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Classification des romans jeunesse


fabula
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il y a environ 1 an, nous avons choisi de classer les 1ères lectures par collection : le résultat est convaincant, les jeunes lecteurs identifient d'abord des collections avant d'identifier des auteurs, ils s'y retrouvent donc mieux. Cette option donne aussi plus de visibilité à des collections comme la Petite Poche chez Thierry Magnier (entre autres), qui avait tendance à se perdre sur les rayonnages.


Aujourd'hui, je m'interroge sur la pertinence d'un tel classement pour les romans jeunesse en général. Malgré la médiation, certains jeunes sont un peu perdus face aux rayonnages, certains livre ne trouvent pas leur public comme ils pourraient le faire. Certes, nous sommes présents dans les rayonnages (pas toujours autant qu'il faudrait, nous sommes une petite bibliothèque, 1 poste 1/2 seulement plus bénévoles !) mais ça n'est parfois pas suffisant. Et puis, les collections ont pour beaucoup une identité forte, il peut être intéressant de procéder à des regroupements. Bref, les arguments en faveur de ce classement ne manquent pas mais d'un autre côté, ce choix relègue les auteurs sur un second plan.  J'hésite :blink: . En même temps, me direz-vous, il est permis d'essayer et rien n'est définitif (ça fait quand même beaucoup de manutention !).  Avez-vous opté pour ce classement et en êtes-vous satisfait ? Merci pour vos réponses !


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Je suis dans la même situation que toi Fabula : petite structure pleine de motivation et d'enthousiasme.

On fait un classement par niveau de lecture au sein duquel on regroupe momentanément les collections dans des bacs au milieu des étagères ( format boîte à chaussures). On triche parfois en y glissant d'autres titres.

On a un meuble un peu différent avec ce qu'on appelle les vite lu bien lu ( les petites poches, les Max et Lili, les petits romans de chez motus etc.), et ça fonctionne très bien. Surtout avec des lecteurs en difficultés qui passe ensuite plus facilement à des petits romans.

Mais il n'y a rien de plus efficace qu'un bon médiateur : passer le cap du sans image, passer les niveaux de lecture et explorer de nouveaux territoires.

Ferris t'es dur avec les mangas. Quand un gosse à lu une série ( ils sont rarement en one pour ce public ), ça dépasse la première lecture.

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Et ils sortent les petites poches de Thierry Magnier du coup ?


 


Je comprends l'aspect séduisant de la chose. Cela permet à un certain public de retrouver directement ce qu'il veut. Cela se rapproche de la volonté de séparer les différents genres littéraires.


 


Ma crainte, dans ce genre de cas, est que les lecteurs aillent directement à ce qu'ils sont venus chercher sans jamais regarder ailleurs. En même temps, me direz-vous, nous sommes tout de même censés ranger les livres afin qu'ils puissent retrouver facilement ce qui les intéressent ...


 


euh, mais d'ailleurs, cela donnerait quoi en terme de cotation ? les trois premières lettres de la collection ? et que fait-on pour les collections dont on a peu d'exemplaires ??


Je ne sais pas. Ou plutôt je me dis que les collections ont une identité visuelle généralement suffisamment facilement repérable en rayon.

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Nous sommes une petite structure ce qui permet une certaine souplesse. Les enfants repèrent très vite ou sont les livres qui les intéressent ( que ce soit les vite lu bien lu, ou,les docs sur le sport, les mangas...). À nous de leur faire découvrir des choses différentes : présentation, coup de cœur...

Les,collections sont identifiables, on peut faire confiance aux éditeurs.

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Merci pour vos réponses ! Pour répondre à Michmaa, oui, les petites poches sortent et même beaucoup ! Certains enfants vont directement vers cette collection pour voir s'il y a des nouveautés. C'est vrai que là, regroupées sur le rayonnages, la collection est non seulement visible mais aussi attirante et lors des accueils de classes, je consacre généralement une séance aux petites poches : ça aide !


 


Pour le classement des romans jeunesse en collection, je ne pensais pas changer les côtes : toujours aux 3 1ères lettres du nom d'auteur. Donc un classement par éditeur suivi d'un classement par collection et bien sûr à l'intérieur d'une collection, classement par auteur. Bon, comme ça, ça paraît un peu tordu mais dans la pratique, c'est pas si compliqué ça implique seulement de bien connaitre les collections, et son fond ! Puisque c'est d'abord classé par éditeur, je pensais ranger les romans "hors collection" par éditeur aussi, juste avant les collections.


