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Anne Verneuil

Budgets en baisse

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B. Majour

Tu sais, Ferris, des fois je trouve que nous sommes vraiment trop arrangeants.


 


Quelque part, je ne crois pas qu'il y ait eu concertation pour décider d'un coup que le ménage ne serait plus passé à la bibliothèque.


Alors je ne vois pas pourquoi il faudrait prendre des gants.


 


On veut 12 heures de ménage, eh bien, on coupe sur le samedi.


Peu importe si c'est fréquenté ou pas.  :ninja:


 


Et 12 heures de ménage, ce sont des heures de professionnelles, hein. On doit bien toucher à 15 heures réelles (12 + 25%) avec des personnels qui ne sont pas habitués. Au moins les premiers temps.


 


Pour ajouter, on peut aussi demander au Maire & DGS ce qui a été prévu comme outils de travail.


Quels matériels seront fournis ?


Quels produits ?


Et qui viendra superviser l'opération, tout le samedi après-midi. (on ne s'improvise pas chef de service entretien !)


 


Là, il me semble nécessaire d'impliquer le cadre A en charge des services d'entretien. Quand il ou elle sera obligée de venir plusieurs samedis après-midi, je pense que ça va tiquer en mairie.


 


 


Et le but est bien de faire tiquer.


 


D'ailleurs, je ne comprends pas : pourquoi n'y a-t-il pas eu réunions avec les chefs de service et le DGS pour discuter de la répartition du ménage dans les services. Depuis quand s'agit-il d'un problème des élus et non d'un problème global ?


 


Faut-il rappeler à tout le monde combien de milliers de personnes passent à la bibliothèque sur une année ?


Faut-il rappeler, de manière plus forte, qu'il y a des tout-petits et des bébés dans ces visiteurs, et donc que le nettoyage doit être au même niveau d'hygiène que les crèches, avec les mêmes précautions d'usages !


 


On ne peut pas être dans la demie mesure, ni dans les mêmes produits, il en va de la sécurité des enfants, des femmes enceintes et des personnes âgées.


 


Sans oublier la responsabilité du chef de service de la bibliothèque.


Quand on voit ce qui arrive avec des enfants allergiques ! il faut vraiment faire attention.


 


C'est pourquoi un rendez-vous avec le Maire, le DGS et le responsable de l'équipe entretien me semble nécessaire.


Pour qu'il y ait concertation, à minima sur ces points. (et aussi sur la fermeture du samedi après-midi ! Quand on veut marquer les esprits, il ne faut pas se montrer arrangeant. :wink:)


 


Et j'avoue que si j'étais concerné, je ne mâcherais pas mes mots : si on doit couper le ménage quelque part, c'est, en premier lieu, partout où on ne reçoit pas le public. (ce qui veut dire tous les bureaux de la mairie aussi).


Car nous sommes avant tout au service du public !


 


 


Pour consoler Eugénie : ils ont fait le choix de "maltraiter" un équipement de culture "populaire" dont ils se moquent,


Je crois que ce n'est même pas ça. Ton cas me rappelle trop celui d'un comptable que je connaissais. A ses débuts, il avait été embauché dans un entreprise du BTP, et on l'appelait régulièrement pour aider à décharger les sacs de ciment (50 kg). Ce qui faisait bien rire les ouvriers, parce qu'ils étaient plus rapides que "l'administratif". Ils ont moins rigolé un vendredi de déchargement, vendredi de paye...  Là, ils ont soudain compris le travail du comptable.


 


Les élus (et les autres services) n'ont quasi aucune notion de notre travail. Pour eux, un bibliothécaire passe son temps à lire et à attendre le client.


Donc, faire le ménage, c'est possible !


 


Les voeux, c'est l'occasion de montrer combien on reçoit de personnes, combien d'enfants il y a parmi les lecteurs, combien de livres on a ajoutés aux collections (et de préciser 1 livre = 1 heure de travail), combien de prêts on a effectués (+ à côté le prix moyen * nombre de prêts en économies pour les lecteurs), etc.


 


C'est aussi l'occasion de remercier les autres services.  :wink:


 


Une fois par an, on informe. En quelques lignes, sur le mail de tous les élus et des chefs de services.


Facile à faire au temps de la déclaration DLL.


 


Bon courage, bon voeux et surtout bon Noël. :santa:


  Bernard

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Ferris

Alors je ne vois pas pourquoi il faudrait prendre des gants


 


Si, justement.... :D 


 


 le nettoyage doit être au même niveau d'hygiène que les crèches, 


 


Dans ce cas on peut faire fermer 80% des bibliothèques de France  :D 


 


En tous cas je te remercie de terminer l'année sur deux grosses vannes.


 


Par ailleurs je suis d'accord avec le fond de tes propos. Mais tout le monde ne peut pas être aussi révolutionnaire...sans risquer sa tête. Certes nous avons été trop arrangeants dans cette profession, et depuis longtemps, en acceptant, par la force des choses, de tout faire, y compris dans des domaines où nous n'avions par formation aucunes compétences (comptabilité, informatique, management, marketing et j'en passe, j'y mettrais bien l'animation mais je crains de vexer des gens ). Nous sommes labellisés touche-à tout, finalement reconnus comme tels par l'intitution. Donc, comme tu le dis, on peut aussi faire le ménage. On paie le prix d'une image qui a plus de 40 ans. Un prix qui avait aussi les avantages d'une certaine autonomie, dont nous ne nous plaignions pas à l'époque, mmhh ? :wink: 


 


Par ailleurs nous manquons encore de précisions sur pas mal de choses : que se passe t'il exactement dans les autres services, qu'en disent les représentants du personnel, quid du CLHSCT etc...Je pense qu'Eugénie nous en ira plus à la Rentrée. 


