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Des bénévoles en bibliothèque


Bouille
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@Ferris


Les petites structures bénévoles, quand elles ont un agent, peuvent-elles, oui ou non, proposer la même qualité d'accueil que les structures professionnelles ou est-ce qu'elles (et leurs publics) n'en valent pas la peine ?


 


Je pense que ta réponse tient ici (dans ce que dit Ludidelire63)


 


Le bénévolat est indispensable sur des territoires ayant peu de moyens. Ce qui est triste c'est de se rendre compte que notre métier est toujours considéré comme un emploi bouche trou où il n'est pas nécessaire de faire des formations pour faire "des prêts et des retours".


 


Tu as des bénévoles, ou tu n'as rien. Cas que j'ai connu, et que je connais dans mon propre village. Pas de bénévoles = pas de bibliothèque.


 


Après, pour compléter cette réponse, je peux te proposer : oui, les petites structures bénévoles peuvent proposer aussi bien que des professionnels. Tout dépend des personnes et de leurs motivations. (et des attentes du public)


 


C'est pareil avec les professionnels. Avec des équipes peu ou dé/motivées, tu n'auras pas un accueil correct (même pour des grosses villes !)


 


La bibliothèque, ce n'est pas le bâtiment, c'est l'équipe en place avant le bâtiment.


Ce sont les compétences de l'équipe qui font la "bibliothèque".


Les compétences et leur engagement pour toute la population, ou pour une poignée d'ami(e)s un peu comme dans les clubs de lecture (oui, c'est le cas dans certaines équipes de bénévoles, il ne faut pas le nier. Club de lecture qui s'étend dans le temps devient bibliothèque, la donne change... mais les habitudes ancrées sont plus longues à changer.)


 


Maintenant, tu as raison, à part la convivialité, qu'est-ce qu'on a en rural ou rurbanité ?


- Peu de moyens (financiers),


- aucun accès aux ressources pros,


- pas de collègues... (sauf ceux des BDP, ouf !)


Et des bénévoles, quand on en a. (on peut aussi se retrouver totalement seul)


 


L'avantage principal ? 


La proximité.


 


Sinon, l'usager qui veut plus peut toujours se rendre dans les grandes villes alentours avec des médiathèques plus achalandées.


D'ailleurs l'usager, quand il travaille ou étudie, n'a pas trop le choix... restent les mamies et les enfants.


 


Et que regarde ce public avant tout : la convivialité.


En endroit où échanger avant d'emprunter, un endroit où on se sent bien (accueilli ?), où on peut retrouver ses ami(e)s pour discuter.


Parfois manque juste les petits fours et un café ou un thé... pour rompre la solitude.


 


Les enfants ?


Ils n'ont pas assez voyagé pour se rendre compte que l'offre est pauvre, et encore ça dépend. On peut être plus "riche" que certaines grosses médiathèques où le taux de rotation est (trop) élevé et où l'offre est toujours sortie.


Moins de clients = collection complète plus facile à atteindre ?


Au pire, tu passes le trois ou quatrième, pas le dixième. Petit avantage :wink:


 


 


Alors je ne pense pas que "'on remplace" comme tu le dis, mais on offre autre chose. Autre chose qu'une grosse structure ne peut pas offrir, et dont les citadins n'ont pas besoin (?). Mais c'est vrai qu'avec des moyens supplémentaires (tombés du ciel), des personnels formés (que l'on pourrait contacter par Internet, à qui l'on pourrait demander des services), la vie serait plus facile pour les agents isolés et pour les bénévoles qui ne se retrouveraient pas toutes seules à mariner dans leur coin.


 


Nouveaux métiers, nouvelles compétences... et nouvelles coopérations. Ce serait bien.  :flowers:


 


Parce que sans argent, tu peux bousculer ce que tu veux... il faut se retrousser les manches.


  Bernard


 


P. S. : Pour l'ABF, difficile de se tirer une balle dans le pied. Combien de personnes employées en son sein, pour combien de bénévoles. Là aussi, sans argent, si tu n'as pas de bénévoles...


