Jump to content
Guest bibideal

Logiciel libre vs logiciel propriétaire

Logiciel libre vs logiciel propriétaire  

19 members have voted

  1. 1. Si vous deviez choisir un nouveau SIGB : opteriez vous pour du libre ou du propriétaire ?

    • Logiciel propriétaire
    • Logiciel libre
    • Ne se prononce pas


Recommended Posts

Guest bibideal

J'ouvre ici un débat sur les différences (avantages & inconvénients) entre les logiciels dit "libres" et les logiciels "propriétaires".


 


J'invite, aussi bien les utilisateurs, les décideurs, les fournisseurs de SIGB, etc, à venir échanger sur ce sujet.


 


Quelques questions pour lancer le débat :


- Que signie réellement le terme logiciel libre / propriétaire


- Quels sont les avantages, inconvénients de l'une ou l'autre des solutions.


- Un logiciel propriétaire gratuit est-il considéré comme "libre" ?


- etc...


Edited by bibideal

Share this post


Link to post
Share on other sites
Tredok

Je me demande si le forum est l'espace pour discuter de cela.


Share this post


Link to post
Share on other sites
Guest bibideal

Je me demande si le forum est l'espace pour discuter de cela.

 

Je parle des logiciels dédiés à l'informatique documentaire (SIGB et autres) bien évidemment ...

Share this post


Link to post
Share on other sites
Tredok

Je parle des logiciels dédiés à l'informatique documentaire (SIGB et autres) bien évidemment ...

 

 

Le débat risque de tourner sur "logiciels libres vs logiciels privateurs" et donc en combat de paroisses (d'ailleurs, j'ai commencé :P). Cela peut s'avérer intéressant, mais dans le cadre des marchés publics, on doit se baser sur des critères de fonctionnalités plus que d'éthique. Or, le débat entre les deux est principalement d'ordre éthique (et financier).

Share this post


Link to post
Share on other sites
Thomas Fourmeux

Bonjour,

Juste pour rebondir sur ce qui a été dit "Un logiciel propriétaire gratuit est-il considéré comme "libre" ?"

Ce n est pas le modèle économique qui fait d un logiciel son caractère libre/propriétaire.

un propriétaire peut être gratuit, ca ne fait pas de lui un logiciel libre. inversement, un logiciel libre peut être payant.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Safiler

 dans le cadre des marchés publics, on doit se baser sur des critères de fonctionnalités plus que d'éthique. Or, le débat entre les deux est principalement d'ordre éthique (et financier).

 

Le débat n'est pas seulement étique de mon point de vue, le choix d'un SIGB libre/propriétaire a quand même un impact sur le fonctionnement du service, le suivi, les compétences nécessaires, et tu soulignes toi même qu'il est également d'ordre financier, ce qui dans un processus de sélection a définitivement son importance... Après c'est sûr qu'au-delà du débat libre/propriétaire c'est plutôt quel SIGB, qu'il soit l'un ou l'autre.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Pigranelle

Je trouve que ce forum est parfait pour discuter de ce fameux débat libre/propriétaire, concernant les bibliothèques bien sûr.


Cela ne concerne pas seulement les SIGB mais tous nos outils de travail ainsi que les logiciels mis à disposition des usagers: système d'exploitation, navigateur, suite bureautique...etc.


Personnellement je ne comprends pas pourquoi on continue d'utiliser la suite microsoft que l'on paye au prix fort alors que la suite open office offre exactement les mêmes possibilités... Et le pire c'est qu'on continue à former les étudiants sur ces logiciels (sans pour autant leur offrir la possibilité légale de les installer sur leurs ordinateurs personnels) donc c'est un cercle vicieux.


Je rappelle qu'une circulaire gouvernementale préconise d'utiliser des logiciels libres dans la fonction publique (donc concernant les marchés publics il me semble que ça devrait jouer).


Je conseille la lecture du petit livre "La bataille du logiciel libre" de Perline et Thierry Noisette qui explique bien l'histoire et les enjeux de ce débat.