 


Bon Noel Bernard, même s'il sent un peu plus le sapin que d'habitude...


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Eugenie

Coucou tout le monde.


- CTP prévu le 16 janvier : sur les conseil d'une collègue représentante du personnel, je vais demander à ce que ce soit à l'ordre du jour.


- Je n'ai aucun info sur ce qui se passe dans les autres services, si nous sommes le seul "touché", etc.


- Je suis un poil (trop) révolutionnaire, et j'essaie de me soigner  :blush:  (mais je suis tombée dedans quand j'étais petite ... "tout le monde n'a pas eu la chance ...").


- A ce jour, au long courrier explicitant les conséquences de ces 12h sur la répartition des tâches de chaque membre dans l'équipe, je n'ai eu qu'une réponse sibylline et particulièrement méprisante du DG, trouvant notre vision des choses "apocalyptique", et citant Talleyrand (!) : "tout ce qui est excessif est insignifiant". Je vous laisse deviner seul(e)s ce qui est "insignifiant" à ses yeux ...


:no:

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Ferris

Il existe une possibilité, de créer une prime "Indemnités pour travaux dangereux, insalubres, incommodes ou salissants ", qui,du coup rentrerait dans le cadre des primes accordées "pour sujetions spéciales particulières" ou ISS. Voir http://www.fonction-publique.gouv.fr/fonction-publique/statut-et-remunerations-52et pour le FPT  :  Des indemnités de sujétions spéciales : ISS sont attribuées pour compenser les contraintes subies et les risques encourus dans l'exercice des fonctions. Mais c'est très règlementé.


Néanmoins, s'ils insistent, il faudra peut-être voir les choses en termes de compensations. http://www.fonctio.com/guide/primes_fonctionnaire.html


 


NB; Tu as un DGS cultivé, c'est déja ça.... :wink: 


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B. Majour

Bonjour Eugénie


 


Moi, ce qui me tue dans ton histoire, ce n'est pas la suppression du ménage, mais le transfert du ménage à ton service.


Et quand tu comptes 12h00, as-tu aussi englobé la gestion des stocks de friandises type PQ, produits d'entretien, serviettes pour s'essuyer les mains, serpillères, etc. ?


Sais-tu qui va s'en occuper ?


 


Dans ma structure, ce "tout" est géré par l'équipe de ménage. Y compris le nettoyage, séchage et repassage des serviettes.


Si on me transfert le ménage, j'ai déjà noté tout ce qu'il y aura à faire. Dans ma bibliothèque, il n'y a pas de Père Noël, rien n'arrive par magie. Et il faudra compenser. Sans hésiter, je fermerai certains samedis, seul jour où la machine à laver/sèche linge/fer à repasser seront libre. (Là, on aura quand même grand intérêt à m'expliquer leurs fonctionnements... sinon, je testerai, avec risques d'inondation possible :yes:)


 


Tu cherchais aussi à savoir sur quoi on pouvait te "piquer" du budget, suite aux restrictions budgétaires. Eh bien, tu as la réponse. Si on t'impute l'achat du papier toilette / serviettes jetables, tu pourras questionner les lecteurs : "C'est au choix : papier toilette ou livres ?" (bien sûr, tu pourras organiser des commandos de récupération PQ sur la mairie :thumbsup:)


 


Ferris me trouve révolutionnaire, perso, je suis juste logique et analytique.


Vu la qualité de ton DG, c'est obligatoirement un rendez-vous avec le Maire, pour savoir si tu devras gérer (acheter) toi-même les stocks et tout le reste : lavage ? repassage ? Ou alors si tu auras toujours accès aux stocks de la commune.


 


Ah oui, rien ne t'empêche non plus de t'adresser directement au service entretien pour savoir s'il y a d'autres impacts sur la commune... rien que pour savoir ce qui est prévu pour toi sur l'accès aux stocks, ça me semble indispensable.


D'où l'idée du rendez-vous avec le maire et le responsable du service entretien. Qu'il n'y ait pas de surprises en cours de route !


 


Tu es chef de service, tu dois savoir.


Pour prévoir !  :flowers:


 


"on ne s'improvise pas chef de service entretien" disais-je.


Ça prend aussi en compte ce paramètre de gestion des stocks et du reste. C'est ce que je sous-entendais.


 


Le papier toilette, c'est un poste qui n'est pas nul sur une année.


Si je me base sur mon expérience du samedi des "fêtes de l'été", sur cette journée particulière, c'est 20 rouleaux qui s'en vont, pour une fréquentation assez intensive. Avec des toilettes en correspondance lorsque je ferme.


 


Fréquentation assez intensive = certainement celle d'une grosse structure.


3 à 5 euros par jour d'ouverture ?


600 - 1000 euros à l'année... ?  La réponse, c'est le service entretien qui la possède.