Ne reste plus qu'une obligation légale pour entraîner l'évolution à laquelle tu aspires. La culture reconnue comme une formation continue tout au long de la vie.  :)


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Je me questionne sur l'investissement du bénévole, qui désire un investissement minimal et on ne peut lui reprocher : aider oui mais sur un temps restreint qui ne gêne pas ses autres activités. Car bien souvent le bénévole s'investit sur plusieurs fronts... C'est le cas de mes trois bénévoles... Aides précieuses mais on ne peut leur en demander plus.

On fait alors le grand écart entre ce que l'on propose en terme d'accueil et d'animation avec une exigence de qualité en tant que pro et l'aide désintéressée et distanciée du bénévole...

J'adore la gymnastique d'ailleurs cela tombe bien :-D

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@Bernard


 


Oui, bon, on ne va pas refaire deux ans de débats la-dessus, pour arriver toujours au même résultat :


1) Quand on n'a pas de moyens, on a la convivialité, ça remplace bien


2)  Une équipe de bénévoles motivés peut faire mieux qu'une équipe de professionnels démotivés (evidemment...)


 


Ludilire fait un constat : Quand y a pas de sous, vaut mieux des bénévoles que rien. Ok, on est tous d'accords et on a fait des pages la-dessus.  Sauf que ma question ne porte pas sur ça, et la sienne non plus. D'abord elle demande au fond quelle est sa place et sa liberté d'action en tant que professionnelle au sein d'une équipe de bénévoles pas forcement très disponibles. Et je plussoie en demandant si on peut esperer arriver à la même qualité d'accueil que dans des structures mieux pourvues. Je dis bien qualité , pas quantité, cela va de soi.


 


Mais qualité de quoi ? Je parle clairement d'accueil-médiation, de discours professionnel, de pratiques professionnelles, d'acquisitions professionnelles (car elle soulève aussi la question des achats, donc on est bien dans des questions de pratiques pro), et tu me réponds convivialité, comme elle parlait de cancanneries. Prendre le thé, joies de la proximité, papoter avec la voisine... 


 


On tourne en rond.... :cry:

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Salut Ferris


 


Sûr, on ne peut que tourner en rond.


Pas de moyens = pas de budget


Pas de budget = pas d'investissement conséquent (en matériel et en collection)


Pas d'investissement conséquent =  petite structure = pas ou peu de professionnels = pas ou peu de pratique professionnelle.


Tout est dit.


 


Des moyens, ça s'obtient avec de multiples commerçants, des industries et des habitants nombreux.


En zone rurale, tu n'as pas ça, donc tu n'as pas de moyens.


 


Et le cercle est cerclé. :angel:


 


Ta question est donc biaisée. Tu voudrais du professionnalisme là où il n'y a pas les moyens financiers.


On ne peut pas "arriver à la même qualité d'accueil" (comme tu l'entends) si on n'obtient pas les mêmes moyens financiers (et donc humains) en face.


 


Rien qu'au niveau du bâtiment (et même du mobilier de sitting), on ne joue pas dans la même cour.


Au niveau de la collection non plus, et au niveau des animations encore moins.


 


Est-ce que je peux, avec ma pétrolette, égaler en service une grosse bibliothèque !


Est-ce que, avec un ETP + 1 ETP bénévole réparti sur 7 personnes, égaler 5 ETP professionnels ?


La réponse est implicite, et comme tu le dis évidente.


 


L'autre paramètre qui n'est pas pris en compte : est-ce que les usagers veulent la même chose qu'en ville ?


Je n'en suis pas certain...et au besoin, s'ils veulent ce service, ils peuvent très bien se déplacer jusqu'à ladite ville.


Certains le font. Sauf que ce service n'est pas au coin de leur rue.


 


D'où la question : est-ce vraiment utile de vouloir la même "qualité" partout ?


 


C'est une question que je me suis posée. A quel niveau puis-je avoir la même qualité que la grande ville d'à côté ?


D'abord dans le nombre de prêts par famille (pas difficile).


Ensuite, peut-être dans un accueil plus présent ("bonjour", "au revoir")... ce qui est difficile à réaliser dans une grande ville où les gens passent en très grand nombre. Si je prends dix minutes pour parler avec une personne, je n'ai pas de queue qui se forme en banque d'accueil. Dans une grosse bibliothèque, la queue se forme très vite, je l'ai notée.


