauf pour les CD et DVD).

C'est pourquoi il me parait essentiel de se coordonner et d'éviter les doublons : cela permet tout simplement d'augment le choix de titres disponibles sur le réseau. Ce qui me parait quand même important vu qu'on est relativement petit.

Vu la taille de nos structure, le public et la poldoc on ira naturellement vers les même titres .. qui n'ont peut être pas besoin d'être doublés. Alors que d'autres vont être écartés car ils risqueraient de ne pas trouver leur public. dernier exemple de la dernière rentrée littéraire : Je n'ai pas acheté Lætitia de Jablonka. Il est encensé de partout mais je savais qu'il serait très peu sorti (et personne ne me l'a réclamé, contrairement à pas mal d'autres titres). je crois que ma collègue a eu le même raisonnement. Peut être qu'à nous deux, on aurait pu acheter un exemplaire et éviter de doubler un livre qui, du reste, ne sortira pas des masses dans chaque bib et sera oublié dans 2 ans.  C'est bien de s'échanger des livres mais encore faut-il avoir des collections différentes.

Je vois pas 36 manière d'éviter cela :

- on se répartit les acquisition et par exemple, un bibliothécaire achète les docs pour les deux communes. => c'est ce que tu appellerais de la standardisation, je crois.

- on fait des réunions d'acquisitions régulières

- sinon : on s'échange nos listes de commandes. le premier à commander prend ce qu'il veut et le deuxième se débrouille pour prendre autre chose ;-)

je part bien sûr du postulat que l'on s'est déjà réparti tous les types de séries existantes (BD, ados, voire adulte)

 

 

 

 

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Ferris

Salut la grande !

 

Un grand bravo pour le choix du fonds flottant ! Très peu pratiqué. Je VEUX avoir des retours sur cette pratique.

 

Effectivement la concertation peut ne porter que sur les prix litteraires, premiers romans encensés par la critique et autres trucs dont la sortie est douteuse. (Mon Gael Faye n'est pas encore sorti UNE SEULE fois !). A condition toutefois qu'au moins une bib achète le Goncourt ou autre, dans une proportion budgétaire à définir au préalable. Par contre se mettre d'accord, dès le départ et surtout sans entrer dans le détail sinon on n'en finira pas, sur le fait d'acheter pour chaque bib quelques incontournables. Tu sais que 80% des prêts portent sur 20% des fonds. Or ces 20% on les connait très bien, toi et moi. Et on sait les mesurer : tu fais tes stats de réservation par titre en fin d'année et tu vois tout de suite ce qu'il aurait fallu acheter en double ou plus dès le départ. Tu y ajoutes ton "best of" des sorties annuelles et tu tombes sur les mêmes titres. Et ce sont des titres qui restent au top des années (terroir, certains polars, certains suedois etc..).

 

Pour moi, il n'y a pas de problème majeur à acquerir les mêmes choses dans certains domaines. Je penses par exemple aux docs sur les loisirs créatifs, la cuisine et les domaines du "pratique". Plus ta rotation sera forte et moins tu en auras besoin, c'est vrai. Mais si tu veux que tes bibs restent "généralistes" et que les lecteurs ne se bousculent pas sur les résas il faut y aller dans le "doublon intelligent " (une reservation c'est une attente. J'ai calculé qu'à raison d'une navette hebdo, un ouvrage très demandé sortira au total 2 mois en moins sur une année, du fait de l'attente à l'aller et au temps qu'on donne au lecteur pour venir le chercher. (En supprimant le retour, tu diminues ce chiffre evidemment).

 

 Maintenant, tu sembles considérer qu'il s'agit des mêmes demandes émanant des mêmes types de public. C'est possible, je ne connais pas ton réseau. Chez nous les distances sont importantes et les publics très différents. Donc là c'est bien une question de contexte.

 

Quand tu dis "le premier à commander prend ce qu'il veut et le deuxième se débrouille pour prendre autre chose ", c'est juste pour réveiller mes hémorroides ou c'est pour rigoler ?:drool:

 

Allez, bonne année à toi aussi !

