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Budgets en baisse


Anne Verneuil
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Chez nous, les choix budgétaires 2015 sont les suivants :


  • on baisse un peu les abonnements aux périodiques, mais on ne touche surtout pas à ceux qui sont le plus consultés sur place. Et pourtant, on n'avait pas lu vos messages avant, promis. 3e lieu, quand tu nous tiens...  :wink:  La direction vient d'ailleurs de m'informer ce matin qu'elle a souscrit un abonnement à Charlie Hebdo, ce qu'on n'avait pas jusqu'ici. Je ne sais pas encore quoi en penser, en termes professionnels. Le choix dicté par l'actualité plutôt que par les contraintes budgétaires de la politique documentaire... Ça se défend sur plein de points, mais je suis mal à l'aise aux entournures.
  • non seulement le temps plein parti l'an dernier pour de plus verts pâturages n'est pas remplacé, mais cette année, un congé maternité ne le sera pas non plus. Dans les deux cas, il s'agit de responsables de secteur. On est dans le caca....
  • vu les économies d'échelle réalisées avec le point précédent (pas loin de 60 000€ en termes de ressources humaines), personne ne baisse le chauffage (ouf !) et le budget d'acquisition est revenu à la hauteur de l'année 2013. Bon, il faut dire que l'adjoint à la culture a entendu parler du pays, graphiques à l'appui, pour lui démontrer à quel point la baisse du budget avait rendu les lecteurs-électeurs mécontents. Statistique, mon amie...

Pour en revenir aux problèmes de délégation de ménage, cela nous pend également au nez, car la personne chargée de ces travaux part en retraite d'ici quelques semaines, et elle craint - à juste titre, je suppose - qu'on ne réduise drastiquement le temps de travail dans nos locaux à la personne qui la remplacera.


Un bon argument, comme lu plus haut, est de donner à réfléchir aux différents décideurs avec le nombre de personnes qui fréquentent la bibliothèque sur un an. Quand on a enfin eu le chiffre annuel (notre compteur de passage est assez récent), on a pu en conclure que la bibliothèque était le service municipal qui recevait - et de loin - le plus de monde.


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Franchement tu n'es pas à plaindre Razorbill : tu conserves tes abonnements, avec Charlie en prime, ton chauffage est intact, ton ménage aussi, et ton budget d'acquisition remonte à un taux inespéré : 2013 !! En plus deux chefaillons dégagent, ce qui te permet de manœuvrer à l'aise pour prendre leur place ou une partie de leurs fonctions, avant qu'un autre ne le fasse. Et tu as la chance d'avoir un lectorat réactif qui manifeste vite son mécontentement et des élus qui font dans leur culotte à ce moment là, ce qui n'est pas le cas partout, crois-moi.


Bref, c'est Byzance ! :tongue:


Modifié par Ferris
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  • 3 weeks later...

Un des soucis des bibliothèques est la présence de plus en plus présente des administratifs dans les bibliothèques. On peut désormais régulièrement voir de purs administratifs à la tête de bibliothèques et m'est avis que la nouvelle mouture de la formation des conservateurs territoriaux ne va rien arranger (c'est mon côté Cassandre méfiante!).


Sans compter les bibs où au niveau du personnel on renâcle sur le personnel de la filière culturelle, entendons nous bien, il est utile de s'ouvrir aux autres filière/métiers, mais quand on renie de plus en plus le métier de biblithécaire (au sens générique), que l'on commence à vouloir être "rentable", ça augure des jours sombres.

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Oui mais d'un autre côté il faut bien reconnaître que nous ne sommes, ni par gout ni par formation, des gestionnaires aguerris, ni comptables, ni managers. On a souvent dit que ce bibliothecaire touche à tout des années 80, celui qui savait aussi bien bidouiller un marché public que reparer vite fait le copieur ou la machine à café, n'est plus un modèle adapté. On l'a souvent dit mais on ne commence vraiment, à cause des temps de pénurie, à s'en rendre compte que maintenant. Il nous faut des gestionnaires compétents, et, du coup, que les bibliothécaires puissent se consacrer à ce qui fait la spécificité de leur métier. La polyvalence a été une de nos marques de fabrique, parfois un fardeau.