 


Après ça, c'est tout. C'est la seule ressemblance que je peux avoir avec la grande ville qui me jouxte.


La convivialité, c'est ce que je peux offrir en zone rurbaine.


 


Par contre, c'est sûr et certain, j'offre un service dégradé par rapport à une grosse bibliothèque où chaque acquéreur a son domaine d'acquisition particulier.


1) je n'ai pas la possibilité d'accès aux magazines pros.


2) même si j'avais cette possibilité, je n'ai pas le temps de les lire (sauf chez moi)


3) même avec le temps, je n'aurais pas les moyens d'acquérir même 10 % de l'équivalent de ce qu'il "faudrait" acquérir.


 


On est bien dans une différence d'échelle. (financière criante)


On ne peut pas offrir tous les services d'une grande ville. Et on dit très souvent : désolé, je n'ai pas ce titre, pas de CD, pas de films, pas de ressources en ligne. :sweat:


 


 


Comme le dit aussi Ludidelire63 : le "manque de temps" est flagrant.


Pas forcément de compétences, mais de temps.


 


Et du temps, c'est du personnel...


Du personnel qui te dégage du temps pour faire ton travail de professionnel.


 


Est-ce que je peux demander ce travail de professionnel aux bénévoles ?


La réponse est non. Elles regardent déjà ce qui leur plaît... le reste, c'est à moi de le faire.


Le professionnel, c'est moi, pas les bénévoles. Si les bénévoles deviennent des pros, à quoi peut bien servir le pro ?  :tongue:


 


D'autre part, si on se penche un peur sur l'ouverture le dimanche.


On remarque vite que, dans la profession, on embauche plus souvent qu'à notre tour des étudiants vacataires.


Mais c'est quoi un étudiant vacataire, c'est l'équivalent d'un "bénévole" payé.


Là aussi, on pourrait dire : mouais, si des étudiants vacataires peuvent le faire...


 


Sauf qu'à l'étudiant, on ne lui demande pas des acquisitions, ni du professionnalisme.


 


Alors, pourquoi veux-tu en demander à des bénévoles non payés ?


 


Perso, j'estime que bénévoles = heures de travail interne libérées.


Pendant qu'elles couvrent, je fais autre chose. Les bénévoles comblent un certain "manque de temps".


 


Pour les plus motivées, il y a aussi un peu d'ouverture au public.


Mais là aussi, elles ne souhaitent pas toutes le faire. Certaines ne se sentent pas "capables", ou alors elles n'ont pas le temps (oui, à la retraite, les gens n'ont plus le temps, tu le verras vite :wink:)


 


Dans ce cas de figure, en tant que professionnel de l'équipe, tu as le choix entre :


- trouver de nouveaux bénévoles qui seront libres et capables sur ces créneaux.


- fermer le créneau, ou alors modifier ton propre emploi du temps pour pallier au déficit de personnel payé. (exemple : as-tu besoin d'être là pendant que les bénévoles couvrent, rangent, sortent les pilons des rayons ?)


 


 


Quand on est professionnel, on doit toujours se poser la question de : que se passe-t-il si toutes mes bénévoles s'en vont ? Qu'est-ce que je sacrifie, qu'est-ce que je conserve ? Autrement dit : qu'est-ce que mes bénévoles remplacent (de mon propre temps) ?


 


Et si tu as bien l'équation : des bénévoles, c'est un service de "moindre" qualité par rapport à des structures plus riches. Plus de bénévoles du tout, c'est être confronté au service ras des pâquerettes... tant qu'on n'embauche pas (ou alors on t'envoie un non professionnel, pas forcément motivé. Le bénévole est là, lui, parce qu'il aime ça, il y trouve plaisir... sinon il est ailleurs.).


 


Embauche, ou, si tu es en interco, tant qu'on ne te renforce pas d'une manière ou d'une autre.


Exemple : on t'envoie un pro de temps en temps, ou on se charge de tes acquisitions (ou d'une partie d'entre elles, comme le fait une BDP si on considère le fonds BDP comme une partie de son fonds)


 


Tout ça ne rend pas facile la vie du pro en milieu rurbain.


