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Question d'oral


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Là tu te trouve confrontée à deux obligations qui peuvent parfois être contradictoires, c'est le Maire, voire le juge administratif qui en décidera: 

Ton obligation d’information du public et ton obligation dite de réserve (ou de discrétion), à laquelle nous ajouterons pour faire bon poids ton obligation de loyauté envers ton employeur (dénoncer son employeur à la presse n'est pas bien vu :cry:). Et bien sur ton obligation d’obéissance hiérarchique. Car comme le disait très bien le regretté Eichmann, je n'ai fait qu'obeir aux ordres.

 

Prends un autre exemple : le budget est un document public. Tout lecteur peut te demander de lui communiquer le budget des acquisitions. C'est la loi et il peut s'adresser à la CADA si tu refuses. Et pourtant des élus refusent souvent que cette information soit affichée voire communiquée oralement. Ta réponse sera alors de s'adresser en Mairie auprès de l'Elu à la Culture, qui, en principe, tient une permanence.  Là, tu donnes la bonne information, la seule qui ne puisse être interprétée ni comme tendancieuse ni comme un refus. : adressez-vous directement à l'élu, ce qui est la démarche normale d'un citoyen. Voilà un type de réponse que tu pourrais donner à ce citoyen qui regrette la disparition d'un livre. En tous cas moi, dans mes périodes difficiles, c'est le premier conseil que je donne aux agents : donnez le jour et l'heure de la permanence de l'élu à la culture.

 

Lis d'abord tout ça Babarette : https://www.fonction-publique.gouv.fr/droits-et-obligations , ou les autres liens du même genre, on trouve ça partout.

 

 

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Oui, Babarette, ne cours pas après les questions. Si près de l'oral, il vaut mieux que tu regardes les ressources  soulignées par Louve : service public, lettre du cadre territorial, gazette des

j'ai envie de te dire STOP!, PAUSE! Là tu me fais l'effet de celle qui veut toutes les réponses aux questions. Ce n'est pas possible! Le but de l'oral c'est de déterminer si tu seras capable de r

Cela arrive beaucoup plus souvent que l'on croit. Après tout est question de d'éthique personnelle, de bornes personnelles, de courage et d'inconscience (monter au créneau peut parfois s'apparent

Il y a 1 heure, Ferris a dit :

Tu pourrais aussi écrire des romans, et on aurait du plaisir à les lire.....

 

Babarette, tu es la joie de mes vieux jours....:flowers:

 

J'en suis très honorée!

 

En effet, relire les droits et devoirs des fonctionnaires était écrit sur ma liste de choses à faire absolument, en rouge avec des néons qui clignotent autour. 

 

Est-ce que je peux aussi jouer la neuneu, quand un élu me demande de pilonner le Coran, désherber tout le rayon 200  (si je suis dans une bibliothèque qui utilise la CDD)? Je suis d'un caractère taquin...  :tongue:

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Adresser un citoyen à son élu, je n'appelle pas ça jouer la neuneu, justement !

 

Et tu peux parfaitement avoir un rayon 200 quasi vide sans que cela pose le moindre problème. Justement parce que tu auras su t'assurer préalablement de l'accord de ton élu (ta Commission culture) sur ce point, à travers ta charte des acquisitions qu'ils auront approuvée ou non.

 

Cette charte, j'ai l'impression que tout le monde s'en fout ou considère qu'elle ne te sera d'aucun secours en cas de problèmes. C'est une grosse erreur ! Tout dépend de la façon dont on la rédige. Mais c'est un document contractuel qui lie aussi les élus (jusqu'aux prochaines élections).

 

Si tu la rédiges comme un document passe-partout et bien gentillet qui, du coup, ne te contraindra pas toi-même à grand-chose (finalement, j'achète ce que je veux), tu feras une lourde erreur . Ce document (qui a une valeur juridique devant le TA, précisons-le au passage), tu as au contraire intérêt à ce qu'il soit le plus précis voire contraignant, possible. C'est là et pas ailleurs que tu définiras avec tes élus-culture le pluralisme tel qu'il s'exercera ou non dans ta bibliothèque! Et c'est ce qui pourra te protéger ou non par la suite.