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B. Majour

"Je vois pas 36 manière d'éviter cela :

- on se répartit les acquisition et par exemple, un bibliothécaire achète les docs pour les deux communes. => c'est ce que tu appellerais de la standardisation, je crois.

- on fait des réunions d'acquisitions régulières

- sinon : on s'échange nos listes de commandes. le premier à commander prend ce qu'il veut et le deuxième se débrouille pour prendre autre chose ;-)"

 

Non, c'est le même problème qu'en BDP.

 

En BDP, ils savent ou supposent que le réseau va acheter certains titres "évidents". Suites de série, best-sellers, fonds particuliers propres à chaque BM, etc.

Et donc ne les acquièrent pas. Ils visent autre chose. Constitution de fonds thématiques, séries BD peu connues, ou une ou deux séries connues afin de compléter les bibliothèques avec de très petits budgets.

 

Le problème, c'est que nous ne sommes pas dans une concertation... Faute de partager nos fonds (au moins au niveau informatique), on ne peut pas savoir ce qui est prêté dans telle ou telle structure, ni ce qui pourrait intéresser les autres. (toujours mon regret lors du désherbage, ou lors du tri des dons.)

 

Pas 36 manières.

Hum.

Avec les SIGB, on sait que, globalement, 40 % du fonds engendre 80 % des prêts. Le reste est là pour meubler.

 

Si on touche à ces 40 %, coeur de collection, alors la fréquentation va chuter.

Et oui, c'est certain, sur ces 40 %, les doublons entre structures vont être majoritaires : un bon livre reste un bon livre, et un livre demandé est déjà un bon livre.

 

Pas trop difficile de regarder cette part du fonds qui assure ces 80 % de prêts et de la renforcer - avant toute autre chose - par les acquisitions.

 

Pour rappel 40 %... ça veut aussi dire 40 % du budget d'acquisition. Et non 100 %.

Ce qui veut bien dire que 60 % de nos achats le sont pour rien et peinent à trouver leurs lecteurs.

C'est sur ces 60 % que l'on peut se concerter afin de créer un fonds tournant ou plutôt réseau (tournant je n'aime pas trop le terme). Donc, un fonds réseau.

 

Et là, tout à fait d'accord, acquérir des documents en doublon sur le fonds réseau, ce n'est pas forcément judicieux.

Sauf si on vise des valises thématiques.

 

Bilan : 60 % du budget d'acquisition pourrait faire l'objet d'une acquisition concertée.

Sur un fonds réseau destiné à tourner

 

Allez, d'après les stats sur mon propre fonds, 60 % du fonds assurent 90 % des prêts.

Resterait donc 40 % de mon budget d'acquisition qui pourrait entrer en zone "concertation acquisition".

 

L'échange de liste de commandes pourrait porter sur cette part. Et non sur la totalité.

 

Le parallèle avec l'"acquisition en BDP" me paraît évident.

Quand je vais emprunter des documents au relais, je complète à hauteur de 10 % de mon fonds propre.

Je complète avec le fonds réseau, et si la BDP venait à disparaître, ça ne me gênerait pas de constituer un fonds réseau tournant avec d'autres structures. J'en apporte 100-150, on m'en donne 100-150 par période à définir.

 

Et pour la concertation, je donnerai ma liste des 40 % de mon budget pour le réseau, afin d'éviter les doublons inutiles.

Liste que j'aimerais (si c'était possible) recevoir de ma BDP afin d'éviter l'achat d'un titre dont je ne suis pas certain qu'il va rencontrer son public. Ou alors qui va avoir ses 5-6 lecteurs et puis plus rien. (Polar, SFF par exemple).

 

Ce serait ma manière de faire :

- protéger le coeur collection de ma structure qui assure les 80 % de prêts.

- partager le reste du budget d'acquisition pour éviter les doublons inutiles sur le fonds réseau.

 

40-50 % du budget d'acquisition quand même.