Il faut accepter de rabattre de la voilure et de se limiter à ce qui est "possible"... tant qu'on n'obtient pas de l'aide extérieure. 


Coopération, mutualisation, bénévoles, tout ça te dégage du temps pour travailler en pro, je vois aussi ça de mon côté... pour garder un service de proximité.


  Bernard

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Salut Ferris

 

Ta question est donc biaisée. Tu voudrais du professionnalisme là où il n'y a pas les moyens financiers.

On ne peut pas "arriver à la même qualité d'accueil" (comme tu l'entends) si on n'obtient pas les mêmes moyens financiers (et donc humains) en face.

 

Rien qu'au niveau du bâtiment (et même du mobilier de sitting), on ne joue pas dans la même cour.

Au niveau de la collection non plus, et au niveau des animations encore moins.

 

Est-ce que je peux, avec ma pétrolette, égaler en service une grosse bibliothèque !

Est-ce que, avec un ETP + 1 ETP bénévole réparti sur 7 personnes, égaler 5 ETP professionnels ?

 

La réponse est implicite, et comme tu le dis évidente.

 

L'autre paramètre qui n'est pas pris en compte : est-ce que les usagers veulent la même chose qu'en ville ?

Je n'en suis pas certain...et au besoin, s'ils veulent ce service, ils peuvent très bien se déplacer jusqu'à ladite ville.

Certains le font. Sauf que ce service n'est pas au coin de leur rue.

 

D'où la question : est-ce vraiment utile de vouloir la même "qualité" partout ?

 

Tu confonds qualité et quantité. Et puis je suis étonné qu'un matheux comme toi oublie un phénomène important : La fréquentation des petites structure est bien moindre. Donc, en "accueil qualité", donc si c'est le professionnel qui accueille (Ah ben oui, il faut bien le préciser) on se retrouve à un rapport agent/usagers qui est souvent équivalent en chiffres (il suffit de faire le calcul par personnes accueillies par heure/par agent en situation d'accueil et tu vois ça tout de suite). Les grosses structures qui continuent à faire de l'accueil centralisé (c'est un choix, ils pourraient faire de l'accueil en secteurs ou passer au prêt automatisé) sont même souvent au dessous de nous en usagers par agent. Donc nous pouvons faire de l'excellente médiation, souvent même meilleure. Idem pour les animations : une heure du conte dans un village, ce n'est pas le métro aux heures de pointe, idem pour les classes (les effectifs d'une classe rurale sont bien plus bas qu'en ville). Calcules et tu verras qu'un ETP en bib rurale peut parfaitement égaler 5 ETP en zone urbaine. Mais la qualité passe par une obligation de suivi : si c'est le même agent qui accueille tous les jours le suivi est assuré, et c'est une condition essentielle. Des bénévoles qui se succèdent au prêt 1 fois par semaine, voire moins, beaucoup d'infos se perdent.

 

Là où je ne suis plus d'accord c'est quand on commence à faire dans le minimalisme et à s'y complaire: est-ce que les usagers veulent la même chose qu'en ville (....) et la même qualité partout ? est pour moi une question scandaleuse, dans la mesure où nous n'avons surtout pas à nous la poser ! Nous devons œuvrer à cette égalité de traitement, nonobstant le manque de documents. C'est faire le jeux d'élus aussi ringards que radins (car toutes les campagnes ne sont pas pauvres, crois-le bien) que de considérer qu'il est finalement assez normal que le citoyen rural soit moins bien traité que le citoyen urbain.

 

Les réseaux peuvent pallier la disparité des moyens sur un territoire, en organisant la rotation des fonds, des systemes de réservation avec une navette hebdomadaire etc...(nous le faisons), informatiser les petites structures et former leurs personnels (nous le faisons), permettre l'accès à l'ensemble des fonds par l'utilisation de postes opac avec une bonne médiation etc...,ou alors c'est qu'ils ne jouent pas leur rôle de réseau et que les grosses structures se goinfrent aux dépens des plus petites. Le lecteur trop exigeant n'a donc qu'a prendre sa voiture pour aller dans la grande ville ? Qui c'est celui-là ? La convivialité et les vieilles dames ne lui suffisent pas ? La Bdp ne lui suffit plus ?Nous sommes là pour défendre une equité que le "principe de libre administration des collectivités locales" permet de bafouer tranquillement.