A l'hopital ce n'est pas le Medecin-chef qui passe les marchés publics pour le lavage des draps ou une société de restauration. Et heureusement.


C'est vrai que de grosses structures sont de plus en plus dirigées par des administratifs, des "gens qui savent faire", comme disait B. Calenge à l'époque où les conservateurs de France avaient hurlé quand on avait nommé un attaché administratif à la tête d'une BMVR.


Là où la dérive est réellement dangereuse, c'est quand on a l'impression, tant pour nous que pour d'autres metiers, que c'est désormais, crise oblige, le Directeur des services financiers qui dirige de fait les choix des collectivités, simplement en jugeant de ce qui est possible ou pas, à l'aune de ses compétences financières.


C'est un peu ce que je ressens actuellement : dans la panique généralisée devant la contrainte budgétaire, le DSF a finalement une parole d'Evangile, tous domaines confondus. Et un recrutement se fera ou ne se fera pas, simplement pour des raisons strictement financières et non en fonction de vrais besoins.


 


En ce sens je suis d'accord avec toi sur les "jours sombres" qui arrivent.


Modifié par Ferris
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Pas des managers les bibliothécaires, pas des comptables? Oui enfin ça c'était avant!


Franchement le métier a évolué et les conservateurs savent bien que leur statut les amènera à gérer:encadrer,administrer!


Oui il faut des administratifs dans une bib, mais quand c'est l'administratif qui est à la tête et que c'est lui qui donne les orientations, là ça pêche!

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Si tu veux. Alors vive les nouveaux conservateurs. Ce qui importe ce n'est pas la filière c'est le métier et les compétences. D'ailleurs j'ai souvent eu l'impression que nos conservateurs étaient avant tout des gestionnaires, voire des politiques, très éloignés de ce qui fait l'essentiel de notre métier. Alors, si ça devient officiel, tant mieux !


En ruralité, un conservateur de BDP qui passe son temps à refuser d'ouvrir de nouveaux points-lecture ou à en supprimer, à diminuer les dessertes etc...a un raisonnement strictement comptable, de moins en moins compréhensible pour ceux-là même qui travaillent avec lui et l'ont vu faire le contraire à une autre époque. J'en connais...


Pour moi, à part le fait d'appartenir à la "filière culturelle", je ne vois pas trop ce qu'ils y font véritablement. Il est certain que sur le plan gestion un bon administratif sans état d'âme fera mieux qu'un conservateur schizophrène reconverti. On se battra, on discutera, mais au moins les rôles seront clairs. Un conservateur n'est pas un "collègue". Il joue dans une autre cour.


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Au Canada aussi, ils ont des baisses de budget.


 


La Bibliothèque publique de Richmond, ville de Colombie-Britannique au Canada, doit actuellement faire face à une certaine pression financière, en raison de la hausse des salaires, du coût des livres numériques et d'une forte baisse des amendes de retards.


[...]


Sur l'ensemble de l'année 2014, l'établissement a récolté environ 67.000 $ d'amendes pour retards de retours de livres, soit 25 % de moins que l'année précédente.


 


 


Vous avez une baisse de budget  ? Augmentez le tarif de vos amendes.


Augmentez le nombre de prêts par usager !


Les usagers du service sont autorisés à emprunter jusqu'à 25 livres papier et 10 ebooks à la fois, pour une durée de prêt de trois semaines.


 


Et surtout (j'adore):


Ils rappellent également que comme les licences d'utilisation des ebooks impliquent une disparition automatisée des fichiers dans les appareils, ces emprunts ne permettent pas de récolter des amendes.


 


Trouvez un moyen pour mettre à l'amende les Ebooks !


 


Non mais c'est vrai quoi !


 


On remarquera qu'ils ont quand même trouvé mieux pour renflouer leurs finances : les amis de la bib. Généreux amis.


Comme quoi, baisse budgétaire ne rime pas avec baisse des idées !


  Bernard


Modifié par B. Majour
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Râlez, râlez....


Vous, au moins, vous savez où vous allez.


 


Nous connaîtrons notre sort que d'ici juin. Quand un audit de TOUS les services de la mairie aura été réalisé, et que les choix auront été faits par les élus.