Ce qui n'est pas rien. :wink:

  Bernard

 

 

 

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Ferris

Bernard, tu cherches trop à faire des mathématiques. Et ça ne fonctionne pas comme ça. D'abord ce n'est pas 40%  c'est 20% (Se souvenir de la règle de Trueswell : 20% des fonds produisent 80% des prêts. Ce qui veut dire que 20% de tes acquisitions produiront l'attractivité nécessaire.).

 

 Ensuite dire que 40% d'un fonds ou d'acquisition c'est 40% du budget est totalement faux. Regarde les coûts moyens d'un fonds jeunesse, petite enfance, doc adultes ,et romans et tu verras qu'on est loin du compte, les différences sont énormes selon les fonds. Enfin, ta BDP fonctionne peut être comme cela (laisser les incontournables en achats aux bibs) mais la nôtre fait le contraire (et heureusement !) et achète même des ouvrages best-sellerisés en 10 exemplaires pour pouvoir fournir. Ce qui ne l'empêche pas de constituer en sus des valises thématiques et des expos etc...plus pointues.

 

Ensuite de touts façons il faut parler réseau en fonction d'un contexte précis : ou bien on considère qu'on a besoin des fonds BDP à raison de 30 ou 40%, voire davantage, et c'est une situation qui va déterminer tous les autres choix. Ou bien on est dans un réseau où les fonds BDP ne sont que des appoints de 10% ou moins et cela change tout le tableau. C'est d'ailleurs un des points fondamentaux que je décris, à savoir faire un état des lieux précis à ce niveau afin d'élaborer le projet de service, d'où découlera ensuite le système de rotation des fonds qu'on choisira.

 

Organiser une rotation de fonds propres par exemple entre des bibs dont l'essentiel des fonds et des arrivages provient d'une BDP est une situation que je n'ai pas abordée et qui me parait assez difficile à envisager.

 

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michmaa

Salut à vous !

 

Je cours après le temps, je ne viens plus si souvent, mais je suis contente de retrouver les mêmes têtes.

C'est déjà plus clair pour moi ce qu'on va faire.

Le diagnostic était posé mais il nous fallait :

- faire une poldoc pour les élus

- définir une procédure de travail entre nous.

Je pense qu'on va arriver à quelque chose avec les pistes de réflexions que vous avez donné.

 

Juste en passant,

Bonne année @Bernard !

@Ferris Vieux loup de mer, ça tout le monde le sait, c'est ton avatar et tu n'arrêtes pas de clamer que tu es proche de la retraite... par contre, moi grande ! là tu m'apprends quelque chose !:drool:

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Ferris

La Grande, c'est purement affectif. En fait tout le monde sait bien que tu fais plutôt dans le genre petite boulotte...:drool:

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michmaa

ouais,

surtout si tu me mets à coté de La Présidente !

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Ferris

A côté de la Présidente on est tous des petites boulottes. A commencer par le nouveau Président...:drool:

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B. Majour

Mieux vaut être petite boulotte

Que gros boulet ! :D

 

Bonne année à toi aussi Michmaa.

  Bernard
 

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Ferris

Il n'existe en principe pas de masculin à l'expression "petite boulotte". Quoique finalement un homme aussi peut être petit et boulot. On peut par exemple trouver des petits boulots chez McDo.:tongue:Petite boulotte est un terme familier plutôt affectueux. Par contre gros boulet est en général utilisé de façon insultante. Mettre les deux expressions sur le même plan est donc une grosse boulette. Souvent commise pas les gros boulets, qu'ils soient boulots ou non. Président de l'ABF étant assimilable à un CDD non rémunéré donc plutôt de type stage, on peut considérer qu'il s'agit d'un petit boulot, lequel peut parfaitement être tenu par un boulet ou un boulot, l'un n'empêchant pas l'autre. En effet il faut être un peu boulet pour accepter de travailler dans ces conditions. C'est ballot cette histoire de boulot, quand on y songe....

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B. Majour

Exact, au masculin, ça le fait aussi. :wink:


 

http://www.littre.org/definition/boulot

Terme populaire. Gros et gras, qui a la forme d'une boule.