Share this post


Link to post
Share on other sites
Ferris

Je rappelle qu'une circulaire gouvernementale préconise d'utiliser des logiciels libres dans la fonction publique (donc concernant les marchés publics il me semble que ça devrait jouer).


 


Exact. Chez nous, tous les services municipaux y sont passé depuis longtemps...sauf nous. Mais l'initiative venait des élus et non de la circulaire. Pour les collectivités locales, elles restent libres de leurs choix, ne l'oublions pas.


 


La version finale du texte est recente (sept 2012) et développe bien le sujet. http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2012/09/cir_35837.pdf. Et on peut lire aussi le petit guide http://www.april.org/sites/default/files/GuideLLadministrations-V1.2.0.pdf qui est plutôt bien fait.


Share this post


Link to post
Share on other sites
Paul Poulain

Bon, allez, je vais sauter dans la discussion, même si, évidemment, on m'accusera d'avoir une opinion biaisée sur la question.


La question que tout utilisateur devrait se poser, au delà de la stricte question "libre/propriétaire", c'est la question de l'usage certes, mais aussi celle de l'indépendance au fournisseur.


 


En termes fonctionnels, franchement, les logiciels libres sont largement du niveau des niveaux des logiciels propriétaires. Sinon, pensez-vous sérieusement que Koha serait utilisé dans une dizaine de SCD d'universités françaises (Lyon 2, Lyon 3, Aix Marseille, St Etienne, Limoges, Paris sud, Paris 8, Bulac, Rennes 2, Bretagne Sud), ou que la société pmb services ferait 1,7 millions d'€ de chiffre d'affaire (http://www.societe.com/bilan/pmb-services/478151772201306301.html) ?


Ces deux logiciels sont très largement paramétrables, ils sont évolutifs, ouverts, communicants. Que leur manque t'il ? J'aimerais bien que quelqu'un me fasse une liste objective... (surtout pour Koha, puisque c'est lui que nous supportons ;-) )


 


La question de l'indépendance au fournisseur me semble donc aujourd'hui être la plus importante : lorsque l'on choisit Koha, on a le choix entre 3 fournisseurs en France (http://koha-fr.org/content/support-commercial), l'évolution du logiciel ne dépend pas du bon vouloir de son propriétaire. A la limite, si ma société décidait aujourd'hui d'arréter de supporter Koha pour supporter Kuali OLE (nouveau venu, libre, en émergence), et bien tous nos clients diraient "bon merci M Poulain, mais on va aller voir ailleurs, hein, nous on est contents de notre Koha, on n'a pas le budget pour migrer, et on n'est même pas sûr que l'on y ait un intérêt quelconque..."


 


Je vais tenter une prédiction : aujourd'hui, la mode est au nuage. ah, le mythe de l'informatique dans les nuages... A mon sens, il est encore plus dangereux que celui des logiciels propriétaires : non seulement on n'a pas la maîtrise de l'outil, mais en plus, on n'a pas la maîtrise des données.


Actuellement, si vous voulez migrer de votre SIGB, installé sur un serveur chez vous, même si l'éditeur ne peut rien pour vous, ou à un prix inacceptable, il y a une solution. La plupart des prestataires savent exporter la plupart des données de la plupart des systèmes.


Mais avec un système dans les nuages, comment faites-vous ?


Nous hébergeons ("dans les nuages") un peu plus de 50% de nos clients. Nos contrats incluent explicitement une clause de réversibilité explicite disant "si vous voulez partir, on vous fournit (gratuitement) le dump SQL ou vos notices en iso2709 et usagers/prêts en cours en csv". On pourra me rétorquer qu'il y a une charte des bonnes pratiques, mais si vous voulez mon avis, elle ne sert pas à grand chose : rédigée en des termes qui permettent à tous de la signer, elle n'engage pas à grand chose en fait..."


 


PS: je termine en tentant de démonter le mythe "ah, mais les logiciels libres, c'est compliqué, il faut quelqu'un en interne, et je n'ai pas les compétences".


