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Ferris

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Il y a 6 heures, Bouarf a dit :

Pour les concours écrits, oral ou "comment je vais faire.....

 

C'est exactement ça. C'est devenu un forum de plomberie. Tu as un ongle incarné ?  un évier bouché ?Tu tapes ça et tu retrouve plein de questions/réponses sur les ongles incarnés et les éviers bouchés. Les concours, pareil. et toujours les mêmes thèmes. Pour le débat d'idées et les retours d’expérience, tu repasseras....

 

il y a une heure, Walrus a dit :

l'impression de ne pas être seule dans cet environnement hostile.

Une bouée quoi...

 

D'accord pour la bouée. Il en faut, c'est vrai.

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J'en ai marre de ce forum qui n'en n'est plus un depuis longtemps. J'adore les conversations de comptoir. J'apprécie des diatribes des informaticiens entre eux, je m'amuse des commentaires orsenniques

Non, j'ai continué à fermer ma bouche. Surtout que j'ai obtenu le poste que je convoitais depuis mon entrée dans le milieu... mais toujours en CDD sans date de fin annoncée. Et mon attitude n'est

A chacun de voir, il n'y aura pas que des avantages, mais la Fonction publique n'a jamais fonctionné à la reconnaissance au mérite et tu le sais. Mais au grade, à l'ancienneté, examens internes etc...

Le 07/04/2018 à 01:08, Ferris a dit :

Par ailleurs, tout ce que je retiens des nombreux retours de ce forums depuis 2013 c'est que les DSI sont la poisse, n'entendent rien à nos problèmes, depuis toujours, et cherchent simplement à se couvrir et no n à nous entendre. Leur interprétation des nouveaux textes leur est dictée par la peur de la faute et rien d'autre. N'attendez jamais de réponse de ces gens là. Ils sont ailleurs et viennent d’ailleurs. Et ils y resteront. Je fais mon métier, ils font le leur. Ce ne sont pas nos amis. Ce sont nos Kapos.

 

La DSI dans ma collectivité n'est pas comme ça. En tout cas, des deux côtés on essaie poser des questions pour pouvoir comprendre les contraintes des deux côtés, et se comprendre tout court. Ce qui permet au DSI de nous prévenir qu'il a un texte prêt sur la RGPD avant même qu'on en parle, si on veut l'inclure dans notre newsletter quand on la relancera. Et pour les petits soucis quotidiens, on se débrouille en interne... on apprend plein de choses et ça permet aussi de comprendre et de savoir répondre à l'assistance du SIGB.

C'est plutôt rare je le reconnais, mais je n'ai jamais vécu ce dont tu parles à ce point là dans les autres collectivités où je suis passée. Le gros souci c'était les mises à jour des serveurs le samedi matin en pleine bourre, pas fréquent, mais régulier... pour la DSI un service impacté et pas toute la collectivité. Pas drôle!

Modifié par Zlorelieke
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Tu as bien de la chance. Mais je ne me base pas que sur mon expérience mais sur les retours du Forum.

 

Un exemple http://www.agorabib.fr/topic/2934-limitation-internet-dans-nore-collectivité/

 

Quelques  bouts de messages captés sur Le Monde du numerique, mais beaucoup de recriminations sont présentes sur d'autres topics comme informatique documentaire, et beaucoup d'autres dispersés malheureusement un peu partout, faisant état d'une situation de non-écoute et/ou d’incompréhension entre la bib et la DSI.

 

 Nous avons une charte d'utilisation des ressources informatiques : http://www.mediatheque-albi.fr/images/stories/infos_pratiques/2012_charte-internet.pdf. Elle concerne l'utilisation de nos postes informatiques (internet, bureautique, etc) ainsi que les connexions wifi. Elle a été élaborée principalement par la DSI.

 

On ne veut pas que les tablettes soient utilisées pour autre chose que les applis qu'on a choisi, notamment aller sur Internet - notre DSI n'aime pas l'idée d'un accès anonyme. Sans oublier les ados qui aiment bien se prendre en photo ....

 

Notre DSI nous demande une charte d'utilisation et est plutôt réticente à autoriser l'accès aux réseaux sociaux... Qu'en est-il dans vos établissements et notamment demandez-vous une autorisation parentale pour les mineurs non inscrits à la bibliothèque 

 

Alors oui je vois (et je vis) ce dont vous parlez concernant la fracture bibliothècaires / informaticiens. On a d'ailleurs un recrutement en cours de chargé du SIGB (entre autres taches, il va travailler 70h par semaine je pense), mais c'est pour un cadre A et ça se discute pas... enfin pour l'instant. Mais je ne tiens pas trop à rester dans cette collectivité de toute façon.

 

Pas de service informatique dans notre petite commune (2700 habitants) c'est moi qui ai hérité de la "maintenance informatique"

 

 

Problèmes chez nous ( petite ville avec un réseau très souple et dont est très content-e-s ) autour de la sauvegarde: en un mot, notre sauvegarde, actuellement,  nous inquiète et se fait assez approximativement, ce qui n'est jamais très confortable pour nous.Le service informatique  y répond en nous enlevant toute possibilité de regard sur la sauvegarde...Une attitude pas très collaborative entre services et qui ne résoud pas nos questions: une réponse technique, un peu en force et qui me gène.

 

Etc....

 

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Il y a 2 heures, Zlorelieke a dit :

La DSI dans ma collectivité n'est pas comme ça. En tout cas, des deux côtés on essaie poser des questions pour pouvoir comprendre les contraintes des deux côtés, et se comprendre tout court. Ce qui permet au DSI de nous prévenir qu'il a un texte prêt sur la RGPD avant même qu'on en parle, si on veut l'inclure dans notre newsletter quand on la relancera. Et pour les petits soucis quotidiens, on se débrouille en interne... on apprend plein de choses et ça permet aussi de comprendre et de savoir répondre à l'assistance du SIGB.

C'est plutôt rare je le reconnais, mais je n'ai jamais vécu ce dont tu parles à ce point là dans les autres collectivités où je suis passée. Le gros souci c'était les mises à jour des serveurs le samedi matin en pleine bourre, pas fréquent, mais régulier... pour la DSI un service impacté et pas toute la collectivité. Pas drôle!

 

Oh que oui, c'est plutôt rare!

Profites en bien!