 


Le truc bien, c'est que tout le monde sera sur la sellette, et pas seulement les services culturels. Mais je crains que ledit audit ne soit basé que sur les chiffres de la compta et non pas sur la rencontre avec les chefs de service. Ou un audit par internet. On a déjà vu ça.


 


Attendre juin pour connaître ses budgets, c'est pô drôle ! En particulier pour les animations "à intervenants". Impossible de se projeter pour la période septembre-décembre. Je suis mal à l'aise par rapport à tous ceux qui étaient validés pour cette année, avant l'annonce de la baisse, et à qui je dois demander d'attendre... Les temps vont être encore plus durs pour les intermittents du spectacle.


 


En attendant, faut tenter de réduire de 10% les consommables, avoir dans l'idée que nos retraités de 2015 ne vont pas être remplacés, et se demander comment réduire la voilure.


Peut-être que ce sera l'occasion d'enfin se pencher sur la création d'un véritable projet d'établissement ?


 


Ce qui me fait le plus peur, c'est que la tendance est à ne plus embaucher de professionnels, de gens formés, de personnes avec une certaine culture certaine. Je vois ça au quotidien ces temps-ci : on donne des tâches qui demandent connaissances et background à des personnes de bonne volonté mais pas formées, juste parce qu'on manque de temps. Et ça me désole...


 


Le manque de temps et de personnel se traduira aussi par le fait qu'on n'accueillera plus de stagiaires, qu'ils soient pros, en réinsertion ou collégiens.


 


Bon, comme d'hab, on va se réinventer. On mettra le temps. Mais on y arrivera ! Mais faudra trouver le moyen d'inclure les jeunes pros dans le circuit, sinon...

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Encore un Breton qui râle ! :D


 


Budget en juin, on a connu ça l'an passé chez nous. Mais cette année ce sera fin mars, promis juré. 


 


"Le truc bien, c'est que tout le monde sera sur la sellette, et pas seulement les services culturels." Oui dans un sens, mais tu connais le poids d'un directeur des services techniques qui annonce ses priorités : réfection du trottoir de la rue Untel, mise aux normes de x bâtiments publics, canalisations pour le nouveaux lotissement etc...par rapport au cultureux et ses histoires de bibliothèque école de la citoyenneté ou de respect du plan de développement des collections ?


 


Les trottoirs sont potentiellement utilisés par 100% de la population, les bibliothèques par 15 à 20% seulement.


 


Tiens, tu regardes http://www.lehavre.fr/sites/all/files/tarifs_travaux_voirie_mobilier_urbain_signa__pro_2013_0.pdf, et tu sauras pourquoi tu vas finir l'année en culottes courtes.


 


Et le poids de l'Union des commerçants qui réclame des places de parkings supplémentaires en ville depuis toujours ? Et la réfection des vestiaires du foot, qui sont lépreux à faire peur, perpétuellement reportée, mmh ?


 


Nous n'avons jamais été prioritaires, même quand les vaches étaient grasses et dodues. Pourquoi voudrais-tu que nous le devenions maintenant ?


 


Tu connais l'histoire du Maire fraîchement élu qui visite la bibliothèque pour la première fois de sa vie et qui fait remarquer dans un sifflement admiratif : Ouah, mais c'est que vous en avez des bouquins ici ! Vous avez de quoi tenir des années !


 


Non ? Eh bien elle est vraie.

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Ignatius Kaltenbrunner

J'ai une version différente, vécue également:


 


Embrassant d'un geste des bras l'ensemble des rayonnages, le Maire qui vient d'amputer le budget :


"Mais les gens n'ont pas tout lu !"


 


Un grand moment qui ne date pas d'hier....


Modifié par Ignatius Kaltenbrunner
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"Mais les gens n'ont pas tout lu !"


 


Taquin comme je suis, je n'aurais pas pu m'empêcher de balancer : c'est vrai qu'ils n'ont pas emprunté toutes les rues non plus !