Foutaises ! la première bibliothèque en France qui a utilisé Koha était la bibliothèque d'un monastère catholique ! Pensez-vous qu'ils avaient de grandes compétences en interne ? Non, évidemment. Mais ils avaient un support (moi, en l'occurence). Si on n'a pas de compétences en interne, on peut en trouver en externe ! A un certain coût, c'est sûr, mais vous êtes libres à tous les niveaux :


  • internalisé, externalisé, voire mélangé (par exemple : la DSI de l'université gère l'infrastructure, le prestataire gère le SIGB !)
  • dans le choix du prestataire

Bon, c'est sûr, c'est perturbant, quand on est habitués à être pieds et poings liés à un prestataire, pour 10 ans. Ca peut même faire peur de se retrouver à l'air libre, tout d'un coup...

Share this post


Link to post
Share on other sites
Pigranelle

Bon ben alors? personne pour cracher sur le libre? qu'est-ce qu'on attend alors? :)


ça confirme ce que je pensais: quand on s'intéresse un peu à la question on se rend vite compte de l'intérêt du libre par rapport au propriétaire.


Si je trépigne c'est parce que notre informaticien vient de m'installer Windows7 sur mon PC pro, j'avais espéré qu'après XP peut-être les administrations penseraient à passer au libre plutôt que de renouveler les licences propriétaires... Adieu Linux, Ubuntu, Trisquel :bye:


Share this post


Link to post
Share on other sites
William

Pour commencer, avec les logiciels "légers" (bureautiques/autres) que j'utilise de façon professionnelle ou personnelle, j'utilise un mix de logiciels propriétaires et libres, tout simplement parce que pour accomplir telle ou telle tâche, ce logiciel est celui qui me convient le mieux à l'heure actuelle. Par exemple, j'utilise Firefox, Thundirbird au travail mais je trouve quand même toujours des avantages à Microsoft Office par exemple à Libre Office (ce qui ne m'empêche pas d'avoir les deux installés et de tester régulièrement le second pour voir les nouvelles fonctionnalités). Je serais plutôt dans une philosophie libre mais j'essaie de rester pragmatique et objectif quand au choix des logiciels que j'utilise (quand j'ai le choix bien sûr ^^)


 


Pour ce qui est des logiciels plus lourds (genre SIGB), la question du débat "libre-gratuit"/"propriétaire-payant" se pose, pour moi, en termes simples de nos jours : quels sont les ETP que l'on veut consacrer à l'administration d'un logiciel. Pour résumer de façon simpliste (j'anticipe les futures/éventuelles cris d'horreur devant cette façon simpliste de voir les choses mais qui pour moi, résume bien le débat dans l'ensemble) :


- soit on paye un logiciel "propriétaire-payant" et un prestataire nous installe le logiciel (SIGB pour nous) et nous forme, ce qui nous laisse plus de temps pour l'administrer et accomplir d'autres tâches à côté


- soit on choisit un logiciel "libre-gratuit" et on doit se débrouiller seul (ou tout du moins, en étant moins soutenu) : cela demande donc de passer plus de temps sur ce logiciel pour le prendre en main, l'installer et l'administrer (voir faire d'éventuels développements nécessaires à son instutution).


 




PS: je termine en tentant de démonter le mythe "ah, mais les logiciels libres, c'est compliqué, il faut quelqu'un en interne, et je n'ai pas les compétences".


Foutaises ! la première bibliothèque en France qui a utilisé Koha était la bibliothèque d'un monastère catholique ! Pensez-vous qu'ils avaient de grandes compétences en interne ? Non, évidemment. Mais ils avaient un support (moi, en l'occurence). Si on n'a pas de compétences en interne, on peut en trouver en externe ! A un certain coût, c'est sûr, mais vous êtes libres à tous les niveaux :


  • internalisé, externalisé, voire mélangé (par exemple : la DSI de l'université gère l'infrastructure, le prestataire gère le SIGB !)
  • dans le choix du prestataire

Bon, c'est sûr, c'est perturbant, quand on est habitués à être pieds et poings liés à un prestataire, pour 10 ans. Ca peut même faire peur de se retrouver à l'air libre, tout d'un coup...