De mon côté ma DSI est enfin décidée à inscrire la réinformatisation au PPI (on a un système qui date de 2004...) mais attention: surtout en mode SAAS, surtout pas du libre.

Et puis pourquoi donc notre exigence au niveau du module acquisition? La ville a un logiciel de compta: oui, mais ce logiciel gère par ligne budgétaire  et 170 000 € en 6065, c'est un peu court pour une pol doc efficace.

Pour la RGPD, ma DSI  est en fait un peu en dehors des clous, quand à l'accès internet et le wi-fi... Pouah, pouah, pouah, pouah.... On en est trèèèèèèès loin!

Ville de 75 000 habitants, agglo de 100 000 tout de même...

 

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Bonjour,

 

Je suis inscrite depuis un petit moment mais je ne viens que rarement sur le forum, faute de temps.

Je voulais réagir en tant que contractuelle de la FPT : perso, je ferme bien ma bouche pour que mon contrat soit renouvelé... chaque mois. Je n'ai pas l'impression non plus de faire partie intégrante de l'équipe qui est composée à majorité de titulaires. De plus, le service RH m'a "grondée" quand je lui ai posé une question innocente... parce que je lui avais justement posé une question !

Bref pour moi, les CDD sont un moyen d'obliger les agents à ne rien faire, en mal comme en bien.

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Il y a 1 heure, E.D a dit :

je ferme bien ma bouche pour que mon contrat soit renouvelé... chaque mois

 

Du CDD mensuel est assez rare. Je ne sais pas sur quel remplacement de poste tu te trouves mais dans ce cas il y a un délai . En règle générale, lorsqu'un CDD prend fin, il n'est pas possible d'avoir recours à un nouveau CDD avec le même salarié avant l'expiration d'un certain délai, appelé délai de carence. Par exemple, pour un CDD de 2 mois dont le terme est fixé au 30 avril , le délai de carence applicable à l'issue du contrat est de 20 jours (soit un tiers de 60 jours calendaires). Si les jours fériés entraînent la fermeture du service par ailleurs fermé le week-end, le délai de carence prendra fin le 2 juin et un nouveau CDD pourra débuter le 3 juin. Si le service au contraire est ouvert au cours de ces  jours fériés, le délai de carence prendra fin le 28 mai et un nouveau CDD pourra débuter le 29 mai.

 

Sinon, Il est possible de conclure des CDD successifs avec le même salarié et sans délai de carence pour le remplacement d'un salarié absent ou dont le contrat de travail est suspendu (cas bien précis de suspensionexercice du droit de grève, fonction de juré d'assise, maladie ou accident du travail, congé de maternité, de paternité, d'adoption ou parental, congé pour création ou reprise d'entreprise, congé pour exercer un mandat, congé sabbatique, fermeture temporaire de l'entreprise (chômage technique), mise à pied, mobilité volontaire sécurisée. )

 

Sinon le cas le plus fréquent c'est un CDD conclu dans l'attente d'un salarié recruté en CDI. La durée maximale est de 9 mois et il n'y a pas de durée minimale. Mais lorsque le contrat se poursuit après l'échéance du terme du CDD, il se transforme automatiquement en CDI et le salarié conserve l'ancienneté acquise pendant son CDD. Le non-respect des conditions de renouvellement entraîne la requalification du CDD en CDI.

Je te conseille de prendre contact avec un représentant syndical (pas besoin d'être syndiquée). Leur réponse restera confidentielle. De toutes façons le service RH ne peut refuser de te répondre ou te traiter comme moins que rien.

 

Il y a 2 heures, E.D a dit :

Bref pour moi, les CDD sont un moyen d'obliger les agents à ne rien faire, en mal comme en bien.

 

Etrange réflexion. En général on les surcharge plutôt de boulots (peu intéressant, répétitifs...) dans la mesure où comme de toutes façons on sait qu'on ne les gardera pas, aucune raison de les former. Si tu as été recrutée c'est qu'il y avait un besoin dans le service. Les collectivités (sauf pour les emplois saisonniers extérieurs) ne recrutent plus des CDD "comme ça", il faut des arguments. Personnellement, même pour un congé maternité j'ai dû me battre pour avoir une vacataire. Pas d'automaticité. On ne recrute pas un CDD pour le mettre au placard, ce serait du gaspillage, surtout actuellement.

En général tu deviens vite transparente dans une équipe de titulaires, c'est vrai, surtout sur des contrats aussi brefs. Tu n'existes pas...puisque très vite tu n'existeras plus. Et ils le savent.

Ceci dit quand on ne fait "rien" ce n'est ni en mal ni en bien, puisque rien c'est"rien". Mais ce n'est pas normal. Excuses-moi mais je n'en connais pas assez sur ta situation, ta formation, les motifs de ton recrutement etc.... pour pouvoir t'en dire davantage.

 

Et si ça peut te consoler, dis toi qu'une succession de CDD jouera surement un jour en ta faveur dans ton CV, par rapport à d'autres. A une condition : que ces périodes n'aient pas été vides de sens. Alors, plutôt que d'aller voir les RH, bats-toi au niveau du service pour qu'on te confie des choses intéressantes et pour apprendre. Existe.

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En fait la situation est étrange (ou bien c'est moi qui la trouve étrange car ça ne se passait pas comme ça quand je travaillais dans le privé) : on me dit à chaque fin de mois si je continue à travailler dans le service mais je n'ai toujours pas signé mon dernier arrêté. Du coup, j'ai l'impression de devoir à tout prix éviter de faire des vagues pour être reconduite (et ma situation professionnelle m'a posé beaucoup de difficultés pour des démarches personnelles). En plus de me sentir précaire (je ne sais jamais si je serais toujours là le mois suivant), j'ai l'impression d'être illégitime (on ne me donne pas de long contrat car je n'en vaux pas la peine). Cette position m'empêche de trouver ma place dans l'équipe car j'ai du mal à me positionner par rapport à mes collègues (des titulaires qui ont des années d'ancienneté).

C'est pour ça que je suis contre le recours de CDD à tout-va dans la FPT, j'ai peur que d'autres personnes se retrouvent dans ma situation. Je veux dire que je suis très contente de travailler en bibliothèque. J'adore mon job. J'ai des missions intéressantes qui me permettent de toucher un peu à tout et il y a une bonne ambiance de travail. Mais quand je propose des choses nouvelles, on me dit que ça ne sert à rien, que ça ne marchera pas, que c'est compliqué à mettre en place. Et quand je demande pourquoi, on me rétorque que je ne peux pas comprendre car je ne suis pas là depuis longtemps, car je suis contractuelle... Comme si je n'étais pas une vraie pour autant !