 

Je préfère un bibliothécaire qui en accord contractuel avec ses élus, exclut le Coran, le Talmud ou la Bible de ses collections/acquisitions qu'un mollasson qui fait un copié-collé d'une charte bidon qui n'exclut ni ne recommande rien. 

 

Et puis, au passage, n'oublie pas un truc : tu postules sur un emploi de cadre decisionnaire. Autrement dit c'est toute ton équipe, dans ses différents secteurs, qui sera amenée à répondre au citoyen. Alors cette charte, redige-là avec eux. Ces questions possibles, tu devras les partager avec eux, les préparer avec eux. Que répondre, comment répondre etc...Sinon c'est eux qui passeront pour des neuneus, des "ben chais pas". Et ils n'aimeront pas ça. 

 

Et ils te le feront payer. Et tu te retrouveras de toutes façons seule en première ligne : Madame la directrice Babarette, pouvez-vous me dire pourquoi votre discothécaire ne veut pas acquérir le dernier M Pokora. Elle vient de me dire de m'adresser à vous  ! C'est bizarre, elle à l'air un peu neuneu votre discothécaire, Madame Babarette...

 

Et t'auras l'air de quoi ?

 

C'est un concours de cadre que tu passes, ne l'oublie pas.

 

 

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Ah non, mais je n'appelle pas le fait de renvoyer un citoyen vers son élu jouer la neuneu. Mais si on me demande d'exclure le Coran, il me sera difficile de ne pas exclure la Bible et le Talmud. 

 

J'ai bien compris l'importance de la Charte documentaire, ne t'inquiète pas, et je ne la rédigerai pas seule. S'il y a une chose importante que j'ai apprise dans ma vie, c'est l'importance des textes officiels, qui sont un secours pour tout le monde en cas de conflit. D'ailleurs, c'est ce qui m'intéresse aussi dans ce métier, c'est de pouvoir m'engager, prendre des décisions. 

J'ai l'air d'exagérer et de ne redouter que le pire, mais en réalité, je pars toujours du principe que j'ai affaire à des gens sensés et je m'adresse à eux comme tels. J'agirai de même avec les élus. 

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il y a une heure, Babarette a dit :

Ah non, mais je n'appelle pas le fait de renvoyer un citoyen vers son élu jouer la neuneu. Mais si on me demande d'exclure le Coran, il me sera difficile de ne pas exclure la Bible et le Talmud. 

 

Certes, n'oublie pas un élément, il y a aussi la censure des usagers, ceux qui excluent le coran parce que ce texte sacré ne doit pas être touché par des mécréants, et oui ça arrive, et il faut pouvoir répondre, on a aussi certains titres systématiquement volés, au bout d'un moment les racheter ça fait suer (pour rester poli) alors on passe en prêt indirect et là il faut aussi pouvoir expliquer .

 

il y a une heure, Babarette a dit :

J'ai bien compris l'importance de la Charte documentaire, ne t'inquiète pas, et je ne la rédigerai pas seule. S'il y a une chose importante que j'ai apprise dans ma vie, c'est l'importance des textes officiels, qui sont un secours pour tout le monde en cas de conflit

 

La question n'est pas de rédiger une charte des acquisitions seule , la question est de rédiger une vraie charte des acquisitions, une vraie politique documentaire  avec des limites claires et de la faire valider en conseil municipal. Il faut que cette charte soit véritablement comprise,  appropriée et surtout assumée et défendue par les élus.

 

il y a une heure, Babarette a dit :

D'ailleurs, c'est ce qui m'intéresse aussi dans ce métier, c'est de pouvoir m'engager, prendre des décisions. 