 

Dès qu'il y a un professionnel qualifié et à plein temps dans une petite structure, il PEUT la faire progresser. Ce sera parfois difficile mais le principal levier, c'est lui.

 

Allons camarade Bernard, la République te rappelle à tes devoirs !

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  • 3 weeks later...

[Allez, je me lance].


 


En attendant d'en savoir un peu plus sur mon avenir proche (résultats des concours, et éventuelle formation pro' en métiers du livre pour l'année prochaine), j'ai décidé d'être bénévole, non pas dans une bibliothèque publique, mais dans un réseau national associatif, qui a une antenne dans ma ville.


Pour avoir travaillé presque deux ans en BM, c'est quand même un petit choc : pas de politique d'accueil homogène (chacun fait un peu comme il le souhaite, certains bénévoles enregistrent les prêts/retours sur le SIGB, d'autres sur un cahier et les petites fiches qui accompagnent les livres). Pas non plus de politique documentaire, même si je pense que le manque cruel de moyen financier y contribue. Toutefois, c'est un lieu où les bénévoles sont enthousiastes, accueillent des écoles et des crèches, des lecteurs etc.


Pour ma part, c'est une joie de pouvoir refaire du service public, et j'en profite pour pratiquer certaines choses qu'il m'était impossible de faire quand j'étais adjoint du patrimoine - vacataire étudiant, comme le catalogage par exemple, et bientôt l'accueil des bébés lecteurs. (je me suis rendu compte que c'était un reproche éternel qui m'était adressé lors de mes différents entretiens auprès des collectivités, mon manque d'expérience en accueil de groupe, et mon manque de culture générale concernant la littérature jeunesse ...)


Les lecteurs adultes sont relativement rares, et les bibliothécaires aimeraient fidéliser et partir à la conquête de nouveaux publics. Je m'interroge toutefois sur la pertinence d'une telle structure : d'une part, le réseau des BM est incroyablement dense dans cette ville, le prix des inscriptions est particulièrement accessible, et la BM centrale du réseau se trouve à deux pas de la petite structure où je suis. Mais d'un autre côté, c'est un quartier où la précarité est assez forte, d'où la nécessite d'avoir des structures locales. L'environnement est aussi extraordinaire, il s'agit d'une vieille église entièrement restaurée, attenante à la crèche, qui vient régulièrement dans nos locaux.


 


Un petit marché à lieu sur la place du quartier une fois par semaine, à deux pas de la bibliothèque. Je pensais proposer d'y être présent une ou deux fois, avec quelques livres, des flyers, et notre bonne volonté !, bien que cela me semble un peu léger comme action.


 


Entre témoignage et appel à l'aide, je ne sais pas comment je dois caractériser ce post !

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@Maxime_A


 


Hum, c'est là un très bon témoignage. Et l'expérience que tu pourras en retirer, c'est l'accueil du public jeune et très jeune.


Avec cet accueil, tu seras un peu beaucoup obligé de fouiller dans le fonds jeunesse ce qui va remplir tes objectifs de mieux connaître ce domaine, et les groupes.


 


Après, pourquoi s'inquiéter de la pertinence de ce genre de structure ?


Tu le vois, même avec une BM à côté, il y a de la fréquentation. Un service de proximité a toute sa raison d'être, et une BM ne peut pas répondre à chaque envie de partager entre citoyens... d'un même quartier. Le coût, en théorie, serait trop élevé.


 


C'est un peu ça qui est oublié dans le développement des structures bibliothèques. Les gens d'un même quartier ont envie de se retrouver entre eux plutôt qu'à deux ou trois kilomètres. Ils ont envie de partager des choses, des événements à deux pas de chez eux, parce qu'il y a un vécu commun. Le premier d'entre eux : ils se connaissent.


Même école, même commerçants, même lieux de vie... tout ça est occulté dans le développement gestionnaire de la lecture publique. Pour des raisons de rentabilités et de coût, de professionnalisme, on concentre les moyens en un seul lieu. Ce n'est pas forcément la réponse optimum.