 

Bref, désolée de vous avoir raconté ma vie mais la question des CDD me touche personnellement et j'avais envie/besoin de réagir (ça pourrait faire un sujet constructif d'en débattre, mais dans un autre chan car j'ai l'impression que j'ai un peu floodé ton sujet, Ferris).

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il y a 10 minutes, E.D a dit :

Bref, désolée de vous avoir raconté ma vie mais la question des CDD me touche personnellement et j'avais envie/besoin de réagir (ça pourrait faire un sujet constructif d'en débattre, mais dans un autre chan car j'ai l'impression que j'ai un peu floodé ton sujet, Ferris).

 

Eh bien non, E.D, tu n'as pas floodé... tu es en plein dedans. L'Utilité du forum est là aussi, dans la possibilité de s'exprimer et de dire sa réalité.

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Il y a 1 heure, E.D a dit :

En fait la situation est étrange (ou bien c'est moi qui la trouve étrange car ça ne se passait pas comme ça quand je travaillais dans le privé) : on me dit à chaque fin de mois si je continue à travailler dans le service mais je n'ai toujours pas signé mon dernier arrêté.

 

Comme le dit Ferris, les CDD successifs sont très encadrés.

Dans ton cas, un CDD mensuel, cela signifierait que tu remplaces une personne absente pour maladie. Depuis quand es-tu dans cette situation?

 

J'ai eu le cas d'une agent d'entretien à qui j'annonçais chaque mois si elle était reconduite car elle remplaçait une agent en maladie, situation qui a duré 6 mois moins 1 jour...

Mais j'ai pris le temps de l'expliquer pour que ce soit un peu moins inconfortable.

 

Pour te positionner, il faudrait savoir dans quel cadre tu es recrutée: ce n'est pas indiqué sur ton arrêté?

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le rapport annuel sur l’état de la fonction publique montre qu’en 2015, la part des contractuels, toute ou seulement une partie de l’année, était plus importante – bien qu’en légère baisse depuis 2013 – dans la territoriale (25 %) que dans l’hospitalière (21 %) et dans la fonction publique d’État (19 %). (http://www.lagazettedescommunes.com/534330/rapport-sur-letat-de-la-fonction-publique-zoom-sur-les-contractuels/ )

 

Et pour ne rien arranger le dispositif  « Sauvadet » de 2012, favorisant sur la période 2013 à 2018 la transformation des CDD de certains agents contractuels en CDI ainsi que l’accès au statut de fonctionnaire, a pris fin en mars.Un peu comme les contrats aidés. A quelques mois près. La situation se détériore donc de plus en plus. Deux ans après leur arrivée en 2011, plus de la moitié avait quitté la fonction publique et 15 % d’entre eux seulement sont devenus fonctionnaires. Et près d’un cinquième a rejoint la catégorie C.

 

Ces chiffres sont énormes et cachent de grandes précarités. D'après les syndicats « Contrats très courts et interrompus du jour au lendemain, temps partiels imposés, aucune augmentation de salaires déjà très faibles (moins de 700 euros parfois) sur plusieurs années : trop de personnels subissent les conséquences de la précarité », dénonçait la fédération (FSU) 

 

.Les collectivités ont majoritairement recours aux non-titulaires pour des postes d’adjoint technique, d’animation ou administratifs. Globalement, la proportion des contractuels diminue lorsque le niveau hiérarchique augmente. Tous versants confondus, 35 % des agents relèvent de la catégorie A contre 21 % chez les contractuels.La question de Louve sur ton cadre d'emploi a donc son intérêt. Et je dirais que ta phrase  "Mais quand je propose des choses nouvelles, on me dit que ça ne sert à rien, que ça ne marchera pas, que c'est compliqué à mettre en place. Et quand je demande pourquoi, on me rétorque que je ne peux pas comprendre car je ne suis pas là depuis longtemps, car je suis contractuelle" , liée à cet aspect du cadre d'emploi expliquerait bien des choses aussi, notamment cette situation ressentie d'illégitimité . Dans le public avoir des idées et de la motivation est apprécié prioritairement en fonction du statut et du grade. Pas autant dans le privé.

 

Il y a 2 heures, Louve a dit :

En fait la situation est étrange (ou bien c'est moi qui la trouve étrange car ça ne se passait pas comme ça quand je travaillais dans le privé) :

 

Non ce n'est pas étrange. Et tu nous démontre que dans le privé cela ne se passe pas comme ça, même si ça dérange les détracteurs de la fin du statut. Il y aura toujours des CDD dans les deux cas, mais la situation d'un CDD dans le privé est nettement plus enviable et de plus en plus encadrée. Alors que les collectivités usent et abusent de ce type de contrat, et le feront de plus en plus au fur et à mesure que leur situation financière se détériorera.

 

Le salarié en CDD est intégré au sein de l'entreprise au même titre que les autres salariés pendant toute la durée de son contrat.

Il est informé des postes en CDI à pourvoir dans l'entreprise si un dispositif d'information existe pour les autres salariés.

Il est pris en compte dans les effectifs de l'entreprise, proportionnellement à son temps de présence au cours des 12 mois précédents 

Comparez les deux, vous verrez : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/N19871

 

Ne désespère pas mais ne te fais pas d'illusions non plus. L'époque n'est pas favorable aux titularisations...

Modifié par Ferris
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Le 02/07/2018 à 18:50, Ferris a dit :

 

Non ce n'est pas étrange. Et tu nous démontres que dans le privé cela ne se passe pas comme ça

 

Comme j'aimerais y croire.

Ayant passé plusieurs années en CDD privé, je peux préciser qu'il y a un léger avantage aux CDD : + 10 % sur la feuille de paie.

Et pas mal de désavantages. Tu ne fais pas partie de l'entreprise, donc - à quelques exceptions près - tu n'as aucune des avantages des "titulaires".

Tu ne fais pas non plus partie à part entière des effectifs, donc ta voix ou ce que tu dis est écouté d'une oreille distraite (mais pas forcément oublié, puisque certains projets, pas possibles lorsque tu es là, fleurissent d'un coup après ton départ... comme c'est bizarre. Oui, certains savent très bien recycler les idées des autres).