  Bernard


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batmanwillneverdie

Dernière conséquence en date pour nous, l'annexation d'une partie de la médiathèque. En effet pour résoudre des problèmes budgétaires la mairie revend des terrains et des locaux. Ainsi un service vient s'installer dans une partie nos locaux et des cloisons seront posées, réduisant ainsi l'espace offert au public et nous posant de serieux problème de réorganisation des espaces publics mais aussi des bureaux... Symboliquement c'est assez fort et assez mal vécu également... A suivre... :cry:


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Hé bien, celle-là !!!


Nom d'un homard bleu (oui, je vise vers le haut, nom d'un chinchard !, ça ne le fait pas) !


Pourtant, je ne devrais pas être surprise, on a déjà vécu ça dans notre ancienne réserve, où les archives ont pris le tiers de la place, puis la moitié en nous poussant, puis la totalité quand on a déménagé... et sont revenues squatter en plus les emplacements qu'on avait réservés pour le jour où on serait en interco ainsi que la moitié de notre nouveau magasin...


 


Pour la mairie, il n'y a pas que nous en ligne de mire : un certain nombre de futurs retraités de tous les services ne seront pas remplacés,  économies sur le fonctionnement, subventions et aides diverses aux assos vont être revues. On a plus qu'à attendre l'été pour connaître notre sort.


 


Eugénie, des nouvelles du ménage imposé ?

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Je ne sais pas ce qui me déprime le plus, ma situation ou celle des autres ... :blink:


Par chez nous, la question du ménage a été revue à la baisse mais actée : on m'a supprimé 350 heures annuelles de ménage à répercuter sur l'équipe des bibliothécaires, sachant qu'il me manque déjà 3000 heures/an en masse de personnel pour mener à bien les missions que nous sommes sensés remplir : je bosse donc désormais à "obliger" les élus à trancher parmi ces missions, et à assumer leurs propres incohérences choix.


Et le rendez-vous qui était prévu en janvier n'a toujours pas eu lieu ...


No comment !


En tous cas, je nous souhaite bien du courage, parce que moi, réinventer nos missions avec toujours moins de moyens, j'en ai ma claque ! :no:


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je bosse donc désormais à "obliger" les élus à trancher parmi ces missions, et à assumer leurs propres incohérences choix.

 

Tu as raison de leur demander d'être clairs. Et donc de "se mouiller", de façon à assumer leur part ensuite ! Il est clair que si tu dois prendre trop sur l'accueil pour faire de l'interne + menage, et étant déja en sous-effectif,  tu diminues ta qualité d'accueil-mediation. Dans le cas inverse, les lecteurs auront leurs nouveautés avec un certain retard. Dans les deux cas tu peux créer du mécontentement. Dans une situation de sous-effectif  j'ai créé il y a quelques années un tableau des tâches, que tu peux télécharger (Temps de travail en bibliothèque) dans la rubrique "derniers fichiers" (à droite en dessous de sujets récents.). Il nous manquait plus de 2000 heures, sur 5 agents.

 

Nous on vient d'avoir une "demande" dite d'augmentation des horaires. Mais en réunion, sur une demande de précision, l'élu a reculé et n'a pas dit reclamer des horaires supplémentaires, mais "davantage de fréquentation". Hors la fréquentation ne passe pas uniquement par des creneaux supplémentaires, mais aussi par une offre de services plus attractive. Or tous les services présentent une offre à la baisse (budget) et en plus ils vont repasser à la tarification après des années de gratuité !

 

Alors il faut expliquer que creneaux d'accès en plus n'est pas synonyme de fréquentation supplémentaire, que ce n'est pas la recette magique. Les horaires sont à revoir dans un cadre global d'offre de services. Sinon c'est ouvrir plus pour proposer moins...

 

A la limite je préfère une "commande" plus claire, type rajoutez-moi 6 heures par exemple, et on bosse la-dessus. Mais la fréquentation...d'autant plus qu'il s'agit bien de lectorat, "d'inscrits actifs" nouveaux ou anciens, qui passeraient davantage. Que fait-on des non-inscrits et non-emprunteurs ? Ils passent à la trappe ?

 

Est-ce que tes heures de ménage vont finalement apparaître sur vos fiches de poste ?

 

Bon courage Eugénie !