 


Pour ton idée de bibliothèque hors les murs, ne t'arrête pas à des a-priori. Le but d'une telle activité n'est pas que ça fonctionne au détriment de la structure, mais d'attirer l'attention sur ta structure... et aussi sur la lecture !


C'est une expérience, et il faut expérimenter en bibliothèque, afin d'écouter et de rencontrer les gens, de connaître leurs désirs. Comment offrir un vrai service si on est toujours déconnecté des besoins réels (exprimés) par la population ?


 


Tu n'as pas que ta bonne volonté, tu as tes oreilles et des idées, des envies à récupérer. Et surtout à noter. :wink:


Ce que tu ne peux pas faire à un moment donné, tu pourras peut-être le faire plus tard, voire le proposer lors d'une embauche.


Engrange le maximum d'expériences, ça te servira toujours.


 


Bon marché ! :thumbsup:


  Bernard


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Bonjour !


 


[oui me re-voici après des mois de silence, mais je vous suivais quand même]


 


Je rejoins Bernard sur l'analyse et les arguments !


J'ajouterais qu'il n'y a pas de petits projets, il n'y a pas de petites idées. Si tu veux faire un stand sur le marché, fais un stand sur le marché, ce n'est pas léger comme idée : il vas falloir que tu choisisse bien les ouvrages pour à la fois valoriser ton fonds aux yeux du public mais aussi que le public se sente concerné et accroche, il va aussi falloir, si ce n'est déjà fait, créer un support de com' (horaires de la bib' et conditions d'inscriptions), il faut installer le stand (et pour ça voir en amont avec le placier et la mairie). Et tenir le stand et renseigner le chalands et être souriant et être convaincant et être enthousiaste joyeux .... Je n'appelle pas ça léger comme projet, j'appelle ça un beau projet !!!


Quand à la "désorganisation" qui règne avec les bénévoles qui ne font pas le prêt/retour informatisé, peut être que les réticences viennent du fait de la peur "de ne pas savoir faire" ou d'un blocage par rapport à l'informatique, avec un peu de tact, d'humour et un suivi sympa ça peut se résoudre du style : aller venez avec moi m'aider au prêt/retour et tu lui fait juste scanner les codes au début, puis cliquer sur le nom.... etc... ça devrait passer.


Pour les accueils de groupe (surtout petite enfance) c'est un truc que j'adore perso, soit simple au début, ne cherche pas a monter quelque chose de compliqué au départ sous prétexte que tu as entendu qu'il fallait faire ci ou ça. Renseigne toi sur le nombre d'enfants à venir (privilégier les petits groupes) et fais une sélection de livres (à peu près 2x le nombre d'enfants) sur un thême et parmis ceux ci 2 maxi que tu vas lire par exemple... Après l'échange avec les adultes encadrants et les enfants vont t'indiquer mieux que quiquonque les livres à la mode et les attentes par rapport à la lecture !


Pour la pertinence : elle est justifiée du fait même de sa fréquentation, si elle n'était pas pertinente ux yeux du public il y'a longtemps qu'elle aurait mis la clé sous la porte!!!


Chloé


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Effectivement il est inutile de t'interroger sur la pertinence de ta structure : c'est de sa fréquentation qu'une bibliothèque tire sa légitimité. Et apparemment tu n'en manques pas. Donc pas de soucis de ce côté. Et c'est aussi un reflet, un miroir de la vie du quartier, ce que dit Bernard est très juste à ce niveau. 


 


D'ailleurs les rares "manifs" du public qui ont eu lieu contre la fermeture d'une bib ont été menées par les habitants de quartiers pour maintenir leur annexe malgré les estimations des technocrates-comptables qui voulaient tout centrer sur la "centrale". Voir un mémoire de l'Enssib la dessus (page 31) sur la fermeture d'une annexe de Rennes


 


 http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/49090-fermer-une-bibliotheque-peut-il-etre-un-moyen-pour-faire-evoluer-positivement-un-reseau-municipal.pdf


http://www.rennes.maville.com/actu/actudet_-Colere-des-usagers-de-la-bibliotheque-Saint-Martin-_loc-1314358_actu.Htm


 


Et Chloé (bonjour Chloé !) a raison de dire qu'il n'y a pas de petits projets. Un projet n'est "petit" que s'il ne s'inscrit pas dans une dynamique générale de projets impliquant un suivi et une communication marketing forte, Chloé est très démonstrative la-dessus. Ou alors ça devient une action isolée, voire de l’événementiel sans intérêt.