 

Vrai aussi que la fonction publique use et abuse des contrats courts à renouveler. Ce qui est moins le cas dans le privé, car les contrats d'Intérim remplissent bien cette fonction.

A se demander pourquoi la FP n'utilise pas l'intérim au lieu des CDD.

Peut-être aussi que les personnes ne portent pas plainte auprès des prudhommes comme ils le font dans le privé.

 

Ou alors ils ne connaissent pas la loi

Le contrat de travail est une preuve de l’existence d’un accord entre un employeur et son employé. Cependant, sa signature n’est pas obligatoire.

Dans ce cas, il s'agit généralement de contrat oral ou tacite. Néanmoins, lorsqu’un contrat de travail n’a pas été signé au bout de 2 jours, l’employé est présumé travailler selon la loi en CDI (Contrat à Durée Indéterminée).

https://www.jurifiable.com/conseil-juridique/droit-du-travail/contrat-de-travail-non-signe

 

Un CDI doit-il forcément être écrit ?

Petite particularité non négligeable dans la loi française concernant le contrat de travail : tout contrat de travail conclu à l'oral , même portant sur un contrat à durée déterminée (CDD), se traduit obligatoirement par un CDI.

L'absence d'écrit pour un CDI est possible, mais dans le cas d'un CDD, ce contrat se transformera automatiquement en CDI.

https://www.jurifiable.com/conseil-juridique/droit-du-travail/contrat-de-travail-cdi#theorie-pratique

 

Un CDD qui se renouvelle de mois en mois, par oral... c'est un CDI. Parce qu'un CDD a une durée fixée dans le contrat signé.

C'est obligatoirement marqué noir sur blanc, et le CDD est renouvelable une fois.

A chaque patron d'estimer la durée nécessaire à l'application de la tâche prévue.

 

Tu crois qu'E.D. va s'en servir pour obtenir un CDI ?

Les gens sont trop gentils.

 

 

Le 02/07/2018 à 18:50, Ferris a dit :

même si ça dérange les détracteurs de la fin du statut.

 

 

Pour te faire plaisir, Ferris, le défenseur de contrat privé sur le tard, je vais juste te rappeler ceci :

En France, force est de reconnaître que le contrat le plus courant est bien le CDD puisque 90% des embauches réalisées dans le secteur privé le sont en CDD.

 

Et oui, cher Ferris, je ne défends pas le statut pour le statut. Mais quand tu parles de contrats privé, ce sera à 90 % des CDD.

Amuse-toi bien à mettre en place une continuité de service avec des CDD de maximum 18 mois.

 

Je te passe aussi qu'avec un CDD,

- trouver un appart, il te faut obligatoirement une personne caution (si possible fonctionnaire ou en CDI, comme c'est bizarre ; en plus capable de payer trois fois le loyer demandé. Oui, trois fois Ferris, va savoir pourquoi trois fois.)

- obtenir un prêt, ben non, parce que ta rentrée d'argent n'est pas fiable, tu comprends.

- fonder une famille avec des rentrées salariales intermittentes, il faut aimer.

- et après, entre deux contrats, on vient te dire que tu es un fainéant de chômeur, que tu dois pointer à Polo-l'emploi, que tu encombres les statistiques. Des formations, ah ben non, on va réserver ça à des vrais chômeurs, hein..

 

Fonctionnaire, c'est en CDI. Juste un tout, mais tout petit avantage du statut. Mais qui a un sacré impact sur ta vie personnelle.

Savoir qu'on va pouvoir engager des projets de longue durée, que son travail va porter ses fruits. On va pouvoir s'investir vraiment plutôt que chercher un autre poste pour le prochain CDD.

 

Je ne rajoute pas non plus l'espoir d'E.D. d'être embauchée en CDI, comme certains patrons te le font miroiter, mois après mois... et puis, non, parce que ceci, cela.

Fausses promesses, espoirs déçus.

Une fois, pas deux. Après, on se contente du strict minimum. On pourrait faire mieux, mais pour quoi faire puisqu'à la fin du contrat, on ne sera plus là.

Pour bien faire, on devrait déjà penser au poste suivant.

 

C'est ça que tu veux pour l'avenir de tous les fonctionnaires ?

Vraiment ?

 

Ce merdier-là, j'en viens Ferris.

A toujours devoir accepter un salaire inférieur de contrat en contrat pour pouvoir travailler. (Oui, la réalité, elle est là)

 

Le jour où les bénévoles seront payés, comme le sont les pompiers bénévoles volontaires, tu verras ce qu'il restera comme "pro" dans les bibliothèques.

En particulier chez les cadres.

 

Fais sauter le statut, et tu verras encore plus ce qu'il restera de l'égalité territoriale.

La loi Lang, prix unique du livre, permet la survie des petites librairies.

Le statut, c'est le prix unique du fonctionnaire. Et le prix unique du fonctionnaire, il a du sens au niveau des territoires.

 

Sinon, tu obtiendras effectivement ça :

Le 02/07/2018 à 18:50, Ferris a dit :

A quelques mois près. La situation se détériore donc de plus en plus. Deux ans après leur arrivée en 2011, plus de la moitié avait quitté la fonction publique et 15 % d’entre eux seulement sont devenus fonctionnaires.

 

Sans les rares avantages du statut, la concurrence du marché de l'emploi s'étendra à tout le marché de l'emploi. (plus de la moitié avait quitté la fonction publique)

On est mieux payé (en CDD) ailleurs que dans les collectivités. Surtout dans les petites collectivités qui n'ont pas, n'auront jamais les moyens... sauf à matraquer le citoyen d'impôts en tous genres.

 

Sans le statut, plus de la moitié quitteront la fonction "publique". Dans les petites communes, on sera plus proche de 85 %.

Eh non, tu n'auras pas ton livre apporté à domicile par une jolie bibliothécaire, tu auras droit à la mamie bénévole. Sauf si tu craches pour le tarif premium. Et tu auras peut-être l'option sous-vêtements suggestifs, tarif libre à l'entière discrétion de la jeune et jolie bibliothécaire puisque ça ira dans sa poche (gros avantage de ne pas être fonctionnaire).

 

Dire que tu auras les moyens de payer. Egoïste !  :tongue:

Modifié par B. Majour
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Mon pauvre Bernard, tu t'obstines à vouloir tout mélanger, et en donnant en pus des chiffes aussi approximatifs que catastrophiques.  Et à nous assimiler à des boites commerciales dont le but est de faire du profit.