 


L'intérêt du libre, pour moi, est justement de se passer au maximum de prestataires (idéalement, de s'en passer complètement :) ). Par conséquent, pour moi ce n'est pas un mythe mais une réalité : les logiciels libres, c'est bien mais il faut quelqu'un en interne avec les bonnes compétences et le temps sinon pourquoi repasser par un prestataire pour gérer le SIGB? Si on met de côté la philosophie du libre, pourquoi choisir un logiciel libre qui demande un support payant plutôt qu'un logiciel propriétaire qui demande également un support payant?


 


Pour ce qui est de la liberté du prestataire, ok quand il y en a plusieurs (c'est loin d'être toujours le cas).


Pour le choix entre interne, externe ou mélangé, les prestataires de logiciels propriétaires le proposent également, ce n'est donc pas un "avantage" des logiciels libres.


 


Dans un monde idéal (d'après moi), nous utiliserions des logiciels libres pour peu que nous ayons les ETP derrière pour les gérer comme il le faut (que ce soit au niveau DSI pour les logiciels gérés sur l'ensemble de l'Université, au niveau bibliothèque pour le SIGB et les logiciels qui gèrent la documentation électronique).


Dans le monde tel qu'il est, pour le SIGB, je pense plutôt qu'il faut peser le compromis ETP interne avec compétences consacré(s) au SGIB/ coût du SIGB.


Share this post


Link to post
Share on other sites
Pigranelle

Sur la question de l'hébergement des données et des évolutions inquiétantes du web, il y a une conférence de Benjamin Bayart très intéressante qui s'appelle Minitel 2.0. Certes M. Bayart a un humour de geek, mais il analyse bien en quoi le cloud computing et la centralisation des données et des services corompts ce qui faisait la force du web.


Pour moi le vrai problème c'est nos compétences informatiques qui ne nous permettent pas de nous passer de prestataires extérieurs: nos formations en informatique que ce soit avant (même l'enseignement au lycée) ou après le concours sont vraiment insuffisantes,  pour beaucoup nous ne connaissons même pas le fonctionnement des machines que nous utilisons quotidiennement.  Pour les BU ça va parce qu'on peut s'appuyer sur le service informatique de l'université, mais pour la territoriale y'a un gros boulot à faire.


Share this post


Link to post
Share on other sites
Isalabib

Pour information Pigranelle : il y a des services informatiques dans pas mal de collectivités, et ils ne sont pas tous nuls...

J'en connais même qui acceptent de parler avec les bibliothécaires, voire de les écouter, incroyable, non ?

Sinon sur le fonds je suis d'accord avec toi : mes compétences informatiques laissent à désirer, que serais-je sans un service info sur lequel m'appuyer ? Le mien est territorial, comme tu l'auras compris ;-)

(c'était ma minute "gare aux généralités")

Share this post


Link to post
Share on other sites
Pigranelle

Oui merci Isalabib pour cette précision, j'ai écrit ce message à la va vite, et je tiens à m'excuser auprès des collègues informaticiens de la territoriale, en particulier ceux avec qui j'ai travaillé (très sympas d'ailleurs) ><'


Bon la bonne nouvelle c'est que du coup personne n'a l'excuse du "on n'a pas de personnel suffisamment qualifié" pour rejeter la solution libre :) Reste la question de comment on la paye, cette personne qualifiée, mais ça c'est des choix politiques. Si on était nous même mieux formés à la base ça nous éviterait d'avoir à appeler l'informaticien pour un oui ou pour un non, et ceux-ci pourraient consacrer davantage de temps aux maintenances plus complexes...