Modifié par Ferris
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J'ai justement utilisé ton tableau Ferris, dont j'avais entendu parler dans un autre fil. :flowers:


Je l'ai modifié et complété en fonction de nos caractéristiques (nb de prêt, de personnes, d'usagers, missions spécifiques, ...), et c'est ce que j'ai mis sous les yeux ébahis de mon DG et de mon élue.


Mon élue, qui vient du privé et gère une petite entreprise, a beaucoup apprécié l'outil, et a tout de suite compris le problème que ça posait, même si elle a finalement botté en touche côté solutions.


Mais mon DG, quelle blague : il ne pouvait pas en croire ses yeux :hyper: et n'arrivait tout simplement pas à admettre la réalité qui est la nôtre : faire constamment 15 choses en même temps pour tenter de surnager !!! C'était vraiment un moment d'échange très étrange : il a même dit, au cours d'une réunion de "conciliation" : "je ne comprends pas, je vous demande 12h (de ménage), et je me retrouve avec 3000h problématiques !". Suite à quoi je l'ai remercié, narquoise, en le félicitant de m'avoir amenée à me pencher sur le problème, et à établir ce tableau. Un outil plus que précieux désormais !


 


Je ne veux plus ni continuer à bosser comme ça, ni l'imposer à mon équipe. Je sais bien qu'on continuera à cataloguer au prêt, à ramener du taf à la maison, à ne pas rattraper certaines heures passées en animation, etc. Mais que ça soit limité, et non systématique. J'attends toujours le RV avec mon élue, et je ne lâcherai pas l'affaire ! :angry:


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Concernant le ménage et les fiches de postes, je compte bien demander, et obtenir, qu'elles soient modifiées. Mais une fois que ça sera fait, ne vais-je pas le regretter : ça sera "officiel" ... Plus de retour en arrière possible ?!


A suivre ...


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Statutairement une fiche de poste est modifiable chaque année, et même en cours d'année si tes missions changent. L'essentiel est qu'elle fasse apparaître clairement les missions réelles des agents et les objectifs fixés pour l'année en cours au moins.. Et c'est ce qui permettra de constituer une base pour l'évaluation annuelle.


 


Et je vois mal un DGS évaluer un agent de la filière culturelle sur ses aptitudes au ménage ! Donc : s'il le fait, tu pourras contester ton évaluation et aller en CAP et jusqu'au TA. Mais il le sait très bien...


 


C'est pour ça que le vrai risque en fait c'est que finalement ces 350 heures (réparties par agent) n'apparaissent nulle-part, ni sur fiche de poste ni ne soient mentionnées en évaluation, en considérant que ce sont des tâches annexes ou ponctuelles. Donc il faut se battre pour que cette mission apparaisse par écrit, au moins sur la fiche de poste.


 


Sinon tu ne pourras jamais la contester...


 


D'un autre côté, si ce n'est écrit nulle-part et que tu ne fasse pas les tâches en question, ou pas à la hauteur de 350 h prévues, ou que tu les fasses "mal" (ou sont les critères ?), je les vois mal partis pour te sanctionner ou t'accuser de refus d’obéissance, tâches non faites etc...


 


On fait tous du travail interne aux bureaux de prêt, et depuis la nuit des temps. Ce qui fausse nos propres évaluations sur les temps de travail interne. Qui n'a pas catalogué, passé un coup de téléphone pour une animation, bulletiné une revue, revu un fichier, sorti une petite stat etc...entre deux lecteurs ? On l'a tous fait. Le problème c'est que  personne n'est capable de dire combien de temps cela représente en travail interne. 


 


On a creusé notre tombe nous-même depuis longtemps par tous ces petits bonus et transferts de tâches internes en temps publics.


On est trop gentils ma pauvre Eugénie. Et par temps de disette ces générosités nous pètent au nez, voilà tout... :cry:


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On fait tous du travail interne aux bureaux de prêt, et depuis la nuit des temps.


 


Heureusement, parce qu'il faut bien rattraper le théorique partage 50/50, qui est plus souvent 70 % public et 30 % interne.


 


Sauf que le ménage, ça va être coton de le faire à partir du bureau de prêt. 