 

Oui tu vas t'engager d'une certaine manière mais garde toujours en tête que ton boulot c'est l'aide à la décision des élus, rien de plus. Ce n'est pas toi l'élue, toi tu es fonctionnaire, tu n'es pas là pour faire de la politique. 

 

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Oui, m'engager dans les limites de mes fonctions, bien sûr ! :)

il y a 48 minutes, Louve a dit :

il y a aussi la censure des usagers

En effet, cela pose des difficultés. Soient qu'ils se plaignent massivement à un élu qui décide de réagir en demandant le retrait de l'ouvrage, soient qu'ils soient très revendicatifs, voire agressifs dans la bibliothèque... et alors, il faut tout de même se protéger. Même si, dans le cas où les usagers seraient vraiment agressifs, on ne peut s'en tenir à un simple retrait des collections comme réponse. 

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il y a 4 minutes, Ferris a dit :

Non, le bon sens ne suffit pas, il faut savoir prendre le sens du vent et savoir ensuite flotter au gré des courants. Si tu savais combien de fois je suis sorti de réunion en me disant "quelle bande de connards", tu serais étonnée. Et ça tombe bien c 'est la période des prépas budgétaires, avant le DOB de janvier.

 

oh que oui!!!!

Sans oublier que si tu es responsable d'une bib, directeur.trice d'un réseau tu es entre le marteau (les élus), et l'enclume (l'équipe).

Parce que faut pas les oublier non plus nos chers collègues qui eux aussi peuvent être prompts à la censure parce qu'ils défendent "le beau, le grand, le génial".

Non!  Non: et re-non!

Nous sommes là pour le/les publics, alors si M. Michu veut lire des Harlequin, des Musso on lui en propose, on propose aussi des Zulma/Wespieser/Gallimard; on oublie pas les profs tout en leur expliquant que non, nous ne sommes pas (pour le moment, attendaons de voir la position du ministère de la culture, je crains le pire), une annexe de l'éducation nationale.

Que oui, un livre ça peut te tomber des mains, que non on n'est forcé d'apprécier Flaubert ou Maupassant (j'aime l'écriture de Maupassant mais pas ses personnages ni son côté prédateur), et aussi qu'il y a de très bon auteurs vivants et qui plus est des femmes! Et quand un môme présente au bac français le texte de l'auteure rencontrée,  étonnamment ça a plus de charpente, de plaisir, d'enthousiasme

 

Bref, on ne profite pas des restrictions budgétaires pour faire de la censure.

 

Louve_en_pleine_prépa_budgétaire, mais surtout qui a reçu sa note de cadrage sur le pourcentage de réduction à prendre en compte.... 

Avec le sourire... Toujours...

 

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il y a 3 minutes, Ferris a dit :

Moi j'ai arrêté. Leurs couvertures et formats sont tellement repoussants que ça ne sort jamais, les gens ne les prennent même pas dans leurs mains ! On dirait du papier peint des années 70.

 

bin chez nous, ça sort! Peut-être justement à cause du doux parfum des années 70!

Bon le taux de rotation des Harlequins est plus impressionnant mais bon...

 

Blague à part, il y a de très bons auteurs et des textes magnifiques chez eux!

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Il y a 12 heures, Ferris a dit :

Cette charte, j'ai l'impression que tout le monde s'en fout ou considère qu'elle ne te sera d'aucun secours en cas de problèmes. C'est une grosse erreur !

 

On ne s'en fout pas, Ferris. Bien au contraire.

Mais dans le contexte de la question, on comprend vite ses "limites" face au devoir du fonctionnaire.

 

Par contre, c'est un document très pertinent.

Parce que c'est la preuve de la délégation des élus pour ce qui est des acquisitions.

C'est une façon évidente de les intéresser au travail des bibliothécaires, au comment on acquiert et construit une collection. Et c'est discuté en conseil municipal, on touche tous les élus, même ceux d'opposition.

C'est aussi un soutien pour les bibliothécaires suivants qui peuvent lire les différentes chartes et donc connaître l'histoire de la structure dont ils héritent.