Share this post


Link to post
Share on other sites
lucas

Pour commencer, avec les logiciels "légers" (bureautiques/autres) que j'utilise de façon professionnelle ou personnelle, j'utilise un mix de logiciels propriétaires et libres, tout simplement parce que pour accomplir telle ou telle tâche, ce logiciel est celui qui me convient le mieux à l'heure actuelle. Par exemple, j'utilise Firefox, Thundirbird au travail mais je trouve quand même toujours des avantages à Microsoft Office par exemple à Libre Office (ce qui ne m'empêche pas d'avoir les deux installés et de tester régulièrement le second pour voir les nouvelles fonctionnalités). Je serais plutôt dans une philosophie libre mais j'essaie de rester pragmatique et objectif quand au choix des logiciels que j'utilise (quand j'ai le choix bien sûr ^^)

 

Pour ce qui est des logiciels plus lourds (genre SIGB), la question du débat "libre-gratuit"/"propriétaire-payant" se pose, pour moi, en termes simples de nos jours : quels sont les ETP que l'on veut consacrer à l'administration d'un logiciel. Pour résumer de façon simpliste (j'anticipe les futures/éventuelles cris d'horreur devant cette façon simpliste de voir les choses mais qui pour moi, résume bien le débat dans l'ensemble) :

- soit on paye un logiciel "propriétaire-payant" et un prestataire nous installe le logiciel (SIGB pour nous) et nous forme, ce qui nous laisse plus de temps pour l'administrer et accomplir d'autres tâches à côté

- soit on choisit un logiciel "libre-gratuit" et on doit se débrouiller seul (ou tout du moins, en étant moins soutenu) : cela demande donc de passer plus de temps sur ce logiciel pour le prendre en main, l'installer et l'administrer (voir faire d'éventuels développements nécessaires à son instutution).

 

 

L'intérêt du libre, pour moi, est justement de se passer au maximum de prestataires (idéalement, de s'en passer complètement :) ). Par conséquent, pour moi ce n'est pas un mythe mais une réalité : les logiciels libres, c'est bien mais il faut quelqu'un en interne avec les bonnes compétences et le temps sinon pourquoi repasser par un prestataire pour gérer le SIGB? Si on met de côté la philosophie du libre, pourquoi choisir un logiciel libre qui demande un support payant plutôt qu'un logiciel propriétaire qui demande également un support payant?

 

Pour ce qui est de la liberté du prestataire, ok quand il y en a plusieurs (c'est loin d'être toujours le cas).

Pour le choix entre interne, externe ou mélangé, les prestataires de logiciels propriétaires le proposent également, ce n'est donc pas un "avantage" des logiciels libres.

 

Dans un monde idéal (d'après moi), nous utiliserions des logiciels libres pour peu que nous ayons les ETP derrière pour les gérer comme il le faut (que ce soit au niveau DSI pour les logiciels gérés sur l'ensemble de l'Université, au niveau bibliothèque pour le SIGB et les logiciels qui gèrent la documentation électronique).

Dans le monde tel qu'il est, pour le SIGB, je pense plutôt qu'il faut peser le compromis ETP interne avec compétences consacré(s) au SGIB/ coût du SIGB.

Enfin une bonne analyse...

Et quid de la maintenance évolutive et des développements ? sont-ils payants ?

 

Quant à vous monsieur Poulain je constate que Biblibre vient d'annoncer son union "libre" avec AFI.

Je serais curieux de connaître le modèle économique retenu, si tout le monde peut installer Koha, qu'en est-il de Nanook ?

Monsieur Poulain, vous qui avez gagné des AO en Université, vous savez très bien que ces clients sont liés à Biblibre pendant toute la durée du marché.

Vous n'allez pas nous faire croire qu'il n'y a pas de coût d'exploitation et que les releases ou les MAJ majeures sont gratos...

Une fois la notification signée, ils s'engagent à travailler avec vous pour plusieurs années, alors elle est où la liberté ? :)

Edited by lucas

Share this post


Link to post
Share on other sites
Paul Poulain

Bonjour Lucas,


 


Tout d'abord, pour l'union Libre AFI-BibLibre, je serais curieux de savoir ou vous avez eu l'info, vu que c'est supposé n'être public que ce matin (ce n'est pas une formule réthorique: la réponse à cette question m'intéresse)


 


Après, plusieurs choses (en vrac, mais vos remarques sont aussi un peu en vrac. On peut détailler un point si vous le souhaitez) :