 


J'ai noté aussi l'équation : fin de papier toilette disponible = baisse nette de fréquentation sur les toilettes. (jusqu'à ce que j'en remette) Une façon de gérer le problème des toilettes d'une bibliothèque. :angel:


Si tu as des serviettes en papier jetable, le poste "entretien" est encore moins nul.


 


Donc à déterminer sur quel budget ce sera pris... avec le Maire !


Puisque c'est lui qui tient les cordons budgétaires, et décisionnaires.


 


Attendre la CTP, qui ne répondra pas à ces questions pratiques, ça me semble insuffisant.


Pour ne pas avoir de surprises, il te faut savoir dès le début comment ça va tourner.


Où tu vas te fournir, sur quel budget, qui va s'occuper des stocks ?


 


C'est la partie cachée du ménage, celle qu'on ne voit pas.


Et cette "gestion", elle prend du temps.


 


Bonne rentrée à toi, et bonne année 2015


  Bernard

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B. Majour

@Ferris


 


Excellent pour les gants.  :D (Ce n'était pas voulu)


 


Par contre pour


"le nettoyage doit être au même niveau d'hygiène que les crèches"


Dans ce cas on peut faire fermer 80% des bibliothèques de France  :D


 


Là, je ne suis pas sûr, Ferris.


 


Chaque année, je visite - lors des AG de l'ABF - une structure et je note dans un coin les échanges entre collègues.


 


En particulier sur le mobilier pour les jeunes et coin tout-petits. Réflexion courante : est-ce que ça se lave/nettoie facilement ?


Est-ce que ça ne craint pas l'alcool et les produits d'entretien ?


 


Le genre de truc qui était loin de mes réflexions au début. Depuis, j'y fais attention, parce que, c'est vrai, les gastro et autres maladies infantiles on en croise facilement à la bibliothèque.


Donc, oui, il y a un soin particulier sur les coins tout-petits, ou même sur les coins enfants. Et j'ai de nombreuses collègues qui y apportent aussi leur propre touche de nettoyage.


 


J'ai aussi noté cette réalité un peu partout où je suis passé : les coins enfants sont mieux faits que le reste de la structure. Pour certains, on pourrait manger par terre !


Au niveau de l'entretien, c'est une zone à ne pas négliger.


 


 


Après, tu as raison, je peux paraître révolutionnaire... mais c'est mon ancien métier qui parle. En analyse programmation, tu ne peux pas avoir de surprises après coup, sauf à recommencer tout ton programme depuis le début.


Donc, on doit prendre tout ce qui est devant soi et se dire : rien n'est là par magie, donc d'où ça vient ?


Et si ça vient de chez le patron, il faut aller poser les questions au patron.


Si le service entretien est impliqué, alors j'interroge le service entretien. Surtout s'il y a des consignes particulières à appliquer si on veut éviter un accident du travail, pire de blesser un tout-petit.


 


Et si le DG n'a pas réponse à mes questions, qu'il me balance un "insignifiant", je trouve sa réponse géniale.


Parce que ce blanc seing me permet de répondre : "Monsieur le maire, le DG trouvant le problème "insignifiant", je me permets de vous dire que je vais fermer tous les samedis après-midi - pour effectuer le ménage de la structure - et que j'en informerai la population à la fin de la semaine. Il faudra aussi que l'on se voit pour voir ce qu'il en est de l'utilisation et des stocks des différents produits et consommables d'entretien, et sur quelle ligne budgétaire ce sera impacté."


 


Il ne faudrait pas m'offrir un tel cadeau. :D


 


Vrai aussi que je suis catégorie C, et que l'impact de la notation sur ma carrière sera insignifiant.


Et je comprends qu'un cadre B ou A ait besoin de faire plus attention. Mais quand on a besoin de réponses pour faire tourner le service et assurer le transfert de compétences, perso, pas d'hésitation à avoir : il faut les obtenir.


Ne serait-ce que pour assurer la sécurité des personnels et des usagers. Et, avec la sécurité des gens, on ne transige pas ! (pas question de vivre avec un accident sur les bras)


Tant pis si ça ne plaît pas en face.


 


Mais rayer une ligne budgétaire, ça implique forcément des répercussions.


 


Et puis, on peut avoir crainte du lendemain. Aujourd'hui la bibliothèque, et demain quoi ? La mairie ? L'école ?


Avec des budgets en baisse et le transfert de compétences, on sait où ça commence, mais pas où ça se finit.


 


Tiens, un jour, il faudra que tu me dises qui s'occupe des bibliothèques en interco, rien que pour savoir ce qui nous attend.


 


Bonne fin de journée


  Bernard

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Pascal WAGNER

Georges Frêche usait et abusait de cette phrase "tout ce qui est excessif est insignifiant", ce qui ne manquait pas de sel, car en fait d'excès, il était le champion...


Donc ça ne prouve pas que le DGS en question a des lettres, ça a tendance à me faire penser autre chose...


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Ferris

@Bernard


 


Je te fais les réponses en couleur, ça fait plus conversation, et en même temps ça fait correction de copie, mais bon....