 


C'est vrai que les lecteurs risquent de se montrer moins curieux pour ce qu'ils ne connaissent pas (c'est là aussi qu'on peut intervenir), mais le classement par collection ça éviterait aussi peut-être que des jeunes se plantent complètement dans leurs choix, je m'explique : il arrive hélas avec le classement par auteur (ça me fait rager d'ailleurs) que des enfants de 8 - 10 ans empruntent des romans de la collection "Une seule voix" (par exemple), parce que le format les attire, il arrive que la personne à l'accueil n'y trouve rien à redire (oui...). Certes, une pastille rouge est censée indiquer qu'il s'agit d'un roman pour les plus grands mais voilà, y a des fois ça passe et je trouve ça regrettable : c'est vrai on n'est pas obligé d'aller au bout de sa lecture mais ça peut dégoûter : "si c'est ça la lecture...". A voir... Si je me décide, je vous raconterai :D !


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Pour le classement des romans jeunesse en collection, je ne pensais pas changer les côtes :

 

Rien à voir avec le sujet de la discussion : pour l'orthographe du mot "cote", je vous renvoie à cette discussion.

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Un forum de bibliothécaires devrait proposer la correction automatique pour ce terme. Et pour fond(s) aussi, les 2 dans le même message quand même... :shocked:


Mais pas de panique Fabula, tu n'en restes pas moins une excellente professionnelle ! Je confirme pour les Petite Poche : excellente collection, qui dévoile son immense potentiel grâce à la médiation. J'ai moi-même réussi à méduser (de Méduse, celle qui pétrifiait les Grecs), donc à pétrifier une classe entière en leur lisant L'homme à l'oreille coupée de JC Mourlevat. En même temps, Mourlevat, ça aide...

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Fabula,


 


c'est marrant, chez nous, c'est exactement le contraire, pendant longtemps les premières lectures étaient classées par collection, puis on a décidé de les ranger par ordre alphabétique d'auteur, il y a de cela quelques années maintenant. Plusieurs raisons à ce moment là nous avait motiver à ça : d'une part peut être favoriser le classement  par auteur et ensuite aider à la recherche pour l'ensemble du personnel de la médiathèque qui ne connaissait pas les séries (chez nous tout es décloisonné donc tout le monde peut renseigner) . Aujourd'hui je ne trouve pas cela gênant, car certaines collections ou séries sont vraiment identifiables et faciles à trouver visuellement, le rayon premières lectures n'est pas vraiment énorme donc on s'y retrouve facilement, mais comme le rangement par collection peut être aussi tout à fait pertinent. D'ailleurs en librairie, les premières lectures sont souvent classées par collections alors que les romans jeunesses sont ensuite classés par auteur....et comme souvent une série est ecrite par le même auteur, elles restent malgré tout identifiables facilement pour les enfants....Mais je suis entièrement d'accord pour dire aussi qu'il est important de tester, d'essayer....et de se mettre à la place des enfants. Je précise que chez nous, les romans pour les  enfants  sont classés en trois catégories : premières lectures, jeunesse et ados....Ce qui permet aux enfants entre deux âges d'osciller entre deux rayons.....E ça semble assez bien fonctionner. La question que je me pose parfois serait de mettre à part les romans de fantasy, sf, pour les ados....


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Juste deux choses qui me sont venues à l'esprit :


- En fait je comprends le rangement des premières lectures en collection si elles sont rangées sur des étagères. C'est vrai que dans ce cas, il y a un gros problème de classement et de visibilité pour ces tout petits livres. En fait, dans ma section jeunesse elles étaient rangées dans des petits bacs et présentées de face. Ca change beaucoup la donne.


- la remarque de Mariecapgras sur la facilité au rangement est assez juste. En adulte il y assez peu de types de documents différents à ranger. En jeunesse on rajoute les albums, les contes, les premières lectures, les premiers docs, parfois les premiers contes, les livres-CD, etc... Et, même quand on a travaillé en jeunesse il faut parfois un temps certain pour comprendre comment est organisé le rangement dans une autre jeunesse. Je pense qu'il faut tenir aussi compte des personnes qui vont être amenée à ranger, que ce soit clair et compréhensible pour elles, sinon ce sera vite l'anarchie. Fabula, il me semble que la cote doit indiquer l'endroit où est rangé le livre. Si elle indique les trois premières lettres de l'auteur ... alors si je viens travailler dans ta bib, je vais ranger aux trois premières lettres de l'auteur, ou bien, si on m'a expliqué et si j'ai compris le principe, je vais devoir chercher dans le livre l'éditeur et la collection ... et y perdre beaucoup de temps. Il y a souvent des gens, même de très bonne volonté qui ne cherche pas à comprendre ou bien qui laisse tomber assez vite... Chez nous, quand les "adultes" viennent ranger, ils rangent les romans et les docs parce que c'est comme chez eux et puis basta. Tant pis pour le monceau d'albums avec leur énooorme lettre...