 

Elle ne fonctionnera pas face à un élu qui affronte une situation de troubles potentiels, parce qu'il ira au plus pressé.

Par contre, en temps apaisé, c'est une manière pour le bibliothécaire de montrer son travail et ce qu'il pratique au quotidien. Et tu as raison de dire qu'il faut penser à mettre à disposition certains éléments dans la bouche des élus. Il faudrait presque les y préparer, ou au moins s'y préparer soi-même. Et donc renforcer la charte par les bons mots, et sous la charte prévoir les éventualités et ce qu'il faudra envisager en cas de problème.

 

Bien sûr, c'est encore mieux si les élus la défendent.

Par contre, on peut avoir la situation suivante : même maire, adjoints différents suivant les mandatures. Difficile de faire repasser la charte à chaque fois. Encore que, glisser un flyer ou un carnet à chaque nouvel élu, ça pourrait être une opportunité à envisager là aussi.

 

Il y a 12 heures, Ferris a dit :

C'est un concours de cadre que tu passes, ne l'oublie pas.

 

Exact.

Et, Babarette, ce n'est ce que toi tu vas répondre à une question, mais bien ce que ton équipe va répondre qu'il faut envisager.

Parce que tu es cadre, tu dois penser : mon équipe, mon service, l'image de la bibliothèque.

Et prévoir en conséquence.

 

Si tu laisses entendre qu'il y a une censure, le citoyen n'ira pas regarder que c'est un ordre du maire, il dira : la bibliothèque pratique la censure.

Et ce ne sont pas les citoyens de ta commune, mais les citoyens des autres communes qui s'étonneront chez leurs amis d'un petit : "alors comme ça, votre bibliothèque pratique la censure. Tiens, tiens, tiens.".

Tu es sur un effet boule de neige... qui va arroser tout le monde.

 

Et si ça paraît dans les journaux, même si c'est une "appréciation" d'un journaliste, tu écornes l'image de la commune.

Ecorner l'image de la commune, certains maires le prennent pour eux, et ils te le feront payer.

En période de troubles, ou d'élections approchantes, il faut penser à son service.

 

Gagner la confiance, c'est un travail de longue haleine. La perdre, une question de minutes.

Et quand on a subi un problème, ça peut devenir un critère d'embauche.

Un maire qui te pose la question : un élu vous demande de retirer certains documents des rayonnages, que faites-vous ?

Suivant le vécu du maire, ou suivant ses craintes - parce qu'ils suivent l'actualité des autres maires - ça peut tout changer pour ton embauche.

 

il y a 30 minutes, Louve a dit :

Oui tu vas t'engager d'une certaine manière mais garde toujours en tête que ton boulot c'est l'aide à la décision des élus, rien de plus. Ce n'est pas toi l'élue, toi tu es fonctionnaire, tu n'es pas là pour faire de la politique. 

 

100 % d'accord.

Et tu dois aussi éviter à tes élus de commettre des erreurs... par ignorance. Surtout quand tu es cadre.

Il faut éclairer leurs décisions.

 

Et laisser la politique aux politiciens, et aux journalistes.

 

Cette question pouvant nuire à l'intérêt de notre service (et de la commune), nous n'y répondrons pas.

 

Pour ce qui est du neu-neu. Un adjoint du patrimoine peut agir de cette façon, en supprimant tous les documents en 200. On peut être zélé et devancer d'éventuels problèmes. :blush:

Il y a un problème => on supprime le problème. Réaction basique.

Un cadre A, j'ai plus que des doutes. Quand on est cadre, on est cadre. On est d'un niveau d'études supérieures. Ce qui suppose un niveau de réflexion supérieure.

Sauf à vouloir friser l'insolence.

 

Dommage tu ne pourras pas avoir d'idées à la con.

Au minimum, tu devras les étoffer et les justifier...

Et tu en seras responsable !

 

En plus, tu dois donner l'exemple à ton équipe, si tu veux la tenir.