 

"Mais quand tu parles de contrats privé, ce sera à 90 % des CDD." et "Sans le statut, plus de la moitié quitteront la fonction "publique". Dans les petites communes, on sera plus proche de 85 %."  etc...sont des approximations totales et sans fondements, avec en point de mire ta situation ancienne de CDD en secteur commercial.

 

Nous resterons, dans nos collectivités locales,  des "agents publics" employés par l'administration, avec des objectifs de service public et un statut CDI de droit public.

Le terme « agents » désigne l’ensemble des personnels employés par l’administration. Il existe plusieurs catégories d’agents qui se distinguent suivant leur régime (titulaires, non-titulaires de droit public ou de droit privé) et leur employeur (État, collectivités territoriales, établissements publics). Le mot « fonctionnaires » est souvent employé dans le langage courant pour désigner l’ensemble des agents publics de l’administration. Mais, juridiquement, ils n’en forment qu’un sous-ensemble.

 

À l’intérieur de cet ensemble, on distingue les agents non-titulaires de droit public et les agents non-titulaires de droit privé. Depuis l’arrêt Berkani du Tribunal des conflits du 25 mars 1996, « les personnels non statutaires travaillant pour le compte d’un service public à caractère administratif sont des agents contractuels de droit public, quel que soit leur emploi ». Les autres – par exemple, les agents des services publics industriels et commerciaux relèvent du droit privé.

 

Aucun rapport avec une boite d'informatique ou une caissière....Tu relevais du droit privé. Alors stop aux comparaisons hasardeuses.

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Il y a 5 heures, Ferris a dit :

Nous resterons, dans nos collectivités locales,  des "agents publics" employés par l'administration, avec des objectifs de service public et un statut CDI de droit public.

 

Effectivement.

Mais pour le vivre (ma collectivité embauche en priorité des contractuels qui sont ensuite "cdisé"), je peux te dire que ceux qui sont en statut CDI n'agissent pas mieux que les fonctionnaires, ont une fâcheuse tendance à négocier pour leur pomme (bin oui, ils ne sont pas soumis à la grille eux) et ne sont pas parmi les plus rebelles. Ils obéissent tranquillement à ce que la hiérarchie leur dit -quitte à dire des énormités et à très mal conseiller- puisqu'ils n'ont pas nécessairement de grandes connaissances et compétence en terme de FPT, et obéissent tout autant aux syndicats.  Bref, ce n'est pas la panacée, loin de là.

D'un autre côté, les anciens contrats aidés ayant été titularisés dans le cadre d'emploi C ne sont pas en reste en termes de non compassion, de non empathie. Ils s'en sont sortis et c'est le principal à leurs yeux avec pour objectif des horaires tranquilles et surtout aucune remise en cause de leur travail.

 

Modifié par Louve
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Il y a 3 heures, Ferris a dit :

Et à nous assimiler à des boites commerciales dont le but est de faire du profit.

 

Pas toujours du profit, mon cher Ferris, pas toujours.

Parfois s'assurer que l'investissement consenti est bien "rentable".

 

Tu n'es peut-être pas touché par le problème, moi si.

Je vois tout à fait ce qui se profile à l'horizon avec le nouveau style de management de la FPT et ses "objectifs" à remplir.

 

Quand je regarde ce que remonte Louve

http://www.agorabib.fr/topic/3362-discours-dinauguration-du-congr%C3%A8s-abf-2018/?do=findComment&comment=24917

Quand je croise une collègue d'une autre collectivité, que je la trouve pâlotte et tristoune, qu'elle me dit que son DGS leur a rappelé que les bibliothèques ne sont sont pas une compétence obligatoire, que -vu les finances actuelles- il va falloir faire des choix un jour ou l'autre, je me dis que compter sur l'advocacy et le bon sens des élus est plus qu'illusoire, c'est une bêtise sans nom.

 

Et quand je regarde ça
https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/recherche-d-emploi/fonction-publique/la-baisse-du-nombre-de-fonctionnaires-risque-de-creer-des-deserts-administratifs-christian-chavagneux-alternatives-economiques_1936849.html

Des gens très haut placés qui voulaient casser le statut.

 

Christian Chavagneux, éditorialiste pour le magazine Alternatives économiques a estimé ce jeudi sur franceinfo que ces objectifs étaient impossibles à tenir, et que s'ils étaient appliqués, on risquait de créer des "déserts administratifs", parce que 80% de la baisse serait supportée par "les collectivités locales, donc les communes".

 

Des déserts administratifs...

Mouais. Et ça voudrai dire quoi pour les bibliothèques ?

Les bibliothèques premiers trucs inutiles facultatifs dans les communes.

 

Quand je vois également ce qui se passe à la SNCF, et la lutte de gens qui veulent conserver le statut.

Ce qui s'est passé pour la Poste, EDF, France-télécom... je me dis que le style de management commence à être rodé et prêt à servir.

Si toi tu n'y connais rien au management, d'autres s'y sont aguerris avec certaines méthodes du privé.

 

Ce n'est pas toi qui disais

Encore un petit coup de canif discret dans le statut : 

Sans concertation, le gouvernement propose d’ouvrir aux contractuels 7 000 postes d’encadrement

Fonction publique territoriale. Un amendement gouvernemental voté en pleine nuit, à 3 h du matin samedi dernier, en fin de discussion sur le projet de loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel », risque de faire couler beaucoup d’encre : il élargit considérablement la possibilité, pour les collectivités territoriales et les établissements publics de plus de 2000 h (jusqu'à present c'était à partir de 80 000 à 150 000), de recruter leurs cadres de direction sans passer par la voie du concours.
Pour l'instant il ne s'agit que des emplois fonctionnels (DG, DGA, DGS, DST) v « d’élargir les viviers de recrutement sur les emplois de direction » et de permettre aux employeurs publics « de s’adjoindre des compétences spécifiques ».

 

Des compétences spécifiques.

Sauf que tu n'as pas donné le lien

http://www.maire-info.com/organisation-gestion-communale/fonction-publique-territoriale/fpt-sans-concertation-le-gouvernement-propose-douvrir-aux-contractuels-7-000-postes-dencadrement-article-22010

La suite était intéressante.