 


En particulier sur le mobilier pour les jeunes et coin tout-petits. Réflexion courante : est-ce que ça se lave/nettoie facilement ? Est-ce que ça ne craint pas l'alcool et les produits d'entretien ? Le genre de truc qui était loin de mes réflexions au début. Depuis, j'y fais attention, parce que, c'est vrai, les gastro et autres maladies infantiles on en croise facilement à la bibliothèque. Donc, oui, il y a un soin particulier sur les coins tout-petits, ou même sur les coins enfants. Et j'ai de nombreuses collègues qui y apportent aussi leur propre touche de nettoyage.J'ai aussi noté cette réalité un peu partout où je suis passé : les coins enfants sont mieux faits que le reste de la structure. Pour certains, on pourrait manger par terre !Au niveau de l'entretien, c'est une zone à ne pas négliger.


 


Attention à ne pas tout mélanger : c'est vrai que lorsqu'on établit le cahier des charges pour choisir un mobilier jeunesse, on fait gaffe à tout ça, les surfaces lavables, les coins arrondis,  etc...Mais ensuite, avec ton beau mobilier aux normes, tu te retrouves avec quoi ? Eh bien précisément avec d'autres éléments que tu ne maîtrises pas forcément, comme le nombre d' heures de ménage par exemple, ou le choix des produits, et même les qualifications professionnelles des agents d'entretien. Chez nous c'est des personnels horaires la plupart du temps femmes d'agents techniques, habitant sur place et totalement sous-qualifiées, bref du bon vieux recrutement local des familles. (Eh oui, il ne faut pas seulement "être gentil", il faut aussi dénoncer des vérités de temps en temps. Je me souviens d'une qui me disait : je fais comme pour chez moi. C'était là tout son bagage technique ! Et chez nous la moquette (eh oui, l'architecte avait choisi moquette, qu'y puis-je ?) n'a été nettoyée que 2 fois en 12 ans par une entreprise. Parce qu'une entreprise c'est cher, surtout pour 800 mètres carrés de moquette. Le reste du temps c'est un coup d'aspirateur et basta. Et quand un petit dégueule ou pisse un coup pendant une heure du conte, on nettoie vite fait à l'eau et on attend que ça sèche. Et tous les bouquins (déja sales) qu'ils touchent avec leurs menottes baveuses (et donc sales), on les nettoie tous après leur départ ? 


 


Après, tu as raison, je peux paraître révolutionnaire... (...)


 


Pas difficile. Dans la fonction publique la simple logique est révolutionnaire. C'est ce qui perturbe un peu ces braves gens actuellement d'ailleurs. Avant, j'ai entendu pendant plus de trente ans, en réunion pré-budgétaire des chefs de service : Bon, vous prenez le prévisionnel de l'an dernier et vous ajoutez 2% et ça devrait passer. Je le jure sur la tête de mon DGS. Et tu entends bien : le prévisionnel, même pas le réalisé ! Et subitement, branle-bas de combat, on rogne sur tout ! Nous on finira par mettre moitié d'eau dans le produit à nettoyer les livres, en espérant que ça tuera au moins la moitié des bactéries... :tongue:


 


Et si le DG n'a pas réponse à mes questions, qu'il me balance un "insignifiant", je trouve sa réponse géniale. Parce que ce blanc seing me permet de répondre : "Monsieur le maire, le DG trouvant le problème "insignifiant", je me permets de vous dire que je vais fermer tous les samedis après-midi - pour effectuer le ménage de la structure - et que j'en informerai la population à la fin de la semaine. Il faudra aussi que l'on se voit pour voir ce qu'il en est de l'utilisation et des stocks des différents produits et consommables d'entretien, et sur quelle ligne budgétaire ce sera impacté."


 


Petite erreur d'appréciation : Si le DGS te dit quelque chose, c'est que le Maire est d'accord. Au moins sur le fonds, et parfois jusque dans le détail. Un DGS n'est que le passeur des décisions du Maire. Ensuite si tu en informes la population de cette façon tu encours une lourde sanction administrative, et pas un syndicat n'acceptera de te défendre !


 


Vrai aussi que je suis catégorie C, et que l'impact de la notation sur ma carrière sera insignifiant. Et je comprends qu'un cadre B ou A ait besoin de faire plus attention.(...)


 


Erreur, mon cher Bernard : Pour un C, l'évaluation (le systeme des notations est supprimé et remplacé par un entretien professionnel annuel) a un impact tout aussi important que pour un B ou A. Ce n'est pas le grade qui compte c'est la mission. Dans la fonction publique, la fonction est détachée du grade. Si ta mission comporte le nettoyage des locaux (ce qui me semble douteux, on en a déja parlé), tu seras évalué la-dessus et ton passage à l'échelon supérieur de ton grade pourra en être retardé. 


 


Mais rayer une ligne budgétaire, ça implique forcément des répercussions. Et puis, on peut avoir crainte du lendemain. Aujourd'hui la bibliothèque, et demain quoi ? La mairie ? L'école ? Avec des budgets en baisse et le transfert de compétences, on sait où ça commence, mais pas où ça se finit.