Il faut demander des balais télescopiques ! :D


 


@Eugénie


J'adore le "je ne comprends pas, je vous demande 12h (de ménage), et je me retrouve avec 3000h problématiques !"


12 heures par semaine = 600 heures annuelles en plus.


 


Quand on cherche un bibliothécaire, on le trouve ! :thumbsup:


  Bernard


Modifié par B. Majour
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"Heureusement, parce qu'il faut bien rattraper le théorique partage 50/50, qui est plus souvent 70 % public et 30 % interne."


 


 


C'est d'ailleurs assez amusant. Si l'on prend les horaires dénoncés comme ringards par l'IGB, soit 19h et la moyenne de l'Observatoire de la lecture publique, soit 15h, et qu'on fait une moyenne on arrive à 17h. Or 17h, sur 35h,  c'est justement ce qui nous permettrait de tenir le théorique 50/50. Cela veut donc bien dire que ceux qui réclament des ouvertures au delà de 17h50 enterrent de fait ce rapport idéal temps public/temps interne. Bien sur c'est theorique parce que cela ne prend pas en compte d'autres facteurs, à commencer par le nombre d'agents, mais c'est assez révélateur. Un bib seul dans sa structure, qui serait ouvert 30h par semaine, selon les recommandations, ferait du 85/15. Mais on peut surement trouver mieux.... :cry:


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batmanwillneverdie

Oui et le théorique 50/50 sera remis largement en cause et ringardisé vu que les personnels en départ ne sont plus remplacés. De toute façon nous si ça continue on aura plus de bureau alors on fera tout en SP :-)  ou alors on diminuera nos horaires. Mais faisons preuve d'imagination, de solidarité et d'adaptabilité.


Je vous laisse je vais me baigner dans ma piscine de Valium. :-)


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En tout cas, belle défense, Eugénie : je trouve admirable d'arriver à défendre le morceau avec des faits et des chiffres implacables.


Comme le dit Ferris, c'est ce qu'il y a de plus difficile pour nous, l'évaluation chiffrée de notre activité.


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@ Bouille : je me suis vraiment appuyée sur le tableau imaginé par Ferris, et j'y ai passé une paire d'heures, mais je ne le regrette pas : du coup, ma réponse est strictement "factuelle" et relativement objective ; ça permet d'engager la discussion sur des bases saines :wink:
 
@ Bernard :

 

Quand on cherche un bibliothécaire, on le trouve !

YES ! Nanméo ... Cela dit, je trouve qu'on s'écrase bien trop souvent :getlost:

 

@ Batmanwillneverdie :

 Il reste de la place dans ta piscine ? :angel:

 

@ Ferris (le meilleur pour la faim fin) :

tu mets le doigt là où ça fait mal (et pas ailleurs, faut pas déconner !  :tongue: ) ... Merci pour tes lumières !

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Merci Eugénie, mais j'ai toujours mis le doigt...où il fallait  :tongue:


 


La seule façon de prouver que nous en faisons trop serait d'arrêter de le faire. Mais ce serait s'autodétruire. Et nous ne sommes pas masochistes à ce point. Hors de notre bibliothèque nous ne sommes rien. Et dedans nous ne sommes pas grand chose, soumis aux aléas des Autres, à leur ignorance de ce que nous faisons, à leur manque de considération, voire à leur mépris pour ce métier qui n'en est pas un à leurs yeux. Alors nous nous accrochons à nos meubles, à nos pratiques, à nos branches.


 


Qui pourra prouver un jour que si nos bibliothèques sont tout de même ce qu'elles sont aujourd'hui, mêmes montrées du doigt, mêmes vilipendées par nos technocrates maison comme ringardes, c'est parce que des générations de bibliothécaires ont accepté d'en faire un peu plus, de créer leurs normes et leurs outils, et finalement de faire preuve de pas mal d'imagination et de débrouillardise pour les faire exister comme un véritable service public.


 


La seule vraie question qu'il faudrait poser à un candidat, dans un entretien de recrutement, serait : Acceptez-vous de devenir insignifiant pendant 42 ans ?


 


En répondant oui, nous acceptions d'office de passer un jour le balai et la serpillière.


 


Mais on ne nous  pas posé cette question...


 


:faceless:


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