 

"Le vote de cet amendement surprise, sans discussion ni concertation, a fait bondir l’Association des administrateurs territoriaux de France (AATF), qui a aussitôt écrit un courrier au président de l’AMF, François Baroin, pour appeler à « la mobilisation » afin de « rejeter cet amendement ». Fabien Tastet, président de l’AATF, déroule de nombreux arguments pour s’opposer à cette mesure qu’il qualifie de « dérégulation » : d’abord, un afflux de cadres dirigeants contractuels « exposerait la collectivité à une pression permanente au renchérissement des rémunérations, au creusement des écarts salariaux avec les autres agents, à une perte de compétences en l’absence d’une logique de déroulement de carrière ». L’AATF craint également « une discontinuité du service public » en raison d’un turnover forcément plus fréquent, et « des risques de conflits d’intérêts plus nombreux aux conséquences pénales importantes »."

 

Tu as raison, je mélange tout.

Et ma sauce aux herbes folles commence à être épicée je trouve.

 

Mais bon, tu peux m'envoyer que les contrats CDI dans la fonction publique et privé, c'est pas pareil. C'est sans doute bien vrai.

Les méthodes par contre et le reste, ça y ressemble vachement.

 

Et ce qui m'intéresse le plus, c'est le "pourquoi soudainement ouvrir ces postes de direction à des contractuels" ?

Si ce n'est pas pour changer les méthodes de management habituelles, on peut s'interroger. Tout autant que le besoin des élus (souvent patrons d'entreprises privées) de mettre, tout soudain, des chefs venant du privé (appelons un chat un chat, non ? Si on ouvre des postes de contractuels, sans concours, c'est pas pour embaucher des gens venant du public)

 

Quoi, ça ne marche pas correctement depuis plusieurs décennies ?

Il faut changer encore et encore des paramètres ?

Ils sont si mauvais que ça les chefs du public ? (forcé, si on passe au-dessus du concours, c'est que les gens qui les réussissent n'ont pas les compétences "spécifiques voulues". Voulues pour quoi faire exactement ???)

 

Et voilà que même Ferris, celui qui a passé plus de 30-35 ans de carrière dans la FP se met à me vanter une panacée géniale.

Tellement géniale qu'on se demande presque pourquoi on ne l'a pas appliqué plus tôt.

 

Oui, c'est la première question que je me pose toujours face à ce qu'on me présente sous un bel emballage : si c'est tellement génial, pourquoi ça n'a pas été appliqué plus tôt ?

Dès le début, quoi.

 

En clair, où est la merde ?

Et qui va se faire baiser, les deux pieds dedans.

 

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Tu continues à vouloir confondre les choses, mais là ça commence à se voir un peu trop.

 

Je méprise et je me méfie depuis toujours des méthodes de management du privé. Et je ne suis pas le seul. De plus en plus de spécialistes ont démontré que dans le public, ça ne peut pas marcher. Et de fait ça ne marche pas. Et d'une. Et c'est justement parce que nos "chefs" comme tu dis, et notamment les RH se sont jetés dessus avec délectation, persuadés d'avoir trouvé leur autoroute, que ça merde de plus en plus. Qui décide de multiplier les contrats précaires (et depuis bien plus longtemps que la crise actuelle) ? Moi ?  Qui essaie de nous faire croire que service public et modernité s'opposent ? Moi ?

 

Oui nos chefs sont (de plus en plus) incompétents. Il suffit de voir leurs réactions mi-chèvre mi-chou quand on les met en situation de gérer des situations nouvelles, comme des intercos, des métropoles ou des réseaux de bibliothèques. On voit bien qu'ils ne savent pas faire. Chez nous, ils ont même été jusqu'à faire appel à des cabinets de consultants pour faire passer la pilule auprès des agents. De la pure manipulation. Sans aucune réussite du reste. Simplement parce qu'ils rentrent facilement dans la logique de "rentabilité" qu'on veut leur imposer. Et ça donne quoi ? Voir le topic sur les mouvements de grève actuels : la mobilité présentée comme remède miracle. Cela ne marche pas. Car les méthodes vont à l'encontre de la mission.

 

Les missions de service public continuent d'exister, les délégations de service public aussi et ça n'est pas d'hier. Et dans le service public on ne fait pas de profit, on fait des économies. Et l'argent des impôts restera géré par le Trésor public, via les perceptions. Et non, on ne tombera pas dans l'actionnariat des agents.

 

Qui essaie de faire croire à tout prix que la fin du statut de fonctionnaire à vie représentera la fin de la notion même de service public  et que d'un coup d'un seul nous passerions dans une logique marchande ? Toi. Et bien d'autres, des as de la moulinette. Le service public se réformera, sera géré par des agents de droit public en CDI. Et il n'y a pas à en faire tout un plat en ressassant des histoires de cadres se jetant par les fenêtres. On ne te distribue plus ton courrier ? Si, seulement la Poste s'adapte aux usages du numérique et au déclin du courrier traditionnel. Elle s'adapte parce qu'elle sait faire. . Et les facteurs aussi, bien sur, vont s'adapter ! Et alors ? 

 

La Poste a annoncé un investissement de 450 millions d’euros pour adapter d’ici 2020 son système de distribution à la baisse du volume du courrier traditionnel et à l’augmentation du nombre de colis. Et ta bibliothèque de bénévoles, elle compte s'adapter comment aux changements sociétaux ?

 

Je te rappelle que l'Etat reste actionnaire majoritaire à La Poste. Et réaffirme les missions «d'intérêt général» de La Poste.

 

A savoir le service universel postal (distribution du courrier), la contribution à l'aménagement du territoire à travers ses points de contact, le transport et la distribution de la presse, l'accessibilité bancaire, à travers le livret A. Le nombre de points de contact de La Poste sur le territoire est fixé à 17.000 au minimum. Les personnels fonctionnaires de La Poste gardent leur statut et un régime collectif obligatoire de protection sociale complémentaire sera mis en place au bénéfice des personnels.

 

Le facteur du futur http://www.europe1.fr/economie/a-quoi-ressemblera-le-facteur-du-futur-1587333

le métier de facteur est en pleine révolution. Pour faire face à la chute inexorable du courrier, l'entreprise diversifie ses services et réfléchit à de nouvelles pistes pour faire évoluer le métier de postier. Porteur de lettre mais aussi experts en assurance ou encore agent de surveillance pour personnes âgées… Les hommes en bleu et jaune vont multiplier les casquettes dans un avenir proche. On envisage même des livraisons par drônes.