Pour l'instant, tu penses "moi". Tu passeras vite à penser "eux".

Parce que tu seras aussi responsable des agissements de ton équipe ou des gens sous tes ordres, de ce qu'ils font.

Certains exemples ou certaines idées sont à éviter.

 

Pas de neu-neu chez les cadres, ça fait peur aux agents, ou à ceux sous tes "ordres".

L'usager aussi est sous et concerné par tes "ordres". En tout cas, il est touché par tes décisions.

 

=> la réaction instinctive et taquine n'est qu'une première base de réflexion. :yes:

 

Mais fais attention, en face ils n'ont pas l'humour facile. Souvent pas d'humour du tout. Ils ont un rôle et standing à tenir.

La politique, c'est très codifié et très protocolaire. Encore plus quand l'élu appartient à un parti.

Sans oublier que c'est une lutte permanente... pour la prochaine nomination.

 

Par contre, conserve et cultive-le ton humour.

Tu en auras besoin. :thumbsup:

  Bernard

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Il y a 3 heures, B. Majour a dit :

En plus, tu dois donner l'exemple à ton équipe, si tu veux la tenir.

Pour l'instant, tu penses "moi". Tu passeras vite à penser "eux".

Parce que tu seras aussi responsable des agissements de ton équipe ou des gens sous tes ordres, de ce qu'ils font.

Certains exemples ou certaines idées sont à éviter.

 

Oh que oui! Le capitaine de navire ce n'est pas juste une métaphore!

En qualité de capitaine, de chef de meute (oui j'ai ce côté là) je guide, j'entraîne, parfois je bougonne aussi.

Mais surtout, surtout, je défends les projets et je parle toujours aux élus et à la hiérarchie de l'équipe. Parce que seule je ne ferai rien.

 

Ne pas oublier non plus qu'entre l'élu et le directeur, bien souvent il y a un DGA, un DGS.

Et je le redis, nous sommes fonctionnaires nous devons obéissance mais aussi loyauté à nos élus. 

Une donnée à prendre en compte tout en restant soi-même, sans se compromettre douteusement. C'est possible,  c'est parfois vivifiant, parfois effrayant mais c'est le boulot d'un cadre.

 

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Il y a 6 heures, B. Majour a dit :

Pour ce qui est du neu-neu. Un adjoint du patrimoine peut agir de cette façon, en supprimant tous les documents en 200. On peut être zélé et devancer d'éventuels problèmes.

 

Bien sûr, comme tu l'as compris, je plaisantais. C'est une amorce de réflexion cependant. Si l'élu me demande de retirer le Coran et que ma charte documentaire précise que la collection doit représenter la pluralité des points de vue et cultures, je peux répondre que je ne peux retirer le Coran sans supprimer la Bible, ce qui risquerait de mécontenter de nombreuses personnes. 

 

Il y a 7 heures, Louve a dit :

Nous sommes là pour le/les publics, alors si M. Michu veut lire des Harlequin, des Musso on lui en propose, on propose aussi des Zulma/Wespieser/Gallimard; on oublie pas les profs tout en leur expliquant que non, nous ne sommes pas (pour le moment, attendaons de voir la position du ministère de la culture, je crains le pire), une annexe de l'éducation nationale.

 

Je suis bien d'accord avec toi et c'est aussi pour ça que je peux faire ce métier (et plus prof). On ne peut pas faire apprécier la lecture en imposant des œuvres considérées comme supérieures. D'ailleurs, même dans les CDI, il y a beaucoup de littérature jeunesse, pas seulement Balzac et Zola. Je pourrais aussi ajouter que même Jean-Honoré Du Balais Coincé, universitaire spécialiste de Patrice de la Tour du Pin, peut souhaiter emprunter un Halequin parce qu'il adore se moquer du style de ces romans. 

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Bonjour à tous,

 

Je suis très intéressée de lire vos réflexions :)

 

Alors deux autres petites questions...

 

- Une personne vous demande un livre sur comment faire le crime parfait, que faites-vous ?