 


On ne rayera pas la ligne budgétaire concernant les produits d'entretien, mais on regroupera les achats pour toute l'interco pour avoir de meilleurs prix, et en simplifiant le bon de commande : le même type de produit pour tous les locaux si possible. J'ai connu ainsi la fin du PQ triple épaisseur... Le problème ce sont les locaux qui ont des surfaces rares ou particulières, comme des poignées de porte en étain, des stratifiés particuliers pour le mobilier, etc...Savais-tu par exemple Bernard chéri que le stratifié est trois fois plus résistant que le mélaminé, mais à condition que ça soit du stratifié haute pression (HPL) et non pas du stratifié en processus continu (CPL). L'un est attaqué par l'acétone par exemple et peut cloquer et pas l'autre. Or, toi tu le sais si tu as fais ton cahier des charges, mais ensuite, qui le sait ? Plus personne, et certainement pas ton agent d'entretien, qui n'a reçu aucune formation, et qui pourtant donnera ses demandes de produits au service achats. La première année on fait des économies. La seconde, on fait des cloques et des rayures...


 


Tiens, un jour, il faudra que tu me dises qui s'occupe des bibliothèques en interco, rien que pour savoir ce qui nous attend.


 


En interco ce sont les mêmes personnes qui font le ménage. Simplement, comme on n'en embauche pas davantage et que le nombre de bâtiments à entretenir peut être plus important, on repartit les horaires de ces personnels différemment. Un bon planning doit respecter le même taux horaire qu'en situation communale (tant d'heures à l'école machin, tant à la bib etc..) mais c'est juste un travail de planification. Avec l'inconvénient de faire circuler des gens sur davantage de bâtiments différents, qu'ils ne connaissent donc pas. A ce niveau j'aime bien connaître mes femmes de ménage, pour pouvoir les informer sur quelques détails techniques importants qui tiennent aux locaux. Mais pour cela il faut qu'elles passent en journée. Et qu'elles ne changent pas tout le temps. Et comme l'interco c'est le mouvement...


 


Ensuite, s'il faut faire des économies, vu que ces personnels sont la plupart du temps horaires et sous contrat, c'est pas bien difficile..


 


Je me demande si un agent d'entretien unijambiste nettoie aussi mal qu'un agent d'entretien cul de jatte et lequel serait le plus rentable.... :blink: 


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Ferris

@Pascal


 


Moi je la trouve bien cette citation (parfois attribuée à Beaumarchais). Car c'est vrai que si on fait tout un plat d'une petite chose, nos propos finissent pas manquer de sens (insignifiants donc), par le simple fait d'exagérer la portée de la chose en question ou ses conséquences. Je ne sais comment Eugénie a présenté le report des 12h de ménage sur le personnel de la bibliothèque, mais si elle y a mis du "catastrophisme", comme elle le dit elle-même, son DGS a pu trouver la chose excessive, donc manquant de sens, ne serait-ce que de sens de la modération.


 


En effet, si sur le plan des principes nous sommes tous d'accord avec le fait qu'il est anormal de confier des tâches de ménage, de façon régulière, voire statutaire, à des personnels de la filière culturelle, il n'en demeure pas moins que sur un plan strictement pratique, 12h de ménage réparties par semaine sur 5 agents, cela fait combien de minutes par jour et par agent ? 48 petites minutes.


Mais comme personne ne viendra vérifier si ce quota (ça c'est une certitude) est respecté (pas plus qu'avant personne ne vérifiait ce que faisait exactement l'agent d'entretien pendant ses heures....), on peut réduire à 30 mn.


 


Est-ce que 30 mn par jour et par agent peuvent handicaper à ce point le fonctionnement de la bibliothèque, se demanda songeur le DGS en reposant sur son bureau rutilant le brûlot eugéniesque et en se grattant les joyeuses (car un DGS fait plein de choses à la fois), d'autant plus qu'ils peuvent en profiter pour nettoyer leurs saletés de bouquins au passage, vu que la mère Ledru ne le faisait jamais....je le sais , elle me l'avait dit, soi-disant que la culture n'entrait pas dans ses fonctions. Donc elle ne touchait pas aux livres. Et puis c'est aussi sale que ça une bibliothèque ? Ce n'est pas normal. Le règlement interdit bien les chiens, le manger, le boire, le moins de 6 ans non accompagné. Faudra qu'on voie ça avec le Maire, quitte à élargir le règlement à d'autre interdits..les vieux, les bébés..D'un autre côté, s'ils ferment le samedi, ce sera propre le mardi...Je me demande si on ne pourrait pas réduire ces 12h, finalement. Et puis ça calmerait les cultureux, on pourrait passer à 9 ou 10h par exemple. Et le DGS se leva ses fesses de son fauteuil cuir, et chiffonnant doucement l'argumentaire vengeur de l'Eugénie des brasiers, le jeta dans sa poubelle propre en marmonnant, "Finalement, comme le disait déjà Talleyrand...et monta voir le Maire, lui faire quelques sugestions.

Modifié par Ferris

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Louve

Bonjour,


 


Le problème du cas évoqué par Eugénie est qu'il y a de fortes probabilités que la délégation du ménage aux agents n'ait été pensée que dans le cas de la bibliothèque...


Cela m'étonnerait fort que la même demande ait été faite dans les écoles, dans les services administratifs... Tout simplement parce que l'idée que la bibliothèque n'est pas un service tout à fait comme les autres est encore (malheureusement!) répandue!