Quelque part en France, en 2017. Imaginez, dans quelques années, un facteur en pleine tournée. Il gare sa camionnette, s'approche de la boîte au lettre, y glisse son courrier, le chien commence à aboyer… mais vous l'enfermez aussitôt! Car pas question que le postier se fasse mordre : vous avez beaucoup trop de chose à lui dire. Premièrement, vous avez un dégât des eaux. Et ça tombe bien, car votre facteur est désormais expert en assurance et peut vous faire un diagnostic dans les formes. Il peut aussi s'occuper de votre voiture accidentée, de votre porte forcée et sait recueillir votre déclaration de sinistre ou faire les photos qu'il faut pour votre dossier comme un véritable professionnel.

 

Une nouvelle redéfinition du métier qui ne plaît pas à tout le monde. "Relever les compteurs à gaz, à eau, rendre des visites aux personnes âgées isolées, livrer des médicaments, sous couvert de prestations qu'il faudra payer etc. le métier de facteur est en train de changer mais ce n'est pas son rôle de faire tout ça", dirait le statutaire Majour, ses chocolats et ses vieilles dames bénévoles. Ne changeons rien.

 

Tiens tiens, c'est bizarre comme cette nécessaire évolution d'un métier de service public me fait penser aux bibliothécaires du futur, ceux des Tiers lieux, ceux qui deviendront des acteurs sociaux tous azimuts, des écoles de la citoyenneté, des partenaires incontournables du scolaire et j'en passe. Et c'est étrange mais je n'ai pas entendu, quand on glorifiait Orsenna, un Majour déclarer "mais ce n'est pas mon rôle de faire tout ça".

 

Ou plutôt si, il l'a dit le 26 avril de façon caricaturale en réponse à un article de La Gazette http://www.lagazettedescommunes.com/559734/6-questions-que-souleve-le-plan-en-faveur-des-bibliotheques/: Quand je vois, d'après cet article, que je vais bientôt remplacer Pôle Emploi, la CAF, la Poste, les Impôts, former les gens aux rudiments du numérique, en plus de lutter contre les fake-news à tours de bras, je sens que ce forum va drôlement nous servir. On va bien rigoler.

 

 

 

Ben si, ça le deviendra. Ou tu disparaitras. Comme certains bureaux de poste qui n'avaient plus de raison d'être et se sont transformés en "point-poste" dans une mairie ou ailleurs. Et Il faudra des gens pour ça. Pas des cultureux imbus de leur statut à vie, mais des adaptables, des qu'ont des idées, pas des contractuels TAP-garderie non plus, ni des bénévoles. Et on sera bien forcés alors d'ouvrir les recrutements à d'autres compétences que celles recensées par les filières culturelles actuelles. Des informaticiens par exemple....:tongue:

 

Seulement voilà. Avec le statut rigide et figé dans ses hiérarchies centenaires, nos recrutements à la médiocrité, nos grimpettes stupides aux échelons , nos concours inégalitaires, etc...nous ne saurons pas faire ça. Donc il faut bouger. C'est tout. Cela n'empêchera  pas les bibliothèques de préserver leurs missions de base. Les profs par exemple se sont adaptés à beaucoup de choses mais ne sont pas devenus pour autant des animateurs de centres aérés ou des assistantes sociales et restent porteurs de leurs fondamentaux. Eux aussi finiront en CDI. Et alors ?

 

Le statut c'est juste le barreau de l'échelle qui manque et qui permet de dire : chef, je ne peux pas monter plus haut, il manque un barreau. Eh bien y a qu'à le changer...

Modifié par Ferris
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  • 1 month later...
Le 03/07/2018 à 14:00, B. Majour a dit :

Tu crois qu'E.D. va s'en servir pour obtenir une CDI ?

Les gens sont trop gentils.

 

Non, j'ai continué à fermer ma bouche. Surtout que j'ai obtenu le poste que je convoitais depuis mon entrée dans le milieu... mais toujours en CDD sans date de fin annoncée.

Et mon attitude n'est pas dictée par la gentillesse mais par la peur, celle de ne plus avoir de boulot du jour au lendemain.

 

Le 03/07/2018 à 22:57, Ferris a dit :

Pas des cultureux imbus de leur statut à vie, mais des adaptables, des qu'ont des idées, pas des contractuels TAP-garderie non plus, ni des bénévoles.

 

Donc la solution serait entre la titularisation, le CDD et le bénévolat ?

Des gens adaptables qui ont des idées, j'en connais à la pelle. Mais ils sont en situation précaire. Difficile dans ce cas-là, de proposer des choses qui demandent une organisation sur le long terme ou de mettre en place des idées qui demandent de l'audace.

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Le 16/08/2018 à 16:00, E.D a dit :

Donc la solution serait entre la titularisation, le CDD et le bénévolat ?

 

Non, elle serait plutôt le passage en CDI au bout de deux CDD. Tu as tout ici : https://www.cdg40.fr/grh_agents_non_titulaires_droit_public.php

 

Ce qui est étonnant c'est que tu parles d'un CDD sans date de fin annoncée. Apparemment c'est illégal. Un CDD sans date c'est de fait un CDI !

Lorsqu'un CDD est conclu sans terme précis et sans précision de durée minimum, le risque est la requalification du CDD à terme imprécis en contrat à durée indéterminée. En effet, le CDD doit nécessairement comporter une période minimale de garantie d'emploi pour le salarié, par exemple 7 jours, empêchant la rupture du CDD à terme imprécis en début de contrat (même en cas de réalisation de l'évènement). Sans cette précision de durée minimale dans le contrat de travail, le juge pourra procéder à la requalification du CDD à terme imprécis en CDI. 

 

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Il y a 4 heures, Ferris a dit :

Non, elle serait plutôt le passage en CDI au bout de deux CDD. Tu as tout ici : https://www.cdg40.fr/grh_agents_non_titulaires_droit_public.php

 

oui, enfin, il suffit que tu modifies un poil la fiche de poste et l'affectation et tu peux facilement augmenter le nombre de CDD...

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Pas évident. En fait tout dépend des motifs de recrutement. Or en réalité il n'y en a que deux : le remplacement temporaire d'un fonctionnaire ou d'un autre agent contractuel ou  la vacance temporaire d'emploi (article 3-2) (dans l'attente du recrutement d'un fonctionnaire). Je laisse de coté les emplois Pacte et ceux ne correspondant qu'à un grade ou une population donnée, handicapés etc...