 

- Je suis un élu, je m'adresse à vous directement, je veux que vous achetiez une quarantaine d'exemplaires du même roman dont je connais super bien l'auteur. Vous faites quoi ? (dans ce cas c'est un ordre manifestement illégal n'est-ce pas ?)

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Bonjour Lilib

 

Je suis très intéressée de lire vos réflexions

Alors deux autres petites questions...

 

- Une personne vous demande un livre sur comment faire le crime parfait, que faites-vous ?

 

Je sors mon 44 magnum et je la descends sur place. :drool:

Ou

Je saisis une grosse encyclopédie et je l'assomme sauvagement avec jusqu'à ce que mort s'ensuive. :drool:

 

Soyons logique, un crime parfait suppose qu'il n'y ait pas de témoin. Pas ou plus de témoin.

Donc tu es sur la liste des gens à éliminer. CQFD.

Si tu es sur la liste des victimes, alors tu peux invoquer la légitime défense. :wink:

 

La réponse la plus légitime à fournir me semble être la suivante :

Cher usager, le crime parfait n'existe pas. Nous avons plusieurs dizaines de Romans policier pour vous le prouver. Et aussi quelques documentaires sur les méthodes d'investigations policières. En sachant bien que ce qui est dit est très en dessous des possibilités réelles de la police et de ses laboratoires d'investigations.

 

Maintenant, tu peux aussi brancher le jury sur la Charte d'Acquisition qui botte bien Ferris.

 

Ou

Lire ceci et t'en servir.

http://www.cpepesc.org/Obligation-d-un-fonctionnaire-ou-d.html

Obligation d’un fonctionnaire, ou d’un maire, informé d’un délit, d’aviser le procureur de la République.

 

(m. à j. 08.07.12)

Le second alinéa de l’article 40 du code de procédure pénal stipule :

"Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs".

. En conséquence, tout fonctionnaire qui viendrait à omettre d’informer le parquet de l’existence d’une infraction (hors les contraventions) commettrait une faute de nature à engager la responsabilité de l’Etat ou de la collectivité auquel il appartient.

En outre, il pourrait être inquiété comme complice de l’auteur de l’infraction, en se refusant à la dénoncer comme la loi lui en fait devoir. Pourtant, en pratique, cette obligation reste souvent très largement méconnue sur le terrain…

 

Ce qui me paraît plus logique.

Si ton voisin vient te voir et de demande : vous n'auriez pas un couteau de boucher, j'ai envie d'égorger ma belle-mère. Est-ce que tu vas vraiment lui fournir le couteau ?

 

La question, plus d'actualité, sera tournée de la manière suivante :

Un jeune vient vous demander des informations sur un voyage en Syrie, que faites-vous ?

 

La réponse doit aussi montrer que tu es cadre.

Vois la différence entre l'agent et le cadre à la réponse pour Babarette. Tu dois penser consignes à l'équipe.

Ce n'est pas à toi qu'on viendra poser la question, mais à un de tes agents.

Soit : j'ai prévu de faire remonter ce genre de question jusqu'à moi et j'ai donné la consigne de m'appeler pour répondre de manière plus appropriée à l'usager qui pose ce genre de question litigieuse.

Ou pas.

Si c'est un auteur de roman en herbes, il peut tout à fait te poser une telle question.

Il ne faut pas voir le mal partout non plus. S'enquérir des motivations de l'usager est le premier point à prendre en compte.

- Votre recherche, c'est dans quel but ?

 

Mais c'est un concours et la réponse de Ferris a de gros avantages.

 

- Je suis un élu, je m'adresse à vous directement, je veux que vous achetiez une quarantaine d'exemplaires du même roman dont je connais super bien l'auteur. Vous faites quoi ? (dans ce cas c'est un ordre manifestement illégal n'est-ce pas ?)

 

Je lui demande pour quel(s) projet(s) ?