 


Il te manque deux choses : réaliser un projet d'établissement en cohérence avec ta Centrale et tenant compte des spécificités de ton public et de l'histoire de ta structure (très important, quand on débarque de tenir compte de l'existant) d'une part, ce qui te permettra ensuite de formaliser une politique documentaire (charte des collections). Et là, il faut bien prendre ton temps, tâter le terrain, sentir l'air du quartier.


 


Et d'autre part (même sous statut de bénévole, ce n'est pas la question), prendre clairement le pouvoir au niveau des bénévoles, à la fois pour créer une cohérence sur les techniques mais aussi pour les faire adhérer à un projet collectif. Leur enthousiasme ne doit pas t'empêcher de canaliser les énergies vers des buts et des pratiques communes. Ou tu deviens la référence , le conducteur de la locomotive, ou tu risques de te faire bouffer tout doucement par les habitudes locales, la disparité des pratiques et la dispersion des objectifs.


 


Un de tes objectifs parait évident : récupérer un public adulte. Si tu l'atteins il renforcera la pertinence de ta structure au niveau de la hiérarchie qui pourrait en douter.


 


 Et tu peux très bien le récupérer par des actions avec les enfants...comme en allant te faire connaitre sur la place du marché  :wink:


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Bonsoir "Frère Ferris" :wink:


Contente de retrouver la petite communauté d'Agorabib, ça faisait longtemps!


Je ne peux qu'adhérer à ce que Ferris dit.


Effectivement il faut que tu prenne le dessus, que tu sois le chef de la meute quelque part!!!


Et connaître le terrain est aussi indispensable, et crois moi tenir un stand te fera mieux sentir les choses !!

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Merci Bernard, Chloé et Ferris pour vos messages d'encouragement, je les prends volontiers, ça fait plaisir de lire ce genre de chose !


 


Alors, concernant les pratiques internes, il est vrai que l'outil informatique est un objet de répulsion pour certains. Nous sommes deux jeunes bénévoles à cataloguer, tout en faisant un peu de "médiation" avec les plus âgés. 


Le public adulte est en effet une priorité. Hier par exemple, il n'y avait pas d'accueil de classe programmé, et aucun usager n'est venu s'aventurer dans nos locaux, ce qui pousse les bénévoles à fermer plus tôt, et donc à ne pas respecter les horaires affichées à l'entrée.


Le vrai frein à l'élargissement du lectorat, à mon avis, c'est que le prêt est payant, en plus de l'inscription. J'ai cru comprendre que sur le long terme, les responsables souhaitaient tendre vers le gratuité (de prêt), mais la question de pouvoir régler les frais de chauffage et d'électricité ainsi que les nouvelles acquisitions se posent. Cette question de budget m'amène vers l'animation en tant que telle : il faut que je puisse établir concrètement les moyens qui pourront être engagés, même pour des petites impressions sommaires (comme des affichettes à distribuer aux commerçants, et les supports de communication, quasi inexistant). Bref, j'essaye de soumettre les idées et de les faire avancer ! :D


 


Et merci pour les conseils/remarques sur l'accueil des petitous !

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Question cotisation, comme je suppose qu'une inscription permet l'accès à toutes les bibs et que tu dis qu'elle est très accessible (mais tu as un public socialement défavorisé si je comprends bien, donc ça peut jouer quand même), il me semble que tu devrais te renseigner auprès de la Centrale pour savoir si tes publics adultes de proximité ne sont pas allés vers la Centrale, c'est fréquent, surtout si elle est si proche. Normalement un bon SIGB te permet de connaitre la provenance géographique des lecteurs (si vous avez divisé la ville en secteurs). Et ça te donnera une idée : soit du public non inscrit, donc recuperabe à priori, soit du public qui s'est fidélisé ailleurs et donc moins récupérable. Et à terme d'orienter certaines opérations de com vers ces publics adultes de proximité mais peu ou pas fréquentants.