• Substantivement. Un gros boulot. Une petite boulotte.

=> Et là, j'adore : pour les hommes, le gros boulot, c'est du double gras.


 

boulotter

Terme populaire. Vivoter, vivre tant bien que mal.

Etymologie: Boule : proprement faire aller la petite boule.

=> hein ? De quelle petite boule parle-t-on ?


 

https://fr.wiktionary.org/wiki/boulot

(Familier) Petit, rondelet, gros, court, rond, arrondi.

Oh ! la, la, elle est bien boulotte ! Y a de quoi manger. — (Émile Zola, Nana, 1881)

Il était courtaud, boulot, bedonnant, très laid: l'allure épaisse d'un chantre d'église. — (Octave Mirbeau La Mort de Balzac, 1907)


 

... en face, une sorte de commodore américain, boulot et trapu, les chairs boucanées et le nez en bulbe, s'endormait, ... Huysmans, À rebours,1884, p. 176.


 


 

Boulot

Terme employé aussi en boulangerie

Le pain que fabrique votre boulanger est-il rond ou fendu, est-ce de la miche ou du boulot ? Huysmans, L'Oblat,t. 1, 1903, p. 53.


 

=> donc, il y aurait un rapport entre le boulot et les belles miches ?

Miche : Pain rond plus ou moins gros.


 

En tout cas, tout ça ne fait peut-être pas le boulot de... Michmaa (tiens, encore Mich)

Donner de la "boulotte" à Michmaa serait donc un pléonasme ?


 


 

Pour les mathématiques, je viens de vérifier sur mes prêts.

32,96 % assurent 80 % des prêts (valeur du fonds 33,38 %, ce qui est assez proche et statistiquement peu étonnant.)


 

La loi de Trueswell date des années 69 (http://blogs.univ-poitiers.fr/glossaire-mco/2013/06/22/3545/

). Je me demande si elle a été étudiée avant ou après l'ouverture au libre accès.

En tout cas, je vais essayer de la reprendre secteur par secteur pour voir si les 33 % se vérifient partout.

Ou si Trueswell (imitant Pareto) a raison en majorité. Comme ça, je connaîtrai mon vrai coeur collection. :flowers:

  Bernard

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Yucca

euh pour revenir au sujet,

est ce qu'on peut dire que cela dépend si des documents peuvent circuler ?

car si un adhérent peut emprunter dans n'importe quelle bibliothèque du réseau alors peut être que les documents peuvent être commun. Considérer que le réseau n'est qu'une seule médiathèque

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Ferris

Attention, ne mélangeons pas tout.

Un réseau comporte nécessairement la possibilité pour un adhérent d'emprunter avec une carte unique et des modalités de prêt communes dans toutes les structures.

Le fait de pouvoir les rendre dans toutes les structures, à charge pour elles de retourner les ouvrages dans leur bibliothèque d'origine est une option. Elle nécessite une navette. De ce point de vue on peut dire que les documents "circulent", simplement par le retour. C'est de l'interne.

Autre option, la possibilité de réserver un ouvrage n'importe ou, par internet par exemple, et que l'ouvrage parvienne au lecteur dans sa bibliothèque préférée ou la plus proche, qu'on appelle bibliothèque de rattachement par exemple (c'est lui qui la choisit mais il ne pourra pas en changer tout le temps). Là aussi il y a navette pour apporter et retourner.

 

Que les documents soient communs ou appartiennent à une structure donnée dans laquelle ils doivent revenir, est une autre affaire, purement interne. Le réseau doit définir si tous les documents n'appartiennent plus à personne en particulier, et donc on supprime la notion de bibliothèque d'origine ou propriétaire, et un document réservé par un lecteur n'a pas nécessairement à revenir dans la bibliothèque d'origine puisque tout est à tout le monde. Ce qui modifie beaucoup la notion de circulation des documents: on apporte toujours par la navette un document situé chez X à un lecteur rattaché à la bibliothèque Y, mais on n'a pas à revenir le chercher: il reste là où il est jusqu'à ce qu'un autre lecteur du réseau le demande ailleurs. On rejoint là la notion de "fonds flottants".