  • Oui, tout le monde peut installer Koha, et tout le monde peut installer Nanook. Après, il est clair qu'il y a un manque de documentation coté Nanook et surement qu'il y a quelques pièges techniques. C'est l'une des raisons qui a poussé Arnaud Lelache (PDG d'AFI) a se lancer dans l'aventure d'un rapprochement avec nous : il veut faire du libre "sincèrement", et voit bien qu'il ne sait pas toujours bien s'y prendre. Alors que c'est le coeur d'expertise de BibLibre (les communautés,...) Donc dans les semaines (ou peut-être mois, ce n'est pas une mince affaire ce genre de rapprochement) à venir, il faut s'attendre à voir un site indépendant d'afi-sa.fr arriver pour nanook, pour le portail AFI, ...
  • Libre n'est pas gratuit. Il faut arréter avec cette anerie. Dans tous les cas, les prestations, que ce soit de la maintenance, du développement, de l'installation, elles sont réalisées par quelqu'un qui est payé. Dans certains cas, c'est un prestataire. Dans d'autres cas c'est un salarié interne à l'institution. Donc la vraie question à se poser est celle de l'efficacité : qu'est-ce qui permet le meilleur rapport qualité/coût ? Payer X€ par an de contrat de support/maintenance, est-ce "plus rentable" qu'avoir un ingé dédié à temps partiel à ce sujet ? Ma position, c'est qu'en dehors des grosses structures, ce n'est pas rentable: le "coût" d'acquisition de la compétence, du suivi, ... est important et ne peut pas être rentabilisé sur une seule instance. Par exemple Koha : une version majeure tous les 6 mois, une version de maintenance tous les mois, rien que ça, il faut suivre... Techniquement, la mise à jour ne demande que "quelques minutes" (un peu plus s'il faut réindexer toute la base). Mais il faut plusieurs heures/jours de préparation pour savoir ce qu'il y a dans la version, ce qu'il faudra tester en particulier. Plus, éventuellement, maintenir un serveur de test/pré-prod pour jouer la MAJ avant,...
  • Le développement en mode "communautaire", c'est bien, je ne vais pas vous dire le contraire. Mais QUI paye l'infrastructure ? QUI paye les développeurs qui font des tâches "d'intérêt général". A BibLibre, par exemple, nous fournissons à la communauté Koha 2 serveurs, plus une douzaine de "bacs à sable". Une personne est "Release Maintainer". Une personne fait partie de l'équipe de QA. J'ai moi-même été plusieurs fois "Release Manager" (un boulot à mi temps. Et pas mi-temps de 35H...). Toutes les personnes concernées sont des passionnées, elles font ça parce qu'elles veulent construire quelque chose. Mais elles ont besoin d'un salaire en fin de mois. Et les contrats de maintenance ont aussi cette vocation. Sur le long terme, les acteur Koha qui sont salariés d'une bibliothèque sont très peu nombreux. Très très peu.
  • Pour les contrats de maintenance justement, plusieurs remarques: Evidemment, nous signons des contrats avec nos clients. Mais les marchés publics sont limités à 3 ans, et interdisent la tacite reconduction. Donc, d'accord, on n'est pas dans un monde anarchiste, mais la bibliothèque a une liberté qu'elle n'a nulle part ailleurs. L'été dernier, 3 gros contrats sont arrivés à terme. Un MAPA a été passé. D'abord on a resigné les 3 clients, preuve qu'on fait du bon boulot quand même. Ensuite, l'un des 3 est passé d'un mode "hébergé par nous" à un mode "hébergé chez lui". Pas de problème de notre coté, même si, du coup, le contrat est moins élevé. C'est la règle du jeu : la DSI réinternalise ses serveur, OK, réinternalisons. Et nous aurions vraiment pu perdre ces clients si un concurrent avait fait une offre meilleure et/ou si on avait fait du mauvais boulot. Je dis souvent "choisissez Koha, vous vous mariez avec le soft, vous vous pacsez avec le prestataire". Dans le cas d'un soft propriétaire, essayez d'imaginer une seule seconde une telle situation... allez, juste pour rire...