Si le maire est au courant, parce qu'il faudra obtenir son accord. (Attention au mot élu)

Et voir s'il y aura un budget spécial pour cette opération (qui montre que tu sais aussi défendre ton budget et donc ta collection, câlin aux bibliothécaires du jury)

 

Comme te l'a montré Ferris, acquérir plusieurs fois un même titre n'a rien d'illégal. Tu peux acquérir deux valises pour les classes, parce que l'auteur va passer, gratos, à l'école. Le projet de l'élu est parfaitement sensé, pas cher et bénéficiant à la collectivité.

 

Supposer aussitôt l'illégalité de la demande de l'élu est une grave erreur, à ne pas commettre.

Parce qu'elle montre que tu es soupçonneuse et que tu prends tes élus pour des truands. Louve a parlé de loyauté envers ses élus, ce n'est pas pour rien. Et tu en as un dans le jury.

 

Et si c'est vraiment pour aider financièrement un auteur, alors il faut rappeler à l'élu que – sauf s'il est auto-éditeur – l'auteur ne touchera que 10 % de la somme indiquée sur le livre. 40 * 20 euros, à 10 %, ça fait 80 euros, récupérés avec le reste des droits d'auteurs, souvent une fois l'an.

A peine le prix d'un bon restaurant. Il vaut mieux l'inviter à écrire un livre sur ou dédicacé à la commune et lui ouvrir une résidence d'auteur qui lui sera beaucoup plus profitable, financièrement et pour sa notoriété. Un bibliothécaire doit aussi connaître comment fonctionne la chaîne du livre et combien touche un auteur.

On peut aussi passer par une animation rémunérée, bien plus rentable pour un auteur, avec frais de déplacement compris.

 

Comme tu es prudente, tu feras valider la demande par ton/ta DGS, et si possible tu transmettras le dossier au maire pour validation. Afin de le tenir au courant.

 

Donc, tu dois t'offusquer si on te dit que l'ordre est manifestement illégal. Comment ça : illégal ?

Tant que tu n'es as pas la preuve, ce n'est pas illégal. Et ce sera souvent à toi de rendre la chose légale, dans la mesure du possible, avec le projet approprié.

 

Bon courage

  Bernard

 

 

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Question trouvée dans la longue liste des questions d'oral recensées :

"Vous avez sans doute remarqué comme moi que dans la salle d'attente, il n'y avait quasiment aucun homme. Ca ne vous dérange pas ? Qu'est-ce que cela vous inspire ?"

 

Un peu vachard comme question... Je dois tenter de m'y préparer car, sur la liste des admissibles dans la région où j'ai passé le concours, il n'y a que des femmes...

Il se trouve que les hommes sont plus majoritairement attirés par les domaines scientifiques, sont majoritaires dans les études scientifiques ou dans les écoles de commerce et désertent donc les filières littéraires. Or, une filière littéraire conduit en principe à l'enseignement ou aux métiers de la culture (ou au journalisme). Voilà un domaine dans lequel les femmes ont plus de chances d'être cadres, et où elles seront payées aussi bien (ou aussi mal, mais il ne vaut mieux pas dire cela) que les hommes. C'est un problème de société, pas un problème des bibliothèques. Sans doute le métier de bibliothécaire est-il bien mal connu et peu de gens savent qu'être bibliothécaire, c'est aussi être cadre.

Peut-on vraiment répondre à cette question sans se faire détester par les membres du jury qui détesteraient ces vilaines hystériques de féministes?

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Le ‎30‎/‎09‎/‎2017 à 17:54, Ferris a dit :

A toi de le mettre du mémoire dans ta mémoire

 

Flûte, je ne vais pas avoir le temps de lire tous les mémoires de l'ENSSIB d'ici l'oral. :D

Justement, difficile de répondre rapidement à une question comme celle-ci et, en sus, de ne pas donner l'impression d'avoir des revendications.

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Le 30/09/2017 à 16:58, Babarette a dit :

Question trouvée dans la longue liste des questions d'oral recensées :

 

j'ai envie de te dire STOP!, PAUSE!