 

Autre notion de la "circulation" : on peut considérer que, comme tout est à tout le monde, on peut transférer de façon massive des documents d'une bib à une autre, en interne. Exemple tous les lecteurs bibX ont lu leur fonds biographies, idem chez Z, chez Y etc...Décision du réseau : on échange nos fonds biographies, hors doublons évidemment, et les lecteurs de chaque bib vont se retrouver avec un fonds biographies tout nouveau. Et pour pas un radis. et on continue à faire circuler les fonds de cette façon chaque année ou autre périodicité à définir.

 

Sinon, si un réseau décide que chaque fonds continue d'appartenir à une bibliothèque bien précise, la circulation ne concerne plus que les réservations individuelles (avec ou sans retour, c'est un choix à faire de toutes façons) et c'est là une notion assez minimaliste de la circulation mais beaucoup de réseaux s'en tiennent là. A condition toutefois d'avoir une navette.

 

La forme la plus minimale c'est, sans navette, la possibilité d'emprunter partout mais avec la nécessité pour le lecteur de rendre l'ouvrage là où il l'a pris. La problématique d'un réseau est toujours a même au départ : est-ce que le lecteur continue d'aller vers le document ou est-ce que le document va vers le lecteur. Si c'est la première solution, le réseau se limite à carte unique, règlement commun etc...mais finalement peu de services nouveaux rendus au public.

 

La question de la circulation joue donc sur la notion de "patrimoine". Est-ce que le fonds devient commun ou reste fragmenté. Et cela aura aussi des conséquences sur la politique d'acquisition. Car un réseau qui fait circuler massivement ses fonds determinera une part d'acquisitions en "local" et en "concerté", qui sera très différente.

 

La notion de fonds propriétaire peut aller très loin. Je connais un réseau où chaque bibliothèque qui désherbe "ses" documents ne demande même pas aux autres bibliothèques si cela les intéresserait éventuellement. On pilonne "maison". Point-barre.

 

C'est le système "patrimonial" le plus crétin possible, poussé au maximum de la notion de bibliothèque "propriétaire". En gros le raisonnement est le suivant : Comme ça ne sort plus chez moi, il n'y a aucune raison que ça sorte chez d'autres. Donc on ne va même pas leur demander si ça les intéresse.

 

Plus con, tu meurs. Et pourtant ça existe et ça s'appelle "Réseau".

Modifié par Ferris

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Yucca

oui mais si dans la logique patrimonial, un livre d'une bibliothèque "propriétaire" comme tu dis est visible sur le catalogue commun, alors on peut considérer que c'est comme s'il était partout à la fois (virtuellement ce qui limite toujours le nombre de prêt. D'ailleurs à ce propos, est ce qu'il existe des stats sur les réservations de document ou si un document sort parce qu'il est vu en virtuel ou s'il est vu physiquement ?)

Donc mettons un réseau de 3 structures, réseau type "patrimonial" avec catalogue commun. si la bibliothèque A possède un ouvrage qui ne sort pas, B et C ont tout à fait la possibilité de l'emprunter . Donc s'il n'a pas été utilisé depuis X années, c'est que ni A, ni B, ni C n'en veulent, non ?

 

et comme disait Dominique Lahary, il y a autant de forme de réseau que d'intercommunalité en France

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Ferris

Ton raisonnement ne tient que par la réservation individuelle. Or le problème, c'est que les réservations individuelles ne représentent que très peu de prêts (entre 3 et 4% chez nous en gros) et portent souvent sur les mêmes ouvrages. Ce qui pose deux problèmes :

 