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"Je pense qu'il faut tenir aussi compte des personnes qui vont être amenée à ranger, que ce soit clair et compréhensible pour elles,"


 


Très juste remarque. Chez nous la sophistication et la segmentation assez forte des albums par exemple (certains sont classés avec un pictogramme + une couleur indiquant une thématique et un sous-genre, pas d'autres qui n'ont que la couleur et un A, et certains de la mème série peuvent se trouver ainsi dispersés idem pour les albums-docs. Les albums tout carton n'ont pas de classement en fonction du contenu mais sont regroupés par le critère du support, idem pour les albums géants mis ensemble à cause de leur taille) Il n'y a guère que la responsable du secteur qui s'y retrouve rapidement, que ce soit pour ranger ou pour renseigner. C'est un problème. Pourquoi un choix de forte segmentation ? Surtout au départ pour pouvoir répondre vite aux demandes de thématiques des enseignants, ou constituer des sélections en appoint d'expos ou d'animations .


 


On a un problème aussi de cohérence en termes de méthode de rangement pour les contes et legendes (le recueil  etant classé alphabetiquement en étagère et le conte individuel format album étant classé en bac avec une cote C de face). Au delà du rangement cela peut dérouter les enfants, habitués au feuiiletage en bacs et délaissant les recueils classés verticalement. Et encore, je crois bien qu'il y a une différence de faite entre contes et légendes, mais ça ne me revient pas.


 


C'est une question difficile à résoudre. Je ne vois pas de possibilité de trouver une cohérence de classement en jeunesse, hors romans et bd. On tient compte de plusieurs critères en mème temps : le theme, la collection, le support, le format...Bon, pour les livres CD on les mis avec les CD jeunesse. Là c'est le support qui a primé. Pourtant on aurait pu, pour les contes lus, musicalisés ou non, choisir de les placer avec les contes-albums. Pareil pour les albums-docs, ils sont regroupés en bac avec un D. On aurait pu les classer par un systeme de couleur (la marguerite) qui aurait pu ainsi constituer une initiation au classement des docs jeunesse (couleur + Dewey simplifiée). Tout ça fonctionne parce que la responsable du secteur tient parfaitement le truc. Mais en cas d'absence, personnellement je suis incapable de trouver rapidement un album pour un lecteur.


 


Et on pourrait parler de l'identification de ces documents sur l'opac. La cote (A, D, C...) n'indique plus l'emplacement ,finalement, mais seulement un contenu large. Et ce n'est pas le but d'une cote, comme l'indique Michmaa. Et il n'y a pas de possibilité d'indiquer dans les champs de l'exemplaire : bac animaux, avec carrés rouges et pictogramme souris.


 


Par ailleurs, j'imagine assez mal Max et Lili classés verticalement sur une étagère. Pas vu leur contenu (premieres lectures) mais vu leur format et leur identification "collection". Au fond notre classement des premières lectures en bac est assez incohérent aussi. Ils ont une cote R, et un classement en collection et en bac, et on ne tient pas compte des thématiques qu'ils abordent. Et ils sont censés constituer une passerelle naturelle vers les romans classés alphabetiquement et verticalement sur etagères!


 


Au fond, en jeunesse le visuel supplante les autres classifications. Je précise que j'ai vu des systèmes tout aussi tordus dans d'autres bibliothèques, mais avec toujours cette importance du visuel.


 


Michmaa dit qu'il faut "se mettre à la place des enfants ". C'est difficile. Ceci dit il n'est pas sûr que les enfants n'entrent pas plus facilement que nous (et leurs parents) dans ces systèmes.