Là tu me fais l'effet de celle qui veut toutes les réponses aux questions. Ce n'est pas possible! Le but de l'oral c'est de déterminer si tu seras capable de réagir et t'adapter en fonction de la situation.

Donc arrête de bachoter à outrance !

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Oui, Babarette, ne cours pas après les questions.

Si près de l'oral, il vaut mieux que tu regardes les ressources  soulignées par Louve : service public, lettre du cadre territorial, gazette des communes...

 

Parce que les gens en face de toi les auront lues, et ce sera frais dans leur tête.

Autant que ça soit frais dans la tienne.

 

Si tu as les mêmes lectures qu'eux, tu leur ressembles un peu.

Et demain, tu devras pleinement leur ressembler.

 

Ne cherche pas non plus les questions tordues.

Mais regarde plutôt comment Ferris répond.

 

C'est la démarche que tu dois apprendre, pas les réponses "justes".

 

Exemple :

 

Je ne pense pas que ce livre existe dans une version sérieuse, ou bien il est interdit, ce que tu es censée savoir. (Même problème que "Suicide mode 'emploi" il y a quelques années. ). C'est une première chose. Tu peux invoquer ta charte des collections qui, de même qu'elle exclut (en principe) les ouvrages racistes etc...en reprenant les textes issus de la Charte des bibliothèques qui sont clairs, mais non exhaustifs, permet très bien d'y ajouter l'apologie du terrorisme par exemple ou autres sujets comme ton crime parfait : 

 " assurer l'accès du public à l'information, à la formation et à la culture.. ». Elles se doivent de servir toutes les catégories de la population, sans exclusion, ni privilège. Les collections ne doivent pas être soumises à une censure politique, raciale, idéologique, religieuse, ni à des pressions commerciales."

Et enfin tu peux indiquer, mais non inciter, le lecteur à aller sur internet. Tu en as un, sérieux ou non : http://le-meurtre-parfait-tpe2016.over-blog.com/2016/02/10-comment-realiser-le-crime-parfait.html.

Alors, question de concours : il va sur internet chez lui ou sur tes postes publics ? Autre question vicelarde : indiquer mais non inciter. Tu vois ça comment ?

 

Il renvoie à la charte des bibliothèques (référence métier)

Il la cite = il connaît son métier.

Et il indique ou même incite le lecteur à aller sur Internet. (accompagnement à l'usager, médiation) où il y a des sites sur le sujet (sérieux = validation de l'info, ou éventuelle sitothèque à la bibliothèque, pas chez l'usager tout seul : danger d'internet. Surtout si c'est un jeune)

 

Ce qui déclenche les questions qui suivent.

 

Il  a tendu une perche, et il attend que ça morde sur des zones maîtrisées (sur lesquelles il a déjà réfléchi).

Le jury suivra sans doute… ou passera à autre chose si la réponse lui suffit.

 

Tu peux apprendre beaucoup d'une telle démarche et la faire tienne ou la moduler à ta façon.

Enfin, peut-être, à chacun sa façon de faire.

 

Evidemment, c'est une démarche, pas un automatisme à répliquer à chaque question. Sous peine de passer pour un robot.

Sauf que cette démarche, ce "guide" peut t'aider à construire ta réponse et à la recentrer si la question est très très large comme celle de la salle d'attente et des femmes.

 

(*) Sacrée question, où as-tu été la chercher, tu as le lien internet ?

 

En tout cas, regarde bien comment pratique Ferris à chaque fois pour ne pas s'éparpiller. C'est court, c'est synthétique et ça marque des points.

(En plus, j'adore sa façon de rester poli ! Fermeté du cadre qui envoie gentiment le jury bouler. Votre question n'a aucun croquant, on n'a que 20 minutes… et vous me faites perdre mon temps. Tout ça dit avec une exquise politesse dans une seule phrase de réponse. Trop cool !)

 

Bon courage

  Bernard

Modifié par B. Majour
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