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Anne Verneuil

Budgets en baisse

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Epsy

Après, vu qu'on se trouve actuellement en fin de budget j'avoue que de notre côté nous attendons le vote du prochain budget. Et là, il faut s'armer de patience pour avoir des infos fiables... Et effectivement, avec les présidentielles à venir, ce n'est pas forcément ça qui va redonner du baume au coeur aux collègues les plus en galère !

 

Mais ce n'est pas parce qu'on n'en parle pas ici que ça ne bouge pas et que tous le monde est totalement amorphe : récemment, il y a eu cet article sur St-Malo, qui prouve bien que le personnel essaie tant bien que mal d'alerter l'opinion public.

 

Joyeux noël bien sûr...

 

Epsy.

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B. Majour

Comme Epsy, je pense qu'on est plutôt à l'épuisement du budget qu'à réfléchir à sa prochaine baisse.

En espérant qu'il n'y aura pas baisse des effectifs. On peut faire avec moins de budget, mais avec moins d'effectif, ça devient vite très chaud. Il suffit de regarder les structures déjà à flux tendu où un, puis deux collègues tombent malades.


 

A part ça, oui on nous promet de belles journées en perspective pour l'année 2017. :angel:

  Bernard

 

Edited by B. Majour

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Ferris

Je ne suis pas trop d'accord avec cette histoire de fin d'année budgétaire et d'attentisme sur les prochains crédits alloués. Le propos de cette rubrique trouverait son intérêt, non pas dans une énumération comparative de nos misères respectives, le concert des pleureuses, mais dans un échange de retours sur les pratiques des uns et des autres sur les moyens qu'ils ont mis en oeuvre pour pérenniser leur fonctionnement malgré les baisses. Ça c'est intéressant. Perso je me pose toujours la question par exemple de savoir comment tel collègue qui avait vécu 40% de baisse d'un coup a fait pour s'en sortir, comment il a revu sa politique d'acquisition, quel a été l'impact sur ses publics etc...

 

En plus l'attentisme ne résoud rien, au contraire. Ceux qui s'imaginent que ça va peut-être repartir à la hausse se font des illusions. Et en attendant ils ne modifient pas grand chose, ne grignotent qu'à la marge, jusque qu'à ce que, par effet cumulatif, les baisses sur plusieurs années les contraignent un jour brutalement à prendre des virages trop serrés, qu'ils n'auront pas su anticiper. J'ai lu récemment que dans le "programme" national annoncé, il était envisagé de baisser d'encore 20 milliards les dotations aux collectivités locales. Ne serait-ce que pour dissuader les élus territoriaux d'embaucher...

 

L'artice signalé par Epsy n'est pas tout à fait à sa place dans cette rubrique. Au fond, sous prétexte de "manque de moyens", on retrouve surtout les bonnes vieilles réticences d'époques plus grasses (travail le dimanche, voire même le samedi, les jours fériés etc...). D'autant plus que les effectifs ne sont pas un problème nouveau.

 

Et en plus ça va se régler puisqu'on repassera à 39h, donc on aura du temps... :flowers:

 

Enfin pour vous, les jeunes, parce que moi .....:sorcerer:

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Ferris

Puisqu'on vous dit qu'il n'y a plus de sous ! 

 

Après avoir perdu 0,4% de ses effectifs en 2016, la fonction publique territoriale a connu une érosion similaire en 2017, soit une diminution de 7 200 emplois en un an. C’est ce qu’indique l’Insee dans une étude publiée le 13 mars  (t...) Les contrats aidés dont le nombre s’est particulièrement rétracté au sein de la FPT ont chuté de 25,8 % (soit – 23 600 postes) en un an. Pour compenser cette hémorragie, les collectivités ont eu recours au recrutement de contractuels (+ 19 300 postes) (...)

 

Parmi les moins de 25 ans, les agents sont le plus souvent contractuels (46,3 %). A contrario, les fonctionnaires restent les plus nombreux dans toutes les autres tranches d’âges.

 

Le panorama de l’emploi établi par l’Insee indique, en outre, que la part des agents relevant de la catégorie A ne représente qu’un peu moins du dixième des effectifs de la FPT, les personnels de catégorie C restant très largement majoritaires (75,9 %).

 

Sociologiquement, le portrait de l’agent territorial que dessine l'étude de l’Insee fait apparaître un salarié vieillissant (40,2% des agents des collectivités sont âgés de plus de 50 ans), majoritairement de sexe féminin (61,1%) et travaillant souvent à temps partiel (27,8%).

 

Courrier des maires, 14 mars 2019

 http://www.maire-info.com/article.asp?param=22838&PARAM2=PLUS&nl=1

 

 

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Louve
Il y a 1 heure, Ferris a dit :

Après avoir perdu 0,4% de ses effectifs en 2016, la fonction publique territoriale a connu une érosion similaire en 2017, soit une diminution de 7 200 emplois en un an. C’est ce qu’indique l’Insee dans une étude publiée le 13 mars  (t...) Les contrats aidés dont le nombre s’est particulièrement rétracté au sein de la FPT ont chuté de 25,8 % (soit – 23 600 postes) en un an. Pour compenser cette hémorragie, les collectivités ont eu recours au recrutement de contractuels (+ 19 300 postes) (...)

 

Parmi les moins de 25 ans, les agents sont le plus souvent contractuels (46,3 %). A contrario, les fonctionnaires restent les plus nombreux dans toutes les autres tranches d’âges.

 

Le panorama de l’emploi établi par l’Insee indique, en outre, que la part des agents relevant de la catégorie A ne représente qu’un peu moins du dixième des effectifs de la FPT, les personnels de catégorie C restant très largement majoritaires (75,9 %).