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c'est vrai, la cote doit faciliter le classement, pas de doute la-dessus, donc : classer par collection en indiquant les 3 1ères lettres du nom de l'auteur n'est plus pertinent. Sauf, qu'on range par nom d'auteur à l'intérieur d'une collection !!! Bon, il faut aussi préciser que je travaille dans une petite bibliothèque, on n'est pas 15 à s'occuper du classement et au final, je suis la seule à classer les romans jeunesse. Ma collègue à mi-temps s'occupe des rayons adulte. Par contre, je vais probablement oublier cette idée de rangement par collection pour une autre raison : les jeunes qui recherchent les livres sur l'OPAC auront peut-être (probablement) du mal à trouver ce qu'ils cherchent, or le but était de leur faciliter la chose. Chez nous les 1ères lectures sont sur étagère et non en bac, c'est aussi pourquoi là, le classement par collection (même les Max et Lili !!) me semble pertinent. Enfin je vois bien d'ailleurs, par rapport aux prêts que les petits s'y retrouvent mieux qu'avec un classement par auteur.


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Tu as sans doute raison. C'est ce qu'on appelle du pragmatisme bien vu. La cohérence avec des opacs qu'on bichonne et qu'on souhaiterait voir plus utilisés me tracasse souvent .Et puis c'est vrai que l'effectif joue aussi.


 


Quelqu'un me faisait remarquer un jour que la sophistication dont je parlais poserait un sacré problème à la personne qui prendrait la suite du secteur un jour. D'une part pour rentrer dans les systemes de pensée de la precedente mais aussi si elle souhaite tout modifier (quasiment impossible vu le nombre de documents). On agit souvent sans penser aux collègues futurs. C'est une vaste question aussi... 


 


Ce que tu dis pour les petits formats sur etagères, comme Max et Lili, doit effectivement être possible puisque j'ai connu des collègues qui rangeaient en secteur doc adultes des CD non musicaux et des boitiers DVD avec les livres et trouvaient ça très bien.


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Beaucoup de réflexions intéressantes dans vos différents posts !


D'abord, la classification : rien de simple ni d'idéal ! Si on veut qu'elle soit logique, compréhensible par les enfants comme par les adultes, cohérente avec les indications à l'OPAC, suffisamment claire pour que n'importe quel collègue de la bib puisse ranger sans se poser 300 questions et passer 3/4 d'heure par document... C'est sûr, ça demande un minimum de réflexion préalable !


 


Chez nous, tout le monde range dans tous les espaces, donc si on veut "retrouver nos petits", on a plutôt intérêt à ne pas trop multiplier les subtilités de rangement ! On a déjà un distingo entre les romans pour 8-12 ans et les romans ados (classement alpha par auteur, mais dans 2 rayons différents ; physiquement on a mis un gros point noir sur les cotes pour les romans ados pour les différencier... sans vouloir faire de mauvais esprit quant aux soucis d'acné de nos jeunes lecteurs !).


 


Pour les premières lectures, nous n'avons pas de bacs adaptés, du coup tout est sur étagères, classé aussi par auteur. Ce n'est pas l'idéal car ce sont des livres très fins et cette façon de les ranger ne les met pas en valeur. Par contre, aucun souci pour les Max et Lili et autres "Cabane magique" vu que ce sont toujours les mêmes auteurs. Ils sont tous regroupés et les enfants ont vite fait de les repérer !


 


Enfin, il n'y a jamais rien d'idéal, mais il faut quand même garder en tête qu'on n'est pas forcément là pour pouvoir expliquer comment sont rangées les choses, et qu'un jour, fatalement, quelqu'un d'autre prendra la suite. Lui faciliter un peu le boulot, ça me semble sympa !


 


Quant au rangement par thématique évoqué notamment pour les albums, je me bats contre !!! ok, c'est bien pratique pour renseigner vite fait un instit qui veut des albums sur les sorcières, mais que faire des albums qui traitent de plusieurs thèmes ? Et puis ça incite drôlement les enfants à sortir un peu de leurs thèmes de prédilection (je pense notamment aux petites miss qui nous demandent toujours des histoires de princesses... ben nous on n'est pas un supermarché et on a aussi plein d'autres choses, alors fouillez dans les bacs et vous tomberez forcément sur une petite pépite qui vous plaira, même si ce n'est pas ce que vous cherchiez !).


Voilà, c'était ma petite minute "à bas le classement par thème en jeunesse" ! ;-)


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Je ne suis pas non plus complètement convaincue par le classement thématique pour les albums mais c'est vrai que ça se discute. Ce classement peut-être pertinent pour les grands bm qui peuvent éventuellement acheter plusieurs exemplaires du même titre, histoire de le "caser" dans plusieurs bacs. En tout cas, certains collègues qui pratiquent ce classement sont satisfaits et apparemment leurs lecteurs aussi, donc... En tout cas, sur ce sujet je vous renvoie à un article du BBF qui m'avait fait relativiser mon point de vue ! : http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2008-06-0076-002

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ben nous on n'est pas un supermarché et on a aussi plein d'autres choses, alors fouillez dans les bacs et vous tomberez forcément sur une petite pépite qui vous plaira, même si ce n'est pas ce que vous cherchiez !).