 

Or il y a délibération et, sur une même communauté tu ne passeras pas aussi facilement d'un motif à un autre, surtout pour la même personne, poil ou pas.....

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il y a une heure, Ferris a dit :

Pas évident. En fait tout dépend des motifs de recrutement. Or en réalité il n'y en a que deux : le remplacement temporaire d'un fonctionnaire ou d'un autre agent contractuel ou  la vacance temporaire d'emploi (article 3-2) (dans l'attente du recrutement d'un fonctionnaire). Je laisse de coté les emplois Pacte et ceux ne correspondant qu'à un grade ou une population donnée, handicapés etc...

 

Or il y a délibération et, sur une même communauté tu ne passeras pas aussi facilement d'un motif à un autre, surtout pour la même personne, poil ou pas.....

 

En théorie.

Je t'assure que dans certaines collectivités ça se fait. Et comme le contrôle de légalité est débordé, ça passe. Tu me diras qu'il y a les syndicats et le TA. Certes mais d'une il faudrait que le syndicat en question accepte de défendre l'agent ce qui n'est pas toujours le cas, de deux le délai au TA est si long qu'il en décourage plus d'un.

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Il y a 2 heures, Louve a dit :

Je t'assure que dans certaines collectivités ça se fait.

 

C'est vrai. Et moi je pourrais te le prouver. collusion entre la CAP, le CDG et le contrôle de égalité pour imposer des candidats. J'ai été élu en CAP un moment et je peux te dire que je suis ecoeuré par ce que j'y ai vu et entendu. On torchait des nominations en moins de 10 minutes. J'ai une fois adressé une lettre au President de la CAP en dénonçant le fait que le collectivité en question (un syndicat type Sivu, Sivom....) n'avait pas la compétence culturelle et qu'en plus le poste n'avait pas été déclaré au CDG et c'est passé comme une lettre à la poste, sans discussion. Je n'en reviens toujours pas. Et fout ça pour des promos sur postes plein temps titulaires. Alors pour les CDD je ne te dis pas !Tout ce système est pourri jusqu'à la moelle. Même la medecine du travail transmettait des informations confidentielles. Effarant.

Je ne me suis pas représenté et je ne suis aujourd'hui q'un syndiqué de base. Carte que je me ferai un plaisir de renvoyer quand je serai en retraite. Avec quelques commentaires bien sentis...

 

Ceci dit on n'est pas là pour fiche la trouille à E.D. Tout dépend de l'endroit où ça se passe.

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Il y a 10 heures, Ferris a dit :

Ceci dit on n'est pas là pour fiche la trouille à E.D. Tout dépend de l'endroit où ça se passe.

 

Loin de moi l'idée de foutre la trouille à E.D. ! J'essaie juste de lu expliquer un peu comment ça marche.

Dan la série, à savoir: une annonce parue uniquement sur cap-territorial avec un délai court pour répondre, ce n'est jamais bon signe: c'est bien souvent le signe d'une "fausse annonce". Soit pour caser machinette ou truc qui ont été promu/reçu à un concours/reçu à un examen ou pire encore pour régulariser. J'ai en tête un exemple: soit en annonce parue sur cap-territorial , annonce claire, intéressante... Or 1 mois avant une personne avait signé un CDI (catégorie A) pour ledit poste... C'était dans la filière administrative mais nul doute que ça se passe aussi pour les autres filières. 

Mon conseil: toujours vérifier si l'annonce est parue sur différents sites et ne jamais hésiter à prendre contant pour tâte le terrain; on sent très vite s'il s'agit ou non d'une annonce valable.

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Moi je trouve que le fait de passer une annonce c'est déja pas mal. La seule annonce obligatoire légalement c'est la publicité au CDG. Et beaucoup se contentent de ça. Et là ça peut sentir parfois l'arnaque. En plus ça veut dite qu'on limite le périmètre de recrutement. Donc, quel que soit l'endroit où on trouve l'annonce, toujours vérifier qu'elle est bien présente sur le site du CDG. Car derrière, il y a le contrôle de légalité. Qui par contre ne tient aucun compte des autres modes d'annonce.

 

Un poste  vacant peut correspondre, soit à un poste nouvellement créé par l’organe délibérant de la collectivité ou l’établissement, soit à un poste libéré par le départ définitif ou temporaire du fonctionnaire. »
La notion d'emploi vacant s'entend quel que soit le mode de recrutement envisagé, et quelle que soit la personne appelée à occuper l'emploi, quelle soit titulaire ou non contractuelle.Chaque vacance de poste donnant lieu à recrutement devra donc faire l’objet d’une publicité légale (CDG)

 

Ce qui veut dire que toute annonce parue ailleurs ne dispense pas d'une annonce au CDG; Sinon on peut attaquer. Si la nomination est attaquée devant le tribunal administratif par toute personne s’estimant lésée par l’absence de publicité de l’offre, c’est à dire notamment tout candidat potentiel, ça peut aller loin.

 

Cette publicité légale, celle du CDG doit comporter certaines mentions obligatoires, ce qui n'est pas le cas des autres sites d'annonce

*le motif de la vacance

*une description du poste à pourvoir

*le ou les grades correspondant à l’emploi vacant

*si l’emploi peut être pourvu par un agent contractuel sur le fondement de l’article 3-3 de la loi n°84-53 : le motif invoqué, la nature des fonctions, les niveaux de recrutement et de rémunération de l'emploi.

 

Enfin pour ce qui est des délais, entre la date de la déclaration et la nomination de l’agent recruté, il est dit que Ce délai doit être « raisonnable », c’est à dire permettre à toute personne intéressée de prendre connaissance de l’offre et de présenter sa candidature. La jurisprudence a notamment estimé qu’un délai d’un mois était trop court.

 

Enfin il y a d'autres aspects qui changent avec le temps, notamment le coût de certaines annonces (hors CDG). J'ai connu l'époque (sans internet) où on posait systématiquement une annonce dans La Gazette voire Livres-Hebdo, qui étaient horriblement coûteuses. Cette époque est évidemment révolue.

 

Mais je persiste à penser qu'une annonce légale CDG doublée d'une annonce type Cap Territorial est plutôt un bon signe en soi.

 

 

Modifié par Ferris
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