Sur ce, je vous souhaite un bon début de semaine.


Share this post


Link to post
Share on other sites
lucas

Monsieur Poulain,
 

c'était publié depuis pas mal de temps sur le site suivant : http://l-union-libre-d-afi-et-de-biblibre.net/

et c'est confirmé par une étude de consultant (Tosca) en ligne depuis vendredi dernier.
Si on creuse un peu on voit que l'article est en ligne depuis le 8 janvier.

 

Votre réponse est très claire, je m'excuse pour ces remarques lapidaires.

Il fallait que ce soit dit : rien n'est gratuit.

 

Bon vent

Share this post


Link to post
Share on other sites
Paul Poulain

Monsieur Poulain,

 

c'était publié depuis pas mal de temps sur le site suivant : http://l-union-libre-d-afi-et-de-biblibre.net/

pas mal de temps... c'est un peu excessif peut-etre: j'ai déposé le nom de domaine le 8 janvier et il n'est actif que depuis le 15. La page n'est remplie que depuis une bonne semaine. Comment avez-vous repéré ce site qui n'était annoncé nulle part (mais qui avait effectivement été indexé par google)

Pour l'étude de tosca, oui, je sais. D'ailleurs, on avait demandé à Marc Maisonneuve d'être discret tant qu'on n'avait pas fait l'annonce...

 

Votre réponse est très claire, je m'excuse pour ces remarques lapidaires.

Il fallait que ce soit dit : rien n'est gratuit.

Pas de raison de vous excuser.

Je ne serais pas aussi tranché: ce qui est "non rival" peut être vraiment gratuit : si je vous explique la super recette de la pate à pain que je connais de ma grand mère, ça peut être gratuit, parce que cela ne me coûte rien de vous le partager (hormis le temps passé). Et lorsque j'ai partagé, j'ai toujours ma recette. Et peut-être même que vous l'aurez enrichie en me suggérant de mettre des fruits confits dedans. Et du coup, nous serons tous les deux "plus riches" !

C'est d'ailleurs sur ce modèle du "non rival" que se construit le logiciel libre: le logiciel EST gratuit. Parce que ça ne "coûte" de les publier une fois que ça a été développé et mis à disposition.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Guest bibideal

Extrait du post "Le portail avec pmb 4.0.10" :


"Et, en effet, la société PMB facture (2000 euros je crois) le développement graphique de l'OPAC." :cry:


 


Cela confirme qu'il ne faut pas confondre GRATUIT et LIBRE ...


 


NB : Je ne connais pas les tarifs de PMB et ne confirmerais pas ces chiffres, peut être qu'une personne de PMB pourrais nous en dire plus ... En tout cas autre chose que : "NON c'est pas vrai !"


Share this post


Link to post
Share on other sites
Guest bibideal

Je relance la discution après avoir consulté le post de "Sabiantes" (http://www.agorabib.fr/index.php/topic/1880-logiciel-doctus/) où il dit : " Pour le choix des logiciels, j'ai abandonné l'idée du libre (Progilone m'a  facturé KOHA  27 000 euros et 6000 euros de maintenance par an ! pour 1000 documents et 65 élève, je crois qu'ils n'ont tout simplement pas envie de travailler avec nous. Avec BibLibre, on est a moins de 1000 euros de maintenance déjà mais c'est loin de concurrencé Co-Libris qui propose 5000 euros et 500 de maintenance par an)."


 


TRES intéressant je trouve, sans vouloir faire de pub pour Co-Libris ...


Share this post


Link to post
Share on other sites
Paul Poulain

La question est une question de "positionnement marché". Nous (à BibLibre), étions incapable de faire une offre à moins de 10k€ jusqu'à ce que nous mettions au point notre offre pikoloco (pub assumée). Pikoloco, c'est un Koha complet (rien d'enlevé), mais nous avons industrialisé à fond le processus de déploiement et de support. La configuration est exactement la même pour chaque client, le serveur est mutualisé entre les clients (ce qui ne pose pas de problème de performance, vu que l'offre s'adresse aux petites bibliothèques).