 


Pour ma part, j'essaie d'objectiver un maximum, les chiffres de fréquentation (beaucoup plus parlant  que ceux des emprunts) peuvent avoir un impact. Si l'on dit: voilà, à la bib, c'est tant de personnes par jour/semaine/mois, ça peut faire réfléchir sachant que parfois personne n'avait réalisé que l'on accueille autant de monde.


 


La ligne "ménage et entretien" a un coût important, souvent elle est négligée... En témoigne les stats que le ministère nous demande chaque année et la synthèse élaborée. Il y a tous les chiffres concernant les acquisitions, les emprunts, les actions culturelles... mais le basique, le pragmatique n'apparaît pas. Par exemple, on nous demande combien il y a de places assises mais pas le nombre de toilettes mis à disposition. Et cette question des toilettes est loin d'être triviale quand on sait qu'ils sont très utilisés et qu'il faudra les nettoyer. Comme le souligne Bernard, le ménage a un coût qu'il faut prendre en compte au même titre que le reste.


Pour ma part j'essaie de faire en sorte d'avoir des agents d'entretien pendant les heures d'ouverture au public tout comme dans les musées, les centres commerciaux, les services administratifs parce la propreté du lieu fait partie de l'accueil. C'est compliqué, mais j'y travaille.


 


Bon courage à tous!

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Eugenie

@Bernard :


Nous gérons déjà les commandes des produits d'entretien : il n'y a pas de stock municipal, et il est demandé à chaque chef de service de s'en occuper, en interrogeant les agents d'entretien si nécessaire (!). Nous faisons une commande annuelle, que nous réceptionnons, pointons, entreposons dans la médiathèque.


Nous faisons également un certains nombre de tâches, type : désinfecter entre 2 groupes (quand on vient de recevoir des personnes âgées ou des malades psy et que le groupe suivant est une classe/crèche, quand les WC sont trop sollicités, ...). Nous remontons tout le mobilier 4x/semaine pour faciliter le passage des agents d'entretien, et remettons tout en place. Nous faisons les lessives (jouets, coussins, lavettes, serpillères, ...). Je me suis amusée à évaluer ce travail hier, j'en suis à 242 heures / an ...


Cette donnée fait partie des chiffres que j'ai fait remonter à mon élue hier, qui, me souhaitant tous ses vœux, s'est vue aussitôt répondre que les nôtres étaient largement assombris par les nouvelles directives.


Je lui ai joint un tableau, à la manière de FERRIS (mon sauveur), récapitulant toutes nos missions, et leur masse horaire, comparée à la capacité de l'équipe. Je suis déjà à un delta de - 4085 h heures, auxquelles s'ajouteraient donc plus de 600 heures de ménage ...


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Eugenie

@ Ferris :


Que j'aime le tableau de mon DG et ses valseuses joyeuses :shifty: et je suis sûre que tu n'es pas loin du compte ...


C'est pourquoi je compte bien profiter de cette nouvelle demande ubuesque pour remettre à plat nos problèmes de personnel, et ne pas laisser cette question chiffonnée au fond d'une poubelle !


J'ai donc pris le temps de travailler sur le tableau des tâches/heures annuelles que tu as mis à disposition sur le forum, et j'ai donc pointé l'ensemble des tâches actuellement accomplies (ou devant l'être), au regard de notre capacité horaire réelle. Et bien c'est édifiant, et très éclairant. Je compte donc poser cette question du ménage dans ce "tout" qui est celui des missions de notre équipement, celles à maintenir, celles à modifier, amender, ...


Scoop du jour, notre élue accepte enfin de nous rencontrer, et doit demander au DG de se joindre à nous. Je vais faire du yoga toute la matinée afin d'être zen et d'éviter de lui arracher les yeux durant les 5 premières minutes permettre à la réflexion d'avancer. :angel:


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Bouille

Courage, Eugénie. Et zénitude. Que la Force soit avec toi.


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Ferris

@Louve


 


Je pense comme toi que le cas n'est probablement pas generalisable aux autres services. Je viens de me renseigner en ce qui nous concerne : Le nettoyage de la piscine (2 niveaux) emploie 3 personnes de service pour 12 h hebdomadaires et il n'est pas question d'y toucher. Les chiffres de la crêche sont encore supérieurs. Cela veut dire que le ménage dans certains services comme les nôtres est désormais devenu, comme la masse salariale, une variable d'ajustement budgétaire. Notamment partout où aucune verification, par aucun service extérieur, n'est réalisé : qui est missionné pour vérifier l'état de propreté d'une biblothèque ? Personne.


 


Ce qui n'est pas le cas pour les cantines, ecoles, garderies, piscines etc..où des organismes de type DDASS ou Prefecture pourront être appelés à intervenir en cas de probleme sanitaire constaté. Un exemple de textes reglementaire concernant les piscines, avec intervention prefectorale éventuelle en cas d'accident sanitaire : http://www.sarthe.gouv.fr/guide-pratique-reglementaire-a1253.html


 


Pour se prémunir de ce type d'intervention, la Mairie doit faire en sorte que cette tâche soit dévolue à un agent technique spécialisé dont la "famille de métiers" est "Entretien et services généraux". Et qui connaisse ces textes. C'est en général un poste polyvalent mais dont les lieux d'intervention sont mentionnés. A titre d'exemple voici une offre de recrutement qui est conforme : http://www.emploi-territorial.fr/details_offre/279223


 


Mais rien n'oblige une Mairie à y faire figurer les bibliothèques....