 

Sociologiquement, le portrait de l’agent territorial que dessine l'étude de l’Insee fait apparaître un salarié vieillissant (40,2% des agents des collectivités sont âgés de plus de 50 ans), majoritairement de sexe féminin (61,1%) et travaillant souvent à temps partiel (27,8%).

 

Courrier des maires, 14 mars 2019

 

et on se retrouve comme au bon vieux temps d'avant la création de la fonction publique territoriale: on recrute massivement sans concours, on favorise le local, hypra local, tellement local que certains  ne peuvent imaginer qu'il est possible de travailler en dehors (soit à 10 mn en transport en commun...) de la ville où ils sont nés.

Tellement local que ce sont les agents qui co-gèrent au mépris du service public; que tu galère pour faire tourner la boutique.

 

Cette année, j'ai adressé un joli rapport avec les ETP et les ETP rééllement travaillés.

Le différentiel est énorme entre les temps partiels, les absences pour maladies,  décharges syndicales et tout le toutim...

 

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Ferris

Voui, c'est ben vrai ça ! En fait ce qui fout les stats en l'air c'est les bonnes femmes syndiquées et souvent malades qui font du temps partiel pour avoir le temps de torcher leurs mômes. Et toutes des filles du coin, qui crèchent à deux pas. Un scandale...:P

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Louve
il y a 43 minutes, Ferris a dit :

Voui, c'est ben vrai ça ! En fait ce qui fout les stats en l'air c'est les bonnes femmes syndiquées et souvent malades qui font du temps partiel pour avoir le temps de torcher leurs mômes. Et toutes des filles du coin, qui crèchent à deux pas. Un scandale...:P

 

Oh Ferris, pas à moi,hein!

1- il y a des femmes qui travaillent à temps plein en ayant plusieurs mômes et ce depuis toujours. Oui, faudrait peut-être arrêter 5mn avec le mythe bourgeois de la femme qui ne bosse pas. Les autres, elles ont toujours bossé, sauf qu'elles n'étaient pas payées en conséquence.

2- le temps partiel n'est pas genré, donc  un mec peut prendre un temps partiel

3- le problème avec l'hyper local c'est le clientélisme à outrance qui ne sert personne au final

 

 

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batmanwillneverdie
Il y a 14 heures, Louve a dit :

 

et on se retrouve comme au bon vieux temps d'avant la création de la fonction publique territoriale: on recrute massivement sans concours, on favorise le local, hypra local, tellement local que certains  ne peuvent imaginer qu'il est possible de travailler en dehors (soit à 10 mn en transport en commun...) de la ville où ils sont nés.

Tellement local que ce sont les agents qui co-gèrent au mépris du service public; que tu galère pour faire tourner la boutique.

 

Cette année, j'ai adressé un joli rapport avec les ETP et les ETP rééllement travaillés.

Le différentiel est énorme entre les temps partiels, les absences pour maladies,  décharges syndicales et tout le toutim...

 

 

Ou comment généraliser à vue de nez et avec un cas personnel....:blink:

Combo feignants de fonctionnaires, syndiqués, tout le temps absents... on atteint presque le high-score !!!

A moins que le propos avec "le joli rapport" était de dire que ces temps partiels (souvent subis et/ou utiles pour défendre les petits camarades dans un contexte où cela devient de plus en plus nécessaire) devraient être appuyés par des renforts d'effectifs.

Après on peut peut-être poser la question du problème du recrutement quand on organise un concours avec des pourcentages d'admis aussi faibles, pour au final avoir des agents jusqu'en catégorie A qui n'auront quasiment aucune formation de terrain. Réserver des salles, payés des jurys, corriger des copies, organiser tout cela pour au final si peu d'élus...

 

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Louve
Posted (edited)
il y a une heure, batmanwillneverdie a dit :

Ou comment généraliser à vue de nez et avec un cas personnel....:blink:

Combo feignants de fonctionnaires, syndiqués, tout le temps absents... on atteint presque le high-score !!!

 

Enervée, agacée, oui, je le suis.

Le problème majeur est que les absences étaient -dans la plupart des collectivités-  auparavant compensées par des contrats aidés de toute nature (TUC, CES, CEC, CEJ, CA, CUI...)  payés au lance-pierre. On ajoute un peu de vacataires (pas payés des masses) et roule ma poule.

Bon allez, on oublie pas les bénévoles, parce que en bibliothèque c'est bien normal.

 

Au final on se retrouve avec très peu de postes déclarés donc des concours organisés tous les 2 à 3 ans avec un nombre de postes ridicules ce qui n'est pas le cas des autres filières (en filière administrative, un concours tous les ans quel que soit le grade tous les ans, bingo!);

 

Quand le CNFPT, au nom de la modernité, a supprimé la FIA et la FAT, j'ai dit que c'était une connerie (oui ça fait plusieurs années que je traîne mes guêtres en bib, par choix) mais nombreux étaient ceux qui pensait que cela irait bien. Et 10 ans après c'est la merde. Mais bon.

Quand on a généralisé le recrutement sans concours (sur des postes mal payés en plus) j'ai encore râlé, mais non m'a t'on dit " pas de problème". Si justement, c'est un problème parce que le recrutement direct sans concours en C favorise le clientélisme, l'exploitation, la baisse de qualité parce que franchement être payé une misère quand on est qualifié (pas d'états d'âme en collectivité pour recruter un bac +3 en  C) use la motivation et l'envie.

 

Et quand une DRH me dit qu'on a le nombre d'ETP suffisant, et qu'il suffit de s'organiser , bin oui je lui sors les ETP réellement travaillés. C'est un des arguments que je peux utiliser.

 

Edited by Louve
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