1) un ouvrage de type best-seller, qui est toujours réservé (listes d'attentes de réservataires), le type d'ouvrage dont on dit toujours q'ils font partie des 20% des fonds produisant 80% des prêts, ne sera  quasiment jamais vu sur les présentoirs à nouveautés par la grande majorité des publics (donc mauvaise image de marque de la structure), parce qu'aussitôt rentré il part en attente dans la caisse "navette", où il peut dormir pendant une semaine si par exemple tu n'as qu'une navette hebdo. Idem à l’arrivée dans la structure réceptrice : on va le mettre de côté pour le lecteur réservataire, qu'on va prévenir par mail et qui aura par exemple une semaine de délai pour venir le chercher. Et ainsi de suite. J'ai calculé un jour qu'un ouvrage toujours en réservation et donc en transit, sortirait finalement 30% de moins (sur une année budgétaire) qu'un ouvrage présent en structure, à cause de tous ces délais d'immobilisation et de transit. D'où l'intérêt, au moins pour ces ouvrages d'en avoir plusieurs (voir donc à adapter la politique d'acquisition en réseau en acceptant l'idée de doubler ou tripler certains achats), ou/et de limiter les délais, de limiter le nombre de réservataires ou, tout simplement d'interdire la réservation des nouveautés pendant un temps donné (et là tes réservations vont chuter sèchement...) Tout cela n'est pas simple...mais ce sont des questions incontournables dans une constitution de réseau.

 

2) Le livre est "virtuellement" présent et disponible et donc "y a qu'à le réserver, chère madame" (la possibilité d'emprunter est tout aussi virtuelle). Excuse-moi Yucca, mais pour moi , expérience aidant, c'est de la fausse équité territoriale. Pour moi c'est une hypocrisie. En temps normal il n' y a pas 10% des gens qui vont sur le catalogue "virtuel". Et on ignore combien y trouvent réellement quelque chose. Quant à réserver.... D'ailleurs la plupart du temps c'est nous qui effectuons la réservation de notre poste d'accueil. Très peu de réservataires et en plus ce sont toujours les mêmes personnes qui utilisent ce service et en bénéficient. Tant mieux pour eux, mais c'est clairement au détriment de la majorité du lectorat. Et je considère que ce n'est pas une véritable circulation des fonds. Et qu'il y a une majorité de perdants dans cette histoire.

 

L'immense majorité du lectorat veut pouvoir voir et toucher, feuilleter les livres. C'est comme ça. Alors oser leur dire que grâce à un écran, chez nous ou de chez eux, ils "ont accès à l'ensemble des ouvrages du réseau", est une énormité. Ceci dit, je te rassure, c'est le discours des élus et des technocrates du réseau chez nous aussi. Et s'il est plus facile de réserver le dernier Musso, parce qu'on connait le produit, c'est plus difficile de réserver un album ou un documentaire sans l'avoir vu, comparé et feuilleté. Et les gens qui n'ont pas internet ? Et qui font l'effort de se déplacer chaque semaine dans leur bibliothèque de proximité pour constater que les incontournables n'y sont jamais car toujours "en transit" ? On en fait quoi ? 

 

Quant aux ouvrages qui ne sortent pas, je préfère leur offrir une possibilité de sortie réelle en les déplaçant physiquement plutôt que de faire semblant de croire que tout le monde les a potentiellement visualisé en virtuel sur l'opac et que donc c'est que personne n'en veut. L'illusion techniciste nous éloigne des gens et du véritable service public.

 

Comme je le disais ailleurs, ne commençons pas à croire à nos propres illusions.

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Oxymore

Merci pour vos réponses ! Vous êtes géniaux ;-) 

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Yucca
Le 21/07/2017 à 21:26, Ferris a dit :

L'immense majorité du lectorat veut pouvoir voir et toucher, feuilleter les livres

 

alors moi je suis pas d'accord. je ne sais pas combien de personnes utilisent le catalogue sur le nombre d'inscrit, mais je suppose qu'il est élevé car le nombre de réservation ici est important et bcp de personne nous parle du catalogue (pas toujours en bien , mais passons)

Certes, il y a bien des personnes qui ne l'utilisent pas et préfèrent le visuel, mais moi je n'y vois pas la majorité de nos lecteurs-emprunteurs, surtout pour des documents un peu tête d'affiche qui n'ont pas tellement besoin d'une promotion.