 


On a le problème sur nos réseaux ruraux : quand on fait le tri on voit que l'effort, la stratégie va éventuellement se modifier : Au lieu de taper dans un vague "tout public adultes" peu identifié, on axe la stratégie vers, non pas la récuperation (une annexe ne sera jamais une pompe aspirante d'une Centrale surtout proche) mais vers vers la fidelisation des publics adultes encore présents et la recherche des non-inscrits nulle-part (et là, une réflexion sur la pertinence des horaires peut être mise en place : les structures bénévoles ont souvent des horaires trop faibles ou mal situés. Certains publics peuvent être empêchés de venir. (En plus le non respect des horaires affichés est une catastrophe en soi !)


 


On se rend (chez nous) souvent compte d'une chose : le public adulte encore présent ou disponible est essentiellement constitué de jeunes parents qui accompagnent leurs enfants et de personnes âgées pour lesquelles l'offre pléthorique de la centrale et son côté "froid" (c'est leurs termes) ne sont pas attractifs.


 


Donc, établir d'abord des stats de fréquentation et d'actifs, par lieux et âges, pour affiner ton positionnement et tes stratégies.


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Ferris, problèmes de communication je pense !


Je me suis peut-être mal exprimé : je suis bénévole dans une association nationale de bibliothèques - l'Union nationale culture et bibliothèques pour tous, qui a deux antennes dans la ville où j'habite. À proximité, la Centrale des bibliothèques municipales (là où je ne suis pas bénévole, mais où j'ai travaillé comme vacataire), mais qui ne fait aucunement partie de notre "réseau" ! J'espère que je suis clair !


 


Mais tes remarques sont pertinentes : le non-respect des horaires, il n'y a rien de pire pour perdre des usagers, ou en tout cas ne pas les fidéliser. Je pensais extraire des données du SIGB lors de ma prochaine permanence, pour évaluer en effet le nombre de prêts sur une longue période, et étudier un peu les profils des usagers.


Modifié par Maxime_A
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Tu as raison, excuses-moi, j'avais un peu shunté la complexité du truc. Ceci dit je suppose que c'est la proximité qui peut créer un  problème, davantage que la situation administrative, dont le public a probablement peu de cas à faire. Ce qui veut dire, par exemple que tu doit bien tenir compte de l'offre de service de la centrale pour déterminer la tienne : complémentarité des horaires, politique documentaire adaptée etc...


 


Je ne connais pas du tout ce genre de situation, mais est-il possible d'établir un ou des partenariats (conventions) avec les structures municipales, pouvant aller jusqu'à la du dépôt d'ouvrages par exemple ? Nous pratiquons bien, de notre côté, des dépôts de documents dans le secteur associatif...


 


Est-ce que tes choix, et ceux de l'autre antenne, sont à faire valider par ton union nationale ou est-ce que tu as toute latitude d'action localement ?


Modifié par Ferris
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Je réponds un peu tardivement.


 


Pour les horaires, on peut faire : le réseau des BM est fermé tous les lundis, alors que la bibliothèque associative a ses portes ouvertes !


 


Concernant tes deux autres remarques Ferris, il faut que je me renseigne, à la fois pour établir des partenariats avec la BM, mais aussi concernant la structure même de l'asso', qui m'est encore un peu floue.


Je me demandais d'ailleurs si la BDP a, dans ses missions, l'aide aux bibliothèques associatives. Il ne me semble pas, mais il faudrait que je m'en assure.


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  • 1 year later...

Bonjour Maxime,

 

Je viens d'arriver sur le forum et du coup, voilà un bout de réponse 18 mois plus tard à ta dernière question sur les BDP.

Dans celle où je travaille, nous aidons les bibliothèques associatives, mais pas toutes!

Celles que la BDP soutient sont en principe conventionnées avec les communes ou intercommunalité ou partie d'une association conventionnée elle-même avec la commune (MJC, Foyer...).

Dans le cas de l'Union nationale culture et bibliothèques pour tous, nous ne les aidons pas. Entre autres parce que le prêt est payant (je ne sais pas si c'est le cas dans toutes les bibliothèques pour tous).

Si ça peut t'aider, ou en aider d'autres!

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