 


Pour 5k€ de projet et 500€ annuels d'hébergement, c'est le seul moyen d'être rentable. J'ose le mot : oui, toute société privée se doit d'être rentable, parce que sinon, elle met la clef sous la porte : il faut payer les charges et les salaires (et le reste) tous les mois.


Il faut savoir que 500€, c'est approximativement le coût journalier d'un développeur (tout compris : salaire, charges, coût fixe). Ce qui signifie que pour 500€, vous avez "le droit" de consacrer 1 jour à votre client par an. Et quand vous êtes client, vous devez savoir que votre prestataire aura "en moyenne" 1 journée de disponibilité à vous consacrer. Ce qui est très très peu (surtout que cette journée inclut les taches commerciales, administratives -envoi de la facture !-,... : l'assistant(e) administratif(ve) et commercial(e) est payé(e), lui/elle aussi...)


 


J'ai poussé ma recherche : logic system, c'est 2 personnes (http://www.societe.com/bilan/logiq-systemes/410642425201212311.html) -cohérent avec le chiffre d'affaire-.


Les deux sociétés ne s'adressent pas au même public, définitivement. Et il ne faut donc pas comparer ce qui n'est pas comparable.


Il y a probablement des gens qui sont parfaitement contents avec co-libris, d'autres parfaitement contents avec Koha, de la même manière que certains sont parfaitement contents avec leur Logan, d'autre parfaitement avec leur bmw (moi j'ai une logan -lodgy-, et je n'ai aucune envie d'avoir une bmw ;-) )


Share this post


Link to post
Share on other sites
Guest bibideal

Vous dites : "500€ annuels d'hébergement, c'est le seul moyen d'être rentable"


 


On peux voir qu'une maintenance Microbib, société qui compte plus de 1300 clients selon leurs site web, c'est environ 300 € par an (cf rapport conseil municipal sur google), voir même 220 € dans certain cas !


Et d'après Societe.com, ils sont 8 personnes dans la société ...


 


Donc si eux y arriver pourquoi pas les autres  :wink:

Share this post


Link to post
Share on other sites
Paul Poulain

Dans les Appels d'Offre auxquels nous répondons, nous ne sommes jamais en face de microbib. Encore une fois, nous ne sommes pas sur le même marché.


 


Le modèle de développement n'est pas exactement le même. Koha, c'est une version majeure (avec plein de nouvelles fonctionnalités) 2 fois par an.


Les technologies ne sont pas les mêmes (notamment parce qu'elles ne s'adressent pas au même marché). Tiens, combien de bibliothèques sous microbib ont 1 000 000 de documents ou plus, et plus d'une centaine de bibliothécaires ? (ce qui n'est pas un reproche, c'est juste une segmentation)


 


Allez, encore une comparaison (foireuse ;-) ) : "le taxi pour m'amener à la gare coute 15€. J'ai demandé à un autre transporteur combien ça couterait, c'est nul : il m'a annoncé 400€, franchement, il n'est pas compétitif... -je passe sous silence que son véhicule est un bus de 50 places-"


 


PS: par ailleurs tout ceci n'a strictement rien à voir avec le fait que c'est libre ou propriétaire. Demande un devis à Ex-Libris du coût d'informatisation de la même bibliothèque avec Alma, et compare avec les 300€ de microbib... (en fait, je pense que tu n'auras même pas de devis)


Share this post


Link to post
Share on other sites
Guest bibideal

J'en conclus que les logiciels gratuits , pardon libres, sont donc pour les GROSSES bibliothèques uniquement.


 


Pour Koha je ne sais pas, mais je peux vous affirmer que PMB est très présent sur le marché des petites et moyennes bibliothèques ! Et là on ne parle pas de 1 000 000 de documents.


D'ailleurs, pouvez vous nous dire combien de vos clients ont plus d'1 000 000 de documents ? 2 ? 3 ?


Share this post


Link to post
Share on other sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Guest
Reply to this topic...

×   Pasted as rich text.   Restore formatting

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.


×
×
  • Create New...