Voilà, c'était ma petite minute "à bas le classement par thème en jeunesse" ! ;-)

Bon sang Marita, tu fais vivre la sérendipité auprès des p'tites princesses, bravo !

 

Pour être passée dans quelques bibliothèques, je crois avoir vu à peu près tout ce que vous décrivez comme modes de classement, tout et son contraire aussi d'ailleurs. Le cauchemar de la recotation rétrospective, j'ai donné, merci. La demande thématique des instits, j'ai fait en sorte de la neutraliser à chaque fois que j'ai pu ("voici l'OPAC, voici les rayons, voici comment ça marche, à vous de jouer maintenant..." un peu de pédagogie avec les pédagogues, ça peut marcher. Ou pas :blink:).

Pour retrouver les albums sur un thème, c'est plutôt un boulot à faire sur le catalogue (indexer les albums, avec une liste arrêtée de mots pour pas générer le bazar et rester un peu cohérent) que sur les bouquins directement. ça permet de préserver le repérage de ces documents par la recherche tout en maintenant la simplicité du classement et donc la facilité de l'équipement* et du rangement.

*Personne n'a parlé de l'équipement, mais c'est le même pb que pour le rangement : il ne restera vite que la responsable jeunesse (c'est souvent une responsable jeunesse :cheer: , désolée pour la discrimination messieurs) pour maîtrier les étiquettes, les couleurs etc et donc équiper ses acquisitions. Dans les équipes polyvalentes, c'est toujours un pb.

 

 

Madame Isa, surnommée Papousfan (cf http://www.agorabib.fr/index.php/topic/378-par-ti-ci-pez-le-forum-est-un-lieu-de-vie/)

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Effectivement Fabula ton lien nous fait clairement pencher vers le thématique, et en élargit la notion.


 


Je retiens un truc :


"La logique de recherche du lecteur en bibliothèque est avant tout spatiale alors que la logique de classement de la bibliothèque est avant tout intellectuelle". Spatiale, ou ce que j'appelle le visuel. Tout est là. On aura toujours du mal à être en phase avec le lectorat sur cette question. C'est quasi-génétique chez nous..


 


Quand il parle de la bibliothèque Chaptal avec : "2 300 romans sont classés par thèmes, 1 200 par auteurs", c'est vrai que j'ai un peu de mal à admettre, mais...


 


D'un autre côté quans il parle en début d'article des livres sur "les problèmes", ça me fait penser que chaque Max et Lili traite d'une question sociétale ou familiale. Alors, que fait-on ?


 


Ce que dit Marita nous ramène à une conception militante assez connue dans la profession, celle au fond d'obliger le lecteur à butiner et à découvrir, conception assez pédagogique (et bonne pour le fonds), mais qui s'oppose de plus en plus à la notion actuelle d'accorder au public ce qu'il demande et de lui faciliter la tâche le plus possible. Il faut surement trouver des compromis.


 


D'un autre côté Marita nous rappelle aux réalités prosaïques des lieux : elle fait de l'étagère parce qu'elle n'a pas de bacs adaptés. Tout simplement. Et nous connaissons tous ces types de problèmes aussi. Ce n'est pas pour autant qu'il faut en faire une position anti-thématique ideologique. Et si Marita avait plein de bacs géniaux, est-ce qu'elle ne reverrait pas un peu sa position ? :wink:

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D'accord avec Isalabib pour l'indexation des albums mais aussi des romans jeunesse grâce à une liste de thèmes (chez nous très largement inspirée de celle de Ricochet, quoique réduite). C'est en effet très utile mais dans la pratique, c'est surtout aux bibliothécaires que sert cette liste, ce doit être la pédagogie qui manque ! L'avantage c'est aussi que plusieurs thèmes peuvent être attribués à chaque titre.


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"c'est surtout aux bibliothécaires que sert cette liste" : c'est sûr. Et elle leur sert à chaque fois que quelqu'un (parent/enseignant/enfant) leur demande un livre sur un thème précis, ça leur sert encore + quand elles ne sont pas spécialistes du secteur Jeunesse (cf les équipes qui "tournent" à l'accueil).