 

Après, on ne va quand même pas rétablir les exclus du prêt, hein ? :wink:

De toute façon, ceux qui doivent sortir parce qu'on en parle, sortent, pour les autres, le catalogue permet de les rendre visible dans toutes les bibliothèques de la structure et donc d'augmenter ses chances de sorti surtout si l'usager peut l'avoir rapidement.

 

Le 21/07/2017 à 21:26, Ferris a dit :

Ton raisonnement ne tient que par la réservation individuelle

 je comprends pas trop pourquoi tu parles de réservation individuelle ? Il existe des réservations collectives ?

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Ferris

Ne dis pas que tu n'es pas d'accord, tes publics sont différents, c'est tout, ton accueil/opac sans doute meilleur aussi. A chacun ses publics. C'est aussi leurs différences qui font le charme de notre métier. Je te parle de ce que j'ai vu et vois régulièrement dans un réseau de 11 bibliothèques rurales. Et je le déplore, mais nos publics sont ainsi. Par ailleurs ne confondons pas la réservation faite de façon autonome par un lecteur et celle que nous réalisons nos-mêmes à sa demande (le plus souvent parce qu'il ne sait pas ou ne veut pas se servir de l'opac). Il serait statistiquement intéressant de pouvoir les dissocier pour voir quel est l'impact exact du catalogue en ligne.

 

Ceci dit, quand tu parles de la qualité du catalogue, je suis assez d'accord sur le fait que la facilité des accès, des filtres et critères (pas plus de 3 clics selon la règle) est très importante. Chez nous c'est très mauvais, long, complexe et donc lassant pour les gens.

 

Ainsi que la qualité des résumés/présentations. Là chaque catalogueur prend ses responsabilités, mais personnellement j'y accorde une grande importance et j'y consacre du temps.

 

"Rétablir les exclus du prêt" ? Non, d'ailleurs ils existent déjà (les usuels et certains périodiques, ou autres types de documents selon les bibs). Mais exclure de la réservation certains titres très demandés, pendant un certain temps, ou ne leur donner que 15 jours de prêt au lieu d'un mois, pourquoi pas ?

 

Oui, il existe des réservations collectives. Dans le cadre d'une animation par exemple une équipe, ou un partenaire, peut réserver dans toutes les bibliothèques tous les ouvrages d'un thème précis. Ou ce peut être en soutien d'une animation Bdp. Ou le cas d'une école ou classe (capacité de réservation de 50 ouvrages) etc...En principe dans ces cas, la réservation collective prend le pas sur les résas individuelles.

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olivier.riomco

En ayant lu attentivement vos échanges qui m'ont d'ailleurs beaucoup appris, je suis encore un peu perdu au sujet des textes de références qu'il faudrait produire pour la mise en réseau de bibliothèques : projet de service, plan de développement des collections, charte d'acquisition, contrat, etc.

 

Si quelqu'un pouvait m'expliquer la différence, voire me fournir un exemple, cela m'aiderait bien.

 

Merci

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Ferris

D'abord bien lire et utiliser le guide de la mise en réseau https://bibliotheques.hautes-alpes.fr/images/articles/espace_pro/guidemisereseau.pdf

 

La Charte des collections, ou des acquisitions, en bibliothèque est aussi appelée charte documentaire, et cette charte des collections fixe les grandes lignes de la politique documentaire de la bibliothèque. Elle est définie plus precisément dans la "poldoc". En fait ces documents sont liés.

 

Tu en as une à Merignac : http://poldoc.enssib.fr/sites/poldoc.enssib.fr/files/poldoc/documents/charte_collections.pdf

et la poldoc est définie sur le site de l'ABF : http://www.abf.asso.fr/fichiers/file/Midi-Pyrenees/FORMATION/171205 POLDOC.pdf

 

Pour le projet de service (appelé aussi projet d'établissement), il se conçoit pour une durée d'au moins trois ans  et comporte les objectifs à tenir sur cette durée. En fait il définit la mission du réseau, ses partenariats etc... Il arrive en premier dans la liste des documents à produire.

http://mediatheque.seine-et-marne.fr/projet-d-etablissement

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