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Ferris

Ils ont aussi supprimé un atelier d'écriture qui coûtait 2500 euros. Avec des arguments qui font penser à un resserrement sur les fondamentaux, au détriment des animations par exemple. A voir si cette tendance se confirme ailleurs.


 


Par contre les articles cités font un mauvais procès à cette Mairie sous prétexte qu'elle est FN. C'est amusant de voir jusqu'où vont se nicher la mauvaise foi et l'instrumentalisation. Il se trouve que nous avons fait la même chose chez nous (on ne conserve que Le Monde) et sans aucune pression politique. Au contraire, la directrice de Fréjus a un excellent argument, respectueux de la pluralité : on conserve Le Monde parce que c'est une référence (bien que considéré comme de gauche par certains) mais si on supprime Liberation il est normal qu'on supprime son opposé politique Le Figaro et réciproquement. 


 


Plus généralement la baisse des abonnements est une des premières coupes pratiquées. Nous on a commencé l'an dernier et on remet ça avec 3000 euros prévus en moins sur les abonnements 2015. Mais avec un projet d'accès en ligne pour le quotidien régional.


 


Pourquoi les abonnements d'abord ? Je me pose toujours la question de savoir si ce n'est pas parce que cela se voit moins au niveau des prêts (vu que c'est surtout lu sur place). Par contre le revers de la medaille c'est qu'on impacte là un public qui n'est pas forcement emprunteur, un public de type 'troisieme lieu" finalement, et qui, de toutes façons va véhiculer à l'extérieur une image tout aussi negative de la bibliotheque, voire davantage que la dame qui verra un peu diminuer son quota de romans du terroir mais en aura toujours. Alors que le lecteur qui venait consulter son journal favori ne l'aura plus du tout. C'est une nuance importante.


Idem dans un sens pour les suppressions pures et simples d'animations récurrentes, voire de supports entiers.


 


Les budgets ne sont pas encore votés, mais 2015 va être l'année des choix. Et de choix pluriannuels, car la baisse des dotations va s'étaler sur plusieurs années. C'est le moment de viser juste. Une chose parait certaine : tenter de conserver tout en rabotant chaque année un peu sur tout, amènera les bibliothèques, dans 4 ou 5 ans, à proposer une offre indigente sur tout. Il faut donc faire de vrais choix.


 


Faire de la stratégie à l'année en diminuant en priorité "ce qui se verra le moins" ou le moins vite, ou qui impactera le moins de lecteurs possibles, et permettra de proposer aux élus des bilans aux nombre de prêts peu diminués, n'est pas forcément le bon choix à terme.


 


Ca reviendrait à dire que dans les soirées ou matinées littéraires par exemple, on va tenter de tenir le coup en supprimant le café, les croissants, les jus de fruits et les petits gâteaux. Amusant. Mais pas longtemps...


Modifié par Ferris
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fanch

 

La baisse des budgets est devenue majoritaire pour les collectivités territoriales. Comment cela se passe-t-il dans vos bibliothèques ?

 

Je parle en tant qu'usager qui assistera, dans notre commune, à un joli paradoxe.

Un agrandissement prévu de longue date conduira cette année à une augmentation de 20% de la surface ouverte au public.

 

Les compte-rendus des derniers conseils municipaux publiés dans la presse sont clairs: il faut faire des économies, et celles-ci seront faites dans les services les plus coûteux (pas besoin de citer la médiathèque, tout le monde avait compris).

Projets d'aménagement et d'animations en berne

Concrètement: pour l'instant, pas d'augmentation des tarifs d'inscription (35 € pour un adulte hors commune, 55 € l'abonnement familial hors commune également)

Concrètement: sous-effectif criant, 3 personnes partent cette année, pas de remplacement prévu, ou alors par reclassement. Pas d'effectif supplémentaire (inutile de préciser que je ronge mon frein pour aller y bosser, là-bas!).

Enfin, réduction des horaires d'ouverture! (où se trouve déjà le manifeste de Bibliothèque sans frontière?)

 

C'est sûr, on pourra bientôt circuler à l'aise...

 

Bonne année à tous,

 

Fanch

Modifié par fanch

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Ferris

C'est sûr, on pourra bientôt circuler à l'aise...

 

J'aime bien l'image. Il y a quelques années, dans le fil des raisonnements de type Poissenot, on prônait, dans l'optique de "remettre les publics au centre", de faire moins de place pour les documents et davantage pour les publics. C'est chouette, on va avoir les deux, et pour pas un rond : moins de documents et plein de place.

 

Bon, pour les publics, on verra... 

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Eugenie

 

Pourquoi les abonnements d'abord ? Je me pose toujours la question de savoir si ce n'est pas parce que cela se voit moins au niveau des prêts (vu que c'est surtout lu sur place). Par contre le revers de la medaille c'est qu'on impacte là un public qui n'est pas forcement emprunteur, un public de type 'troisieme lieu" finalement, et qui, de toutes façons va véhiculer à l'extérieur une image tout aussi negative de la bibliotheque, voire davantage que la dame qui verra un peu diminuer son quota de romans du terroir mais en aura toujours. Alors que le lecteur qui venait consulter son journal favori ne l'aura plus du tout. C'est une nuance importante.