 


Comme pour tout le reste, c'est un travail que l'on doit envisager en fonction de là où l'on travaille. Dans une petite bibliothèque avec un fonds pas énorme et une seule personne qui s'occupe du fonds et de l'accueil ce ne serait pas très utile. Dans une bibliothèque où les usagers ne sollicitent que très peu les bibliothécaires, on pourrait aussi se poser la question.


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Même en petite bibliothèque avec une personne qui connaît bien son fonds jeunesse, l'indexation par thème reste pertinente : permet de sortir très vite des petites bibliographies, justement pour les enseignants et les parents, quitte à en discuter ensuite ensemble, livres en main ! Et puis ça permet aussi d'éviter les oublis, l'album auquel sur le coup on n'a pas pensé !


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"Dans une petite bibliothèque avec un fonds pas énorme et une seule personne qui s'occupe du fonds et de l'accueil ce ne serait pas très utile."


 


Au contraire ! Car dans une petite bib, où forcément il y a moins de personnel, il y a aussi une charge de travail plus forte, donc moins de temps. Et parfois qund mème beaucoup d'ouvrages si la bib est ancienne et malgré les désherbages. Et la responsable jeunesse a tout intérêt à s'entourer de pleins d'outils et de "trucs" pour vite répondre à une demande pointue. Dans les petites bibs comme dans les grandes, l'usager est pressé et impatient, de la mème façon, et l'instit de village tout aussi exigeant.


 


Et puis, si elle peut traduire ces thématiques en stats, ça lui permet d'affiner sa politique d'acquisition plus vite si elle veut renforcer ou creer une thématique. D'autant qu'ayant moins de budget, elle n'a pas intérêt à se planter. Renforcer ou actualiser une thématique ça ne s'improvise pas vite fait dans une visite au libraire du coin. Nous on a inclus dans les marchés la possibilité de consulter notre catalogue en ligne chez le libraire.


 


Après tout est question d'indexation et de SIGB; La Rameau ne gère pas la fiction (tu peux l'utiliser mais ça va générer un bruit épouvantable dans tes fichiers, fiction et documentaires mêlés, le public ne sélectionnant pas beaucoup de critères de tris et de filtres et se contentant de taper un mot-clé). Donc, nous on passe par des champs locaux, qui heureusement sont interrogeables. Et on a fait notre catalogue de mots-clés.


 


Pour répondre à l'une d'entre vous qui signalait qu'il n'était pas toujours évident de choisir un thème dans un album qui en propose plusieurs, il est clair qu'au niveau informatique ça ne pose pas de probleme puisque tu peux mettre plusieurs mots-clés sur le mème album. Et le mème album sortira dans plusieurs sélections. Par contre ça posera le problème du rangement : il faut choisir le thème qu'on juge dominant. Mais après tout, choisir, c'est notre boulot, non ?


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Je ne remets pas en cause l'utilité, évidemment.


Ce que je n'ai pas explicité, c'est que l'on peut parfois se décourager de commencer ce travail quand on part de zéro et qu'on est seul et qu'on doit aussi gérer le quotidien et que ce genre de travail finit par tomber au bas de la liste des trucs à faire...


 


Des trucs à faire remis à plus tard, j'en ai traîné pendant des années. Pas toi ?


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Bien sûr qu'on a tous des projets dans nos tiroirs pleins. Je reconnais que j'ai eu la possibilité, en création de structure, de mettre ça en place dès le début, en mème temps que la création du fonds. Car c'est à ce moment là qu'il faut s'y coller. Et avec l'expérience de deux autres bibs que j'avais créées avant, ça m'a permis d'éviter quelques pièges. La deuxieme chance que j'ai eue c'est que la bib jeunesse me suit depuis cette époque.


 


Je reconnais que démarrer un truc comme ça maintenant, sur un fonds fiction jeunesse de près de 15 000 docs, ça me parait infaisable sauf à étaler ça dans le temps de façon tellement large que la periode intermediaire poserait plus de problèmes qu'elle n'en résoudrait, divisant les systemes de classement en deux. Et la tâche manuelle de recotation, je n'en parle mème pas...On a déja l'experience de la recotation de 6000 cd en pcdm4. Cela fait trois ans que ça dure et ce n'est pas fini...


 


Un conseil, ne vous lancez la-dedans qu'en début de fonds, ou mieux en constitution de fonds, ou a la limite si vous avez de longues periodes de fermeture, et si vous êtes sures de pouvoir suivre le truc sur plusieurs années. Ou alors, limitez à des segments pointus, mais ce sera au détriment de la cohérence globale.


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