Tout à fait d'accord avec cette vision : je trouve drôlement important le maintien des abonnement pour ces raisons évoquées. Je trouve précieux ce public non inscrit, un peu rétif au fait d'être "encarté", mais néanmoins fidèle usager de nos structures. Et en terme de lecture papier, la presse me semble fondamentale. Même lorsqu'on ne lit quasiment pas, c'est rare qu'on ne lise pas au moins un magazine de temps en temps, chez le coiffeur, le dentiste, ou à la médiathèque ! (c'est caricatural comme vision, mais vous voyez l'idée ?!)

Du coup, tant que c'est possible, on ne supprimera pas d'abonnement pour le moment, mais plutôt des acquisitions de livres, en contrebalançant par des emprunts supplémentaires à la BDP.

 

 

J'aime bien l'image. Il y a quelques années, dans le fil des raisonnements de type Poissenot, on prônait, dans l'optique de "remettre les publics au centre", de faire moins de place pour les documents et davantage pour les publics. C'est chouette, on va avoir les deux, et pour pas un rond : moins de documents et plein de place.

(ahhhh Poissenot ... :shifty:  )

Merci pour l'argument imparable, que je vais m'empresser de transmettre à mes collègues pour les remotiver ! :wink:

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Ferris

C'est vrai que si on met en parallèle ces deux assertions, on peut se poser des questions :


 


1) Une fois sorti du système scolaire, un français sur deux ne lit plus*, vieille rengaine professionnelle bien connue, ce qui est confirmé, pour la tranche d'age adulte  par l'INSEE : 42% des 25-39 ans n'ont lu aucun livre au cours des douze derniers mois.


 


2) Un français sur deux de plus de 15 ans lit chaque jour un quotidien, dont 10% sur des supports numeriques (http://owni.fr/2011/04/06/la-presse-va-toujours-bien/)


 


* ce qui veut bien dire au passage que les 15% qui sont inscrits en bibliothèque ne sont pas 15% des Français mais 15% des 50% qui continuent à lire. Ce qui ne fait pas beaucoup....


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Lunalithe

Du nouveau par chez nous : nous coutons trop cher (ça, on savait...), et la structure aussi. On ne remplace plus les gens qui partent, et on baisse le chauffage (je ne parle pas des autres budgets, on n'a pas encore les chiffres). Résultat : 17°C dans les espaces publics (en vrai, c'est moins car c'est un grand open space). "Oui, mais ça fait des dizaines de milliers d'euros en moins sur la facture".


Espérons que nos lycéens viendront réviser le bac à la dernière minute, au moins en avril-mai il y aura des températures convenables ! C'est moche pour une bib qui se veut troisième lieu


 


Y-a-t-il une limite pour la température ? Ils devront arrêter de baisser le chauffage un jour ou l'autre non ?


Modifié par Lunalithe

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Eugenie

17° !? :blink:


(en vrai c'est plus que la température de mon bureau qui plafonne à 16° tout l'hiver, mais dans les parties publiques, c'est un peu dissuasif ...)


Et quid des accueils de classes, tout-petits, personnes âgées ?

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Lunalithe

C'est très dissuasif... D'autant plus qu'on autorise seulement les bouteilles d'eau en public (on m'a déjà presque supplié d'accepter de les laisser ramener un café ou un truc chaud). Là on a froid partout, et j'ai même l'impression que nos bureau sont plus chauds (disont qu'ils doivent vraiment avoir les 17°C), car c'est plus petit et fermé. Notre espace public était grand ouvert, ça doit plafonner à 16°C, voir moins.


Comme c'est un grand espace ouvert, les espaces petits et tout-petits sont soumis aux mêmes rigueurs... Que ce soit lors des horaires d'ouvertures ou lors d'accueils de classes.


Je suppose que c'est légal, puisque c'est la mairie qui le dit...


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Ferris

Le droit du travail parle de "temperature convenable", ce qui est peu léger. Mais d'autres textes sont plus précis : 19° en hiver, et pas plus 26 l'été (sinon on peut demander la mise en route d'un climatiseur) : http://www.safpt.org/SAFPT-2014/Tract%20Temperature%20des%20locaux%202014.pdf
 
Sinon, tout cela est défini par l'expression "ambiance thermique" : Pour la plupart des gens, la plage de températures de confort se situe entre 19 et 27°C, avec une humidité comprise entre 35 et 60 %. Au-delà et en deçà débutent les sensations d'inconfort.  Seuil de vigilance : Dès 16 °C, le salarié peut ressentir une forte sensation d'inconfort, notamment s'il est affecté à un poste à effort physique léger. ( http://www.cdg62.fr/index.php/prevention/hygiene-et-securite-au-travail/les-risques-au-travail/11-prevention/225-ambiance-thermique#desambther
 
Quand on lit la liste des troubles possiblement engendrés par le froid, on a froid dans le dos ...
 
Ne pas hésiter à faire appel au CHSTC (qui a davantage de pouvoir que le Comité Technique en ce domaine des risques)

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Lunalithe

Merci pour ces textes Ferris. Je fais immédiatement remonter ça à mes représentants du personnel !


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